Déception pour Carolijn Brouwer et son équipe malgré le soutien du public sur place, “Cela ne m’a pas plu aujourd’hui. Perdre n’est jamais agréable, et je déteste perdre. Vendredi dernier, nous avons bien travaillé, hier nous sommes restés prudents et nous croyions que nous étions bien placés, mais aujourd’hui nous avons fait trop d’erreurs.” Légère déception également pour Nick Moloney sur BT, qui doit se contenter d’une troisième place, notamment suite à un faux départ dans la 17ème course, où il s’est vu attribuer zéro points. Nick Moloney: “Nous ignorions que nous avions franchi la ligne trop tôt et avions découvert cela à l’arrivée. C’était dur de voir que cela nous avait coûté notre seconde place au classement.” Du coup avec quatre victoires consécutives Basilica remporte la première édition de la iShares Cup et on retrouve les mêmes équipes sur le podium final qu’à cette épreuve d’Amsterdam :
Classement final de la iShares Cup 1. Basilica 40 pts 2. Holmatro 32 pts 3. BT Better World 30 pts
Bien sûr, c’est à Russell Coutts et son équipage d’Artemis que l’on doit cet exploit, eux qui depuis le début de cette étape hyéroise ont décidé de mener les bouts en train du classement.
Changements de voile et tactique incéssante étaient donc nécessaires aujourd’hui pour tenir le rang et c’est le menu que se sont imposés les leaders, en particulier les inséparables Artemis le vainqueur et son rival direct Caixa Gallicia encore une fois à la lutte jusqu’au dernier moment. Après deux heures de course, à peine plus d’une longueur de bateau les séparait alors que, emportés par leur duel, ils creusaient un impressionnant écart avec le reste de la flotte.
Derrière, les autres TP52 ne sont pas des enfants de coeur pour autant. Les deux derniers bords ont donné lieu à une sérieuse empoignade impliquant quasiment toute la flotte. Au grè des risées, des rotations de vent et des intuitions des tacticiens, les places se sont redistribuées jusqu’à la dernière minute. C’est ainsi qu’une très belle course de Balearia se termine par une frustrante 8ème place, et que Mutua Madrilena, et encore mieux les Russes de Rusal Synergy, se sont retrouvés à remonter presque toute la flotte sur de bonnes options.
Il faut cependant préciser qu’une année de différence entre deux carènes se traduit vite par quelques dixièmes de noeud d’écart en vitesse, et donc quelques minutes à l’échelle d’un parcours côtier. Baleria, qui souffre de ce déficit, pourrait s’en plaindre.
Du côté du classement final du cricuit Breitling Med Cup 2007, si mathèmatiquement les Suédois d’Artemis, son propriétaire Torben Tornqvist à la barre et Coutts à la tactique, peuvent encore céder leur place de leader aux Espagnols de Caixa Gallicia, on ne s’avance pas trop à dire que ce ne sera pas facile. Ils peuvent être sereins. Réponse définitive demain. N’oublions pas que tout reste possible tant que la ligne d’arrivée est encore devant.
L’anticyclone des Açores qui a généré l’été indien de ces derniers jours est malheureusement en train de s’écrouler sur lui-même pour laisser place à un marais barométrique sans beaucoup de vent dans le golfe de Gascogne pour le week-end. Mais une dépression venue du Groenland se décale lentement vers la mer Baltique ces prochains jours et entraîne un vaste front froid qui balaye presque tout l’Atlantique ! Et qui dit front froid, dit bascule de vent à l’Ouest puis au Nord-Ouest, de la pluie, des grains, des rafales et une mer plus mouvementée…
Mais dimanche midi, le beau temps sera au rendez-vous tandis qu’un minimum dépressionnaire se crée sur l’Espagne avec une grosse zone nuageuse sur la Galice. La brise attendue pour le départ de la Transat 6.50 Charente Maritime-Bahia sera donc de secteur Est d’une dizaine de nœuds avec une mer calme et un soleil généreux. La situation météorologique se dégrade cependant au large à partir de lundi midi avec l’arrivée de ce front par le Nord-Ouest. Le petit temps du départ va laisser place à une brise de secteur Ouest 15 nœuds pour la première nuit de course, puis à un flux de Nord-Ouest plus soutenu en milieu de journée lundi (20 nœuds) se renforçant progressivement pour la deuxième nuit de mer 25-30 nœuds avec rafales en tournant au secteur Nord.
Flux de Nord en Espagne
Mais cette situation musclée ne devrait pas durer longtemps car dès mardi au lever du jour, quand la flotte des Minis sera en approche du cap Finisterre, le vent va franchement basculer au Nord voir Nord-Est d’une vingtaine de nœuds et devenir encore plus musclé mercredi au large de l’Espagne : 30 à 35 nœuds de Nord-Nord Est mollissant au fur et à mesure que les bateaux vont atteindre la latitude de Lisbonne. Une bonne glissade jusqu’à Madère puisque l’anticyclone des Açores refait son apparition dès mercredi et génère un flux stable, dit alizé portugais, de secteur Nord jusqu’aux Canaries.
La difficulté de cette première étape va donc être de bien négocier ce passage de front qui va secouer les Minis pendant cinq à six heures, dans la nuit de lundi à mardi, puis de garder du jus pour glisser le long des côtes espagnoles puis portugaises dès mercredi et ce, jusqu’à l’arrivée : près de huit cent milles sous spinnaker ! Cela pourrait réduire la première étape à un redoutable surf de moins de six jours… Une arrivée à Madère dès samedi matin est plus qu’envisageable !
En créant une structure indépendante pour gérer les Séries Éliminatoires des Challengers et l’America’s Cup Match et en développant une stratégie marketing professionnelle, les organisateurs de la 32e America’s Cup ont réussi à créer un excédent net à partager entre tous les concurrents de la 32e édition. Cet excédent de 66,5 millions d’Euros est issu d’un total de 240 millions d’Euros de recettes générés principalement grâce au processus de sélection de la ville d’accueil et au programme de partenariat de quatre ans, mais aussi grâce aux droits TV, au programme de relations publiques et aux concessions et aux marinas du Port America’s Cup.
"C’est un résultat significatif et en reversant aujourd’hui les fonds aux équipes, nous voulons les aider à se préparer pour la 33e édition, tout en assurant la continuité de l’événement", a déclaré Michel Hodara, Président d’ACM.
"L’objectif de la 32e America’s Cup était de créer une formidable opportunité sportive en Europe sur un modèle commercial viable comparable aux autres grands événements sportifs mondiaux", a ajouté Ernesto Bertarelli, président du syndicat d’Alinghi, Defender de la 33e America’s Cup.
Avec plus de 4 milliards de téléspectateurs et 6 millions de visiteurs venus assister à une compétition très disputée, la 32e édition fut sans conteste plus aboutie des Coupes organisées. Ernesto Bertarelli regarde maintenant vers l’avenir : "Notre objectif pour la 33e America’s Cup est de créer une opportunité sportive encore plus grande en 2009 avec une nouvelle classe de bateaux passionnante et de rebondir sur les succès de la 32e édition".
STRATÉGIE ET ÉTAPES DE LA DISTRIBUTION DE L’EXCÉDENT NET :
1. AC Management SA (ACM), organisateur de l’événement, a approché l’America’s Cup de façon stratégique et a créé une seule entité en réunissant l’America’s Cup Match et les Séries Éliminatoires de Challengers, auparavant gérés par deux organisations distinctes. ACM a également créé les Pré-Régates qui se sont courues pendant la campagne de quatre ans.
2. La stratégie marketing de l’événement, centrée sur la valeur de la marque ‘America’s Cup’, a généré un excédent net de 66,5 millions d’Euros sur 240 millions d’Euros de recettes. 90% de cet excédent sera distribué aux équipes participantes.
3. Le montant généré est principalement issu du processus de sélection de la ville d’accueil et du sponsoring qui a offert aux Partenaires de l’événement une présence pendant les quatre ans de la campagne.
4. ACM a également contrôlé les droits TV, les relations publiques, les concessions et les emplacements dans le Port America’s Cup.
5. Le principe de redistribution, comme mentionné dans le 32e Protocol de 2003, est de 10% pour ACM, 45% pour le Defender, 45% pour les autres équipes.
6. Ainsi, le premier challenger (Emirates Team New Zealand) recevra plus de 9 millions d’Euros et la contribution minimum, pour les équipes qui n’ont pas atteint les Demi Finales, reste de plus d’1 million d’Euros.
7. Bien que la date de distribution indiquée dans le Protocol soit mars 2008, ACM a accéléré la fermeture des comptes pour permettre aux équipes de bénéficier immédiatement de ces recettes qui les aideront à préparer la prochaine campagne. La 33e America’s Cup se tiendra à Valencia en 2009.
Petit, trappu, une tignasse ébouriffée, une barbe de corsaire : Fabien Desprès est un type jovial. C’est surtout un marin avec un grand M qui prendra dimanche le départ de sa première transat en solitaire et en course … Et sa 18e traversée de l’Atlantique depuis qu’il a commencé à tirer des bords : "Je n’avais que trois semaines la première fois. Mes parents faisaient du charter sur un vieux grément de 27 mètres, un Dundee. J’ai grandi sur ce bateau. C’était ma maison".
Découverte du mini à l’âge de 15 ans
Ce n’est qu’à l’âge de 19 ans que le jeune homme posera le pied à terre, le temps de préparer son PPV. En clair, son diplôme de skipper professionnel. "Au cours des cinq dernières années, je me suis focalisé sur les vieux bateaux, style Pen Duick". Amoureux de ces commodes Louis VXI, Fabien en pincait aussi pour les petites luges en carbone de 6,50 mètres. "J’ai flashé très tôt sur les minis, à l’âge de 15 ans après un convoyage qui m’avait bien plu. Après cette expérience, j’ai rencontré plusieurs minïstes". Il a même aidé à la construction du mini "Bon pied – bon œil" du duo Mérigeaux – Parnaudeau.
"Tout est jouable"
Forcément, il a vite aimé ce milieu où les marins savent encore s’entraider. Immédiatement, il a adhéré à "l’esprit mini". Quant à la Transat 6.50, elle s’est présentée à lui comme une évidence : "Je voulais la faire en 1999, mais je n’avais pas trouvé de sponsor. Avec le soutien de Soitec, société grenobloise, j’ai choisi un nouvel architecte (Axel de Beaufort) et un chantier à Marans qui n’avait jamais construit un mini". Le résultat est plutôt réussi si l’on en juge par les premiers résultats. Au fil des régates auxquelles il a participé, Desprès n’a cessé de progresser : "12e, 7e, 5e, 5e, 4e, 3e. , "annonce celui qui ne craint personne : "Tout est jouable en mer". Fabien Desprès sait qu’il est un marin expérimenté. Il est maintenant pressé de savoir ce qu’il vaut en régate, au large.
« Rien n’était acquis avant la fin ! Il s’est passé plein de choses sans arrêt ! » commente Gildas Morvan, au terme de cette longue étape disputée entre le Finistère et la Loire-Atlantique. Le skipper de Cercle Vert, associé à Bertrand Pacé, peut avoir le sourire en arrivant à Piriac-sur-mer. Pointés en 26ème position au passage du Raz de Sein, ils terminent seconds, à quelques encablures de Koné Ascenseurs, le bateau de Nicolas Bérenger et Erwan Tabarly, qui a dominé sur la plus grande part de l’étape.
« Nous sommes heureux d’avoir gagné la plus courte et la plus longue manches ! » se satisfait Nicolas Bérenger, déjà vainqueur d’une banane à Douarnenez. « Il y a eu deux moments décisifs pour nous. C’est en baie d’Audierne que nous avons pris une bonne avance. Le vent est tombé. Nous étions restés au centre de la baie et nous en sommes sortis les premiers avec 10 minutes d’avance, c’est-à-dire 1 mille devant les autres… C’est énorme ! Dans les 10 derniers milles, c’était la guerre avec les autres ! C’était tendu, nous avons cherché à contrôler un paquet de 4 ou 5 bateaux qui partaient de différents côtés. Nous avons perdu beaucoup de notre avance, à force de vouloir contrôler nos poursuivants. Nous ne faisions même plus attention au vent ! »
Bertrand de Broc, 11ème sur Les Mousquetaires, résume parfaitement cette 4ème des cinq étapes de la course. « Les difficultés ont été multiples. Il fallait donc être perspicace et audacieux tout le long du parcours »…Et être dans le bon paquet à Audierne ! « Les bateaux de devant son vraiment rapides alors, pour nous derrière, c’est difficile de les tenir en vitesse » observe le jeune Anglais James Bird (GFI Group) qui participe à sa première saison Figaro-Bénéteau. Et si on décroche, on se remonte le moral comme on peut comme en sourit Franck Le Gal (Lenze) « Le côté sympa qui nous a redonné le sourire, c’était d’écouter les discussions à la VHF entre les pêcheurs du Guilvinec ! ».
Dans la nuit, les voiliers s’engagent sous Belle-Île dans le sillage de Bérenger – Tabarly. Plus à la côte, le local de l’étape y croit. « Objectivement, à Belle-Île, on s’est demandé si on pouvait terminer 2ème ou 3ème » certifie Christian Bos (Belle-Île-en-mer). « On était au vent de la flotte à part Koné Ascenseurs. On passe tout près de l’île. La mer était plate, calme, cela glissait tranquille ! » Puis arrive le dernier run vers l’arrivée : « Dans la nuit noire, quand on se croisait entre nous, on prenait la lampe torche pour éclairer les voiles des autres bateaux afin de les identifier. On s’éblouissait ainsi les uns les autres ! » sourit Christian Bos car, dans ces nuits sans lune, tous les Figaro-Bénéteau sont… noirs, comme la coque de Koné Ascenseurs qui passe la marque de Basse Capella encore en tête.
Toutefois pour ses poursuivants, sur ces « dix dernières milles, les cartes ont été redistribuées » (Ronan Treussart – Groupe Céléos). C’est Gildas Morvan qui parle le mieux de ce final exhilarant, pour le tandem de Cercle Vert : « Sur le bord de près final, on s’est concentré pour bien lire le plan d’eau. On est parti sur la gauche et cela a payé ! Le vent a tourné du 40 au 15 (ndr : de l’est-nord-est au nord-est). On a bien joué cette bascule à gauche et on est passé en 4ème position. En arrivant sur la bouée de l’île Dumet, on vire sous Défi Mousquetaires et on fait une belle bataille tout droit et on passe encore deux bateaux ! » pour finir dans le tableau arrière des vainqueurs.
Autres bons joueurs sur ce final, Nicolas Troussel et Armel Le Cléac’h (Financo) : « Le vent a pas mal oscillé sur la fin et on a joué les adonnantes et les refusantes. On revient ainsi en 3ème position » confirme Armel. Un bon coup qui leur permet de gagner encore des places au classement général : « On passe devant Côtes d’Armor au classement général et cela doit être serré pour la 3ème place. Alors demain ça va être sympa ! » Les hommes de Côtes d’Armor réalisent en effet la mauvaise opération du jour avec une dure 23ème place qui les relègue à la 6ème au général provisoire. « On prend une sale manche ! On a optionné, mais je ne pensais pas que l’on prendrait cher comme cela ! On va faire une belle régate samedi pour finir le Tour de Bretagne et si on peut finir dans les cinq, ce sera bien » commente Vincent Biarnès.
Les gagnants du jour sont donc Nicolas Lunven et Charles Caudrelier. Le skipper de Bostik peut être effectivement content de leur 5ème place à Piriac-Sur-Mer qui les hisse en tête du classement général : « Nous sommes très contents du résultat, vu que ça a été loin d’être simple ! De plus, nos concurrents directs sont tous derrière nous et que nous sommes premiers au classement général ! » Avec 32 points, ils devancent, à une manche de la fin, le discret tandem de Défi Mousquetaires. Thomas Rouxel et Erwan Israel sont à six points, deux points devant Christopher Pratt et Jérémie Beyou (Espoir Crédit Agricole). Erwan Israel peut donc être content, autant de leurs performances que des conditions idylliques sur le tour. « C’était une super étape. On a encore navigué au portant ce qui fait qu’on a navigué 90% du temps au portant sur le Tour de Bretagne. »
Un Tour de Bretagne qui va se terminer samedi à Lorient. Le départ de Piriac-sur-mer va être donné à partir de 9 heures. Les premiers sont attendus vers 17 heures sur la ligne d’arrivée. La remise des prix finale où seront consacrés les successeurs de Gildas Mahé et Thierry Chabagny, vainqueurs en 2005, aura lieu à partir de 19 heures sur la base des Défis à Lorient Kéroman.
1. N Bérenger – E Tabarly (Kone Ascenseurs) en temps; 2. G Morvan – B Pacé (Cercle Vert) à 00 ‘ 02” ; 3. N Troussel – A Le Cléac’h (Financo) à 00 ‘ 04” ; 4. T Rouxel – E Israel (Defi Mousquetaires) à 00 ‘ 06” ; 5. N Lunven – C Caudrelier (Bostik) à 03 ‘ 38” ; 6. C Douguet – T Chabagny (E. Leclerc – Bouygues Telecom) à 04 ‘ 59” ; 7. C Pratt – J Beyou (Espoir Credit Agricole) à 05 ‘ 43” ; 8. E Drouglazet – J Nicol (Luisina) à 06 ‘ 53” ; 9. C Bos – J Le Déroff (Belle Ile En Mer) à 07 ‘ 44” ; 10. A Tripon – D Vittet (Gedimat) à 08 ‘ 10” ; 11. B de Broc – J Seeten (Les Mousquetaires) à 09 ‘ 08” ; 12. G Mahé – S Audigane (Le Comptoir Immobilier) à 10 ‘ 46” ; 13. R Treussart – A Marchand (Groupe Celeos) à 11 ‘ 18” ; 14. A Loison – J Aubert (All Mer-ineo Suez) à 11 ‘ 51” ; 15. A Belloir – P Dombre (Cap 56) à 15 ‘ 24” ; 16. F Le Gal – E Le Roux (Lenze) à 16 ‘ 58” ; 17. P Bougard – P Orlando (Kogane) à 18 ‘ 53” ; 18. P Jouany – P Troger (Axa Atout CŒur Pour Aides) à 19 ‘ 18” ; 19. R Toulorge – B James (Bandit Manchot) à 20 ‘ 28” ; 20. J Monnet – L Duc (Degremont – Suez ”source De Talents”) à 28 ‘ 00” ; 21. J Bird – R Parkin (Gfi Group) à 29 ‘ 35” ; 22. T Duprey du Vorsent – F Gabart (Domaine Du Mont D’arbois) à 30 ‘ 13” ; 23. V Biarnès – T Le Guillerm (Cotes D’armor) à 36 ‘ 58” ; 24. P O’Rian – J Parkin (City Jet) à 40 ‘ 58” ; 25. L Wardley – E Péron (Sojasun) à 48 ‘ 27” ; 26. S Thétiot – L Mermod (Grandeur Nature) à 54 ‘ 25” ; 27. J Le Meitour – A Godart-Philippe (Construction Dorso) à 55 ‘ 43” ; 28. Y Livory – D Lemaitre (Defi Transat 1) à 1h09 ‘ 53” ; 29. J Le Baut – G Bigot (Port Olona Arrimer) à 1h20 ‘ 23” ; 30. P Desmarets – B Kersten (Tetraktys) à 1h50 ‘ 28” ; DNF. P Rolland – K Rolland (Defi Transat 2)
Classement général provisoire aprés 6 manches (avant jury)
1. N Lunven – C Caudrelier (Bostik) 32 pts; 2. T Rouxel – E Israel (Defi Mousquetaires) 38 pts; 3. C Pratt – J Beyou (Espoir Credit Agricole) 40 pts; 4. A Tripon – D Vittet (Gedimat) 44 pts; 5. N Troussel – A Le Cléac’h (Financo) 45 pts; 6. V Biarnès – T Le Guillerm (Cotes D’armor) 48 pts; 7. G Morvan – B Pacé (Cercle Vert) 52 pts; 8. C Douguet – T Chabagny (E. Leclerc – Bouygues Telecom) 57 pts; 9. E Drouglazet – J Nicol (Luisina) 62 pts; 10. R Treussart – A Marchand (Groupe Celeos) 63 pts; 11. N Bérenger – E Tabarly (Kone Ascenseurs) 68 pts; 12. B de Broc – J Seeten (Les Mousquetaires) 83 pts; 13. F Le Gal – E Le Roux (Lenze) 88 pts; 14. A Loison – J Aubert (All Mer-ineo Suez) 88 pts; 15. T Duprey du Vorsent – F Gabart (Domaine Du Mont D’arbois) 91 pts; 16. L Wardley – E Péron (Sojasun) 91 pts; 17. C Bos – J Le Déroff (Belle Ile En Mer) 100 pts; 18. G Mahé – S Audigane (Le Comptoir Immobilier) 102 pts; 19. R Toulorge – B James (Bandit Manchot) 107 pts; 20. A Belloir – P Dombre (Cap 56) 111 pts; 21. S Thétiot – L Mermod (Grandeur Nature) 114 pts; 22. P Bougard – P Orlando (Kogane) 115 pts; 23. P Jouany – P Troger (Axa Atout CŒur Pour Aides) 120 pts; 24. J Bird – R Parkin (Gfi Group) 137 pts; 25. Y Livory – D Lemaitre (Defi Transat 1) 137 pts; 26. P O’Rian – J Parkin (City Jet) 143 pts; 27. J Le Meitour – A Godart-Philippe (Construction Dorso) 154 pts; 28. J Monnet – L Duc (Degremont – Suez ”source De Talents”) 161 pts; 29. P Desmarets – B Kersten (Tetraktys) 162 pts; 30. J Le Baut – G Bigot (Port Olona Arrimer) 165 pts; 31. P Rolland – K Rolland (Defi Transat 2) 177 pts
Le programme du jour consistait en deux parcours banane disputés dans la baie de Douarnenez. Il s’agit de parcours en forme d’aller-retour entre la ligne de départ et la ligne d’arrivée et la bouée au vent. Chacune de ces deux manches compte autant qu’une des cinq étapes de ralliement, c’est dire toute l’importance de cette journée finistérienne sur le Tour de Bretagne. Et dès le lancement des hostilités entre les 31 concurrents, la pression est forte. « Fallait avoir un gros cœur bien accroché sur cette première manche ! » analyse Dominic Vittet (Gedimat) à l’issue de cette journée mouvementée. « La journée n’était pas facile avec le vent qui était hyper stable juste avant le départ de la première manche » complète Gildas Morvan (Cercle Vert). « Mais au moment du départ, le vent est tombé au milieu du parcours et c’est passé à droite. »
Sur le premier parcours, à droite, ce sont Pacôme Jouany – Philippe Troguer (AXA Atout Cœur pour Aides) qui tirent le gros lot et passent en tête à la bouée au vent. « Passer une première bouée en tête, cela fait vraiment plaisir ! En particulier pour la voile militante » expliquent les deux hommes qui soutiennent les malades du Sida. Ce sont ensuite Thomas Rouxel – Erwan Israel (Défi Mousquetaires) qui prennent les commandes. Mais à la dernière marque, les deux jeunes hommes manquent d’agressivité et ce sont Nicolas Bérenger – Erwan Tabarly qui en profitent. « On prend la tête à la bouée sous le vent. Erwan a été très bon. Il a bien placé le bateau et on a bien passé notre empannage. » La coque noire passe alors au vent de la rose et Koné Ascenseurs remporte sa première victoire sur le Tour de Bretagne.
« Lors du deuxième parcours, le vent est un peu plus stable » explique Gildas Morvan qui va terminer deuxième avec Bertrand Pacé. Mais le choc de la journée se passe sur la ligne de départ. Après un rappel général, le comité de course envoie le pavillon Z. Eric Drouglazet et Jean-Pierre Nicol, en tête du classement provisoire au lever du jour depuis qu’ils ont réparé leur bateau et obtenu un yacht lésé pour réparer l’incident de la 3ème étape, volent le départ. Luisina revient franchir la ligne, écope de six points de pénalité. Pire, le voilier repart bon dernier pour terminer 25ème… Devant, Rouxel – Israel passent la bouée au vent en tête. Mais le bord de vent arrière ne leur sourit pas. « Alors qu’on était en tête sur le premier bord de près, on perd une dizaine de places ! » Sur la droite du plan d’eau, Lunven – Caudrelier lancent la chargent et s’envolent en tête pour boucler un dernier tour sans concurrence. « Ensuite, il fallait contrôler Cercle Vert qui était 500 mètres derrière nous » explique Nicolas Lunven.
« Au classement général, cette victoire va nous faire du bien » ajoute le jeune skipper de Bostik. « Il ne reste plus que deux étapes et on va commencer à regarder le classement général de près. » Car au classement général provisoire, Lunven – Caudrelier sont deuxièmes, à deux points seulement de Biarnès – Le Guillerm. Avec la chute de Drouglazet – Nicol de la première à la 10ème place ce mercredi, le podium provisoire est bouleversé. Et ce sont Christopher Pratt et Jérémie Beyou (Espoir Crédit Agricole) qui rejoignent les deux premiers sur le podium, un point devant Tripon – Vittet (Gedimat) et Rouxel – Israel (Défi Mousquetaires). « On voulait être régulier et c’est réussi ! » peut se satisfaire Vincent Biarnès. « On a bien navigué. Il n’y aura pas de contrôle demain à part dans la dernière étape sur les derniers milles… »
Le départ de la 6ème manche du Tour de Bretagne sera donné à 8 heures jeudi matin dans la baie de Douarnenez. Les bateaux rejoindront Piriac en Loire-Atlantique où ils sont attendus vendredi matin à l’aube, après la plus longue étape de cette édition, soit 140 milles.
Classement général provisoire aprés 5 manches avant jury 1. V Biarnès – T Le Guillerm (Cotes D’armor) 25 pts; 2. N Lunven – C Caudrelier (Bostik) 27 pts; 3. C Pratt – J Beyou (Espoir Credit Agricole) 33 pts; 4. A Tripon – D Vittet (Gedimat) 34 pts; 5. T Rouxel – E Israel (Defi Mousquetaires) 34 pts; 6. N Troussel – A Le Cléac’h (Financo) 42 pts; 7. G Morvan – B Pacé (Cercle Vert) 50 pts; 8. R Treussart – A Marchand (Groupe Celeos) 50 pts; 9. C Douguet – T Chabagny (E. Leclerc – Bouygues Telecom) 51 pts; 10. E Drouglazet – J Nicol (Luisina) 55 pts; 11. F Le Gal – E Le Roux (Lenze) 55 pts; 12. L Wardley – E Péron (Sojasun) 66 pts; 13. N Bérenger – E Tabarly (Kone Ascenseurs) 67 pts; 14. T Duprey du Vorsent – F Gabart (Domaine Du Mont D’arbois) 70 pts; 15. B de Broc – J Seeten (Les Mousquetaires) 73 pts; 16. A Loison – J Aubert (All Mer-ineo Suez) 74 pts; 17. R Toulorge – B James (Bandit Manchot) 88 pts; 18. S Thétiot – L Mermod (Grandeur Nature) 89 pts; 19. G Mahé – S Audigane (Le Comptoir Immobilier) 90 pts; 20. C Bos – J Le Déroff (Belle Ile En Mer) 92 pts; 21. A Belloir – P Dombre (Cap 56) 97 pts; 22. P Bougard – P Orlando (Kogane) 99 pts; 23. P Jouany – P Troger (Axa Atout CŒur Pour Aides) 103 pts; 24. Y Livory – D Lemaitre (Defi Transat 1) 110 pts; 25. J Bird – R Parkin (Gfi Group) 117 pts; 26. P O’Rian – J Parkin (City Jet) 120 pts; 27. J Le Meitour – A Godart-Philippe (Construction Dorso) 128 pts; 28. P Desmarets – B Kersten (Tetraktys) 133 pts; 29. J Le Baut – G Bigot (Port Olona Arrimer) 137 pts; 30. J Monnet – L Duc (Degremont – Suez ”source De Talents”) 142 pts; 31. P Rolland – K Rolland (Defi Transat 2) 146 pts;
La 15e édition de la Route des Îles qui partira dans quelques jours de Marseille pour rejoindre la Corse avec deux villes étapes (Calvi et Ajaccio) sera donc le juge de paix de la saison Mumm 30. Les cinq premiers équipages du classement provisoire du Championnat de France des Equipages seront présents. Deux points seulement séparent le leader, Toulon Provence Méditerranée COYCHyères, skippé par Fabien Henry et vainqueur du Tour de France à la Voile, de ses deux challengers les plus sérieux, Ile de France, emmené par Jimmy Pahun, et Elcimaï – Ville de Marseille dont le tacticien Dimitri Deruelle est un régional de l’étape. Tahiti et ses îles tentera certainement de réiterer sa très belle performance du Tour, et il faudra également compter sur Michael Aveline qui pourrait jouer les trouble-fêtes avec Côtes d’Armor Bleu.
Deux journées de régates à Marseille Le trophée Communauté Urbaine Marseille Provence Métropole, le samedi 22 septembre, et le trophée Ville de Marseille, le dimanche 23 septembre, verront s’affronter les 17 équipages engagés à ce jour. Pendant ces deux jours, le grand public pourra suivre les parcours olympiques grâce à l’opération "Régates en vue" organisée par l’Office de la Mer. Les équipages prendront ensuite la direction de la Corse lundi 24 septembre dans la matinée.
Régate spectacle en rade d’Ajaccio Les qualificatifs ne manquent pas pour décrire le spectacle époustouflant que constitue la "régate spectacte" du dernier jour. Cette année, et c’est une nouveauté, elle se déroulera en baie d’Ajaccio.
Naviguer sur des monocoques qui respirent l’histoire de la Coupe de l’America est un privilège que quelques marins s’offrent lors de rassemblements comme la Rolex Veteran Boat Rally. Si ces voiliers ont été au cour de l’actualité dans les années 30, 50 ou 80, leurs silhouettes racées font merveille à Porto Cervo. Avec 3 parcours au vent et sous le vent au programme, le Comité de Course a privilégié la compétition, une formule plus adéquate pour ces monocoques qu’un long parcours côtier au milieu de l’archipel de la Maddalena.
Après 3 courses, dans la catégorie des Classiques, Ikra, le 12 Mètres battant pavillon français, s’impose en remportant les 3 manches. A la seconde place, Trivia réalise 3 places de second. Vanity quant à lui, avec 9 points, termine troisième.
Dans la catégorie des Modernes, il est un rituel auquel Clayton Deutsh, sur Freedom, se plie avant chaque compétition. « L’histoire de la classe et du bateau est spéciale. L’une des choses que je fais avant chaque compétition à bord de Freedom est de raconter à l’équipage l’histoire de ce bateau, son origine, le syndicat pour lequel il naviguait, ses particularités, l’architecte, etc. Avec cette connaissance, la course devient un moment privilégié pour chacun. » Avec un score de 3, 1,1, Freedom occupe à l’heure actuelle la tête de sa division, devant Courageous et Challenge Twelve.
Dans la catégorie Grand Prix qui rassemble les 12 Mètres construits après 1983, Kookaburra II, Kiwi Magic et Wright on White se sont livrés à un magnifique "mano à mano". Au terme des 3 manches, Kookaburra II devance Wright on White d’un point et Kiwi Magic de deux points. Barreur de Kookaburra, Philippe Presti a rapidement pris la mesure du 12 Mètres. « La grande majorité de l’équipage vient du Team Luna Rossa. A la fin de la Coupe de l’America, nous avons décidé de nous engager dans un programme en 12 Mètres. Aujourd’hui, c’est notre première journée à bord de cette classe. Le niveau et bon et nous prenons vraiment du plaisir à naviguer ensemble sur Kookaburra II. »
Classement général provisoire après 3 manches
Grand Prix KOOKABURRA II, Patrizio Bertelli, 2-1-2-5.00 WRIGHT ON WHITE, Roger Wright, 1-2-3-6.00 KIWI MAGIC, Bill Koch, 3-3-1-7.00
Modernes FREEDOM, Clayton Deutsch, 3-1-1-5.00 COURAGEOUS, James B. Gubelmaar, 2-2-2-6.00 CHALLENGE TWELVE, Edition Lariviere, 1-3-3-7.00
Classiques IKRA, Yves-Haire Morault, 1-1-1-3.00 TRIVIA, Wilfred Beeck, 2-2-2-6.00 VANITY, Patrick Howaldt, 3-3-3-9.00 ZINITA, Leo Aarens/Konrad Meyer, 4-4-4-12.00
Modernes : une belle représentation Chaque automne, le golfe de Saint-Tropez accueillent aussi bien des monocoques célèbres, comme le maxi ketch tombeur du record de l’Atlantique Mari-Cha III, que des prototypes qui y font parfois leurs premières armes en régate. Cette année, Y3K second du nom, le plus grand de tous les Wally présents – 30 mètres 50 – fera sa première apparition sur le plan d’eau tropézien. Parmi les protos de plus de 25 mètres figurent aussi Blue Diamond, un plan Vaton construit au chantier JMV, Favonius, un Swan 80 ou encore Quinta Santa Maria, un sloop sorti de chez Composites Works. Côté bateaux de série, les Voiles font le plein des dernières unités. Les classes regroupant plus de dix unités pourront bénéficier d’un classement séparé et d’un trophée spécifique, comme c’est le cas pour les First 40.7 par exemple.
Tradition : Ranger, la réplique du defender de l’America’s Cup de 1937 pour la première fois en régate à Saint-Tropez Avec Velsheda et Shamrock V, puis plus tard Cambria, Ranger fait partie du club très fermé des Class J, une famille de géants – 35 à 40 mètres de long, 45 à 50 mètres de haut pour les mâts – dont les racines remontent à l’histoire de l’America’s Cup dans laquelle Ranger a gagné le titre de « Super J » après sa victoire en 1937 face à Endeavour II. Initié au chantier Danish Yachts de Skagen (Danemark) en 1999, le projet de reconstruction à partir des plans de l’époque de Ranger aura duré plus de 5 ans.
Classiques : Une mini coupe de l’America pour les 12 M JI Grande année pour la classe des 12 M JI puisque les protagonistes vont boucler à Saint-Tropez une saison intitulée Centennial Tour, destinée à fêter le lancement de la jauge Internationale qui a permis la création de ces monocoques de pure régate qui ont notamment servi de support aux régates de l’America’s Cup de 1958 à 1987. Après Valence (Espagne) en Juin, Porto Cervo (Sardaigne) et Cannes – avec les épreuves du Championnat du Monde – en septembre, le bouquet final est réservé à Saint-Tropez avec deux événements : la possibilité unique de voir tous les 12m – Grand Prix (84/87), Modernes (77/83) et Classiques (avant 77) – sur une même ligne de départ, mardi, mercredi, vendredi et samedi, et la reconstitution d’une mini coupe de l’America (duels de match race à élimination directe) pendant la journée de jeudi. Pour cette occasion, des parcours banane seront mouillés dans le golfe devant Saint-Tropez.
Grande Classe le jeudi C’est Mariquita qui détient le Trophée Mer & Bateaux de la Grande Classe, repris à Cambria l’an dernier. Rappelons que ce Trophée, couru en temps réel et sans distinction de gréement, sera acquis au yacht qui aura remporté trois victoires. Il faudra attendre la fin de la journée du 4 octobre pour connaître les nouveaux vainqueurs de ce trophée qui fait se mesurer les plus grands, mais surtout les plus beaux yachts de tradition restaurés dans un souci d’authenticité ou les répliques les plus fidèles aux plans d’origine.