Comme le soulignait à la veille du départ de cette 5ème édition du Vendée Globe, Sir Robin Knox-Johnson, vainqueur en 1969 de la première course à la voile en solitaire autour du monde sans escale et sans assistance, ceux qui en termineront avec cet « Everest » de la voile hauturière seront tous et indépendamment de leur classement, des vainqueurs. Vainqueurs et héros si l’on observe l’incroyable dureté de cette fin de course pour les deux femmes et les deux hommes encore en mer. L’Atlantique et ses systèmes météos associés ont bouleversé leurs schémas habituels pour offrir à ces 4 marins en lutte depuis 116 jours un infâme cocktail à base de pétole pour les uns, et grains violents pour les autres, avec un dénominateur commun dans cette misère générale, le près, allure contre le vent et face à la houle où hommes et machines déjà meurtris sont encore passés à la moulinette. Les Sablais le savent, ils seront nombreux demain soir à accueillir Benoît Parnaudeau et son Max Havelaar/Best Western.


















