Depuis notre dernier classement, établi en janvier 2022, de l’eau a coulé sous les ponts et de nouvelles pages de la course au large se sont écrites : un nouveau Vendée Globe, un premier tour du monde en solitaire en multicoque, deux Routes du Café, quatre Solitaires, la Mini-Transat, ainsi que d’autres grandes classiques ont permis d’établir ce classement des 250 skippers de course au large. Un classement dont l’objectif est de souligner la performance de certains, mais surtout de mettre en avant de nouveaux talents. Le Classement complet à retrouver dans le numéro 114 qui vient de paraître en kiosque.
Ce Top 250 des skippers de course au large offre une photographie de la saison 2025, juste avant que ne commence la suivante. Un outil, le nôtre, que nous partageons avec nos lecteurs. Il vise également à aider les entreprises et les décideurs à identifier des skippers auxquels s’associer dans le cadre de leur projet sportif.
Le Top 10
On retrouve dans ce Top 10 les skippers les plus expérimentés et talentueux de la course au large. Franck Cammas est toujours en tête de notre classement. Celui qui recherche des partenaires pour tenter de gagner le Vendée Globe, demeure à ce jour l’un des marins les plus complets, avec un palmarès impressionnant qui continue de s’étoffer. Il a navigué en IMOCA comme en Ultim et a remporté pour la cinquième fois la Transat Café L’Or. Un record.
En deuxième position, Thomas Coville prend la deuxième place de notre classement. Marin insatiable, il est capable, à 57 ans, d’enchaîner deux tours du monde à la voile sans jamais se lasser. Il a terminé deuxième du premier tour du monde en Ultim. Il est le nouveau détenteur du Trophée Jules Verne à sa quatrième tentative, avec l’envie de transmettre à la génération suivante qu’il embarque avec lui.
Charlie Dalin a remplacé François Gabart dans notre classement, ce dernier s‘étant retiré de la course au large. Vainqueur du Vendée Globe 2024-2025, il a prouvé qu’il était un marin et un ingénieur d’exception en terminant premier en temps réel de deux Vendée Globe successifs. Un exploit réalisé à bord de deux nouveaux IMOCA qu’il a su aider à concevoir, développer, puis parfaitement maîtriser. Un exploit d’autant plus remarquable qu’il a révélé être atteint d’un cancer lors de la dernière édition. Nous espérons le revoir guéri et de retour sur les courses au large le plus tôt possible.
Charles Caudrelier occupe la quatrième place de notre classement. Aussi humble que talentueux, il a remporté, à bord du Maxi Edmond de Rothschild, la Route du Rhum 2022, puis le premier tour du monde en solitaire en Ultim en 2024. Il vise le doublé sur la Route du Rhum en 2026 à bord du nouveau Gitana 18, de quoi l’inscrire définitivement dans la légende de la course au large.
Jérémie Beyou, cinquième de notre classement, demeure une figure majeure de la course au large, dont l’engagement en mer est unanimement reconnu. 4e du dernier Vendée Globe, il a remporté la Transat Café L’Or à bord de l’IMOCA Charal et repart pour le prochain. Armel Le Cléac’h occupe la 6e place. Le skipper de l’Ultim Banque Populaire XI est l’un des marins les plus expérimentés du circuit mais il doit désormais composer avec une jeune génération qui pousse derrière lui, à l’image de Tom Laperche, classé 7e, qui a pris une dimension impressionnante en seulement quatre ans. Le jeune Trinitain a brillamment remplacé François Gabart, lequel ne s’est pas trompé en lui confiant la barre du trimaran SVR-Lazartigue.
8e de notre classement, Yoann Richomme a fait une entrée fracassante en IMOCA en prenant la deuxième place du Vendée Globe 24-25. Il lui aura fallu un peu plus de temps que d’autres pour se hisser au sommet, mais en course au large, tout est souvent affaire de timing et de rencontres. C’est également le cas de Sébastien Simon, 3e du dernier Vendée Globe, qui a toute sa place dans ce Top 10. Il disposera, lui aussi, d’un bateau neuf pour la prochaine édition.
Anthony Marchand, qui a terminé 4e de l’Arkéa Ultim Challenge, est désormais skipper d’Actual Ultim 4 (ex-Maxi Edmond de Rothschild), le bateau de référence de la classe Ultim. Il est désormais en mesure de rivaliser davantage avec les meilleurs et peut rêver de remporter la Route du Rhum. 11e, Paul Meilhat a terminé 5e du dernier Vendée Globe, remporté The Ocean Race Europe avec Biotherm. Il lui reste à trouver un nouveau partenaire pour participer à la prochaine édition.
Notre méthodologie
Dans notre classement, nous avons tenu compte des différentes classes de bateaux, dont la taille et la technicité varient et exigent des niveaux d’expérience distincts. La course au large en France débute généralement par un apprentissage en Mini 6.50, puis se poursuit en Figaro et/ou en Class40, avant d’évoluer vers l’Ocean Fifty, l’IMOCA ou l’ULTIM pour les plus chanceux. De nombreux skippers naviguent également en IRC. Nous avons pris en considération les classements annuels des championnats établis par chacune des classes, ainsi que les résultats obtenus sur des courses majeures, telles que le Vendée Globe, la Transat Café L’Or ou la Solitaire. La médiatisation des skippers, notamment à travers leurs différents réseaux sociaux, a également eu un impact sur ce classement.


















