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La Solitaire s’élance ce vendredi

Financo - Nicolas Troussel
DR

« Ni dans l’ordre, ni dans le désordre, je ne vais surtout pas me risquer à un quelconque pronostic. » Pourtant pas réputé pour manier la langue de bois, le directeur de course Jacques Caraës est bien prudent à l’heure du traditionnel radio ponton sur le thème « c’est kiki-va-gagner ? » . Pour lui, « on a un plateau très homogène, avec 15 à 20 solitaires sur 50 qui sont capables de monter sur le podium. Pour entrer dans les dix, il va falloir être très, très bon, lucide, bien naviguer, être inspiré, mais aussi savoir dormir… » Et des bons, donc, il y en a. Le petit rédacteur se lance. Seuls deux des hommes en lice ont déjà remporté La Solitaire : l’actuel champion de France Nicolas Troussel (en 2006) et Eric Drouglazet (en 2001). Bien préparés, en forme, sûrs de leur fait, les skippers de Financo et Luisina ont marqué leur territoire hier en terminant aux avant-postes du Prologue Suzuki : 3e et 4e…

L’examen attentif des deux dernières solitaires n’est pas dénué d’intérêt. Cinq skippers y ont déjà cueilli les honneurs du podium général : Nicolas Troussel donc, mais aussi Thierry Chabagny, (Suzuki Automobiles, 2e en 2006), Corentin Douguet (E.Leclerc Mobile, 3e l’an passé), Frédéric Duthil (Distinxion Automobile, 2e en 2007) et Gérald Véniard (Macif, 3e en 2006). Ces deux derniers ont en commun d’avoir raflé à eux seuls quatre des huit étapes courues depuis deux ans. Et ils sont au top : chacun une victoire dans les courses de début de saison… tout comme un sixième homme-épouvantail : Gildas Morvan, récent vainqueur de la Course des Falaises et comme par hasard lauréat du Prologue Suzuki. « Etre étiqueté favori ne me dérange pas», se rassure l’intéressé, « la vraie pression, c’est l’arrivée finale chez moi à l’Aber Wrac’h, où je vais être tellement attendu que c’est un coup à me saborder si je ne suis pas en tête ! »

Club des 5 et bande des 10

Le skipper de Cercle Vert est donc un cador logique. Un homme à battre, tout comme son frère ennemi Eric Drouglazet. Ces dix dernières années, ces deux-là sont montés trois fois chacun sur le podium final. Qui a dit qu’il n’y avait pas de grands noms sur cette course? La notoriété médiatique est une chose, le savoir-faire maritime en est une autre. Pas moins de dix concurrents 2008 ont déjà connu le bonheur de gagner au moins une étape lors de la dernière décennie. Un cinquième de la flotte ! A ceux déjà cités, il faut ainsi ajouter Christophe Lebas (Lola), vainqueur à Bilbao en 2000, Antoine Koch (Sopra Group 1), à Crosshaven en 2002 où l’imitera Laurent Pellecuer (Dr Valnet-Aromathérapie) trois ans plus tard, et encore l’Italien Pietro D’Ali (Mc Louis), à… La Rochelle en 2005.

Donc voilà : deux ont déjà gagné la grand’messe, cinq autres ont été à deux doigts d’y parvenir et dix ont en soute au moins une victoire d’étape. Mais ce qu’il y a de formidable avec les mathématiques, c’est que leur relation avec la mer a toujours été du type « je t’aime/moi non plus ». Et que si ça se trouve, aucun de ces dix-là ne s’invitera au festin des vainqueurs. Sur les pontons, le discours récurrent est du type : « la moitié de la flotte peut gagner ». Aïe. Le compte n’est pas bon. N’aurait-on encore cité que la moitié des prétendants? Pas impossible. Le retour d’Erwan Tabarly (Athema) par exemple pose question : le talentueux neveu d’Eric est tout simplement le plus régulier des figaristes dans le top ten depuis qu’il court La Solitaire. Ce qui pose son homme.

Une autre solution de facilité consiste à considérer avec bienveillance les numéros de voile de 1 à 10, puisque ceux-ci sont attribués dans l’ordre du classement du Championnat de France de course au large en solitaire. Dans ce listing de luxe, six marins n’appartiennent pas (pas encore) aux glorieux sous-ensembles déjà cités : Thomas Rouxel (Défi Mousquetaires) Gildas Mahé (Le Comptoir Immobilier), Franck Le Gal (Lenze), Ronan Treussart (Groupe Céléos), Liz Wardley (Sojasun) et Armel Tripon (Gedimat).

Et voilà comme on se retrouve avec la bagatelle de 16 marins pouvant argumenter leurs prétentions chiffres à l’appui. Le problème est que cela n’exclut en rien quelques-uns des 34 autres. Voyez Jeanne Grégoire (Banque Populaire), passée tout près d’un exploit irlandais à Dingle voilà deux ans. Voici encore Nicolas Bérenger (Koné Ascenseurs) qui, à force de le titiller, finira bien un jour par décrocher le ponpon. Et Biarnes (Côtes d’Armor), Péron (L’Esprit d’Equipe), Pratt (DCNS 97), Lunven (Foncia), Attanasio (DCNS 62) et consorts ? Premier bizuth l’an passé, « Nicolas Luven peut lui aussi prétendre au podium », estime Jacques Caraës. Christopher Pratt, son prédécesseur chez les « bleus » en 2006, aura aussi son mot à dire. Tout comme François Gabart (Espoir Région Bretagne), très brillant bizuth hier sur le Prologue (7e). Mais on ne fera pas insulte au lecteur en lui rappelant que sur cette course de dingos, tout est possible. D’autant que la météo bien tordue de cette première étape peut déjà faire sortir de son chapeau noir un animal à grandes oreilles de trois semaines. Voire un des onze bizuths, même si ceux-ci affichent des niveaux plus disparates que leurs aînés. Pour eux, c’est le moment de se souvenir que Giono écrivait « la raison et la logique, c’est pour les temps ordinaires ». Or La Solitaire n’est pas un temps ordinaire. Demain à 13h, on lâche la meute. Chacun sa chance, chacun son destin, ne lâche pas un mètre à ton voisin.

BM


La Rochelle-Vigo (465 milles)

Mistoufle au départ… mistoufle à l’arrivée ?

C’est la grande classique, l’incontournable de La Solitaire : une traversée du golfe de Gascogne entre les côtes françaises et l’Espagne. Mais attention, cette première étape, la plus courte en terme de distance, pourrait bien cacher son jeu et se révéler longue à expédier. « C’est une vraie mise en jambe qui pourrait réserver des surprises » confie Jacques Caraës, le directeur de course. Des surprises météorologiques, s’entend. Vendredi à 13h, il faut s’attendre à un départ dans des vents faibles, des mous qui perdureront pendant les premières 12 à 15 heures de navigation. « Il faudra se donner du mal pour faire avancer le bateau la première nuit. Les bons barreurs vont rapidement prendre l’avantage » commente Jacques Caraës. Mais la situation devrait évoluer en fin de nuit avec le passage d’un petit système dépressionnaire. Les 50 concurrents évolueront alors au près-bon plein, tribord amures, dans un vent de nord-ouest de 20 à 25 nœuds, s’étiolant dans la journée de samedi. A ce stade, les premiers navigueront au milieu du Golfe de Gascogne. Puis, dimanche, ce sera une nouvelle butée sous l’effet d’une poussée anticyclonique. Aux abords de la Galice, avant « d’enrouler » le cap Finisterre, les spis ne tarderont pas à sortir, gonflés par un flux de nord puis d’est-nord-est d’une dizaine de nœuds. Le contournement de la pointe ouest de l’Espagne et la descente vers Vigo s’effectuera au gré de zones de dévents et de brises thermiques. « Les derniers milles seront assez pénibles » pressent Richard Silvani de Météo France, d’autant qu’à cette époque de l’année les îles Cies, qui marquent l’entrée de la large baie de Vigo, sont généralement baignées de brume, « un décor magique et un endroit merveilleux » selon Jacques Caraës… qu’il faudra donc mériter de visiter en premier. Voilà pour la théorie, qui laisse entrevoir aux coureurs une première étape tactique et fatigante et dont l’issue devrait se jouer lundi soir. En l’absence de marque de parcours, le jeu sera ouvert dans le golfe mais aussi dans la descente des côtes galiciennes et aux abords immédiats de la baie de Vigo.

C.El

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Saint-Pierre et Miquelon : long, long, long…

Leadership in safety
DR

50 pieds multis : un devant, les autres derrière
Dans la brume revenue, la tête de flotte voit toujours la vie en rouge. Crêpes Whaou ! a en effet rejoint le détroit de Cabot entre le cap Breton au Nord de la Nouvelle-Ecosse et le cap Ray au Sud-Ouest de Terre-Neuve. A midi, heure française, le multicoque de Franck-Yves Escoffier n’avait rien lâché, ou presque, de l’avance creusée sur le reste de toute la flotte qui a longtemps piétiné dans la pétole pour rejoindre la marque de Percé. Devant ses étraves, il restait alors 78 milles à parcourir pour se faufiler entre Saint-Pierre et Miquelon. Son plus proche poursuivant, Laiterie de Saint-Malo (Victorien Erussard), accusait encore 120 milles de retard.

«  Nous avons eu du petit temps toute la nuit. A présent, le vent se lève un peu. Nous avons 17-18 nœuds et progressons au près débridé. Il doit adonner un peu, tourner sur la droite… et j’espère que nous allons pouvoir rejoindre l’archipel sur un seul bord », confiait à la vacation du jour le capitaine malouin du bord. Il envisageait saluer les eaux de l’archipel, dans le couloir de 3 milles entre les deux îles, en fin d’après-midi, début de soirée.
Seul devant, les autres derrière. Chez les multicoques, la flotte a fait le grand écart. Au classement de 15 heures, ce jeudi, Délirium d’Hervé de Carlan n’avait pas encore doublé le rocher de Percé, il accusait 330 milles de retard sur le leader.

Class40 : regroupement et rebondissements…
Dans le camp des petits monocoques de 40 pieds, les 26 équipages connaissent une toute autre histoire. Le contexte reste le même. Les uns et les autres progressent cahin-caha au tempo d’Eole, décidément peu enclin à offrir un généreux flux de portant dans les voiles.  Après avoir connu le pire pour doubler Percé, qu’ils ont pour la plupart passé dans la nuit (à l’aube en France (soit près de 24 heures après Crêpes Whaou !), la flotte s’est regroupée sur un entêtant air d’accordéon. La faute à la pétole et ses nombreux trous de vent que les premiers n’ont pu éviter. Résultat des courses à l’heure de rejoindre le golfe du Saint-Laurent : 30 petits milles séparent la lanterne rouge, Groupe Sefico (Philippe Vallée) de SAIPEM-Leadership in Safety (Gwenc’hlan Catherine) ou de L’Esprit du Large-Talmont Saint Hilaire. Ces deux là- croisent le fer en tête à mi-chemin vers Iles de la Madeleine.

Notons ensuite que les classements se suivent et ne se ressemblent pas dans ces conditions propices à de nombreux rebondissements. De récents leaders, notamment Novedia Group (Tanguy De Lamotte) revenu en fanfare aux avant-postes – au nez et à l’étrave des imperturbables italiens de Giovanni Soldini (Télécom Italia) – a soudainement dégringolé en milieu de tableau, à 8 milles de la tête.
Dans tout cela, difficile d’y voir clair. Seule certitude : le doute l’emporte tandis qu’un nouveau départ semble avoir été donné à Percé. Quant à la route jusqu’à Saint-Pierre et Miquelon, elle reste longue… très longue. D’après Argos, à 17 heures, les premiers 40 pieds pointent à 75 milles au Sud des îles de la Madeleine et 300 milles de Saint-Pierre et Miquelon. Il leur faut donc encore compter deux jours si tout va bien pour rejoindre les bancs et Terre Neuve. Comme quoi, l’océan, ce n’est pas encore pour demain !

En bref
Saint Malo Team : Merci Matane !
La bonne nouvelle du jour nous vient de Saint-Malo Team, le grand monocoque de Denis Douillez contraint à une escale technique à Matane, sur les côtes de Gaspésie, pour réparer un rail de grand voile. Après avoir réalisé les travaux nécessaires avec le soutien sans faille des Québécois, le voici prêt à reprendre les chemins de la course. Le capitaine nous écrit : « Hier en arrivant à Matane nous étions un peu démoralisés, nous demandant comment à plus de 800 km de Montréal, nous allions faire venir des pièces, deux mètres de rail, plus 15 inserts filetage arraché. C’était sans compter avec la gentillesse des habitants de Matane. En plus nous avons été ravitaillés de boissons ambrées légèrement pétillantes et ces dames, nous trouvant bien de la misère, nous ont confectionné d’excellents petits desserts. Aujourd’hui on remonte tout ça et on devrait reprendre la mer ce soir. Promis on reviendra un jour… »

Ils ont dit…
Pascal Quintin (Forget Formation) : « Nous avons des conditions un peu trop légères à notre goût. Après Percé, c’était vraiment laborieux. La nuit dernière, les 40 pieds sont même revenus. On espère vraiment une amélioration des conditions : le près et le petit temps ne sont pas à notre avantage. Les prévisions nous annonce du Sud-Ouest : pourvu qu’il arrive assez vite, mais c’est vrai que le programme nous annonce plus du louvoyage jusqu’à Saint-Pierre. Recoller à Crêpes Whaou ! ou à Laiterie de Saint Malo, cela semble mission impossible. Mais on a bien l’intention de jouer avec Imagine. Ce qu’on peut nous souhaiter de mieux ? Des conditions de rêve pour Forget Formation : 15 nœuds de travers sur une mer plate… »

Giovanni Soldini (Télécom Italia) : « Les dernières 48h, nous avons eu une pétole d’enfer. Depuis le départ, nous avons du petit temps, du près, et on tire des bords et on ne fait jamais la route directe ! On espère que cela va s’arranger un peu, sinon  on va y passer un mois !
Le passage de Percé, c’est révélé assez difficile, très lent et toute la flotte est revenue sur nous. On voit des voiles partout ! Mais bon, c’est le jeu de la course au large. Nous sommes impatients de rentrer en Atlantique. Nous avons 10 nœuds de vent d’Est et il doit basculer au Sud-Sud Ouest… »

Halvard Mabire (Pogo Structures) : « Quitte à avoir un nouveau départ à Percé, cela aurait été bien qu’il y ait un bateau comité ! (rires) Nous sommes tous bord à bord et j’ai un peu l’impression que tout le travail qui a été fait dans le Saint Laurent a été réduit à néant… Nous avons passé Percé dans la nuit (06h30, heure française) avec une pleine lune et sous les étoiles : c’était vraiment joli. Et nous voilà de retour dans la bouillasse, mais il paraît qu’on se dirige vers les bancs de Terre Neuve, donc il ne faut pas trop s’étonner ! La flotte est revenue complètement par derrière. Nous sommes encore et toujours au près et je ne vais pas me risquer à une ETA pour Saint-Pierre et Miquelon… »

Sam Manuard (Novedia Group) : « Que nous soyons revenus en tête, c’est vraiment incroyable. Nous avons perdu 10h30 dans l’échouage et l’aventure s’est révélée assez périlleuse. 2 jours après, nous avons remonté toute la flotte, c’est inespéré. Il s’est passé un drôle de truc ! Nous sommes assez à l’aise en termes de vitesse. Mais surtout, on est à fond dessus, et on ne lâche pas le morceau. Il nous reste une bonne tranche de parcours de la Gaspésie à Saint-Pierre et ce n’est pas encore le large. D’ici Terre Neuve, nous avons une bascule à gérer… »

Yvan Noblet (Appart City) : « A Percé, nous n’avons pas eu beaucoup de vent et un peu de courant. Ce passage n’a pas forcément été favorable pour nous, puisque nous avions fait le trou. Nous avons de nouveau un temps un peu brumeux… Nous sommes fatigués, la navigation au large de la Gaspésie a été très éprouvante. Mais nous vivons une belle bagarre et le stress de la compétition est bien là ! Nous avons hâte de trouver du portant et de rejoindre le large : cela nous convient mieux. Nous devons toucher du Sud-Ouest, j’espère qu’il ne va pas tarder à arriver… »

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Eclatante victoire des Dunkerquois sur le Tour de France à la voile 2008 !

Courrier Dunkerque
DR

La  journée qui aurait pu tout changer
Vingt-trois points : c’est ce qui séparait mardi soir Courrier Dunkerque de l’équipage de Dimitri Deruelle (Elcimaï – Ville de Marseille). Arithmétiquement, les Phocéens pouvaient encore prétendre à la victoire en trois manches. Mais dans les deux premières courses de la journée, Elcimaï – Ville de Marseille n’arrive pas à distancer suffisamment Courrier Dunkerque pour rattraper son retard… malgré une victoire sur la dernière manche ! « C’est sûr qu’on en a un peu assez de finir deuxième du Tour de France à la Voile, mais ça nous conforte de voir que ça ne sont jamais les mêmes qui sont devant ! » confie Dimitri Deruelle. Les Marseillais finissent cette course avec seulement sept points de retard sur le vainqueur.
 
Un illustre vainqueur
Pour sa quatrième participation, le vainqueur du Spi Ouest France 2008 s’accorde la victoire de l’épreuve phare du Championnat de France des Equipages ! Assuré de remporter l’épreuve après la deuxième régate du jour, l’équipage de Daniel Souben vole le départ dans l’euphorie de la journée, et se classe vingtième de l’ultime course du Tour de France à la Voile ! « Nous sommes soulagés de finir en tête après une belle épreuve, qui a été très difficile pour toute l’équipe. En effet, il n’y a pas de beau vainqueur sans beaux concurrents, c’est pourquoi nous pouvons remercier les équipages d’Elcimaï – Ville de Marseille et de Nouvelle-Calédonie ! »
 
Et de « beaux concurrents »
En ce qui concerne l’équipage de Nouvelle-Calédonie (Vincent Portugal / Ronan Dreano / Bernard Mallaret), c’est de bon cœur qu’il reçoit la troisième place au classement : « Nous sommes fiers d’avoir donné du mal jusqu’au bout à Courrier Dunkerque. Nous sommes un équipage jeune, et je trouve qu’en seulement trois participations nous avons réussi à nous mettre au niveau d’équipages beaucoup plus aguerris, ce qui est très positif pour la suite ! » Nouvelle-Calédonie avait porté le spi rouge Honda Civic Hybrid du leader jusqu’à l’arrivée en Méditerranée.
Victorieux de la première course du jour, le tenant du titre et local de l’étape Toulon Provence Méditerranée – COYCHyères (Fabien Henry) termine ce Tour de France à la Voile avec un bilan mitigé : « Nous sommes contents d’avoir gagné une manche à domicile, mais depuis l’arrivée à Marseille nous savions qu’il ne serait plus possible de jouer pour la victoire ».
Idem pour l’équipage des Bâtisseurs du Morbihan (Nicolas Pauchet / Victor Lanier) : « Nous sommes déçus du résultat : nous visions la première place ou au moins un podium et ne finissons que sixièmes », confie Victor Lanier. « En même temps, nous sommes quand même parvenus à passer un bon moment et à faire de très bonnes performances en remportant de nombreuses manches, ce que tous nos concurrents n’ont pas pu faire ! ». C’est sur la seconde manche du jour que les Morbihannais ont signé leur septième victoire !
 
Val Thorens : le doublet des montagnards
« On a réitéré notre première place en amateur, c’était l’objectif. C’est en revanche une très bonne surprise de finir quatrième au classement général ! » L’équipage de Lucas Millieret et d’Alexis Littoz finit en effet sur une note très positive, en passant aujourd’hui de la sixième à la quatrième place ! Son concurrent Saint-Malo Purflo Team SNBSM (François Lebourdais) termine neuvième au général, tandis que la médaille de bronze revient à Ville du Port – Région Réunion (Gabriel Jean-Albert), treizième au général.
 
Retour de CSC – HEC – Ecole Navale chez les étudiants
« Notre objectif en début d’épreuve était de finir premiers en étudiant et dans les dix au général, nous y sommes parvenus ! Nous avions des concurrents redoutables, c’était une très belle régate », raconte le skipper Hervé Gautier. Derrière eux, INSA – Sopra Group (Simon Troel) se classe quatorzième au général, au terme d’une très mauvaise journée qui contraste avec ses performances du reste de la course. Quant à Brest Grandes Ecoles ENSIETA ESC (Loïc Le Garrec), il termine troisième de son classement, une place seulement derrière l’équipage de Simon Troel.
 
Tradition oblige, tous les équipages et organisateurs du Tour de France à la Voile se sont retrouvés dans une joyeuse baignade dans le port de Hyères – Toulon Provence Méditerranée… le final d’une fête réussie !

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Les Sables – Les Açores : Prologue agité

Prologue Les Sables-Les Açores 2008
DR

Un peu de retard à l’allumage pour cette régate amicale et spectaculaire au large des Sables d’Olonne en raison de la difficulté à sortir les quarante neuf Mini (le n°138 étant resté au port pour un petit problème technique) avec un vent de secteur Sud, presque dans l’axe des digues du chenal… Mais à 12h50, le Comité de Course envoyait le coup de canon dans un vent de quinze à dix–huit nœuds, obligeant la flotte à prendre un ou deux ris dans la grand voile. Joli départ groupé pour aller chercher une bouée de dégagement à un mille et rapidement, un groupe de quatre Mini s’extirpait du peloton : Thomas Ruyant (Faber France) prenait ainsi le commandement, suivi par Damien Guillou (Demi-Clé) et le Pogo-2 de Sébastien Rogues (Solent) ainsi que par le prototype Nat’che d’Arnaud Vasseur. A une dizaine de longueurs, Sébastien Picault (Kickers) revenait fort sur le premier bord de débridé avec le nouveau prototype de Henry-Paul Schipman (Maisons de l’avenir-Urbatys).  
 
Des conditions idéales
 
Un bord de près plus tard, il fallait envoyer le spinnaker pour revenir devant la plage des Sables d’Olonne avec une brise qui montait jusqu’à vingt nœuds dans les rafales. Sébastien Picault en profitait pour reprendre la main grâce à son petit spinnaker de capelage tandis que ses concurrents tardaient à envoyer la toile ou choisissaient un grand spinnaker de tête qui ne leur permettait pas de serrer suffisamment le vent. Après ce premier tour, quatre leaders avaient fait le break face au peloton et c’est sur le choix de garder un ris ou deux qu’ils se départageaient pour le gain de cette régate prologue. Thomas Ruyant, très rapide au près, repassait ainsi devant Kickers lors du long deuxième bord de près et n’était plus inquiété jusqu’à la ligne d’arrivée devant la digue d’entrée du port des Sables d’Olonne. Et du côté des voiliers de série, Sébastien Rogues était largement en tête devant Fabien Sellier (Yemaya)…  
 
 
Classement du prologue (prototype)
1-Thomas Ruyant (Faber France)
2-Sébastien Picault (Kickers)
3-Stéphane Le Diraison (Cultisol-Institut Curie)
4-Damien Guillou (Demi-Clé)
5-Arnaud Vasseur (Nat’Che)
6-Henry-Paul Schipman (Maisons de l’avenir-Urbatys)
7-Etienne Bertrand (Senor Blue)
8-Jaime Mumbru (Ulysses 65)
9-Pierre Brasseur (Région Nord Pas de Calais-Ripolin)
10-Pierre Rolland (D2-Marée Haute)
 
Classement du prologue (voiliers de série)
1-Sébastien Rogues (Solent)
2-Fabien Sellier (Yemaya)
3-Charlie Dalin (Antalis)
4-Francisco Lobato (Looking for…)
5-Pierre-Yves Lautrou (Altaïde Moovement)
6-Brice Aqué (Ville de Gardanne-CNTL)
7-Jérôme Lecuna (I feel good)
8-Bertrand Delesne (Dan Foss Le Gall)
9-Antoine Debled (Région Job)
10-François Champion (Pogomen)
 

Tous les résultats en « Brèves »
 
Encadrés : Les cinquante Minis de la première étape entre Les Sables et Les Açores, auront droit à des « ouvreurs » avec La Solitaire du Figaro qui partira vendredi de La Rochelle vers Vigo, et à des « balayeurs » avec les cent cinq bateaux de la Transquadra qui s’élancera dimanche de Saint-Nazaire vers Vigo : il va y avoir embouteillage au cap Finisterre !
 
Météo : les prévisions météorologiques pour le départ de la première étape samedi 26 juillet à 13h02 confirment que la traversée du golfe de Gascogne ne va être ni simple, ni courte ! Après un départ sous une brise de secteur Ouest d’une dizaine de nœuds, le vent devrait s’écrouler toute la première nuit en mer avant le passage d’une bulle orageuse dimanche midi au large des côtes espagnoles !
 
Conforme : Le voilier de série Demi-Clé a fait l’objet d’un avertissement de la part de la Classe Mini : Damien Guillou doit remettre avant vendredi son Tip Top en conformité avec la jauge de série, c’est-à-dire remettre les emménagements intérieurs intégrés à la structure et remplacer la barre de transmission en carbone entre les safrans. Au risque d’être classé avec les prototypes…
 
Spray : Guy Bernardin sera en charge du coup de canon libérateur samedi 26 juillet à 13h02. Le navigateur, pionnier du premier Vendée Globe, est tout juste revenu le 1er juillet d’un tour du monde sur une réplique du Spray II, le voilier de Joshua Slocum !
 
Programme des Sables-Les Açores-Les Sables 2008
 
Samedi 26 juillet
Départ à 13h02 de la première étape avec bouée de dégagement dans la baie et sur la côte vendéenne pour rejoindre l’archipel des Açores à plus de 1 200 milles.

Samedi 2 août
Arrivée de l’organisation à Horta

Mardi 5 août
Arrivée à Horta du premier concurrent prévu à la vitesse de 6 nœuds.

Dimanche 10 août
“Regata do Canal”: parcours en double en baie entre les îles de Faial et Pico. Chaque voilier embarque un membre du Clube Naval da Horta ou une personnalité.

Lundi 11 août
Cérémonie de remise des prix de la première étape Les Sables-Les Açores.
 
Mardi 12 août
Départ de la deuxième étape Les Açores-Les Sables.
 
A partir du mercredi 20 août :
Arrivée des premiers concurrents aux Sables d’Olonne

Dimanche 24 août
Cérémonie de remise des prix de la course Les Sables-Les Açores-Les Sables.

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Trous de vent et rocher “Percé”

Yannick Bestaven - Cervin EnR
DR

Pas vu, pas pris… Fidèle à sa réputation, le trimaran de 50 pieds Crêpes Whaou ! s’est envolé. Franck-Yves Escoffier et son équipage ont pris la poudre d’escampette. Ils se sont échappés. Passé à Percé sous une belle lune (à 7h10, heure française), et profitant des derniers sursauts du vent, le multicoque rouge a rejoint le golfe du Saint-Laurent en direction de  l’archipel de Saint Pierre et Miquelon aux portes de l’océan. Joint à la vacation du jour, Yves Le Blévec, dernier vainqueur de la Transat 6.50, plante le décor du bord, le seul dont les indicateurs restent au vert : « Nous avons effectué un bon passage à Percé. On essaie d’aller vite tout le temps, sans prendre de risque ni avec le matériel ni avec des options. On est devant car Crêpes Whaou ! est rapide, mais on sait que l’on n’a pas le droit à l’erreur… »

Le premier aux îles de la Madeleine, les autres en approche de Percé…
Et l’équipier du bateau malouin de poursuivre : « A l’heure qu’il est, 12h00 TU, nous allons passer dans une heure environ au vent de l’île la plus nord des Iles de La Madeleine.  Ensuite la situation se complique, les vents de secteur nord qui nous propulsent rapidement vont passer à l’est en mollissant. Si nos infos météo se vérifient, nous sortirons du Golfe du St Laurent entre 18 et 20 h TU, ensuite, c’est du louvoyage jusqu’à Saint Pierre que nous devrions atteindre un peu moins de 24 heures après… »
Au dernier classement (16h, heure française), Crêpes Whaou ! affiche désormais 132 milles d’avance sur son poursuivant immédiat, Laiterie de Saint Malo (Victorien Erussard) sérieusement ralenti au large de la Gaspésie où le vent s’est évanoui. Place à l’insoutenable légèreté de l’air. Les milles s’accumulent et la note se révèle sacrément salée pour les jeunes et impétueux marins du bord. Dire qu’ils n’avaient que 12 milles de retard il y a encore 24 heures !
Le malheur des uns faisant souvent le bonheur des autres, le seul mono IMOCA de la flotte, a repris du poil de la bête et se refait une santé sous le soleil de Gaspésie et sur des eaux moins fluviales. Cervin EnR progresse désormais au contact et à vue des multicoques en chasse de Crêpes Whaou ! : Laiterie de Saint Malo, ainsi qu’Imagine de Pierre Antoine, plus à l’aise dans ces conditions de petit temps.

Class40 : persévérer vers Percé…
Pour les plus petits monocoques, la progression au large de la pointe de la Gaspésie se révèle plus laborieuse encore. Joints à la vacation, tous les marins de la classe pestaient volontiers contre Eole qui s’est envolé laissant les voiles claquer et semant son lot de zones sans vent. Difficile dans ses conditions de progresser sur la route vers ce rocher percé qui se fait tant désirer.
Au relevé Argos de ce mardi après-midi, et à une cinquantaine de mille de la marque, les Italiens de Giovanni Soldini (Télécom Italia) mènent toujours la danse à toute petite cadence. Il affiche moins d’1,5 mille d’avance sur l’équipage de Khat 7 skippé par le Rochelais Eric Galmard et auteur d’un début de course plein de promesses. Dans leurs tableaux arrières, la pétole molle qui a attrapé la flotte dans les mailles de ses filets n’a pas fini de favoriser des chamboulements dans les classements… Pour l’heure, moins de trois milles séparent les cinq premiers, qui s’épient, se lorgnent en espérant qu’aucun ne s’échappe dans une veine de vent salvatrice. Dans ces conditions, mieux vaut prendre son mal en patience à l’image du Normand Halvard Mabire qui, à bord de son Pogo Structures, a perdu un peu de terrain mais certainement pas son bon sens marin. Il raconte : « Si l’on n’avance pas, au moins c’est magnifique ! Nous n’avons pas nagé dans la réussite ces dernières 24 heures. Une certaine impression d’avoir été souvent au large quand il fallait être à terre. Et vice-versa… Mais par contre, on ne comprend toujours pas bien les règles : probablement qu’il n’y en a pas ! Tantôt ce sont ceux du large qui se font la malle, tantôt ça passe à terre. En tout cas, sur le bateau, ça fait du boulot… »

Dernière minute :  
Laiterie de St  Malo (Victorien Erussard) est pointé à Percé à 13H55 TU (16h55, heure française)

Ils ont dit… (vacations et messages reçus)
Jean-Christophe Caso (Cervin EnR) : Percé au dîner ?
« Nous naviguons ce matin à vue entre les deux trimarans Laiterie de Saint Malo et Imagine. C’est intéressant pour nous de naviguer bord à bord avec ces multicoques. Au près dans peu de vent, nous leur tenons la dragée haute. Au portant et dans du vent medium, nous aurons plus de mal à les "tenir" sous gennaker. Mais si la brise forcit, nous pourrons rivaliser avec eux. Pour le moment, c’est loin d’être le cas et nous naviguons à environ 7 noeuds de vitesse. Nous espérons tous que cela va "tamponner" un peu pour Crêpes Whaou ! sous Terre Neuve où sévit un vaste anticyclone. Il nous faut avant cela passer Percé et je ne nous y vois pas avant ce soir 20 h, heure française… »

Christophe Bullens (An Ocean of Smiles) : A la pêche au thermique…
«  Nous sommes bloqués dans une molle avec la tête des Class40. Soleil de plomb et attente nerveuse du vent : nous espérons un peu de thermique près des côtes. Par la même occasion, nous en profitons pour sécher le bateau et de consolider la réparation de la varangue centrale. »

Benoît Parnaudeau (Prévoir Vie) : « Une régate de petit temps »
« Nous disputons une régate de petit temps !  Mais bon, c’est pour tout le monde pareil et ça joue beaucoup sur l’eau. Il y a du chassé-croisé. On observe les concurrents à la jumelle, et on passe du Solent au Code 0 (génois léger, ndlr). La mer est lisse, nous sommes devant des éoliennes qui ne bougent pas beaucoup ! Percé ? Cela s’annonce compliqué… Nous ne savons pas du tout à quelle sauce nous allons être mangés. Plus on s’avance de la côte, moins il y a de vent… »

Christophe Coatnoan (Groupe Partouche) : « Une option plus au large »
« Le classement nous est favorable aujourd’hui, c’est vrai. Mais, il ne faut surtout pas crier victoire trop tôt : il peut y avoir encore plein de rebondissements. Et il nous reste beaucoup de route jusqu’à la marque de Percé. Nous étions un peu derrière au niveau de Rimouski et nous avons pris une option en prenant un peu plus au large. C’est bien passé, nous avons peu insisté : et voilà, c’est une nouvelle journée qui débute aujourd’hui sous le soleil, mais il n’y a pas de vent. Sur l’eau, c’est un peu n’importe quoi actuellement. Nous sommes quatre bateaux proches les uns des autres et aucun n’a le même vent. Il faut bien choisir son camp… »

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Gildas Morvan remporte le prologue de la Solitaire 2008

Trophée BPE 07 - Gildas Morvan
DR

Un prologue couru avec application
Tant de détachement pourrait laisser croire que les victoires viennent facilement. Le prologue lancé en fin de matinée et en guise de tour de chauffe à une Solitaire au parcours plus impressionnant que jamais, n’était pourtant pas une partie de plaisir avec ses 15 milles de régate très techniques entre Pointe des Minimes et Fort Boyard ; Et si aucun des 49 protagonistes n’osait ouvertement l’affirmer, ce galop d’entraînement revêtait pourtant une réelle importance aux yeux de tout compétiteur avide d’en découdre et impatient de valider une dernière fois les réglages et améliorations apportées cet hiver sur le monotype Figaro. Vainqueur à l’issue d’une course remarquablement négociée, départ au bateau comité en troisième position, excellent bord de reaching pour s’approprier la seconde place aux dépens de Nicolas Troussel, puis bord de spi ultra rapide pour s’emparer de la tête sous fort Boyard et conclure en vainqueur cette mise en jambe, Gildas pouvait légitimement avouer une certaine satisfaction ; "On dispute toujours ces prologues avec le secret espoir de faire un résultat car cette première confrontation est, quoi qu’on dise, prise très aux sérieux par les compétiteurs" explique le skipper de Cercle Vert, "Il est important de jauger la concurrence, de s’assurer que nos réglages sont bons à toutes les allures… bref, qu’on est dans le coup!" Avec 22 noeuds de vent sur la ligne de départ et des variations en course de l’ordre de 15 à 24 noeuds, les Solitaires ont eu largement matière à s’exprimer. Cette entrée en matière plutôt costaud rassure quant à la fiabilité du bateau. "Ce succès signifie aussi que le bateau est bien au point."

Une édition nouvelle formule
la Solitaire du Figaro millésimée 2008 a sensiblement modifié son format. Ce sont cette années trois "grosses" étapes, au lieu de quatre, qui attendent les concurrents. "Cela va être encore plus dur physiquement" annonce le "Géant vert", "avec des passages en des points redoutés par tous les navigateurs, le cap Finisterre en Espagne, la pointe du Cotentin et l’île de Man au nord de la mer d’Irlande. Ce sera dur, et long" prévient Gildas. "J’ai beaucoup navigué cette année, en changeant de supports entre le 60 pieds VM Matériaux et mon Figaro Cercle Vert. On apprend toujours énormément à côtoyer quelqu’un comme Jean Le Cam. Je pense donc que mes expériences récentes avec lui sur deux Transats m’apportent beaucoup." A commencer par la modestie ; Gildas garde la tête froide et rêve avant tout d’une victoire d’étape : "Les Troussel, Duthil, Tabarly, Drouglazet .. sont bien présents" affirme t’il. "Il va falloir se battre…".

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Ville de Marseille premier à Hyères

Ville de marseille Elcimai
DR

Un ralliement sur le fil
Le départ prévu hier soir avait été décalé à ce matin, en attendant le passage de la queue du mistral qui avait immobilisé les M 30 toute la journée d’hier. C’est donc à 9h22 que se sont élancés les vingt-sept bateaux du Tour de France à la Voile dans un vent soufflant entre 15 et 20 nœuds. Après une claque à 30 nœuds, le vent n’a cessé de tomber, et c’est dans trois nœuds d’air que les concurrents ont navigué la plupart des 48 milles de ce ralliement. Du portant au près, du près au portant à nouveau, les marins ont subi les caprices d’Eole tout le jour durant.
 
Cinq bateaux à l’arrivée, hors-temps pour les autres
L’avance prise par le premier n’a pas fait l’avantage de ses poursuivants : vingt-deux minutes entre les deux premiers, près d’une demi-heure de plus avant le troisième Val Thorens (Lucas Millieret / Alexis Littoz)… Derrière eux, seuls Perpignan Méditerranée CA (Paul McKenzie) et Ville de Genève – Carrefour Prévention (Etienne David) ont pu franchir la ligne d’arrivée avant 20h10, l’heure limite fixée par les règles de course. CSC – HEC – Ecole Navale (Hervé Gautier) et Nouvelle-Calédonie(Ronan Dreano / Bernard Mallaret) ratent le coche à quelques dizaines de mètres seulement. Et pour cause : dans ce vent mollissant, « nous avons mis plus d’une demi-heure à parcourir les cent derniers mètres ! »
 
Elcimaï – Ville de Marseille poussera-t-il jusqu’au bout ?
Cinquième à la bouée de dégagement, l’équipage de Dimitri Deruelle a rapidement opté pour une option extrême en faisant route au large. Si l’on a pu croire en début d’après-midi au retour des équipages partis à terre comme Toulon Provence Méditerranée – COYCHyères (Fabien Henry) ou CSC – HEC – Ecole Navale (Hervé Gautier), une nouvelle bascule de vent a propulsé les Marseillais en pôle position. « Nous étions confiants de notre option depuis le début. Nous nous sommes vite détachés en tête de peloton, après il n’y avait plus qu’à marquer les autres pour garder l’avantage » explique Morgan Lagravière, barreur de l’équipage marseillais. Il ne leur reste plus que demain pour tenter de rafler la victoire au détenteur du spi rouge Honda Civic Hybrid, Courrier Dunkerque.
 
Courrier Dunkerque reste en tête au classement général
L’équipage de Daniel Souben conserve une avance de vingt-trois points sur le second, Elcimaï – Ville de Marseille (Dimitri Deruelle). Ils ont pourtant suivi le sillage des Marseillais pendant toute la fin du ralliement : « Elcimaï – Ville de Marseille était au large, nous avions préféré jouer au centre avec les bascules de vent, tandis que Perpignan Méditerranée CA, qui était en tête un moment, est resté plutôt près de la terre. C’est quand le vent a molli et qu’il a fallu rechercher la pression vers le large que les positions se sont figées. Après, les écarts n’ont cessé de se creuser » explique Erwan Le Roux, tacticien de Courrier Dunkerque.

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Nanni Diesel 2009, une offre élargie.

Nanni Diesel
Nanni Diesel

Trois gammes de générateurs Nanni Diesel de 3,5 kW à 526 KVA seront donc disponibles à court terme :
1) Deux groupes électrogènes insonorisés de 3.5 et 6 kW
Ces deux premiers modèles sont destinés à des applications plaisance (voiliers ou yachts de croisière).
Particulièrement compacts, légers et silencieux (54 db à 7 mètres) ils permettent d’assurer tout le confort à bord avec une sortie 230 volts monophasée :
  26 Ampères pour le 6.0 kW
  15 Ampères pour le 3.5 kW
A retenir aussi :
– Ils sont équipés d’un tableau de bord digital très complet (20 fonctions) facile à raccorder et compatible
avec tous les types d’installation existants.
– Leur maintenance est facilitée par les cinq côtés amovibles du cocon

2) Cinq groupes triphasés 1500 t/mn de 9 à 36 KVA
Ces cinq groupes sont polyvalents et destinés aussi bien à des applications plaisance que professionnelles.
Leurs principaux avantages :
– Des moteurs de base Kubota bénéficiant d’une technologie moderne : des moteurs à la fois fiables, propres et à consommation réduite.
– Une puissance nominale définie pour un service continu
– Un refroidissement par échangeur de température
– La possibilité de sortie en courant triphasé ou monophasé
– Une insonorisation en option

3) Dix groupes triphasés 1500 t/mn de 87 à 526 KVA :
Ces groupes de moyenne et haute puissance sont particulièrement destinés à assurer l’énergie à bord des
navires de pêche, de service ou de commerce.
Leurs principaux avantages :
– Les moteurs de base Doosan sont étudiés pour des applications professionnelles
– Une puissance nominale définie pour une utilisation en service continu
– Un refroidissement par échangeur de température
– La possibilité de sortie en courant triphasé ou monophasé

Une gamme de périphériques moteurs commercialisés sous l’appellation « Quality Marine Accessories :
La gamme “Quality Marine Accessories” de Nanni Diesel offre une prestation globale, de la vente de moteur à son installation dans le bateau avec des équipements de qualité à des prix compétitifs.
Cette gamme compte aujourd’hui 5 familles de produits :
– Filtration carburant et eaux
– Pompes
– Commandes moteurs
– Chauffe-eaux
– Echappements

Parallèlement, Nanni Diesel propose des kits d’installation complets par type de moteurs au travers de son « Guide de la Remotorisation », cultivant ainsi sa personnalité unique dans le monde des motoristes.

Source : Nanni Diesel
www.nannidiesel.com

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Spidertech sur les podiums !

Spidertech
Spidertech

Un ensemble de logiciel, appelé Spidertools, offre au maître voilier un instrument unique et une aide conséquente pour la réalisation de voiles sans renoncer à son expérience du dessin personnalisé. Avec  Spidertech™ Système Intégré, le maître voilier peut combiner expérience professionnelle et outils technologiques pour réaliser des voiles performantes.
L’équipe de recherche Spidertech™ accompagne donc les concepteurs de voiles dans le suivi de leurs projets en leur offrant les meilleures voiles à membranes du marché.

Les victoires de Spidertech™ Système Intégré et les succès de leurs partenaires en France, Grande Bretagne, Espagne et Suède, confirment tout le travail de recherche accompli par leur équipe technique. En ORC à la Giraglia Rolex Cup, 4 bateaux équipés de voiles Spidertech sont arrivés aux 3 première places. L’espagnole Xaloc (Banks Sails Spain), vainqueur de la saison à la Barcelona Cup tout comme Gilolo en France (Allard Voiles) avec un très bon jeu de voiles Spidertech vient de remporter les 120 milles d’Arcachon. L’A35 – Magic Roundabout (Kemp Sails) est aussi vainqueur du King Sturge Triangle Race en IRCA, équipé par Spidertech™.

Les voiles Spidertech ont aussi été les protagonistes du championnat du monde Mumm 30 l’année dernière, dominant aussi le Championnat Européen Mumm 30 (Matrix, Montefusco Sails) ainsi que le Championnat International Central Européen ORC qui s’est déroulé à Cres où ShauaIII (Montefusco Sails) est arrivé vainqueur avec Spidertech™ technology. Récemment, lors des trois régates italiennes les plus compétitives : “Romax2” (Vento di Sardegna, Mura Sails), “Trofeo Gavitello” (en ORC FRAL 2, Banks Sails et en X35 Sberessa, Banks Sails) et “La Cinquecento” (Wanderlust, Ullman Sails) les voiles Spidertech™  ont toutes atteintes le podium.
 
Enfin, le Mondial ORC International s’est déroulé à Athènes du 20 au 28 juin 2008. Sept épreuves qui ont permis à Libertine, le Comet 45 R de Maurizio Biscardi avec à la barre Lorenzo Bodini et à la tactique Francesco De Angelis, de devenir champion du monde, précédant de seulement deux points Meliti IV, le Grand Soleil 42R de George Andreadis. Les voiles ont été réalisées par Banks Sails Italia avec la technologie Spidertech. Sept épreuves dont cinq en parcours bananes qui se sont déroulées dans les eaux en face d’Athènes, accompagnées d’un vent de force moyenne à forte (jusqu’à 25 noeuds), comme sur le trajet de 148 milles, divisé en deux parties et qui a mis à dure épreuve les équipages. Fra’ Diavolo, le Comet 41R de Vincenzo Addessi, conduit par Luca Simeone avec des voiles réalisées par Banks Sails Italia et la technologie Spidertech, a obtenu de très bons résultats et arrive troisième en Classe 1 Corinthian.
Les protagonistes Libertine et Fra’ Diavolo se reverront lors du Campionato Italiano Assoluto ORC International à Punta Ala qui doit se dérouler du 24 au 30 août prochain.

Source Spidertech
www.spidertechsails.it
www.fiorenzi-marine-group.it

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Tour de chauffe ce mercredi devant La Rochelle

Départ Figaro
DR

Dix à douze nœuds d’est voire nord-est mollissant dans l’après midi, avec l’inconnue de l’établissement ou non d’une brise thermique d’ouest/nord-ouest. Voici le menu météo – genre « temps de demoiselle, potentiellement tordu » – qui attend demain mercredi les 50 marins engagés dans la Solitaire du Figaro, pour le Prologue Suzuki. Côté parcours, deux tracés sont envisagés (en fonction de l’orientation du vent) et sont présentés ce soir aux skippers lors d’un premier briefing.
En raison de la marée et donc des hauteurs d’eau à La Rochelle, les bateaux sortiront du port dès 6h50 mercredi matin et ne devraient être de retour qu’aux environs de 18h45. Le départ sera donné à 11h devant la Palice, pour une petite quinzaine de milles sur les plateaux des Minimes et d’Angoulins, avec les abords immédiats du célèbre Fort Boyard pour limite extrême au sud. Dans le petit temps annoncé, il risque fort d’y avoir déjà du jeu… et donc du spectacle. En particulier parce qu’une bonne moitié de la flotte peut prétendre au podium général, tant cette solitaire 2008 s’annonce ouverte.

Pour le spectacle

Rappelons que ce Prologue Suzuki est disputé à titre honorifique, sans incidence sur le classement général. Longtemps, les marins y ont même associé une superstition : mieux valait ne pas gagner ce tour de chauffe si l’on voulait conserver ses chances pour la suite ! Fred Duthil (Distinxion) y a apporté un démenti éclatant l’an passé, gagnant le prologue mais aussi deux étapes sur quatre et finissant deuxième du général derrière un certain Michel Desjoyeaux, ce qui n’est pas à proprement parler un mauvais résultat.
On surveillera évidemment les numéros de voile 1 à 10, à savoir le Top Ten du championnat de France, mais pas seulement… Nicolas Troussel (Financo), champion en titre, aura à qui parler avec notamment un Gildas Morvan (Cercle Vert) estampillé favori et qui a « cessé d’être supersititieux car ça porte malheur », mais aussi avec une bonne quinzaine d’autres dont Fred Duthil et Gérald Véniard (Macif). Ces deux-là avaient illuminé les deux dernières éditions en remportant quatre des huit étapes courues en 2006 et 2007. Le tout sans compter un paquet d’autres, dont les onze bizuths qui se disputeront le prix spécial Météo France . Mais n’anticipons pas. « Bien malin qui pourrait donner le tiercé, une seule chose est sûre c’est qu’on va bien rigoler », prédit le lauréat de l’an passé, Michel Desjoyeaux. L’homme ne sera que spectateur cette année pour cause de préparation au Vendée Globe, mais « le professeur » connaît son sujet. A priori, on va rire, donc. Tant mieux.

Ils ont dit

Jacques Caraës, directeur de course :
Pour l’organisation, ce Prologue Suzuki est l’occasion d’une dernière vérification grandeur nature de l’état des bateaux, surtout sur le point radio. On va faire un appel individuel de chaque concurrent pour être certains tout fonctionne.que sur les canaux privés mis à disposition de la course. C’est un bon test grandeur nature. On partira du côté de La Palice, à la sortie du port, pour finir avec une arrivée du côté de l’Ile d’Aix, au sud de la Rochelle. Ce sera un Prologue assez rapide et après la ligne, les skippers auront deux à trois heures devant eux pour faire leurs derniers petits réglages avant de revenir dans le sas vers 19h. Cette journée pour eux doit être aussi sous le signe de la détente : on n’est pas là pour leur faire peur et les mettre en difficulté, mais pour qu’ils prennent leurs marques et se mettent tranquillement en configuration définitive avant le grand départ de vendredi.

Jeanne Grégoire, Banque Populaire
« Le résultat n’a pas d’importance en soi, donc le prologue, on peut toujours se dire : ‘ j’y vais pour du beurre’… comme ça, on a une bonne excuse si ça ne marche pas ! Mais moi, je prends le risque de dire que j’y vais vraiment pour régater, pour aller voir ce plan d’eau et pour le plaisir de naviguer aussi. J’ai la niaque, j’ai vraiment envie d’aller jouer…»

Erwan Tabarly, Athema
« Le prologue sert à voir si tout va bien sur le bateau, si on n’a rien oublié, si les pilotes et l’électronique sont bien réglés, si tout est ok. Ceci dit, même sans enjeu sportif, ça reste une course et quand tu mets des coureurs sur une ligne de départ… on a forcément envie d’être devant. Pour moi c’est une course à jouer à fond, en prenant une toute petite marge de sécurité sur les départs et les passages de bouées, histoire de ne pas prendre le risque de frotter et de casser le matériel avant le départ de vendredi.»

Eric Drouglazet, Luisina
« Le prologue, c’est bien de le finir dans le premiers tiers, mais ce qu’il faut surtout c’est ne pas casser le bateau, tester une dernière fois les voiles neuves, voir un peu les vitesses des autres… même si c’est évident qu’on n’a jamais envie d’être derrière. La pétole éventuelle ? Je préfère qu’on ait droit à de l’aléatoire demain, plutôt que ce week-end ! »

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