Encore 276 milles à parcourir pour Jacques Valente sur Telekurs Twing qui croise à la hauteur du détroit de Gibraltar. Et si Jacques navigue pour le moment dans un flux de Nord/Nord-Ouest, il faut savoir la situation métérologique est en train de se dégrader à l’approche d’une perturbation sur l’Atlantique qui avance bon train. Et le vent portant va tranquillement basculé du Nord-Ouest à l’Ouest en faiblissant dans un premier temps pour mieux reprendre du coffre ensuite. A 7 noeuds de vitesse moyenne, le Suisse a encore une bonne quarantaine d’heures de mer avant de croiser l’entrée du port de Funchal.
C’est Bertrand de Pontual sur son Colibri qui devrait entrer le prochain dans Funchal. Bertrand est dans la dernière ligne droite et ne pointait à dix heures qu’à 11 milles de cette première "délivrance". Ce sera ensuite le tour de Frédéric Donot sur Surfrider Foundation Europe puis Jacques-Arnaud Seyrig sur A chacun son cap. L’italien Andrea Pentibene sur Perle de Sueur-Wanted sponsor est à 163 milles de Funchal.
Avec dix-sept nouveaux prototypes construits ces derniers mois en vue du Vendée Globe 2008, la classe Imoca est en pleine effervescence. Mais ces skippers, ainsi que ceux qui conservent leur 60 pieds Open pour le prochain tour du monde en solitaire et sans escale, doivent d’abord se qualifier. Or le règlement impose à tous les nouveaux venus d’avoir participé à une course de plus de 2 700 milles et à tous les prétendants d’avoir effectué un parcours de qualification à bord de leur bateau en solitaire. Quoi de mieux donc que de s’élancer à peine un an avant le coup de canon de novembre 2008, pour une transatlantique solo au retour du Brésil ?
Mise en jambes Pour enchaîner après la transat en double Jacques Vabre où les monocoques de 60 pieds devraient rallier le port de Salvador de Bahia entre le 16 et le 20 novembre, Mer & Projets, société installée à Port la Forêt et dirigée par Gaëtan Gouérou, a été retenue par la classe Imoca afin d’organiser une transat retour en solitaire. Logiquement, le point de départ est le Brésil pour une arrivée au port de La Forêt-Fouesnant après un peu plus de deux semaines de mer.
La particularité de ce tracé entre les deux hémisphères reste le franchissement de l’équateur et la traversée du Pot au Noir, cette zone intertropicale caractérisée par ses vents faibles et erratiques alternant avec des grains violents et brusques. Les quelques 4 100 milles à parcourir en route directe seront en fait plus longs car les skippers auront à contourner l’anticyclone des Açores par le Nord dans le but d’attraper le flux d’Ouest qui souffle habituellement à cette période de l’année entre Amérique et Europe. Tout au long de ce parcours difficile, Philippe Facque, directeur de course et marin expérimenté, sera à l’écoute des solitaires qui devront passer du printemps tropical à l’hiver septentrional, poussés par les dépressions atlantiques, parfois fougueuses en décembre… Un condensé de conditions météorologiques musclées et fraîches qui ressembleront à s’y méprendre à celles que ces mêmes marins devront affronter un an plus tard lors de leur tour du monde.
Là est tout l’intérêt de cette Transat B to B qui n’a pas manqué de convaincre les marins à s’aligner au départ: quatorze d’entre eux ont d’ors et déjà marqué leur volonté d’en découdre, pour se qualifier bien sûr, mais aussi pour prendre la mesure de leur machine, non plus en double, en équipage ou entraînements, mais dans la même configuration que le Vendée Globe. Mise en jambes, mise en train, mise au point, cette épreuve sera aussi l’occasion de valider les choix techniques, de fiabiliser le monocoque, de définir les axes du chantier hivernal à suivre, de jauger le potentiel du tandem skipper-bateau face à une concurrence extrêmement relevée puisque vont s’affronter huit nouveaux prototypes et six monocoques déjà affûtés, représentants sept concepts architecturaux distincts.
Avec un départ programmé le 25 novembre (possibilité de reculer le coup d’envoi jusqu’au 30 novembre selon l’arrivée des bateaux à Bahia), La Transat B to B se déroulera donc en plein Salon Nautique de Paris (1-10 décembre), une opportunité pour suivre la course sur le stand Bretagne-Finistère avec les vacations quotidiennes en direct avec les solitaires. Au rythme où ces monocoques de 60 pieds naviguent, ils devraient approcher de l’archipel des Açores au moment où le Salon Nautique fermera ses portes pour atteindre la Bretagne et La Forêt-Fouesnant, terme de cette traversée, autour du 15 décembre.
Un port en eaux profondes Avec 4,50 mètres de tirant d’eau, les monocoques Imoca ne peuvent pas s’amarrer dans tous les ports alors que les chantiers et les bases techniques fleurissent en Bretagne Sud. Inauguré en 1972, la marina de La Forêt-Fouesnant, située au fond de la baie de Concarneau, a entamé des travaux importants pour accueillir ces prototypes dans le port d’attache de nombreux skippers : Michel Desjoyeaux, Jean Le Cam, Vincent Riou, Armel Le Cléac’h… La Transat B to B sera ainsi l’occasion d’inaugurer cette nouvelle zone technique dotée d’un port en eaux profondes, spécialement dédié aux grosses unités avec une dizaine de places au ponton. Cette extension de la marina a été impulsée par le Conseil Général du Finistère et la Région Bretagne, premiers partenaires de cette nouvelle épreuve. Attendus à partir de la mi-décembre, les solitaires pourront donc bénéficier d’un accueil chaleureux et convivial au sein d’une structure particulièrement orientée vers la plaisance et la compétition avec chantiers, shipchandlers, accastilleurs, gréeurs, voileries… et le Pôle France de Finistère Course au Large.
Inscriptions confirmées (14 partants) *Akena Vérandas : Arnaud Boissières (Groupe Finot 1998) *Artemis : Jonny Malbon (Owen Clarke 2003) *Aviva : Dee Caffari (Groupe Finot 1998) *Brit Air : Armel Le Cléac’h (Groupe Finot 2007) *Cervin enR : Yannick Bestaven (Groupe Finot 1996) *Cheminées Poujoulat : Bernard Stamm (Farr 2003) *Ecover : Mike Golding (Owen Clarke 2007) *Foncia : Michel Desjoyeaux (Farr 2007) *Generali : Yann Eliès (Groupe Finot 2007) *Great America III : Rich Wilson (Nivelt 1999) *Groupe Bel : Kito de Pavant (VPLP-Verdier 2007) *Pindar : NC (Kouyoumdjian 2007) *Spirit of Canada : Derek Hatfield (Owen Clarke 2006) *Roxy : Samantha Davies (Groupe Finot 2000) *Safran : Marc Guillemot (VPLP-Verdier 2007)
Les Figaristes ont rendez-vous avec la finale du championnat de France de course au large qui se déroulera entre Saint Gilles Croix de Vie et Perros Guirec du 1er au 14 octobre. Cette épreuve initialement baptisée la Route du Ponant, livrera le nom du Champion de France de Course au Large en Solitaire 2007.
Pour Damien Cloarec, qui skippera E.Leclerc – Bouygues Telecom, c’est un cadeau inespéré. «C’est super, génial, formidable… » Les mots ne lui manquent pas pour évoquer sa gratitude à l’égard de son ‘patron’. «En fait, nous n’avons pas un rapport de hiérarchie, nous collaborons pour optimiser le projet et, comme il doit être plutôt content du boulot que j’ai fait sur la Solitaire, il me fait ce cadeau d’anniversaire avant l’heure (Damien fêtera ses 24 ans début novembre). Avec Corentin, j’apprends plein de choses, c’est parfait. En ce moment, je m’entraîne à fond, je vais tâcher de faire ça au mieux, sachant qu’évidemment, j’éviterai de trop raser les cailloux… ».
Au-delà de la ‘prime’ accordée à son second, le skipper en titre de E.Leclerc – Bouygues Telecom y voit aussi un encouragement. « Tout d’abord, Damien n’est pas le premier venu. Il est champion de France espoir habitable, ce qui n’est pas anodin. Enfin, je me souviens, quand j’étais, comme lui, préparateur, j’aurais bien aimé qu’on fasse la même chose pour moi. C’est assez simple finalement. Non ? » Si. Mais pas si évident que cela semble-t-il. «Je n’ai que de bonnes raisons de lui prêter mon bateau. L’encourager, le remercier et lui donner l’opportunité de progresser. Au-delà de cet altruisme, j’y vois aussi un certain bénéfice pour notre collaboration. Nous allons continuer de travailler ensemble et c’est important qu’il navigue, c’est une bonne école. De toute façon, Damien n’a pas l’intention de rester préparateur toute sa vie, il veut naviguer et je suis content de pouvoir l’aider à atteindre son objectif ».
Une bonne école, un beau geste, la complicité et l’efficacité en prime, du Douguet tout craché ! Un bienveillant skipper qui n’omet jamais d’écrire le nom de son préparateur, juste en dessous du sien, sur le roof de son Figaro Bénéteau.
Une journée en enfer Les Cannois n’avaient quasiment jamais vu ça ! Des éclairs, de la grêle, un ciel d’encre. La baie de Cannes a pris des allures de pot-au-noir jeudi après-midi. Sur les trois zones de course (Dragon, 12m JI et Classiques), les régates étaient lancées lorsque les premiers grains sont arrivés. Rapidement, le vent est monté sous une pluie de plus en plus intense, tournant à la grêle. Un éclair est tombé sur Mariquita sans créer de dommage apparent. Trois personnes du bord, choquées, ont débarqué et deux d’entre elles sont allées à l’hôpital par précaution. Pris de court, les équipages des voiliers classiques ont tout juste eu le temps d’affaler les voiles. Ce ne fut pas le cas du 8m JI France qui a démâté et heurté un autre voilier. Les avaries sur France, Nagaina et Adria sont multiples, mais sans conséquences. « Le phénomène était bien plus costaud que quatre prévisions météo différentes ne nous l’avaient prédit ce matin » constatait Denis Horeau, le Commissaire Nautique.
Deux Dragon coulés Le pire a été évité chez les Dragon lorsque deux d’entre eux, GBR 683 et NOR 282, ont coulé pendant la régate. Jean-Sébastien Ponce, équipier du Dragon norvégien a coulé avec le bateau, tiré par une écoute de génois prise autour de son pied. « Mon gilet me tirait vers le haut et le bateau vers le bas. La tension était rapidement forte autour de mon pied, mais j’ai réussi à défaire les tours. La remontée à la surface m’a paru très longue ! » Une dizaine de Dragon ont eu des problèmes de mât, dont plusieurs démâtages. 12m JI : Kookaburra II s’impose James Spithill (Kookaburra II) a remporté chez les Grand Prix la seule manche disputée aujourd’hui. En terminant troisième, Roger Wright (Wright On White) conserve la tête au classement général provisoire. Dans la catégorie des Modernes, Courageous a fait coup double en remportant la manche du jour et en prenant la tête du général, avec seulement un point d’avance sur Challenge 12 et Freedom. Au programme : Vendredi 28 septembre : régates prévues pour toutes les classes, 12m JI, classiques et Dragon. Dernier jour de courses pour les Dragon.
Météo La dépression s’évacue vers les Alpes mais le vent devrait encore souffler fort vendredi avec 20 nœuds de nord-ouest à sud-ouest et des rafales à 35 nœuds possibles.
Karver gagne en IRC En terminant 2e de l’Atlantique – Le Télégramme à Lorient, Sealogis Pen Ru VI remporte le Trophée Atlantique UNCL 2007 en IRC3. Karver est partenaire du Sun Fast 36 depuis le début de la saison, en fournissant toutes les poulies du bateau. Celles-ci ont naviguées 1500 miles en course, et ont fait preuve d’une efficacité remarquable. Jean-Philippe Connan, membre de l’équipe Karver est N°1 sur Pen Ru. La saison s’achève avec une couronne logiquement gagnée, résultat d’un palmarès d’une régularité exemplaire. Spi Ouest France : 2e, Obelix Trophy: 8e, Le Crouesty/La Rochelle: 1er, SIV La Rochelle: 2e, Grand Prix du Crouesty: 7e, La Trinité/Lorient: 3e, Atlantique – Le Télégramme: 2e. Félicitations supplémentaires pour la victoire au National IRC lors de la Deauville International Week et de la 2e place obtenue à la Course Croisière Edhec. Belle victoire pour Karver pour un premier bateau IRC totalement équipé. Les résultats de Pen Ru et des poulies expliquent certainement l’intêret croissant des chantiers pour équiper leur séries "Race" de poulies K-Block.
TP 52: Medcup 2007 Toujours plus de team équipés, toujours plus exigeants. Karver était à Hyères pour la dernière manche du circuit Medcup TP52. A partir des entretiens avec les boat captains et skippers, le bureau d’étude Karver est en ébullition, nouvelles poulies, nouveaux emmagasineurs et produits customs uniques sont au programme de la saison 2008. 10 des 15 TP52 présents à Hyères utilisent des produits Karver. Un partenariat de développement spécial est en place depuis 2 ans avec Mean Machine.
Mini 6.50: Transat 6.50 L’équipe Karver était présente sur le village 6.50, à La Rochelle, pour soutenir ses partenaires privilégiés. Les ministes sont parmis les plus grands utilisateurs d’emmagasineurs Karver (KF1 pour gennaker) et de poulies K-Block. Pour le lancement de la KB6 rose, un apéritif "filles en mini" a été organisé sur le stand Karver.
Class40 Karver:premiers bords pour Tanguy de Lamotte Le Simon Rogers de Tanguy de Lamotte est à l’eau depuis juillet. Les premières navigations sont prometteuses puisque lors des 1000 miles Brittany Ferries, le Class40 de Tanguy a montré un potentiel de vitesse supérieur à tous ses concurrents. Le bateau est totalement équipé Karver, il sera au départ de la Transat Jacques Vabre.
Records: Sodeb’o fin prêt Thomas Coville vient de terminer son demi tour du monde en provenance de l’Australie. Le navigateur se prépare au record du tour du monde en solitaire. Il devrait partir cet automne. Le maxi trimaran est équipé d’emmagasineurs Karver, dont un KF35 capable de travailler sous une charge de 35 T.
Manilles textiles Pour faciliter leur montage et démontage, les poulies KB sont maintenant disponibles sur demande avec des manilles textiles. Bien plus légères (à résistance égale) que les manilles en inox, elles sont aussi plus faciles à ouvrir et ne raguent pas sur le pont. Les manilles textiles Karver sont disponibles pour les KB6, KB8, KB10,KB12, KB8C, KB10C et KB12C.
Derniers projets Le plus gros du temps de travail du bureau d’étude est dédié aux projets course et à leurs besoins spécifiques. Parmi les derniers projets importants terminés ou en cours, à fort caractère innovant, on peut citer : – Les derniers 60’Open: têtière de chariot de grand’voile – TP52 : pièces customs spécifiques (organiseurs, réas à friction) – Maxi Yachts : KF-Hook custom, charge de travail de 40 T pour ICAP-Leopard 3 – Divers : KF2 & KF5 structurels, pour remplacer l’enrouleur standard.
Une citation (Alex Thomson – Hugo Boss – 60’Open) : "Le matériel Karver est Thomsonproof".
Karver de série pour proposer une version "Race" des bateaux de course-croisière De plus en plus présentes en IRC, les poulies Karver KB sont maintenant demandées en première monte pour une optimisation maximale. Ainsi, un JPK 110 et un Sun Fast 3200 seront équipés de poulies Karver dès la sortie du chantier, à la demande de leurs futurs propriétaires. Les deux bateaux sortiront des chantiers en janvier. Karver continue les négociations avec les chantiers pour offrir un pack "Race" systématiquement sur les séries "course-croisière". L’intérêt et les demandes croissants des propriétaires régatiers facilitent d’autant plus la mise en place de cette démarche.
"Le Dufour 44 Performance Icaro remporte la Copa Del Rey 2007 IMS 570. Après deux victoires consécutives sur le projet Quum, Luis MAS et son équipage remportent cette course sur un Dufour 44. L’équipement électronique nke sélectionné a permis d’atteindre la performance maximale du Dufour 44.
Isabelle Joschke, partenaire nke, remporte la première étape de la Transat 6,50 Isabelle, partie favorite de l’épreuve, a réalisé une véritable démonstration de ses capacités de tacticienne sur l’étape La Rochelle-Funchal. Sept des dix premiers arrivés sont équipés nke, et nous leur souhaitons une bonne traversée de l’Atlantique."
Attachés aux valeurs qui unissent les marins, les chantiers Jeanneau ont souhaité marquer, pour leur 50ème anniversaire , leur solidarité avec la SNSM en lui offrant 67 des photographies originales signées Philip et Guillaume Plisson, Gilles Martin Raget, Jean-Marie Liot ainsi que la fresque « 50 ans ».
Après un long périple lors de différents salons européens, ces remarquables tableaux de l’exposition « Marins dans l’âme depuis 50 ans » ainsi que la fresque réalisée par le peintre Franck Bouroullec ont été vendus aux enchères le samedi 22 septembre 2007 lors du salon du Grand Pavois à la Rochelle en présence du commissaire priseur Gilles Néret Minet et de Monsieur Lagane, Président de la SNSM.
Ces magnifiques photos sur toile retraçant l’histoire de la plaisance depuis un demi-siècle ont été mises en vente entre 250 et 7000 euros. Le produit de cette vente, soit 30650 euros, sera intégralement reversé à l’association nationale des sauveteurs en mer.
United Internet Team Germany, premier syndicat allemand de l´histoire lors de la 32e America´s Cup, a été officiellement accepté, le 30 août dernier, en tant que challenger pour la prochaine édition de la Coupe. Après une campagne 2007 décevante, quoique médiatiquement très suivie outre-Rhin, le challenge mené par Michael Scheeren a, pour sa deuxième tentative, revu ses ambitions à la hausse. Dès le début de l´été, le syndicat a recruté son nouveau skipper, l´ancien barreur du Desafío Espagñol, le Polonais Karol Jablonski. Le 19 septembre, les Allemands, qui avaient terminé 10e sur 11 de la dernière Louis Vuitton Cup, ont fait une série d´annonces qui renforcent considérablement le potentiel de leur équipe. Jochen Schuemann, deux fois vainqueur de la Cup aux côtés d´Alinghi, revient dans le giron national. Pour l´Allemagne, Schuemann, considéré comme un des meilleurs régatiers du monde, a remporté quatre médailles olympiques (dont trois d´or) avant de s´engager dans l´America´s Cup, d´abord avec Fast 2000, le syndicat suisse de Marc Pajot, puis aux côtés d´Ernesto Bertarelli. Pour UITG, il officiera en tant que directeur d´équipe. « Participer à la Coupe pour l´Allemagne, c´est pour moi comme un rêve qui se réalise. Le challenge repart, mais sur des bases très positives. Nous avons discuté avec des marins de renom pour former l´équipage et tout cela est de très bon augure » a-t-il déclaré lors d´une récente conférence de presse. Dans la foulée, United Internet Team Germany a dévoilé entres autre un nouveau partenariat avec Audi, mais aussi le rachat de SUI 91, qui n’est autre que le premier des deux ACC d´Alinghi pour la campagne 2007! Bref, la « petite » équipe de la 32e America´s Cup voit grand pour 2009! C.El
Orchestrée par l´association « La Route du Ponant », la Finale du Championnat de France de Course au Large en Solitaire se jouera en trois actes bien distincts ; le Grand Prix de Vendée à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, sous l´égide du Cercle Nautique de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, la Route du Ponant, grande course dotée d´un coefficient 2 et ralliant la Vendée à la Côte de Granit Rose et enfin, le Grand Prix de Perros Guirec, organisé par la Société des Régates de Perros Guirec. Le titre de Champion de France se disputera au meilleur de ces trois morceaux de choix qui alterneront parcours « banane » et course au large, récompensant ainsi le plus complet des solitaires.
Des gros bras pour un titre
Parmi les prétendants au titre et à la succession de Yann Eliès, Nicolas Troussel (Financo) fait figure de grand favori avec ses 25 points d´avance sur son dauphin, Thomas Rouxel. Mais le skipper de Défi Mousquetaires n´a eu de cesse de démontrer depuis le début de saison qu´il est de ceux avec lesquels il faut compter en signant une très belle deuxième place entre Belle Ile en Mer et Marie-Galante et une neuvième position sur la Solitaire Afflelou Le Figaro. Aux trousses de ces deux-là, de gros clients qui ne manqueront aucune occasion pour se faire remarquer à l´image de Gildas Mahé (Le Comptoir Immobilier), Franck Legal (Lenze), Eric Drouglazet (Luisina Design), Gildas Morvan (Cercle Vert), Ronan Treussart (Groupe Céléos) ou encore de Liz Wardley (Sojasun), seule femme dans ce Top Ten provisoire. Du côté des bizuths aussi la bagarre s´annonce serrée et passionnante, d´autant que certains d´entre eux ont d´ores et déjà démontré qu´ils avaient de quoi donner quelques cheveux blancs aux ténors de la série. Ainsi, le jeune Nicolas Lunven, brillant successeur de Charles Caudrelier à la barre de Bostik, récent vainqueur en sa compagnie du Tour de Bretagne à la Voile et vainqueur du classement de la première participation sur la Solitaire Afflelou Le Figaro, ou encore Vincent Biarnès (Côtes d´Armor), ont les armes pour briller entre Saint-Gilles-Croix-de-Vie et Perros Guirec.
Les préparateurs sautent le pas
Avant de connaître le verdict de cette finale du Championnat de France de Course au Large en Solitaire, les marins en découdront dix jours durant au large de la Vendée et de la Bretagne. Nombreux sont ceux qui ont d´ores et déjà fait part de leur venue sur une épreuve qui bénéficie depuis toujours d´un fort capital sympathie chez les figaristes qui y trouvent toujours avec plaisir l´accueil incomparable des équipes de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et de Perros Guirec. Rappelons également que ce rendez-vous du circuit Figaro Bénéteau est le seul à accorder la gratuité de l´inscription aux engagés et permet ainsi à de nombreux jeunes solitaires de venir y faire leurs premières armes. Cette édition 2007 ne dérogera pas à la tradition et verra trois préparateurs, fidèles du circuit, s´aligner au départ, à bord des bateaux qu´ils couvent avec professionnalisme et minutie tout au long de la saison : Corentin Chenais sur Scutum, Damien Cloarec sur E.Leclerc Bouygues Telecom et Hugo de Pavant sur Boozy and the Kikouyous, ne seront pas pour autant là pour jouer les doublures de leurs « patrons », Gérald Véniard, Corentin Douguet et Thierry Duprey du Vorsent.
Cette flotte, parfaite image de la saison Figaro Bénéteau 2007, se retrouvera donc à partir du 1er octobre pour la chaîne d´inscription, avant le coup d´envoi sur l´eau qui sera donné le mercredi 3 octobre à 9H30 au large de Port-La-Vie.
Gestion du temps, de la course « Les conditions météo s´annonçaient vraiment formidables et tout était paré pour s´en donner à cœur joie. J´avais vraiment à cœur de bien attaquer d´entrée et comme tous je savais que cela allait creuser par-devant. Je ne voulais pas commencer la course en ayant un retard à combler. Je voulais essayer d´imposer à mes concurrents, un rythme, une pression. J´ai commencé par mettre du charbon pendant trois jours, j´ai vraiment attaqué et j´ai beaucoup barré pour gagner des petits milles qui font au final la différence. Et cela a payé. J´ai surtout réussi à me positionner au bon endroit et cela m´a permis de toucher le vent fort en premier. Cela me permettait de construire une avance confortable, au moins à partir du troisième. Au bout du quatrième jour, j´ai un peu relâché la pression et les conditions météo permettaient au bateau d´aller vite sous pilote. D´ailleurs, j´ai commis la grosse erreur en dormant plus que prévu. Je me suis endormi très très longtemps. Et je n´ai même pas entendu la sonnerie qui est loin d´être agréable à bord… »
Le mental « En fait, j´ai pris pleinement conscience de l´importance du mental cette année. Avant le départ, j´ai fait une grosse préparation. Tout d´abord, se convaincre soi-même pour se dire : je vais y arriver, il faut que j´y arrive. Au début de la course, je me suis imposé un rythme assez élevé. Mais ensuite, c´est vrai que j´ai trouvé un bon équilibre. J´avais une sensation d´équilibre à l´arrivée, pas fatigué du tout ».
Nickel « Le bateau ? Rien à déplorer, je m´amuse à dire que je n´ai eu que juste une manille qui s´est dévissée…. Ce qui est vrai d´ailleurs. »
Madère « Je me suis calé une escale à Madère en trois phases : la première, c´est le relâchement, partager de bons moments, discuter et boire des verres avec les autres coureurs. La deuxième, ce sera l´analyse technique du bateau, le check complet et avoir le temps de pouvoir anticiper les éventuels problèmes et la troisième ce sera pour me re-concentrer, me re-préparer, reprendre mes footings quotidiens, re-soigner mon alimentation, manger à des heures régulières, essayer de m´isoler un peu et voilà… Il faut que j´essaye de recréer ce climat que j´avais au départ. »
La suite « J´envisage la suite de la course dans la continuité de ce que j´ai fait. Ma sensation en arrivant à Madère était que je sentais que je pouvais ne pas m´arrêter. J´étais dans un rythme d´une étape beaucoup plus longue ».
Que du bonheur « J´ai vécu peut-être les moments les moments les plus agréables de toute ma vie. J´étais dans une plénitude totale. La victoire est venu de ce plaisir d´être là, je pense car il faut être avant tout bien dans sa tête pour être bien dans sa course. Les moments que je retiendrais, c´était debout dans le cockpit, accroché aux bastaques et regarder le sillage défiler. Je trouvais cela fabuleux. Je ne voulais pas en perdre une miette ! »