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Isabelle Autissier repart en Antarctique

Isabelle Autissier lors du BOC Challenge
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Dimanche dernier en fin de matinée heure locale, le voilier ADA II a quitté son port d’attache d’Ushuaia emmenant avec lui un équipage quelque peu patraque, malmené depuis plusieurs jours par des microbes pas très sympathiques pour ces premiers instants de la nouvelle année : bronchites, états grippaux ; un cocktail dont certains se seraient bien passé pour ce grand départ. Un départ qui se fera malgré tout en douceur afin d’amariner l’équipage.

Première étape ; la ville chilienne de Puerto Williams située sur l’île Navarino en face du canal de Beagle, avec un passage obligé à la douane. Ensuite la grande traversée : Le passage de Drake avec cap sur les Îles Shetland du Sud qu’ADA II devrait rejoindre d’ici quelques jours.
La première partie (1 mois et demi environ) de l’expédition sera ensuite consacrée à des ascensions de sommets en Péninsule Antarctique. L’équipe attendra un créneau méteo favorable pour partir sur l’île Pierre 1er. Cette destination n’a été accostée qu’à deux reprises par des voiliers.

Les alpinistes espèrent y gravir le point culminant et vierge : le pic Lars Christensen (1755 m). Cette perspective a donné son nom à l’expédition : le "No man’s land project". De là, retour direct à Ushuaïa via le cap Horn : une navigation qui promet d’être musclée !

Il est à noter qu’une version simplifiée du système de détection d’OFNI (Objet Flottant Non Identifié) développé par Safran pour Marc Guillemot équipe actuellement ADA II, le voilier d’Isabelle Autissier, pour cette expédition, mais seulement à des fins technologiques. Isabelle Autissier donne des explications : « Nous ne nous servirons pas du détecteur d’OFNI pour notre navigation, mais nous ferons régulièrement des enregistrements de 5 minutes qui seront ensuite exploités par Safran. Pour moi, c’est une façon d’aider à faire avancer cette technologie puisqu’elle vise à améliorer la sécurité des marins en mer ».

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Alinghi 5 et BOR 90 à Valence

Alinghi arrive à Valence
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Le catamaran de l’équipe Alinghi 5, les mâts et les 20 conteneurs de matériel ont atteint leur destination finale à bord du porte-conteneurs Cassandra B lundi après-midi après un périple de 14 jours au départ de Ras Al Khaïma aux Emirats Arabes Unis où était basée l’équipe.
"Nous espérons que les habitants de Valencia seront heureux d’assister à l’arrivée de notre catamaran dans la Dársena et de suivre les préparatifs. D’après ce que nous savons, le challenger américain est lui aussi arrivé à Valencia et nous l’espérons les deux bateaux seront amarrés dans la Dársena, ce sera un très beau spectacle. Comme ces nouveaux bateaux sont beaucoup plus rapides et que les épreuves se disputeront au large, loin de la côte, il sera difficile pour les fans, les sponsors et les journalistes de venir les voir sur l’eau, c’est pourquoi je pense que la Dársena constituera une arène importante pour cet événement", a déclaré Grant Simmer, coordinateur du design team d’Alinghi.

L’équipe a terminé le 16 décembre 2009 dernier une période d’entraînement de deux mois très réussie dans le Golfe Persique avant de partir pour l’Europe le 21 décembre. Le cargo a parcouru 4 500 milles nautiques à travers le Golfe Persique, la Mer Rouge, le Canal de Suez et la Méditerranée, pour rejoindre la base du Defender à Valencia, qui avait accueilli la 32e America’s Cup.

Alinghi prévoit de commencer à naviguer à Valencia vers le milieu du mois de janvier et se concentrera sur l’entraînement pendant les 36 jours restants avant le 33e America’s Cup Match.
Le convoyage de Ras al-Khaïma à Valencia s’est bien passé", a ajouté Grant Simmer, "et dans les jours à venir nous allons nous réinstaller dans notre base de la Dársena."  L’équipe préparera alors Alinghi 5 pour la phase finale d’entraînement avant la première manche de la 33e America’s Cup qui débutera le 8 février.

BMW Oracle arrivé avant l’aube

Pendant la matinée le PDG de l’équipe Russell Coutts a tenu à remercier toute l’équipe lors d’une réunion à la nouvelle base technique. Une occasion de motiver ses troupes à cinq semaines de la première confrontation avec Alinghi.

Le convoyage de BOR 90 de San Diego à bord d’un cargo aurait duré une vingtaine de jours. En tout il y avait environ 200 tonnes à transporter avec le trimaran, sa voile rigide, des gréements de secours, 19 conteneurs et 10 autres bateaux dont des RIB. Le déchargement a pris toute la journée et le multicoque est désormais sur le quai. Dans les semaines à venir, l’équipe va effectuer les derniers préparatifs en vue du DoG match du 8 février prochain. En attendant, l’équipage va poursuivre ses entraînements en utilisant des catamarans Extreme 40 dès ce jeudi.

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Des foils sur Sodeb’O : les explications

Thomas Coville - Sodebo
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Benoît Cabaret est bien connu pour les plateformes conçues en collaboration avec l’anglais Nigel Irens, dont le Fujifilm de Loïck Peyron, B&Q d’Ellen MacArthur, Idec de Francis Joyon et Sodeb’O de Thomas Coville. Malgré toute son expérience, il se dit surpris par les performances réalisées par IDEC et Sodeb’O.

Benoît Cabaret : « Comme Idec, Sodeb’O est un trimaran conçu pour le solitaire. Nous partions donc du principe logique qu’il ne serait jamais mené à 100% à l’échelle d’un tour du monde. Nous considérions plutôt que cela tournerait autour des 60% et que la coque centrale sortirait très peu de l’eau. Mais dans la pratique, Thomas et Francis (Joyon, skipper d’Idec) ont été en permanence au-dessus des polaires. Ils ont navigué de façon plus aérienne, beaucoup plus sur le flotteur, à l’image des 60 pieds Orma. Cela nous a étonné et surtout énormément impressionné. Je me demande encore comment physiquement, ils ont réussi à faire ça. »

Pourquoi installer des foils maintenant à bord de Sodeb’O ?
« Ce qui freine un bateau, c’est tout ce qui est dans l’eau, coques, appendices…  L’objectif est de réduire au maximum cette traînée pour pouvoir accélérer. Avec la vitesse, le foil soulage le flotteur qui s’élève hors de l’eau. En réalité, nous l’avions prévu dès la conception. Les bras avants et les flotteurs avaient été renforcés en conséquence. L’idée était d’avoir un bateau évolutif dans le temps, en perspective des records devenant de plus en plus exigeants et aussi pour participer à des courses comme par exemple la Route du Rhum l’année prochaine. Il est difficile d’affirmer aujourd’hui que Sodeb’O ira de tant de nœuds plus vite à telle allure mais les foils auront un « effet turbo » évident sur le bateau, notamment aux allures de glisse pure, comme dans l’alizé, durant la Route du Rhum. Et enfin, dans de la mer formée, le système aide aussi à éviter l’enfournement (lorsque l’étrave plonge dangereusement dans la vague), un gain en sécurité comme en performance. C’est aussi une manière de renforcer la manière dont Thomas utilise déjà Sodeb’O avec la coque centrale hors de l’eau et un flotteur sous le vent allégé au maximum pour optimiser la vitesse et l’équilibre. Le bateau sera sûrement plus léger à manier et plus rapide mais il n’y a que lui qui pourra vraiment répondre après les premières navigations de tests en avril prochain. »

Source : Sodeb’O

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De l’Australie à la Chine

Départ de l`Australie des Clippers
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Devant les étraves deux courses en une dans cette étape et des conditions complexes. Les dix bateaux vont franchir l’équateur pour passer dans l’hémisphère nord, et dans cette zone équatoriale, ils risquent de rencontrer des calmes, mais c’est sans doute le passage près de l’Indonésie qui offrira les vraies difficultés tactiques.

Une première escale est prévue à Singapour pendant la dernière semaine de janvier avec un nouveau départ le 2 février prochain à destination de Qingdao. La chaleur sera intense au large de Singapour, et de plus avec une mer agitée, il sera difficile d’aérer l’intérieur des bateaux. A l’approche de Taiwan les températures vont rapidement chuter en entrant dans la Mer Jaune, mais la flotte aura une nouvelle zone complexe à traverser pour s’approcher des côtes de la Chine et de la destination finale de cette étape – le centre olympique de Qingdao. Les bateaux sont attendus en Chine à partir du 19 février prochain.

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Duel entre Wild Oats XI et Etihad Stadium

Wild Oats XI au large de Hobart
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Comme attendu dès le départ de la Pittwater-Coffs Harbour à 13 heures (heure locale en Australie), les deux maxis ont pris la tête de la flotte dans une brise de 8-10 noeuds, qui devrait fraîchir pour la remontée des côtes australiennes où un avis de grand frais est en cours. Wild Oats XI skippé par Mark Richards a pris l’avantage lors de la sortie de la Baie. A noter l’option tactique prise par le Reichel Pugh 66 Black Jack, qui veut profiter du vent plus fort au large pour s’affirmer devant les maxis.

Pendant que la plupart des participants ont pu prendre le large sans difficulté, plusieurs incidents ont émaillé le départ de la course. Le Farr 45 Pretty Woman a été obligé d’effectuer une pénalité de deux tours pour ne pas avoir respecté la priorité, tandis qu’Edake a dû revenir après avoir volé le départ.

Un premier front est passé sur la flotte après une demi-heure de course avec une forte pluie et des rafales de 20 noeuds, et même si ce grain n’a pas duré très longtemps, il donne un avant goût des conditions plus musclées attendues cette nuit.

L’arrivée est normalement prévue dans le port de Coffs, mais cela pose un problème à Etihad Stadium. Le maxi a un tirant d’eau de 7m et le chenal du port n’offre que 6m d’eau à basse marée. Les organisateurs ont donc modifié les règles pour permettre au bateau de franchir une ligne alternative à l’extérieur du port. Lors du premier classement de la nuit Wild Oats XI menait toujours devant Etihad Stadium avec Black Jack en troisième place à une dizaine de milles.

Nouveau succès pour Investec Loyal

Pendant que ces deux maxis disputent cette longue course côtière un autre qui a laissé sa marque sur la Sydney-Hobart 2009 vient de remporter la régate sur la Derwent en Tasmanie. La plupart des participants de la course mythique sont vite repartis vers l’Australie, mais le 100 pieds de Sean Langman, Investec Loyal est resté à Hobart pour disputer le titre de Roi du Derwent. Après sa quatrième place la semaine dernière, le maxi a de nouveau brillé aujourd’hui grâce aux bons choix pris par Langman. En effet, il a été le seul à anticiper l’arrivée d’un grain avec 40 noeuds de vent et a pris le départ avec un tourmentin. Les conditions ont rapidement changé surprenant de nombreux participants et contraignant quatorze à abandonner la course. Malgré son option prudente, Investec Loyal a néanmoins bouclé le parcours de 18 milles en 1 heure 21 minutes pour terminer loin devant la prochaine arrivée.

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2009 – le bilan de l´équipe de France

Saint-Moritz Match Race 2009
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En tête chez les hommes, on trouve Adam Minoprio, également vainqueur du World Match Racing tour où l’équipe de France s’est classée aux 5ème (Mathieu Richard), 7ème (Sébastien Col) et 8ème places (Damien Iehl).

Des résultats qui sont l’occasion d’un bilan global de l’année 2009 de l’équipe de France de Match race avec son entraîneur national Marc Bouet:
« Le verre est à moitié vide et à moitié plein. Côté positif : il y a peu de sports où les français peuvent se targuer d’être au 3ème, 4ème et 6 ème rang mondial ! Et des places de 5, 7 et 8ème dans le championnat du monde qu’est le World Match racing Tour confirment des résultats de très haut niveau. Côté négatif : nous avons remporté moins d’épreuves que l’an dernier et nous n’avons pu monter sur le podium du WMRT contrairement à 2008 qui avait vu Sébastien Col terminer vice-champion du Monde et Mathieu Richard prendre la 3ème place. Nous avons eu trois équipages leaders, Philippe Presti ayant connu une année plus difficile. La performance de Mathieu Richard qui se maintient depuis quatre ans parmi les cinq meilleurs mondiaux confirme une régularité impressionnante alors que Sébastien, leader de l’équipe l’an dernier, n’a pas réalisé une grande année. Par contre on observe la progression de Damien Iehl surtout qu’il ne faisait pas partie des « invités » permanents du circuit ce qui constitue un désavantage évident. Il s’en est donc bien tiré ».

Les objectifs 2010
« Nous voulons toujours remporter le titre. Mais plus encore que les autres années, nous allons être tributaires d’un championnat qui choisit ses participants sur des critères qui ne sont pas seulement sportifs. En dehors des 3 premiers du WMRT 2009 invités d’office, les 9 autres le seront en effet sur « dossier » avec un droit d’entrée financier. En outre il n’y aura pas plus de deux participants par nation. Avec l’accord des actuels membres de l’équipe de France, c’est la FFVoile qui proposera deux équipages. Il n’y aura donc pas de candidature isolée des membres de l’équipe de France. La sélection de ces deux équipages se fera mi-janvier. Le WMRT annoncera sa décision sur les équipages retenus fin janvier ».

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Two True remporte la Sydney-Hobart

Two True Vainqueur Sydney-Hobart
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Hier au classement provisoire, Two True a pris la première place sous IRC, mais pour Andrew Saies, le skipper du Bénéteau First 40, l’attente a été longue après son arrivée. Il fallait en effet attendre la réunion du Jury International ce matin pour savoir s’il allait être pénalisé pour un incident au départ de la course mythique.

Le Jury vient de déterminer que c’était le First 47.7 Kioni qui avait été responsable pour l’incident. Son skipper a également avoué qu’il n’avait pas respecté une marque dans le port de Sydney. Le Jury décide ainsi de le disqualifier. Quant aux deux autres skippers contre lesquels des protestations avaient été déposées, le Jury estime qu’ils n’ont pas enfreint les règles. Two True est donc exonéré et du coup sera déclaré le vainqueur de la Sydney Hobart sous IRC. On ne verra pas une répétition du scénario de 1985 lorsque le bateau qui dominait le classement a été pénalisé. Cette année-là aucun vainqueur officiel n’a été annoncé.

On apprend également que ce matin, le Jones 70 de Matt Allen Ichi Ban a démâté lors de son convoyage vers Sydney. Un hauban se serait cassé engendrant la chute du gréement à environ 170 milles au sud des côtes de la Nouvelle Galles du Sud. Aucune blessure n’est à déplorer et le bateau continue sa route sous moteur vers Eden.

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Un résultat incertain en temps compensé

Two True Sydney-Hobart
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Le 33 pieds Zephyr Hamilton Elevators mène au classement ce mercredi et si James Connell et son équipage arrivent à Hobart avant 01h31 vendredi matin (heure locale) le Sea Nymph 33 deviendra le plus petit bateau à gagner la Sydney-Hobart depuis Zeus II en 1981.

Selon les dernières estimations, Zephyr Hamilton Elevators devrait arriver vers 23h46 jeudi soir, mais son skipper fait tout son possible pour garder la vitesse aujourd’hui, car les prévisions météorologiques annoncent l’absence de vent sur la Derwent à partir de 22h, ce qui risque de compliquer les derniers milles de ce parcours de 628 milles.

Si Connell est retardé, le Bénéteau First 40 Two True, pourrait être déclaré le vainqueur, mais là aussi rien n’est certain, malgré l’arrivée d’Andrew Saies en début d’après-midi aujourd’hui. En effet, on peut imaginer un résultat très controversé pour cette édition de la Sydney-Hobart, car plusieurs protestations ont été déposées. Two True a été impliqué dans une collision à la première marque de la course à Sydney, qui a vu le premier abandon de l’épreuve. Le skipper du bateau She’s The Culprit a immédiatement déposé une protestation. Mais ce n’est pas tout, car le skipper de Zephyr Hamilton Elevators a déclaré qu’il va déposer une protestation contre trois autres bateaux déjà amarrés à Hobart à son arrivée !

Le Jury va écouter les arguments seulement demain matin, car les cinq membres attendaient l’arrivée des témoins de l’accident. Si le Jury décide contre Two True, ce sera son sistership, un autre Bénéteau First 40, qui se verra attribuer le trophée pour le vainqueur en temps compensé – la fameuse Tattersall’s Cup.

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Groupama 3 de retour à Lorient

François Salabert Groupama 3
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Barbu, les traits légèrement tirés malgré un large sourire révélateur de sa joie de toucher terre, Fred Le Peutrec est un skipper comblé : « Le convoyage s’est très bien passé avec un équipage composé d’excellents marins mais dont la moitié découvrait Groupama 3. Nous avons bien navigué et j’ai beaucoup apprécié ce rôle de skipper qui nécessite de prendre des responsabilités importantes, de prendre des décisions face à une météo qui a parfois été difficile, notamment ces derniers jours » . Mais Fred est aussi un homme heureux : « Nous sommes tous ravis d’arriver, de retrouver nos familles, nos enfants pour fêter un Noël certes tardif mais certainement joyeux ».

Attablés malgré l’heure tardive, navigants et terriens ne tardent pas à échanger leurs impressions, à donner leur avis sur Groupama 3 et sur les travaux qui vont suivre : « C’est vraiment un super bateau, très agréable à barrer. Il ne s’arrête jamais mais demande beaucoup d’attention » relate Ludovic Aglaor, actuel détenteur du Trophée Jules Verne qui retrouvait pour l’occasion ses camarades Jacques Caraës et Ronan Le Goff.

A ses côtés, Clément Surtel poursuit : « A chaque fois que c’était mon tour de prendre la barre, les dix premières minutes étaient stressantes car je découvrais Groupama 3 qui est très sensible. Les cinquante minutes suivantes, ce n’était que du bonheur. J’avais du mal à céder ma place au suivant. J’ai aussi beaucoup apprécié l’ambiance du bord. C’était top ».

Quant à Eric Lamy, permanent du team Groupama depuis quelques années qui va endosser le rôle de boat Captain à l’issue du Trophée Jules Verne, son plaisir de naviguer n’a d’égal que son impatience de retrouver ses deux filles et sa femme : « C’était vraiment bien cette remontée de l’Atlantique. Je connais maintenant mieux Groupama 3. Ca va vraiment vite. Quand tu barres et que tu vois le chiffre 37 qui indique la vitesse du bateau, tu te dis que tu as de la chance d’être là où tu es. C’est magique » conclu celui qui a aussi de véritables talents de cuistot.

Passant de groupe en groupe, Franck Cammas remercie l’équipage qui a ramené Groupama 3 à bon port. Dans la tête du skipper, la liste des travaux à effectuer les jours prochains s’affine : « Nous allons changer le gréement dormant car il a déjà effectué plus d’un demi tour du Monde et ce serait prendre des risques de le garder. Nous allons également renforcer la ligne de quille sur l’arrière des flotteurs, là où les ingénieurs ont identifié un point faible. Le reste du travail porte davantage sur des détails dus à l’usure normale après 16.000 milles de navigation ».

Heureux de retrouver ses hommes et son trimaran, Cammas ne perd pas de vue son objectif, le Trophée Jules Verne : « Nous suivons avec attention l’évolution météo avec Sylvain Mondon de Météo France. Pour l’instant, il n’y a pas de fenêtre. Fred (Le Peutrec), Ronan (Le Goff) et Jacco (Caraës) qui ont ramené Groupama 3 vont donc pouvoir se reposer avant de repartir autour du monde avec le même équipage que lors de notre dernière tentative ».

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Un flot d´arrivées à Hobart

Lahana Sydney-Hobart
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Désormais les premiers équipages à arriver doivent patienter afin de découvrir le nom du gagnant de la Tattersall’s Cup, le prestigieux trophée qui récompense le vainqueur en temps compensé. En arrivant en cinquième place derrière Investec Loyal (l’ex-Maximus) le Judel Vrolijk 72 Ran a pris la tête du classement provisoire. Le vainqueur de la Fastnet Race a franchi la ligne d’arrivée neuf heures et 24 minutes après Alfa Romeo. Un temps de course qui a mis fin aux espoirs de Neville Crichton et de l’équipage d’Alfa Romeo de remporter la course en temps réel et en temps compensé.

Niklas Zennstrom le propriétaire de Ran confirme les sentiments exprimés par ceux qui l’ont précédé : « Parfois la course a été très frustrante, car pour les grands bateaux, c’était très mauvais, tandis que les plus petites unités ont eu de la chance. Il faut faire ce que l’on peut et je crois que nous n’avons pas fait trop d’erreurs. C’est comme cela… La météo pendant la Fastnet a été plus facile à prévoir. La course n’a pas été aussi éprouvante physiquement que nous avons anticipée. En fait ce n’était pas dur du tout, mais psychologiquement c’était bien plus difficile. »

Quant à un retour l’année prochaine, Zennstrom n’est pas prêt à confirmer sa participation, mais ne l’exclut pas non plus. A 8h30 heure française huit bateaux avaient franchi la ligne d’arrivée et seulement cinq ont abandonné la course, ce qui fait que 87 bateaux restent en course.

Le classement en temps réel à 8h
1 Alfa Romeo
2 Wild Oats XI
3 ICAP Leopard
4 Investec LOYAL
5 Ran
6 Ichi Ban
7 YuuZoo
8 Lahana

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