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Kannad équipe la Transat BPE.

Kannad - Trophée BPE
Kannad - Trophée BPE

Yannig Livory a pris le départ de la Transat BPE sur CINT 56.

Cette étape de la de la Transat BPE est la première du programme de Yannig Livory, avant la Solitaire du Figaro et le Tour de Bretagne. Kannad, partenaire du skipper, l’équipe d’une balise de détresse Kannad 406 Manual GPS et d’un Activ’Echo.

 « Il est temps de partir » s’exclame Yannig à quelques heures seulement du départ de Belle-Ile vers Marie-Galante. Des conditions météo idéales pour les nombreux spectateurs, et un début de course très calme pour les skippers. Qu’à cela ne tienne, le vent devrait se faire sentir très rapidement…

L’ensemble de la flotte dispose d’une balise de détresse Kannad à bord et d’un Activ’Echo, ainsi que d’une balise Iridium, fabriquée par Kannad et distribuée par CLS.

Source : Kannad
www.kannad.com

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Christophe Dardus : la gastronomie en navigation.

Christophe Darde
Christophe Darde

Cet amateur de bonne chair, et de plaisir de manière plus générale, transforme, dans son propre atelier, ses viandes en plats cuisinés suivant 6 recettes familiales et traditionnelles, avec des épices fines et rares. En effet, " je parcours le monde, à la recherche des meilleurs ingrédients; et c’est de retour dans ma Brenne, assis dans mon fauteuil, que je retrouve l’inspiration, pour créer de nouvelles recettes… " explique-t-il.

Ses recettes sont cuisinées sans colorants ni conservateurs, stérilisées (et non pas lyophilisées) comme les bocaux de haricots verts que faisaient nos grand-mères. Les plats sont conditionnés dans des sachets Doypacks® de 450g (2 à 3 personnes), procédé économique qui réduit l’espace de stockage, les déchets après consommation, les coûts de transport, les temps de stérilisation. Le sachet est léger et résistant, les recettes sont prêtes à être consommées très simplement (moins de 10 minutes au bain marie), elles sont énergétiques et saines, d’une très grande qualité gustative et se conservent à température ambiante plus d’une année.

Christophe Dardus dispose à ce jour de 6 recettes qui s’accommodent très bien avec des pâtes, riz, semoules, purée, etc… Petite revue d’inventaire à réveiller votre appétit :
– De l’Ecorce d’Andalousie dans mon boeuf à la Gardiane
– De l’Huile d’Olive de Toscane dans ma sauce Bolognaise
– De la Cannelle de Ceylan dans mon Civet de boeuf
– Du Paprika de Hongrie dans mon boeuf façon Goulache
– Du Poivre sauvage de Madagascar dans ma daube Provençale
– Du Raz El Hanout de Fez dans mon boeuf façon Tajine

Chaque recette étant accompagnée, au dos du sachet, de remarques amusantes et pertinentes à ne surtout pas rater ! Comment déguster par exemple le boeuf à la Gardiane ? :
"– Les beaux jours reviennent et le soleil force la porte des nuages…
– Décorez votre table aux couleurs de l’Espagne pour recevoir vos plus trépidants amis. Accueillez-les au son effervescent du concerto d’Aranjuez…
– Ne parlez pas politique, évoquez plutôt vos derniers voyages
– Accompagnez votre boeuf à la Gardiane d’un Rioja puissant et fruité…"

Ces plats cuisinés sont commercialisés sur le site internet fort convivial www.christophedardus.com. De 6 à 8 euros le plat de 450 grammes (+ forfait de 7 € de port Colissimo quelque soit la quantité), vous n’avez plus d’excuses pour ne pas offrir à vos amis ou équipiers un véritable moment de plaisir lors de repas sur vos croisières ou régates !

Quelques navigateurs du Vendée Globe, de la transat Classique Lagassé, de la Transquadra et de la Solitaire Figaro ont déjà été séduits. Il y a fort à parier que Dardus l’hédoniste fera à l’avenir d’autres heureux sur les voiliers des navigateurs gastronomes.

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Conditions musclées aux abords du cap Finisterre

Erwan Tabarly - Athema
DR

Prendre le rythme… Au fil de leur progression zigzagante entre Belle-Île et la pointe nord-ouest de l’Espagne, les solitaires de la transat BPE tentent de rentrer au mieux dans le moule que leur impose une météo qui, sans être dantesque, n’en est pas moins éprouvante pour les hommes comme pour le matériel. Tous le disent : secoués comme des pruniers, les solitaires font le gros dos et tentent de garder de l’énergie pour les heures à venir. Car si tous descendent actuellement vers le sud-ouest à bonne allure, les prochaines heures devraient être décisives. Il va s’agir de trouver le bon tempo pour négocier le prochain virement de bord quand le vent va basculer de nouveau au sud-ouest, la nuit prochaine. Pour les premiers, les côtes d’Espagne se profilent maintenant à moins de 20 milles pour les concurrents les plus au sud, Nicolas Troussel (Financo) et Eric Drouglazet (Luisina). Gildas Morvan a, quant à lui, en point de mire, le cap Villano dernier obstacle, à trente milles dans le nord nord-est du cap Finisterre. Ensuite, cap au large… Pour quelques concurrents, les Açores seront les dernières balises de leur périple vers Marie-Galante quand pour la majorité d’entre eux, les seuls signes tangibles de civilisation seront les rencontres occasionnelles avec les cargos.

Petites causes, grands effets

Dans ces conditions, rien d’étonnant à ce que les premières contrariétés apparaissent. Les monotypes Figaro Bénéteau 2 ont beau être éprouvés et solides, il reste que nul n’est à l’abri d’un impondérable quand le bateau tape de manière répétée dans la vague. Franck Le Gal (Lenze), auteur pourtant d’un début de course remarqué, a dû accepter de rentrer dans le rang suite à la rupture consécutives de deux drisses de voile d’avant. On imagine Franck se perdre en conjectures sur les causes de cette double avarie. Lui qui venait avec l’intention clairement affirmée de venir se battre pour un podium, va devoir se résoudre à grimper dans son mât pour tenter de réparer et trouver les raisons de cette série fatale. Louis-Maurice Tannyères (Nanni Diesel), en proie à un mal de mer tenace, doit aussi faire face à un sac plastique qui est venu boucher le circuit de refroidissement de son moteur. Seule solution pour l’ancien chef d’entreprise venus se frotter aux ténors du circuit, plonger pour dégager le corps étranger ou bien se résoudre à ne maintenir le moteur en route que moins de quinze minutes, surchauffe oblige. Comme quoi, disposer d’un célèbre motoriste comme partenaire ne garantit pas l’absence de panne mécanique… Enfin, Yannig Livory (CINT 56) risque de trouver le temps long : le navigateur lorientais a contacté le PC Course pour l’informer qu’il ne pouvait plus rechercher les batteries de son iridium, le téléphone satellite qui le relie à la terre. Informations météorologiques réduites à la portion congrue, absences de nouvelles de la famille ou des autres concurrents, Yannig va devoir accepter de se plonger en solitude. Gros lecteur, il disait vouloir emmener à bord un pavé conséquent pour satisfaire sa soif de connaissance. La question en est plus que jamais d’actualité… Pour les trois navigateurs, ces petites contrariétés risquent d’avoir des effets induits sur leur performance : même atténué, le syndrome du battement d’aile du papillon frappe encore.

A l’aise dans leur shaker

Les habitués du circuit envisagent quant à eux la situation présente sans grands états d’âme. De la philosophie fataliste d’un Erwan Tabarly (Athema) à l’humour légèrement caustique d’un Gérald Véniard (MACIF), tous prennent leur mal en patience. Ils savent qu’à l’issue des trois ou quatre jours à venir, viendra le temps des longues glissades sous spi, mais qu’auparavant il faudra négocier avec la plus grande lucidité une zone de transition délicate. Or, c’est rarement sur les autoroutes des alizés que se font les plus grandes différences mais bien dans ces passages d’un système météorologique à l’autre. Pour aborder la question chacun a ses recettes : quand certains reconnaissent passer déjà un temps important à la table à cartes pour s’imprimer les schémas météorologiques à venir, d’autres préfèrent emmagasiner du temps de sommeil. Armel Tripon (Gedimat) fait partie de cette école : ce qui ne l’avait pas empêché de gagner brillamment la Mini-Transat en 2003. Après «qui dort, dîne…», «qui dort, gagne» ?

Le mot du jour : moteur
Pour recharger les batteries et pouvoir satisfaire leurs besoins en énergie, les solitaires de la Transat BPE utilisent leur moteur. Pour garantir l’équité sportive, tous les arbres d’hélice sont plombés. En moyenne, chaque concurrent fait tourner son moteur environ une heure à deux heures par jour.

Ils ont dit :
Erwan Tabarly – Athema – 4ème au classement de 16h : « Sur les transatlantiques on a une grosse probabilité d’avoir un passage de front dans le Golfe de Gascogne, je connais ça, mais c’est dur pour tout le monde. Je vois toujours Armel (Tripon), il n’est pas loin du tout, c’est mon compagnon de route. On va sans doute être obligé de virer au passage du cap Finisterre. On verra comment ça va se passer avec les autres au moment de croiser. Dans deux jours on aura visiblement un autre front à passer et c’est là qu’on verra qu’elle a été la bonne option. Le premier pointage pour moi pourra se faire d’ici deux jours. »

Armel Tripon – Gedimat – 7ème au classement de 16h : « C’est humide comme ambiance ! Mais bon, ce n’est rien d’extraordinaire, ce n’est pas dantesque, c’est le golfe de Gasgogne au début du mois d’avril, c’est normal. On va bientôt arrondir le cap Finisterre donc c’est bientôt la fin. On va avoir des vents de sud, sud-ouest ; il y aura un bord à faire dans l’ouest avant de récupérer la dorsale. Niveau nourriture j’ai sorti les repas instantanés les deux premiers jours c’est parfait pour la baston. Aussi, j’ai enquillé des heures de sommeil car il faisait trop froid pour être dehors ! Maintenant il va falloir bien négocier la descente au sud. J’étais content de pouvoir être dans le coup dès le début sans trop dépenser d’énergie pour revenir, comme ça arrive souvent durant les départs. »

Victor Jean-Noël – Pays de Marie-Galante – 13ème au classement de 16h : «J’ai très peu dormi, je me repose comme je peux mais on a pas tellement le choix car il a fallu batailler toute la nuit pour faire avancer le bateau parce que même s’il y a du vent ça tape beaucoup.»

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Changements en vue pour 2011

Ericsson 3 remporte la 5ème étape
DR

La première partie de la présentation concernait l’état de l’édition en cours : une analyse de la mi-course a été distribuée, expliquant que cette Volvo Ocean Race constitue à ce jour l’édition la plus médiatisée de l’histoire de l’événement, après plus de 35 années.
 
“Les moyens de communications évoluent, tout comme la Volvo Ocean Race” explique Frostad. “Pour cette édition, nous avons introduit de nombreuses innovations. L’équipier média à bord, les images vidéos du bord et en haute définition, sont au centre de nos actions. La plateforme mobile est un grand succès – en janvier, le site mobile était visité à chaque seconde, par exemple – et je ne pense pas qu’aucun de nous ait anticipé le succès du jeu, qui va bientôt compter plus de 200 000 joueurs, représentant plus de 200 pays dans le monde entier. »
 
Les principaux chiffres de l’analyse à mi-course incluent notamment :
 
811 677 – nombre de visiteurs au village de la course à Cochin, en Inde
420 journalistes représentant huit pays accrédités en Chine, pour exemple.
2 350 392 visiteurs des villages de la Volvo Ocean Race jusqu’à ce jour
547 251 706 audience télévisuelle accumulée
319 Médias de 55 pays diffusant des informations
2 410 000 visiteurs sur www.volvooceanrace.org
180% de hausse du trafic sur le site mobile comparé à l’édition précédente
 
 
Le second volet de la conférence concernait la prochaine édition, qui aura lieu dans moins de trois ans.
Avant le départ de la course actuelle, d’Alicante en octobre dernier, Volvo avait confirmé son engagement pour la prochaine Volvo Ocean Race dont le coup d’envoi sera donné en 2011.
Suite à cette information majeure et après concertation avec les principaux acteurs de l’événement, il avait été décidé que des changements seraient progressivement annoncés au cours de l’édition 2008-2009. La présentation de dimanche étant la première d’une série qui declinera l’évolution et la philosophie de la futur Volvo Ocean Race.
 
“La course en elle-même est en excellente santé mais nous sommes conscients que les choses changent et que la Volvo Ocean Race doit aussi évoluer afin de continuer à être le summum dans le monde de la course au large professionnelle,” déclare Frostad. Avec nos partenaires, le Boston Consulting Group, nous avons réalisé de nombreuses consultations lors des six derniers mois avec les équipages, les marins, les sponsors et d’autres intervenants pour améliorer la course. Notre objectif est d’augmenter la participation et d’avoir plus de bateaux lors de la prochaine édition. Ce à quoi nous sommes parvenus, je pense, ce sont les changements adéquats au bon moment.”
 
Dans un contexte de crise économique, augmenter la valeur de la course est essentiel. Des mesures de réduction de budgets sont en cours d’évaluation, tout comme les changements qui augmenteront le retour sur investissement des sponsors.
Dimanche, la Volvo Ocean Race a donc annoncé sa décision qu’une première série de changements affecteront la course, les équipages, les bateaux ainsi que la manière dont ils seront maniés. Dans les prochaines semaines, ces trois décisions seront exprimées dans de nouvelles règles.
 
Pour l’édition 2011-12 de la course, une restriction du nombre de voiles autorisées à bord sera appliquée. Une réduction de près de 40 % de la quantité de voiles et les enrouleurs de voiles d’avant seront annoncés. Ceci afin de manier plus facilement les bateaux par les équipiers qui seront réduit au nombre de 10.
Il a également été annoncé que chaque équipe devra compter trois équipiers âgés de moins de trente ans lors du départ de la course, comparé au minimum actuel de 2.
Ceci constitue la première série de changements qui seront annoncés dans les prochains mois. Aujourd’hui, Frostad a abordé la procédure de mise en place de ces innovations importantes.
 
“Ces changements annoncés aujourd’hui, et les prochains à venir, sont issus d’une longue démarche de consultation” explique-t-il. “Tous ont été testés faces à trois critères : faire en sorte que la course soit et reste attractive pour les marins, réduire significativement les budgets des équipiers et augmenter le retour sur investissement des sponsors des équipes. Si un changement ne rentre pas dans le cadre de l’un de ces trois critères, nous ne le mettrons pas en place.”
 
Les changements de règles pour la course sont gérés par Bill Edgerton, récemment nommé ‘Chef de projet des nouvelles règles’ aux côtés de Ken McAlpine, qui a été recruté en tant que ‘Conseiller Technique’. Ces deux hommes disposent d’une large expérience dans la gestion de règles.
 Enfin, le parcours proposé pour la prochaine course a été abordé. Le mois dernier, The Sports Consultancy a envoyé les formulaires d’Expressions d’Intérêt pour les escales de la prochaine édition. A ce jour, un nombre impressionnant de villes dans le monde entier ont répondu. Aujourd’hui, le calendrier de sélection des ports d’escales a été dévoilé.
Bien que le parcours doit encore être finalisé, la prochaine édition de la course commencera et se terminera en Europe, devra avoir deux ou trois escales en moins comparé à l’édition en cours et la durée totale de la course sera réduite d’un mois. Il est prévu que le parcours complet de l’édition 2011-12 race soit annoncé lors du premier trimestre 2010.
 
Nous espérons continuer à développer la course avec le succès de cette édition, qui a fait escale en Asie pour la première fois,” dit Frostad. “Les escales en Inde et en Chine ont ajouté une nouvelle dimension au côté sportif de la course et ils ont joué un rôle essentiel pour faire connaître la voile à une nouvelle audience. Nous voulons continuer sur cette lancée pour la prochaine édition.”
 
La prochaine conférence sur ce sujet aura lieu à Boston le 10 Mai lors du week-end de la régate côtière ‘In-Port’. Il y en aura deux autres avant la fin de la course, une à Galway (31 Mai) et une autre à Stockholm (22 Juin).
 

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Le nouveau Course Au Large est en kiosques

Course Au Large N°35
DR

Le Vendée Globe… et après ? Telle est la question que nous avons posé à une grande majorité des 30 marins ayant participé à ce tour du monde qui s’est achevé le 15 mars, avec l’arrivée de Norbert Sedlacek,. Où l’on s’aperçoit que si beaucoup ont envie d’y retourner dans quatre ans, seuls deux équipes ont leur avenir clairement défini à ce jour : celle de Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac) qui fait construire un nouveau bateau sur plan VPLP-Verdier et celle de Marc Guillemot (Safran), dont le sponsor a signé un nouveau partenariat jusqu’en 2012, alors que la plupart des autres marins n’ont pas d’avenir clairement défini après la Route du Rhum 2010. L’assemblée générale de l’IMOCA, mi-avril à Barcelone, aura un ordre du jour bien chargé entre l’éventuelle modification de la jauge et les questions sur un calendrier réduit avec l’annulation de la Calais Round Britain et des doutes sur l’European Tour.
Autre sujet inédit : Course Au Large a enquêté sur l’univers et le fonctionnement des « espions » qui ont renseigné les marins sur la concurrence tout au long du Vendée Globe. Très instructif ! Plus léger, on découvre aussi dans nos colonnes un 60 pieds version « grand tourisme », un peu comme si Brit’Air avait eu tout le confort moderne à bord.

 Exploits vikings, Claire Leroy, Vuitton Series…

Comme l’annonce la Une, ce numéro 35  de Course Au Large accorde également une place de choix à la domination des Ericsson dans la Volvo Ocean Race et décrypte l’exploit du numéro 3, vainqueur de la plus longue étape de l’histoire sur un simple coup de barre inspiré. Photos splendides à l’appui… En écho, Patrice Carpentier revient sur la seule victoire française dans ce qui s’appelait alors la Whitbread, celle de l’équipage de Lionel Péan sur l’Esprit d’Equipe, en 1986.

L’invité de la rubrique Parole de Skipper est une invitée. C’est Claire Leroy, double championne du monde de Match-Racing et toujours en tête du ranking mondial à l’heure actuelle. La reine Claire méritait bien quelques colonnes pour nous exprimer sa vision des choses de la mer ! Côté Match Race toujours, reportage in situ à Auckland, sur les Louis Vuitton Pacific Series, disputées alors qu’on ne connaissait pas encore la décision de justice sur la Coupe de l’America.

Notre cahier IRC, lui, revient sur la Transquadra et propose le deuxième volet de l’explication des nouvelles règles de course. Indispensable, donc.

Et toujours vos rubriques habituelles : Ils ont dit, Actualités, Equipements, Ecrits du Large… le tout illustré des plus belles images de la planète voile.

 En kiosques ce mardi 7 avril

Bonne lecture.

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Les concurrents mis à rude épreuve

Gildas Morvan - Cercle Vert
DR

Du près, une mer formée, des virements de bord qui s’enchaînent et qui obligent les marins à charrier des quantités de matériel à l’intérieur du bateau… Le tableau idyllique du premier matin de course a laissé place à une plongée dans un quotidien, somme toute assez courant, pour un figariste navigant dans le Golfe de Gascogne, mais toujours aussi inconfortable quand la vie à terre est encore si proche. Toujours dans un régime d’Ouest, les solitaires de la Transat BPE 2009 voient progressivement le vent monter en force et si pour l’heure les vitesses rencontrées oscillent entre 18 et 30 nœuds par moment, elles devraient s’intensifier dans la journée. L’état de la mer quant à lui ne devrait pas épargner les marins  aux abords du Cap Finisterre et chacun se prépare à vivre quelques longues heures dans un « shaker », ballotté par le vent et la mer…

Côté course, Gildas Morvan reste installé dans son rôle de leader et creuse l’écart sur ses poursuivants en maintenant sa position médiane par rapport au reste de la flotte. Derrière, le groupe des quatre mousquetaires composé de Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles), Franck Le Gal (Lenze), Isabelle Joschke (Synergie) et Adrien Hardy (Agir Recouvrement) poursuit sa chevauchée à l’Ouest et trouve ce matin les faveurs du classement même si les précautions s’imposent. Ces derniers sont en effet les plus proches des Antilles en distance au but. Les partisans de l’Est parmi lesquels figurent Nicolas Troussel (Financo), Eric Drouglazet (Luisina), Erwan Tabarly (Athema) ou encore François Gabart (Espoir Région Bretagne) ne manquent pas non plus d’arguments et continuent à gagner du terrain vers la pointe espagnole. Il faudra toutefois attendre la fin de cette journée et l’évolution annoncée du vent au Sud-Ouest pour savoir si cette tendance se confirme pour le groupe des quatre ou si la deuxième voie, largement plébiscitée par la flotte, s’impose dans ce premier match…
 
Ils ont dit…
 
Thierry Chabagny – Suzuki Automobiles – 2ème au classement de 5h
 
« Je dors régulièrement mais c’est un peu bruyant, j’ai du mal ! On est au près dans une mer formée avec du vent entre 18 et 30 nœuds. Du coup la vie à bord au quotidien n’est pas très drôle car la moindre manœuvre est une vraie bagarre. On dépense beaucoup d’énergie, même quand c’est pour se faire à manger. On fait des bords depuis hier et j’ai l’impression que c’est parti pour durer… je ne vois pas trop le bout du tunnel là. Pour moi cette situation va durer au moins 2 ou 3 jours encore.
Ce n’est pas les conditions extrêmes qu’on a connues lors de la Solitaire 2007 dans le Golfe de Gascogne mais de les avoir vécues c’est tout de même un avantage car on sait comment les appréhender. C’est un peu pénible ces montagnes d’eau qui s’abattent sur le bateau, faut s’attacher tout le temps, c’est un peu la punition. Mais là encore il n’y a que 25 nœuds ! »
 
Franck Le Gal – Lenze – 3è au classement de 5h
 
« Ca a été la nuit de l’enfer pour moi !
J’ai perdu mon aérien en tête de mât, donc je n’ai plus d’angle… Ce n’est pas très pratique. Dans le ¼ d’heure suivant la drisse de génois a pété, le tout dans 25 nœuds…. J’ai donc pris l’autre drisse et dans l’heure elle a cassé. Ensuite j’ai voulu aller chercher mon aérien à l’intérieur du bateau, vu comme ça secoue j’ai été malade… Bref, me voilà sans pilote et sans drisse de voile d’avant et j’ai perdu beaucoup de terrain. Je pense avoir perdu au moins 10 milles dans cette histoire…. J’ai appelé Jean (Maurel) pour lui expliquer les raisons de ma vitesse faible. Là j’ai 22 /25 nœuds, mais ce qui est perturbant aussi c’est les cargos, il y en a partout, il faut les gérer. Enfin… Quelle belle nuit ! C’est la fête hein… ? Vous devez être bien vous à Paris avec le café et les croissants…. ! Là pour tout vous dire ça faisait une heure que je dormais sans réveil. J’ai besoin de récupérer car en mode compas avec les vagues, le bateau part à gauche à droite, c’est galère, ca m’a mis dans le rouge… Maintenant on attend une grosse mer avec du vent, ca va être sportif ! Là à moins que le mât me tombe dessus je ne vois pas comment la journée peut être pire que la nuit… ! »

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Courrier Dunkerque à la conquête d’un doublé

Courrier Dunkerque
DR

Daniel Souben et ses équipiers de haut niveau enchaînent les bons résultats depuis le début de l’année 2008.
Avec une belle victoire sur le dernier Tour de France à la voile, un titre de champion de France de course au large en équipage, une victoire cette année à la Primo Cup et une victoire sur le Spi Ouest cru 2008, cette équipe est devenue une valeur sûre de la course en flotte en France.
Alors dès le coup d’envoi du fameux Spi Ouest, plus grand rassemblement de voiliers européens, vendredi matin, les marins nordistes n’auront qu’une envie : rééditer leur belle performance de 2008 en baie de Quiberon.
Une compétition qui rassemblera à nouveau la fine fleur des équipages hexagonaux courant en Farr 30, cette unité véloce dessinée par le cabinet Farr.  Une épreuve qui sera aussi l’occasion pour « Courrier Dunkerque » de réviser ses gammes avant le début du Championnat de France de course au large en équipage (Grand Prix de Pornichet) et le Tour de France à la voile 2009 (départ pour la 23ème fois de Dunkerque fin juin), véritables objectifs des Pierre-Antoine Morvan, Antoine Carpentier, Thomas Ruyant, Guillaume Bérenger… Equipiers habitués à la course au contact entre deux bouées, régates à couteaux tirés bord à bord avec l’adversaire au fil de virements, empannages, coups tactiques et stratégiques…
 
Ils ont dit :
 
Daniel Souben, skipper – manager de « Courrier Dunkerque »   : « Une nouvelle recrue avec l’arrivée de Pierre-Loïc Berhet qui sera à la barre de « Courrier Dunkerque ». Pierre-Loïc a remporté deux fois le Tour de France à la voile (2002 et 2004). C’est l’un des meilleurs spécialistes du Farr 30 au Monde. Notre objectif sur le Spi Ouest est de gagner, en tout cas essayer de faire le doublé. Nous sommes prêts pour en découdre ».
 
Pierre-Loic Berthet : « Je suis content d’arriver à bord de « Courrier Dunkerque ». Cet équipage est une valeur sûre du circuit. Cela va être l’équipe à battre en 2009 ce qui est intéressant sportivement. Notre saison va être chargée avec le championnat de France, le Tour de France à la voile et le championnat du Monde mi-octobre. Nous nous entraînons depuis deux jours à la Trinité-sur-Mer. Nous avons hâtes d’entrer dans le vif du Spi Ouest  ».
 
Un entraînement intensif à terre en Longe Côte
 
L’équipage dunkerquois a beaucoup navigué ces derniers temps mais il essaie aussi de se préparer physiquement que cela soit pour le Spi Ouest  mais aussi pour l’ensemble de la saison qui sera, sans aucun doute, très astreignante musculairement.  Alors le team « Courrier Dunkerque » pratique le Longe Côte depuis deux jours. « C’est une technique de musculation douce » selon Thomas Wallyn, entraîneur au Sporting de Dunkerque, le club d’aviron local « Cela consiste à marcher en mer à l’aide d’une pagaie. C’est une façon non traumatisante de se muscler. Je suis content de soutenir avec le longe côte l’équipage dunkerquois. Cela permet de faire le lien entre deux disciplines ». Un avis réciproque puisque Daniel Souben et son équipage se disent satisfaits de cette  expérience d’entraînement.

 
L’équipage lors du Spi Ouest France :
 
Matthieu Renault : régleur de la grand-voile
Pierre-Loic Berthet : barreur
Nicolas Doré : régleur
Thomas Ruyant : piano et météo
Daniel Souben : tactique et skipper
Eric Le Jollife : numéro 1
Antoine Carpentier : régleur

Calendrier « Courrier Dunkerque » 2009 :
–         9 au 13 avril : Spi Ouest France à la Trinité sur Mer
–         1 au 4 mai : Grand Prix de l’Atlantique à Pornichet
–         4 au 7 juin : Semaine Internationale de la voile de Deauville
–         24 juin au 23 juillet : Tour de France à la voile / départ à Dunkerque
–         5 au 13 septembre : Route des îles

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Berret Racoupeau présente un éco catamaran.

Berret Racoupeau éco catamaran
Berret Racoupeau éco catamaran

Code [e] est la preuve qu’un Yacht peut offrir des performances élevées tout en étant élégant, confortable, et respectueux de l’environnement.
 
 
[e]nvironnement et technologie :
Le cabinet Berret Racoupeau Yacht Design a doté Code [e] des dernières innovations accessibles en terme de réduction des impacts des émissions et de la consommation d’énergie :
 
– Système de propulsion Hybride : ce système silencieux et sans aucune émission de gaz nocif peut être utilisé avec une autonomie de 15 minutes pour s’amarrer au port ou accéder à un mouillage. Pour des longues distances l’énergie fossile est encore nécessaire.
– Panneaux Solaires : 40 m² de panneaux solaires parfaitement intégrés à la structure fournissent 35 kWh par temps clair.
– Eoliennes : 2 éoliennes, verticales et rétractables, de 1100 Watts sont positionnées de chaque coté du roof. En position haute, elles contribuent aux besoins énergétiques du Yacht. En position basse, elles disparaissent discrètement dans la structure.
– Hydro générateurs: 2 hydro générateurs sont utilisés pour fournir de l’électricité lors des navigations à la voile.
– LED : l’éclairage par LED divise par 10 la consommation électrique par rapport aux ampoules halogènes classiques.
– Batteries lithium-ion : les batteries lithium-ion offrent le meilleur ratio poids/énergie et, hors service, la perte de puissance la plus lente disponible actuellement sur le marché.
– Traitement des eaux usées : ce système traite les eaux noires et grises sans aucun rejet.
– Délestage électrique : le système permet un contrôle automatique du délestage électrique. Il réduit les pics inutiles de consommation et les recours trop fréquents au groupe électrogène.
 
[e]nvironnement et design extérieur :
Les catamarans sont particulièrement adaptés pour intégrer dans leur design des solutions respectueuses de l’environnement :

– Faible Surface Mouillée et tirant d’eau réduit : les deux ont pour avantage, comparés à ceux d’un monocoque de même taille, de réduire la consommation de carburant et les impacts négatifs sur la vie marine.
– Prises d’air : l’utilisation de la climatisation est réduite grâce à des prises d’air situées sous la plateforme et à un astucieux système de distribution de l’air à l’intérieur du bateau.
– Chauffe-eau : un chauffe-eau intégré au roof utilise l’énergie solaire en complément de l’énergie classique.  
– Eau douce : un système de drainage des eaux capture l’eau de pluie sur le roof et la filtre. Cela permet de diminuer l’utilisation du dessalinisateur.  
– Un design extérieur non agressif : les lignes extérieures sont aussi discrètes et pures que possible.  Code [e] disparaît littéralement dans son environnement.

[e]nvironnement et Design Intérieur :
La même philosophe a inspiré le design intérieur. Le propriétaire et ses invités sont proches de la nature, ils peuvent l’observer et s’instruire grâce à elle. Code [e] innove fortement dans ce domaine.
 
– Station d’observation : une station d’observation de l’environnement est située en avant du salon et de la salle à manger, en pied de mât. Cet espace, face à la mer, accueille des revues, des livres, des magazines sur la nature et des écrans tactiles reliés à Internet. Des canapés confortables offrent la possibilité de discuter de l’environnement avec des invités et des amis.
– Vue sur la mer : la vue sur l’extérieur est optimisée à travers tout le bateau. La suite propriétaire s’ouvre sur une terrasse sur la mer accessible par une grande baie vitrée. L’espace salon/salle à manger est entouré de larges ouvertures protégées du soleil par le roof et par des écrans solaires spéciaux. La lumière du jour pénètre dans les deux coques grâce à une ligne de capots de pont, flush deck, allant de la poupe à la proue.
 
Code [e] sera construit en sandwich composite (verre, carbone, époxy et mousse pvc). Des matériaux écologiques seront utilisés à chaque fois que possible notamment pour les aménagements intérieurs, les planchers et la structure des meubles.
 
 
Caractéristiques techniques :
–  LHT : 31.20 m
–  Longueur à la flottaison : 28.40 m
–  Bau : 13.00 m
–  Tirant d’eau minimum : 1.38 m
–  Tirant d’eau maximum : 4.40 m
–  Gréement : Sloop
–  Mât et bôme : Carbone
–  Surface Voiles : 460 m²
–  Déplacement lège : 70 T
–  Motorisation : 2*260 hp
–  Vitesse (max/croisière) : 17/10 noeuds
–  Capacité en carburant : 2 * 3000 l
–  Capacité en eau douce : 2 * 2000 l      
–  Propriétaires et invités : 8
–  Equipage : 6
–  Construction : Composite par infusion
–  Conception : Berret Racoupeau Yacht Design
–  Architecte Naval : Berret Racoupeau Yacht Design
–  Design intérieur et extérieur : Berret Racoupeau Yacht Design
–  Constructeur : A déterminer
 
Les spécificités techniques mentionnées ci-dessus le sont à titre informatif et non contractuel.

Il est à noter que depuis sa création, BRYD a toujours été à la pointe de l’innovation en validant le premier la quille pendulaire en 1992 sur « Ecureuil Poitou-Charente » d’Isabelle Autissier, en développant les concepts de roof/bimini monobloc et d’arrière/terrasse omniprésents sur les catamarans de croisière, et en créant sur les unités de grande taille le principe du cockpit surbaissé qui accroît la sécurité en mer et facilite la circulation à bord.
 
L’équipe assure une veille technologique permanente notamment dans le domaine des innovations écologiques applicables à l’architecture navale. Elle planche pour le futur avec le but d’inventer et d’utiliser de nouvelles solutions technologiques et de nouveaux designs qui respectent l’environnement.

Source : Berret Racoupeau Yacht Design
www.berret-racoupeau.com

 

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Séparation de trafic dans le golfe de Gascogne

Gérald Véniard - Macif
DR

C’est bien le charme des météos printanières : le temps espéré n’est que rarement au rendez-vous tel qu’on l’attendait. Pour cette première nuit de navigation, les solitaires imaginaient devoir lutter dans du tout petit temps. Corollaire de ce pensum, la première journée de navigation devait au moins laisser quelques heures de répit, de ces instants bénis où l’on peut enfin goûter au plaisir d’avoir largué les amarres les pieds au sec et l’esprit en paix. Visiblement, le scénario idéal a subi quelques accrocs puisque les quelques concurrents joints à la vacation de ce matin, s’ils disaient avoir vécu un début de nuit presqu’idéal, décrivaient une première journée pour durs à cuire. Après une nuit à avoir glissé sous la lune dans un ciel sans nuage, le vent était finalement monté rapidement engageant tous les solitaires dans des manœuvres de changements de voile. Une entrée en matière sans nuance qui demandait de dérouiller la boîte à muscles tout en gardant le neurone vif au vu du casse-tête météo des prochains jours.

Baladins du monde occidental contre hommes du sud

Le passage du premier front en fin de matinée a déjà provoqué une première cassure au sein de la flotte des quatorze monotypes. En route vers le sud, la majorité emboite le pas d’un groupe de baroudeurs, Erwan Tabarly (Athema), Armel Tripon (Gedimat) et Nicolas Troussel (Financo). Quand on connaît la capacité de ces trois-là à mener jusqu’au bout des options radicales, on comprend que nombre de solitaires surveillent les envies d’indépendance de ce trio comme le lait sur le feu. A l’ouest, Franck Le Gal (Lenze), auteur d’un début de course tonitruant, mène la danse devant Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles) et Isabelle Joschke (Synergie). La jeune navigatrice démontre là qu’elle ne craint pas de se frotter à l’adversité : reléguée hier en queue de peloton, elle a réussi dans la nuit à revenir titiller le tableau arrière de quelques uns des gros bras de la course et pointait en quatrième position. Elle qui se dit totalement déterminée, démontre aussi qu’un gabarit poids plume sur une tête bien faite peut avoir des arguments à faire valoir. Quand on sait que la demoiselle avoue aimer plus particulièrement les courses de longue haleine, on se dit qu’il va peut-être falloir compter avec elle…


La raison du juste milieu

Toutes ces considérations ne semblent pas émouvoir Gildas Morvan qui, à la faveur d’une route un peu plus proche du vent de ses compagnons de route, a réussi à se caler aux avant-postes, à une quinzaine de milles dans le sud du groupe de l’ouest. Quand chacun cherche son salut par les ailes, le skipper de Cercle Vert, fort d’une maîtrise parfaite de sa conduite, réussit à créer le petit décalage qui lui permet de contrôler les velléités de ses adversaires. Gauche, droite, centre… les rotations à venir du vent, ouest à nord-ouest avant de rebasculer au sud-ouest, laissent augurer d’une bataille tactique d’envergure avant le passage du cap Finisterre. Certains craignaient une course de chevaux de bois où la vitesse le disputerait à toute autre considération. La traversée du golfe de Gascogne va déjà donner l’occasion de rebattre les cartes plusieurs fois. A charge pour chacun de se constituer la meilleure main…

Le mot du jour : bascules
A l’approche de systèmes météo relativement rapides comme les dépressions qui soufflent au nord du golfe de Gascogne, les rotations de vent sont relativement franches. Généralement, le vent s’oriente au sud à sud-ouest avant de tourner plus ou moins franchement à l’ouest au passage de la dépression. Les navigateurs qui avancent aux allures de près doivent composer au mieux avec ces rotations. Pour exemple : une rotation de 5° procurera un avantage de 1 mille pour un voilier situé du bon côté de la rotation par rapport à un voilier situé 10 milles plus loin.

Ils ont dit :
Gildas Morvan – Cercle Vert – 1er au classement de 15h00
« C’est plutôt sympa d’être devant, c’est agréable ! On était à vue cette nuit avec beaucoup de lune. Maintenant on est au près, on a du vent jusqu’à 25 nœuds donc on passe du temps à changer les voiles. Pour le moment ce n’est pas très franc donc je continue encore un peu à bâbord avant de changer. C’est un vrai temps de Port la Forêt l’hiver ! Cette nuit j’ai réussi à manger et ce matin à dormir un peu ; donc tout va bien à bord. J’aime beaucoup le rythme Figaro, mais la Transat aussi. C’est différent, mais le principal pour moi c’est quand ça avance ! »

Franck Le Gal – Lenze – 2ème au classement de 15h00
« Même si on est habitué, on a toujours un pincement au cœur de se séparer de ses proches donc on met un peu de temps à se mettre dans le bain. Jusque là j’ai dormi 5 phases de 25 minutes et comme je suis au près je vais y retourner dans peu de temps. Comme nous ne sommes qu’en début de course je mets une alarme, mais au fur et à mesure on prend le rythme ; donc on n’a plus besoin de réveil.
Depuis le départ je grignote pas mal, je dors, je m’hydrate beaucoup. En fait je mets toujours un peu de temps pour être à 100% de ma forme. »

Gérald Véniard – MACIF – 7ème au classement de 15h00
« J’ai toujours aimé le large mais je l’ai plus connu en croisières avec la famille. C’est grâce à Jeanne Grégoire que j’ai gouté au large en course et depuis j’aime ça ! Mais en solitaire c’est une grande première et avec le soutien de la MACIF, ca va être une grande partie de plaisir. Mon objectif ? Me faire plaisir en faisant un podium. »

 

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Ouverture des candidatures pour le Challenge Espoir

Challenge Espoir Bretagne
DR

Simple et efficace.
Venir avec son ciré, ses bottes, une bonne dose de talent et repartir avec un bateau et un budget pour 2 années … Voici la recette simple et efficace du Challenge ESPOIR REGION BRETAGNE !
Ouvert aux jeunes licenciés âgés de 18 à 25 ans, décidés à faire de la course au large leur métier, ils ne doivent pas avoir couru la Solitaire du Figaro. Totalement gratuite, cette opération de détection est donc ouverte au plus grand nombre.

Trois opérateurs pour un tremplin majeur.
Organisé tous les deux ans, le Challenge permet à un jeune talent d’exprimer tout son potentiel et de progresser dans des conditions optimales pour rejoindre les meilleurs skippers de course au large du moment. Le Challenge, qui existe depuis 1993, a fait émerger 10 jeunes skippers aujourd’hui consacrés, parmi lesquels Franck Cammas, Yann Eliès, Sébastien Josse ou encore Christopher Pratt en 2007.
Trois opérateurs institutionnels s’associent pour faire du Challenge ESPOIR REGION BRETAGNE une opération de détection majeure pour la voile de demain, la Région Bretagne, la FFVoile et le Pôle France Finistère Course au Large.
 
La Région Bretagne, qui tient à préserver le niveau d’excellence de la filière nautique bretonne, soutient le Challenge depuis 2008 et assure le financement de la formation du lauréat.

La FFVoile, s’implique dans les phases de sélection au travers de l’organisateur, le Pôle France Finistère Course au Large. Pour Jean-Pierre Champion, Président de la FFVoile : "Par son ancienneté, sa crédibilité sportive et sa capacité à avoir révélé de futurs champions, ce Challenge reste une priorité au sein de notre programme de détection et de formation des élites. Et participer au financement de ce projet c’est aussi l’occasion de nous rapprocher un peu plus de la région Bretagne dont nous apprécions les efforts pour la voile ".

Le Pôle France Finistère Course au Large organise les phases de sélection et met au point des modalités de sélection objectives. Chaque épreuve (dossier, épreuves en mer, épreuves à terre) est passée au crible et est évaluée selon plus de 10 critères de référence. Au total, ce sont plus de 100 critères qui auront été jaugés pour chacun des candidats. Mais le Pôle est aussi et surtout le socle qui, durant deux ans, pilote le projet et assure la formation du lauréat.

Un jury d’experts reconnus.
Et pour assurer une totale objectivité à la sélection, un jury d’experts intervient tout au long du processus de la détection. Il est composé de membres de la FFVoile, d’entraîneurs du Pôle qui côtoient quotidiennement des sportifs de haut-niveau et de navigateurs consacrés tels que les animateurs du dernier Vendée Globe à l’image du vainqueur Michel Desjoyeaux et de son dauphin Armel le Cléac’h, par ailleurs ancien lauréat du Challenge.

Une sélection objective, passée au crible.
Les trois étapes de sélection se dérouleront durant deux mois.
Jusqu’au 11 septembre 2009, les dossiers seront adressés par courrier au Pôle France Finistère Course au Large. Le 15 septembre, les dossiers seront étudiés par le comité de sélection composé de représentants de la FFVoile, du Pôle France Finistère Course au Large, de la Région et de navigateurs de haut-niveau inscrits au Pôle.
Les jeunes skippers retenus sur dossiers participeront à la seconde phase de sélection du 28 septembre au 2 octobre. Associés en équipages sur Figaro Bénéteau, ils seront évalués sur l’eau et à terre. Les tests auront pour but de juger leur potentiel sportif, leur motivation et leur capacité à gérer un projet sportif. Leurs compétences sportives et techniques, leurs capacités physiques, relationnelles et mentales seront jugées collectivement et lors d’entretiens individuels.
Enfin, du 13 au 16 octobre, troisième et dernière étape de la sélection, les finalistes se confronteront lors de navigations en solitaire à armes égales sur un support exigeant,  le monotype Figaro Bénéteau. A l’issue de cette phase finale, ce sera le meilleur sur l’eau qui remportera la palme.

Deux années pour entrer dans la cour des grands.
Le lauréat aura le privilège d’intégrer le Pôle France Finistère Course au Large et d’y travailler auprès de skippers de haut-niveau. Son équipe d’entraîneurs lui permettra d’acquérir une formation très pointue et lui apportera un soutien précieux dans la gestion de son projet. Il disposera pour deux années d’un Figaro Bénéteau et d’un budget de fonctionnement, afin de disputer les épreuves du Championnat de France de Course au Large en Solitaire.

François Gabart, lauréat sortant
François Gabart, lauréat du Challenge Espoir Région Bretagne 2008-2009, vient d’entamer sa deuxième saison Figaro Bénéteau en prenant le départ de la Transat BPE dimanche 5 avril. A la fin de la saison, son contrat aux couleurs d’ESPOIR REGION BRETAGNE s’achèvera pour laisser la place à un nouveau lauréat.

Le programme du Challenge Espoir Région Bretagne :
Avril 2009 : mise à disposition des dossiers d’inscriptions
11 septembre : clôture des inscriptions
15 septembre : sélections sur dossiers
28 septembre – 2 octobre : épreuves en équipage et sélection des finalistes
13 – 16 octobre : finale en solitaire

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