Jean Pierre Dick et Damian Foxall font cap au nord et se trouvaient ce matin à 56 milles dans l’ouest des Iles Falklands (les Malouines). Poussés par des vents portants soutenus, ils entament cette remontée de l’Atlantique dans des conditions favorables, mais musclées, à plus de 15 nœuds de moyenne.
Avec un gain de presque 130 milles sur les leaders depuis hier matin, (même s’ils ont encore plus de 840 milles de retard sur Paprec-Virbac2) Hugo Boss a passé la surmultipliée. 18,2 nœuds de moyenne sur les quatre dernières heures, 422 milles parcourus en 24 heures : le moins qu’on puisse dire est que le bateau noir et son équipage se rapprochent des côtes chiliennes à vive allure ! Le cap Horn est à 600 milles devant leur étraves.
Toujours ‘coincé’ entre deux perturbations, Temenos II a accéléré cette nuit et augmente son avance sur Mutua Madrileña, plus proche du front mais aussi plus sud. Le tandem espagnol dispose actuellement d’un angle de vent un peu moins favorable.
Cette même dépression, Educacion sin Fronteras est en train de la négocier par le nord. Hier soir, Servane Escoffier évoquait des vents de 38 nœuds. La nuit a été sportive pour le cinquième et dernier bateau de la flotte.
Sérieuse avarie à bord de Idec
C’est d’abord la rupture de la drisse de grand voile qui a contraint cette nuit le skipper d’IDEC à une périlleuse ascension dans le mât. Et c’est en tête du mât que Francis a découvert un problème beaucoup plus sérieux au niveau de l’ancrage du hauban tribord. Ce lourd et épais câble qui retient le mât en latéral est fixé sur l’espar par un axe. Et c’est précisément cet axe qui a commencé à se dévisser et à sortir de son puit. Francis s’est donc imposé une nouvelle escalade en tête de mât, pour tenter de sécuriser le hauban et de revisser cet axe vital. Il a entre temps considérablement réduit l’allure du trimaran, ne naviguant désormais plus que sous trinquette et trois ris. Le risque est bien évidemment le démâtage du bateau.
Francis blessé à la cheville
Après la délicate ascension de son mât dans des conditions extrêmes et dangereuses lui occasionnant de nombreux chocs corporels, Francis constatait également une blessure à la cheville et décidait dans un premier temps de se reposer et d’attendre que le vent régulier de Nord Est calme quelque peu la mer : "Je me suis blessé à la cheville lors de ma seconde escalade tant le bateau bougeait" poursuit il. "Je prends le temps de récupérer et de réfléchir à une solution." Sous trois ris et trinquette, c’est à petite vitesse qu’IDEC s’éloignait en milieu de journée du pot au Noir.
"J’essaie de progresser le mieux possible sur la route pour le moment" explique Francis Joyon visiblement fatigué. "Je suis toujours au près dans 18 noeuds de vent mais je ne peux aller vite compte tenu de la configuration de voiles destinée à préserver le mât."
Difficile réparation
Evoluant sur une mer très croisée et privé des outils adéquats, Francis n’a réussi qu’à glisser la drisse de gennaker en secours du hauban si celui-ci venait à se désolidariser du mât, afin de retenir (ralentir) l’éventuelle chute de l’espar en carbone du trimaran. Les conditions de mer l’empêchant d’aller plus loin dans sa réparation.
Le skipper de IDEC est en communication avec son équipe à terre ainsi qu’avec les concepteurs du mât afin d’envisager les possibilités de stopper le dévissage de cet axe et de cerner au mieux les risques encourus.
Thomas Coville : premier interview-bilan
Pendant cette interview, le skipper a également appris l’homologation, aujourd’hui par le WSSRC, du record de la distance parcourue en 24 heures en solitaire – 619,3 milles soit 25,8 noeuds de moyenne – établi dimanche dernier, juste avant de constater la perte de la crash-box du flotteur tribord, stoppant net le tour du monde. A la mi-journée, le trimaran naviguait à moins de 160 milles de Cape Town où l’équipe technique l’attend demain matin pour effectuer le diagnostic précis des dégâts subis.
Peux-tu nous décrire ce que tu vis depuis ton abandon ?
« En vélo, lorsque tu n’en peux plus, la voiture balai te récupère et une heure plus tard tu es sous la douche et bientôt entre les mains du kiné. Mais la mer ne s’arrête jamais. Depuis l’avarie, cela fait 6 jours que je remonte des 50e Sud, l’équivalent d’une transat. Quand tu es encore dans l’action tu penses d’abord à sauver ta peau et nous avons d’ailleurs subi cette semaine une forte dépression avec des vents de plus de 50 nœuds. Mais depuis que nous sommes dans des conditions agréables à l’approche de Bonne Espérance, une grande fatigue se fait sentir, tu cogites et tu repenses aux risques que tu as été capable de prendre alors que ta confiance grandissait. »
Ta réaction à l’homologation par le WSSRC du record des 24 heures?
« Presque 620 milles en une journée, ce n’est pas rien ! Ce record des 24 heures montre que nous pouvons aller vraiment vite avec Sodeb’O. Nous ne sommes pas venus jusqu’ici pour rien. Ce résultat sportif est aussi une récompense concrète pour l’équipe et le travail accompli. »
Le programme à ton arrivée à Cape Town puis dans les mois à venir ?
« Nous souhaitons faire un bon diagnostic et comprendre ce qui s’est passé. D’après nos calculs, c’est impossible que la crash-box soit partie toute seule. Il y a eu un choc. Je rentre donc dès mardi en France pour analyser cela avec les architectes : Nigel Irens, Benoît Cabaret et John Levell. Nous envisageons ensuite d’effectuer les réparations à Cape Town puis de monter au printemps le bateau jusqu’à New York pour s’attaquer en mai/juin au record de l’Atlantique Nord. Nous rentrerons après aux Sables d’Olonne avant de nous remettre en stand-by l’hiver prochain pour repartir autour du monde. »
Qu’as-tu appris sur ton bateau ?
« Sodeb’O est très sain, agréable à barrer et à régler. Nous tablions sur un record d’Ellen battu de 4/5 jours et nous en sommes à plus du double d’avance pour Francis actuellement. Cela montre bien le potentiel de ces machines. Sodeb’O est haut sur l’eau, marin, sécurisant, rapide et surtout, il ne m’a jamais fait douter. Il vole moins qu’un trimaran de 60 pieds mais je pense qu’en hydrodynamique, Nigel Irens vient faire une révolution dans la manière de passer dans la mer. »
Que penses-tu du « personnage Joyon » ?
« Francis est un « Monsieur ». Il est de la génération juste avant la mienne en terme de navigation en multicoque dont il est l’une des grandes références. C’est une force de la nature exceptionnelle et le skipper d’un bateau du même âge que Sodeb’O dans lequel il a mis 25 ans de carrière et d’expérience, dont un premier record autour du monde en multicoque bouclé il y a trois ans. »
Comment sa performance actuelle te fait envisager ta prochaine tentative ?
" Francis a encore prouvé la valeur sportive de ce type de défi dont certains pouvaient douter. La tâche ne sera pas forcément beaucoup plus ardue pour nous l’année prochaine. Il faudra espérer une meilleure fenêtre dans l’Atlantique puis dans le Grand Sud. Une expérience comme celle que nous venons de vivre te grandit forcément et il faudra savoir capitaliser pour repartir encore mieux armés en 2008".
Joyon à l’Equateur avec 12 jours et demi d’avance!
Poussé par un vent d’alizé émaillé de quelques grains annonciateurs du Pot au Noir, IDEC réalise aujourd’hui sa meilleure journée depuis son passage au cap Horn, avec la bagatelle de 533 milles parcourus. A plus de 22 noeuds de moyenne sur les dernières 24 heures, il vient de franchir la ligne symbolique de partage des hémisphères, "dérive relevée" comme le veut la tradition du bord, afin de ne pas se prendre les appendices dans la ligne de l’Equateur. Accompagnant la rotation du vent, Francis a pu, en lofant progressivement, se caler exactement sur la route directe vers Brest et la conclusion de son Tour du monde. "Cela sent le retour à la maison" avoue-t-il, tout en se préparant à affronter une nouvelle fois le Pot au Noir. "L’Atlantique Nord correspond à un territoire qui m’est familier, que l’on connaît bien pour l’avoir traversé déjà à 25 reprises. Et c’est vrai que le sentiment de l’arrivée se fait plus présent."
Echapper au Pot au Noir
Point d’impatience cependant chez le skipper d’IDEC. Sa motivation à signer le record le plus stratosphérique possible est intacte et son esprit est aujourd’hui tout entier tourné vers la bonne gestion de sa trajectoire dans les calmes ou les grains du Pot au Noir. "Je sais que je ne dormirais pas beaucoup les prochaines 24 heures" souligne-t’il. "La Zone de Convergence Intertropicale se déplace vers le Nord et je n’ai pas de temps à perdre si je veux lui échapper." La suite du programme s’annonce assez classique pour cet endroit du globe à ce moment de l’année : "les alizés de Nord Est ont l’air bien en place" poursuit Francis Joyon, "il me faudra trouver le bon compris angle de vent-vitesse-trajectoire afin d’optimiser ma route vers les flux d’Ouest qui circulent bien en ce moment dans le nord des Açores…"
Le petit safran bâbord qui causait hier quelques tracas est de nouveau solidarisé avec le système de barre centrale. Alternant au gré des variations du vent entre trinquette et solent, le grand trimaran rouge entame l’ultime tour de piste de cet incroyable circumnavigation. Moins de 3200 milles séparaient Francis de l’arrivée à la mi-journée; "Une petite Transat" s’amuse Francis, vainqueur en 2000 de la Transat anglaise en Solitaire…
Simulateur de voile.
Qu’il s’agisse de petites régates ou de courses au long cours, chaque course est animée en direct par un commentateur qui décrit les avancées, les déboires et les options prises par les skippers virtuels. Pour les courses océaniques et les courses par étapes, un résumé est livré quotidiennement sur le forum et un classement provisoire figure sur le site dans la rubrique courses.
Pendant les courses, les skippers peuvent communiquer entre eux via le forum voire se lancer des défis ou commenter leurs choix stratégiques. Autant d’options qui contribuent à renforcer l’impression de participer à une aventure plus vraie que nature. Poussant le réalisme jusqu’à son paroxysme, certains des marins virtuels les plus acharnés n’hésitent d’ailleurs pas à passer leurs nuits à la barre bien que le jeu offre la possibilité d’un pilotage automatique et d’un programmateur de manoeuvre.
Le jeu permet aux débutants d’apprendre les rudiments de la voile au travers de l’aide disponible sur le site, des tutoriaux et des cours théoriques sur le fonctionnement physique d’un voilier mais aussi du dictionnaire des termes de marine employés par les navigateurs
Dans sa version actuelle, l’accès au jeu est entièrement gratuit. A l’avenir, seules certaines courses seront payantes – en particulier, celles offrant des lots aux vainqueurs -, et éventuellement certains développements spécifiques à venir.
Principes de fonctionnement des courses :
Le jeu permet de construire tous les types de courses possibles :
– des courses océaniques sur plusieurs jours pouvant, soit se dérouler parallèlement à une course réelle – les joueurs peuvent alors se confronter aux navigateurs réels – soit être construites sur un parcours et à une période originale
– des régates locales sur quelques minutes ou quelques heures
– des challenges individuels ou des tentatives de record
– des courses par étapes.
Une fois le bateau baptisé, il reste au marin virtuel à personnaliser son trimaran en choisissant la couleur des coques : 13 skins sont actuellement proposés.
De nouveaux parcours de courses et de records sont intégrés régulièrement. Le jeu comprend également un classement général des skippers pour les régates, records, etc.
Les parties se jouent actuellement à bord de trimarans ORMA mais d’autres types de bateaux sont en cours d’intégration : un monocoque de type IMOCA, un monocoque de type Figaro II, un monocoque de la nouvelle classe qui monte, le « class 40 », et enfin, un multicoque de record océanique.
Interface de navigation :
Le skipper gère sa navigation, ses réglages et ses manoeuvres jusqu’à l’arrivée. Grâce à l’aide en ligne, le joueur peut se familiariser rapidement avec la conduite du bateau en mode clavier. L’interface de conduite simule un cockpit de bateau avec la partie barre et manoeuvre des voiles et la partie répétiteurs électroniques qui renseignent le navigateur sur l’évolution de son bateau.
La prise en main des manoeuvres et des réglages est très intuitive. La barre se manoeuvre comme une vraie barre, et des boutons +/- sont présents sur chaque winch pour border ou choquer les voiles.
La conduite se fait dans un paysage comportant toutes les côtes du monde avec toutes les îles et îlots. Le joueur peut regarder le paysage dans toutes les directions et ainsi surveiller l’avancée et le comportement de ses concurrents.
L’interface permet de renseigner le joueur sur la provenance et la force du vent réel et du vent apparent. Le vent réel change toutes les minutes. La vitesse du bateau est calculée en temps réel en fonction des réglages.
La partie navigation affiche la carte correspondant à la position du joueur avec les indications météorologiques du moment. Elle permet au joueur de décider de sa route en fonction des marques de parcours à franchir et en fonction des conditions météorologiques.
L’outil de calcul de cap renseigne le joueur sur la direction dans laquelle il doit diriger son bateau et permet d’initialiser une route idéale qui sera prise en compte dans le calcul du VMG.
La trajectoire du joueur est affichée sur les cartes, ainsi que les marques de parcours et les icônes des bateaux concurrents.
Le joueur a la possibilité de programmer des manoeuvres qui seront effectuées par le serveur de jeu lorsque le joueur sera déconnecté. Un système d’alerte par courrier électronique est mis à la disposition du joueur.
La carte des vents réactualisée toutes les 24 heures et la précision des traits de côtes (1/250 000ème) permet une navigation réaliste et la mise en place de stratégies multiples.
Les prévisions météorologiques sont actualisées quotidiennement et donnent des prévisions à 7 jours, heure par heure. Ces prévisions correspondent à la réalité et donnent donc des conditions de navigation identiques à celles que rencontrent les vrais navigateurs.
Virtual Ocean Races est né de la volonté de ses 4 concepteurs, Frédéric HUBIN, Julien LEMAITRE, Bertrand et Olivier REVUZ de réaliser un simulateur de courses océaniques conjuguant plaisir, jouabilité et réalisme. Virtual Ocean Races est le premier jeu réalisé par ERMAKA SYSTEMES, dont l’objectif est de développer pour son compte, ou celui de ses partenaires institutionnels, des jeux en ligne multijoueurs comprenant une part importante d’animation. Il est à noter que l’entreprise est en recherche de partenaires, investisseurs pour participer au développement de ses activités ou partenaires venant sponsoriser les courses proposées par le jeu.
A découvrir sur www.virtual-ocean-races.com
Source Ermaka Systèmes
Joyon file vers 12 jours d’avance à l’Equateur!
IDEC navigue ce matin à plus de 21 noeuds au large de la corne du Brésil, à 3800 milles de l’arrivée à Brest. L’alizé dit de Sud Est permet désormais à Francis Joyon de pointer résolument les étraves de son grand IDEC tribord amure cap plein Nord vers l’Equateur. Par le travers de Fortaleza et dans la chaleur Brésilienne, le marin de Locqmariaquer a retrouvé la grande foulée qui était sa marque de fabrique jusqu’au cap Horn. Avec surtout dorénavant une vitesse de rapprochement, un gain efficace sur la route qui relancent à la hausse son bilan de performances.
L’Equateur est en vue, symbolique porte du retour vers Brest et la maison. Castorama, le trimaran d’Ellen MacArthur s’y était présenté en 2004 au terme de 60 jours et 13 heures de course record. Le maxi catamaran Cheyenne du regretté Steve Fossett l’avait rejoint en un peu plus de 50 journées. En s’y présentant demain jeudi dans la soirée, l’extraordinaire Monsieur Joyon signerait une "carte" de… 48 jours et quelques heures! Il pulvériserait ainsi de plus ou moins 12 jours le temps de référence en solitaire et même de peu ou prou deux jours celui de Cheyenne en équipage! Le magazine anglo-saxon SeaHorse traduit ce mois ci son fair-play et son admiration en posant avec humour la vraie question : "Does Francis Joyon really put his trews on one leg at a time like the rest of us?" Francis enfile t’il ses pantalons une jambe à la fois comme chacun de nous?
L’Equateur dès ce jeudi pour Francis Joyon
Le tribut à payer à la performance reste élevé, bien que de différente nature par rapport aux jours qui ont précédé le redémarrage d’IDEC. Au près "vent debout" comme décrit le marin de Locmariaquer, face aux vagues et dans les chocs répétés, a succédé une navigation plus acrobatique. "Le bateau monte sur un flotteur dès 12 noeuds" explique Francis Joyon. La vigilance est ainsi de rigueur à la barre comme sous pilote afin de ne pas se faire surprendre dans les grains encore bien présents. Le souci de safran bâbord (sous le vent) prend dans ce contexte toute son importance. Désolidarisé du safran principal, il se met en travers et freine la belle glisse du plan Irens-Cabaret.
"Placer haut la barre"
Ciel bleu, avec de longues traînées de nuages alizéens, mer belle et un vent modéré de secteur Est à Sud Est apportent à Francis Joyon un très mérité bien-être nautique, suite à cinq longues journées à subir calmes et vents de face dans sa remontée de l’Atlantique Sud. Mais ces conditions "de rêve pour un marin", n’endorment ni la vigilance ni l’extraordinaire faim de performances du skipper d’IDEC. Bien qu’ayant perdu son "aiguillon" Coville après l’abandon de la tentative du trimaran Sodeb’O, le skipper d’IDEC reste totalement motivé et concentré pour réaliser la plus haute performance possible dans son Tour du Monde. "Je pense aux tentatives futures qui ne manqueront pas de s’élancer, et je veux placer la barre le plus haut possible…" souligne Joyon. L’homme et le bateau sont ainsi plus que jamais "à la bagarre", car glisser toutes toiles dehors au vent de travers suppose une attention de tous les instants. "Sous les nuages, le vent prend facilement 4 à 5 noeuds de puissance en plus. Il me faut alors réagir très vite pour maintenir le bateau à plat…"
Préservation du bateau d’abord
Avec plus de 21 000 milles dans son sillage, le géant IDEC est plus que jamais l’objet des attentions presque attendries de son skipper. "Je sens ici et là des traces d’usure tout à fait normales" raconte Francis. "Je continue de solliciter le bateau mais je surveille toute trace de fatigue du matériel." Le petit safran bâbord du trimaran donne depuis hier un peu de fil à retordre à Francis qui a constaté que ce dernier semblait désolidarisé du safran principal ; "J’ai un petit soucis de parallélisme avec le petit safran bâbord qui ne suit plus le mouvement du safran principal" explique Joyon ; le palonnier ne me semble plus solidaire de l’ensemble du système de barre. C’est un peu gènant car à haute vitesse, il se met en travers et crée une perturbation. Mais il est situé en arrière de flotteur, à un endroit assez inaccessible qui complique une éventuelle intervention…"
Et le marin, s’inquiète-t’on? "J’ai bien récupéré de ces 5 jours de près, même la nuit dernière malgré les grains." Seul le sentiment de solitude semble parfois toucher un marin que ni glaces ni tempêtes n’ont jusqu’à présent ébranlé ; "Je souffre moins de la solitude que lors de ma précédente tentative" avoue-t’il cependant. "Je crois que je m’y étais mieux préparé…la vitesse et les performances du bateau jouent aussi beaucoup" conclue- t’il à la veille d’écrire une nouvelle ligne statistique dans les grands livres des temps référence de son tour du monde. L’Equateur demain jeudi au milieu de son 48ème jour de course placerait IDEC en avance de 12 jours sur Ellen MacArthur …


















