Resserrement en tête du Vendée Globe

Vendée Globe
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Coriace le Riou. Pas si facile à croquer. Lui que l’on voyait hier «empétolé » dans sa zone de transition et spectateur du retour impérieux
de ses poursuivants. Certes, ceux-ci reviennent fort, à plus de 16 nœuds de moyenne ces dernières 24 heures. Avec une nuance de taille cependant : son dauphin Le Cam ne lui reprend plus rien depuis hier et l’écart entre les deux hommes de tête se stabilise à plus de 50 milles.
Point d’arrêt au stand donc pour PRB. Vincent glisse sûrement vers la porte située sous la Tasmanie par 52 degrés Sud et se recale tranquillement sur la latitude de ses adversaires. La dépression ramène
comme prévu les trois affamés Jourdain-Josse-Golding. Le Club de plus en plus fermé des Cinq se tient en 273 milles. Aux portes de l’océan Pacifique, quel meilleur scénario pour ce Vendée Globe qu’un regroupement aux avants postes ?
« C’est la course et même si je ne
conserve que quelques dizaines de milles d’avance c’est toujours cela de pris ». Vincent le terrible, Vincent le lucide, Vincent qui semble « faire sa course » sans s’émouvoir outre mesure de la concurrence. Et pourtant ils sont bien là, après un demi tour du monde, les prétendants au sacre Sablais. Le Cam en embuscade, Jourdain et son Sill et Veolia surpuissant, l’étonnant Josse, benjamin de la course qui ne lâche rien, jusqu’à l’anglais Golding qui attend son heure. Plus loin derrière, on
s’ébroue après la tempête et on pense à gagner dans le sud. Dominique Wavre (Temenos) est à la porte numéro 2. Expérimenté ; le Suisse a encaissé sans broncher la fureur de l’océan. Plus durement touchés, Jean Pierre Dick (Virbac-Paprec) et Nick Moloney (Skandia) trouvent les ressources pour oublier plaies et bosses et relancer toujours et encore l’aventure de Leur Vendée Globe.
La fusion de deux dépressions sur la zone Kerguelen annonce une nouvelle tempête pour samedi 18 décembre.
De Bruce Schwab (Ocean Planet) au nord, à Benoit Parnaudeau (Max Havelaar/Best Western) au sud, on s’y prépare déjà, un œil sur le baro en chute libre, l’autre sur les fichiers météo. Dans le nord de Crozet, Karen Leibovici (Benefic) et Raphaël Dinelli (Akena Verandas) ne se quittent plus. Peut-être observent ils ensemble le retour de Conrad Humphreys, à 220 milles – et décompte- dans leur ouest.
(Source Vendée Globe)