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Globe40. Nouveau record de distance en 24h en Class40 pour l’équipage Curium

Jeam-Marie Liot

Le Class40 BELGIUM OCEAN RACING – CURIUM mené par Benoit Hantzperg et Djemila Tassin a battu le record de la distance en 24 Heures avec 459, 78 milles enregistrés hier 9 janvier à 22H30 UTC, soit 19,16 noeuds de moyenne: l’équipe belge a par là même battu son propre record de 457,41 milles établi dans l’étape 2 entre le Cap-Vert et la Réunion. Les données du bord ont même enregistré une distance de 480 milles et 20 noeuds de moyenne sur 24 heures mais ne pourront pas être retenues telles qu’elles pour la validation du record.

Positionné à 07.00 UTC par 49°49,9 S et 154°28,8 W le leader de la course dispose au classement de 05H00 d’une avance de 19,3 milles sur son poursuivant CREDIT MUTUEL mené par Antoine Carpentier et Alan Roberts; un rival qui a lui aussi aligné des moyennes impressionnantes avec 443 milles parcourus en 24 heures.

La flotte de la GLOBE40 s’apprête à affronter des conditions météo très dures avec en prévision pour la journée de lundi 12 janvier à la latitude 50° S des vents jusqu’à 50 noeuds et une mer avec des des creux de 6 mètres; cette dépression se déplace vers l’est et touchera en premier la flotte des Class40 “pointus” qui ont fait le choix de remonter pendant le week-end plus au nord afin d’avoir des conditions moins difficiles. Cette étape 4 de traversée du Pacifique entre Sydney et Valparaiso se confirme avec le niveau d’exigence et d’engagement que l’on pouvait attendre.

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Vendée Globe. Violette Dorange, skippeuse titre de l’IMOCA Initiatives-Cœur jusqu’au Vendée Globe 2028

Photo Initiatives Coeur - Josselin Didou

Après un an d’apprentissage aux côtés de Samantha Davies, Violette Dorange est confirmée skippeuse-titre du projet Initiatives-Cœur. Violette s’inscrit dans la continuité de ce projet unique et pionnier, mêlant le sport et la solidarité. Chacune de ses courses sera ainsi l’occasion de collecter des fonds pour Mécénat Chirurgie Cardiaque afin d’opérer des enfants malades du cœur. Cap sur 2026 pour Violette et son équipe, avec la Route du Rhum, qui marquera sa première course en solitaire à la barre d’Initiatives-Cœur, avant de poursuivre la montée en puissance vers le Vendée Globe 2028.

L’arrivée de Violette Dorange à la barre d’Initiatives-Cœur marque un nouveau chapitre dans la longue histoire du projet. Depuis 15 ans, il s’est imposé comme un incontournable de la course au large en étant le premier à associer mécénat humanitaire et sponsoring sportif. Cette particularité a fortement contribué à son succès, sa longévité ainsi que sa popularité auprès de tous les publics, rassemblant près d’un million de personnes sur les réseaux sociaux. Au fil des années, Initiatives-Cœur a toujours conservé cette double exigence : s’employer à être ambitieux à la fois en matière de sport et d’engagement solidaire.

Ainsi, depuis 2009, 532 enfants ont pu bénéficier d’une opération du cœur grâce aux fonds récoltés par Initiatives-Cœur. Ce sens de l’engagement, soutenu par les sponsors du projet – Les Chocolats du cœur et K-LINE – a été porté avec ferveur et enthousiasme par les skippers Tanguy de Lamotte (de 2009 à 2017) puis Samantha Davies (de 2018 à 2025). Il le sera avec autant d’intensité et d’engagement avec Violette Dorange qui prendra la relève dès la saison 2026.

Violette Dorange : aspirations et ambitions
Révélée au grand public il y a un peu plus d’un an, la jeune navigatrice est un incroyable talent de la course au large. À 15 ans, elle démontre son goût pour l’aventure en traversant la Manche en Optimist, ce qu’aucune jeune fille de son âge n’avait réalisé avant elle. Ensuite, Violette fait ses gammes en 420, une série olympique, et brille en participant à des championnats de France (titrée en 2016 et 2017), d’Europe (3e en 2017) et du monde (2e en 2017, 3e en 2016 et 2018). Un peu plus tard, elle multiplie les aventures au large avec la Mini Transat (2019) puis à la Solitaire du Figaro (2020). Dans la foulée, Violette a lancé son projet IMOCA jusqu’au Vendée Globe 2024 qu’elle est la plus jeune à avoir disputé. À 24 ans, son expérience et son talent sont reconnus et appréciés de tous sur les pontons comme ailleurs. Son authenticité, sa sincérité et sa lucidité ont participé à son incroyable popularité qui dépasse largement la course au large.

Elle aspire désormais à se confronter aux meilleurs en navigant sur un bateau volant. Grâce au foiler Initiatives-Cœur, elle pourra franchir un nouveau cap sportif tout en gardant le même engagement de chaque instant. Violette aspire également à porter avec détermination et enthousiasme ce projet solidaire unique, à défendre la jeunesse, tout en continuant à offrir au public les plus belles des émotions.

Par ses valeurs et ses aspirations, Violette s’inscrit pleinement dans l’ADN d’Initiatives-Cœur et de ses deux sponsors-mécènes. Initiatives – via sa filiale Les Chocolats du Cœur – et K-LINE, fidèles du projet depuis respectivement 2009 et 2014, sont particulièrement fiers de poursuivre cette belle aventure. À leurs côtés, Violette fera tout pour progresser afin de viser haut à chacune des courses à venir jusqu’au Vendée Globe. La présence à ses côtés de sa coach sportif Samantha Davies contribuera à aider Violette dans sa progression constante.

Avec Sam Davies, l’histoire continue
En l’espace de huit ans sous les couleurs rouges et blanches, Sam Davies a marqué la course au large. La navigatrice avait déjà une solide expérience, avec deux participations au Vendée Globe à son actif (4e en 2008, abandon en 2012) ainsi qu’un autre tour du monde (Volvo Ocean Race 2014-2015). Avec Initiatives-Cœur, Sam a ensuite pris part à deux Vendée Globe (2020, 2024), disputé les courses les plus prestigieuses et multiplié les places d’honneur. Son podium (3e) en 2024 à l’issue de The Transat CIC (Lorient-New York) a récompensé sa persévérance au plus haut niveau.

En janvier 2025, à l’issue de son 4e Vendée Globe, Sam avait exprimé sa volonté de transmettre la barre et épauler un jeune navigateur afin de pouvoir lui faire bénéficier de son expérience et savoir-faire. Elle a justement débuté cette transmission avec Violette Dorange tout au long d’une année 2025 consacrée à la navigation en équipe et en double. Leur binôme, aussi complice que complémentaire, s’est exprimé de façon éclatante lors de la Transat Café L’Or. À l’issue de cette transatlantique particulièrement disputée entre Le Havre et Fort-de-France, elles se sont offert une belle 6e place. Ce nouveau rôle, Sam continuera à l’endosser à l’avenir. Elle reste en effet fortement impliquée dans le projet à la fois comme coach de Violette mais aussi en tant que conseillère technique au sein d’une nouvelle équipe technique dirigée par Ronan Deshayes.

Violette Dorange : « tellement heureuse de cette magnifique perspective »
« C’est une chance immense de pouvoir pratiquer mon sport sur un bateau ultra performant tout en participant à sauver des vies. Depuis mon adolescence, j’ai toujours regardé avec admiration le projet Initiatives-Cœur. Réussir à mêler sportif et solidaire avec autant d’engagement dans chacun de ces domaines, c’est incroyable.
Après une année passée au cœur du projet, j’en mesure encore davantage la force et la beauté. Je remercie du fond du cœur les sponsors-mécènes pour leur confiance, ainsi que Sam pour m’avoir tant apporté au cours de cette année inoubliable. Prendre la suite de mon idole de jeunesse est incroyable. C’est aussi un véritable challenge car en 2025 j’ai pu tester ce bateau sur toute la saison et constater à quel point les foilers sont des bateaux plus rapides, exigeants, difficiles… J’ai une belle marge de progression devant moi pour être à la hauteur de ces bateaux à la tête du circuit. C’est pourquoi je suis très heureuse d’être accompagnée par une super équipe et par Sam qui connaît ce bateau par cœur. J’ai beaucoup travaillé, fait de nombreux sacrifices, et pouvoir courir la Route du Rhum puis le Vendée Globe sur ce bateau exceptionnel est une véritable consécration. Je suis tellement heureuse de cette magnifique perspective.
»

Samantha Davies : « je ne pouvais pas imaginer meilleure navigatrice pour reprendre la barre »
« L’aventure Initiatives-Cœur a été incroyable depuis 2017. C’est pour moi une immense fierté d’avoir été à la barre de ce projet unique et d’avoir contribué à sauver tant d’enfants. Nous avons vécu de très beaux moments, comme le Vendée Globe 2020 achevé hors course pour sauver 102 enfants, mon podium sur The Transat CIC 2024, ou encore ce dernier Vendée Globe avec 106 enfants sauvés.
J’ai adoré partager chaque instant de cette aventure – les joies comme les difficultés – avec le public. Leur soutien indéfectible a été une force immense et a permis de sauver tant d’enfants. Ce projet reflète parfaitement ma volonté de partager avec le plus grand nombre : c’est l’ADN même d’Initiatives-Cœur.
Je remercie chaleureusement les sponsors de m’avoir offert l’opportunité de naviguer sur un IMOCA de dernière génération et d’avoir cru en moi. Ils ont contribué à montrer qu’une femme peut être performante en IMOCA, et je les remercie profondément pour leur confiance. J’ai adoré faire partie des pionniers, en volant autour du monde sur les premiers IMOCA à grands foils.
Aujourd’hui, une page se tourne et je suis heureuse de continuer à écrire l’histoire d’Initiatives-Cœur dans un nouveau rôle. Je ne pouvais pas imaginer meilleure navigatrice que Violette pour reprendre la barre. Sportivement et humainement, elle a toutes les qualités pour accomplir de grandes choses. Je suis très heureuse que ce soit elle qui me succède et je ferai de mon mieux pour l’accompagner.
»

Franck Vallée, Directeur d’Initiatives et des Chocolats du Cœur, fondateur d’Initiatives-Cœur
« Initiatives-Cœur est né en 2009 d’une intuition simple : un bateau de course pouvait devenir bien plus qu’un formidable outil sportif. Il pouvait aussi sauver des vies. Depuis, ce projet s’est construit grâce à des marins exceptionnels qui ont mis leur talent, leur cœur et leur énergie au service d’une cause qui nous dépasse tous.
De Tanguy de Lamotte, qui a posé les fondations de cette aventure de 2009 à 2017, à Samantha Davies, qui l’a portée pendant les sept années suivante, avec une générosité et une détermination admirables, chaque skipper se transmet un héritage précieux : un bateau unique en son genre, suivi par le grand public, capable de transformer une performance sportive en opérations vitales pour des enfants atteints de malformations cardiaques. C’est la plus extraordinaire des victoires.
C’est dans cette continuité que nous accueillons aujourd’hui Violette Dorange. Elle apporte son enthousiasme, son ambition et son engagement. Dans la lignée de Tanguy et de Sam, elle ouvre une nouvelle dynamique tournée vers l’avenir.
Je suis fier de la voir prendre la barre d’Initiatives-Cœur. Je sais qu’elle fera grandir le projet, sur l’eau comme dans les cœurs, et qu’ensemble, nous continuerons à sauver des enfants.
»

Jean-Pierre Liébot, Président de K-LINE
« Le projet Initiatives-Cœur est vraiment unique dans le monde de la voile. Il touche bien au-delà du cercle des passionnés, en y associant un large public engagé autour d’une aventure aussi sportive que solidaire.
Il y a une alchimie vraiment particulière entre le bateau, le skipper, les sponsors-mécènes et le public pour sauver ces enfants. La relation de confiance avec le skipper est la clé de la réussite du projet, tour à tour incarné par Tanguy de Lamotte puis Samantha Davies qui a su brillamment prendre la suite et porter haut nos valeurs. Un grand merci Sam !
Lors de son Vendée Globe 2024, Violette a eu elle aussi une connexion très forte avec le public. En 2025, en tant que co-skipper, nous avons eu la chance de découvrir une jeune femme fidèle à l’image qu’elle renvoie : entière, authentique, compétitrice, pétillante, qui voulait aussi donner du sens à son action. Aujourd’hui c’est avec un très grand plaisir que nous accueillons Violette dans la famille Initiatives-Cœur. Nous sommes convaincus qu’elle fera souffler un vent nouveau d’enthousiasme afin de continuer à faire grandir ce projet unique.
»

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Trophée Jules Verne. Passage du Cap Horn pour Alexia Barrier et son équipage The Famous Project

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La délivrance est enfin là pour les huit femmes à bord d’Idec Sport, qui franchissent le cap Horn ce mardi 6 janvier, après 38 jours en mer et un océan Indien puis un Pacifique particulièrement intenses. On ne regardera pas le temps de référence du Trophée Jules Verne, établi par le même bateau, mais bien la détermination d’Alexia Barrier et de son équipage de The Famous Project à achever ce tour du monde en mode 100 % féminin.

L’Océan Pacifique, dans sa magnanimité, a offert hier aux 8 femmes de The Famous Project CIC un répit, une respiration dans leur cavalcade vers le cap Horn. La traversée d’une zone dite de transition, peu ventée, en arrière d’un centre de haute pression en cours d’évacuation vers le nord, s’est effectuée au tout petit trot, le trimaran géant voyant un instant son speedomètre sombrer sous les 5 noeuds.

Un ralentissement vécu sans trop d’inquiétude par Alexia (Barrier), Dee (Caffari), Annemieke (Bes), Rebecca (Gmür Hornell), Deborah (Blair), Molly (LaPointe), Támara (Echegoyen) et Stacey (Jackson), confiantes dans le retour dès l’aube de flux soutenus bien calés au secteur nord, sur le travers bâbord du bateau.

Un voilier enfin bien à plat sur une mer apaisée, la fureur des vagues et le sifflement des coques un moment oubliés, ont offert aux 8 femmes une cassure bienvenue dans leur quotidien si tumultueux. Elles ont su patiemment positionner leur Maxi Trimaran en enchainant hier pas moins de quatre empannages dans le tempo du vent, afin de rejoindre des zone plus perturbées et de continuer à gagner dans le sud, vers ce fameux cap Horn.

Il était 15h14 ce mardi 6 janvier 2026 lorsque le Maxi Trimaran IDEC SPORT de The Famous Project CIC, mené par son très international équipage composé de Alexia (Barrier), Dee (Caffari), Annemieke (Bes), Rebecca (Gmür Hornell), Deborah (Blair), Molly (LaPointe), Támara (Echegoyen) et Stacey (Jackson), a franchi le cap Horn. Un moment d’histoire à figer dans la longue et belle histoire des courses océaniques puisque jamais jusqu’alors, un équipage entièrement féminin n’avait paré, en course, sans escale et en multicoque, ce fameux rocher chilien. En leur 38ème jour de navigation et près de 16 000 milles parcourus (25 700 km), les navigatrices peuvent entamer le dernier morceau de bravoure de leur périple, la remontée de l’immense Atlantique. Plus que jamais, le colossal challenge rêvé par Alexia Barrier et ses navigatrices de boucler un tour du monde sans escale et en maxi multicoque prend, avec chaque mille avalé en direction d’Ouessant et Brest, corps et consistance.

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Un Pacifique relativement clément
Entrées dans le Pacifique, à la longitude de la Tasmanie le 26 décembre dernier, les navigatrices de The Famous Project CIC auront mis un peu moins de 11 jours pour rallier le cap Horn distant alors de 3 800 milles. Une traversée rapide, marquée par 48 heures de très gros temps, avec une mer infernale et des vagues de plus de 8 mètres, et ce vent soufflant en rafales à plus de 50 noeuds. L’équipage, désormais parfaitement rôdé aux manœuvres et à la conduite du maxi trimaran y a fait preuve de solidité, de cohésion et de sang-froid, toujours confronté à ce hook de grand-voile récalcitrant qui l’a parfois contraint à mettre en fuite pour effectuer une prise ou un renvoi de ris. Une trans Pacifique placée sous le signe de la constance, le maxi trimaran alignant avec une belle régularité des journées à plus de 550 milles, sur une route certes très nord, mais efficace et rationnelle, en bordure des virulentes dépressions du grand sud. Soumises à la fatigue, au froid, à la neige, mais toujours aussi appliquées aux réglages, à l’anticipation et au pilotage affiné du Maxi Trimaran, les 8 navigatrices de The Famous Project CIC y auront affirmé cette solidarité et cette bienveillance permanente, signatures d’un tour du monde qui plus que jamais leur tend désormais les bras.

Des marqueurs internationaux
Si l’arrivée à Ouessant est encore loin et le parcours semé d’embûches, le Horn reste cependant un important marqueur dans ces navigations de l’extrême, toujours aussi difficile à franchir, au point que rares sont les navigatrices, en solitaire ou en équipage à l’avoir paré dans le cadre d’une circumnavigation sans escale. On le répète, l’équipage de The Famous Project CIC est le premier constitué à 100% de navigatrices à le doubler sans escale depuis Ouessant. D’autres femmes, 19 au total, en solitaire sur le Vendée Globe (13 femmes), la Barcelona World Race (2), Golden Globe race (1), Global Solo Challenge (1), ou en multicoque comme Ellen MacArthur en solo ou Dona Bertarelli au sein d’un équipage mixte, ont aussi réalisé ce véritable exploit. A bord de The Famous Project-CIC, elles sont nombreuses à tirer une gloire très personnelle de ce passage. La Néerlandaise Annemieke Bes pourra dorénavant se targuer d’être la première navigatrice du plat pays à franchir ainsi dans les conditions décrites plus haut ce fameux cap, qui doit par ailleurs son nom au grand explorateur Néerlandais Jacob Le Maire et sa ville natale de Hoorn. Une première que l’Italo-Américaine Molly LaPointe pourra elle aussi revendiquer pour l’Italie. Quant à la Britannique Deborah « Debs » Blair, du haut de ses 25 ans, elle serait la troisième plus jeune femme après Ellen MacArthur et Violette Dorange à naviguer ainsi en ces eaux antarctiques.

Un tiers du parcours encore à couvrir…
Pas plus que Bonne Espérance, Leeuwin ou la Tasmanie, ce cap Horn ne constitue une étape. Plus de 7 000 milles restent encore à parcourir, soit un tiers de l’épreuve. Chacune à bord en a pleinement conscience et tous les esprits, une fois passée la légitime célébration du passage sous le fameux rocher, se tourneront vers le passage à l’île des Etats, les Malouines et les retrouvailles avec cet arbitre des navigations en Atlantique Sud, l’anticyclone de Sainte Hélène.

Alexia Barrier : « Une émotion collective »
« L’émotion au passage du Horn n’est pas la même que celle connue en 2021 lors du Vendée Globe. Elle est tout aussi forte, mais elle est différente. Lors du Vendée Globe, le cap Horn était un moment très intime, presque solitaire, chargé de fatigue, de tension et de responsabilité individuelle. J’ai eu une très mauvaise météo et j’avais très peur. J’ai beaucoup pleuré. Aujourd’hui, l’émotion est profondément collective. Elle se partage. Elle circule dans les regards, dans les silences, dans les gestes. C’est un cap vécu ensemble, avec un équipage soudé, sur un bateau d’une puissance exceptionnelle. La solitude a laissé la place à la conscience de ce que nous vivons. »

« Un cercle très fermé ! »
« Franchir le cap Horn, c’est entrer dans un cercle très fermé. Peu d’équipages, encore moins d’équipages féminins, et absolument aucun équipage féminin à bord d’un multicoque géant lancé à haute vitesse autour du monde y sont parvenus. Ce passage est profondément engagé. Il demande une préparation extrême, une vigilance de chaque instant, et une confiance totale entre le bateau, l’équipage et les éléments. Quand on passe le Horn, on sait que le plus dur est derrière nous. Les mers du Sud, leur isolement, leur froideur, leur intensité permanente, forgent les marins et les collectifs. Cela ne veut pas dire que la suite est facile. »

La validation d’un projet solide
« Le Nord Atlantique en hiver peut être tout aussi coriace, imprévisible et exigeant. Mais ce cap marque une bascule. Une étape où l’on sent que l’équipage a tenu, que le projet est solide, et que l’aventure est entrée dans une nouvelle phase. C’est à la fois une libération et une transition. On sent que quelque chose s’ouvre, que l’horizon change. Pour The Famous Project CIC, ce passage est à la fois un symbole et une validation.
Celle d’un engagement total, d’un collectif international soudé, et d’un projet unique qui s’écrit au féminin, à très haut niveau, dans l’un des environnements les plus extrêmes de la planète. »

Un Pacifique clément
« Le Pacifique a été relativement clément, mais ce serait réducteur de s’arrêter à ce mot. Il a surtout aussi été exigeant. De longues phases rapides, de la pression, du froid, de l’humidité, et une vigilance permanente. Plus de 48 heures avec des vents établis autour de 40 nœuds et une mer formée, avec des vagues de près de 5 mètres.
Ces conditions ont été très éprouvantes physiquement et mentalement. Ce sont des moments où l’on ne triche pas : le collectif, la préparation et la confiance entre les navigatrices font toute la différence. Avoir traversé ces phases difficiles avant d’aborder le cap Horn renforce la conviction que l’équipage est prêt pour la suite du parcours. »

« L’équipage a mûri » :
L’équipage est plus calme, plus posé, plus confiant. Les automatismes sont là. Les décisions sont plus fluides. Chacune connaît sa place, ses forces, ses limites, et celles des autres. Il y a moins de mots, mais plus de compréhension. C’est le signe d’un collectif qui a mûri en mer. L’équipage est plus solide, plus aligné, plus expérimenté. Nous avons grandi ensemble, dans l’effort, dans la durée, dans la performance. C’est un équipage qui sait durer, s’adapter et avancer ensemble et qui a appris à naviguer plus vite. »

Gmür Hornell : « J’étais vraiment impatiente de passer le cap Horn. C’est un peu l’Everest de la voile, une expérience que peu de gens ont la chance de vivre, et je suis heureuse de pouvoir le rayer de ma liste.
Je pense avoir mûri en tant que navigatrice hauturière. J’ai appris à mieux gérer mes émotions et mon physique dans des conditions difficiles.
Rester en mer aussi longtemps est en soi un défi de taille et une expérience que peu de gens vivent, sans parler des conditions auxquelles nous sommes confrontées au quotidien.
Je suis vraiment heureuse de cocher l’océan Austral et de repartir vers le nord. Nous considérons chaque cap comme un nouveau départ, et le cap Horn ne fait pas exception. Maintenant que nous l’avons franchi, nous entrons dans un nouvel océan et affrontons un nouveau défi, et nous nous rapprochons un peu plus de notre objectif final, qui est d’arriver au bout ! »

Dee Caffari : « Chaque passage est unique et une bénédiction. Je sais que lorsque nous partons, tous les marins ne parviennent pas à le franchir, donc quand on y arrive, c’est spécial. J’ai la chance que chaque passage ait été très différent pour moi. En solo, en équipe, à la tête d’une équipe, dans le bon sens et dans le sens inverse. Cette fois-ci, c’est avec une équipe de marins remarquables sur un bateau très spécial, et cela a pris très peu de temps.
Le Sud a été très différent de mes expériences précédentes. Il n’a pas été aussi hostile, mais cela dit, l’état de la mer n’a pas toujours été facile. Sur un maxi trimaran, l’état de la mer est primordial. Cette machine ne demande qu’à aller vite, il a donc été crucial de la gérer dans des conditions maritimes difficiles. L’autre différence majeure est que ce bateau a un franc-bord élevé, ce qui donne l’impression d’être loin de la mer et donc d’être moins humide et d’avoir moins froid que dans mes souvenirs.
Je suis très heureuse pour les débutantes du bord, elles sont ravies d’avoir franchi cette étape importante et elles ont raison de l’être, c’est un exploit considérable. La difficulté, c’est qu’il reste encore 7 000 milles à parcourir jusqu’à la ligne d’arrivée et que l’Atlantique peut être cruel. Il est important de rester concentrées et diligentes pour les derniers milles, même si nous les parcourons avec plus de confiance et de vitesse.
Je pense qu’Alexia et moi travaillons bien ensemble et que nous avons une bonne maîtrise du bateau. Nous sommes également plus confiantes dans sa configuration et son contrôle. Comme c’est souvent le cas, maintenant que nous avons parcouru tous ces milles, nous sommes mieux préparées pour courir à fond ! »

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Globe40. Choc avec un Ofni et retour au port pour Freedom

1st January 2026: Globe40 Sydney race start in Sydney Harbour, Sydney, Australia. Photos by Mark Kolbe Photography

ce vendredi à 19h40 (TU), Thibaut Lefévère a averti la direction de course de la Globe40 et son équipe technique d’une avarie à bord du Class40 n°139 Free Dom. Le bateau a subi un choc, causant des dégâts sur le safran et la coque. Une voie d’eau a été maîtrisée. La casse n’est pas réparable en mer et le Class40 Free Dom fait désormais route vers un port australien dans le sud ouest afin de trouver un abri. Le duo, composé de Thibaut Lefévère et Nicolas Guibal, est hors de danger.

Le reste de la flotte continue avec un très beau début de course de l’équipage de Wilson around the world qui ont opté pour une trajectoire très ouest alors que le reste de la flotte plongeait au sud. Ce samedi matin, les Class40 à étraves scow ont repris la tête de la flotte avec toujousr un duel entre l’équipage de Crédit Mutuel et Curium.

Antoine Carpentier – navigateur : “Hello la terre, Un petit message pour vous dire que tout va bien. Nous longeons les côtes australiennes, on a croisé des pêcheurs , des bateaux qui rentraient de la Sydney Hobart, des oiseaux , et des dauphins , la nuit derniere nous avons eu un super couche de lune . Le vent est enfin rentré , on file a 14 nœuds plein sud sous genak gv haute , les belges sont juste sous notre vent … le vent doit adonner d’ici cette nuit , dans 3 heures pour nous . Sur ce je vais m’allonger une petite heure avant l’envoi de spi !”

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Bonne année ! Et à minuit, on a dansé avec la mer !

Nous souhaitons à tous nos lecteurs et lectrices une belle et heureuse année, qui commence avec le grand large et tous les océans comme terrain de jeu : deux tentatives de records du Trophée Jules Verne, un tour du monde en Class40 et un autre en trimaran mais sur un tour du monde à l’envers. De quoi patienter avant le retour du SailGP, de toutes les classes de bateaux de course au large et de l’IRC sur l’eau. Nous aurons une pensée pour Rosalba Di Cuffa, qui nous a quittés le 23 décembre. Figure fondatrice de la Drheam Cup dès sa toute première édition, Rosalba formait avec Jacques Civilise un duo indissociable, dans la vie comme à la manœuvre, à l’origine de la création et de l’administration de cette course emblématique. Nous avons choisi de partager avec vous les vœux d’Alexia Barrier qui, proche du point Nemo, se bat avec son équipage d’Idec Sport pour établir un premier temps féminin autour du monde. En trois ans, elle aura réussi à monter son projet fou et à vivre son rêve : the Famous Project. Une belle source d’inspiration qu’offre la course au large pour vous ou vos proches pour débuter cette nouvelle année. Merci de nous suivre et d’être toujours au rendez-vous !

Et à minuit, on a dansé avec la mer

Il est 23h TU.
C’est mon quart.
Dehors, c’est toujours un peu la guerre.
Les vagues sont là, le vent aussi. Plus de 40 nœuds, fidèles au poste.
On doit être au 70ᵉ grain de la journée — et, chose étrange, pas de grêle ni de neige avec celui-ci. On s’étonne presque.
23h30. Dee est encore sur le pont.
Je lui dis :
— Tu restes jusqu’à minuit ?
Elle me répond, tranquille :
— Je veux fêter la nouvelle année avec vous.
Autant dire que, jusque-là, la fête n’était pas franchement à l’ordre du jour.
Notre priorité : faire marcher le bateau, ne rien casser, rester lucides.

Dans la journée, deux grosses vagues.
L’une ouvre la fenêtre de la cuisine et remplit le bateau.
L’autre projette Stacey Jackson trois mètres en arrière du poste de barre. Elle retombe sur les fesses. Quelques bleus. Rien de cassé. Mais un rappel clair : ici, ça ne plaisante pas.
Alors non, le réveillon ne nous traverse pas vraiment l’esprit.

Et puis 23h50.
Bex et Molly sont à la barre et aux réglages.
Moi, je jette un œil à la météo, puis aux filles dehors.
Je leur parle à travers la vitre — elles ne m’entendent pas, mais elles comprennent.
La question tombe :
Quelle musique ?
Ce sera Fireball – Pitbull.
Je trouve le morceau, je mets l’ampli à fond.
Bessie sort une bouteille de champagne et les chocolats qu’on avait gardés pour l’occasion.
Et finalement, tout le monde sur le pont.
Moins de deux minutes avant le compte à rebours.
On danse sous un grain à 45 nœuds.
Fireball à fond.
Et ça nous va si bien.

Ce n’était pas prévu.
Ce n’était pas calculé.
Mais qu’est-ce qu’elle fait du bien, cette célébration.
Le passage à la nouvelle année 2026, ensemble,
au cœur de cette immense aventure,
déjà le regard tourné vers ce qui vient.
Oui, on est fatiguées.
Oui, c’est dur.
Il fait froid, c’est humide, le bateau bouge sans cesse.
Mais quelle chance on a.
Point Nemo n’est pas loin.
Le Cap Horn aussi.
Nous avançons.

Une amie m’a écrit aujourd’hui.
Et ses mots ont trouvé leur place ici, naturellement.
Elle m’a parlé de Fernand de Magellan.
De cet homme qui n’a pas terminé son tour du monde, mais qui a ouvert une route,transmis un savoir, et surtout, n’a jamais renoncé à son rêve.
Elle nous a rappelé une chose essentielle :
ce qui compte, ce n’est pas seulement l’arrivée.
C’est le chemin. Les jours.
La manière de tenir, ensemble.
La façon de se battre pour quelque chose qui nous dépasse.
Le trophée, le record, la chance ou la malchance…
Tout ça ne nous appartient pas totalement.
Mais l’engagement, la détermination, le courage du quotidien —
ça, c’est entre nos mains.

À celles et ceux qui nous suivent.
À celles et ceux qui nous soutiennent.
À nos proches.
À ceux qui nous découvrent aujourd’hui.
À ceux qui nous connaissent depuis longtemps.
Nous vous souhaitons une très belle année 2026.
Qu’elle vous mette en mouvement.
Qu’elle vous rapproche de vos rêves.
Qu’elle vous donne l’audace de lever les yeux, et le courage d’avancer, même quand le vent souffle fort.
Parce qu’au fond,
ce sont toujours celles et ceux qui osent tracer leur route
qui finissent par trouver leurs étoiles.

Alexia Barrier

Les femmes de The Famous Projects CIC viennent, la nuit dernière, d’opérer avec succès le débordement par le nord d’un centre dépressionnaire actif. Sans coup férir, précises dans leur tempo, efficaces dans leurs trajectoires, Alexia (Barrier), Dee (Caffari), Annemieke (Bes), Rebecca (Gmür Hornell), Deborah (Blair), Molly (LaPointe), Támara (Echegoyen) et Stacey (Jackson) sont, à grands coups d’empannages, passées du vent de Sud aux flux de Nord Nord Ouest en avant de ce centre de basse pression qui va désormais les propulser en droite ligne vers les rivages chiliens, et à court terme, le cap Horn.

Elles laissent ce matin en leur bâbord le point Nemo, ce “pôle maritime d’inaccessibilité”, la position géographique, située en plein milieu de l’Océan Pacifique, qui indique le point le plus éloigné de toute terre. Elles ont aussi dépassé le lieu précis aux relents de drame où, il y a 27 ans, le premier équipage 100% féminin, celui de la Britannique Tracy Edwards, voyait ses rêves de tour du monde historique s’effondrer en même temps que le mât de leur catamaran Royal&Sun Alliance. Les filles de The Famous Project CIC sont à présent les seules navigatrices à être parvenues si loin dans un Trophée Jules Verne.
Nulle gloire dans cet état de fait, juste un rappel de ce que Dee et Alexia ne cessent de marteler ; leur présence n’est ici que tolérée, et malgré la dureté des conditions de vie, la fatigue désormais omniprésente, c’est à ce moment de la course que toute leur indomptable énergie est plus que jamais mobilisée à la vigilance et à l’écoute du bateau.
1 900 milles, soit sur leur vitesse actuelle, moins de 4 jours de navigation, les séparent désormais du fameux Horn, synonyme de retour en Atlantique et de sortie du pays de l’ombre. 4 jours de mer forte et désordonnée, de vent fort, de froid et même de neige. Mais 4 jours d’envies, de détermination, de conviction, à marquer à jamais l’histoire de leur sport.

Alexia Barrier :
“On connait un Pacifique très physique. Le vent est plus soutenu, parfois très irrégulier, avec des rafales violentes, allant jusqu’à 50 nœuds, et surtout une mer croisée qui secoue en permanence. Les vagues sont hautes, 5 mètres, puissantes, pas toujours bien rangées, et le bateau vit beaucoup. Ça demande une vigilance constante, réduire, ré-accélérer, anticiper.
On est dans l’engagement. Bien que cela reste majestueux, mystique, hypnotique.
La stratégie est assez simple à dire, beaucoup plus complexe à tenir : il nous faut rester dans le bon tempo.
Ne pas se faire enfermer par les hautes pressions, attraper les bons systèmes sans aller trop au sud, et surtout préserver le bateau et l’équipage.
On a encore quelques heures très difficiles, puis ça va se calmer jusqu’à l’approche du Horn. Et là, on verra. Il est trop tôt pour savoir comment ça va se passer.
Le Horn ne se gagne pas à l’attaque frontale, mais à la régularité. On joue le long jeu.
Le mouvement du bateau est ce qu’il y a de plus pénible à vivre. Pour le froid, on s’équipe. Pour l’humidité, on compose.
Mais le mouvement permanent, les accélérations, les chocs, ça ne s’arrête jamais. Le corps est toujours en adaptation, même au repos. C’est usant mentalement autant que physiquement.
Mon souhait pour 2026 est qu’on continue à oser. Oser les projets ambitieux, les équipes engagées, les aventures collectives.
Et qu’on prenne le temps de faire les choses bien, en restant alignées avec ce qu’on est, en mer comme à terre.”

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Record. Passage de l’Equateur pour Guirec Soudée

Guirec Soudée a mis 10 jours pour rejoindre l’Equateur à bord de son trimaran MACSF. Une descente compliquée pour passer l’anti cyclone des Açores mais sans importance sur le record qu’il va tenter d’établir sur ce tour du monde à l’envers.

Le parcours va peu à peu se corser. Après avoir longé le Brésil, il commencera à bifurquer à contresens pour aller au Cap Horn. C’est le moment le plus dangereux de sa tentative de record établi par VDH sur son monocoque Adrien. Il compet actuellement 1170 nm d’avance, de quoi patienter pour avoir la bonne fenêtre pour passer le cap dur !

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Trophée Jules Verne. Sodebo Ultim 3 établit un nouveau temps de référence au Cap Leeuwin !

crédit Léonard Legrand / Team Sodebo

L’équipage de Sodebo Ultim 3 débute l’année 2026 de la meilleure des manières en dépassant le cap Leeuwin, à la pointe sud-ouest de l’Australie, ce jeudi 1er janvier à 22 h 18min (heure FR). Thomas Coville, Benjamin Schwartz, Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Léonard Legrand, Guillaume Pirouelle et Nicolas Troussel s’offrent un nouveau temps de référence sur le tronçon Ouessant-cap Leeuwin en 17 jours, 1 heure, 17 minutes. Ils améliorent la précédente marque d’IDEC Sport, détenue depuis 2017, de 5 heures, 41 minutes. Ils restent donc plus rapides que le détenteur du Trophée Jules Verne. Sodebo Ultim 3 et son équipage vont désormais continuer leur progression vers l’Est et la Tasmanie qui marquera l’entrée dans l’océan Pacifique prévue ce samedi.

Leeuwin, le Cap de la Bonne Année
Encore un nouveau temps de référence ! Après les tronçons Ouessant – équateur, Ouessant – cap de Bonne Espérance, c’est désormais entre Ouessant et le cap Leeuwin que Sodebo Ultim 3 s’est montré le plus rapide. Avec un temps de 17 jours, 1 heure, 17 minutes, ils ont amélioré de 5 heures, 41 minutes le temps de référence détenu par IDEC Sport depuis 2017. « Quand on voit qu’on est en tête des trois meilleurs temps intermédiaires du Trophée Jules Verne, c’est fantastique », savoure Benjamin Schwartz.

Les « Sodeboys » gardent de l’avance sur leur adversaire virtuel. Une sacrée prouesse d’autant qu’en comparaison, Francis Joyon et son équipage avaient eu des conditions exceptionnelles dans l’océan Indien. “Ils n’avaient fait aucun empannage pendant toute la traversée de l’océan Indien, rappelle Benjamin. “Nous en avons déjà fait 19 depuis Bonne Espérance et il en reste une dizaine jusqu’en Tasmanie ! “. L’enthousiasme est au rendez-vous puisqu’à l’exception de Thomas Coville, tous les membres de l’équipage franchissent le cap Leeuwin pour la première fois dans leur vie de marins.

Thomas Coville, skipper de Sodebo Ultim 3 : « C’est presque la moitié du parcours. On a tous beaucoup trimer et travailler pour être dans ce nouveau temps de référence. Avec Sodebo on n’est jamais allé aussi loin dans nos tentatives de records (en 2020 et 2024 qui s’était arrêté sur avarie). On va rester humble et sereins. On progresse collectivement. On est tous ensemble pour gérer ces étapes après étapes, ces caps après caps. On est conscients du chemin mais ce qui nous intéresse c’est le Record du tour du monde. Alors nous allons continuer à naviguer comme on le fait depuis le départ. »

Léonard Legrand, équipier sur Sodebo Ultim 3 : « On est très contents d’inscrire un nouveau temps de référence à Leeuwin ! Ça montre l’engagement de l’équipage et le curseur que l’on met. On pousse fort ! Même si on est heureux, ce n’est pas le tout de faire les intermédiaires, ce qui nous intéresse c’est le Record à Ouessant. »

L’océan Indien fidèle à sa réputation
Les derniers jours ont été particulièrement compliqués. Après leur descente à grandes enjambées de l’Atlantique, les sept marins ont dû batailler pour progresser à l’arrière d’une dépression. « C’est toujours une zone délicate car la mer a eu le temps de se former et elle était souvent croisée », assure Benjamin Schwartz. « Les conditions ont été particulièrement musclées et forcément, ça a joué sur les organismes, ajoute Frédéric Denis. Mais c’est chouette de voir qu’on a continué à bien avancer ! » Sodebo Ultim 3 a poursuivi sa route autour de 20 à 30 nœuds de vitesse tout au long de la semaine. « On a surtout eu la bonne surprise de voir qu’on gardait des moyennes plus qu’honorables », apprécie Benjamin.

Les glaces, une attention de chaque instant
Dimanche dernier, Thomas Coville expliquait « avoir passé mon quart les yeux rivés sur le radar, les alertes et les alarmes pour veiller aux éventuels growlers ou icebergs ». Ils ont en effet traversé une zone à risque pour éviter une bulle de vent faible. Plusieurs growlers (fragments d’icebergs non détectables par satellite) ont en effet été aperçus par l’équipage ces derniers jours. La cellule routage, en lien avec CLS, spécialisée dans la localisation par satellite, travaille avec le bord afin d’adapter la trajectoire en fonction des détections. « C’est une préoccupation de chaque instant car dès qu’il y a un peu de mer, nos radars ont du mal à détecter un éventuel morceau de glace », ajoute Benjamin. Ce risque, inhérent aux tentatives du Trophée Jules Verne, oblige à veiller à la latitude à laquelle ils progressent. Cela a donc eu un impact concret sur leur route puisqu’ils ont décidé de contourner les îles Kerguelen par le nord. À noter que dans l’équipage, Thomas Coville était le seul à avoir déjà vu des growlers et des icebergs au cours de ces neuf tours du monde précédents.

Un réveillon du 31 sur le pont
Hormis les sourires et les accolades, la Saint Sylvestre aura été particulièrement studieuse à bord. Les 7 marins ont notamment dû s’employer à plusieurs réparations. Frédéric Denis évoque « pas mal de bricoles » à l’instar d’une fuite d’eau dans un ballast. Ils ont également dû réparer une chaîne de colonne de winch qui les a obligés à effectuer un empannage « à la manivelle et à l’ancienne ». En parallèle, il faut composer avec le froid toujours aussi tenace et l’humidité. « On a la chance d’être bien équipé, d’avoir des bons duvets pour dormir, des vêtements pour se changer, explique Frédéric. Mais on voit que le corps humain a une sacrée capacité d’adaptation.»

L’océan Pacifique en ligne de mire
Après l’océan Atlantique et l’Indien, c’est désormais l’océan Pacifique qui se profile. Ils devraient y entrer d’ici deux jours, samedi 3 janvier. Sodebo Ultim 3 va continuer sa progression à plus de 1000 milles au sud de l’Australie. Bientôt, ils dépasseront la latitude de la Tasmanie pour la longue traversée du Pacifique vers le Cap Horn. Et ce sera toujours aussi intense. Si l’avance s’est réduite depuis Bonne Espérance, l’équipage « espère le creuser à nouveau à partir de la Nouvelle-Zélande ». Et la motivation est toujours aussi forte pour l’équipage de Sodebo Ultim 3 qui continue d’accumuler les temps de référence à chaque passage clé de ce tour du monde.

Source CP

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Globe40. Départ de Sydney de la 4e étape vers Valparaiso

1st January 2026: Globe40 Sydney race start in Sydney Harbour, Sydney, Australia. Photos by Mark Kolbe Photography

Les 6 concurrents de la 2ème édition de la GLOBE40 se sont élancés à 15.00 locales ( 04.00 UTC ) de la baie de Sydney pour leur 4ème étape en direction du Chili et de Valparaiso. L’équipage allemand fera son retour à Recife au Brésil. D’une destination mythique à une autre les skippers auront environ 6400 milles en route directe à franchir avec un parcours qui va les conduire à nouveau aux latitudes les plus basses de la planète avec une limite à 50° Sud fixée dans les régles de course.

Ce n’est rien de moins que la totalité de l’Ocean Pacifique que les Class40 devront franchir du continent australien aux berges de la Cordillière des Andes avec la Nouvelle-Zélande comme dernière terre avant le grand saut dans le vide océanique. Formidable aventure mais aussi compétition sans merci puisque cette seconde et dernière étape à coeficient 3 risque bien de donner un avantage déterminant à ceux qui visent la victoire tant au classement général dominé par les Class40 dernière génération dits “scows” qu’au classement des Class40 classiques dits “pointus”.

Une étape remarquable à Sydney
Destination de mi-parcours Sydney aura été réellement un moment remarquable de cette deuxième édition.D’abord évidemment par la satisfaction d’avoir pu mener la course sur l’autreversant de la planète avec un seul Class40 manquant provisoirement à l’appel, les jeunes allemands de NEXT GENERATION, mais qui va rejoindre la course à l’étape brésilienne de Recife. Si les “pointus” avaient prouvé à la 1ère édition leur capacité à faire un tour de la planète en course, pour les “scows” l’enchainement des étapes depuis Lorient et Cadix avait un caractère pionnier, doublant pour la première fois la distance des traditionnelles transatlantiques. Remarquable ensuite par l’attrait incroyable de cette ville et de cette baie ou tout tourne autour de la mer et ou tout marin se sent chez lui, entouré d’un public de connaisseurs, bienveillant et sensible à la performance maritime accomplie dans ce voyage. Remarquable enfin par l’accueil que l’on pourrait qualifier du même terme des deux plus grands clubs du territoire, le Royal Sydney Yacht Squadron ( RSYS ) dans le nord de la baie qui n’a pas compté ses efforts pour organiser nos arrivées en Australie, et le Cruising Yacht Club of Australia ( CYCA) au sud de la baie et pourtant en pleine organisation de la mythique Sydney – Hobart. Harbour Bridge ( le célèbre pont qui traverse la baie), l’Opéra de Sydney, le feu d’artifice du nouvel an, ce sont pas les souvenirs forts qui manqueront aux skippers, en gardant une pensée émue pour les victimes de l’attentat de la plage de Bondi.

Un Pacifique à traverser comme voeu de la nouvelle année
C’est un parcours libre entre la baie de Sydney et la baie de Valparaiso qui est proposé aux concurrents. Avec la Nouvelle-Zélande comme premier obstacle sur la route avec 3 possibilités, le passage par le Nord, par le detroit de Cook entre les deux îles principales, et le passage par le sud, le plus probable à ce stade. Les routages font ensuite descendre les parcours à la limite sud fixée à 50° pendant la plus grande partie de la traversée avant de remonter vers le Chili. Que dire de cette immensité à traverser ? si les étapes précédentes avaient des distances globales proches ou mêmes supérieures comme à l’étape 2 il s’agit là de traverser un ocean d’Ouest et en Est, et loin de tout comme le passage au fameux point “Nemo” ( point censé être sur la planète le plus éloigné de toute terre) l’a popularisé. Ce sera donc sans aucun doute une étape au moins aussi engagée que les précédentes, au plus proche des grands dépressions du sud, et dans des températures basses.Un nouveau defi pour les concurrents qui en sont donc à leur troisième passage dans le grand sud après la pointe Africaine, le parcours de l’île de la Reunion vers la Grande Baie Australienne, et donc cette nouvelle étape; il en restera un quatrième avec le passage du Horn dans l’étape entre Valparaiso et Recife. Comme les hommes, les bateaux et les équipements révisés à Sydney, qui dispose de tous les professionnels du nautisme nécessaires, devront tenir et cet enjeu technique ne sera pas le moindre des défis. Enfin c’est autour de 3 semaines de mer que les prévisions affichent pour la durée de cette étape 3.

Une étape déterminante pour les appétits de victoire au général
On se souvient de la brillante victoire à la Réunion de BELGIUM OCEAN RACING -CURIUM lors de la précédente étape à coefficient 3, puis de l’arrivée non moins brillante de CREDIT MUTUEL en Baie de Sydney; et ce ne sont actuellement que deux points qui séparent les 2 équipes duellistes depuis le départ. Des équipes renouvelées avec chez les belges le retour de Djemila Tassin qui rejoint Benoit Hantzperg qui est sur le pont depuis le Cap-Vert, alors que sur l’équipe française rivale c’est un changement complet d’équipe, Ian Lipinski laissant les commandes pour une étape à Antoine Carpentier et à Alan Roberts. « Je me sens en totale confiance parce qu’ils ont énormément de compétences, pose Ian Lipinski. Antoine connaît bien le bateau, Alan a fait quelques navigations dessus et il est extrêmement motivé et content de faire cette étape. Est-ce un peu étrange de confier son bateau ? Oui et non : je le fais régulièrement à l’occasion de convoyages, mais pas sur des courses, c’est vrai. La transmission a été très fluide : Antoine connaît déjà beaucoup de choses et Alan a été très proactif dans la prise en main du bateau. Il n’a pas besoin qu’on lui explique deux fois les choses ».

« Prendre la mer sans le boss, c’est sûr que c ‘est un peu bizarre, ça augmente un peu la pression sur mes épaules, révèle Antoine Carpentier. J’avoue être moins serein que quand je pars avec Ian, mais c’est un peu normal parce que je n’ai jamais beaucoup navigué avec Alan. On s’est calé pour les manœuvres et on a commencé à poser une organisation en double. Je ne suis pas inquiet pour autant : Alan a un gros cv et, sur les quelques navigations qu’on a partagées, ça saute aux yeux qu’il pige très vite et qu’il intègre les fonctionnements, et il s’est adapté super vite au bateau ».

Alan Roberts, lui, a été choisi pour suppléer Amélie Grassi, initialement programmée pour courir cette étape à travers le Pacifique, mais elle aussi a accusé le contrecoup d’un trimestre épuisant sur les mers, entre la Globe40 et ses engagements dans The Ocean Race Europe. « C’est à la Réunion que s’est décidé le fait que j’allais monter à bord du Class40 Crédit Mutuel pour cette 4e étape, précise le Britannique. C’est chouette pour moi, qui n’ai jamais couru dans le Pacifique. C’est une nouvelle aventure, une nouvelle expérience, et je suis très excité aussi par le fait de courir sur ce nouveau bateau sur lequel l’équipe a beaucoup travaillé pour développer ses performances. J’ai eu l’occasion de rencontrer Antoine, avec qui je n’avais jusque-là jamais navigué, et c’est cool ! Il a une énorme expérience et de très grandes compétences. On s’entend bien et je pense qu’on est assez complémentaires : on avance dans le même état d’esprit, on aime coller au bateau et chercher la performance. Je sens une bonne énergie, d’autant que nous sommes frais physiquement. Il y aura plus de 6000 milles de traversée.”

Chez les pointus les places sur le podium restent à distribuer entre BARCO BRASIL (26.5 points ), FREE DOM ( 31 points ) avec le retour du responsable du projet Thibault Lefevere accompagné de Nicolas Guibal et WILSON ( 34 points) stable avec toujours à bord Lisa Berger et Jade Edwards- Leaney. Quant à JANGADA RACING à l’équipage identique depuis le départ ( Richard Palmer – Rupert Holmes ) il n’est séparé que d’un tout petit 0,5 point de WHISKEY JACK avec toujours aux commandes Mélodie Schaffer accompagnée depuis la dernière étape de son compatriote canadien

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Sydney-Hobart. La course remportée par Alexis Loison et Jiang Lin

Min River, le jpk10.30 a été déclaré vainqueur au classement général de la Rolex Sydney Hobart Yacht Race 2025, faisant de sa propriétaire, Jiang Lin, la première femme à remporter la course et, avec son co-skipper Alexis Loison. C’est également le premier équipage en double à remporter la célèbre Tattersall Cup – une journée d’importance historique dans la course.

Après une longue bataille contre sept autres équipage doubles et deux équipage complet, Love & War et Midnight Rambler, au cours des 36 dernières heures de la célèbre course du Cruising Yacht Club of Australia, il est devenu évident que la victoire se jouerait entre BNC – my::Net/LEON et Min River . Lin et Loison occupaient initialement la deuxième place du classement général. Cependant, suite à une protestation du Comité de Course contre l’équipage en double de BNC – my::Net/LEON (Michel Quintin/Yann Rigal) pour infraction au règlement, ce dernier a été pénalisé d’une heure et cinq minutes par le Jury International. (Lire ci-dessous) Ce résultat a permis à Min River de remporter la victoire au classement général. La pénalité de temps de BNC – my::Net/LEON l’a fait chuter à la deuxième place.

Jiang Lin, âgé de soixante ans, a admis cet après-midi : « Je n’espérais pas gagner. Imaginez toutes ces centaines de bateaux, tous ces grands voiliers et ces marins exceptionnels. Je n’aurais jamais cru, même dans mes rêves les plus fous, que cela se réaliserait. Alors non, je n’y pensais pas. Le mieux était de remporter notre division. » Et c’est ce qu’ils ont fait. « Je n’arrive pas encore à y croire. Peut-être que je me réveillerai et que je dirai : “Oh, c’était un rêve.” »

« C’est vraiment spécial pour moi, donc je suis très content. » Loison a ajouté : « Non, je ne m’attendais pas à gagner, mais nous avions une bonne stratégie, qui consistait à attaquer très fort. Nous avons effectué de nombreux changements de voiles. » « À plusieurs reprises », a ajouté Jiang Lin. Loison : « On a oublié de dormir. C’est fou de gagner, on est fiers de nous. »

Après avoir détrôné BNC – my::Net/LEON en tant que vainqueur général, Jiang et Loison ont-ils éprouvé des sentiments mitigés ? « Non. C’est comme ça, nous sommes toujours les vainqueurs », a déclaré Jiang Lin. « Nous dînons tous ensemble demain (avec tous les concurrents en double ). J’ai déjà confirmé ma présence. On va donc bien boire un verre et fêter ça. »

Comme tous les autres concurrents, le duo a trouvé certaines portions de la course particulièrement difficiles. Loison a déclaré : « Les deux premiers jours et la dernière nuit ont été très durs. Mais nous avons gardé de très bons souvenirs de la fin. À l’arrivée, nous savions que nous étions tout près d’un excellent résultat. »

Jiang Lin participait aux régates du crépuscule et du dimanche d’été au Balmain Sailing Club, qui l’avait nommée « Navigatrice de voilier quillard ayant le plus progressé » en 2015, seulement trois ans après ses débuts en voile – à l’âge de 47 ans. Jiang Lin a toujours choisi des co-skippers de haut niveau, français et australiens, pour régater avec elle, en Australie comme à l’étranger. Interrogée sur la participation de Loison à la Rolex Sydney Hobart 2026, Jiang Lin a ri et répondu : « Euh, peut-être. »

Décision du Jury

1.1. Le comité de course a reçu un rapport de BNC My Net Leon (« Leon ») déclarant qu’il ne s’était pas conformé à « l’article 55.3 du RRS sur les 2 derniers milles marins au vent arrière vers la ligne d’arrivée ».
1.2. À la suite de ce rapport, le comité de course les a immédiatement informés de son intention de protester et a déposé une réclamation contre Leon.

2. Faits constatés :
2.1. Au cours des 2 derniers milles nautiques de la course de 628 milles nautiques, Leon a hissé et utilisé son spinnaker asymétrique A1.5, avec l’amure reliée au beaupré du bateau et un espar relié à l’écoute à une extrémité et au mât à l’autre extrémité. L’espar exerçait une pression vers l’extérieur sur l’écoute à un point à partir duquel, avec le bateau à la verticale, une ligne verticale tombait à l’extérieur de la coque ou du pont.
2.2. Leon n’a déployé la voile de cette manière que sur les 2 derniers milles nautiques de la course.
2.3. Par rapport aux 2 milles nautiques précédents parcourus par Leon avant cet incident, le bateau a gagné 3 à 5 minutes par rapport à une navigation conforme aux règles.
2.4. L’image a été diffusée, montrant la façon dont la voile était déployée. Cette photo a été prise de Leon dans la rivière Derwent.

2 3. Conclusions et règles :
3.1. Le mât est un dispositif qui exerce une pression vers l’extérieur sur l’écoute du spinnaker. Cela enfreint la règle 55.3 et aucune des exceptions à cette règle ne s’applique.
3.2. Le jury est convaincu que le bateau n’a pas délibérément enfreint la règle 55.3. Cette conclusion se fonde sur le rapport établi et les preuves présentées, renforcées par le fait que l’équipage a réglé la voile de cette manière en sachant pertinemment que la presse et les spectateurs seraient présents.
3.3. L’instruction de course 21.1 permet au jury international d’appliquer une pénalité discrétionnaire en points ou en temps au lieu d’une disqualification pour infraction à la règle 55.3. Convaincu que le bateau n’a pas délibérément enfreint une règle, le jury a décidé d’appliquer une pénalité discrétionnaire.
3.4. En évaluant la pénalité, le jury s’est assuré que tous les gains de performance éventuels sont pris en compte et qu’une pénalité proportionnée à l’infraction à la règle est également appliquée.
3.5. Le jury estime que les circonstances de cette affaire sont comparables à celles d’un bateau enfreignant une règle de la partie 2 et recevant une pénalité d’une heure, comme le prévoit l’instruction spéciale 20.2.

4. Décisions : 4.1. Une heure et cinq minutes doivent être ajoutées au temps écoulé de Leon.

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Trophée Jules Verne. Superbes images de drone de Sodebo dans l’Ocean Indien !

crédit Jérémie Lecaudey - Team Sodebo

L’équipage de Sodebo Ultim 3 a de nouveau envoyé de magnifiques images du trimaran volant dans l’océan Indien. L’équipe conserve toujours une avance de 300 milles nautiques sur le record d’IDEC Sport, mais celle-ci fond à vue d’œil en raison d’une météo peu clémente, tandis que l’équipage de Francis Joyon menait une incroyable chevauchée, avec des vitesses moyennes de 36,6 nœuds sur une route directe. Sodebo Ultim 3 entame son 15ᵉ jour de navigation. La route est encore longue.

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