116 kg de nourritures et de liquides à bord de Sodebo

Sodebo 2013 Thomas Coville
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Afin de préparer l’avitaillement d’un tour du monde il faut trouver un bon équilibre en embarquant de quoi subvenir aux besoins caloriques, soit entre 3500 et 4000 calories en zone chaude (entre 10 et 25 degrés) et entre 5000 et 5500 calories en zone froide (entre 0 et 10 degrés), en prenant en compte deux notions capitales en mer, le poids et l’espace restreint dans un bateau. A cela il faut ajouter la problématique de la conservation des aliments dans un milieu humide et hostile.

Mails il faut également intégrer l’envie du skipper. Lors du dernier tour du monde, Thomas Coville avait perdu beaucoup de poids car si manger est une nécessité, il n’y prenait aucun plaisir et pouvait même sauter des repas dans des conditions de mer difficiles. L’idée a donc été de créer des envies et de lui faciliter la vie pour que l’alimentation devienne non seulement un réflexe mais aussi une source de réconfort, un petit bonheur au quotidien. Les goûts du marin ont été pris en compte pour élaborer des repas variés : risotto de poisson ou de poulet, poule au pot, paëlla, jarret salé, couscous sont quelques uns de ses plats préférés.

A bord du trimaran Sodebo, l’équipe technique a également réalisé quelques aménagements pour que la préparation des repas soit facilitée. Thomas pourra désormais faire chauffer son eau et préparer ses plats assis. Enfin, une pochette de collation a été mise en évidence à l’intérieur du bateau. Il pourra ainsi piocher au grès de ses envies des petits encas qui lui redonneront de l’énergie pour tenir physiquement et moralement. 

On l’aura compris, tout a été mis en œuvre pour que le skipper de Sodebo mange à sa faim et avec plaisir ! Mais ranger et organiser 116 kg de nourriture  (soit 2kg environ par jour) n’est pas une mince affaire dans les espaces confinés d’un trimaran. L’ensemble de l’avitaillement a ainsi été conditionné sous forme de sacs hebdomadaires qui contiennent eux même un sac par jour et un sac de collation pour trois jours. Les différents sachets contiennent trois plats lyophilisés, du pain, de la viande séchée, des desserts type compote, salade de fruits. Le skipper embarque aussi des barres chocolatées, des fruits secs ou déshydratés comme de la mangue pour « adoucir » ses journées. L’ensemble des repas du marin a donc été prévu sur-mesure de manière à varier les goûts tout au long de ce tour du monde.

Le skipper embarquera également quelques produits frais pour les premiers jours comme de la charcuterie, des fruits, du fromage et deux boules de pain des Abers, un pain frais longue conservation spécialement conçu pour les navigateurs par un boulanger de Lannilis dans le Finistère. Salades de pâtes, quiches et galettes fourrées remplaceront les plats lyophilisés pour les deux premiers jours du record. Et pour varier du quotidien, si les conditions le permettent, des petits pois, des pâtes, du riz et quelques boîtes de sardines ont été ajoutés à bord. De l’huile d’olive (3 petites bouteilles), du sel aromatisé, de la sauce soja et un peu de basilic sec permettront quant à eux d’assaisonner ses petits plats !

Si le maxi-trimaran est équipé d’un désalinisateur qui permet de transformer l’eau de mer en eau potable, le skipper emmènera quelques packs d’eau minérale, deux bouteilles de sirop fruités (pêche et citron), 12 petites bouteilles d’un fameux cola, du thé (50 sachets) dont il est un fervent amateur et un peu de café, là encore pour varier les goûts !