Accueil Blog Page 1743

Samantha Davies se classe 7e

roxy
DR

Samantha Davies a attendu le lever du jour pour terminer sa première transat en solitaire sur un 60 pieds Imoca et en profite pour valider sa qualification pour le prochain Vendée Globe. La jeune Britannique est l’un des seuls concurrents à n’avoir connu aucun problème technique à bord du bateau double vainqueur du tour du monde en solitaire sans escale ! Mais si son parcours sur cette transat retour est un exemple de gestion du matériel et de la trajectoire, force est de constater que ce monocoque conçu en 2000 n’a pas le potentiel de la dernière génération de prototype, particulièrement face à des conditions météorologiques provilégiant les allures près du vent. De plus, après le Pot au Noir, les poursuivants des leaders n’ont plus bénéficié de la même situation climatique et la fin de parcours a été nettement plus dure et plus longue. Roxy a ainsi dû louvoyer depuis la pointe de la Bretagne jusqu’au sémaphore de Beg Meil et face à des vents contraires et faibles, il a fallu près d’une journée à Samantha Davies pour en finir… Sam a d’ailleurs préféré faire le tour par le Sud de l’archipel des Glénan afin d’arriver aux aurores à plus de douze noeuds sur la ligne !

C’est en fin de matinée que Yannick Bestaven (Cervin EnR) va lui aussi franchir la ligne d’arrivée dans des conditions similaires à celles de Roxy. Le vainqueur de la Mini Transat effectuait sa première traversée Sud-Nord en course sur un monocoque de 60 pieds à bord de l’ex-Aquitaine Innovations. Il devrait donc mettre quatre heures de plus que l’ex-PRB. Il faudra attendre la nuit prochaine pour accueillir Arnaud Boissières (Akena Vérandas) et demain mardi pour que Jean-Baptiste Dejeanty (Maisonneuve)arrive à Port la Forêt. Et pour les trois anglo-saxons qui naviguent au large de la péinsule ibérique, l’arrivée d’une grosse perturbation sur les Açores va générer un flux puissant de secteur Est dans le golfe de Gascogne : la fin de ce parcours de 4 120 milles s’annonce dure pour clore cette première transat Ecover-BtoB.

Arrivées à Port la Forêt :

1-Loïck Peyron (Gitana Eighty) en 14j 09h 13′ 25”

2-Kito de Pavant (Groupe Bel) en 14j 12h 22′ 49”, à 3 heures 09 minutes 24 secondes du premier

3-Michel Desjoyeaux (Foncia) en 14j 13h 43′ 24", à 4 heures 29 minutes et 59 secondes du premier

4-Yann Eliès (Generali) en 14j 19h 22′ 02”, à 10 heures 07 minutes 37 secondes du premier

5-Marc Guillemot (Safran) en 15j 08h 25′ 44”, à 23 heures 12 minutes 19 secondes du premier

6-Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) en 15j 16h 24’34”, à 1 jour 07 heures 09 minutes 09 secondes du premier

7-Samantha Davies (Roxy) en 17j 17h 38′ 46”, à 3 jours 08 heures 25 minutes 21 secondes du premier

Yannick Bestaven (Cervin EnR)

« La trinquette s’entortille, je suis montée la remettre en ordre. Quelques minutes plus tard, elle avait recommencé ! Ce n’est pas la peine d’y retourner, je ne sais même pas si je pourrais l’affaler à l’arrivée ! Les vents nous sont moins favorables que pour les premiers arrivés. Pour nous, c’est double distance ! »

- Publicité -

Francis Joyon : “et maintenant le Pacifique…”

Start Idec
DR

L’Atlantique et l’Indien sont déjà dans le rétro, ou presque. « Oui, je devrais être normalement demain matin à la longitude 146°, distante ce midi de 440 milles pour moi. C’est la verticale du sud de la Tasmanie qui marque une vraie frontière entre l’Océan Indien et le Pacifique. Ce sera encore un moment fort… » S’il désespère d’apprivoiser au sifflet pétrels et albatros qui viennent planer au-dessus du sillage de son grand oiseau rouge (« je n’arrive pas à les faire atterrir sur le pont, ils ont l’air de tenir à leur liberté et leur indépendance »), au sud de l’Australie, Francis Joyon apparaît toujours aussi calme et serein en bouclant le 24eme jour de sa tentative de record solitaire autour du monde.
Dans les Cinquantièmes Hurlants, le skipper du maxi trimaran IDEC est pourtant contraint de composer avec un vent d’ouest qui l’oblige à  « tricoter ». Explication : « Je tire des bords vent arrière, en restant entre le 52° et le 53° sud. Car le bateau ne peut bien fonctionner qu’avec un angle minimum de 30 degrés qui crée du vent apparent et cela permet d’avancer à 25, 28 nœuds. Pour donner une comparaison, si je restais au plein vent arrière, je n’avancerais qu’à 10 nœuds ». Francis Joyon a été moniteur de voile aux Glénan, cela aide côté pédagogie. Reste que le fait d’être obligé de fonctionner ainsi, donc en manoeuvrant plus souvent, ne semble pas l’affecter outre mesure : IDEC reste sur des moyennes quotidiennes supérieures à 500 milles nautiques.
« Le bateau monte à 32 nœuds »…
Dans une houle déjà formée « et qui devrait atteindre 4 à 6 mètres dès demain », IDEC fait parler la poudre. Ne pas croire pour autant à une glissade linéaire. « La vitesse oscille beaucoup », témoigne Francis Joyon, « dans la descente de la vague, le bateau peut monter à 32 nœuds… et être freiné jusqu’à 15 ou 14 nœuds quand la houle me rejoint ». La carte postale du jour, au grand sud du continent australien est complétée par une lumière bienvenue aujourd’hui. « Il y a de l’horizon pour la première fois depuis très longtemps, alors que j’étais habitué à ne voir qu’un petit cercle de coton autour du bateau. Je navigue sous un ciel nuageux, un peu gris, mais rien de méchant, avec des oiseaux toujours, des pétrels, un albatros qui passe de temps en temps… c’est plutôt agréable ». De la morsure du froid (« j’ai trois couches de polaires et un ciré quand je sors pour me protéger du vent et des embruns, mais ça va, je m’attendais à pire») Francis ne dit rien ou presque. La solitude ? Il la traite d’une pirouette : « je n’ai pas vu la moindre trace humaine depuis le large du Brésil voilà des milliers de milles, alors quand j’entends les gens dire que la planète est surpeuplée… (rires) » Du Joyon dans le texte. Qui ne manque pas une occasion de s’enquérir sans malice de la santé de ses interlocuteurs terriens aux vacations, qui va concéder à peine que « il y aura un moment délicat dans trois jours, avec à priori une dorsale anticyclonique et des zones de calmes au sud de la Nouvelle-Zélande, on verra s’il faut plonger plutôt sud où au contraire coller à la Nouvelle Zélande pour la négocier». Pour l’instant, IDEC engrange les milles d’avance sur le chrono d’Ellen MacArthur. Plus de 2300 milles d’avance ce midi… en attendant sans doute demain un nouveau record officiel du WSSRC, celui entre le cap des Aiguilles et la Tasmanie, version officielle du record de l’Océan Indien.
Les 10 000 milles ce soir…
D’ici là, en début de nuit en France, IDEC va passer la barre symbolique des 10 000 parcourus sur la route directe, laquelle mesure très exactement le tour de l’équateur soit 21600 milles. Autrement dit, Francis Joyon est tout près d’avoir déjà couru un demi-tour du monde, ce qu’il fera probablement en plus ou moins 27 jours. Un chiffre à rapprocher du record à battre : 71 jours et 14 heures… Cela aide à relativiser les calmes annoncés. Le départ aujourd’hui du projet concurrent de Thomas Coville sur le même défi planétaire (Sodeb’O doit s’élancer vers 19h ce lundi), lui, est commenté en ces termes par Francis Joyon : « Thomas part aujourd’hui ? C’est sûr que la fenêtre météo doit être bonne en Bretagne. Nous avons des bateaux différents, celui de Thomas est un peu plus grand et donc a du potentiel de vitesse. Un de mes objectifs au départ était de ne pas prendre de handicap par rapport à lui, alors c’est certain que ma trajectoire et mes temps de référence jusqu’ici sont un plus pour le moral».

A 15h30 ce lundi après-midi, IDEC filait toujours vers l’Est à plus de 21 nœuds de moyenne et avait porté son avance sur Ellen MacArthur à plus de 2380 milles, soit la plus grande marge jamais enregistrée depuis son départ de Brest le 23 novembre dernier.

- Publicité -

5 noeuds plus vite que Paprec-Virbac, Hugo Boss attaque

hugo boss
DR

Veolia Environnement, parti dimanche de son escale forcée – mais enchanteresse- aux Kerguelen, est de retour dans le match. Certes, le bateau rouge est désormais relégué à plus de 865 milles des hommes de tête, mais il est sorti d’affaire, moteur réparé et équipage revigoré par la provision de denrées fraîches, dont quelques fruits exotiques.
Arrêt au stand à Wellington pour Temenos II

Dans un communiqué officiel envoyé ce matin, l’équipe de Temenos II révélait un problème de quille à bord du bateau. C’est un point de corrosion, constaté il y a une dizaine de jours au dessus de l’axe de l’appendice (là où les efforts mécaniques sont les plus intenses), qui inquiète Michèle Paret et Dominique Wavre. Car ce point de rouille à tendance à s’étendre et risque à terme de menacer la structure de la quille. élément indispensable à la stabilité du bateau. L’équipage franco-suisse est donc contraint à une escale technique à Wellington (capitale de la Nouvelle-Zélande) dans le détroit de Cook, porte 5  du parcours de la Barcelona World Race. Une mise à terre du bateau est en effet indispensable pour diagnostiquer l’étendue des dégâts et éventuellement réparer. En attendant, ils n’ont pas d’autre choix que de naviguer prudemment en limitant les efforts de leur 60 pieds et ce pendant une petite quinzaine de jours, le temps d’atteindre la Nouvelle-Zélande. C’est ce qu’indiquait Dominique Wavre, déçu mais résigné, à la vacation du jour. Et de la prudence, il en faudra. Car un coup de vent va s’abattre sur la deuxième moitié de la flotte à partir de mardi en fin de journée.

Grosse dépression annoncée
Une dépression est en train de se creuser et va balayer, dans les jours suivants, pratiquement tout l’océan indien. On attend des vents supérieurs à 40 noeuds et une mer très forte.  Mutua Madrilña et Educacion sin Fronteras y seront les plus exposés et s’y préparent déjà, mais avec sérénité et une relative décontraction, comme les marins le laissaient entendre à la visio conférence du jour. Cet après-midi, Servane Escoffier et Albert Barguès en ressentaient déjà les prémices. Jusque-là abonnés aux anticyclones et autres zones de calmes, ils étaient pour une fois les plus rapides de toute la flotte. Educacion Sin Fronteras cavalait en effet à 17 noeuds sur une mer anthracite et sous un ciel presque blanc. Servane, qui a déjà vécu des tempêtes, confiait être un peu nerveuse mais vouloir prendre tout cela avec le sourire. Une bonne thérapie pour lutter contre le blues des coups de tabac !

Le classement du 17/12/07 à 16h00 TU :
1 PAPREC-VIRBAC 2 à 14287,5 milles de l’arrivée
2 HUGO BOSS à 130,9 milles des leaders
3 VEOLIA ENVIRONNEMENT à 865,7 milles
4 TEMENOS 2 à 1220,2 milles
5 MUTUA MADRILENA à 1953,9 milles
6 EDUCACION SIN FRONTERAS à 2642,2 milles
ABD ESTRELLA DAMM   
ABD DELTA DORE   
ABD PRB  

- Publicité -

Gants Harken Frostbiter pour grands froids.

Harken - Gants
Harken - Gants

Harken complète sa ligne de vêtements techniques avec des gants de navigation par temps froid. La paume et les doigts des gants Frostbiter sont recouverts d’une épaisseur du matériau adhérent, anti-abrasion Black Magic® pour une plus grande durée de vie et une adhérence exceptionnelle. Le tissu extensible est collé sur Néoprène au dos de la main pour une meilleure isolation thermique en milieu humide. Les panneaux en fourrure polaire stretch favorisent la mobilité des doigts tout en procurant une confortable isolation.

“Nous avons reçu un nombre impressionnant de demandes de navigateurs pour créer des gants opérationnels par temps froid” indique le styliste Ryan Gallagher. “Les gants Harken Frostbiter gardent les mains au chaud, mais restent souples pour permettre au  navigateur de saisir fermement les cordages humides et les manivelles de winch pour un réglage facile des voiles. Nous pensons que ces nouveaux gants apportent exactement aux coureurs et aux navigateurs ce dont ils ont besoin quand la température diminue.”

Autres caractéristiques :
Poignets Néoprène allongés pour assurer la continuité de la protection du bras après la combinaison ou le ciré
Fermetures poignets en caoutchouc moulé
Bandes de protection en caoutchouc moulé sur le dos de la main

Source : Harken
www.harken.fr

- Publicité -

Hugo Boss revient à 124 milles Paprec Virbac 2

Hugo Boss
DR

Depuis qu’ils ont atteint les 50e rugissants, les équipages veillent aux growlers. Et ce matin, Jean-Pierre Dick et Damian Foxall, qui évoluaient par 54° 52 Sud, ont vu leur premier iceberg. A noter cependant que Paprec Virbac 2 est de loin le bateau le plus Sud de la flotte. Cette angoisse de heurter un « glaçon » oblige les marins à veiller en permance, au radar et, surtout, sur le pont, malgré le froid, car lorsqu’ils naviguent entre deux eaux, les growlers ne peuvent être détectés. « Nous allumons le radar toutes les 10 minutes, mais surtout, nous surveillons la température de l’eau, c’est le meilleur indicateur qui soit, notamment pour les growlers immergés », précisait Michèle Paret à la vacation du jour.

Ça passe au Nord
Jean-Pierre Dick et Damian Foxall doivent par ailleurs se mordrent leurs doigts gelés d’avoir tenté une option Sud. Ils n’y ont pas trouvé la « pression » qu’ils espéraient, alors qu’Hugo Boss, sur une route un peu plus Nord, fonce depuis hier de 18 à 22 nouds de moyenne. Les hommes en noir ont ainsi réduit leur retard demoitié en moins de 24h !
Derrière ce duo qui risque fort de tourner rapidement au duel, Temenos 2 et Mutua Madrilena, respectivement à 1100 et 1900 milles dans l’Ouest, tirent de grands bords de largue le long du 51e parallèle Sud dans une brise établie de 20 – 25 noeuds.

Grosse mer annoncée
Dans les 36 heures à venir, les leaders vont donc composer avec ces brises instables et faibles de 15 nouds. Derrière, en revanche, ça va bouger ! Un coup de vent (30 à 35 noeuds annoncés par Météo Strategy, 50 nouds selon Mutua Madrilena) associé à une mer très formée est annoncé pour dimanche soir et le début de la semaine prochaine. « On surveille effectivement les fichiers météo ! On se prépare à ce renforcement du vent, et on va surtout essayer de bien avancer avec ! », précisait Michèle Paret. Même motivation pour Javier Senso : « On remonte vers le Nord pour éviter le plus gros, mais nous comptons sur ce coup de vent pour regagner des milles ! »

Educacion sin Fronteras dans l’Indien
Educacion sin Fronteras a passé ce matin la porte n°4 du parcours, située juste dans le Sud du Cap de Bonne Espérance.  Servane Escofier et Albert Barguès entrent dans l’Océan Indien avec des conditions météo toujours un peu moins favorables que celles dont ont pu bénéficier les premiers. « Tout va super bien ! On plonge vers le Sud pour attraper l’autoroute de l’Ouest ! », expliquait Servane, invariablement souriante et de bonne humeur !

2e journée au mouillage pour Veolia Environnement
Voilà plus de 24 heures maintenant que Roland Jourdain et Jean-Luc Nélias s’affairent à Port au Français aux Kerguelen pour réparer leur moteur. Ils ont été chaleureusement accueillis par l’équipe de scientifiques basée pour la belle saison sur l’archipel. Tout est mis en ouvre pour que le plan Lombard puisse rejoindre la course au plus vite.  

Classement du 15 décembre à 14h00 GMT
1. PAPREC-VIRBAC 2 à 16847,7 milles de l’arrivée
3. HUGO BOSS à 124 milles du premier
2. VEOLIA ENVIRONNEMENT à 613 milles
5. TEMENOS à 1096 milles
7. MUTUA MADRILENA à 1872 milles
9. EDUCACION SIN FRONTERAS à 2574 milles
ABD. ESTRELLA DAMM
ABD. DELTA DORE
ABD. PRB

- Publicité -

Joyon : 7 jours d’avance sur Ellen MacArthur au Cap Leeuwin

idec
DR

C’est dire la performance de Francis Joyon, qui, en solitaire, mène son IDEC grand train.  C’est dire aussi la pertinence des choix techniques, le fait d’avoir voulu un bateau simple, léger, conçu pour la performance mais aussi la fiabilité. En symbiose avec son bateau, le skipper d’IDEC en tire le meilleur avec des moyennes qui continuent de bluffer tout le petit monde de la planète mer.

Message envoyé par Francis au passage du Cap Leeuwin :
« Longitude du Cap Leeuwin à 01.33h Temps universel. IDEC coupe cette longitude à 1100 milles au sud de l’Australie. En réalité, je suis bien plus prés de l’Antarctique dont le climat se fait sentir à bord. Pour être précis, on est à 400 miles de la limite banquise et 770 miles du continent blanc ou la carte porte les noms des explorateurs qui s y sont aventurés :Shackleton, Dumont d’Urville. L’Antarctique a échappé jusqu’ici à l’appétit des hommes, et espérons que nous arriverons à enrayer le réchauffement de la planète qui détruirait la banquise et la vie sauvage avant de nous détruire ,,, Ici, c’est brume, bruine et brouillard ; Même les pétrels tempête ont disparu dans le coton… » Francis

Temps de référence : Cap de Bonne Espérance / Cap Leewin (en solitaire)
– Castorama en 2004 : 10 jours, 15 heures, 26 minutes
– IDEC en 2007 : 7 jours, 08 heures, 12 minutes
Orange II (en équipage) en 2005 : 7 jours, 08 heures, 33 minutes

Record du tour du monde en solitaire :
Temps de course d’Ellen MacArthur en 2004 au Cap Leeuwin : 29 jours, 14 heures et 5 minutes
Temps de course de Francis Joyon (2007) au Cap Leeuwin : 22 jours, 15 heures et 28 minutes (+/- 7 jours d’avance)

- Publicité -

Véolia de nouveau en course

veolia
DR

Jeudi soir, Roland Jourdain et Jean-Luc Nélias prenaient la décision de concert de se dérouter vers les îles Kerguelen suite à une panne de moteur sévère les privant d’énergie à bord. « On a préféré mettre le clignotant à gauche pour réparer car on n’avait plus rien. On a quand même réussi grâce à  l’éolienne à produire assez d’électricité pour mettre en marche l’électronique et le pilote automatique jusqu’aux Kerguelen parce que dehors, ce n’était pas possible de barrer avec les paquets de mer qui tombaient sur le pont… » précisait Jean-Luc ce matin.
 
A leur arrivée dans la petite station technique et scientifique, le monocoque rouge a trouvé place au coffre de « La Curieuse » et les deux marins ont tout de suite pu bénéficier de l’accueil mis en place par le Chef du District, Yann Libessart, en liaison direct avec l’équipe technique du bateau basée à Concarneau.
 
Entre les hivernants venus volontairement passer quelques mois aux Kerguelen pour réaliser une mission et nos deux marins engagés sur leur tour du monde, la rencontre fut fortuite et heureux hasard, le Marion Dufresne qui assure le ravitaillement et la relève en personnel en Terres Australes Françaises, était arrivé la veille avec 120 personnes supplémentaires à bord pour prêter main forte.
 
Aidés de mécaniciens, Roland Jourdain et Jean-Luc Nélias ont alors travaillé d’arrache-pied pour trouver la nature de la panne comme l’expliquait Jean-Luc : « Après y avoir passé la nuit de vendredi à samedi, il nous a encore fallu 7 à 8 heures hier pour démarrer le moteur et recharger les batteries. Puis on a décidé de dormir 3h avant de repartir au petit jour… On est quand même pas mal crevé car on a dû dormir 8h en 3 jours… »
 
Veolia Environnement aura donc été immobilisé près de 35 heures avant de repartir. Dimanche matin, 300 milles devant les Kerguelen et 800 milles derrière les premiers de la flotte, le monocoque rouge se trouvait en 3ème position et avait retrouvé le rythme de la course en progressant au moment de l’appel à 18 nœuds dans 20-25 nœuds de vent vers la prochaine porte du parcours qu’il devrait atteindre d’ici 4 jours.
 
« On vient ici pour partager deux choses : la compétition bien sûr et là, c’est loin d’être fini et puis il y a l’aventure avec un grand A. Cela passe par la découverte de certains endroits ou de ce que la nature peut nous réserver comme surprise mais cela peut aussi passer par de belles rencontres et c’était le cas ! » Jean-Luc Nélias.

- Publicité -

Remorquage vers Cape Town pour Jérémie Beyou et Sidney Gavignet

Remorquage Delta Dore
DR

Comme le disait Jérémie Beyou ce dimanche lors d’une vacation téléphonique : "Dans la précipitation, nous n’avons pas pris le temps de nous dire salut. Ils sont arrivé en semi-rigide pour nous déposer le matériel, gasoil et mât de secours. Ils avaient même pensé à nous préparer un plat chaud au cas où nous en aurions eu besoin. Ils nous ont fait partager leur repas du soir et surtout des mangues extraordinaires, à 200 mètres les uns des autres, chacun sur son bateau …Nous avons eu beaucoup de chance, une mer très plate et très peu de vent."

Depuis, Jérémie Beyou et Sidney Gavignet surveillent l’amarrage de leur bateau à tour de rôle tandis que l’équipage d’Ocean 7 enchaîne la surveillance au gré des quarts. Le convoi progresse vers le nord à la vitesse de 12 noeuds afin d’éviter le mauvais temps annoncé sur zone à partir de dimanche soir. Le monocoque est bien amarré, il plane même, l’étrave soulevée par la vitesse. La prochaine étape forte sera pour eux deux l’arrivée à Cape Town, très attendue par la population locale. Ce sera aussi le moment de mettre pied à terre et de dissoudre un duo qui s’est consolidé tout au long de ce mois de course intense. Mais ce sera un autre jour, Jérémie et Sidney ont encore 48 heures au moins pour profiter des dernières nuits de lune, seuls avec leur bateau …

Message de Sidney Gavignet
" Après 3 ou 4 jours de moteur à 3 noeuds, à ruminer notre malheur, que croyez vous que nous faisons maintenant ? La lune est de retour et Delta Dore file à …..13 noeuds vers Cape Town. Plus vite que Paprec-Virbac !
Le sourire est de retour, Delta Dore n’est pas mort ! Ocean 7 nous a rejoints vers 16 h TU et en à peine une heure nous étions déjà à la remorque en ayant embarqué un tube de mât, 6 jerricans de gas oil et une certaine Guiness que je sirote gentillement entre deux lignes de ce petit message.
Nous apprenons que Veolia s’apprête à repartir, nous en sommes bien soulagés pour eux et nous n’en attendions pas moins de ces deux loups de mer. L’aventure Kerguelen est encore une belle page de cette BWR.

- Publicité -

Thomas Coville à la poursuite de Francis Joyon

Thomas Coville SodebO en Méditerranée
DR

Les conditions météo s’annoncent pour le moins « viriles » avec un régime de vents d’Est de 25 nœuds qui devrait rapidement forcir à 40 nœuds, avec des rafales à 45/50 nœuds dans la nuit de mardi à mercredi. Les prévisions donnent également 6 mètres de creux pour les premières heures de mer.

L’objectif est de contourner par l’Ouest une dépression qui se décale vers le Portugal. Thomas devra ensuite atteindre un point de passage près des Açores avant de plonger vers l’Equateur qu’il pourrait atteindre en moins de 7 jours. Dès mercredi, le vent doit mollir. Il faudra alors que le skipper de Sodeb’O négocie une phase de transition pour retrouver le régime d’alizé.

Si les fichiers météo confirment cette fenêtre météo, le maxi Sodeb’O quittera la Trinité sur Mer lundi en fin de matinée pour rejoindre dans la soirée la ligne de départ entre Ouessant et le Cap Lizard.

Rappelons que le skipper s’attaque à la performance d’Ellen MacArthur qui en 2005 avait bouclé les 26 000 milles du tour du monde en 71 jours et 14 heures, un record dont tous les premiers partiels de référence ont été depuis pulvérisés par Francis Joyon qui a double ce week-end le Cap Leeuwin avec 7 jours d’avance sur le temps d’Ellen MacArthur.

- Publicité -

La belle remontée d’Hugo Boss

hugo boss
DR

Depuis qu’ils ont atteint les 50e rugissants, les équipages veillent aux growlers. Et ce matin, Jean-Pierre Dick et Damian Foxall, qui évoluaient par 54° 52 Sud, ont vu leur premier iceberg. A noter cependant que Paprec Virbac 2 est de loin le bateau le plus Sud de la flotte. Cette angoisse de heurter un « glaçon » oblige les marins à veiller en permance, au radar et, surtout, sur le pont, malgré le froid, car lorsqu’ils naviguent entre deux eaux, les growlers ne peuvent être détectés. « Nous allumons le radar toutes les 10 minutes, mais surtout, nous surveillons la température de l’eau, c’est le meilleur indicateur qui soit, notamment pour les growlers immergés », précisait Michèle Paret à la vacation du jour.

Ça passe au Nord
Jean-Pierre Dick et Damian Foxall doivent par ailleurs se mordrent leurs doigts gelés d’avoir tenté une option Sud. Ils n’y ont pas trouvé la « pression » qu’ils espéraient, alors qu’Hugo Boss, sur une route un peu plus Nord, fonce depuis hier de 18 à 22 noeuds de moyenne. Les hommes en noir ont ainsi réduit leur retard demoitié en moins de 24h !
Derrière ce duo qui risque fort de tourner rapidement au duel, Temenos 2 et Mutua Madrilena, respectivement à 1100 et 1900 milles dans l’Ouest, tirent de grands bords de largue le long du 51e parallèle Sud dans une brise établie de 20 – 25 noeuds.

Grosse mer annoncée
Dans les 36 heures à venir, les leaders vont donc composer avec ces brises instables et faibles de 15 noeuds. Derrière, en revanche, ça va bouger ! Un coup de vent (30 à 35 noeuds annoncés par Météo Strategy, 50 noeuds selon Mutua Madrilena) associé à une mer très formée est annoncé pour dimanche soir et le début de la semaine prochaine. « On surveille effectivement les fichiers météo ! On se prépare à ce renforcement du vent, et on va surtout essayer de bien avancer avec ! », précisait Michèle Paret. Même motivation pour Javier Senso : « On remonte vers le Nord pour éviter le plus gros, mais nous comptons sur ce coup de vent pour regagner des milles ! »

Educacion sin Fronteras dans l’Indien
Educacion sin Fronteras a passé ce matin la porte n°4 du parcours, située juste dans le Sud du Cap de Bonne Espérance.  Servane Escofier et Albert Barguès entrent dans l’Océan Indien avec des conditions météo toujours un peu moins favorables que celles dont ont pu bénéficier les premiers. « Tout va super bien ! On plonge vers le Sud pour attraper l’autoroute de l’Ouest ! », expliquait Servane, invariablement souriante et de bonne humeur !

2e journée au mouillage pour Veolia Environnement
Voilà plus de 24 heures maintenant que Roland Jourdain et Jean-Luc Nélias s’affairent à Port au Français aux Kerguelen pour réparer leur moteur. Ils ont été chaleureusement accueillis par l’équipe de scientifiques basée pour la belle saison sur l’archipel. Tout est mis en ouvre pour que le plan Lombard puisse rejoindre la course au plus vite.  

Classement du 15 décembre à 14h00 GMT
1. PAPREC-VIRBAC 2 à 16847,7 milles de l’arrivée
3. HUGO BOSS à 124 milles du premier
2. VEOLIA ENVIRONNEMENT à 613 milles
5. TEMENOS à 1096 milles
7. MUTUA MADRILENA à 1872 milles
9. EDUCACION SIN FRONTERAS à 2574 milles
ABD. ESTRELLA DAMM
ABD. DELTA DORE
ABD. PRB

- Publicité -
- Publicité -