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Dernière ligne droite avant le Trophée Jules Verne pour Banque Populaire V

Banque Populaire V premiers bords
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C’est tout auréolés de deux records historiques et donc d’une victoire sur l’Atlantique que les hommes du Maxi Banque Populaire V avaient quitté les festivités brestoises pour rallier leur port d’attache. Forts de l’expérience de deux transatlantiques, les navigants et les techniciens avaient tiré les enseignements et observations nécessaires avant une mise en chantier prévue de longue date et destinée à aborder le Trophée Jules Verne dans les meilleures conditions. A la veille de la remise à l’eau du plus grand trimaran du monde, Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire, revient sur les modifications apportées : « La partie la plus importante du chantier a porté sur un check up complet du bateau dans les moindres détails, afin notamment d’améliorer sa fiabilisation en vue du Trophée Jules Verne. Nous avons ainsi allégé le Maxi Banque Populaire V pour optimiser la performance, en gagnant 300 kilos sur le poids total ».

Soigner le confort des hommes

Si gagner en fiabilité et en confiance a donc constitué une part essentielle de ce chantier estival, le fait d’avoir disputé deux parcours transatlantiques en équipage a également révélé quelques points faibles en matière de vie à bord. Partant de ces constatations, un soin particulier a été apporté à améliorer le confort à bord du Maxi Banque Populaire V : « Nous nous sommes rendus compte qu’il y avait des choses à améliorer afin de rendre la vie de l’équipage plus facile au quotidien. Nous avons donc fait évoluer tout ça par des petits détails qui auront leur importance sur le Trophée Jules Verne. Ainsi, nous avons collé une mousse à l’intérieur du bateau afin d’éviter la condensation et l’humidité quand il fait froid. Nous avons également amélioré le rangement des cirés et installé des tubes pour faire sécher les bottes ».

Le Maxi passé au crible

A peine plus d’un an après sa mise à l’eau, le Maxi Banque Populaire V est donc prêt pour aborder le rendez-vous majeur de sa campagne de records, le Trophée Jules Verne. Pour Pascal Bidégorry, ce retour à l’entraînement est un moment attendu et préparé : « Nous avons démonté le bateau de fond en comble afin de nous assurer de la fiabilité structurelle de la plateforme et des pièces ajoutées dessus. Après une année de navigation, nous ne pouvons que nous réjouir de n’avoir décelé aucun problème. Cette vérification a encore constitué un gros chantier. Ca n’a pas été une petite révision et je suis extrêmement satisfait de la qualité du contrôle. Jamais le bateau n’avait encore été ainsi passé au crible. A présent, j’ai hâte qu’on navigue à nouveau. Nous avons pris tellement de plaisir ces derniers mois à bord que je suis pressé d’entrer dans la préparation du Trophée Jules Verne et qu’on ne pense qu’à naviguer ! ».

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Lancement du programme Multi One Design

MOD 70
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Défendre l’Eau

La société Multi One Design S.A., représentée par Marco Simeoni, Président, Franck David, Directeur Exécutif, et Stève Ravussin, Directeur Technique, a présenté aujourd’hui lors d’une conférence de presse, la Multi One Attitude, une initiative éco-responsable qui axe ses activités sur la défense d’une ressource primordiale: l’Eau. Ses engagements se centreront sur deux problématiques, le « 8ème continent » et l’« Empreinte en eau ».

Le « 8eme continent », également appelé "Grande Plaque de Déchets du Pacifique" est un amoncellement de détritus et de plastique, évalués à 3,3 millions de tonnes au km2. La localisation de cette plaque s’explique par les courants qui font converger les déchets flottants vers cette zone. Cette modification de l’écosystème marin prétérite la faune.

L’Empreinte en eau est le volume total d’eau utilisée dans le cadre d’une activité (installation, bien ou service). Durant ces 50 dernières années, la population globale a doublé et la demande en eau triplé. Avec l’augmentation de la population et le développement économique, l’eau potable devient une denrée rare. Il est devenu vital d’économiser cette ressource précieuse afin de garantir notre survie.
 
Le lancement du Multi One Championship

Le circuit professionnel international des multicoques MOD 70’ sera le levier sportif de cette initiative éco-responsable. Un programme sportif composé de trois événements majeurs en équipage : Un Tour Européen annuel dès 2012, un Ocean World Tour avec un départ en octobre 2013 et une Ocean Race annuelle en fin de saison. L’ensemble des événements combineront une partie off-shore et des city races.
Le premier MOD 70’ sera livré en octobre 2010. Les quatre MOD 70 suivants seront livrés dans le courant du premier semestre 2011. Les objectifs de participation sont de 5 équipages en 2011, 8 équipages en 2012 et 12 équipages en 2013. Un numerus clausus a été fixé à 12 MOD.
 
Le Multi One Design 70’

Le Multi One Design 70’ a été dessiné par le fameux cabinet d’architectes VPLP. Le cahier des charges répond à de nouvelles exigences de modernité et de performance, mais surtout de fiabilité, de sécurité et de longévité. L’ambition : construire un bateau qui sera la référence pour les 10 prochaines années (2010-2020). Ce bateau résolument tourné vers la navigation océanique embarquera des systèmes de communication innovant pour un suivi des courses « live » et un maximum d’informations, qui seront disponibles sur tous les supports multimedia.
 

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Paul Cayard (Team Katusha) remporte le Match Race

RC 44
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A la surprise générale, le nouveau RC44 qui vient de sortir du chantier de chez Pauger a remporté la finale. Ce résultat est quelque peu surprenant car même si Paul Cayard est un habitué du circuit, il s’agit de la première participation de l’équipage. 

La journée avait débuté par une autre surprise, la victoire de l’équipe locale Modri Gaj, qui entre dans le championnat cette semaine, face à Team Austria. C’est cependant lors des demi-finales que les bagarres ont été les plus rudes, notamment lors de la rencontre entre Dean Barker (Artemis) et Sébastien Col (Ceeref). Un face-à-face très serré au terme duquel les deux bateaux ont terminé quasiment ensemble mais sur des bord différents. Artemis a pris une pénalité, mais a fini par profiter de la situation pour libérer son spinnaker avant de franchir la ligne quelques mètres devant Ceeref. 

Les duels entre Katusha de Paul Cayard et No Way Back de Ray Davies et Pieter Heerema ont également été haletants avec, à l’issue des deux premières courses, une victoire pour chaque équipe. Lors de la troisième course décisive, Cayard a fait le bon choix de bord au départ et a pu établir une longue avance.  Le barreur de Katusha confiait sa stisfaction à l’arrivée : “C’est évidemment une fabuleuse journée pour notre nouvelle équipe Katusha. Nous n’attendions pas un aussi bon résultat, mais c’est la façon idéale de faire notre entrée dans cette classe. La victoire doit beaucoup à tous ceux qui ont préparé le bateau au cours de ces dernières semaines. Ils ont été particulièrement attentifs aux détails. Nous avons navigué prudemment étant donné qu’il s’agissait de notre première épreuve et nous avons ainsi évité le contact.  La stratégie était risquée mais elle s’est avérée payante".

Aujourd’hui, place aux courses en flotte pour les onze équipes.    

Match Race – Classement final

1) Team Katusha, Paul Cayard,
2) Organika, Karol Jablonski
3) No Way Back, Ray Davies, Pieter Heerema
4) Puerto Calero Islas Canarias, José Maria Ponce
5) Artemis, Dean Barker
6) Team Aqua, Cameron Appleton
7) Ceeref, Sébastien Col
8) BMW ORACLE Racing, Russell Coutts
9) Team Sea Dubai, Markus Wieser
10) Modri Gaj, Gasper Vincec
11) Team Austria, Christian Binde

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Du beau monde à Saint-Tropez

St Trop
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Avec un joli flux de sud ouest fraîchissant à la sortie du Golfe, les régates de mardi avaient comblé tous les protagonistes de la grande fête Tropézienne. Cette seconde journée de course aura démarré sur des bases en tout point similaires à la veille. C’est au plus fort du vent au cap de Saint-Tropez que se sont croisées peu après 14 heures les trois grandes catégories de voiliers en lice. Le vent établi sur la ligne permettait l’envoi à quelques minute d’intervalle des 5 classes de voiliers classiques sous le Portalet. Au même moment, 11 grands Wally  reprenaient le spectaculaire affrontement débuté mardi. Le rond des Modernes, voiliers récents naviguant sous les règles IRC, patientaient jusqu’à 14 heures et l’établissement d’un vent enfin stable au Sud Ouest.
 
Les Wally tout en contraste

Contraints, parcours oblige, de côtoyer au large les zones de vent mal variable, les grands Wally ont alterné bords de largues et bords de portant en début d’après-midi. Le spectacle était pourtant au rendez-vous, Y3K, dominateur mardi confirmant sa suprématie sur ce rond. Trop pénalisé par son fort rating pour espérer truster les meilleurs places au classement général, le nouveau Wally 130, est bien l’une des principales attractions de cette compétition. Il n’a cessé, de bords de portant en longs sprints au reaching, de menacer Y3K. De leur côté, Open Season (Wally 94,2), Genie (Wally 77) et Magic Carpet
(Wally 95) rivalisèrent de prise de risques et de coups tactiques pour terminer somme toute très proches les uns des autres.
 
Merveilleux petits auriques

Sur un parcours similaire à celui des « grands » auriques, les « petits » voiliers d‘époque ont trouvé dans les conditions du jour matière à s’exprimer à plein. Et ils ne s’en sont pas privés. Le tempo du jour était tonique. En ouvrant le jeu vers l’ouest et cap Camarat, les parcours du jour offraient de multiples possibilités tactiques. Nerveux dans les petits airs du départ, skippers et tacticiens jouaient des coudes, au point de provoquer quelques « touchettes », sans autres conséquences par exemple qu’un « 360° » auto infligé par The Blue Peter qui accrochait Mariella sous les yeux du Comité. Le légendaire Pen Duick d’Eric Tabarly a, toute la journée, subi et résisté aux assauts de Lady Trix, très à l’aise aux allures proches du vent lors du grand bord vers cap Camarat. Partis quelques minutes plus tard, les grands auriques ont poursuivi leurs affrontements confraternels. Mariska s’est montrée toujours aussi à l’aise dans les petits airs. Moonbeam of Fife, avec Seb Audigane à la tactique, surprenait tout le monde en partant bâbord amure en bout de ligne. Nervosité aussi chez ces géants, l‘immense Eleonora voyant Moonbeam IV réclamer contre elle pour un refus de priorité.
 
Aujourd’hui, journée des défis !

Le jeudi, les « Voiles de Saint-Tropez » offrent traditionnellement à tout un chacun, indifféremment de la taille ou de l’âge des bateaux, la possibilité de revivre l’histoire. En 1988, c’est John Parkwright IV, armateur de France II, qui lance un défi à d’autres bateaux alors que les régates officielles sont annulées en raison du fort Mistral qui souffle sur la presqu’île. Il demande juste que l’on donne le départ et que l’on note l’arrivée. La Florida Cup (devenue aujourd’hui Défis Jean Lorrain) est née et sera témoin de beaux duels comme celui opposant Astra à Candida ou bien en 1992 le Class J Endeavour et Ville de Paris, alors récent challenger pour la Coupe de l’America. Au programme 2009, des duels à plusieurs têtes, Pen Duick 1, Oriole et Lady Trix régateront dès 12 heures.

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Création d’un nouveau record entre New York et Barcelone

Estrella Damm
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Barcelone et New York, représentés par la Fundació Navegació Oceànica Barcelona (FNOB) et la Commission des Sports de la ville de New York, ont annoncé aujourd’hui le lancement d’un nouveau challenge océanique qui aura lieu en avril 2010 : le NY-BCN Transoceanic Sailing Record. Cette épreuve contre la montre constitue la première transatlantique à la voile disputée entre les deux villes. 

Pour assurer l’égalité des chances, les deux participants à ce défi sont les sisterships Estrella Damm et W Hotel. Ces deux 60 pieds Open (classe IMOCA) seront chacun menés par un équipage de trois personnes composé de deux Espagnols et un Américain. Le départ de New York est programmé pour la première quinzaine d’avril 2010 avec une arrivée prévue à Barcelone entre le 20 et le 30 avril, soit 15 à 20 jours de navigation pour couvrir les 3900 milles (7223 km) du parcours. 

Promu et organisé par la Fundació Navegació Oceànica Barcelona (FNOB), une entité où sont représentés le Conseil de la Mairie de Barcelone, les autorités portuaires, la chambre de commerce et le Salon de Barcelone, le NY-BCN Transoceanic Sailing Record est co-sponsorisé par la Commission des Sports de la ville de New York, avec la participation du Real Club Nautico de Barcelona et du New York Yacht Club.

Le NY-BCN Transoceanic Sailing Record est destiné à devenir un parcours de référence. C’est la première fois dans l’histoire de la voile océanique qu’une ville située sur la façade atlantique et une ville méditerranéenne seront reliées par un parcours maritime sous forme de record. Le temps de référence sera ratifié par le World Sailing Speed Record Council (WSSRC), organisation internationale dépendante de l’ISAF, chargée de la gestion des records. 

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La Solidaire du Chocolat : un rendez-vous inédit pour les Class40

Cheminées Poujoulat
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Depuis plus de deux ans, la Class40 travaille au développement de son calendrier des courses en l’étoffant d’épreuves « 100% Class40 » : les 1000 milles Brittany Ferries, Les Sables-Horta-Les Sables, le Trophée du Morbihan, le mondial Class40 (devenu « Championnat du Monde » depuis la reconnaissance de la Classe par l’ISAF). Cette année marque cependant un cap important pour le calendrier des courses Class40 avec la toute première édition de la Solidaire du Chocolat, la première transatlantique dédiée aux Class40.

"Pour"  et  "avec"  les Class40

La Solidaire du Chocolat a été conçue pour les Class40 et avec la Class40. Organisateurs et association de coureurs ont travaillé ensemble à la construction de cet événement pour qu’il réponde aux attentes des skippers, tant en terme de frais d’inscription que de commodités techniques et de couverture média.

23 duos au départ

Avec 23 duos au départ, les coureurs Class40, dans un bel ensemble (et malgré les difficultés économiques du moment) ont majoritairement dit « oui » à ce nouveau rendez-vous. Parmis eux, de nouveaux venus : Damien Seguin, Bernard Stamm aux côtés de Bruno Jourdren, le finlandais Jouni Romppanen, l’américain MacKenzie Davis. A noter également que la moitié des duos n’est pas français avec des Finlandais, des Américains, des Britanniques, des Espagnols et des Italiens.

La Solidaire du Chocolat en chiffres

5000 milles entre Saint Nazaire et Progresso au Mexique.
46 marins, 23 duos, au départ.
23 couples association humanitaire / mécène constitués.
500 000 euros levés pour ces associations.

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Des surprises à Portoroz

RC 44
DR

En signant quatre victoires, Karol Jablonski termine la journée en tête du classement avec Team Organika.  Ils l’ont notamment emporté face aux ténors du circuit comme Sébastien Col, Cameron Appleton et Paul Cayard. Jose Maria Ponce (Islas Canarias Puerto Calero) était également en forme ce mardi et domine son groupe  devant No Way Back (Pieter Heerema et Ray Davies). En effet, en raison du nombre important de participants, la flotte a été divisée en deux groupes pour le Round Robin. 

Après sa victoire lors de la course d’entraînement lundi, Dean Barker était déçu hier après avoir perdu ses duels face à No Way Back et Islas Canarias Puerto Calero. Ces résultats ne placent Artemis qu’à la troisième place de son groupe. Mais ce n’est pas la seule surprise de la journée. Russell Coutts a également subi deux revers avec BMW Oracle. La première participation de Modri Gaj, une équipe locale slovène, ne restera pas quant à elle pas dans les annales. Lors de sa première course, l’équipe a raté son départ et s’est vue infliger deux pénalités pendant la phase de pré-départ. ensuite, elle n’a pas respecté le passage de la marque au vent et n’a pas trouvé la ligne d’arrivée ! Andrej Justin, équipier sur  Modri Gaj, confiait à l’issue de cette journée : “On n’a pas d’habitués de match racing à bord de notre bateau. C’était dur ! On a pris des pénalités, mais sans savoir pourquoi. Mais c’est la vie. Le match racing est une vraie bagarre et nous n’y sommes pas prêts”.

Les prévisions annoncent un vent faible pour la journée d’aujourd’hui et les organisateurs anticipent une modification du programme afin de boucler le round robin plus rapidement.  
 
Classements
 
Groupe Alpha
1) Puerto Calero Islas Canarias, José Maria Ponce, 3-1
2) No Way Back, Ray Davies, 3-1  
3) Artemis, Dean Barker, 2-2
4) BMW ORACLE Racing, Russell Coutts, 2-2
5) Team Austria, Christian Binder, 0-4
 
Groupe Bravo
1) Organika, Karol Jablonski 4-1
2) Team Katusha, Paul Cayard, 3-2
3) Team Aqua, Cameron Appleton 3-2  
4) Ceeref, Sébastien Col, 2-3
5) Team Sea Dubai, Markus Wieser, 2-3
6) Modri Gaj, Gasper Vincec, 1-4

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C’est parti à Saint-Tropez

st trop
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Le vent du large…

Si peu avant 13 heures, le vent sur la ligne de départ des voiliers classiques n’excédait guère les 5 nœuds, il montait régulièrement en pression au fur et à mesure que les voiliers sortaient au près légèrement débridé du golfe en direction de la pointe des Issambres. Dans le sillage des petits auriques, puis des petits et grands marconis, s’élançaient les grands auriques. Mariska (Fife 1908), vantée et admirée pour sa première participation aux Voiles depuis sa refonte totale aux chantiers des Charpentiers Réunis de La Ciotat, se montrait à la hauteur des flatteurs qualificatifs dont on l’affuble déjà. Bien dégagée en bout de ligne, le joli côtre prenait rapidement l’avantage. C’est précisément cette montée en pression du flux de Sud Ouest qui allait favoriser le retour des habitués des podiums des Voiles. Moonbeam IV sonnait le réveil des grandes unités et emmenait dans son sillage les grandes goélettes, Elena, Eleonora et le ketch Thendara particulièrement à l’aise, sans oublier  le grand 23 m J Cambria (Fife 1928) toujours prompt à s’envoler dès que le vent tutoie les dix nœuds et plus.  Passée la Sèche à l’huile, bouée cardinale en bordure du golfe, le vent prenait franchement de la droite et c’est très appuyé sur tribord que la flotte partait au large pour un long bord débridé. L’immense goélette Elena (Herreshoff 1911) plaçait très vite une accélération qui lui donnait une confortable avance. Elle donnait des idées d’envol à Thendara (Mylne 1937) et à Eleonora  (Herreshoff 1910).
 
Le duel des 15 m
 
L’affrontement si attendu et dont on n’a pas fini de parler entre Tuiga (Fife 1909) et son quasi sistership Mariska (Fife 1908) a failli tourner court, le centenaire voilier amiral du yacht Club de Monaco ayant quelque peu manqué son départ, lent à trouver ses marques au bateau comité. Mariska, suivi de près par un autre Fife (Moonbeam IV, Fife 1920) trouvait vite du vent frais et s’échappait un moment dans les petits airs. La course poursuite du cadet (Tuiga numéro de voile D3) derrière l’aîné (Mariska D1) était de toute beauté. La palme revenait à l’expérience et c’est parfaitement réglé dans ses lignes que le skipper Monégasque Bernard d’Alessandri remontait patiemment Bernard Tarrès pour le passer lors du long bord de largue vers Saint-Tropez et le Portalet. 
 
Au bonheur des Métriques

Les petits airs du départ et des allures très éloignées du lit du vent ont fait le bonheur des légers et toilés Classes métriques ; 8 m JI, 12 m JI et même 6 m JI ont ainsi tiré le meilleur parti du parcours et des conditions du jour. Le petit coup de pétole sur la lige d’arrivée ajoutait  du piment à la régate, favorisant le retour des lâchés dans la brise, et engageant les équipages dans une bagarre de virement de bord à quelques encablures de la ligne.
 
Du vent à Lardier

Ils espéraient de l’air, et ils n’ont pas été déçus. Bords de près, de largue et de reachings, ont permis aux équipages des voiliers modernes de passer une large revue de leurs capacités à gérer les mille et une facéties du vent, avant le grand final d’un long sprint de portant sous spis, et l’arrivée jugée comme pour les yachts classiques sous le Portalet. 12 noeuds au départ, et des « baffes » à près de 18 nœuds ont
comblé ( et rincé) les régatiers.
 
Wally : Y3K impitoyable

Le grand Wally de plus de 100 pieds Y3K ne compte pas laisser beaucoup de lauriers à ses concurrents. Il s’est imposé sans contestation aujourd’hui au terme des 23 milles du parcours. Le tout récent Wally 130 fait des merveilles, en vain pourtant, pour lui ravir un peu de sa superbe. Ils laissent tous deux en retrait les deux Wally de 29 mètres Magic Carpet et Open Season.
 
 
 

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Transat Jacques Vabre 2009 : entre continuité et nouveauté

Jacques Vabre
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Un plateau homogène
 
Première caractéristique de cette neuvième édition : l’homogénéité du plateau entre une flotte Imoca où les plus affutés des navigateurs se retrouveront pour une confrontation qui s’annonce d’ores et déjà passionnante et une classe Multi50 qui proposera trois nouveaux multicoques au départ.
 
en Imoca, cette nouvelle édition sera marquée par la forte présence d’un contingent étranger rêvant de garnir leur tableau de chasse d’une course française. On surveillera de près Alex Thomson, plus motivé que jamais ou bien encore Mike Golding, sans oublier bien sûr les deux duos ibériques Alex Pella – Pépé Ribes et  Guillermo Altadill – Pachi Ribero qui ont démontré pour leur première participation à une course IMOCA qu’ils n’avaient pas de problème d’adaptation à leur nouveau support. Les femmes seront dignement représentées par les deux icônes du dernier Vendée Globe : Samantha Davies qui courra avec Sydney Gavignet et Dee Caffari qui sera associée pour l’occasion à son complice Brian Thompson.
Ces 6 tandems étrangers devront faire face à des ténors tels que Michel Desjoyeaux, double vainqueur du Vendée Globe et récemment vainqueur de l’Istanbul Europa race, qui  viendra défendre son titre en embarquant à ses côtés un Jérémie Beyou fort de deux victoires d’étapes dans la dernière solitaire du Figaro. Ce dernier y retrouvera quelques uns de ses adversaires préférés, Roland Jourdain accompagné de Jean-Luc Nélias, Marc Guillemot et Charles Caudrelier, le duo Armel Le Cléac’h-Nicolas-Troussel ou bien encore Kito De Pavant qui s’est adjoint le talent prometteur du jeune François Gabart. Ajoutons encore Marc Thiercelin et Christopher Pratt, Sébastien Josse et Jean-François Cuzon, vainqueurs de belle manière du Fastnet 2009 ou bien encore Vincent Riou qui fera la passation de son plan Farr auprès d’Arnaud Boissières. On le voit, difficile d’établir un pronostic tant le plateau semble homogène.
 
La nouvelle classe Multi50, en pleine expansion promet, elle aussi, de faire le spectacle. Tout d’abord parce que le roi incontesté de la série, Franck-Yves Escoffier qui naviguera avec Erwan Leroux, voit en même temps son rêve se réaliser et son hégémonie contestée. Le rêve était que la classe décolle, que de nouveaux projets compétitifs voient le jour. C’est le cas avec l’arrivée d’Yves le Blévec qui sera pour l’occasion  associé à Jean Le Cam : ce duo explosif vient sans l’ombre d’un doute pour la gagne. Autre bateau novateur, celui d’Hervé Cléris qui embarque à ses côtés un navigateur d’expérience en la personne de Christophe Dietsch. Trois nouveaux multicoques, trois architectes différents, la confrontation sera riche d’enseignements.

Un nouveau parcours pour une destination insolite
 
Entre Panama au sud et Nicaragua au nord, le Costa Rica s’apprête à accueillir les concurrents de la Transat Jacques Vabre 2009. Ce  pays d’Amérique centrale mise sur un éco-tourisme maîtrisé, comme en témoigne le célèbre Parc national de Tortuguero, lieu de ponte des tortues de mer et sanctuaire protégé…
Au delà de la volonté des autorités de Puerto Limon de proposer un accueil des plus chaleureux aux concurrents de la Transat Jacques Vabre, ce nouveau parcours va proposer une traversée de la mer des Caraïbes, qui demandera sens tactique et qualités d’adaptation. Toutes les options seront possibles, avec un seul impératif : laisser la République Dominicaine à tribord pour les monocoques ; contourner en laissant l’île de la Barbade à tribord pour les multicoques. Un parcours qui laisse présager une arrivée groupée devant Puerto Limon. Au total, le parcours représentera 4730 milles pour les monocoques et 5050 pour les multicoques.

Les nouveautés 2009

1/ Un prologue inédit : Le Trophée Ville du Havre – Paul Vatine, samedi 31 octobre et dimanche 1er novembre.
 
Les stars de la course au large, à armes égales dans un véritable stade nautique ; qui n’a pas rêvé de voir les marins du grand large en découdre de près, de les soutenir ? Pour 2009, pas de prologue sous les falaises de Sainte-Adresse, les bateaux resteront à disposition de la curiosité du public dans le bassin quand les navigateurs s’affronteront sur des monotypes dans le bassin de l’Eure à proximité immédiate du village. Régates commentées, interviews de skippers et de personnalités, l’ambiance promet d’être chaleureuse dans la semaine qui précède le départ.
 
2/ Le mode furtif

On entend parfois évoquer avec une certaine nostalgie, l’époque des premières courses transatlantiques quand un Eric Tabarly sortait de la brume en vainqueur devant Newport à la surprise générale… Aujourd’hui, les moyens modernes de communications permettent de suivre quasiment en temps réel les routes des concurrents en course… Au détriment parfois du suspense. Pour cette nouvelle édition, chaque bateau aura la possibilité de disparaître des classements et de la cartographie pendant 24 heures. Option tactique que l’on ne souhaite pas révéler, souci technique que l’on préfère masquer temporairement, chacun pourra échapper ainsi temporairement à la vigilance des autres concurrents.
 
Le développement durable au cœur de la course
 
Pour cette édition 2009, les concurrents de la Transat Jacques Vabre signeront la charte « Prendre la mer, agir pour la terre » témoignant ainsi de leur attachement à la préservation des océans et de la planète. Les navigateurs qui sont, par essence, très sensibles aux questions d’environnement, car ils peuvent mesurer les effets néfastes de la dégradation des océans à chacune de leur traversée, pourront ainsi concrétiser leur engagement pour aider à la prise de conscience nécessaire en ce domaine.
 
Le ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer parraine la Transat Jacques Vabre 2009 parce qu’elle s’inscrit pleinement dans une démarche de développement durable, de connaissance et de respect des océans. Cette course porte les valeurs du Grenelle de la Mer : passion pour une mer qui oblige à son respect, à sa protection. De plus, la transat se mobilise plus que jamais pour réduire et compenser l’empreinte écologique de cet événement en s’engageant à réduire ses émissions de CO2.
 
Rainforest Alliance est une ONG internationale dont la mission depuis plus de 20 ans est de préserver la biodiversité, d’assurer des moyens de subsistance durables en transformant les pratiques agricoles, les pratiques commerciales et le comportement des consommateurs. Tout comme en 2007, La Transat Jacques Vabre soutient l’action de Rainforest Alliance et son engagement au service d’une agriculture durable.
 
 

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J-3 avant la deuxième étape

Transat 6.50 2009 - Francisco Lobato
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Tous le savent et tous remettent dans leur tête les compteurs à zéro. Même si un passif horaire est bien présent sur les classements, froid et bien réel, il reste que tout reste dans le domaine du possible quand on sait que l’on va valdinguer d’un système météo à l’autre. Et si l’aspect course est important, maintenant il ne faut jamais perdre d’esprit que pour certains, c’est l’aventure d’une vie qui va se réaliser samedi. Une aventure sur les flots qui se traduit par des milliers d’heures de travail pour certains, voire des milliers d’euros d’emprunts pour d’autres. Traverser l’Atlantique sur un 6,50 est pour demain…

Le départ de Madère remet les pendules à l’heure, les esprits à l’endroit et fait vaciller les certitudes. À partir de samedi, on va larguer les référents pour trois à quatre semaines de mer, de haute mer. De l’Atlantique parsemée de morceaux de terre qui distillent des effets venturi (ndr, accélération temporaire de vent dû à un resserrement entre les îles) mais aussi des zones sans vent planquées derrière les hauteurs. La terre devient piège, le comble… Faut-il jouer au large de la côte africaine ou venir chatouiller les côtes mauritaniennes ? Où sera la pression, ce fameux vent bien dosé, celui qui permet de glisser à hautes vitesses au portant et d’enquiller les milles ? Faut-il emmener 21, 23 ou 25 jours de vivre à bord ? Est-ce que le moral va tenir ? Est-ce que les têtes ne vont pas pour certains se mettre à l’envers comme le font les routes une fois dans l’hémisphère sud ?

Francisco Lobato, l’homme à battre

Francisco Lobato (ROFF TMN) a apposé sa marque et son savoir-faire sur cette première étape. Inutile d’y revenir : le portugais est indiscutablement l’homme à battre et, outre le matelas d’avance qu’il s’est constitué, il a un avantage psychologique indéniable. Le confort de la situation de premier n’a jamais été aussi présent et Francisco le sait. Le portugais a une mission à remplir et il fera tout pour la mener à bien. Et s’il était passé à côté de l’édition 2007 de La Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50, le garçon a bien engamé le hors d’œuvre de cette édition 2009. Maintenant, que représente 22 heures d’avance sur les 19 jours 14 heures réalisés par Hervé Piveteau en 2007 ? Pas grand chose… Sans parler des problématiques techniques que tous rencontreront tôt ou tard avec des pannes de pilote, des spis qui explosent, des bout-dehors qui cassent, des safrans qui cèdent… Au royaume du pépin technique, tout
est dur à digérer ! Aussi, il faut garder des chiffres, des temps de course, des informations et des noms. Qui succédera à Hervé Piveteau au classement Série à Bahia ? Qui battra le temps référence du moment soit ces fameux 19 jours ? Est-ce que Francisco réalisera la performance de Peter Laureyssens en 2005 qui avait claqué les deux étapes ?… A suivre.

L’aventure au rendez-vous

Maintenant, si le podium est mère de toutes les compétitions, reste l’aventure. La belle, l’unique, la vraie… Reste celle qui a forgé les plus belles histoires de cette course, les plus beaux souvenirs. De celle que rappelait Dominique Vittet (4e en 1983) quelques heures avant le départ : « je me rappelle que l’on s’auto pointait à l’arrivée. Bob Salmon nous suivait dans son bateau derrière et on lui tendait la feuille d’arrivée lorsqu’il mettait pied à terre ! ». Et pour ce qui est du versant aventure, tous ceux qui n’y ont pas gouté
ont la même appréhension, la même sensation : celle d’aller dans l’inconnu. Terminé les lectures et les longues heures à écouter les récits des uns et des autres. Dans moins de trois jours, ils seront en
mer, à la barre de leurs bateaux logiquement plus costauds, face à eux-mêmes, seuls. Et là, plus d’histoire de classement, d’options tactiques, de fichiers météo, de logiciels de routage, de performances de voile et de finesse du pilote automatique : là, l’aventure commence.

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