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Hugo Boss à 18 noeuds de moyenne!

hugo boss
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Jean Pierre Dick et Damian Foxall font cap au nord et se trouvaient ce matin à 56 milles dans l’ouest des Iles Falklands (les Malouines). Poussés par des vents portants soutenus, ils entament cette remontée de l’Atlantique dans des conditions favorables, mais musclées, à plus de 15 nœuds de moyenne.
Avec un gain de presque 130 milles sur les leaders depuis hier matin, (même s’ils ont encore plus de 840 milles de retard sur Paprec-Virbac2) Hugo Boss a passé la surmultipliée. 18,2 nœuds de moyenne sur les quatre dernières heures, 422 milles parcourus en 24 heures : le moins qu’on puisse dire est que le bateau noir et son équipage se rapprochent des côtes chiliennes à vive allure ! Le cap Horn est à 600 milles devant leur étraves.
Toujours ‘coincé’ entre deux perturbations, Temenos II a accéléré cette nuit et augmente son avance sur Mutua Madrileña, plus proche du front mais aussi plus sud. Le tandem espagnol dispose actuellement d’un angle de vent un peu moins favorable.
Cette même dépression, Educacion sin Fronteras est en train de la négocier par le nord. Hier soir, Servane Escoffier évoquait des vents de 38 nœuds. La nuit a été sportive pour le cinquième et dernier bateau de la flotte.

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Sérieuse avarie à bord de Idec

IDEC
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C’est d’abord la rupture de la drisse de grand voile qui a contraint cette nuit le skipper d’IDEC à une périlleuse ascension dans le mât. Et c’est en tête du mât que Francis a découvert un problème beaucoup plus sérieux au niveau de l’ancrage du hauban tribord. Ce lourd et épais câble qui retient le mât en latéral est fixé sur l’espar par un axe. Et c’est précisément cet axe qui a commencé à se dévisser et à sortir de son puit. Francis s’est donc imposé une nouvelle escalade en tête de mât, pour tenter de sécuriser le hauban et de revisser cet axe vital. Il a entre temps considérablement réduit l’allure du trimaran, ne naviguant désormais plus que sous trinquette et trois ris. Le risque est bien évidemment le démâtage du bateau.

Francis blessé à la cheville
Après la délicate ascension de son mât dans des conditions extrêmes et dangereuses lui occasionnant de nombreux chocs corporels, Francis constatait également une blessure à la cheville et décidait dans un premier temps de se reposer et d’attendre que le vent régulier de Nord Est calme quelque peu la mer : "Je me suis blessé à la cheville lors de ma seconde escalade tant le bateau bougeait" poursuit il. "Je prends le temps de récupérer et de réfléchir à une solution." Sous trois ris et trinquette, c’est à petite vitesse qu’IDEC s’éloignait en milieu de journée du pot au Noir.
"J’essaie de progresser le mieux possible sur la route pour le moment" explique Francis Joyon visiblement fatigué. "Je suis toujours au près dans 18 noeuds de vent mais je ne peux aller vite compte tenu de la configuration de voiles destinée à préserver le mât."

Difficile réparation
Evoluant sur une mer très croisée et privé des outils adéquats, Francis n’a réussi qu’à glisser la drisse de gennaker en secours du hauban si celui-ci venait à se désolidariser du mât, afin de retenir (ralentir) l’éventuelle chute de l’espar en carbone du trimaran. Les conditions de mer l’empêchant d’aller plus loin dans sa réparation.
Le skipper de IDEC est en communication avec son équipe à terre ainsi qu’avec les concepteurs du mât afin d’envisager les possibilités de stopper le dévissage de cet axe et de cerner au mieux les risques encourus.

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Thomas Coville : premier interview-bilan

Sodebo
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Pendant cette interview, le skipper a également appris l’homologation, aujourd’hui par le WSSRC, du record de la distance parcourue en 24 heures en solitaire – 619,3 milles soit 25,8 noeuds de moyenne – établi dimanche dernier, juste avant de constater la perte de la crash-box du flotteur tribord, stoppant net le tour du monde. A la mi-journée, le trimaran naviguait à moins de 160 milles de Cape Town où l’équipe technique l’attend demain matin pour effectuer le diagnostic précis des dégâts subis.

Peux-tu nous décrire ce que tu vis depuis ton abandon ?

« En vélo, lorsque tu n’en peux plus, la voiture balai te récupère et une heure plus tard tu es sous la douche et bientôt entre les mains du kiné. Mais la mer ne s’arrête jamais. Depuis l’avarie, cela fait 6 jours que je remonte des 50e Sud, l’équivalent d’une transat. Quand tu es encore dans l’action tu penses d’abord à sauver ta peau et nous avons d’ailleurs subi cette semaine une forte dépression avec des vents de plus de 50 nœuds. Mais depuis que nous sommes dans des conditions agréables à l’approche de Bonne Espérance, une grande fatigue se fait sentir, tu cogites et tu repenses aux risques que tu as été capable de prendre alors que ta confiance grandissait. »

Ta réaction à l’homologation par le WSSRC du record des 24 heures?

« Presque 620 milles en une journée, ce n’est pas rien ! Ce record des 24 heures montre que nous pouvons aller vraiment vite avec Sodeb’O. Nous ne sommes pas venus jusqu’ici pour rien. Ce résultat sportif est aussi une récompense concrète pour l’équipe et le travail accompli. »

Le programme à ton arrivée à Cape Town puis dans les mois à venir ?

« Nous souhaitons faire un bon diagnostic et comprendre ce qui s’est passé. D’après nos calculs, c’est impossible que la crash-box soit partie toute seule. Il y a eu un choc. Je rentre donc dès mardi en France pour analyser cela avec les architectes : Nigel Irens, Benoît Cabaret et John Levell. Nous envisageons ensuite d’effectuer les réparations à Cape Town puis de monter au printemps le bateau jusqu’à New York pour s’attaquer en mai/juin au record de l’Atlantique Nord. Nous rentrerons après aux Sables d’Olonne avant de nous remettre en stand-by l’hiver prochain pour repartir autour du monde. »

Qu’as-tu appris sur ton bateau ?

« Sodeb’O est très sain, agréable à barrer et à régler. Nous tablions sur un record d’Ellen battu de 4/5 jours et nous en sommes à plus du double d’avance pour Francis actuellement. Cela montre bien le potentiel de ces machines. Sodeb’O est haut sur l’eau, marin, sécurisant, rapide et surtout, il ne m’a jamais fait douter. Il vole moins qu’un trimaran de 60 pieds mais je pense qu’en hydrodynamique, Nigel Irens vient faire une révolution dans la manière de passer dans la mer. »

Que penses-tu du « personnage Joyon » ?

« Francis est un « Monsieur ». Il est de la génération juste avant la mienne en terme de navigation en multicoque dont il est l’une des grandes références. C’est une force de la nature exceptionnelle et le skipper d’un bateau du même âge que Sodeb’O dans lequel il a mis 25 ans de carrière et d’expérience, dont un premier record autour du monde en multicoque bouclé il y a trois ans. »

Comment sa performance actuelle te fait envisager ta prochaine tentative ?

" Francis a encore prouvé la valeur sportive de ce type de défi dont certains pouvaient douter. La tâche ne sera pas forcément beaucoup plus ardue pour nous l’année prochaine. Il faudra espérer une meilleure fenêtre dans l’Atlantique puis dans le Grand Sud. Une expérience comme celle que nous venons de vivre te grandit forcément et il faudra savoir capitaliser pour repartir encore mieux armés en 2008".

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Hugo Boss ce samedi au cap Horn

Hugo Boss
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"Il y avait une grosse dépression devant nous hier, il a fallu faire un choix", expliquait cet après-midi le leader Jean-Pierre Dick, sur Paprec-Virbac 2. "Il était plus prudent de passer à l’ouest des Malouines, car le vent était très fort à l’est et qu’il n’est pas raisonnable de passer au vent de la terre alors que l’on risque de rencontrer 50 ou 60 noeuds." Le sens marin a donc parlé, et l’équipage leader navigue désormais dans 20 à 25 noeuds de vent, au portant, en se relayant sur le pont. "Dans ces conditions il faut quelqu’un à la barre en permanence", commentait Jean-Pierre, visiblement fatigué – d’évidence, les 48 heures presque sans sommeil qui ont précédé le passage du cap Horn sont suivies par une période qui n’est pas exactement propice au repos non plus.
Pour Hugo Boss, la dernière ligne droite avant le Horn s’annonce plus "paisible"; et le passage du rocher lui-même devrait également s’effectuer dans des conditions raisonnables. "Nous avons un peu ralenti", notait Andrew Cape, "nous avons maintenant un peu moins de 20 noeuds de vent mais cela devrait se renforcer d’ici environ 10 heures. Nous passerons le cap Horn demain après-midi, dans environ 15 à 20 noeuds de nord ouest, les choses se présentent plutôt bien", résumait le navigateur. Quant à savoir comment la situation va évoluer une fois la cap doublé, il est encore un peu tôt pour avoir une vision précise. Rappelons simplement que Capey déclarait hier "Il faudrait me payer pour que je passe à l’ouest des Malouines !" Mais si les conditions météo l’y forcent comme ce fut le cas pour Paprec-Virbac 2, il pourrait bien avoir à le faire bénévolement !

Bataille pour la 3e place

Pour la 3e place, la lutte entre Mutua Madrileña et Temenos II se poursuit dans un contexte de jeu tactique des plus réduits. En effet, la dernière porte de sécurité "glaces" conditionne la route à suivre, tout comme la vaste zone infestée d’icebergs se trouvant dans le sud des deux navires : dans ces conditions, c’est "tout droit" pendant au moins 500 milles, et comme le soulignait Dominique Wavre, "on se concentre sur les réglages fins pour maintenir la meilleure vitesse possible (…) mais l’écart ne va pas se creuser avec Mutua Madrileña, car ils ont un meilleur vent et ils reviennent doucement. Le temps est un peu gris, il n’y a pas trop de mer", concluait Dominique. Pas tout à fait le même son de cloche du côté de Javier Sanso, qui dans "27 à 34 noeuds de vent", se plaignait d’être copieusement secoué alors que son monocoque progressait dans un véritable champ de vagues. "En résumé, c’est misérable", expliquait Javier.
A 3610 milles des leaders, Educacion Sin Fronteras était cet après-midi dans l’expectative – un joli coup de vent annoncé… et tardant à venir. "Le baromètre est descendu à fond, et le vent ne montait pas", s’étonnait Servane Escoffier. "Cela fait un moment que ça aurait dû venir", notait la navigatrice s’attendant à des vents de plus de 40 noeuds en vertu des derniers bulletins météo, "pour l’instant on essaie de marcher au mieux, mais on reste prudents donc on n’est pas très rapides". Croisant pour l’heure sous GV haute et grand génois dans 16 noeuds de vent et des températures presque agréables malgré les 48° de latitude sud, Educacion Sin Fronteras s’attend à affronter des conditions difficiles d’un moment à l’autre.

Le classement du 11 janvier à 15h
1 PAPREC-VIRBAC 2 à 6510 milles de l’arrivée
2 HUGO BOSS à 833 milles du leader
3 TEMENOS II à 2856 milles
4 MUTUA MADRILENA à 3007 milles
5 EDUCACION SIN FRONTERAS à 3609 milles
ABD VEOLIA ENVIRONNEMENT
ABD ESTRELLA DAMM
ABD DELTA DORE

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Dick et Foxall ont passé le Cap Horn

Jean-Pierre Dick
DR

Après 59 jours de mer, Paprec-Virbac 2 a passé le Cap Horn en tête de la Barcelona World Race à 7h20 heure française ce matin. Il navigue désormais en Atlantique, cap vers Barcelone, terme de ce tour du Monde. Ce cap mythique symbolise beaucoup de choses pour les marins. C’est la fin des mers du sud, ses tempêtes, ses albatros et ses icebergs. C’est aussi et surtout le virage à gauche vers la ligne d’arrivée, "la maison". Au téléphone avec son équipe ce matin, Jean-Pierre Dick ne cachait pas sa joie de franchir pour la deuxième fois le Cap Horn (1ère fois en 2005 pendant le Vendée Globe). "Aujourd’hui, en passant près du Cap Horn, cela représente énormément pour Damian et moi : un tournant, une délivrance, un rêve de marin, une étape de plus vers la victoire. c’est vraiment sympa", explique le skipper de Paprec-Virbac 2.

Comment s’est passée l’approche du Cap Horn ?

Jean-Pierre Dick : On s’est fait bien secouer toute la nuit le long des côtes chiliennes. Il y avait beaucoup de vent avec une mer très grosse. Les vagues étaient tellement grandes que l’on avait l’impression de tomber dans un trou à chaque fois ! Nous sommes vannés car nous avons beaucoup manouvré cette nuit pour arriver au Cap Horn. Cette nuit, Damian avait une pêche de lion. Le passage du Horn sans doute. Ce matin, il s’est effondré dans la bannette, il dort profondément. Moi aussi, je suis crevé, mais nous sommes vraiment heureux !

Que ressens-tu ?

Jean-Pierre Dick : C’est sympa d’avoir passé le Cap Horn ce matin. Il faisait nuit mais on voyait le cap et ses lumières. Une ombre impressionnante dans la nuit, un cap massif. On sent la porte de la maison qui s’entrouvre. C’est génial ! Nous allons fêter cela avec une gorgée de champagne Feuillate pour moi et du whisky irlandais pour Damian. On va ainsi refermer la porte des mers du sud. Dans la baie derrière, les grains ne passent plus. Les vagues se sont aplanies. Mais bon ce n’est pas fini car on va prendre une belle dépression en début d’Atlantique. Nous sommes déjà dans l’action suivante : la remontée vers Barcelone.

Quel bilan tires-tu de la course à cet instant ?

Jean-Pierre Dick : Pour nous, le bilan est bon pour l’instant. Nous avons toujours été aux avants postes depuis le départ. Je suis satisfait du bateau après ce passage dans le grand sud. Le système des trims tabs est validé : Paprec-Virbac 2 n’enfourne pas et c’est sécurisant dans la brise. Il y a beaucoup de choses positives qui ressortent de ce mois très difficile."

(source Paprec-Virbac2)

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Joyon à l’Equateur avec 12 jours et demi d’avance!

idec
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Poussé par un vent d’alizé émaillé de quelques grains annonciateurs du Pot au Noir, IDEC réalise aujourd’hui sa meilleure journée depuis son passage au cap Horn, avec la bagatelle de 533 milles parcourus. A plus de 22 noeuds de moyenne sur les dernières 24 heures, il vient de franchir la ligne symbolique de partage des hémisphères, "dérive relevée" comme le veut la tradition du bord, afin de ne pas se prendre les appendices dans la ligne de l’Equateur. Accompagnant la rotation du vent, Francis a pu, en lofant progressivement, se caler exactement sur la route directe vers Brest et la conclusion de son Tour du monde. "Cela sent le retour à la maison" avoue-t-il, tout en se préparant à affronter une nouvelle fois le Pot au Noir. "L’Atlantique Nord correspond à un territoire qui m’est familier, que l’on connaît bien pour l’avoir traversé déjà à 25 reprises. Et c’est vrai que le sentiment de l’arrivée se fait plus présent."

Echapper au Pot au Noir

Point d’impatience cependant chez le skipper d’IDEC. Sa motivation à signer le record le plus stratosphérique possible est intacte et son esprit est aujourd’hui tout entier tourné vers la bonne gestion de sa trajectoire dans les calmes ou les grains du Pot au Noir. "Je sais que je ne dormirais pas beaucoup les prochaines 24 heures" souligne-t’il. "La Zone de Convergence Intertropicale se déplace vers le Nord et je n’ai pas de temps à perdre si je veux lui échapper." La suite du programme s’annonce assez classique pour cet endroit du globe à ce moment de l’année : "les alizés de Nord Est ont l’air bien en place" poursuit Francis Joyon, "il me faudra trouver le bon compris angle de vent-vitesse-trajectoire afin d’optimiser ma route vers les flux d’Ouest qui circulent bien en ce moment dans le nord des Açores…"
Le petit safran bâbord qui causait hier quelques tracas est de nouveau solidarisé avec le système de barre centrale. Alternant au gré des variations du vent entre trinquette et solent, le grand trimaran rouge entame l’ultime tour de piste de cet incroyable circumnavigation. Moins de 3200 milles séparaient Francis de l’arrivée à la mi-journée; "Une petite Transat" s’amuse Francis, vainqueur en 2000 de la Transat anglaise en Solitaire…

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Simulateur de voile.

VirtualOceanRaces
VirtualOceanRaces

Qu’il s’agisse de petites régates ou de courses au long cours, chaque course est animée en direct par un commentateur qui décrit les avancées, les déboires et les options prises par les skippers virtuels. Pour les courses océaniques et les courses par étapes, un résumé est livré quotidiennement sur le forum et un classement provisoire figure sur le site dans la rubrique courses.

Pendant les courses, les skippers peuvent communiquer entre eux via le forum voire se lancer des défis ou commenter leurs choix stratégiques. Autant d’options qui contribuent à renforcer l’impression de participer à une aventure plus vraie que nature. Poussant le réalisme jusqu’à son paroxysme, certains des marins virtuels les plus acharnés n’hésitent d’ailleurs pas à passer leurs nuits à la barre bien que le jeu offre la possibilité d’un pilotage automatique et d’un programmateur de manoeuvre.

Le jeu permet aux débutants d’apprendre les rudiments de la voile au travers de l’aide disponible sur le site, des tutoriaux et des cours théoriques sur le fonctionnement physique d’un voilier mais aussi du dictionnaire des termes de marine employés par les navigateurs

Dans sa version actuelle, l’accès au jeu est entièrement gratuit. A l’avenir, seules certaines courses seront payantes – en particulier, celles offrant des lots aux vainqueurs -, et éventuellement certains développements spécifiques à venir.

Principes de fonctionnement des courses :
Le jeu permet de construire tous les types de courses possibles :
– des courses océaniques sur plusieurs jours pouvant, soit se dérouler parallèlement à une course réelle – les joueurs peuvent alors se confronter aux navigateurs réels – soit être construites sur un parcours et à une période originale
– des régates locales sur quelques minutes ou quelques heures
– des challenges individuels ou des tentatives de record
– des courses par étapes.

Une fois le bateau baptisé, il reste au marin virtuel à personnaliser son trimaran en choisissant la couleur des coques : 13 skins sont actuellement proposés.
De nouveaux parcours de courses et de records sont intégrés régulièrement. Le jeu comprend également un classement général des skippers pour les régates, records, etc.

Les parties se jouent actuellement à bord de trimarans ORMA mais d’autres types de bateaux sont en cours d’intégration : un monocoque de type IMOCA, un monocoque de type Figaro II, un monocoque de la nouvelle classe qui monte, le « class 40 », et enfin, un multicoque de record océanique.

Interface de navigation :
Le skipper gère sa navigation, ses réglages et ses manoeuvres jusqu’à l’arrivée. Grâce à l’aide en ligne, le joueur peut se familiariser rapidement avec la conduite du bateau en mode clavier. L’interface de conduite simule un cockpit de bateau avec la partie barre et manoeuvre des voiles et la partie répétiteurs électroniques qui renseignent le navigateur sur l’évolution de son bateau.
La prise en main des manoeuvres et des réglages est très intuitive. La barre se manoeuvre comme une vraie barre, et des boutons +/- sont présents sur chaque winch pour border ou choquer les voiles.
La conduite se fait dans un paysage comportant toutes les côtes du monde avec toutes les îles et îlots. Le joueur peut regarder le paysage dans toutes les directions et ainsi surveiller l’avancée et le comportement de ses concurrents.

L’interface permet de renseigner le joueur sur la provenance et la force du vent réel et du vent apparent. Le vent réel change toutes les minutes. La vitesse du bateau est calculée en temps réel en fonction des réglages.

La partie navigation affiche la carte correspondant à la position du joueur avec les indications météorologiques du moment. Elle permet au joueur de décider de sa route en fonction des marques de parcours à franchir et en fonction des conditions météorologiques.
L’outil de calcul de cap renseigne le joueur sur la direction dans laquelle il doit diriger son bateau et permet d’initialiser une route idéale qui sera prise en compte dans le calcul du VMG.
La trajectoire du joueur est affichée sur les cartes, ainsi que les marques de parcours et les icônes des bateaux concurrents.
Le joueur a la possibilité de programmer des manoeuvres qui seront effectuées par le serveur de jeu lorsque le joueur sera déconnecté. Un système d’alerte par courrier électronique est mis à la disposition du joueur.

La carte des vents réactualisée toutes les 24 heures et la précision des traits de côtes (1/250 000ème) permet une navigation réaliste et la mise en place de stratégies multiples.

Les prévisions météorologiques sont actualisées quotidiennement et donnent des prévisions à 7 jours, heure par heure. Ces prévisions correspondent à la réalité et donnent donc des conditions de navigation identiques à celles que rencontrent les vrais navigateurs.

Virtual Ocean Races est né de la volonté de ses 4 concepteurs, Frédéric HUBIN, Julien LEMAITRE, Bertrand et Olivier REVUZ de réaliser un simulateur de courses océaniques conjuguant plaisir, jouabilité et réalisme. Virtual Ocean Races est le premier jeu réalisé par ERMAKA SYSTEMES, dont l’objectif est de développer pour son compte, ou celui de ses partenaires institutionnels, des jeux en ligne multijoueurs comprenant une part importante d’animation. Il est à noter que l’entreprise est en recherche de partenaires, investisseurs pour participer au développement de ses activités ou partenaires venant sponsoriser les courses proposées par le jeu.

A découvrir sur www.virtual-ocean-races.com

Source Ermaka Systèmes

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Joyon file vers 12 jours d’avance à l’Equateur!

idec
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IDEC navigue ce matin à plus de 21 noeuds au large de la corne du Brésil, à 3800 milles de l’arrivée à Brest. L’alizé dit de Sud Est permet désormais à Francis Joyon de pointer résolument les étraves de son grand IDEC tribord amure cap plein Nord vers l’Equateur. Par le travers de Fortaleza et dans la chaleur Brésilienne, le marin de Locqmariaquer a retrouvé la grande foulée qui était sa marque de fabrique jusqu’au cap Horn. Avec surtout dorénavant une vitesse de rapprochement, un gain efficace sur la route qui relancent à la hausse son bilan de performances.
L’Equateur est en vue, symbolique porte du retour vers Brest et la maison. Castorama, le trimaran d’Ellen MacArthur s’y était présenté en 2004 au terme de 60 jours et 13 heures de course record. Le maxi catamaran Cheyenne du regretté Steve Fossett l’avait rejoint en un peu plus de 50 journées. En s’y présentant demain jeudi dans la soirée, l’extraordinaire Monsieur Joyon signerait une "carte" de… 48 jours et quelques heures! Il pulvériserait ainsi de plus ou moins 12 jours le temps de référence en solitaire et même de peu ou prou deux jours celui de Cheyenne en équipage! Le magazine anglo-saxon SeaHorse traduit ce mois ci son fair-play et son admiration en posant avec humour la vraie question : "Does Francis Joyon really put his trews on one leg at a time like the rest of us?" Francis enfile t’il ses pantalons une jambe à la fois comme chacun de nous?

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Deux mois de course et le cap Horn demain

Paprec virbac
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Bientôt la délivrance pour Paprec-Virbac 2 qui franchira demain matin jeudi, par 55 degrés de latitude sud, le légendaire cap Horn. Contacté à la visio conférence, Damian Foxall, pour qui ce sera le septième passage, relatait des conditions de progression relativement faciles et prévoyait de doubler le rocher dans 30 à 35 noeuds de vent, avec quelques empannages à la clé. Cette perspective n’était pas sans donner quelques regrets à Jonathan Mc Kee (co-équipier de Guillermo Altadill à bord d’Estrella Damm, qui a du se retirer de la course à Cape Town le 14 décembre dernier, suite à une série de problèmes techniques), notre invité lors de la vacation. « Je donnerai cher pour être toujours dans la course » avouait-il, « même si les conditions du Grand Sud sont toujours très dures ». Des conditions qui restent assez maniables pour l’ensemble de la flotte, même si les concurrents ne sont pas tous à la même enseigne. Qui plus est, après deux mois de mer, les marins sont en bonne santé, hormis quelques crevasses sur les mains et autres problèmes de peau dus au froid, au sel et à l’humidité ; il semble que chacun se soit habitué tant bien que mal aux basses températures et à la ‘routine’ du Sud.

L’hommage d’Alex Thomson aux leaders

A 1000 milles des leaders, Hugo Boss navigue à la lisière d’un front et d’une zone de haute pression dans un vent de nord-nord-est de 20-25 noeuds. Alex Thomson commence déjà à penser à sa sortie du Pacifique mais voyait mal comment, à court terme, il pourrait revenir sur le bateau de tête. « A moins d’un coup météo ou d’un souci technique à bord de Paprec-Virbac 2, je ne vois pas pour l’instant comment combler l’écart. Jusqu’à présent, ils font une course fabuleuse ».

Derrière, Dominique Wavre et Michèle Paret se situaient sur la bordure ouest de cette même dépression et se retrouvaient au largue, ‘sur la tranche’, dans un vent de sud et une mer désordonnée, obligeant l’équipage à se relayer sur le pont pour prendre la barre ou ajuster les réglages.
Temenos II est toujours dans le collimateur (160 milles) des étonnants Xavier Sanso et Pachi Rivero qui naviguent prudemment et proprement. Mais leur heure n’est pas encore venue de menacer concrètement le tandem franco-suisse. Plus sud, dans une zone moins ventée, ils ont tendance à perdre un peu de terrain. En revanche, si leur retard restait stable au passage du cap Horn (entre le 19 et le 21 janvier), alors, comme le soulignait justement Jonathan Mc Kee, le jeu pourrait s’ouvrir dans la remontée de l’Atlantique.
A bord d’Educacion sin Fronteras, comme hier, Servane Escoffier s’interrogeait sur la faible vitesse du bateau, compte tenu des conditions favorables (sous spi avec 20 nouds d’ouest). « Avec Albert, on a inspecté la quille et les safrans pour voir si quelque chose était accroché mais on n’a rien vu » précise Servane. Comme Temenos II et Mutua Madrileña, Educacion sin Fronteras se prépare à négocier un train de dépressions venu de l’ouest avec de probables épisodes de vents forts ces prochains jours.

Le classement du 09/01/2008 à 17h

1 PAPREC-VIRBAC 2 à 7093,2 milles de l’arrivée
2 HUGO BOSS à 1029,3 milles des leaders
3 TEMENOS 2 à 2864,7 milles
4 MUTUA MADRILENA à 3022,6 milles
5 EDUCACION SIN FRONTERAS à 3537,1 milles
ABD VEOLIA ENVIRONNEMENT
ABD ESTRELLA DAMM
ABD DELTA DORE
ABD PRB

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L’Equateur dès ce jeudi pour Francis Joyon

idec
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Le tribut à payer à la performance reste élevé, bien que de différente nature par rapport aux jours qui ont précédé le redémarrage d’IDEC. Au près "vent debout" comme décrit le marin de Locmariaquer, face aux vagues et dans les chocs répétés, a succédé une navigation plus acrobatique. "Le bateau monte sur un flotteur dès 12 noeuds" explique Francis Joyon. La vigilance est ainsi de rigueur à la barre comme sous pilote afin de ne pas se faire surprendre dans les grains encore bien présents. Le souci de safran bâbord (sous le vent) prend dans ce contexte toute son importance. Désolidarisé du safran principal, il se met en travers et freine la belle glisse du plan Irens-Cabaret.

"Placer haut la barre"

Ciel bleu, avec de longues traînées de nuages alizéens, mer belle et un vent modéré de secteur Est à Sud Est apportent à Francis Joyon un très mérité bien-être nautique, suite à cinq longues journées à subir calmes et vents de face dans sa remontée de l’Atlantique Sud. Mais ces conditions "de rêve pour un marin", n’endorment ni la vigilance ni l’extraordinaire faim de performances du skipper d’IDEC. Bien qu’ayant perdu son "aiguillon" Coville après l’abandon de la tentative du trimaran Sodeb’O, le skipper d’IDEC reste totalement motivé et concentré pour réaliser la plus haute performance possible dans son Tour du Monde. "Je pense aux tentatives futures qui ne manqueront pas de s’élancer, et je veux placer la barre le plus haut possible…" souligne Joyon. L’homme et le bateau sont ainsi plus que jamais "à la bagarre", car glisser toutes toiles dehors au vent de travers suppose une attention de tous les instants. "Sous les nuages, le vent prend facilement 4 à 5 noeuds de puissance en plus. Il me faut alors réagir très vite pour maintenir le bateau à plat…"

Préservation du bateau d’abord

Avec plus de 21 000 milles dans son sillage, le géant IDEC est plus que jamais l’objet des attentions presque attendries de son skipper. "Je sens ici et là des traces d’usure tout à fait normales" raconte Francis. "Je continue de solliciter le bateau mais je surveille toute trace de fatigue du matériel." Le petit safran bâbord du trimaran donne depuis hier un peu de fil à retordre à Francis qui a constaté que ce dernier semblait désolidarisé du safran principal ; "J’ai un petit soucis de parallélisme avec le petit safran bâbord qui ne suit plus le mouvement du safran principal" explique Joyon ; le palonnier ne me semble plus solidaire de l’ensemble du système de barre. C’est un peu gènant car à haute vitesse, il se met en travers et crée une perturbation. Mais il est situé en arrière de flotteur, à un endroit assez inaccessible qui complique une éventuelle intervention…"
Et le marin, s’inquiète-t’on? "J’ai bien récupéré de ces 5 jours de près, même la nuit dernière malgré les grains." Seul le sentiment de solitude semble parfois toucher un marin que ni glaces ni tempêtes n’ont jusqu’à présent ébranlé ; "Je souffre moins de la solitude que lors de ma précédente tentative" avoue-t’il cependant. "Je crois que je m’y étais mieux préparé…la vitesse et les performances du bateau jouent aussi beaucoup" conclue- t’il à la veille d’écrire une nouvelle ligne statistique dans les grands livres des temps référence de son tour du monde. L’Equateur demain jeudi au milieu de son 48ème jour de course placerait IDEC en avance de 12 jours sur Ellen MacArthur …

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