Et maintenant les glaçons !

Iceberg
Iceberg

” Déjà que se retrouver au près dans le Pacifique , ce n´est pas ce qu´il y a de plus rigolo. Si en plus il faut veiller les glaçons !”” lâche Jean Le Cam jamais en panne de bonne formules. En guise de cadeau en cette période de Noël , les concurrents pouvaient rêver mieux. Ce danger des glaces vient corser l´histoire et ajoute encore au stress des solitaires qui vont devoir redoubler de vigilance. Hier matin , la direction de course a passé un message d´alerte aux concurrents leur signalant un groupe de 15 icebergs en dérive dans l´Est de l´île Campbell* ( par 52 degrés de latitude Sud et 177 degrés de longitude Est ), c´est à dire à moins de 400 milles dans le Nord Est des deux concurrents de tête.

Riou : le principe de précaution
Plus que les icebergs détectables au radar , la hantise des solitaires ce sont les growlers. Aussi surprenante que soit cette position très Nord des glaces , l´information de la direction de course n´était pas prise à la légère par les concurrents. Vincent Riou a purement et simplement viré de bord et décidé de remonter vers le Nord – Est tribord amure. Le skipper de Loctudy qui a du coup perdu le leadership avait toujours dit qu´il n´était pas question de jouer à la roulette russe au milieu des glaces. ll préfère donc appliquer le principe de précaution en contournant ce groupe repéré par l´Ouest. Une option prudente.

Le Cam prend les rênes
Jean Le Cam qui continuait à cingler par 56 °Sud et s´est emparé de la tête de la flotte avait une analyse différente de la situation. “” C´est sûr que ce n´est pas agréable de les savoir là , mais je ne vois pas , à moins de faire demi- tour comment on peut passer à leur Nord. Pour moi , à ces latitudes ce sont des icebergs isolés. “” Jean Le Cam et son puissant Bonduelle ont une nouvelle fois repris les rênes de la course à Vincent le Terrible et PRB devancés d´une vingtaine de milles hier après- midi. Jamais dans l´histoire du Vendée , deux concurrents n´ont régaté de façon aussi serrée sur l´immense échiquier des océans de la planète. Ils n´ont été séparés qu´une seule fois de plus de 100 milles depuis le départ ( le 15 Décembre avec un avantage PRB).

Pour les deux leaders et leurs deux proches poursuivants , l´objectif c´est aussi de s´extraire de ce système météo compliqué qui les oblige à naviguer au près. Un grand ballet de virements de bord qui met à l´épreuve les hommes et les machines dans un Pacifique qui ne porte pas bien son nom. A quelques jours de Noël , les solitaires ne sont décidément pas à la fête.

GD”