Yann Eliès sera le directeur de course de la 3e édition du Trophée Banque Populaire Grand Ouest, épreuve du Championnat de France Elite de Course au Large en Figaro qui se déroulera du 15 au 25 avril 2026 avec un départ et une arrivée à Concarneau.
Courue en double sur un parcours exigeant de 800 milles, entre les îles Chausey et l’île d’Aix, cette compétition s’impose comme un rendez-vous incontournable du circuit Figaro Beneteau. Depuis sa création, son succès ne cesse de croître : de 12 duos en 2022, elle a attiré 29 tandems en 2024, mêlant les légendes du circuit et les jeunes talents avides de défis. Ce format unique où stratégie, endurance et régate au contact se conjuguent sur 4 à 5 jours intenses.
Triple vainqueur de la Solitaire du Figaro et double champion de France Elite de Course au Large, Yann Eliès, l’un des marins les plus expérimentés et les plus respectés du circuit, apportera toute son expérience et son expertise à cette troisième édition. Après avoir brillé en tant que marin lors des deux premières éditions et désormais entraîneur au Pôle Finistère Course au large de Port-la-Forêt, il prend cette année les rênes de la direction de course, en duo avec Claire Renou.
Son engagement et sa parfaite connaissance du circuit Figaro Beneteau font de lui l’homme idéal pour perpétuer et amplifier l’esprit de cette compétition. Avec lui, le Trophée Banque Populaire Grand Ouest promet d’être encore plus captivant et inspirant avec un parcours qui pourrait évoluer un peu, donnant la part belle au large sur certains segments. L’occasion pour ce fervent ambassadeur du circuit de continuer à transmettre l’esprit Figaro auquel il demeure profondément attaché.
Yann Eliès : « Une continuité naturelle dans mon parcours »
Après y avoir participé deux fois en tant que marin, te voici directeur de course du Trophée Banque Populaire Grand Ouest. Pourquoi avoir accepté cette mission ?
« J’ai en effet participé aux deux premières éditions du Trophée BPGO et je me suis éclaté. J’ai vraiment adoré cette épreuve.
De plus, je suis très attaché à la Classe Figaro Beneteau et je pense qu’il est important, en tant qu’ancien Figariste, de transmettre et d’accompagner les nouveaux entrants. Pouvoir revenir sur le Trophée BPGO en tant que directeur de course représente donc, à titre personnel, une continuité naturelle. Cela me permet aussi d’être garant de l’esprit de la Classe Figaro Beneteau. J’ai démarré en 1997 avec les tauliers qu’étaient Michel Desjoyeaux et Jean Le Cam par exemple, et j’ai la sensation que c’est désormais à nous, la génération suivante, d’apporter notre pierre à l’édifice de la famille Figaro. On est là pour montrer le chemin, continuer à maintenir l’esprit Figaro et le niveau d’exigence important qui fait le sel du circuit. Être directeur de course du Trophée Banque Populaire Grand Ouest, qui est inscrit au calendrier officiel du Championnat de France Elite de Course au Large, y contribue. »
Justement, on a tendance à présenter le Trophée Banque Populaire Grand Ouest comme une course de purs Figaristes. En quoi le parcours est intéressant et parfaitement adapté au circuit Figaro Beneteau ?
« Le fait de devoir relier les îles Chausey à l’île d’Aix, au départ et à l’arrivée de Concarneau, oblige les participants à longer les côtes et donc à retrouver tous les ingrédients typiques des courses de Figaro : naviguer au contact, faire du rase-cailloux et donc gérer sa prise de risques, jouer avec les courants, établir une bonne stratégie météo entre les effets de relief, les thermiques, tout ce qui modifie le vent en général, etc.
De mon côté, en tant que directeur de course, j’aimerais y intégrer cette année un peu plus de large pour couper ce rythme de navigation côtière par une petite escapade au large. Être capable de s’éloigner de la côte et donc de s’intéresser aux systèmes météorologiques globaux, faire des choix stratégiques, perdre de vue ses concurrents, cela rendrait la course encore plus complète. »
Comment vois-tu ton rôle de directeur de course du Trophée Banque Populaire Grand Ouest ?
« Au niveau sécurité, je vais veiller, dans la construction de mon parcours, à ne pas envoyer les concurrents dans des zones risquées qui n’apporteraient pas grand-chose au volet sportif. Il me semble important de veiller à l’équité sportive.
Je vais aussi beaucoup me reposer sur mon adjointe, Claire Renou, qui maîtrise parfaitement les arcanes administratifs de l’organisation d’une course, afin de me concentrer sur le volet sportif et météorologique, apporter mon vécu de marin et de compétiteur pour en faire une course complète et intéressante pour les marins.
Comme elle se court en double, nous aurons plusieurs types de skippers : ceux qui participeront à la Solitaire du Figaro Paprec peu de temps après, certains qui découvrent le circuit, les anciens qui reviennent se frotter au Figaro, les experts qui aident à monter en compétences… Cela fait aussi partie de l’héritage et je pense qu’il est important de donner la bonne impulsion en tant que directeur de course. Je mets un point d’honneur à maintenir l’esprit Figaro : rester engagé et accepter de se faire mal, malgré une régate au contact, exigeante et difficile, pour devenir de grands marins. »
Source CP


















