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Bruno Peyron surveille Cammas et prépare la riposte !

Record Atlantique Nord : skipper Bruno Peyron
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– Quelle impression cela fait de voir une nouvelle équipe s’attaquer à votre record autour du monde ?
– Bruno Peyron : je suis heureux que ce soit la meilleure équipe qui s’y attaque et j’ai hâte de suivre leur assaut.

– Cammas vous a déjà repris les 24h et l’Atlantique nord, peut-il battre votre record du tour du monde ?
BP : Je pense sincèrement que oui. Et aussi paradoxal que celà puisse paraître, je souhaite leur victoire, afin de rendre encore plus évident notre retour !

– Quel potentiel le trimaran Groupama 3 possède-t-il par rapport à Orange II et sur quels partiels peut-il faire la différence ?
BP : On a vu que les potentiels étaient assez proches dans des conditions de record sprint (Atlantique et record des 24h). Nos deux bateaux ont un potentiel d’environ 3 jours et 20 heures sur la traversée de l’Atlantique et  de 800 milles parcourus sur le record des 24 heures. Nous allons voir maintenant ce qui peut se passer sur un plus long parcours. Je pense que Groupama peut faire la différence notamment dans sa descente jusqu’à l’équateur où nous avions choisi de sacrifier une trentaine d’heure pour tenter d’accrocher un front nous permettant de passer dans l’Atlantique sud. Ce sera plus difficile entre l’équateur et le Cap de Bonne Espérance où nous avons été assez vite sur la route directe.

– Et dans le grand sud ?
BP : Groupama peut gager beaucoup s’il a un meilleur angle. Nous avions du rallonger notre route de manière conséquente. Ils peuvent gagner pratiquement une journée avec les conditions qu’a eu Francis (Joyon) par exemple. Le Pacifique, c’est possible en vitesse pure mais ils ont moins a gagner car nous avons fait une route assez directe et très rapide.

– Après le Horn !
BP : Entre le Cap Horn et l’équateur, tout dépendra de la transition avec l’anticyclone de St Hélene où nous avions perdu une trentaine d’heures. De l’équateur à l’arrivée, c’est évidemment le partiel, avec le premier où il y a le plus à gagner. Avec des conditions météo normales et non exceptionnelles sur ce partiel, nous aurions du gagner 3 jours pour terminer en 46 / 47 jours.

– En conclusion ?
BP : A part une vraie attaque dans la descente de l’Atlantique sud, nous avions fait le choix de naviguer de manière assez conservatrice en en gardant sous le pied. Je ne sais pas quel gain supplémentaire peut exister en attaquant tout le temps au maximum, et à partir de quand ça casse… C’est l’éternelle question ! En conclusion, je pense que le potentiel de ces 2 bateaux, les plus rapides du monde, est à peu près de 43 à 45 jours, avec de bons enchaînements météo. Je pense que si nous étions en course, nous ne serions pas forcement sur les mêmes routes. Groupama doit être plus rapide jusqu’a 20 / 25 noeuds de vent, nous devons faire jeu égal entre 25 et 30 noeuds, et je pense que nous devrions avoir un petit plus au dessus de 30 noeuds. Cela veut donc bien dire que nos stratégies météo seraient adaptées à nos ranges de vent respectifs.
 
– Les conditions dans lesquelles Groupama a pris le départ sont-elles exceptionnelles selon vous ?
BP : Elles sont idéales pour un bon départ, en tout cas meilleures que les notres pour ce premier partiel, avec de meilleurs angles de descente sur l’équateur où ils peuvent passer, avec près de 2 jours d’avance.

– 6 jours à l’équateur c’est ce qu’ambitionne Franck Cammas. C’est précisément ce qu’à réalisé Joyon en solitaire. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
BP : Je pense que l’on peut faire moins de 6 jours sur le premier partiel. Nous étions partis en acceptant de mauvaises conditions sur ce premier partiel, pariant sur l’accroche d’un front nous permettant de couper l’anticyclone de St Hélène, ce qui a bien fonctionné, mais l’addition était lourde au départ. Il reste évident que si l’enchainement est bon depuis le départ, c’est 2 jours à prendre et je ne doute pas que le Team Groupama mettra toutes les chances de son coté.

– C’est le premier tour du monde de Cammas, quels conseils lui donneriez-vous ?
BP : Je pense que l’équipe n’a pas besoin de conseils. Ils savent tres bien où ils vont et pourquoi. Ils ont analysé toutes les tentatives précédentes et sont plus riches, comme nous de l’expérience du passé. Trois équipiers du team Orange (Ronan Le Goff, Sebastien Audigane et Jacques Caraes) sont d’ailleurs a bord… Une seule chose a leur dire : profitez, ca va être exceptionnel !

– Cela vous donne envie d’y retourner ?
BP : Ca commence à me travailler sérieusement, mais je serai plus motivé encore si notre record est battu !

– Quelle sera l’actualité 2008 de Bruno Peyron ?
Trouver des partenaires sérieux et motivés pour préparer la riposte !! … et relancer The Race avec tout le monde pour 2010 / 2011. L’heure d’un grand combat entre géants approche et nous saurons être au rendez vous. Les G Class sont nés en 2000, mais leur histoire ne fait que commencer …
 
Propos recueillis par Pierre Giboire

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Le bonheur est dans l’alizé

Paprec virbac
DR

Jean-Pierre Dick et Damian Foxall devraient atteindre la latitude de Fernando do Norhona la nuit prochaine. A 15h ce jeudi, Paprec-Virbac 2 n’était plus qu’à 147 milles (270 km) de la porte de parcours correspondant au passage à la latitude de l’archipel brésilien.
Ensuite, les leaders ne seront qu’à quelques centaines de milles de l’équateur et de son pot au noir, prochain écueil du parcours. Mais pour l’instant le duo leader déguste les belles conditions de navigation dont il bénéficie actuellement pour assoire son avance.

Hugo Boss bientôt dans l’alizé
Au pointage de 15 heures (heure française), l’écart entre Paprec-Virbac 2 et Hugo Boss était remonté à 806 milles (1500 km). Mais Hugo Boss devrait bientôt toucher les alizés et pouvoir jouer à nouveau dans le même système météo que le leader.  Dans un premier temps, ce flux de secteur Est devrait cependant mettre un peu de temps à s’établir avant de souffler de façon régulière et appuyée dans les voiles d’Hugo Boss. Ce répit météo pourrait être mis à profit par le duo anglosaxon pour tenter de réparer leurs safrans. Car avec encore quelques 4000 milles (7500 km) à parcourir, le duo doit trouver une solution pour d’une part réparer la pale babôrd et si possible réduire le jeu qui handicape l’ensemble du système de barre.

« La météo ? C’est à devenir fou ! »
Le duel engagé depuis début janvier (bientôt trois semaines !) entre Temenos II et Mutua Madrileña ne cesse de gagner en intensité. Pour pimenter le tout, les deux équipages vont être confrontés dans les jours à venir au casse tête météo brésilien, à savoir une succession de dorsales (frontières entre deux systèmes météo), et leurs lots de « pétoles », de petits fronts orageux et de vents anarchiques. Dans un tel contexte, le placement par rapport à l’autre est crucial. Quelques milles plus au Nord ou à l’Est peuvent avoir des conséquences importantes en terme de milles gagnés. ou perdus.
« La météo change toutes les 6 heures ! C’est à devenir fou ! »,s’exclamait Javier Sanso à la vacation du jour.  « C’est toujours comme ça dans les hautes pressions ! », confirme Michèle Paret, « c’est un peu au petit bonheur. Nous nous aidons beaucoup des nuages, ce sont d’excellents indicateurs des variations du vent. »
A la mi-journée ce jeudi, seuls  44 milles (80 km) séparent Temenos II de Mutua Madrileña . Les espagnols sont aujourd’hui un peu plus rapides que le couple franco-suisse, tandis que Temenos II est venu se replacer dans le Nord de son concurrent. « Ce n’était pas voulu mais c’est une bonne chose, car le vent devrait revenir par le Nord », expliquait Michèle.  Affaire à suivre!

Ascension de l’Atlantique par la face Est ?
Educacion sin Fronteras ammorce sa remontée de l’Atlantique. Servane Escoffier et Albert Bargués ont doublé les Malouines cet après-midi. Le problème qui se pose aujourd’hui au duo franco-catalan, est assez proche de celui auquel furent confrontés leurs deux prédécesseurs il y a quelques jours : une grosse zone de hautes pressions leur barre la route. La stratégie la plus appropriée semble celle d’une route Est. Le surplus de milles de cette option devrait être largement compensé par l’assurance de vent frais pendant les jours à venir. Le long de la côte argentine, la météo est souvent instable et incertaine.


Classement du 24 janvier à 14h GMT

1. PAPREC-VIRBAC 2  à 3402 milles de l’arrivée
2. HUGO BOSS à 806 milles du premier
3. TEMENOS II à 1770 milles du premier
4. MUTUA MADRILENA à 1814 milles du premier
5. EDUCACION SIN FRONTERAS à 3088 milles du premier
ABD. VEOLIA ENVIRONNEMENT
ABD. ESTRELLA DAMM
ABD. DELTA DORE
ABD. PRB

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Gitana 13 a franchi l´équateur

Gitana XIII
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Après sept jours de navigation et plus de 4 000 milles parcourus, Lionel Lemonchois dresse un premier bilan : « Ca n’a pas chômé à bord de Gitana 13 ces derniers jours ! Nous avons été beaucoup secoués sur cette première partie et tout le monde a répondu présent à la cadence imposée. Il y a eu du rythme et du travail en permanence sur le pont, mais quand je regarde notre temps de passage à l’équateur je me dis que cela valait le coup. Nous nous étions fixés 6 à 7 jours, c’est chose faite. Nous avons essayé de naviguer prudemment mais rapidement. Pour l’instant, cette méthode est payante car le bateau est nickel, à 100 % de son potentiel. Léo a profité des calmes pour procéder à un check du mât hier après-midi et tout va bien.»

Une gestion parfaite du matériel à laquelle s’ajoute la satisfaction d’une très belle trajectoire depuis leur départ de New York : « Nous avons parcouru seulement 50 milles de plus que l’orthodromie (la route directe, ndlr). Puis, le vent a été de notre côté et bien que nous ayons dû réaliser beaucoup de changements de voiles, nous naviguons sur le même bord depuis plus de 6 jours » notait le skipper.

L’équateur dans le sillage

Fidèle à sa réputation, la Zone de Convergence Inter-Tropicale a une fois de plus créé la surprise … Quelques heures avant le passage de Gitana 13, les prévisions météorologiques annonçaient un Pot-au-Noir particulièrement actif, avec au programme de violents grains orageux. Mais c’est avec son autre facette – celle des calmes plats – que Lionel Lemonchois et ses hommes ont du composer : « Cette traversée m’a fait penser à ce que nous avions connu à bord de Orange II, lors du Trophée Jules Verne 2005. Du tout petit temps, l’absence totale de grains et pas un nuage à l’horizon. Cela ressemblait plus à un beau ciel d’alizé ! » Un contexte dans lequel l’équipage du maxi-catamaran a franchi l’équateur ce mercredi à 8h24 (heure française), 6 jours 14 heures 52 minutes après avoir doublé le Phare d’Ambrose.
A bord, cette arrivée dans l’hémisphère Sud a été l’occasion pour quatre des dix équipiers – Olivier Wroczynski, Léopold Lucet, Fred Le Maîstre et David Boileau, de célébrer leur premier passage d’équateur.

Désormais complètement sorti du Pot-au-Noir, Gitana 13 devrait rapidement bénéficier des effets des alizés de Sud-Est et ainsi accélérer. Enfin, selon les dernières prévisions de Sylvain Mondon : « sitôt ce flux touché, Lionel Lemonchois et ses hommes garderont du vent adonnant pour les prochains jours. Par contre, au Sud du Brésil, une zone de transition d’environ 24h s’annonce, avec des vents très faibles à négocier ».

L’équipage du maxi-catamaran est divisé en trois quarts de trois équipiers : un quart sur le pont, un quart en stand by prêt à manœuvrer si besoin et un quart au repos complet. Les rotations interviennent toutes les trois heures. Le navigateur, dédié à l’analyse de la météo et l’optimisation de la trajectoire du bateau, est quant à lui hors quart mais son aide peut être sollicitée sur la plateforme.

Quart 1 : Lionel Lemonchois (skipper) / Olivier Wroczynski / Florent Chastel
Quart 2 : Ludovic Aglaor (chef de quart)/ Fred Le Maistre / David Boileau
Quart 3 : Thierry Duprey du Vorsent (chef de quart)/ Nicolas Raynaud / Léopold Lucet
Hors quart : Dominic Vittet

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Hugo Boss freiné

hugo boss
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« La mer est bleue, l’eau est chaude, la température de l’air aussi. c’est beaucoup plus sympa que les mers du Sud ». Cette navigation tropicale à proximité de la corne du Brésil n’est pas pour déplaire à Jean Pierre Dick le méditerranéen, qui vote sans hésitation pour le soleil et les embruns tièdes, même si l’ambiance est un peu suffocante une fois dans la bannette. Comme la météo, l’humeur est au beau fixe à bord de Paprec-Virbac 2 : pendant que le bateau accélère dans un alizé d’est forcissant ( 20 à 25 nouds), leur poursuivant est en train de caler face à des vents faibles et contraires, au sortir d’un front froid.

Chute de moral sur Hugo Boss

Ambiance radicalement différente, donc, dans le ‘carré’ d’Hugo Boss. Lors de la visio conférence, Alex Thomson avait la voix des mauvais jours. fatigué de tirer des bords, probablement contrarié de voir leur prédécesseur s’échapper (100 milles perdus en trois jours) et certainement inquiet pour les safrans de son bateau qui donnent à nouveau des signes de faiblesse (l’un d’entre eux a aussi été endommagé il y a deux jours, suite, vraisemblablement, à une collision avec un objet flottant).

Fatigué aussi Dominique Wavre réveillé de sa courte sieste pendant la vacation. A bord de Temenos II, le rythme est élevé depuis 3 ou 4 jours. « Cela fait longtemps maintenant que nous sommes sous spi. La mer est croisée, nous nous remplaçons toutes les deux heures à la barre. » Ambiance confirmée le matin même par sa co-équipière Michèle Paret, dans un message envoyé à l’organisation. « Avec la mer de côté, le bateau a tendance à partir sur la tranche. Il faut donc être en permanence à la barre et aux écoutes ».D’autant que le ‘péril espagnol’ est toujours bien présent. A 63 milles de Temenos II, décalés dans son ouest, Xavier Sanso et Pachi Rivero se régalent et semblent plus décontractés que jamais. Pas de stress à bord de Mutua Madrileña, mais juste une attention accrue portée au matériel, comme c’est le cas chez tous les concurrents. Ces deux bateaux mangent pour l’heure leur pain blanc. Car à l’image des leaders, ils devront, dans les prochaines heures, trouver la voie la plus efficace pour traverser des zones de ‘mous anticycloniques’ qui leur barrent le passage jusqu’aux alizés.

Enthousiasme pour Servane Escoffier

Enfin, Servane Escoffier revenait sur son premier cap Horn, un instant qui vaut semble t-il toutes les peines du monde. « Ce n’est pas 1 mais 10 anneaux que je compte mettre à mon oreille gauche ! » s’amuse la jeune navigatrice. Après avoir doublé le rocher, Servane et Albert ont été accueillis par un grand soleil et une belle pétole, leur permettant d’affaler la grand-voile et d’en changer les lattes. Désormais sous spi dans 12 nouds de vent, le tandem commençait déjà à se creuser les méninges pour trouver la route à suivre entre hautes pressions et fronts.

Le classement du 23/01/2008 à 17h

1 PAPREC-VIRBAC 2 à 3696,8 milles de l’arrivée
2 HUGO BOSS à 650,3 milles des leaders
3 TEMENOS 2 à 1674,8 milles
4 MUTUA MADRILENA à 1737,3 milles
5 EDUCACION SIN FRONTERAS à 2958,7 milles
ABD VEOLIA ENVIRONNEMENT
ABD ESTRELLA DAMM
ABD DELTA DORE
ABD PRB

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Groupama 3 fait route vers la ligne du Trophée Jules Verne

Groupama
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Quinze ans après la première tentative victorieuse de Bruno Peyron sur Commodore Explorer, parti en éclaireur sur les traces de Phileas Fogg et de Jean Passepartout (« Le tour du monde en quatre-vingt jours » de Jules Verne), Franck Cammas et son équipage vont tenter de parcourir la circonférence de la terre (26 100 milles) par les trois caps en moins de cinquante jours. Atlantique, Indien, Pacifique et Atlantique de nouveau, le trajet représente en réalité sur l’eau une distance comprise entre 25 000 et 27 000 milles en raison des aléas météorologiques et de la présence de glaces au Nord de l’Antarctique. C’est donc une vitesse moyenne de plus de 23 nœuds que vise Groupama 3, soit plus de 550 milles par jour pendant plus d’un mois et demi !

Un mois de moins en douze ans !
En 1993, Bruno Peyron et ses quatre équipiers étaient tout juste passés sous la barre des quatre-vingt jours (79j 06h 16′), puis Peter Blake (Enza) en 1994, Olivier de Kersauson (Sport Elec) en 1997, Bruno Peyron (Orange) en 2002, Steve Fossett (PlayStation) en 2004 avaient descendu le temps de référence jusqu’à la tentative réussie de Bruno Peyron (Orange II) en 2005. Près de vingt-neuf jours de moins depuis sa première expérience…
Au tour de Groupama 3 de se mesurer au sablier du temps avec cette fenêtre météorologique du jeudi 24 janvier au matin qui s’annonce très favorable, du moins pour les premiers mille milles du parcours : « l’objectif était de trouver une prévision météo qui nous permette d’arriver à l’équateur en six jours. Nous n’avons pas pu prendre celle de mi-décembre en raison de problèmes de foils et au regard du parcours de Thomas Coville qui était parti avec, elle n’était pas si favorable que cela dans l’hémisphère Sud. Cette nouvelle opportunité se présente bien, même si c’est compliqué au niveau des Canaries. Il y a une zone de petit temps qu’il est encore difficile d’appréhender précisément. Nous serons ralentis mais les temps théoriques tournent toujours autour de six jours pour l’équateur et de toutes façons, nous ne pouvons plus trop être exigeants parce que notre stand-by touche à sa fin… Nous nous élancerons devant Ouessant entre 6h00 et 10h00 TU demain jeudi. La fenêtre météo est courte et il ne faudra pas traîner en bordure d’un anticyclone dans le golfe de Gascogne… » indiquait Franck Cammas avant le départ de Lorient.

Ce n’est qu’un au revoir…
C’est donc à 17h00 précises que Groupama 3 quittait le ponton de la base sous-marine de Lorient, direction Ouessant dans une faible brise de secteur Sud-Ouest, tournant à l’Ouest cette nuit avant l’arrivée d’un front prévu pour jeudi matin. Une bonne situation pour longer les côtes finistériennes et se caler en attente à l’entrée de la Manche avant le départ jeudi matin devant le phare du Créac’h. Une heure qui sera affinée cette nuit et au petit matin avec Sylvain Mondon de Météo France, afin de prendre le meilleur créneau pour traverser le golfe de Gascogne. L’enchaînement doit en effet être optimal pour bénéficier d’un flux portant jusqu’au cap Finisterre. Mais aussi pour négocier la bulle de vents faibles au large des Canaries et attraper une dépression argentine dans l’hémisphère Sud. Une perturbation qui permettrait à Groupama 3 de se présenter très favorablement au cap de Bonne Espérance.
Mais avant d’entamer les surfs endiablés sur la longue houle de l’océan Indien, c’est avec une émotion contenue que les dix hommes d’équipage ont salué leurs femmes, leurs enfants, leurs familles, leurs amis, leurs proches, les préparateurs du maxi trimaran, les Lorientais… venus lancer un « au revoir » discret mais intense.

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Le Sun Fast 3200 European Yacht of the Year 2008.

Sun Fast 3200
Sun Fast 3200

Le Sun Fast 3200 poursuit sa belle ascension. Après avoir reçu le prix de l’innovation en 2007 par le magazine Segeln, le nouveau racer Jeanneau a été élu European Yacht of the Year 2008 par un jury de journalistes européens !

Les Chantiers Jeanneau étaient à l’honneur, samedi 19 janvier 2008, lors du plus grand salon nautique Européen à Düsseldorf en Allemagne.
Les journalistes de 11 magazines européens (Badnyt au Danemark, Voile Magazine en France, Batnytt en Suède, Fare Vela en Italie, Seilas en Norvège, Swissboat Yachting en Suisse, Waterkampioen aux Pays-Bas, Yacht en Allemagne, Yachting World en Angleterre, Yacht Revue en Autriche, Yate en Espagne) ont élu le Sun Fast 3200 "European Yacht of the Year" dans la catégorie des voiliers de 10 mètres.

Le Sun Fast 3200 a été imaginé par Daniel Andrieu et Jeanneau sur un concept original et innovant :
– la technologie de l’infusion pour la légèreté le dédie plus spécialement à un programme de courses offshores tout en profitant d’aménagements et d’équipements de confort inexistants sur un voilier de course de cette taille ;
– le Sun Fast 3200 est une synthèse entre la monotypie visant à courir à armes égales en temps réel et la course en flotte sous la jauge IRC. En retenant un rating unique (level rating), les Sun Fast pourront courir en temps réel entre eux et contre leurs adversaires en flotte IRC.

D’ores et déjà, ce concept novateur rencontre un très grand succès commercial en Europe. Signe de cet engouement, 17 Sun Fast 3200 seront au départ de la prochaine Transquadra.

Rappelons qu’en 2006, le Sun Odyssey 45 avait été élu « European Yacht of the Year 2006" dans la catégorie des voiliers de 12 à 14 mètres.

Source Jeanneau
www.jeanneau.com

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Le Horn aujourd’hui pour Educacion sin Fronteras

Educacion Sin Fronteras
DR

Effet yoyo persistant pour le reste de la flotte. Au large du Brésil, le leader Paprec-Virbac 2 rencontre toujours du vent faible mais cette fois mieux orienté (à l’est), lui permettant de naviguer sur un seul bord. Jean Pierre Dick et Damian Foxall ont gagné un peu de terrain cette nuit sur Hugo Boss, à son tour stoppé à proximité d’un front. La progression des hommes en noir est particulièrement lente ces dernières heures : 5 nœuds en moyenne.

Derrière, Temenos II et Mutua Madrileña continuent de croiser le fer pour la trosième place, à 57 milles l’un de l’autre. Au vent de son adversaire, le tandem espagnol a réussi à gagner quelques longueurs dans la nuit. Comme reliés par un fil invisible, les deux concurrents naviguent à belle allure dans un vent d’ouest d’une vingtaine de nœuds, et négocient actuellement un anticyclone qui leur barre la route vers le nord.

(source BWR)

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Les Anglais demandent un match en AC90 pour 2011

Coupe America Cup
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Sir Keith Mills aurait donc adressé un courrier à Alinghi contenant le message suivant : "Nous envisageons de discuter avec vous et ainsi d’élaborer un dispositif alternatif par consentement mutuel comme conçu dans le "Deed of Gift". Nous voudrions signer le "Protocol" et les documents associés sur des bases similaires à ce qui avait été négocié entre les défis en juillet et en novembre 2007. Nous soutenons votre philosophie de base pour la 33ème édition de la Coupe de l’America, dont les principes ont été clairement énoncés lors du Protocol de juillet 2007, en parlant d’une régate par consentement mutuel, basée à Valence avec des pré-régates et une limitation sensible des coûts…".
Le patron du syndicat britannique estime qu’il y a une opportunité à saisir pour résoudre le conflit actuel et que ce nouveau défi pourrait contribuer à l’éclaircissement de la situation.

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Tous en Atlantique, rude bagarre pour la 3e place

Temenos II Wavre Arrivée Route du Rhum 2006
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Tous les concurrents de la Barcelona World Race sont désormais en Atlantique Sud. A 15h55 heure française, Servane Escoffier et Albert Barguès ont en effet doublé le cap Horn. Un moment d’émotion intense pour l’un comme pour l’autre. Pour Albert, c’est un remake, 22 ans après son passage inaugural lors de la Whitbread 1986, à bord de Fortuna. Et pour Servane, c’est une première. Elle pourra si elle le souhaite perpétuer la vieille tradition des marins en accrochant un anneau à son oreille gauche ! En tout cas les voeux de la jeune navigatrice (26 ans) ont été exaucés. Pour ne pas rater une miette de ce passage initiatique et immortaliser l’endroit, elle souhaitait franchir le rocher de jour. Lors de notre vacation quotidienne, elle était à la barre, à 20 milles du but, sans rien distinguer encore des côtes chiliennes.
Educacion sin Fronteras (qui n’est autre que l’ancien Kingfisher) a mis 15 jours 20 heures et 8 minutes entre la porte du détroit de Cook (Nouvelle-Zélande) et celle du cap Horn, à la vitesse moyenne de 11,73 nouds. Et même s’il est le plus lent de la flotte sur cette portion de parcours, il fait partie des deux seuls bateaux à ne pas s’être arrêtés à Wellington pour des raisons techniques. C’est donc une jolie performance en soi. Ce soir, le double mixte franco-espagnol faisait son entrée en Atlantique sud et amorçait sa remontée dans des conditions de vent favorables (ouest 20 à 30 noeuds).

Situation très favorable pour Paprec-Virbac 2

Aux avant-postes, au large de Bahia, c’est le soulagement pour Jean Pierre Dick et Damian Foxall qui ont enfin pu choquer les voiles, après une bonne dizaine de jours au près (depuis le passage des Malouines). Sous la chaleur moite des tropiques, poussés par un petit alizé d’est d’une dizaine de noeuds, les deux hommes s’accordent désormais des quarts plus longs, afin de récupérer physiquement des dernières 48 heures à tirer des bords. Leurs regards se posent loin, au-delà même du pot au noir, pour attaquer les derniers 4000 milles de course. La question des réserves de nourriture se pose d’ici l’arrivée. Mais même si les leaders n’auront pas, théoriquement, à se rationner, ils devraient terminer leur parcours avec un régime presque exclusivement composé de soupes. Tant pis pour Jean Pierre qui rêvait déjà de steaks et de caipirinha ! En tout cas, leur avance de presque 600 milles sur Hugo Boss semblait les satisfaire. « Si on ne commet pas d’erreur et si nous n’avons pas d’avarie, la partie est bien emmanchée ».
Ce que confirmait Alex Thomson sur Hugo Boss : « ils sont dans une meilleure position que nous actuellement. Je ne les vois pas être ralentis dans le pot au noir ». Ces derniers jours, au milieu des grains, l’équipage anglo-saxon a souffert. « Il faut être sur le pont en permanence. Sous un nuage, tu te retrouves au près. Celui d’après, tu es au portant » confiait Alex Thomson.
La situation est bien plus claire pour les poursuivants. Temenos II et Mutua Madrileña poursuivent leur pas de deux au largue pour contourner un bel anticyclone. La lutte continue entre ces deux adversaires séparés d’une cinquantaine de milles à peine.

Le classement du 22/01/2008 à 15h:

1 PAPREC-VIRBAC 2 à 4001,6 milles de l’arrivée
2 HUGO BOSS à 580,5 milles des leaders
3 TEMENOS 2 à 1782,8 milles
4 MUTUA MADRILENA à 1838,6 milles
5 EDUCACION SIN FRONTERAS à 2899,1 milles
ABD VEOLIA ENVIRONNEMENT
ABD ESTRELLA DAMM
ABD DELTA DORE
ABD PRB

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Départ imminent pour Groupama 3

Groupama 3 pulvérise le record Miami-New York
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« Tout vient à point à qui sait attendre… » Ce proverbe sied comme un gant à l’équipage de Groupama 3 en stand by depuis le 6 décembre 2007. Seules deux « fenêtres » météo se sont présentées en un mois et demi et celles-ci n’étaient pas assez percutantes pour que le maxi-trimaran de 31,50 mètres s’élance sur les 21 600 milles du Trophée Jules Verne. Car sur ce record, détenu par Orange II depuis 2005 (50 jours 16 heures 20 minutes 4 secondes), le gain acquis sur la première phase du parcours est un premier gage de réussite. Les prévisions à moyen terme donnent ainsi une descente de l’Atlantique en six jours, ce qui offrirait, dès le changement d’hémisphère, un bonus d’un jour à l’équipage de Franck Cammas.

Un bon enchaînement

Jeudi prochain, une zone pluvieuse va balayer les côtes bretonnes dans la matinée, pluies qui seront associées à une belle brise de Nord-Ouest 25-30 nœuds, tournant rapidement au secteur Nord dans le golfe de Gascogne. Douze heures plus tard, à l’approche du cap Finisterre, le vent devrait souffler de secteur Nord-Est à plus de trente nœuds avant de mollir à une vingtaine de nœuds d’Est au large de Lisbonne. Cet enchaînement est donc très favorable, non seulement en terme d’angle par rapport au vent puisque Groupama 3 est extrêmement rapide au travers (plus de 30 nœuds de moyenne), mais surtout en raison d’un état de la mer très maniable (vent venant de la terre au large du Portugal). Seul bémol à ce jour : le passage de l’archipel des Canaries, car une dépression au large perturbe le régime des alizés. Groupama 3 pourrait donc ralentir le rythme pendant une demie journée à ce stade du parcours, mais pour accélérer de plus belle avant l’archipel du Cap Vert avec des brises de secteur Est pratiquement jusqu’au Pot au Noir…

La météo par Sylvain Mondon :
« La configuration de départ est bonne, avec un front qui traverse le golfe de Gascogne poussé par un anticyclone atlantique qui se décale vers l’Est. Dans la matinée du jeudi 24 janvier, il y aura donc une rotation brutale du vent au large de la Bretagne vers le Nord-Ouest, le passage du front sur l’île de Ouessant devant déterminer l’heure de départ comprise d’après les prévisions de ce mardi midi, entre 6h00 et 18h00. En fait, l’anticyclone des Açores n’est pas à sa place habituelle et il y a une dépression orageuse au large des Canaries qui est en train de se combler. Ce phénomène provoque une rupture des alizés de Nord-Est le long des côtes mauritaniennes, brise qui est perturbée entre les Canaries et le Cap Vert. Il y a donc une incertitude à ce niveau du parcours, mais il est probable que la dégénérescence de cette dépression orageuse permette aux alizés de se remettre rapidement en place : il faut compter sur un temps de six jours pour atteindre l’équateur… »

On largue les amarres à Lorient mercredi à 17h:

Les dix hommes de Groupama 3 embarqueront dès mercredi après-midi avant de larguer les amarres à Lorient vers 17h00, direction Ouessant. Jeudi 24 janvier, on déclenchera le chrono du départ pour le Trophée Jules Verne au large de Ouessant, dans un timing restant toujours à affiner.

L’équipage « Jules Verne » de Groupama 3
Chef de quart – barreur : Franck Cammas (Skipper), Franck Proffit, Stève Ravussin
Deuxième Barreur : Frédéric Le Peutrec / Loic Le Mignon / Sébastien Audigane
N°1 : Ronan Le Goff / Jan Dekker / Jacques Caraës
Navigateur : Yves Parlier
Expert météo à terre : Sylvain Mondon (Météo France)

Record à battre : 50 jours 16 heures 20 minutes et 4 secondes – Vitesse moyenne : 17,89 noeuds
Record détenu par Bruno Peyron, à bord du maxi catamaran Orange II, depuis mars 2005.

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