Spindrift Racing remis à l´eau à Lorient

Spindrift Racing remise à l`eau 2014
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« Je salue le travail de l’équipe de Spindrift racing qui a mené à bien ces travaux dans un timing serré, » appuie Yann Guichard. Mât plus court, nouvelles voiles, nouvelle dérive, nouveaux pilotes automatiques, allègement général, plan de pont et aménagements modifiés, les dernières semaines ont en effet été denses. « Nous avons hâte d’être en mer pour apprécier les performances de ce bateau fantastique. Les modifications réalisées en vue de l’Atlantique Nord et de la Route du Rhum nous font espérer un bon potentiel de performance tout en forçant moins sur Spindrift 2. J’ai toujours cherché à naviguer en finesse que ce soit en Olympisme ou au large et même sur une machine de cette taille, c’est possible. » 

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Antoine Carraz, responsable technique et navigant, ajoute : « Nous sommes partagés entre le stress et l’excitation ! Nous mettons Spindrift 2 à l’eau à la date fixée il y a trois mois : une fierté pour l’équipe qui remplit l’objectif. Nous avions notamment des modifications structurelles conséquentes avec la réduction du mât, des dossiers longs et compliqués. Spindrift 2 est aussi un immense puzzle dont les pièces viennent de toute l’Europe et des Etats-Unis. La coordination de l’ensemble est un défi quotidien que nous avons réussi. »

Les efforts vont d’abord se concentrer sur la validation du gréement et du plan de voilure. Avec un mât plus court de six mètres c’est tout le ‘moteur’ du bateau qui est modifié. « Nous allons valider le gréement dormant avec des tests en charge à quai puis nous montrons progressivement en puissance en navigation, » explique Yann. Dès le 10 avril, le travail de performance débutera sous la responsabilité d’Erwan Israël qui navigue avec le team depuis un an et assure le poste de navigateur sur les records. « Nous avons peu de temps pour valider Spindrift 2, il va falloir aller droit au but, » poursuit le skipper. « L’objectif est de constituer les nouvelles polaires du trimaran, en équipage et en solitaire, c’est à dire d’établir le ‘mode d’emploi’ optimal de la machine suivant les différentes conditions météo rencontrées. Une étape cruciale où il faut être à l’écoute de ses sensations et les confronter aux chiffres pour avoir la connaissance la plus pertinente possible du bateau. » 

En stand-by à New York dès le mois de juin
L’équipage s’entraînera à La Trinité-sur-Mer puis effectuera le convoyage vers Newport où sera basé Spindrift 2 à partir du mois de juin dans l’attente d’une bonne fenêtre pour s’élancer de New York sur le record de l’Atlantique Nord. « C’est l’un des chronos les plus difficiles à battre, » affirme le skipper. « Je mesure aussi l’ampleur de ce qui m’attend sur la Route du Rhum. Je vais d’abord naviguer en ‘faux solitaire’ avec quelques équipiers pour prendre confiance avant de m’élancer seul. Il faut aussi valider les modifications spécifiques à la Route du Rhum comme le vélo. »

A noter que l’écurie créée par Dona Bertarelli et Yann Guichard poursuit sa démarche de développement avec Genes-x, qui rejoint Mirabaud en tant que ‘Gold Sponsor’.