Sardinha Cup. Le Cap Finisterre en vue

©JEAN-BAPTISTE D'ENQUIN

La seconde course de la Sardinha Cup partie mardi de Figueira da Foz vers Saint-Gilles s’annonce lente et compliquée pour les 22 duos. Ils devraient passer ce jour le Cap Finisterre. On retrouve aux avant-postes les favoris du circuit dont les vainqueurs de la première course Mael Garnier et Pierre Le Boucher. Corentin Horeau et Julien Villion après une option proche de la côte semblaient à la peine.

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Après plus de 24 heures de course, c’est à une remontée du Portugal plutôt rapide qu’ont eu droit les 22 duos partis mardi à 13h34 de Figueira da Foz. « Ils n’ont pas eu beaucoup de vent la première nuit, mais ça a repris ce matin et ils ont plutôt bien avancé une bonne partie de la journée, avec de bonnes moyennes au près dans du vent de nord-nord-ouest. Ils ont ensuite été freinés dans une transition, avant de reprendre de la vitesse, semble-t-il sous spi, ils ont sans doute touché plus tôt que prévu le vent de sud-sud-est qui était attendu », explique le directeur de course Guillaume Rottée.

Qui note au passage que l’option au large tentée par le duo Charlotte Yven/Pierre Daniellot (Team Vendée Formation-Botte Fondations) et les frères Yannig et Erwan Livory (Interaction) « n’a pas payé du tout. » Au jeu de la vitesse et du bord rapprochant, on trouve logiquement aux avant-postes les favoris de cette Sardinha Cup, avec un trio de tête composé mercredi à 18h de Région Bretagne-CMB Performance (Tom Laperche/Morgan Lagravière), d’Amarris-Primeo Energie (Achille Nebout/Pierre Quiroga) et de Skipper Macif (Erwan Le Draoulec/Loïs Berrehar), mais également un premier bizuth, Edenred (Basile Bourgnon/Brieuc Lebec), auteur d’un très bon début de course (cinquième).

La suite du programme semble assez simple jusqu’au Cap Finisterre et la pointe nord-ouest de l’Espagne, avant une traversée du golfe de Gascogne qui s’annonce, elle, bien plus complexe : « Tout est un peu brouillon, on voit que se forme en plein milieu du Golfe ce qu’on appelle un petit col barométrique, à savoir un carrefour entre deux dépressions et deux anticyclones, avec un gradient faible, donc peu de vent, qui tourne en plus dans tous les sens, analyse Guillaume Rottée. Donc entre jeudi après-midi et vendredi, ils devraient vivre 24 heures compliquées pour les nerfs. Ensuite, les modèles américain et européen sont assez raccord pour dire que ça devrait se finir dans du secteur sud d’une petite quinzaine de nœuds, donc au portant, voire au reaching. » Pour une arrivée prévue quand ? « Samedi soir un peu avant minuit », répond le directeur de course, avec toutes les précautions d’usage.