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Harken recrute !

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1 Chef des Ventes H/F
Basé au siège de la société à la Rochelle

Rattaché au Directeur opérationnel, vous aurez pour mission de définir et appliquer la politique commerciale pour chacun de ces marchés, suivre et analyser les résultats, encadrer une équipe composée de commerciaux terrain et de chargées de clientèle. Votre mission principale, avec l’aide de vos commerciaux, sera d’animer une clientèle existante, d’assurer leur formation et organiser la conquête de nouveaux clients. Vous travaillerez en étroite relation avec le responsable marketing pour élaborer les plans annuels à relayer auprès des clients (lancements de produits, politique promotionnelle) et structurer les remontées d’information.
De formation commerciale et technique – Bac + 3 à Bac + 5 – vous justifiez d’une expérience réussie de la gestion commerciale d’un secteur, si possible dans la distribution de produits sur le marché de la voile.
Vous pratiquez la voile à titre personnel et êtes capable notamment de comprendre et réaliser des plans de ponts.
Vous avez le sens de l’organisation et du management.
Une connaissance de l’anglais et des outils informatiques est indispensable.
La rémunération, très motivante, est composée d’un fixe et de primes liées à la réalisation des objectifs fixés. Des déplacements sont à prévoir pour visiter les clients avec les commerciaux.

Merci d’adresser votre dossier de candidature (lettre, CV + photo)
de préférence par e-mail en indiquant la référence HK/CV08
à notre conseil : Groupe ACTA
46, rue Aristide-Briand – 92300 Levallois-Perret
e-mail : marc.najar@acta-conseil.fr

2 Commerciaux H/F
Secteurs : Atlantique Manche (La Rochelle) et Méditerranée (06 ou 83)

Rattaché au Chef des ventes vous aurez pour mission d’introduire et d’améliorer la présence de nos produits auprès d’une clientèle existante, d’assurer leur formation et de développer votre secteur par la conquête de nouveaux clients. Vous disposerez pour cela d’une large gamme de produits de haute technologie.
De formation commerciale et technique – Bac + 2 – vous justifiez d’une expérience réussie de commercial, si possible dans la distribution de produits sur le marché de la voile.
Vous pratiquez la voile à titre personnel et êtes capable notamment de comprendre et réaliser des plans de ponts.
Vous avez le sens de l’organisation. Une connaissance de l’anglais et des outils informatiques est souhaitée.
Des déplacements fréquents et réguliers sont à prévoir.

Merci d’adresser votre dossier de candidature (lettre, CV + photo)
de préférence par e-mail en indiquant la référence HK/C08
à notre conseil : Groupe ACTA
46, rue Aristide-Briand – 92300 Levallois-Perret
e-mail : marc.najar@acta-conseil.fr

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Inquiétude pour les safrans d’Hugo Boss

Hugo Boss
DR

Au centre, c’est la bataille des Malouines entre Temenos II et Mutua Madrileña. Educacion sin Fronteras, le seul concurrent à ne pas avoir franchi le cap Horn, n’est plus qu’à 24 heures du rocher et a souffert ce week-end de conditions de navigation très musclées. Servane Escoffier raconte : «ces dernières 36 heures, ça a été chaud bouillant. La mer était hyper formée, abrupte et croisée. C’était vraiment gros. Hier nous avons eu 40 noeuds de vent quand le pilote automatique est tombé en panne. Je me suis retrouvée à la barre pendant qu’Albert cherchait la panne. Je nous voyais comme ça, sans pilote, pour passer le cap Horn et même jusqu’à Barcelone et je me suis demandée un instant ce que je faisais là ! C’était le stress. Heureusement, tout est rentré dans l’ordre. Le pilote marche et depuis quelques heures, le vent a molli, nous n’avons plus que 25 à 28 noeuds. ». Cet après midi, toujours en pleine dépression, Educacion sin Fronteras était à 274 milles de la porte de sortie du Pacifique Sud et devrait donc doubler le fameux rocher dans la journée de mardi.

Paprec-Virbac 2 tire des bords

Autre océan, autres soucis. Pour les quatre bateaux qui font cap au nord-est vers ‘la maison’, la remontée de l’Atlantique n’est pas une sinécure. A chacun sa bataille, à chacun sa peine : qui face aux vents contraires, qui dans les grains orageux ou contre un adversaire trop collant. En tête à 533 milles de leur éternel dauphin, les hommes de Paprec-Virbac 2 pensent avoir trouvé les alizés. Des alizés pour l’heure très peu coopératifs puisque faibles et encore orientés au nord-est, obligeant l’équipage à tirer des bords pour un résultat probablement frustrant : 8,4 noeuds de vitesse moyenne ces 4 dernières heures. Maigre consolation pour Jean Pierre Dick et Damian Foxall : le retour de la chaleur. Au large du Brésil, les baskets et T-shirts sont de sortie. Ce n’est pas encore la tenue vestimentaire de rigueur à bord d’Hugo Boss qui progressait au portant avant de traverser un front. Mais l’inquiétude majeure d’Alex Thomson et d’Andrew Cape est la tenue des safrans (qui avaient déjà entrainé leur arrêt à Wellington).

Duel Atlantique

Temenos II et Mutua Madrileña, 3e et 4e sont eux actuellement à l’est des Iles Malouines, par 50 degrés sud, à 70 milles l’un de l’autre. Dominique Wavre et Michèle Paret ont décidé d’allonger la route et la foulée pour négocier par le sud un bel anticyclone. Ils naviguent au largue à 16 noeuds moyens, sous un grand ciel bleu, en essayant d’échapper à leur « suceur de roue ». Mais après 72 jours de mer, Xavier Sanso et Pachi Rivero sont toujours aussi motivés par ce duel atlantique. Seule préoccupation pour eux : la fatigue accumulée par le matériel.

Comme les positions des bateaux, le moral et la fraîcheur des troupes pourraient continuer à jouer au yoyo ces prochains jours. Les équipages ne sont pas au bout de leurs peines : encore 4000 milles de course pour les premiers et plus de 7000 pour Educacion sin Fronteras.

Le classement du 21/01/08 à 17h

1 PAPREC-VIRBAC 2 à 4191,3 milles de l’arrivée
2 HUGO BOSS à 533,3 milles du leader
3 TEMENOS 2 à 1918 milles
4 MUTUA MADRILENA à 1989,3 milles
5 EDUCACION SIN FRONTERAS à 2973,4 milles
ABD VEOLIA ENVIRONNEMENT
ABD ESTRELLA DAMM
ABD DELTA DORE
ABD PRB

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Gitana 13 en approche du Pot au noir

Top départ de Cadix pour Gitana 13
DR

On va vite sur Gitana 13. Car depuis plus de 24 heures, le maxi-catamaran armé par le Baron Benjamin de Rothschild navigue dans les alizés de l’hémisphère Nord et profite, selon les termes de Dominic Vittet, « d’un flux puissant compris entre 25 et 30 nœuds » pour allonger la foulée.
Avec plus de 600 milles parcourus dans la journée d’hier, l’équipage de Gitana 13 ne ménage pas ses efforts. A bord, compte tenu des nombreux changements de voiles que requièrent toujours les conditions météorologiques instables, l’ambiance est studieuse. Dominic Vittet, le navigateur habituellement hors quart, a ainsi été mis à contribution par Lionel Lemonchois pour soulager ses équipiers et leur permettre de profiter de périodes de repos plus longues.

« L’équateur météo» en ligne de mire

La Zone de Convergence Inter-Tropicale (ZCIT), plus familièrement nommé Pot-au-Noir par les marins, constitue l’une des premières particularités météorologiques du parcours de Gitana 13 entre New York et San Francisco. Cette zone réputée et redoutée pour ses violents grains orageux et ses vents erratiques, naît de l’opposition des vents de l’hémisphère Nord et de ceux de l’hémisphère Sud. Un passage toujours délicat où le maxi-catamaran doit faire son entrée dans les prochaines heures.

L’hommage à Francis Joyon

Dans la nuit de samedi à dimanche 20 janvier, le navigateur Francis Joyon a réalisé un véritable exploit en bouclant son tour du monde en solitaire en 57 jours 13 heures 34 minutes. Il détrône ainsi Ellen MacArthur et améliore son record de plus de deux semaines. De leur table à cartes, les hommes de Gitana 13 n’ont pas manqué de saluer la magnifique performance du marin breton par la voix de Dominic Vittet : « Depuis notre départ de New York, nous avons bien sûr suivi le record de Francis Joyon sur internet. Dimanche matin, à la vue de son exploit et du temps final de son tour du monde en solo nous étions vraiment impressionnés par le bonhomme. Chapeau bas à ce grand Monsieur de la Course au Large !».

(source Gitana team)

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Groupama 3 : le départ jeudi se précise

Groupama 3 en navigation
DR

Dans l’attente d’une fenêtre météo favorable depuis le 6 décembre dernier, Franck Cammas et ses neuf équipiers ont déjà vu deux créneaux s’ouvrir et se refermer (le 24 décembre et le 1er janvier, ndlr). Ils savent ainsi combien les prochains jours seront déterminants à leur départ.
Pour l’anecdote, si Groupama 3 venait à franchir la ligne au large de Ouessant jeudi prochain, il s’élancerait trois ans jour pour jour après Orange II, actuel détenteur du Trophée Jules Verne en 50 jours 16 heures 20 minutes et 4 secondes.

L’avis de Sylvain Mondon, expert météo de Groupama 3 :

« La fenêtre que nous étudions est étroite, elle ne durera que quelques heures, et émane d’une situation peu classique pour un départ de Tour du Monde. En effet, l’anticyclone des Açores qui est actuellement positionné assez Nord remonte sur la Manche en repoussant un front froid. A l’avant de ce front, nous observons un vent de Sud-Ouest de 10-15 nœuds, mais qui devrait tourner pour quelques heures au secteur Nord-Ouest, entre 20 et 30 nœuds. Aujourd’hui, nous observons ce phénomène dans la matinée du jeudi 24 janvier. Ce créneau étant lié à la poussée anticyclonique, il faut surveiller de près le déplacement de l’anticyclone des Açores dans les prochains jours, car si il se déplace plus vite que prévu, la fenêtre peut se refermer.»

Bravo Monsieur Joyon !

Par ailleurs, quelques heures avant de s’élancer sur le même parcours, Franck Cammas et Franck Proffit n’ont pas manqué de féliciter Francis Joyon pour son record extraordinaire dans le Tour du Monde en solitaire à bord du trimaran IDEC en seulement 57 jours, 13 heures, 34 minutes et 6 secondes, soit 14 jours de mieux que le précédent chrono détenu par la britannique Ellen MacArthur depuis 2005.

Franck Cammas, skipper de Groupama 3 :
« Vraiment chapeau ! J’ai bien sûr suivi tout son record et Francis a fait un Tour du Monde exemplaire en tous points ; que ce soit pour le pilotage de son bateau, la stratégie et la gestion globale de sa couse. Il a eu de la réussite sur la première partie de son parcours avec des enchaînements météo très rapides mais il a su conserver ce rythme incroyable jusqu’à la fin, malgré des passages difficiles à négocier. Nous ne partons pas pour nous attaquer au même record, puisque nous sommes en équipage, mais ce qu’il vient de réaliser est extrêmement motivant ! »

Franck Proffit, responsable opérationnel et chef de quart de Groupama 3:
« C’est exceptionnel … il n’y a pas d’autre mot. Je suis super content pour lui car il le mérite vraiment. Francis est l’un des coureurs océaniques les plus rapides en solitaire et il avait déjà su le démontrer quand il courrait dans d’autres classes de bateaux. Il est aujourd’hui à la tête d’un très beau projet, à la barre d’un très beau bateau et il a su exploiter à merveille une belle météo. L’alchimie de tous ces facteurs lui offre aujourd’hui une magnifique réussite. Toutes mes félicitations à ce grand Monsieur. »

L’équipage « Jules Verne » de Groupama 3:
Chef de quart – barreur : Franck Cammas (Skipper), Franck Proffit, Stève Ravussin
Deuxième Barreur : Frédéric Le Peutrec / Loic Le Mignon / Sébastien Audigane
N°1 : Ronan Le Goff / Jan Dekker / Jacques Caraës
Navigateur : Yves Parlier
Expert météo à terre : Sylvain Mondon (Météo France)

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Francis Joyon pulvérise de 14 jours le record du tour du monde !

Victoire de Francis Joyon
DR

L’exploit est ahurissant : alors qu’il pensait simplement descendre sous la barre des 70 jours (le temps à battre était de 71 jours et 14 heures), le marin de Locmariaquer passe sous celle des 60 et même donc en-deçà de celle des 58 jours. A bord d’IDEC, Francis Joyon a parcouru réellement près de 26 400 milles nautiques (près de 49000 kilomètres) à la moyenne extravagante sur l’eau de 19,09 nœuds, près de 4 nœuds de moyenne de plus qu’Ellen MacArthur !
Francis Joyon devient en prime le seul marin au monde à avoir réussi deux fois une circumnavigation solitaire en multicoques et sans escales, après son premier record de 2004. Exploit que seule Ellen MacArthur devait réussir à son tour ensuite une fois, en 2005, ce qui lui valut au passage son anoblissement par la Reine d’Angleterre.

Le 2e chrono de tous les temps

Il faut encore bien mesurer que Francis Joyon vient de signer le deuxième chrono de tous les temps autour du monde… équipages compris ! Ainsi le record en équipage du géant Cheyenne de Steve Fossett (58 jours, 9 heures et 32 minutes en avril 2004) est battu. Seul l’équipage du maxi-cataman Orange II de Bruno Peyron conserve le chrono absolu en un peu plus de 50 jours.
A bord de son trimaran de 30 mètres dessiné par le cabinet d’architectes Irens/Cabaret, Francis Joyon a en prime la satisfaction d’avoir réalisé un tour du monde entièrement « propre », sans aucune énergie fossile (aucun moteur), ne fabriquant son énergie qu’à l’aide d’une éolienne et de panneaux solaires.
Après une dernière semaine de course très éprouvante pour les nerfs – un hauban menaçant de tomber, ce qui aurait entraîné le démâtage d’IDEC – Francis Joyon reste encore quelques heures en mer après ce passage de la ligne d’arrivée. Il débarquera au port de commerce de Brest ce dimanche matin à 9h.

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Francis Joyon : retour sur l’exploit

arriveeIDEC2008
DR

Acte I : tout schuss jusqu’en Tasmanie

Francis Joyon s’élance de Brest le vendredi 23 novembre 2007 à 11h05, dans un flux de nord-est qui monte à 25 nœuds à la pointe de Bretagne. Pour battre le record d’Ellen MacArthur, IDEC doit accomplir sa giration planétaire en moins de 71 jours, 14 heures et 18 minutes, soit revenir avant le 3 février 2008 à 1h23. Reconnaissable à sa très longue étrave centrale, le plan Irens/Cabaret allonge illico la foulée. Et respecte à la lettre le plan de bataille défini avec le routeur Jean-Yves Bernot : empannage dans le golfe de Gascogne et tout faire pour conserver de la vitesse sans rupture jusqu’à l’alizé. Francis Joyon pense alors mettre « huit jours pour atteindre l’équateur ». Mais dès le départ il tient des moyennes à 22 nœuds, enchaîne des journées à 500 milles et le paysage défile : cap Finisterre le premier jour, passage entre Açores et Madère le deuxième, Canaries avalées au troisième, Cap Vert au quatrième… « La fenêtre météo est vraiment bonne » se félicite le skipper qui, déjà, ne tarit pas d’éloges sur le passage dans la mer de son bateau.
A ce rythme de feu, IDEC franchit l’équateur dès le vendredi 30 novembre, en 6 jours et un peu moins de 18 heures : deux jours de mieux qu’Ellen MacArthur et dix heures de moins qu’Orange II en équipage dans le Trophée Jules Verne ! Et dire que le premier objectif était de « perdre le moins de temps possible sur Ellen dans la première partie…»
Après 10 jours de course, à peine ralenti par le Pot au Noir, le 3 décembre IDEC est déjà par le travers de Rio de Janeiro, avec 800 milles d’avance. Le jeu consiste à aller chercher un petit centre dépressionnaire qui ouvrirait la porte vers le Cap de Bonne Espérance. Et IDEC trouve le passage, déboule dans l’Atlantique Sud avec un flux de nord, en bordure de l’anticyclone de Sainte Hélène. La diagonale est splendide. La flèche rouge allume à 25 nœuds de moyenne en déflorant les quarantièmes rugissants. On attend un temps canon à Bonne Espérance. On n’est pas déçu : le 8 décembre, IDEC efface le cap des tempêtes en 15 jours, 7 heures et 16 minutes à la moyenne sur l’eau de 20,12 nœuds ! Son avance grimpe à 4 jours.
Fuyant en avant d’une dépression, IDEC s’attaque à l’Indien à toute allure : 560 milles, puis 600 milles par jour ! Le rythme tenu par l’homme placide est celui d’un équipage et le 12 décembre près des Kerguelen, avec les albatros pour témoins, Joyon pulvérise le record des 24 heures en solo : 616 milles à 25,66 nœuds de moyenne (record amélioré à 619 milles par Thomas Coville quelques semaines plus tard). Le dimanche 16 décembre, IDEC est au Cap Leeuwin, au sud de l’Australie, avec 7 jours d’avance. Le mardi 18 décembre, au Sud de la Tasmanie, Joyon désintègre le record de l’océan Indien en 9 jours et 12 heures, soit 3 jours de moins qu’Ellen MacArthur et seulement 59 minutes de plus qu’Orange II. « Avec des chiens enragés aux fesses on va plus vite », s’amuse Francis. Mais c’est une autre paire de manches qui l’attend dans le Pacifique.

Acte II : un Pacifique de combat

Car voilà, après s’être sauvé à grande vitesse devant une dépression, c’est maintenant un anticyclone qui menace d’encalminer Joyon dans la traversée de son troisième océan, le mal nommé Pacifique. Au sud de la Nouvelle Zélande, il est déjà par 54 degrés Sud, dans de gros creux, sous des nuages noirs chargés de pluie et de vents violents qui obligent à manœuvrer et optimiser la route en permanence pour ne pas se faire scotcher. Au 27e jour de course, IDEC est déjà à mi-parcours. Mais pour conserver des vitesses élevées et échapper aux calmes, il faut descendre, descendre… et donc s’approcher des zones où dérivent les icebergs. Le Noël de Francis Joyon est un peu spécial. Sous tourmentin seul, IDEC essuie « une dégelée », comme dit Francis : 40, 45 puis 50 nœuds, mer méchante, creux de 7 mètres et déferlantes, le tout en traversant un véritable champ de mines d’icebergs. De quoi se fâcher définitivement avec la nature, mais ce n’est pas le genre de la maison Joyon. Et Francis-l’écolo adresse « aux enfants qui voudront bien partager mon rêve » le message suivant : « Je me rends compte que la planète n’est pas si grande que ça. Les générations passées la croyaient illimitée et ont puisé dans ses ressources, mais nous sommes arrivés à une période charnière. Toute la beauté du monde existe encore, mais pour la première fois les hommes peuvent y mettre fin si on n’y prend garde. Je crois que les enfants comprennent cela mieux que les adultes, souvent endormis par leur quotidien. Seuls les enfants arriveront à les réveiller, leur faire comprendre que l’essentiel est de permettre aux oiseaux de voler dans les forêts, aux ours blancs d’errer sur la banquise, aux dauphins de surfer sur les vagues des océans et au final, à l’homme de vivre en harmonie sur sa planète». Pour faire son cap dans le Pacifique, IDEC devra descendre jusqu’à 59 degrés de latitude Sud alors que l’alerte glaces est à 52°. Mais la récompense est au bout de cette route à risques dictée par la météo. Le samedi 29 décembre, à 23h31, IDEC est au Horn. Le cap dur en 35 jours ! Encore un exploit ahurissant, à 21 nœuds de moyenne sur la route effectivement avalée. Son avance sur Ellen MacArthur est de 9 jours et demi. Délivrance ? On ne se méfie jamais assez de la remontée de l’Atlantique…

Acte III : la remontée de tous les dangers

Dès la Terre de Feu, le coup de frein est brutal. De la pétole, du près – « deux fois la route et trois fois la peine » – IDEC est contraint de louvoyer au grand large de l’Argentine. Oubliées les journées à 500 milles, il faut se contenter de 300, voire moins. Dans un premier temps, au 40e jour de course, Francis Joyon parvient à exploiter un couloir de vent un peu moins défavorable entre un anticyclone et une dépression. Mais du 4 au 8 janvier, l’Atlantique Sud se montre impitoyable : le vent est résolument au Nord, dans l’axe de la route, et oblige le skipper morbihannais à multiplier les virements de bord. Le trimaran est rudement secoué dans une mer désordonnée. « Je souffre de voir souffrir mon bateau », soupire Francis, qui regrette aussi d’avoir perdu « l’aiguillon Thomas Coville », lancé à la poursuite du même record mais contraint à l’abandon sur casse au large de l’Afrique du Sud. Pour Joyon, l’obsession est de toucher enfin les alizés d’Est qui permettront de refaire tourner les chronos dans le bon sens. Le 8 janvier, c’est chose faite. Le 9, le speedo repasse au-dessus des 20 nœuds et malgré un blocage du safran babord (qui sera réparé assez vite), le bateau monte de nouveau sur un flotteur et file vers l’équateur. La ligne de séparation des deux hémisphères est franchie de nouveau le 10 janvier en 48 jours, 2 heures et 18 minutes… 12 jours et demi d’avance !
Mais dès le lendemain, on craint le pire. La drisse de grand voile a cédé et en montant au mât pour réparer, Francis Joyon découvre une avarie autrement plus grave : l’axe qui retient le hauban tribord se dévisse. Qu’il sorte de sa base et c’est le démâtage. Cinquante jours d’efforts peuvent être réduits à néant en une fraction de seconde. Le suspense devient insoutenable : tiendra, tiendra pas ? Joyon se blesse à la cheville en escaladant deux fois, puis trois fois son mât, 32 mètres au-dessus d’une mer croisée. Voilure réduite et route adaptée pour laisser le hauban sous tension – position dans laquelle il risque le moins de s’arracher – IDEC parvient pourtant à poursuivre sa route. Le 14 janvier, Francis lâche « c’est un peu galère, le bateau est très fatigué ». Doux euphémisme, car les avaries s’enchaînent. Au près par 28 nœuds de vent, l’étai de trinquette cède, une poulie transperce le pont… c’est la guerre, avec toujours l’épée de Damoclès de ce hauban qui peut lâcher à tout moment. Les journées sont dures pour les nerfs, jusqu’à ce mercredi 16 janvier où Francis réussit une quatrième ascension du mât d’IDEC et cogne au marteau comme un forcené sur la pièce traîtresse, pour la gripper définitivement. Opération réussie. Dès lors, la confiance revient à bord du trimaran rouge. Reste à éviter les derniers pièges d’une dépression très creuse dans le golfe de Gascogne pour filer vers un extraordinaire exploit à Brest : 57 jours, record atomisé de 14 jours. Deux semaines complètes. Francis Joyon était déjà un très grand marin. Cela ne va sûrement pas lui plaire, mais il est aujourd’hui une icône, de celles dont se nourrissent les rêves des gosses. Bienvenue dans la légende, Mister Francis.

Les grandes dates du record :

* Départ de Brest : vendredi 23 novembre 2007 à 11h05’52.
* Passage équateur (aller) : vendredi 30 novembre à 4h03 en 6 jours 17 heures et 58 minutes. 2 jours d’avance sur Ellen MacArthur.
* Cap de Bonne Espérance : samedi 8 décembre à 18h21, en 15 jours, 7 heures et 16 minutes. 4 jours d’avance.
* Record des 24 heures le mercredi 12 décembre 2007 : 616,07 milles à 25,66 nœuds de moyenne. Amélioré depuis à 619,3 milles par Thomas Coville.
* Cap Leeuwin : dimanche 16 décembre. 7 jours d’avance.
* Record de l’océan Indien (sud Tasmanie): mardi 18 décembre en 9 jours, 12 heures et 3 minutes. Record amélioré de 3 jours.
* Cap Horn : samedi 29 décembre à 23h31 en 35 jours, 12 heures et 31 minutes. 9,5 jours d’avance.
* Passage équateur (retour) : jeudi 10 janvier à 13h23 en 48 jours, 2 heures et 18 minutes. 12 jours et 11 heures d’avance.
* Arrivée à Brest : dimanche 20 janvier 2008 à 0h39’58”, en 57 jours, 13 heures, 34 minutes et 6 secondes. Record battu de 14 jours, 44 minutes et 27 secondes. Environ 26400 milles parcourus à la moyenne de 19,09 nœuds sur l’eau.

L’historique des trois records solo en multicoques et sans escale :

* Francis Joyon. IDEC. 2008. 57 jours, 13 heures, 34 minutes et 6 secondes.
* Ellen MacArthur. Castorama. 2005. 71 jours, 14 heures, 18 minutes et 33 secondes
* Francis Joyon. IDEC. 2004. 72 jours, 22 heures, 54 minutes, 22 secondes.

Tentatives précédentes :

* Olivier de Kersauson. Un autre regard.1989. 125 jours, 19 heures, 32 minutes. Deux escales
* Philippe Monnet. Kriter. 1988. 129 jours. Deux escales.
* Alain Colas. Manureva. 1974. 169 jours. Une escale.

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Francis Joyon : « la mer m´a laissé passer »

Francis Joyon à l arrivée à Brest
DR

Les dernières heures du record
« L’arrivée dans la nuit était un peu délicate. J’avais abordé le plateau continental avec une grosse densité de bateaux de pêche et j’ai été obligé de me dérouter deux fois pour éviter des bateaux : d’abord un bateau de pêche puis un cargo qui est passé seulement une dizaine de mètres derrière mon bateau. C’étaient encore des moments impressionnants. C’est relativement rare de devoir se dérouter comme cela, surtout deux fois en si peu de temps. »

L’accueil et la ferveur populaire à Brest
« J’ai l’impression d’être arrivé sur la lune ! Arriver à Brest avec toute cette foule de gens, c’est une chose que je n’avais jamais connu auparavant. La ferveur et la chaleur des Brestois m’ont impressionné… »

Un résumé du parcours ?
« C’est un peu difficile ! J’ai eu la chance de bénéficier d’un bateau qui permet de naviguer vite, longtemps et sur de grands trajets. Il faut imaginer un véliplanchiste qui ferait une glissade ininterrompue à travers les océans. L’indien a été très rapide. Dans le Pacifique j’ai du batailler un peu plus avec des phénomènes météo très complexes qui m’ont obligé à descendre très sud, avec une journée spéciale où j’ai vu 5 icebergs dans la même journée, ça commençait à être un peu inquiétant. J’avais du mal à voir les différences entre les crêtes de vagues et les glaces. Je suis passé assez rapidement au cap Hon et après, dans la remontée de l’Atlantique, j’ai découvert ce que c’était de s’arrêter. Puis, j’ai eu beaucoup de vent debout, auquel les trimarans ne sont pas vraiment adaptés. Ensuite, malgré les soucis techniques, le bateau a réussi à rentrer. Ca n’a pas été facile tous les jours… mais je suis très content d’être là, avec vous, aujourd’hui. »

Le secret de Joyon ?
« Je ne sais pas si j’en ai un et quand on est fatigué, on peut vite devenir mystique, il faut faire attention ! (rires)… Peut-être que j’ai su respecter les éléments, avec un bateau qui ne polluait en rien, alimenté par des dispositifs écologiques. Peut-être que j’ai eu le respect de la mer et que c’est pour ça qu’elle m’a laissé passer. »

Le plus difficile ?
« Le plus dur c’était les ascensions du mât pour tenter de réparer cette avarie sur la fixation du hauban, en particulier la première montée sur une mer croisée. J’étais très secoué, je n’arrêtais pas de me cogner au mât, c’était vraiment dangereux… »

Le routage de Jean-Yves Bernot ?
« Jean-Yves a fait beaucoup de navigation en équipage. Parfois il dit : dans 24 heures tu es sensé être plus de 600 milles plus loin.. Il met la barre un peu haut ! Lui, il réagit toujours sur 100% du potentiel. Il m’exprimait la capacité du bateau à être à tel ou tel endroit à une échéance, en fonction des champs de vent. Et ça m’incitait à y aller… »

Ellen MacArthur et Thomas Coville
« Merci à eux aussi. Sans Ellen, le bateau n’aurait pas existé, car si elle n’avait pas repris ce record il y a trois ans, il n’y aurait pas eu de raisons d’y retourner. Grâce à Thomas, on a été appelés à faire un bateau le plus performant possible. Il a élevé l’exigence. »

Le bateau justement ?
« C’est tout juste si je ne me suis pas fait tirer les oreilles par mes architectes qui m’ont dit que j’étais allé trop vite, que je n’avais pas respecté le programme du bateau (rires)! Plus sérieusement, Nigel Irens et Benoît Cabaret ont fait un travail extraordinaire. Le bateau a une capacité incroyable à passer dans les vagues de manière harmonieuse. Je n’avais jamais connu ça auparavant et c’est aussi ce qui permet d’aller vite. Mais c’est toute une équipe… »

L’équipe
« Les architectes, les constructeurs du bateau, des mâts, des voiles (qui rentrent sans aucune déchirure ni usure…) tous se sont donnés à fond. Je pense encore à Marsaudon Composites, à Christophe Houdet, tout le monde… Une équipe extraordinaire. Il y a eu beaucoup de passion, beaucoup de plaisir. C’est ce qui fait qu’IDEC est réussi. Et que c’est un super bateau. »

La confiance
«Je pensais que la probabilité de battre le record était d’une chance sur trois ou quatre. Le simple fait de réussir à boucler un tour du monde en multicoque sans avarie et sans s’arrêter n’est même jamais gagné d’avance, avant de parler de record …. »

La météo
« Jusque dans l’Indien oui, c’était glisse et vents favorables, même s’il y a toujours les difficultés inhérentes à ce genre de parcours. Le Pacifique a été normalement difficile et l’Atlantique a été beaucoup plus difficile que la moyenne. Un moment, il faut sans doute payer quelque part les facilités que la nature nous a offert auparavant. C’est la remontée de l’Atlantique la plus laborieuse que j’ai jamais faite »

Pensé à l’abandon ?
« A l’Equateur, après l’avarie sur le hauban, j’ai imaginé un moment aller dans l’archipel de Fernando de Noronha pour aller travailler dans le mât, mais c’était quand même à 400 milles… Au pire je serai reparti en course après un arrêt technique, mais je n’ai jamais imaginé abandonner. »

Le bilan du bateau propre, sans énergie fossile ?
« J’avais des appareils qui dépensaient le moins possible. Un bateau, c’est comme une île et comme la planète : il faut protéger l’environnement mais aussi d’abord moins consommer les énergies non-renouvelables. Ca a très bien fonctionné, avec mes batteries toujours chargées à fond. Le bilan est extrêmement positif : 20 kg d’éolienne, 20 kg de panneaux solaires et 15 litres de méthanol pour la pile à combustible, c’est beaucoup plus léger qu’un moteur et tous ses litres de carburant. Et c’est une satisfaction de faire ça dans un bon esprit, en essayant d’avoir l’impact le plus réduit possible sur la planète. »

Le futur
« J’essaierai probablement Cadix-San Salvador, des records dans le Pacifique et probablement tenter de reprendre celui des 24 heures à Sodeb’O.

Le bateau va vous manquer ce soir ?
« Je ne vais pas en être loin très longtemps. J’ai monté la plupart des pièces moi-même, c’est une présence au quotidien… Je vais m’occuper de lui dès qu’il sera rentré à la Trinité. »

ILS ONT DIT :

Patrice Lafargue, PDG d’IDEC
Faire un tour du monde en solo sur un multi, c’est au-delà du sport. C’est une aventure. Avec Francis, nous avons une vraie histoire d’amitié basée sur des valeurs partagées. J’ai la chance d’avoir rencontré un Monsieur, quelqu’un qui me passionne, simple et réservé… ça fait du bien de rencontrer des gens comme lui, atypiques. Il nous a fait un tour du monde fabuleux, il n’y a pas de mots pour décrire ça. Quand il est parti, j’ai eu de l’appréhension.. quand quelqu’un part comme ça, vous voulez qu’il revienne. Le record est fabuleux, extraordinaire… mais je suis surtout content de revoir Francis. L’avenir ? On pourra faire de belles choses encore ensemble, mais c’est trop tôt pour en parler et on est des enfants gâtés, il nous a battu tellement de records…

Jean Todt, parrain de l’ICM et du trimaran IDEC
« J’ai toujours nourri une grande admiration pour ce risque que prennent les marins, surtout en solitaire. J’avais été ébloui par la performance d’Ellen MacArthur, je suis super ébloui par celle de Francis. J’ai eu la chance de l’avoir à deux reprises au téléphone, par hasard dans des moments difficiles et il était étonnant de calme. Je l’ai suivi avec beaucoup d’émotion, admiratif du courage qu’il faut, d’autant que moi je n’oserais même pas traverser le lac du bois de Boulogne à la voile… Plus sérieusement, pour réussir le projet de l’ICM, on a besoin de grandes personnalités comme Francis»

Professeur Gérard Saillant, fondateur de l’ICM et parrain du trimaran
« J’ai vécu ce tour du monde comme chacun, en regardant Internet tous les matins, en m’inquiétant de savoir s’il n’avait pas de souci à bord… et la dernière semaine a été plus difficile que les autres. A l’arrivée, Francis avait les yeux peut-être un peu fermés et un peu petits, mais je l’ai trouvé en forme. C’est un homme extraordinaire de résistance physique. La machine est fantastique, mais c’est bien l’homme qu’il faut mettre en avant. Je le remercie de nous soutenir dans notre cause qui est de tenter d’apporter des réponses aux maladies du cerveau et de la moelle épinière, qui toucheront une personne sur huit d’entre nous.»

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Francis Joyon à 250 milles de l’exploit

Idec Francis Joyon
DR

Tribord amure, soit le bord "chéri" par Francis pour soulager un multicoque fatigué dont le mât se refuse dorénavant à pivoter sur l’autre amure, IDEC parvient à gagner en latitude vers la pointe de Bretagne.
Mais avec l’adonnante, vent tournant de plus en plus à l’Ouest, Francis va aujourd’hui devoir choisir entre route directe vent arrière, une allure moins rapide pour un multicoque, et réaliser un petit contre-bord pour redonner à  IDEC un meilleur angle de vent pour embouquer le goulet de Brest…

Tous à Brest !
Avec un passage de ligne qui se confirme d’heure en heure pour les premières heures de dimanche (3 heures?), c’est vers 9 heures que Francis Joyon fera son entrée dans la rade de Brest.
Il viendra amarrer son "géant" IDEC au ponton de la Recouvrance, quai Malbert Port de commerce de Brest vers 10 heures.
Un podium grand public est installé quai Malbert pour recueillir vers 11 heures les premiers mots et les premières réactions du nouveau recordman du tour du monde en solitaire.

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Réaction de Coville à l’exploit imminent de Joyon

Thomas Coville
DR

Quels seraient tes premiers mots pour Francis ?
« Je lui dirai bravo tout simplement. Nous n’avons pas besoin de nous dire grand chose pour qu’il sache à quel point je suis admiratif et respectueux de ce qu’il a fait. Nous sommes peu dans le monde à avoir la capacité de mesurer réellement ce qu’il vient d’accomplir. »
 
Quels sont, selon toi, les facteurs clefs de cette réussite ?
« Tout d’abord, la rencontre avec les architectes Nigel Irens et Benoît Cabaret puis la construction de son bateau où, grâce à l’expérience de son premier tour du monde en multicoque, il savait exactement ce qu’il voulait. Pour moi, 50 % du projet étaient mis en bouteille à ce stade. Ensuite, son départ avec une fenêtre météo exceptionnelle que nous n’avons pas revu depuis et dont tout le monde rêve. Et enfin, de part sa maturité mais aussi sa force physique et mentale, Francis a cette capacité fantastique de s’adapter à toutes les conditions et à donner le meilleur de lui dans la difficulté. Il n’a jamais lâché même lorsqu’il a eu des avaries. S’il y a toujours une pincée de réussite, Francis est allé la chercher jusqu’au bout. »
 
Joyon le « menhir », ce marin inclassable à la poignée de mains aussi intimidante que sa carrure, peut « tout faire à la force de poignet » selon Coville qui a notamment partagé avec lui une Transat Jacques Vabre « Francis a dix ans d’expérience de plus en multicoque transocéanique et a subi de nombreuses galères avant d’aboutir à ces deux merveilleux tours du monde. Il jouit aujourd’hui de cette expérience qu’il a fait fructifier et qui lui donne aujourd’hui la capacité de passer même quand c’est très dur. » 

A la barre de Sodeb’O, un trimaran de 32 mètres de la même génération qu’Idec et conçu par les mêmes architectes, Thomas s’était lui aussi élancé sur ce record le 17 décembre. Mais à l’approche des Kerguelen, quelques minutes après avoir établit un nouveau record de distance sur 24h (619,3 milles) le skipper avait été contraint à l’abandon sur avarie. Le bateau est actuellement à Cape Town en Afrique du Sud. Sodeb’O rejoindra ensuite New York au printemps pour tenter en mai/juin le record de l’Atlantique Nord vers Cap Lizard avant de se mettre à nouveau en stand-by pour une nouvelle tentative de record autour du monde en multicoques et en solitaire.

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Paprec-Virbac au nord d’une bulle qui peut bloquer Hugo Boss

Paprec virbac
DR

Hugo Boss, après avoir regagné 50 milles sur Paprec-Virbac 2 sur les dernières 24 heures (521 milles les séparent ce matin), risque d’être sensiblement ralenti dans les prochaines heures par des vents faibles issus de hautes pressions.
Situation un peu plus agréable pour le tandem Dick/Foxall qui évolue ce matin au large de Porto Alegre : les leaders sont au Nord du petit anticyclone qui risque de bloquer leurs poursuivants. Ce système ne devrait donc pas les haper…
Quoiqu’il en soit, les cadences tournent autour de 10 nœuds ce matin en tête de flotte et cela ne devrait pas accélérer !
Dans le Pacifique, Temenos II pointe à 243 milles (450 km) du cap Horn. Si Michèle Paret et Dominique Wavre maintiennent leur rythme actuel, ils pourraient doubler la pointe sud américaine d’ici 24 heures.
La délivrance est proche… mais la pression est là : Mutua Madrilena n’est plus qu’à 154 milles de leur tableau arrière et l’équipage espagnol est ce matin plus rapide. La VMG (vitesse sur la route) de la paire Sanso/Rivero est de 13,2 nœuds contre 9,8 pour Temenos II, soit 3,4 nœuds de différence. Educacion sin Fronteras ferme toujorus la marche mais est le bateau le plus rapide de la flotte ce matin avec 14,5 nœuds. Le duo Escoffier/Bargués bénéficie de vents plus soutenus que ses camarades de course.

(source BWR)

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