Armel Le Cléac´h pourrait partir dès ce mercredi

Banque Populaire VII
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Pour imaginer s’élancer, il faut plusieurs conditions favorables : un anticyclone des Açores bien stabilisé au large de Madère et s’étendant jusqu’aux Antilles pour longer sa bordure méridionale des Canaries aux Bahamas, et un flux puissant de secteur Nord (entre Nord-Ouest et Nord-Est) au départ de Cadix pour avaler les 700 premiers milles jusqu’à Gran Canaria en moins d’une journée et demie. Il faut en effet traverser l’archipel canarien ce qui pose des problèmes d’instabilité des alizés à cause des importants reliefs des îles. De fait, il est préférable d’atterrir en milieu de journée afin de mieux appréhender les dévents et aussi pour bénéficier d’un renforcement de la brise derrière les îles.

« Il y a un passage obligatoire aux Canaries qui impose de laisser Gran Canaria à tribord, mais ce qui est aussi important, c’est la fin du parcours car il ne faut pas finir dans des alizés souffreteux ! Il faut que le centre de l’anticyclone soit bien positionné sur l’Atlantique : Marcel van Triest regarde ces prévisions à long terme (10-15 jours) pour savoir s’il y a stabilité des centres d’action météorologiques. »

Le team s’est donné jusqu’à fin février comme date limite de stand-by… « L’idéal, c’est d’être de retour à Lorient fin février ! C’est pourquoi s’il y a une ouverture dès demain voire jeudi à Cadix, je m’élancerai dans la foulée… C’est un parcours qui ressemble beaucoup à la deuxième partie de la Route du Rhum et c’est donc un format qui est très formateur pour cet événement. La barre est haute avec 8j 16h, soit 18,66 nœuds de moyenne, mais c’est jouable. C’est une nouvelle marche dans ma préparation puisque j’enchaînerai avec deux autres transats dont une tentative sur le record de la traversée de l’Atlantique, de New-York au cap Lizard en juin… »