Francis Joyon progresse à pas de géant vers les latitudes fantasmatiques du grand Sud. Les 40èmes que l’ont dit rugissants seront atteints dans un peu moins de deux jours au rythme élevé qu’imprime le marin de Locmariaquer à son grand multicoque IDEC. « Une nouvelle journée à 500 milles, c’est sympa! » affirmait-il ce matin avec une désarmante candeur. Mais loin de banaliser une navigation pleine de risques et d’imprévus, Joyon s’attache surtout à relativiser les performances de ces 12 jours de course. » Je suis comme un écureuil qui amasse des noisettes pour l’hiver… » module t’il en souriant. Un écureuil qui brasse les milles de toute la puissance de ses immenses voiles. 860 nautiques d’avance au décompte de la mi-journée, avec un speedomètre solidement calé au-delà des 21 noeuds et une route à présent dégagée à souhait pour envisager un nouveau « chrono » significatif lors du passage (en fin de semaine?) à la longitude du cap de Bonne Espérance.


















