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Pour les minis Harken fait le Maxi !

Joschke
Joschke

La société Harken équipe 100 % des Podiums Protos et Séries de la 1ère étape de cette Transat 6,50 :

"Nous tenons à féliciter  Isabelle, Sam et Yves pour leur magnifique 1ère étape !
Ces 3 coureurs du Harken Mini Team 2007 ont équipé entièrement leurs 3 plans de protos Finot, Manuard et Lombard en winches et accastillage Harken. Trois plans de pont assez différents mais tous aussi ergonomiques, agréables et efficaces prouvent une nouvelle fois la capacité de Harken à équiper à l’aide de produits standards du catalogue les protos les plus affûtés.

Podium Full Harken également en série avec trois Pogos 2 du chantier Structure ! Les Pogos 2 sortent du chantier Structure avec un plan de pont entièrement Harken et nous tenons à féliciter vivement Stéphane Le Diraison, Jef Quelen et Vincent Barneau pour leur jolie performance sur cette 1ère étape !

Nous leur souhaitons bon vent sur la 2ème étape !"

Source Harken
www.harken.fr

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Droit de réponse de M. Jean-Pierre Champion

Jean-Pierre Champion
DR

"Loin de nous l’idée de contester la libre expression des points de vue et plus encore la liberté de la presse. Mais la réputation de Daniel Charles, auteur d’une tribune parue dans ces colonnes cet été nous incite aujourd’hui à lui répondre. Car aussi éminent que soit l’auteur de « Histoire du Yachting », son analyse est erronée mais plus grave, diffuse de fausses informations. Commençons par là : le papier de Daniel Charles débute donc par une « rumeur » – alarmante précise-t-il – « la voile pourrait être expulsée des Jeux olympiques ». Pour tous ceux qui estiment que le journalisme commence par des faits plutôt deux fois vérifiés qu’une, l’emploi d’une rumeur est pour le moins curieuse. Il est vrai qu’elle évite de citer la moindre source. Alors, méfiant des dégâts potentiels d’un vieil adage qui se fait souvent justement le complice des « fausses rumeurs » – je veux parler du « il n’y a pas de fumée sans feu » – je tiens à dire ici que cela est complètement infondé. Tous ceux qui auront entendu Jacques Rogge, Président du CIO et ancien Finniste, dire au meeting international de l’ISAF organisé à Paris en mai dernier son attachement pour cette discipline et sa confiance pour son avenir olympique le savent bien. La phrase de Daniel Charles prête aussi à sourire pour quiconque a vu les moyens humains, matériels et financiers mis en place dès maintenant par l’équipe de Grande-Bretagne de voile pour préparer ses « JO » de 2012. Manifestement nos amis anglais ne voient pas là une discipline en péril. Et il faudrait sans doute que Daniel Charles vienne plus souvent sur les grandes épreuves internationales de voile olympique pour découvrir les efforts de lisibilité entrepris aujourd’hui dans ce sport. Je veux notamment parler des Medal Races qui constituent de vraies finales entre les dix premiers sur des parcours courts et donc complètement compréhensibles. Fort de cette nouveauté, la voile olympique sort ainsi d’une discipline réservée aux spécialistes.

Passons maintenant au fond de cette tribune : il serait souhaitable – assène Daniel Charles – que la voile ne soit plus olympique pour mieux le redevenir. Le côté extrémiste de cette stratégie n’échappera à personne tant il est facile d’égrener les disciplines olympiques qui, ayant abandonné le terrain, n’ont jamais pu y revenir. Mais pourquoi cette revendication ? Parce que, suggère Daniel Charles, la voile légère serait finalement peu représentative de la pratique réelle. Pour appuyer sa démonstration l’auteur engage un  procès à charge qui frise la caricature et la méconnaissance du paysage de la pratique internationale de la voile.
Il demande, en comparant la voile olympique aux épreuves de large disputées sur de grandes unités, « ce que l’on dirait si le football ne se disputait qu’en équipe de trois sur un terrain grand comme quelques places de parking ? ». Il est facile de retourner une autre question : que serait l’avenir et même la crédibilité d’une discipline olympique réservée aux quelques pays qui pratiquent la course au large ? Et plus encore, puisque Daniel Charles propose plus loin les « Figaro Bénéteau II » comme série olympique (curieusement d’ailleurs puisqu’il décrit précédemment les défauts de la « monotypie ») ce qui reviendrait à créer une série quasiment franco-française… On voit là qu’il est des arguments dangereux à manipuler notamment pour les supports qu’ils sont censés promouvoir et dont nous reconnaissons évidemment pour notre part toute la pertinence. Mais la vérité, ce que je pense n’ignore pas Daniel Charles, c’est que dans la grande majorité des pays membres de l’ISAF, seule la voile légère, ou presque, est pratiquée.

Plus loin, il critique les efforts financiers de l’état comme preuve que la voile légère serait soutenue artificiellement. En réalité, Daniel Charles dresse là le tableau global du sport olympique en France qui est effectivement aidé par l’état. Daniel Charles a parfaitement le droit de critiquer la vision et l’organisation française  du sport mais il ne peut y faire appel pour sa démonstration à moins de considérer que tous les sports ainsi soutenus sont aussi sous respiration artificielle. Cette intervention publique n’empêche d’ailleurs pas le poids heureusement grandissant de partenaires privés qui soutiennent l’équipe de France dans son ensemble ou de certains de ses membres. Et manifestement Banque Populaire, Adidas, le Groupe Legris, Veolia ou encore Essilor, pour ne citer que les plus grands, n’ont pas l’impression d’aider un malade !

Pour conclure, disons qu’à  vouloir démolir entièrement Paul pour habiller Jacques, cette tribune tombe dans l’erreur et l’à peu près. Etonnant quand on connaît le talent et les connaissances de Daniel Charles. Et dommage car certaines problématiques mériteraient que l’on s’y arrête plus sérieusement. Car défendre la voile légère comme pratique de masse et d’élite au niveau international, n’empêche pas de juger nécessaire d’évoluer. Nous ne cacherons pas,  par exemple, qu’il eut mieux valu lancer un quillard plus moderne et plus « fun » en lieu et place du Yngling. Mais le 49er et la planche RS :X démontrent là aussi les efforts de l’ISAF pour aller vers des supports de glisse. De même, il serait effectivement utile de diversifier les séries en introduisant, par exemple, des supports habitables. La FFVoile s’emploie à travailler à ces évolutions. Sans oublier toutefois les deux limites que posent les JO : la dimension internationale de la pratique et la prévalence de l’humain sur son support mécanique (il n’échappera à personne que la Formule 1 n’est pas un sport olympique). Des critères que la voile se doit de respecter si elle veut rester dans la grande famille olympique. A nous remémorer un Alain Gautier disant, lors d’un jury du Marin de l’année, l’aboutissement suprême  que représentait à ses yeux une médaille d‘or aux JO, nous sommes certains que cela en vaut le coup car cher Daniel en voile, comme ailleurs, il ne faut jamais lâcher la proie pour l’ombre.            
    

Jean-Pierre Champion, Président de la FFVoile

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La Chronique de Capian : Amiraux de la Mer Océane.

Chronique Girolet
DR

Le dernier concurrent encore en mer vient d’arriver à Funchal après 11 jours de mer. Il fait partie des malchanceux du large qui ont rompu une pièce qui ne casse jamais. Son sourire béat autant qu’épuisé témoigne de son abnégation. Il clôture cette première étape de la transat 6.50 qui, fait unique dans les annales du directeur de course, aura vu chaque marin à bon port.
Cette première étape aura donc été magique. En premier lieu pour nos fainéants de génois qui n’ont juste eu qu’à faire les beaux à la bouée de dégagement, les spis prenant le relais jusqu’à la ligne d’arrivée. Mille cent milles de portant avec des journées à plus de 200 milles pour tous, à rebondir de vague en vague pendant des heures, qui s’allongent en même temps que paupières s’alourdissent. Cela laisse de gros cernes sous les yeux, des brûlures d’écoutes qui filent et de nombreux spis découpés selon les pointillés.
Pour l’anecdote côté cernes, les hallucinations  nous ont souvent permis de naviguer en équipage, que ce soit avec les pompiers ou grand-mère à bord. Le manque de lucidité a aussi fait louper le virage pour rentrer à Madère à un des meilleurs protos, qui a coupé par la passe des îles désertes pour limiter la casse. Sortez une carte, ça a dû être chaud !

Dans chaque catégorie la bagarre a été superbe. Les cadors se faisant coller une patate par un sacré marin au féminin en proto et l’envolée du vainqueur en série a été parfaite. A tous les étages du classement, le récit de chacun à l’arrivée fait sentir combien chaque place a été chère, tous refusant de négocier avec leur rêve.

Maintenant à quai, les bouts-dehors se remettent doucement de leurs courbatures pendant que certains marins, que l’on croise en descendant prendre le petit déjeuner, les yeux rouges et sentant la fumée, soignent le mal par le mal. Une étape de course Mini comme les autres. Simplement, cette fois-ci, ce sont plus de 3000 milles qui s’annoncent devant nos étraves et, pour beaucoup dont je fais partie, le plus gros morceau de notre vécu maritime.

Je n’ai jamais été particulièrement fasciné par le mythe de « La Transat », par traverser la mare. Ce qui m’attirait dans le mini c’est plus de toucher du doigt la « course au large » : les milles que l’on avale tout schuss, la bagarre météo et toute son imagerie plus ou moins populaire.
Je dois cependant avouer que maintenant que nous sommes sur une île déjà un peu au milieu de nulle part – avec des waypoints nommés Canaries, Cap Vert, pot au noir, Fernando de Noronha et une  bouteille pour Neptune à bord –  ces noms prennent une résonance nouvelle. Comme autant de terres inconnues que nous allons chacun découvrir tandis qu’elles jalonneront notre introspection solitaire. Je me surprends à croire que si, sur les trois semaines de cette deuxième étape, la course aura ses droits, l’océan et ses magies prélèveront aussi leur écot.

 Et qu’à un moment ou un autre nous nous sentirons tous Amiraux de la Mer Océane.

Matthieu Girolet

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Transat 6.50 : les chiffres des protos

Mini Transat 6.50 départ La Rochelle Le Blevec
DR

5 jours 15 heures 33 minutes et 30 secondes, voilà le temps d’Isabelle Joschke sur cette première étape sur son plan Finot-Conq 2005. Sam Manuard (Sitting Bull) termine à 4 heures 23 minutes et 55 secondes derrière et claque un 7,86 nœuds de vitesse moyenne sur le parcours suivi 1 heure 19 minutes et 09 secondes derrière par Yves Le Blevec sur son plan Lombard Actual fabriqué chez Gepeto Composites. 7,79 nœuds de vitesse moyenne pour Yves.
Si tous les trois étaient largement placés dans les coques à surveiller de près, la belle performance vient de Ronan Deshayes qui place son Pco Technologies sur la 4e marche du podium. Ronan n’est pas un inconnu puisqu’il a inscrit une superbe 3e place en Série lors de la Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia 2005 en Super Calin. Il navigue sur le plan de Tanguy De Lamotte construit en 2002. Tanguy avait dessiné et construit lui-même son bateau pour participer à la Transat 6,50 2005, un bateau qui possédait d’intéressantes recherches en matière d’appendices avec notamment une quille pendulaire qui coulissait d’avant en arrière sur près d’un mètre pour optimiser l’assiette du bateau. Quoi qu’il en soit, Ronan à la barre de son nouveau bateau est la bonne surprise de ce Top 5 puisqu’il termine 4 heures 14 minutes et 30 secondes dans le sillage d’Yves.

Son écart par rapport à Isabelle se porte à l’issue de l’escale de Madère à 9 heures 57 minutes et 34 secondes. Enfin, le 5e de cette escale est Adrien Hardy (Brossard). Parti sur l’un des plus anciens prototypes de cette édition – le 198 qui n’est autre que l’ancien Karen Liquid avec lequel Seb Magnen a gagné deux éditions de la Mini Transat – Adrien passe le Cap Finisterre en 10e place et remonte cinq places le long des côtes du Portugal. Cette volonté de partir sur un proto ancienne mouture est réfléchie et totalement assumée, Adrien préférant connaître et maîtriser son bateau parfaitement bien plutôt que de partir sur un bateau neuf avec d’éventuelles mauvaises surprises. Maintenant, inutile de cacher que Brossard a connu un certain nombre de cures de jouvence afin de le maintenir au rang des très bons de la Classe ! Belle performance également pour Olivier Cusin sur son Energies autour du monde qui n’est autre que l’ancien Bon pied Bon œil de Richard Mérigeaux. Olivier accroche une superbe 9e place juste derrière trois autres clients sérieux : Fabien Després sur Soitec, Andraz Mihelin sur Adria Mobil Too et Matthieu Cassanas sur Ville de Balaruc les Bains. Sébastien Gladu (Clichy sous bois, Clichy sur l’eau), 2e de la première étape en 2005 derrière Corentin Douguet, ferme le Top 10 de cette première étape.

Côtés mauvaises surprises de cette première étape, impossible de ne pas citer Alex Pella sur Generalitat Valenciana et Peter Laureyssens sur Ecover. 3e en 2003, 2e en 2005, Alex a pas mal de projecteurs braqués sur lui. La première étape en 2005 ne lui avait pas réussi et l’Espagnol termine à la 12e place de celle-ci. Il pointe à 13 heures 13 minutes et 12 secondes d’Isabelle. Côté Belgique, Peter a fait les frais de son option Ouest. Le vainqueur des deux étapes et du général en bateaux de série en 2005 termine 14e de cette première étape et compte 14 heures 03 minutes et 54 secondes de retard sur Degrémont Synergie.

Bon, inutile de rappeler que la deuxième étape totalise 3 100 milles avec nombre de bonnes ou mauvaises surprises au programme. Des surprises tendance passage à niveau comme les dévents des îles des archipels à traverser (Canaries et Cap-Vert), les différences d’alizés à quelques degrés près qui peuvent faire glisser les uns pour mieux ralentir les autres, le passage du pot au Noir et le point de traversée choisie sans oublier l’approche des côtes brésiliennes avec un bateau et un skipper déjà fatigués, des pêcheurs et des filets mal signalés et une mer qui se révéler cassante dans un alizé de sud-est puissant. Autant dire, rien n’est fait… et tous le savent ! « Nous venons juste de faire le parcours de qualif avec ces premiers 1 000 milles… » glissent certains.

Côté performances sur l’eau, que peut-on constater ? Si l’on regarde les nombres de milles parcourus sur l’eau par jour à heures de pointage fixes (de 0 heure à 0 heure), on voit que c’est Isabelle qui est la plus présente chaque jour dans le Top 3, quant elle n’est pas première ! Le 18 septembre, jour de départ, c’est Yves Le Blevec qui accroche le plus de milles parcourus avec 113,3 milles en une demi-journée. Le 19 septembre, Xavier Haize (Fidélia Assistance) part sur son option sud et parcourt 181,2 milles à 7,5 nœuds de vitesse moyenne. Le 20 septembre Isabelle Joschke avale 229,4 milles à la vitesse moyenne de 9,6 nœuds. Le 21 septembre, Isabelle tient une fois de plus le haut du classement avec 269,3 milles à la vitesse moyenne de 11,2 nœuds. Le 22 septembre, c’est l’italien Andrea Caracci (Speedy Bonsai) qui avale 208,1 milles à la vitesse moyenne de 8,7 nœuds. Le 23 septembre c’est François Salabert (Aréas Assurances) avec 219,3 milles avec 9,1 nœuds qui accroche le premier temps. Juste pour l’anecdote, le plus de milles parcourus avaient été fait par Francisco Lobato (BPI) en bateau de série avec 225,9 milles à 9,4 nœuds.
source PG/PGO

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Fin des Régates Royales 2007

Cambria
DR

Ce n’est pas “après le calme, la tempête“ mais bien l’inverse qui s’est produit à Cannes. Le mistral qui a bloqué les voiliers à quai vendredi a laissé place samedi à une situation peu propice aux joies de la navigation. Pas de vent et de la bruine ! Les voiliers classiques ont tout de même couru une manche dans des petits airs, la troisième de la semaine.
Samedi soir, deux remises des prix se sont enchaînées sur le podium du village. La remise des prix des Régates Royales-Trophée Panerai 2007 était suivie de celle du Panerai Classic Yachts Challenge. Celui-ci récompense le circuit classique méditerranéen, composé de cinq étapes et trois courses de liaison.
Les vainqueurs des Régates Royales 2007 : Cambria (Big Boats), Emeraude (Classique Marconi A), Sagittarius (Classique Marconi B), Shamrock V (Spirit of Tradition), Tuiga (Epoque Aurique B), Bonafide (Epoque Aurique C), Agneta (Epoque Marconi B), Amorita (Epoque Marconi C).
 
12m JI : Championnat du Monde annulé
Le manque de vent n’a pas permis de lancer la moindre manche pour les 12m JI samedi. Avec seulement trois régates disputées cette semaine, le Championnat du Monde des 12m JI n’a donc pas pu être validé.
Vendredi soir, l’association de classe des 12m JI tenait une conférence de presse pour célébrer les 100 ans de la classe. Plus d’une centaine de bateaux ont été construits en un siècle, et 65 sont toujours en mesure de naviguer. Paul Cayard, barreur cette semaine de New Zealand – KZ5 et qui a disputé deux America’s Cup (83 et 87) sur des 12m JI, a rendu hommage aux propriétaires qui entretiennent avec passion ces voiliers historiques. « Grâce à ces propriétaires, cette classe et ces bateaux restent en vie et prolongent leur glorieux passé. »
 
Record pour la vente aux enchères
La vente aux enchères publique de l’aquarelle originale de l’affiche des Régates Royales 2007 a connu un véritable succès. William Borel, skipper du 12m JI Challenge Twelve, et Bill Koch, le vainqueur de l’America’s Cup 92 et propriétaire d’une trentaine de 12m JI de par le monde – dont New Zealand – KZ5 présent à Cannes – se sont arraché l’œuvre de l’artiste peintre Marc P.G. Berthier, peintre officiel de la Marine et du Yacht Club de Cannes. En grand gentleman, Bill Koch, qui a remporté l’enchère pour 8400 euros, a ensuite offert l’aquarelle à son rival, William Borel. Le profit de cette enchère est reversé à l’association « Yacht Club de Cannes » pour son école de voile.
 
Cannes / Saint-Tropez
Dimanche, à 12h, sera lancée la course de ralliement entre Cannes et Saint-Tropez. Une dernière occasion de voir tous ces magnifiques voiliers classiques avant les Régates Royales – Trophée Panerai 2008.

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Championnat du Monde de TP52 : Victoire écrasante d´Artemis

Artemis
DR

Le magicien Coutts a une nouvelle fois marqué de son empreinte cette compétition. Avec une régularité à toutes épreuves, Artemis n’a depuis le début du Rolex TP52 Global Championship jamais connu de mauvais résultat, si ce n’est lors de la première journée avec une place de sixième. C’est avec 26,75 points d’avance sur Patches que Torbjorn Tornqvist s’impose ici à Porto Cervo. Le champion du circuit méditerranéen 2007 prouve une nouvelle fois sa suprématie et laisse loin derrière ses adversaires.
 
Auteur d’un très bon début de compétition, le bateau irlandais a, au fil des manches, sombré au classement général. Il aura fallu attendre les 3 dernières manches pour voir un sursaut d’orgueil du vainqueur de l’édition 2006. Avec 11 points engrangés en 3 manches, Eamon Connely réussit son grand retour, non seulement en entrant dans le Top 3 mais également en prenant la deuxième place à 0,5 points devant Mean Machine.
Les monégasques de Mean Machine, très à l’aise dans la brise, ont semble-t-il eu plus de mal à prendre la mesure d’un plan d’eau beaucoup plus calme. Avec deux places de huitième, Peter de Ridder conserve tout de même un léger avantage sur le quatrième.
 
Discret depuis le début de la compétition et positionné à la huitième place du classement provisoire, Alberto Roemmers sur Siemens réalise sa meilleure journée en s’offrant même sa première victoire. Sa quatrième place dans la dernière manche lui permet d’accéder à la quatrième place du classement général. Une belle progression qui fait les malheurs de Stay Calm. Douzième lors de la première manche du jour et cinquième dans la seconde et dernière manche, Stuart Robinson propriétaire de Stay Calm, cède sa place de second et se classe cinquième au général.

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Après Cannes … Les Voiles de Saint-Tropez

Régates Royales
DR

Coupe d’automne du Yacht Club de France
60 voiliers, Classiques et Métriques, Auriques et Marconis avaient cette année choisi de rallier en course le port de Saint-Tropez à l’issue d’une semaine Cannoise perturbée par les caprices d’Eole. Dès midi, ils s’élançaient en trois groupes, voiliers d’Epoque Auriques, Epoques Marconis et 12 m JI sous l’Esterel dans un vent soutenu de Nord Est et sur une mer bien agitée. Les 27 milles du parcours étaient vite avalés en quelques bords et les Tropéziens pouvaient rapidement admirer venus du fond du Golfe les élégantes silhouettes des grands Auriques, Eleonora (Réplique Herreshoff) et Lulworth (Nicholson 1920) en tête, déboulant toutes voiles dehors dans le sillage des rapides 12 M JI. A plus de 12 nœuds, Lulworth se jouait aisément du fort clapot et franchissait devant Eleonora la bouée de Saint Raphaël. Le dernier bord vers Saint Tropez était l’occasion pour le grand (42 mètres) côtre aurique d’envoyer toute la panoplie des voiles d’avant pour venir saluer en beauté un môle Jean Réveil noir de monde. La grande goélette Eleonora, malheureuse à l’affalage du spi devant Saint Raphaêl, parvenait néanmoins à contenir le retour ultra rapide de Shamrock V (Camper&Nicholson) et préserver ainsi sa seconde place en temps réel.
 
Les Modernes en lever de rideau…
158 voiliers Modernes, dûment inscrits selon les règles IRC frapperont dès demain à partir de 11 heures 30  les trois coups d’un cru 2007 des Voiles qui s’annonce particulièrement relevé tant sur le plan sportif que sous l’angle de l’esthétisme nautique. Les sculpturaux Wally, au nombre de 10 cette année, avec pour « vaisseau amiral » le nouveau « YK3 » et ses 30 mètres de carbone épurés, régateront sur leur propre rond mouillé devant Pampelonne. Les plus beaux fleurons des chantiers Bénéteau, Nautor, J Boats, Del Pardo, Jeanneau, Wauquiez ou Archambault… tous aux mains de marins expérimentés, voire professionnels, s’affronteront demain sur toute la largeur du Golfe, avec un départ et une arrivée devant le Portalet. La lutte sera chaude, tant au sein de la flotte des maxis, Swan 601 notamment, ou chez les 40 pieds où Grand Soleils, A 40 et autres First 36,7 poursuivront une lutte entamée  depuis le printemps en Méditerranée.
 
12m JI : Prendre du plaisir après un Mondial en demi-teinte
Le manque de vent n’a pas permis de lancer la moindre manche pour les 12m JI samedi dernier à Cannes. Avec seulement trois régates disputées cette semaine, le Championnat du Monde des 12m JI n’a donc pas pu être validé. C’est avec une forte envie d’en découdre que 17 12 M JI arrivent à Saint Tropez. Les organisateurs tropéziens se sont mis en quatre pour accueillir ces héros de trente années de coupe de l’America, malgré l’encombrement d’un site embouteillé par plus de 300 inscrits. Les Voiles proposent le privilège rare de voir tous les 12 m JI*- Grand Prix (84/87), Modernes (77/83) et Classiques (avant 77) – sur une même ligne de départ, mardi, mercredi, vendredi et samedi, et la reconstitution d’une mini coupe de l’America (duels de match race à élimination directe) pendant la journée de jeudi. Pour cette occasion, des parcours banane (aller-retour dans l’axe du vent) seront spécialement mouillés dans le golfe devant Saint-Tropez.
L’America’s Cup a connu, entre 1958 et 1987, près de trente ans de règne des 12-Mètre de la Jauge Internationale, et elle s’est disputée à 10 reprises (1958, 1962, 1964, 1967, 1970, 1974, 1977, 1980, 1983 et 1987) avec ces 12 m. pour support. C’est la plus longue série où le même type de bateau, le 12-Mètre, a régaté.
 
* Classe historique de la plus ancienne compétition sportive au monde, la Coupe de l’America, la classe des 12m JI fête, cette année, ses 100 ans. Tour d’horizon des trois classes :
Les Classiques, construits avant 1967. Une dizaine d’unité est attendue à Cannes. Après avoir subit une impressionnante restauration, Ikra de Yves-Marie Morault et barré par Olivier de Rosny sera un adversaire sérieux pour Sovereign, finaliste de la Coupe de l’America en 1964 et champion du Monde 2001, avec à sa barre Jacques Fauroux.
Les Modernes, construits entre 1967 et 1983. L’équipage français de Challenge Twelve, supporté par Voile Magazine, tient à prendre sa revanche à la maison sur l’américain Courageous.
Les Grand Prix, construits entre 1984 et 1987. Ils se différencient des autres 12m JI avec leur quille à ailette. Le Champion du Monde en titre Hissar de l’américain Bill Koch viendra défendre son titre face à son principal challenger, Le Champion du Monde 2001, South Australia du français Claude Perdriel barré par Philippe Durr sans oublier le célèbre Magic Kiwi de Bill Koch, finaliste de la Louis Vuitton Cup en 1987.

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Dimitri Deruelle, pour la 5ème fois consécutive …

Route des Iles 2007
DR

2 jours de régates à Marseille pour débuter :
Les samedi 22 et dimanche 23 septembre, 6 courses se sont déroulées en rade sud de Marseille. Elcimaï-Ville de Marseille a remporté les 2 premières, terminant 4ème de la troisième. A l’issue de cette première journée, Elcimaï-Ville de Marseille était en tête du classement général. La deuxième journée a vu la régularité payer. C’est Nouvelle-Calédonie qui prenait le leadership dimanche soir (3ème, 2ème et 2ème des 3 manches courues ce jour là) avant de se retirer pour cause de Championnat du Monde, laissant la tête à Elcimaï – Ville de Marseille.
 
La Grande Course (Marseille Calvi – 165  miles – Coefficient 3) : une traversée décisive :
Partis lundi 24 septembre à 10h du Vieux-Port de Marseille, les 14 équipages ont dû progresser au moteur (faute de vent) jusqu’au Golfe de La Ciotat. Vers 16h, au niveau de La Ciotat, une brise d’environ 8 noeuds se levait et le comité de course lançait le départ. C’est sous spi que la flotte rejoignait Porquerolles avec un passage de porte obligatoire.
Vers 22h, deux options s’offraient à la flotte.  Au sud, où le mistral était attendu ou, au nord, où le petit thermique, caractéristique de la rade de Hyères, pouvait s’avérer payant…
Comme souvent dans pareil cas, les choix des différents équipages ont entraîné une redistribution des cartes. Une nouvelle course démarrait alors avec une nuit trop calme pour désigner un favori. Ce n’est qu’à la mi-journée que le vent d’ouest se levait enfin avec des pointes à 20 noeuds, propices à une belle empoignade.
Alain Fédensieu, sur SNCM – Véolia Transport, prenait la route la plus directe, et du même coup la tête de la flotte devant Toulon Provence Méditerranée – SIBELL. Une deuxième place que les hyérois allaient perdre dans les derniers miles, incapables de résister à la remontée déterminée d’Elcimaï – Ville de Marseille, dirigé par un Dimitri  Deruelle qui pouvait perdre gros s’il ne devançait pas les varois.
La Grande Course a donc été favorable aux deux équipages marseillais (SNCM – Véolia Transport et Elcimaï – Ville de Marseille). Toulon Provence Méditerranée – SIBELL, s’il terminait dans les trois premiers, perdait, en fin de course, de précieux points qui allaient lui manquer au moment du classement final.

2 jours « sans » à suivre
Soucieux d’organiser de belles courses où les équipages prennent du plaisir à naviguer et surtout de ne prendre aucun risque humain et matériel, le comité de course a été contraint de laisser les bateaux au port de Calvi, le mercredi 26 septembre, en raison de rafales de vent de 35 nœuds. Dur, dur pour les équipages qui auraient bien voulu en découdre.
Décidément, la météo aura joué les trouble-fête de cette 15ème édition. Le vent ayant forci dans la nuit, l’étape Calvi-Ajaccio s’est déroulée en convoyage, sous foc lourd et au moteur. La flotte est arrivée vers 21h à Ajaccio sous une pluie battante.
 
Vendredi 28 septembre, le calme est revenu dans la baie d’Ajaccio
Ces 2 journées « sans » ont fait les affaires d’Elcimaï – Ville de Marseille qui abordait, en tête du général, la dernière journée.
Un ultime épisode qui a vu le suspens relancé. Elcimaï – Ville de Marseille passait, en effet, à côté de son sujet dans les deux premières courses terminant 6ème et 8ème. Conséquence, Toulon Provence Méditerranée – SIBELL revenait à 3 points de l’équipage marseillais. Mais, très motivés, les phocéens faisaient le nécessaire dans la troisième course en l’emportant devant Ile-de-France qui avait, pourtant, une bonne chance de l’emporter. Mais une erreur au moment de lancer le spinaker après la dernière bouée au vent lui coûtait la première place à l’équipage francilien.
Cette victoire qui a fait dire à Jimmy Pahun, skipper d’Ile-de-France : « mettez Dimitri Deruelle entraîneur de l’OM et vous serez sûrs de gagner ». Un bel hommage qui soulignait la suprématie de Dimitri Deruelle dans cette épreuve. Un cinquième victoire qui lui valait un court séjour dans les eaux du port Tino Rossi d’Ajaccio après le traditionnel arrosage au champagne. Au classement général, Elcimaï – Ville de Marseille l’emporte devant Toulon Provence Méditerranée – SIBELL et Ile-de-France.
 
Samedi 29 septembre : un final en apothéose
Traditionnellement, la Route des Îles se termine par le Trophée Legal (qui ne compte pas pour le classement) couru autour d’un navire de la SNCM, partenaire de l’épreuve. Cette année, c’est le Danielle Casanova qui a servi de bouée géante à la  flotte. Toulon Provence Méditerranée – SIBELL soucieux de bien terminer sa saison a survolé les débats en remportant, haut la main, les deux courses du trophée.

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Ellen MacArthur baptise le trimaran géant Sodeb’O

Ellen MacArthur marraine de SodebO
DR

Le trimaran Sodeb’O devrait être en stand-by dès le mois de novembre prochain pour tenter de ravir à Ellen MacArthur le record du tour du monde en solitaire qu’elle détent depuis avril 2005 en 71 jours, 14 heures, 18 minutes et 33 secondes, record établi un an plus tôt par Francis Joyon sur le trimaran IDEC.
Amarré depuis une quinzaine de jours au ponton Vendée Globe de Port Olona, le trimaran de 32 mètres de long a déplacé quotidiennement des foules de spectateurs, marins ou terriens venus admirer « la bête » aux allures de vaisseau futuriste. Ellen MacArthur a brisé la traditionnelle bouteille de champagne sur l’étrave du Maxi-Sodeb’O. La femme la plus rapide au monde à la voile en solitaire a donné un seul conseil à Thomas Coville : "  Attends toi à ce que ce soit plus dur que ce que tu imagines ! ". 

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Convoi exeptionnel sur les routes bretonnes

Banque Populaire
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La construction du Maxi Banque Populaire V franchit la semaine prochaine une étape importante. La coque centrale, qui vient d’être terminée chez JMV Industrie à Cherbourg, va rejoindre ce lundi le chantier d’assemblage final à Lorient, dans le nouveau bâtiment des Chantiers CDK Technologies, non loin du port d’attache du Team Banque Populaire.

Le transfert promet d’être exceptionnel : une remorque de 35 m² sur laquelle sera posée une coque de 40 m de long, traversera la Bretagne du nord au sud en 24 heures. L’ensemble du convoi mesure près de 50 m de long.

"Pour le transporteur, ce sont les contraintes d’un convoi exceptionnel, comme lorsqu’ils transportent des morceaux d’Airbus", explique Ronan Lucas, Directeur Technique des Trimarans Banque Populaire. "Une coque de 40 m de long, cela ne passe pas partout. Un tel convoi n’a pas le droit de prendre l’autoroute. Il y aura donc quelques endroits chauds où il faudra faire très attention de ne pas plier le bateau sur une maison ou un lampadaire ! " La coque centrale du futur plus grand trimaran du monde transitera par Saint-Lô avant de passer la nuit de lundi à mardi dans une zone technique autour de Rennes.

" La fermeture des deux demi coquilles de la coque centrale le 11 septembre nous a fait prendre conscience du gigantisme du bateau", poursuit Ronan Lucas. "Aujourd’hui, avec le convoi de cette coque, nous prenons d’autant plus conscience du travail énorme qu’il reste à faire derrière. " En effet, c’est une première étape qui se termine dans la construction de Banque Populaire V. La prochaine sera la pose du bras arrière mi-novembre. Le chantier JMV n’a pas non plus terminé son travail puisqu’il doit encore réaliser les deux flotteurs.

De son côté, CDK va inaugurer demain son tout nouveau hangar spécialement conçu pour accueillir un tel géant. " Nous n’avions pas la place de recevoir Banque Populaire V chez nous à Port-La Forêt", explique Hubert Desjoyeaux, le patron de CDK. "Ne trouvant pas de lieu disponible, nous avons donc décidé de le construire nous-même, à Lorient. " Construit récemment, les peintures intérieures ne seront pas encore finies lorsque Banque Populaire V pointera son étrave.

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