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Stephane Le Diraison vainqueur en série

CultisolleDiraisonserie
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Hier lundi soir à Madère, Stéphane Le Diraison s’est imposé en catégorie bateaux de série dans la première étape de la Transat 6.50 Charente Maritime-Bahia, au terme d’une course remarquable qui l’a vu longtemps aux avant-postes se mesurer aux meilleurs protos. Si Stéphane Le Diraison a quelque peu baissé de pied en fin de parcours face aux "luges " dernier cri – il est finalement arrivé derrière 22 prototypes, en 23e position au scratch – il a su conserver énergie et lucidité pour boucler cette première étape en 6 jours, 10 heures, 18 minutes et 8 secondes. Il s’est ainsi tissé un petit capital d’avance d’un peu plus de 2 heures et 30 minutes sur son rival le plus proche, Jean-François Quelen. A bord de son Cultisol-Institut Curie, Stéphane Le Diraison a ainsi su résister aux retours insistants de Jean-François Quelen (Galanz) et de Vincent Barnaud (Masoco Bay) qui complètent le podium de cette première étape, alors que David Krizek (Atlantik FK) prend la 4e place et Lucas Schroder (T-Mobile one) s’adjuge la 5e, à un peu plus de 3h30 du vainqueur. C’est dans cet ordre que ces quatre poursuivants se sont présentés hier soir lundi, après 22 heures à Madère, dans la Marina de Funchal. Pour la petite histoire, on notera qu’à 9h10 ce mardi matin, 18 des 43 Minis de série engagés étaient arrivés. Il y a déjà 8h d’écart entre le premier et le 10e. A noter encore que le Top Ten est bouclé par deux filles qui ont donc fait bien mieux que se défendre : Bénédicte Graulle (Barreau de Paris) et Véronique Loisel (De l’espace pour la mer).

Classement bateaux de série :

1. Le Diraison Stéphane (Cultisol – Institut Curie) arrivé le 24 à 20:56:08 en 6 jours 10h18’08”
2. Quelen Jean-François (Galanz) en 6 j 12h54’13”
3. Barnaud Vincent (Masoco Bay) en 6 j 12 h5927”
4. Krizek David (Atlantik ft )
5. Schroder Lucas (T-Mobile one)
6. Piveteau Hervé Jules (Imprimerie Cartoffset )
7. Castelnerac Bertrand (As de Coeur)
8. Bonnier Thomas (Architecture(s) Elementaire(s))
9. Graulle Bénédicte (Barreau de Paris)
10.Loisel Véronique (De l’espace pour la mer) en 6 j 18 h 24 mn 46 s

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Les réactions des leaders à Madère

Isabelle Joschke
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Isabelle Joschke (Degrémont – Synergie) 1ere à Funchal- : "J’étais très énervée depuis le début de l’après midi quand j’ai commencé à sérieusement ralentir ; c’est le scénario classique où on peut tout perdre à l’arrivée en se présentant de nuit en pleine pétole, et que les adversaires reviennent de l’arrière avec du vent. C’est un moment génial car j’ai pris un plaisir fou. C’est vraiment pour des jours comme cela que l’on fait du Mini. Les conditions ont été constamment somptueuses et idéales pour mon bateau, avec du portant et de la brise. J’ai été dès le premier jour en panne de VHF et je ne recevais pas les classements de la direction de course. Je me suis sentie un peu seule au monde, surtout quand j’ai doublé le cap Finisterre sans voir personne. Je n’ai commencé à recevoir les bulletins météos et les positions qu’il y a deux jours. Quand j’ai entendu que j’étais en tête, cela a été très fort… Il y a eu des moments très chauds mais surtout des conditions où l’on doit vraiment s’appliquer et rester très concentrée sur la marche du bateau, car c’est là que l’on fait la différence en vitesse. Il y a eu deux jours durant lesquels j’ai beaucoup barré. Mais tout cela n’est jamais qu’une étape. Il reste un Atlantique à traverser. La vraie Transat commence à Madère!"

Samuel Manuard, (Sitting Bull, 2e) : "C’est la première fois que je navigue dans de telles conditions de brise avec "Sitting Bull" . J’ai copieusement sollicité le bateau. Qu’est ce que j’ai tiré dessus ! Je me suis retrouvé seul au sortir du Golfe et j’ai cravaché tellement j’avais peur de me faire lâcher. Mais en fait, j’avais poussé un peu loin mon bord à l’ouest au niveau du cap Finisterre et Peter (Laureyssens) et Isabelle sont passés en dessous. Mais la descente le long du Portugal a été un pur moment de bonheur, avec maxi 30 nœuds de vent et sous deux ris et petit spi arrisé, le bateau marchait comme un avion. Mais, Isabelle n’a pas cessé de nous distancer, bravo. "

Yves Le Blevec (Actual) 3e : « Troisième, c’est bien ! J’ai été un petit trop prudent dans ma façon de naviguer. Je n’ai pas fait de bêtises, tous mes choix étaient réfléchis, simplement je n’ai pas pris de risques. J’ai choisi une option en début de course. Je me suis écarté de la flotte pour éviter de rester collé 12 heures dans une bulle sans vent. Au final, j’ai perdu beaucoup de temps par rapport à la tête de la flotte. Le vent est resté devant. Ensuite Samuel Manuard a appuyé sur l’accélérateur, je n’ai pas voulu jouer à ce jeu là. J’ai levé le pied. Je voulais avant tout préserver le bateau et éviter de casser. A l’arrivée, il y a seulement quelques bricoles à réparer. Pour éviter de ralentir, je n’ai pas beaucoup dormi. J’ai simplement fait attention à ne pas me mettre dans le rouge afin de garder l’esprit lucide. 5h de retard sur Isabelle c’est beaucoup. Mais nous avons tous les trois réussi à creuser l’écart par rapport aux autres concurrents. La deuxième étape est longue. Il peut se passer beaucoup de choses, rien n’est éliminatoire ! Pour le moment, je vais me reposer. Madère, c’est vraiment sympa… et la Transat est une super course ! »

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Duos de Figaros au départ le 20 avril

Transat AG2R 2006 départ Concarneau
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En 2006, la 8e édition de la Transat AG2R avait bousculé la tradition avec, pour la première fois, le changement du port de départ, la course "déménageant" de Lorient à Concarneau. « Ce changement, peu évident sur le papier, a très bien fonctionné et chacun a pu trouver naturellement ses marques tout de suite » se félicite Pierre Bojic, Directeur Général de Pen Duick. Le parcours ne changera donc pas. Et c’est vers Saint Barthélemy, qui sait si bien fêter les navigateurs, que la flotte des Figaro Bénéteau s’élancera, depuis Concarneau donc, le 20 avril prochain.

La dernière édition de la Transat AG2R qui reliait déjà Concarneau à Saint Barthélemy en 2006, a également permis de créer des liens solides entre les deux collectivités. Un bateau aux couleurs de Concarneau et de Saint Barthélemy prendra d’ailleurs le départ de la Transat AG2R. Avec à son bord, un marin de Concarneau et un marin de Saint Barthélemy. Les noms de ces deux skippers seront prochainement dévoilés.

19 jours et 22 heures à battre

En 2006, le plateau de la Transat AG2R était très relevé, avec la présence de tous les ténors du circuit Figaro comme Charles Caudrelier, Gildas Morvan, Nicolas Troussel, Gérald Véniard, Jeanne Grégoire mais aussi de grands noms venus de la course océanique, comme Le vainqueur du Rhum Lionel Lemonchois, qui termina 2e en compagnie de Dominic Vittet.

Reste que les grands vainqueurs à Saint Barth’  furent Kito de Pavant et lIalien Pietro D’Ali. Ensemble, les deux Méditerranéens avaient mis 19 jours 22 heures 24 minutes et 30 secondes à traverser l’Atlantique sur ce parcours de 3710 milles, soit, une moyenne de 7,76 nœuds. C’est le record à battre.

L’avis de course sera diffusé dès le 30 novembre prochain sur le Café de la Course au Large habillé aux couleurs de la Transat, à l’occasion du Salon Nautique de Paris.

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Spectacle royal en baie de Cannes

Regates Royales de Cannes 2007
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Le spectacle est partout dans la baie de Cannes. A ne plus savoir où tourner la tête pour profiter de chaque manœuvre, de chaque croisement. Mariquita, Cambria, Tuiga, Eleonora, Moonbeam, Marigold, Lulworth et près d’une centaine d’autres voiliers classiques rivalisent d’élégance sur l’eau, pour le plus grand bonheur des photographes, professionnels et amateurs. Tous ces voiliers ont entamé leurs Régates Royales de Cannes par un parcours côtier jusqu’au cap d’Antibes en contournant à l’aller et au retour les îles de Lérins.

Doublé chez les 12m JI

Le Championnat du Monde des 12m JI ne pouvait pas mieux démarrer avec deux manches disputées dans des conditions de rêve. L’équipage britannique de Roger Wright, sur Wright on White, a remporté les deux manches du jour dans la catégorie Grand Prix. Mauvaise journée en revanche pour James Spithill (Kookaburra II) et Paul Cayard (Kiwi Magic), respectivement 4e et 5e mardi soir sur six concurrents. Bill Koch, propriétaire de Kiwi Magic reconnaît que son équipage n’a pas pris un bon départ : « les parcours sont courts, il ne faut pas commettre la moindre erreur. Mais c’est amusant de naviguer avec Paul Cayard plutôt que contre lui » rigole-t-il en référence à l’America’s Cup 92 qu’il a remportée face à Cayard. William Borel (Challenge Twelve) mène la danse chez les Modernes et Wilfried Beeck (Trivia) chez les Classiques.

L’Ukraine à la fête

Chez les Dragon, troisième de la première manche hier lundi, septième et premier des deux manches du jour, mardi, l’équipage Yevgen Braslavets (Bunker Queen) s’empare du classement provisoire. Le vent de sud-est était légèrement plus soutenu que la veille, entre 6 et 8 nœuds.

Au programme :

Mercredi 26 septembre : régates prévues pour toutes les classes, Dragon, 12m JI et classiques, en fonction de la météo.

Météo

Comme prévu, le mistral arrive et devrait souffler entre 15 et 20 nœuds de nord-nord-ouest avec une bascule possible dans l’après-midi au sud-est en baie de Cannes. Risques de rafales à plus de 30 nœuds et d’orages.

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Classement portugais

Ronan Deshayes PCO arrivée Funchal
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Toute la hargne d’un Samuel Manuard (Sitting Bull) ou d’un Yves Le Blévec (Actual) n’aura pu venir à bout du talent et de la maîtrise affichée par la jeune femme tout au long des 1 100 milles de course avalés en 5 jours, 15 heures, 33 minutes et 30 secondes à la vitesse moyenne de 8,11 nœuds. Samuel Manuard fait un second tout en émerveillement des qualités du bateau par ses soins dessinés et Yves le Blévec monte sur la troisième marche du podium avec la certitude masquée qu’en finissant en boulet de canon cette étape, il a préservé l’essentiel dans la perspective de la longue traversée vers Bahia.

Ronan, Adrien, Fabien, Andraz et les autres
Avec le chaud, très chaud soleil de l’après-midi, c’est une meute de navigateurs enragés qui déferle sur Funchal. Ronan Deshayes (PCO Technologies), longtemps dans le sillage d’un Adrien Hardy (Brossard), signe une des remontées les plus spectaculaires de la course et amarre son en 4ème place dans la marina de Funchal. Le jeune (24 ans) Adrien, malgré sa hargne et son obstination n’a pu contrôler de droite ou de gauche les menaces conjuguées d’un Andraz Mihelin (Adria Mobil) revenu du diable vauvert après son accrochage au large de Fort Boyard, et d’un Fabien Després (Soitec) lui aussi auteur d’un final d’anthologie. Il préserve une cinquième place devant Fabien et Andraz. A peine ces concurrents amarrés et ce sont Matthieu Cassanas (Ville de Balaruc les Bains) et Olivier Cusin (Energies autour du monde) qui s’annoncent sur la VHF, tous émérites membres du Top 10 de cette première étape où manque cependant à l’appel l’Espagnol Alex Pella (Generalitat Valenciana) ou le belge Peter Laureyssens (Ecover), tous deux considérés comme grands et légitimes favoris.

Un régime de vent soutenu
C’est un régime de vent soutenu de secteur majoritairement nord-est qui concerne à présent l’ensemble d’une flotte pourtant très étalée de la latitude de Vigo à Madère, soit près de 600 milles. Les voiliers accélèrent au portant sur une mer allant grossissante avec des creux annoncés à plus de 2 mètres. Les arrivées vont se précipiter et la ligne d’arrivée va ces prochaines heures connaître un sérieux embouteillage, avec une grosse vingtaine de solitaires susceptibles de rallier Funchal d’ici ce soir minuit.

Les temps de course des arrivées depuis cette fin de nuit (à noter que tous sont au-dessus de 7 noeuds de moyenne) :
1. Isabelle Joschke (Degrémont-Synergie) : 05 jours, 15 heures, 33 minutes et 30 secondes
2. Samuel Manuard (Sitting Bull) : 5 jours, 19 heures, 57 minutes 25 secondes
3. Yves le Blevéc (Actual) : 5 jours et 21 heures, 16 minutes et 34 secondes de course
4. Ronan Deshayes (PCO Technologies) : 6 jours et 01 heures, 31 minutes et 04 secondes de course
5. Adrien Hardy (Brossard) : 6 jours, 2 heures, 36 minutes et 25 sec.
6. Fabien Desprées (Soitec) : 6 jours, 2 heures 40 minutes et 35 sec.
7. Andraz Mihelin (Adria Mobil) : 6 jours, 2 heures 57 minutes et 29 sec.
8. Matthieu Cassanas (Ville de Balaruc les bains) : 6 jours, 3 heures, 18 mn et 42 sec
9. Olivier Cusin (Energies autour du monde) : 6 jours, 3 heures, 41 mn et 52 sec.
10. Sébastien Gladu (Clichy sous Bois) : 6 jours, 3 heures, 46 mn 02 sec…

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Naissance du maxi trimaran Banque Populaire

Assemblage coque centrale maxi trimaran banque populaire
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Précision et rigidité
Une opération aussi cruciale ne se réalise pas d’un coup de baguette magique. Elle aura, en fait, nécessité trois jours de préparation et les efforts conjugués de quelques dizaines d’ouvriers et de techniciens du chantier JMV Industrie.
C’est qu’il faut faire preuve de minutie pour juxtaposer profil contre profil deux formes de carbone de quarante mètres de long pesant chacune 1500 kilos. Il aura fallu positionner puis coller et stratifier sur l’une d’elles les membrures en sandwich de carbone et nid d’abeille qui constitueront les cloisons et le plancher de l’embarcation. Elles formeront son squelette et assureront la rigidité de l’ensemble.

Vérification finale
Vêtus de combinaisons de papier, le nez protégé par des masques à cartouche, une armée de techniciens s’emploie à peaufiner cette armature de matériaux synthétiques. Ceux là meulent les « soudures » de carbone qui lient coque et cloisons et s’assurent au moyen d’un théodolite* de la parfaite rectitude du profil inférieur de la coquille. D’autres, détachent au cutter, les bandes de peau de carbone qui nuiraient au bon collage supérieur des cloisons. Celui-ci, enfin, armé d’un appareil de mesure à ultra sons vérifie, centimètre par centimètre, l’uniformité du collage de la coquille.

Un ajustage millimétrique
Suspendue par six palans au-dessus de cette fourmilière, la demi-coquille tribord est prête à prendre place. Opération délicate, millimétrique qui s’effectuera en plusieurs temps. Il faudra d’abord la descendre « à toucher » pour vérifier la justesse du positionnement des séparations internes, la relever pour remplir de pâte adhésive les cornières d’ajustage du nez bientôt inaccessible et enduire d’un épais cordon de colle le chant de la coque couchée. Enfin, doucement, délicatement, la mettre définitivement en place de façon que le flanc tribord du multicoque s’ajuste à son jumeau. Et soudain se concrétise la forme définitive du futur navire.
Car ce qui n’est encore qu’une longue silhouette noire posée sur le flanc sera, dans quelques mois, un multi prêt à pulvériser les records. Une machine de précision, de sa conception et sa construction jusqu’à ses futurs exploits, rêvée, pensée par Pascal Bidégorry, Ronan Lucas, Directeur Technique et les membres du Bureau d’études du Team Banque Populaire.

Une naissance à suivre…

* Théodolite : appareil de visée angulaire utilisé par les gens qui tracent des routes.

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Un dragon tricolore

Régates Royales Cannes
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Conditions estivales
L’automne n’est pas encore arrivé à Cannes – peut-être une question de jours ! En attendant l’arrivée d’une dépression sur le golfe de Gênes et donc de mistral en milieu de semaine, les milliers de marins réunis aux Régates Royales de Cannes ont encore profité de conditions légères sous un soleil de plomb pour peaufiner leurs derniers réglages. Mardi est le premier vrai jour de régates pour une majorité d’entre eux. Seuls les Dragon sont déjà entré dans la danse avec leur première manche courue lundi par 4 à 7 nœuds de vent. Le Championnat du Monde des 12m JI débute demain mardi, ainsi que les premières régates des voiliers classiques. Que le spectacle commence !

Victoire française chez les Dragon
Seulement 37 Dragon sur 76 au départ ont réussi à franchir la ligne d’arrivée en temps voulu. Cinq autres, disqualifiés sous Pavillon Noir hier, ont regardé leurs concurrents se bagarrer dans les petits airs de Golfe Juan. Au final, c’est l’équipage breton d’Ar Gwellan (FRA 360), mené par Anne Chapalain, qui s’est imposé devant BB King (DEN 381) et Bunker Queen (UKR 88). « On est content d’être venu, a déclaré tout sourire Anne Chapalain en recevant une bouteille de champagne des mains du Président du Yacht Club de Cannes, Jean-Claude Montesinos. Je ne régate pas habituellement sur ce bateau, mais le skipper ne pouvant venir, il nous l’a gentiment laissé. Nous sommes venus à Cannes pour nous faire plaisir, et on gagne, ça fait bizarre ! C’était compliqué car le vent était très instable, mais on a une bonne vitesse car nous sommes légers. » Anne Chapalain régate avec son mari Gwenn et Delphine Largenton. Dix-sept équipages français sont engagés chez les Dragon, dont Thouban, barré par le Président de la Fédération Française de Voile, Jean-Pierre Champion.

Spithill 1 – Cayard 1
L’Australien James Spithill, à la barre du 12m JI Kookaburra II, a pris sa revanche sur Paul Cayard (Kiwi Magic) en remportant la deuxième manche dans la catégorie Grand Prix des 12m JI. William Borel, sur Challenge Twelve, s’est imposé chez les Modernes et Patrick Howaldt, sur Vanity V, chez les Classiques. Demain, les choses sérieuses commencent pour les dix-neuf 12m JI avec les premières manches du Championnat du Monde. Chez les 8m JI, c’est Jacques Flori, du Yacht-Club de Cannes, qui s’est imposé sur France.

Au programme :

Mardi 25 septembre :
Début du Championnat du Monde des 12m JI, entrée en lice des voiliers classiques et 2e manche des Dragon.

Météo :
Après deux journées marquées par un grand soleil et un vent erratique, mardi la baie de Cannes devrait à nouveau s’animer avec l’arrivée d’un vent d’ouest à sud-ouest soutenu (jusqu’à 20 nœuds).

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Isabelle Joschke, première à Madère

Isabelle Joschke
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Comme attendu, Isabelle est restée de longues heures engluée sous le vent de l’île de Madère et aura mis de longs moments à parcourir les derniers milles dans un vent quasi-absent. Elle devrait être suivie dans plusieurs heures par Samuel Manuard (Sitting Bull) et Yves le Blevec (Actual), toujours en course et virtuels 2e et 3e au dernier positionnement.

Isabelle aura mis 05 jours, 15 heures, 33 minutes et 30 secondes pour parcourir les 1100 milles (2 037 Kms) de cette première étape reliant Fort Boyard (Charente-Maritime/France) à Funchal (Madère/Portugal) à la vitesse moyenne de 8,11 nœuds.

Son nouveau plan Finot-Conq, Degrémont-Synergie, s’était, dès le lendemain du départ porté en tête, pour ne plus quitter le commandement et augmenter régulièrement son avance sur les ténors de la classe. Son dauphin, Samuel Manuard (Sitting Bull) était hier soir à plus de 40 milles, et Yves Le Blévec (Actual) à plus de 60. Cette victoire à Madère vient couronner l’excellente saison de la « Wunder Maedchen » de la voile, 5 fois classée sur les 5 épreuves disputées en 2007. La route est, bien entendu, encore longue jusqu’à Bahia (3 100 milles), mais Isabelle vient certainement, au delà de sa (probable) victoire comptable, d’envoyer un sérieux message à l’ensemble des concurrents…

Une trajectoire limpide…
C’est une copie quasiment parfaite qu’Isabelle a délivré à Funchal. Un exercice magistralement exécuté depuis les toutes premières heures de course qui l’ont vu porter en tête son tout nouveau tout beau proto et enchaîner ensuite sans coup férir les délicates phases de transition au cœur d’un golfe de Gascogne perturbé par le passage du front responsable du report de la course, pour entrer de plain pied dans un régime de Nord/Nord-Est qui ne cessera de se renforcer pour atteindre mercredi les 25-30 nœuds. Isabelle est allée vite, c’est une évidence, mais elle a surtout navigué juste, gagnant imperceptiblement des milles à la faveur d’empannages judicieusement déclenchés pour progresser au plus près de la marque sans parcourir de milles inutiles. Son avance atteignait ce matin un maximum de 44 milles sur Samuel Manuard, pourtant reconnu pour ses qualités de finisseur. Le vent n’aura cessé de se renforcer devant l’étrave de la jeune femme, se renfermant impitoyablement sur les attardés au nord du cap Finisterre. L’écart entre Degrémont-Synergie et le dernier concurrent Jacques Valente (Télékurs Twing) a dépassé les 600 milles. Et que dire des 100 milles qui séparaient ce matin Isabelle d’aussi redoutables coureurs qu’Adrien Hardy (Brossard), Alex Pella (Generalitat Valenciana) ou Peter Laureyssens (Ecover) ? On l’a souligné, le succès d’Isabelle est spectaculaire et en dit long sur les qualités de la jeune femme et sur les performances de son plan Finot-Conq. La course, ainsi que le rappelait Denis Hugues, Directeur de Course, n’en est qu’à son premier quart et la traversée de l’Atlantique au programme à partir du 6 octobre, s’annonce corsée, avec les « passages à niveau » de l’archipel des Canaries, du Cap-Vert et le franchissement du Pot au Noir…

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Isabelle Joschke résiste à la pression de Manuard et Le Blévec

Sam Manuard Sitting Bull Transat 2007
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Derrière ces trois leaders, c’est un peu la débandade et nombre de favoris peinent à suivre le rythme imposé ; si Adrien Hardy (Brossard) a de nouveau grappillé quelques places pour se hisser en 4ème position, son déficit se porte à plus de 71 milles. Et que dire d’un Alex Pella (Generalitat Valenciana), jamais aussi mal classé en trois participations (7ème à 85 milles) ou d’un Peter Laureyssens (Ecover) mal payé de son décalage à l’ouest? Les performances sont plutôt à rechercher du côté d’un Olivier Cusin (Energies autour du monde), bizut de la course et qui évolue avec bonheur au sein d’un paquet "d’anciens", Matthieu Cassanas (Ville de Balaruc les Bains) ou Ronan Deshayes (PCO Technologies). ou du surprenant Stéphane Le Diraison (Cultisol-Institut Curie) auteur hier d’une somptueuse journée avec 232 milles parcourus à bord de son Pogo de série! Le Slovène Andraz Mihelin (Adria Mobil) a effectué somme toute une belle descente au plus près des côtes portugaises. En se recalant tranquillement sur la route directe, il enregistre un gain substantiel de places et pointe désormais en 11ème position. La flotte apparait plus étirée que jamais. 441 milles séparent Isabelle Joschke de l’italien Andrea Pendibene (Perle de sueur) "empétolé" devant La Corogne. Joschke pourrait se présenter dès demain dimanche après-midi devant l’archipel de Madère. Le vent tombe à l’approche des îles, surtout la nuit. Si elle parvient jusqu’à la ligne d’arrivée avant que le vent ne déserte le plan d’eau, elle pourrait bénéficier d’écarts importants en temps dans la perspective du classement final à Bahia.

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Paul Cayard s’impose facilement …

Régates Royales Cannes
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Cayard facile
Le célèbre barreur franco-américain, Paul Cayard, s’est facilement imposé à la barre du 12m JI Kiwi Magic – KZ7, très à l’aise dans le petit temps. Malgré le manque de vent, la baie de Cannes reste somptueuse à naviguer entre Croisette, îles de Lérins et massif de l’Estérel. Dans un vent de sud évanescent, toutes les options ont été tentées, d’un bout à l’autre de la baie. Mais c’est du côté de l’île de Sainte-Marguerite qu’il fallait venir chercher les rares risées et surtout les nombreuses variations du vent. A ce petit jeu, Cayard et son équipage comptait plus de cinq minutes d’avance sur le deuxième, Hissar – KZ5 dès le passage de la première marque. Ces deux premières journées de régates, sous l’égide de la Société Nautique de Genève, ne comptent pas pour le Championnat du Monde des 12m JI qui débute mardi.
 
Ambiance Coupe de l’America
Il règne une vraie ambiance de Coupe de l’America autour des 12m JI qui, rappelons-le, ont participé à la Coupe de 1958 à 1987. Outre Paul Cayard, on pouvait apercevoir Bill Koch, propriétaire de KZ7 et vainqueur de la Coupe de l’America 1992, l’Australien James Spithill, barreur de Luna Rossa Challenge à Valence et de Kookaburra II ici à Cannes, ou encore de nombreux équipiers de la Coupe, dont les Français Jean-Marie Dauris, Bernard Labro, Fred Lemaîstre et bien d’autres. Les 12m JI sont divisés en trois groupes : les Traditions (8 inscrits) construits avant 1967, les Modernes (4 inscrits) de 67 à 83 et les Grand Prix (7 inscrits) de 83 à 87.
 
Trois départs et puis s’en vont
Avec 84 concurrents sur la ligne, les départs des Dragon sont souvent spectaculaires. Dimanche après-midi, deux rappels généraux ont été nécessaires avant qu’un troisième départ soit lancé sous pavillon noir. Malheureusement, le comité de course a rapidement été obligé d’annuler la manche faute de vent sur le plan d’eau. Ce n’est que partie remise pour lundi.
 
Derniers préparatifs et dernières arrivées pour les classiques
Jour après jour, de nouveaux voiliers classiques viennent s’amarrer dans le port de Cannes. Une petite centaine est attendue d’ici mardi, jour de leur entrée en lice. Les régates de ralliement se suivent pour rejoindre la Croisette. Dernière en date, celle en provenance de Porto Rotondo. Les curieux peuvent déjà observer à quai les magnifiques Cotton Blossom II de Dennis Conner, Tuiga, Shamrock V, Lulworth, ou encore l’une des répliques de la fameuse Goélette America victorieuse en 1851 de la Coupe qui porte désormais son nom.

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