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Fin du championnat de M2 à Genève

M2 Genève
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C’est donc un parcours sans faute pour Team New Wave et ses navigateurs expérimentés tout au long du SAFRAM M2 Speed Tour 2007. Sur huit étapes disputées, les neuchâtelois finissent six fois premiers et deux fois seconds. Tout a commencé au mois de mai avec les traditionnels rendez-vous du Lac de Neuchâtel. Comme de coutume, les bateaux lémaniques rejoignent leurs homologues du pied du jura en hélicoptère, afin de disputer les premières régates de printemps. Après un Bol d’Or Henri-Lloyd / Banque Piguet plutôt calme, les catamarans M2 ont dû en découdre dans des conditions musclées et changeantes lors du Grand Prix E-Gestion de Neuchâtel. Le ton était donné. Malgré une détermination commune de la flotte pour battre le catamaran orange SUI7, aucun bateau ne put s’opposer à la domination de Team New Wave, qui de surcroît jouait à domicile pour l’occasion.
 
De retour sur le Léman début juin, les bateaux se sont retrouvés pour les deux grandes courses classiques du lac. Tout d’abord, la Genève-Rolle-Genève puis le Bol d’Or Mirabaud. Et même si Team New Wave a laissé échapper la victoire au profit du SUI11 Dfi-cqfd lors de la première, les neuchâtelois n’ont pas laissé planer le doute très longtemps. Le week-end suivant, ils remportaient en effet le Bol d’Or devant ksrsoudage.ch et Flam Gestion.
 
Pendant la pause estivale, les deux Grands Prix de Rolle et de Saint Prex n’échappèrent pas à la règle : Team New Wave s’impose sur la plus haute marche du podium et conforte son avance au championnat. A ce stade de la saison, les premières places se dessinent et la régularité de certains équipages commence à payer en tête de classement. C’est ainsi que de Tilt et Banque Héritage, qui figurent régulièrement dans les cinq premiers, se retrouvent récompensés pour leurs très bonnes performances. Mais déjà Team New Wave semble intouchable.
 
Ce week-end, pour finir la saison en beauté, ce fut au tour de la Société Nautique de Genève d’accueillir les petits bolides du lac. Malgré des airs plutôt faibles, sept manches au total ont pu être disputées par un léger séchard providentiel. C’est sans surprise que l’on retrouve les trois premiers du classement général au trois premières places du Grand Prix M2 de Genève. C’est Banque Héritage avec à sa barre Edouard Kessi, multiple vainqueur du Bol d’Or et pionnier du multicoque en Suisse qui s’impose, devant Team New Wave décidément toujours dans le coup et Tilt barré par Charles Favre.
 
C’est sous ce soleil estival que s’achève l’édition 2007 du SAFRAM M2 Speed Tour. Toujours aussi compétitifs, les équipages ont démontré une nette progression du niveau général.  Les places aux avant-postes sont de plus en plus disputées par des équipages très affûtés. Même si aux dessus de la mêlée Team New Wave domine encore les débats, derrière, les places sont chères à prendre au sein de la meute de M2 lancée aux trousses des neuchâtelois. Comme l’indique Bertrand Geiser sur Team New Wave « nous avons jusqu’à maintenant pu profiter de nos acquis et contenir nos concurrents les plus pressants. Mais nous sentons bien que le niveau s’est homogénéisé à la hausse cette saison. Il va maintenant falloir travailler aussi bien au niveau du bateau, des réglages, mais aussi de la navigation pour rester devant. Le Championnat 2008 promet d’être très disputé et très ouvert. Nous nous réjouissons déjà de nous retrouver au printemps sur les plans d’eau romands… et peut-être même européens pourquoi pas. »
 
La conclusion de la saison revient tout naturellement au président de l’AM2, Monsieur Rodolphe Gautier, qui nous livre: « avec trois nouveaux M2 prévus en construction cet hiver, nous sommes heureux de constater que la classe des M2 poursuit non seulement son développement en Suisse, mais également au-delà de nos frontières. Nous allons profiter de la pause hivernale pour préparer un programme 2008 encore plus Speed ! Rendez-vous début mai. »

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Le Gitana Team en force au départ de la Transat Jacques Vabre

Gitana 11 - Fred Le Peutrec et Yann Guichard � C. Borlenghi/Sea&See/DPPI
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Gitana Team en force au départ de la Transat Jacques VabreLionel Lemonchois, vainqueur de l’édition 2005 de la transat aux côtés de Pascal Bidégorry et vainqueur de la Route du Rhum 2006 sur Gitana 11, naviguera avec Yann Guichard qui a également terminé 2ème de la Jacques Vabre 2005 sur Gitana 11.
Loïck Peyron a choisi de partager la barre de Gitana Eighty avec Jean-Baptiste Le Vaillant, complice de toujours et maître voilier chez Incidences. En 2005, Loïck remportait la course dans cette même catégorie en tant que co-skipper de Jean-Pierre Dick. Gitana Eighty est ainsi baptisé en hommage au Baron Edmond de Rothschild, le père du Baron Benjamin de Rothschild, qui aurait eu 80 ans cette année.

A bord de Gitana 11, le duo Lemonchois / Guichard, a effectué sa qualification sur un parcours de 600 milles qui les a menés jusqu’en Espagne. A leur retour, les hommes sont fatigués mais sereins. Dans toutes les configurations, les skippers ont éprouvé et testé la machine qu’ils connaissent, l’un comme l’autre, sur le bout des doigts. Après une victoire exceptionnelle sur la Route du Rhum en 2006, Lionel n’est plus seulement un outsider redouté, il part pour la première fois en position de favori ! Lionel Lemonchois, skipper de Gitana 11 :« Nous avons eu des conditions idéales sur notre qualification. Pour nous, c’était aussi le début des choses sérieuses, le premier round des entraînements intensifs auxquels nous allons nous soumettre avant la course. Yann et moi formons un binôme plus efficace que loquace. Chaque mot est pesé sur le bateau. Sur le Rhum où Yann était mon tacticien à terre, nous avons appris à aller à l’essentiel, à ne pas perdre de temps. C’est ce mode de fonctionnement qui prévaut à bord de Gitana 11. Nous connaissons parfaitement l’engin, les manœuvres s’enchaînent, c’est fluide. Nous sommes très motivés et nous y croyons dur comme fer. Mais l’ambiance sur les pontons au départ n’aura rien à voir avec Saint-Malo l’année dernière… personne ne m’avait vraiment vu venir alors que là, j’ai bien conscience qu’ils m’attendent tous au tournant ! »

Gitana Eighty, un nouveau monocoque flambant neuf
Sur Gitana Eighty, la nouvelle unité du Gitana Team mise à l’eau en juillet dernier, l’heure est à la fiabilisation d’un bateau innovant et pensé de fond en comble par Loïck Peyron. Le skipper fera son grand retour à la barre sur la Jacques Vabre. Toutefois si Loïck, accompagné par Jean-Baptiste Le Vaillant, avoue avant tout vouloir valider le bateau, sur la course, le compétiteur aura à cœur d’aller chercher la victoire ! D’autant que les deux hommes cumulent une expérience hors du commun sur l’eau. Ainsi, la Jacques Vabre 2007 sera la 40ème transat de Loïck Peyron et Jean-Baptiste Le Vaillant navigue depuis plus de 25 ans sur les plus beaux voiliers de course.

Loïck Peyron, skipper de Gitana Eighty et directeur général du Gitana Team : « Notre objectif avec Jean-Baptiste est clairement de faire progresser Gitana Eighty ensemble. Petit à petit, nous découvrons tout le potentiel du bateau. Nous avons encore beaucoup de détails à valider avant de pouvoir prétendre l’exploiter au maximum mais ça avance. Notre qualification nous a permis d’identifier les points importants à travailler et nous avons également pu tester notre jeu de voile. Sur un monocoque plus encore que sur un multicoque, la question des voiles est cruciale et ne souffre pas la moindre incertitude. Le savoir-faire de Jean-Baptiste qui est l’un de meilleurs voiliers au monde sera donc un atout précieux pour la fiabilisation du bateau. Nous apprenons certes à connaître  le bateau mais nous serons là et bien là dans la course !»
(Source : Gitana Team)

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Isabelle Joschke augmente son avance …

Isabelle Joschke
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De plus en plus… « Isabelle est étonnante. Non seulement elle ne lâche jamais rien, mais elle se gère de manière remarquable ». Réservé ainsi qu’il sied à son rôle de Directeur de Course, Denis Hugues ne peut à la lecture des positions, retenir ce petit compliment qui vient en partie expliquer la performance de la jeune Franco-Allemande. La descente au portant le long des côtes du Portugal s’annonçait comme un long sprint tout en glissades alizéennes, théâtre du choc des ambitions de tous les protagonistes de la course. Le déboulé sous spi et son corollaire d’empannages à la recherche du bord le plus favorable est bien d’actualité sur la bordure orientale d’un vaste champ anticyclonique, mais la confrontation a, pour l’heure, tourné court tant la domination du nouveau plan Finot-Conq est allée grandissante. Le poids des expériences et des talents cumulés d’un Samuel Manuard (Sitting Bull) et d’un Yves Le Blévec (Actual) n’ont pas encore réussi à venir à bout de l’étonnante résistance de la jeune femme. Alors que les trajectoires tendent à converger à l’approche de l’archipel de Madère, les écarts ont atteint ce soir plus de 28 milles avec Sam et près de 42 milles avec Yves. Seule inconnue au programme des prochaines heures de course, l’atterrissage sur des îles connues pour les fameux « dévents » que leur altitude provoque. Mais Dame Chance semble vouloir accompagner jusqu’au bout la jeune navigatrice puisque le vent de Nord-Est qui souffle actuellement sur Funchal crée au contact des sommets un effet Venturi qui génère un flux soutenu sur toute la zone d’arrivée. Manuard et Le Blévec vont ainsi devoir puiser au plus profond de leurs ressources pour espérer revenir au contact de Degrémont-Synergie. La lutte se fait plus âpre avec l’exigence de déclencher à bon escient et au bon moment les empannages. Malgré la fatigue accumulée de 5 jours de course musclés, les solitaires doivent plus que jamais faire preuve de lucidité.
 
Des écarts conséquents. Le rythme imprimé par Isabelle Joschke et ses principaux poursuivants a littéralement fait exploser la flotte historique de cette 16ème Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia. Les 89 concurrents toujours en course, soit 100% des engagés, sont éparpillés du nord au sud sur toute la longueur de la péninsule Ibérique. Et alors que la leader Isabelle Joschke envisage une arrivée pour la soirée de demain dimanche, les coureurs les plus mal classés sont encore aux prises avec le franchissement du cap Finisterre, à près de 600 milles de son tableau arrière. Aux prises, car l’anticyclone, en s’étalant paresseusement vers l’Est les emprisonne désormais et les vitesses ont dramatiquement chuté tandis que le groupe de tête continue de glisser dans un flux de secteur Nord/Nord-Est bien soutenu. Le leitmotiv bien connu des navigateurs revient comme une rengaine ; les « riches » s’enrichissent tandis que les « pauvres » frisent la banqueroute.
 
Le beau retour du Slovène. Andraz Mihelin (Adria Mobil) est entré dans cette Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia avec des ambitions affirmées. Un accrochage dès les premières minutes de course avec un bateau spectateur a bien failli ruiner les efforts consentis depuis deux ans au sein d’un Team qui a engagé deux voiliers. Dérive endommagée et carène égratignée, le Slovène a néanmoins quitté les côtes de Charente-Maritime mardi dernier le couteau entre les dents. Il choisissait au sortir du golfe de Gascogne de serrer la côte Portugaise au plus près, imité en cela par son compère Kristian Hajnsek du team Adria Mobil. Andraz peut ce soir se féliciter d’être aller ainsi au bout de ses idées puisqu’il est parvenu à glisser imperceptiblement sous la flotte pour s’emparer ce soir de la 7ème place. C’est une nouvelle fois le belge Peter Laureyssens (Ecover) qui fait les frais de cette opération. Peter qui navigue très à l’écart dans l’ouest de la flotte, figure à la 10ème place du classement général.

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Isabelle mène la danse

depart mini transat 6.50 2007
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La page de ce Golfe de Gascogne tant redouté est donc tournée pour la majorité des 89 minis. Un Golfe de Gascogne rapidement avalé malgré les régimes anticycloniques présents sur la zone. Les nouvelles coques et la chasse systématique au poids portent leurs fruits, et cela glisse bien dans ce régime d’est léger, mais finalement assez bien installé. Raoul Cospen (Dalet Digital Media System) dévoilait avant le départ : « j’ai gagné 100 kilos sur le Bahia Express de Bernard Gallay en 2005. 80 kilos dans le bulbe et 20 kilos dans le mât. ». 100 kilos de gagné sur une coque de 800 kilos est loin d’être superflu.
Pour preuve, les 10 et les 5 meilleures vitesses moyennes sur 24 heures en Prototypes et en Série. On y retrouve les leaders des classements Scratch, Proto et Série. Côté vitesse moyenne, Isabelle et Samuel atteignent tout de même les 10 noeuds de vitesse moyenne sur 24 heures. Impressionnant !

Prototypes
1 JOSCHKE Isabelle Degrémont – Synergie Proto 255.4 
2 MANUARD Samuel Sitting Bull Proto 255.2
3 LE BLEVEC Yves Actual Proto 243.1
4 LAUREYSSENS Peter Ecover Proto 238.2
5 HARDY Adrien Brossard Proto 219.2 
6 DESHAYES Ronan PCO Technologies Proto 218.2
7 RIOU Yann Cameleon Proto 214.6 
8 CASSANAS Matthieu Ville de Balaruc les bains Proto 213.7
9 DESPRES Fabien Soitec Proto 211.6
10 CLAQUIN Aloys Vecteur Plus Proto 211.1…

Série
1 LE DIRAISON Stéphane Cultisol – Institut Curie Série 199.1
2 CASTELNERAC Bertrand As de cœur Série 192.8 
3 QUELEN Jean-François Galanz Série 186.4 21/09/2007 07:02:00 24 427 4 PIVETEAU Hervé Jules – Imprimerie – Cartoffset Série 179.1
5 KRIZEK David Atlantik FT Série 175.7…

Destination Madère
Une fois le Cap Finisterre dépassé, la flotte va progressivement s’installer dans un vent de Nord/Nord-Ouest et se caler sur la bordure Est de l’anticyclone des Açores. Du portant attend les minis en course et tout va se jouer maintenant dans le rythme des empannages, entre phases de repos et surveillance de l’usure du matériel. Bien gérer les variations de vent et les phases de sommeil pour être au top et gagner dans le Sud-Ouest, cap sur Madère. C’est exactement à cet endroit qu’il y a deux ans certains concurrents, à trop tirer sur les machines, étaient en proie à certaines hallucinations et autres rêves éveillés. On crie sur un membre d’équipage imaginaire, on oublie de se nourrir, on dort dans les cockpits prêt à sauter sur les écoutes, on garde le ciré à cause des paquets de mer qui glissent sur le pont, on prend quelques lingettes pour enlever le sel qui sèche sur les visages et on savoure le bruit des safrans qui vibrent avec la vitesse …

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L’épreuve reine de la voile classique commence ce week-end

Régates Royales Trophée Panerai
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Les Régates Royales-Trophée Panerai regrouperont plus de 200 unités pour cette 29ème édition. Yachts classiques, Dragons et 12m JI navigueront avec les Iles de Lérins en toile de fond. Classic Yachts, Spirit of tradition, classes métriques, ils s’appellent Nan of Fife, Mariette, Cotton Blossom II ou encore Shamrock V, de véritables légendes flottantes qui ont définitivement marqué l’histoire du nautisme.

Initiées en 1929 par la Société des Régates Cannoises et l’International Yacht Club de Cannes en l’honneur du roi Christian X du Danemark, les Régates Royales de Cannes sont aujourd’hui le rendez-vous privilégié des plus beaux voiliers de la planète.
Si l’événement brille par l’élégance et la classe de ses voiliers, l’esprit y est avant tout sportif et attire chaque année un public toujours plus nombreux de skippers, passionnés ou simples curieux. Les quelques 200 voiliers s’affronteront sur des parcours bananes et côtiers.

Championnat du Monde de 12m JI
Crée en 1907, la classe fête aujourd’hui ses 100 ans. Voilier de la Coupe de l’América jusqu’en 1987, le 12m JI séduit encore et toujours les Yachtmen. Du 23 au 29 septembre, trois classes, « Les Classiques », « Les Modernes » et « Les Grands Prix » s’affronteront sur des parcours bananes.

Dès ce week-end, le village des Régates Royales ouvrira sur le quai Lauboeuf, et les 12m JI s’entraîneront dans la baie de Cannes, proche du vieux port. Les Classiques arriveront quant à eux de Nice ou de Porto Rotondo par des régates de ralliement.

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Cavacade dans les alizés

Transat 650-Pella 2005
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C’est bien dans des conditions pour le moins acrobatiques, sous spi et sur une mer très formée que la jeune femme s’est toute la journée appliquée à enfoncer le clou, augmentant régulièrement son avance sur des adversaires loin d’être battus mais qui ne disposent plus guère, au regard des conditions météo sans surprise annoncées, d’autres opportunités que de jouer à fond la carte de la vitesse pour maintenir un semblant de pression sur une leader décidément bien souveraine. Le Belge Peter Laureyssens (Ecover) s’est ménagé lui, un petit corridor de l’espoir en créant dès la pointe occidentale de l’Espagne un léger décalage dans l’ouest dont il ne tire pour le moment aucun avantage au regard des vitesses affichées. C’est plutôt Samuel Manuard (Sitting Bull) qui, fort de ses 283 milles parcourus lors des dernières 24 heures, soit 11,79 noeuds de moyenne!! semble le plus à même de rivaliser avec le plan Finot-Conq dernière génération d’Isabelle. La jeune Franco-Allemande tutoie ce soir la latitude de Lisbonne. La mi-course théorique a été par elle dépassée quand 22 concurrents évoluaient encore à la hauteur de la Corogne.
 
Cavalcade dans l’alizé
C’est à un sérieux écrèmage de la flotte que nous venons d’assister dans le sillage du franchissement du Cap Finisterre par les protagonistes de la tête de course. Un véritable péage que les coureurs risquent de trouver fort dispendieux à l’heure des comptes. Isabelle Joschke et une poignée de poursuivants se sont envolés au plus fort du vent, laissant la flotte aux prises avec les petits airs de la Corogne et le renforcement de l’anticyclone. En passant la surmultipliée dans un vent fraîchissant à plus de 25 noeuds, les ténors de la course sont entrés dans une autre dimension du sport de voile, celle de la vitesse pure avec toutes ses composantes de risque et de casse. Trois marins se sont accrochés aux basques d’Isabelle Joschke et aimeraient maintenir sur les épaules de la jeune femme un maximum de pression. Samuel Manuard, Yves Le Blévec et Peter Laureyssens. Ces trois "poids lourds" de la Mini évoluent à respectivement 16, 30 et 60 milles du tableau arrière de Degrémont-Synergie. Rien ne bien réjouissant quand on considère la limpidité des trajectoires du bateau leader et la constance avec laquelle la frêle Isabelle maintient des vitesses élevées. Avec ses 11,79 noeuds de moyenne sur 24 heures, soit des vitesses sur l’eau supéreures à 15 noeuds! Samuel Manuard n’amuse pas la galerie et entame un terrible mano a mano avec Isabelle Joschke. Plus en retrait, Yves et Peter se rassureront peut-être en constatant que dans leur sillage, la flotte semble littéralement exploser au passage du cap Finisterre. Adrien Hardy, auteur d’u ne belle remontée voit pourtant son déficit porté à 63 milles du leader. D’autres grandissimes favoris auront du mal à limiter les dégâts ; Alex Pella, Fabien Desprées, Andraz Mihelin ou Aloys Claquin doivent aujourd’hui se demander comment ils ont bien pu, et dans un laps de temps aussi court, laisser filer Isabelle. Le Slovène Mihelin, imité en cela par l’autre membre du Team Adria Mobil,Kristian Hajnsek a décidé de serrer au plus près de la côte. Alors que Joschke évolue à 130 milles du Portugal, Andraz suivi de l’étonnant Cusin (Energies autour du monde) glisse à grande vitesse à moins de 50 milles du rivage.
 
La flotte très étalée…
Le classement des voiliers de série est toujours dominé par Stéphane le Diraison. Son Pogo 2 cultisol-Institut Curie pointe à la 12ème place 100 mills derrière Joschke mais 14 milles devant l’autre Pogo 2 Galanz à Jean-François Quelen.Le Suisse Jacques Valente était à l’heure où nous diffusons toujours en escale technique à Gijon. C’est l’italien Andrea Pendibene (Perle de sueur) qui ferme la marche, quelque 300 milles derrière la tête de la course.
 
Toute la flotte devrait rapidement être concernée par l’alizé portugais. Les Minis 6,50 légers, planants et surpuissants vont solliciter davantage encore toute l’attention et tout le savoir-faire de leurs skippers. Aux réglages et au touché de barre vient s’ajouter la nécessaire clairvoyance au bon déclenchement des empannages pour conserver cap et vitesse vers l’archipel de Madère. gare aux "vracs", furieux départs à l’abattée durant lesquels les bouts dehors tendent à se briser contre la lame. C’est une nuit de tous les dangers qui s’avancent, tant la fatigue va commencer à prélever son écot sur des organismes bien entamés.

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Le Tour propre de Francis Joyon

FRANCIS JOYON IDEC
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Le navigateur Morbihanais aux convictions écologistes fortes (« Enfants, mon frère et moi refusions les cyclomoteurs… »), se prépare à affronter sa circumnavigation en solitaire en s’accommodant, pour ses besoins en énergie électrique, de ce que les technologies abouties en matière de panneaux solaires, éolienne et pile à combustible, pourront lui procurer. Exit donc le moteur inboard de 37 chevaux, adieu les litres de gasoil théoriquement nécessaires à son entreprise. IDEC naviguera « propre », sans énergie fossile polluante et épuré autant que possible des sophistications technologiques.

Citoyen de la Mer

Devient-t-on navigateur par amour et respect de la mer ou apprend on à respecter l’environnement en devenant marin ? Quoi qu’il en soit, d’aussi loin qu’il se souvienne, Francis Joyon a de tous temps considéré et envisagé les dangers que le modernisme fait courir à la planète. Et s’il avoue timidement un côté militant, c’est surtout dans les actes de la vie de tous les jours que le recordman de la traversée de l’Atlantique (et plus récemment de la Manche) applique les réflexes de citoyen responsable. « J’ai toujours conçu et fabriqué mes bateaux avec le souci de ne pas créer de nouvelles sources de pollution » raconte-t-il. « Mes trimarans de 60 pieds étaient, jauge de classe oblige, équipés d’un moteur, et IDEC premier du nom disposait depuis sa conception d’un énorme moteur de 280 kg qu’il m’avait été structurellement impossible d’enlever. Lorsqu’il est tombé en panne à mi-chemin de mon dernier tour du monde, j’ai fait la démonstration que je pouvais m’en passer. »

En concevant le nouvel IDEC avec les architectes Nigel Irens et Benoit Cabaret, Joyon avait deux lignes de pensées fortes : la simplicité poussée à l’extrême dans tous les secteurs névralgiques du voilier, de l’accès aux manœuvres à la conception du système de barre ou au lieu de vie. Fidèle reflet de son skipper, le géant aux trois coques affiche une rigueur que seul un marin comme Francis transforme en efficacité. Son souhait profond consistait aussi à se passer d’énergie polluante. En se privant volontairement de moteur, Joyon pousse encore un peu plus haut le curseur de la performance en gagnant significativement sur le poids de la mécanique et du combustible. Aux 140 et quelques kilos du moteur, il supplée la quinzaine de kilos du mâtrot arrière supportant l’éolienne, et la dizaine de kilos des 8 grands panneaux solaires qui fourniront l’énergie nécessaire au fonctionnement de ses instruments de navigation. Une pile à combustible vient compléter le dispositif propre du trimaran.
Dans une pile à combustible, la fabrication de l’électricité se fait grâce à l’oxydation sur une électrode d’un combustible réducteur (par exemple l’hydrogène) couplée à la réduction sur l’autre électrode d’un oxydant, tel que l’oxygène de l’air. Il est important de noter que la pile à combustible n’est pas une source d’énergie mais un vecteur d’énergie. Le fonctionnement d’une pile d’hydrogène-oxygène est particulièrement propre puisqu’il ne produit que de l’eau et consomme uniquement des gaz.
« Le vent qui fait avancer le bateau participera aussi, grâce à mon éolienne, au confort de ma navigation ». Et quel confort ! Pas de système de chauffage pour affronter le grand sud, un tableau de bord minimaliste… IDEC est bien l’exact reflet d’un marin hors norme, qui place d’abord la modernité au service de l’homme et de son avenir.

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Cap Finisterre en vue

Isabelle Joschke Degremont Synergie
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La flotte joue à rase cailloux le long des côtes espagnoles. Nul doute : le virage sera serré, tendance collé. Isabelle navigue à quelques milles de la côte et l’ensemble de la flotte suit le même cap qu’elle. Pas d’option, la différence se fera aux réglages et aux petits effets de côte. La Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia, transatlantique en solitaire, prend des allures de Tour de Bretagne en Figaro ! Et contrairement à ce que l’on peut penser, c’est bien là où l’on peut grappiller de précieuses places, une à une, en profitant d’une ado bien placée. Du coup, la navigation est à vue et le repos pas évident. La fatigue doit commencer à se faire sentir et c’est justement là qu’il faut surveiller le plan d’eau pour regarder les risées intéressantes à négocier, éviter les collisions avec les petits camarades et surveiller les filets et autres casiers placés le long des côtes rocheuses espagnoles. Une chance : le passage du tant redouté cap Finisterre se fera de jour.

Et Xavier Haize (Fidelia Assistance) alors ? Xavier pointe en 44e position au classement scratch soit en 35e position au classement Proto. Autant dire qu’il n’a pas touché le jackpot avec son option sud. Xavier , avec son énorme cuiller, est le ministe qui a parcouru le plus de milles au compteur mais suivre la route directe aura été une fois de plus la doctrine de ce début d’histoire.

Et si l’on retrouve les leaders côté protos, côté série, la petite surprise est Francisco Lobato (BPI) qui pointe en 57e place soit en 17e place au Général Série. Etonnant… Attendu comme favori, Francisco a pourtant suivi une route assez directe. Petit souci avec sa voile d’avant, coup de pompe, algues dans la quille, bulle d’air mal négociée ? La vacation sécurité nous en dira peut-être plus.

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Dernier appel d’Alinghi à BMW Oracle

Final America s Cup team New Zealand  Alinghi
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Ces développements s’inscrivent dans la progression de la planification de la 33e America’s Cup, comme l’explique le skipper d’Alinghi, Brad Butterworth : « Les réunions de la Commission des Concurrents ont été mises en place dans l’esprit d’un forum permettant de tracer les contours de la 33e America’s Cup, et cette ouverture au dialogue fonctionne très bien, et ce pour le bénéfice de l’événement. D’autre part, la période de consultation en matière de design qui se déroule actuellement et qui a pour but de définir la nouvelle jauge et les règles de courses nous permet également d’avancer à grands pas vers la 33e édition de l’America’s Cup. »
Les modifications issues des réunions de la Commission des Concurrents touchent aux nombreux points mis en cause par BMW Oracle Racing. Brad Butterworth et Russell Coutts les ont réenvisagés afin de répondre aux préoccupations des deux équipes quant au 33e Protocole.

Au vu de ces changements, Ernesto Bertarelli, Président d’Alinghi, lance un appel au Golden Gate Yacht Club (GGYC) : « Je fais une fois encore appel à BMW Oracle Racing afin qu’ils s’inscrivent de manière légitime à la 33e America’s Cup. Nous avons démontré que le dialogue était possible dans le but d’améliorer cet événement et nous espérons qu’ils prendront en compte le fait que de nombreux points, sujets de leur préoccupations, ont été discutés ».
Il ajoute : « Nous souhaitons que BMW Oracle Racing réalise que leur action en justice remet en question la possibilité pour d’autres équipes de s’inscrire à la compétition et empêche certains concurrents déjà inscrits de conclure des partenariats de sponsoring et de planifier sereinement leur campagne. »

Les changements apportés au Protocole sont les suivants :

Tout d’abord, la possibilité pour l’America’s Cup Management (ACM) de disqualifier un concurrent a été clarifiée de la manière suivante : Dans l’éventualité où un concurrent refuserait de se conformer au Protocole, il pourrait recourir au Conseil d’arbitrage sans risque de disqualification jusqu’à ce que le Conseil rende sa décision.
En second lieu, pour ce qui est du droit d’ACM de refuser une inscription, la modification consiste en une restriction du « droit de refus » d’ACM, qui doit être basé sur des raisons très précises telles que : Non respect du Deed of Gift, problème lié à l’espace disponible dans la Port America’s Cup ou nécessité d’assurer une représentation équilibrée des nations participant à la compétition. La SNG a encore précisé que, dans le cas où le GGYC venait à abandonner son action en justice, il serait le bienvenu en tant que concurrent dans la 33e édition de l’America’s Cup et pourrait tracer, en compagnie des autres challengers et du Defender, les contours de l’événement en participant aux différentes réunions de la Commission des Concurrents.
Un autre point qui avait été soulevé à l’initiative du Conseil d’arbitrage, concerne le pouvoir d’ACM de modifier le Protocole et d’autres règlements. Cela a été modifié dans la mesure où, « toute proposition visant un changement du Protocole lié au fonctionnement du Conseil d’Arbitrage, doit tout d’abord être approuvé par ce dernier. »
En addition à cette modification, la SNG et le CNEV ont annulé le pouvoir d’ACM de révoquer des membres du Conseil d’Arbitrage.
Enfin, le point touchant à la « gestion neutre » de l’événement a été élargi à l’application des règles du « Fair Sailing » à tous sujets directement liés aux régates.

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Antartica Cup : Fedor Konyukhov relève le défi

Antartica Cup Fedor Konyukhov Finish Falmouth
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Le navigateur russe Fedor Konyukhov sera le premier à naviguer en solo autour de l’Antarctique. Agé de 56 ans, le skipper partira en Janvier 2008 du port d’Albany (côte Ouest de l’Australie), et parcourra les 14 600 milles du parcours de la course à bord de son yacht de 27 mètres, Aye Parusa. Fedor Konyukhov souhaite établir le premier record de navigation en solitaire et sans escale autour de l’Antarctique, prélude à l’Antarctica Cup Race prévue en 2009/10.

Fedor Konyukhov, actuellement à Falmouth (Angleterre), prépare son expédition avant de partir pour l’Australie en Octobre. Le marin a déjà quatre circum-navigations à son actif, et quatorze traversées de l’Atlantique, dont une à la rame.

Bob Williams, le Président de l’Antarctica Cup Management, s’enthousiasme : " La ville d’Albany a hâte accueillir un tel évènement. La nature des sports extrêmes et l’impact historique du record de Fedor auront des conséquences bien plus fortes que celles qui suivent une course au large plus classique. Nous avons déjà installé une base multimédia et prévu tout l’équipement nécessaire aux journalistes, aux conférences Internet, … pour pouvoir suivre sans interruption la progression de Fedor, et permettre ainsi à l’évènement d’atteindre plusieurs centaines de personnes."

Les travaux en vue de l’Antartica Cup Race ont commencé la semaine dernière dans le port d’Albany et permettront d’accueillir une flotte importante de voiliers océaniques et de nombreux yachts visiteurs. L’aboutissement des aménagements coïncidera notamment avec le centenaire du Princess Royal Sailing Club, un des plus anciens yacht-clubs australiens.

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