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Sébastien Josse navigue foils relevés

@ Yann Riou

Sébastien Josse a joué la prudence sur ce début de course. Sans doute l’expérience des dernières courses. Il est resté à distance mais au contact et on le voit accélerer sur la carte.
Le skipper du Mono60 Edmond de Rothschild souhaitait partir dès les premiers milles dans un mode « marathon » à l’image du tour du monde qui l’attend et non sur une allure de sprint. Il s’est ainsi appliqué à ne pas surcharger d’emblée le bateau aux cinq flèches, surtout dans les lignes de grains qui ont traversé le golfe de Gascogne dans la nuit de dimanche à lundi. Avec des oscillations du vent de 10 à 25 nœuds, le solitaire a choisi de naviguer foils relevés, faisant en sorte de manœuvrer proprement pour négocier calmement, hier midi, le délicat passage du cap Finisterre.

Ce mardi, en début d’après-midi, Sébastien Josse pointe en cinquième position à 20,4 milles de Alex Thomson, qui a choisi hier de se décaler dans l’Est en espérant garder un vent plus fort le long du Portugal. À l’approche d’une dorsale anticyclonique, qui barre la route de la flotte vers le Sud, les vitesses moyennes sont descendues sous les 8 nœuds et la question est maintenant de savoir comment va évoluer cette zone de vents faibles.
Les images fortes de la sortie du chenal des Sables d’Olonne et l’émotion du départ sont désormais dans le sillage, tout comme le froid piquant qui a déjà laissé place au soleil portugais. Dans des conditions plus maniables, Sébastien Josse a pu envoyer ce matin ses premières images du large et a aussi pris le temps de joindre son équipe à terre : « Là, les conditions sont encore assez irrégulières et le vent plutôt mou. Cela devrait durer toute la journée, le temps que la dorsale nous passe dessus. Cela fait du bien car le début de course a été plutôt difficile. C’était un “dégolfage” musclé, sous les grains et je n’ai pas ménagé ma peine. Ce sont des conditions où tu dors peu, tu manges peu. »relate-t-il. À la vacation du Vendée Globe, à la mi-journée, le skipper confiait avoir réussi à engranger deux heures de sommeil, seulement, la nuit dernière.

Cet adage est parfaitement en ligne avec l’exigence du Vendée Globe, le plus long marathon de l’histoire de la course au large. « J’avais dans l’idée de faire un départ prudent et c’est que j’ai fait. Le Vendée Globe est long et ne se gagne pas dans le golfe de Gascogne par contre il peut s’y perdre ! » a-t-il rappelé avant de préciser : « J’ai navigué foils relevés et il est clair que les trois bateaux qui se sont échappés devant au début n’ont pas fait pareil. Je ne regrette absolument pas car, aujourd’hui, je suis seulement à une vingtaine de milles de ce groupe. La prise de risques était bien trop élevée à mes yeux pour le gain. »

Route médiane
Ensuite, toute la flotte, à l’exception du Japonais Kojiro Shiraishi et du Hollandais Pieter Heerema, a choisi de passer entre le DST (Dispositif de Séparation de Trafic, dont la navigation est interdite aux concurrents du Vendée Globe) et les falaises de la Corogne. Si cette route est plus courte, les marins y arrivent toujours avec une certaine appréhension, tant pour le ressac important qui y règne que pour le trafic maritime dense qui réclame beaucoup de vigilance sur le pont.

À bord d’Edmond de Rothschild, c’est dans cette zone que Sébastien s’est offert deux jolies pirouettes : « À la sortie du DST du cap Finisterre, sous les yeux de Morgan (Lagravière,ndlr), le pilote a décroché et j’ai fait un empannage involontaire. Morgan m’a appelé pour vérifier que je ne m’étais pas fait mal, mais non, pas de bobos, juste un chandelier qui n’a pas aimé la figure de style. » racontait Sébastien.

Dans le trio de tête, à la hauteur de Porto, Alex Thomson et Jean-Pierre Dick ont choisi d’empanner pour aller chercher plus de vent près des côtes. « J’ai réfléchi à empanner le long du Portugal comme St Michel et Hugo Boss mais il n’y avait pas de vrai gain non plus. Au début, tu pouvais garder plus de pression mais, au final, il faut quand même revenir dans l’Ouest. Je viens de router Jean-Pierre et nos routes seront très proches, » expliquait-il. Le vent devrait bientôt rentrer et, demain, l’anticyclone devrait s’être rétracté dans l’Ouest, ouvrant la porte des alizés. À long terme, les concurrents commencent déjà à se positionner pour le passage de Madère et des Canaries, l’une des raisons qui donnent l’Ouest comme trajectoire intéressante.

Dans sa vidéo du jour, le skipper d’Edmond de Rothschild offre un panorama des skippers présents autour de lui. Comme tous, Sébastien observe, dès qu’il peut, la voilure de ses proches concurrents. Cette source d’interrogation n’a pas fini d’animer ces semaines de régate au contact, tant les formes et les combinaisons possibles de voiles diffèrent d’un bateau à l’autre. « Maintenant, on est bien groupé avec Vincent (Riou,ndlr) et Yann (Eliès,ndlr), nous sommes à vue et c’est assez drôle car aucun de nous n’a la même configuration de voile d’avant. Il va falloir maintenant bien sortir de la dorsale et surtout savoir quand ! Pour l’heure, je commence à prendre, tout doucement, mon rythme de « tour-du-mondiste » et c’est plutôt agréable ! » concluait Sébastien Josse.

Les chiffres du jour
A 15h (HF), Edmond de Rothschild en 5e position
A 20,4 milles du leader Alex Thomson
Distance parcourue sur les dernières 24 heures : 287,05 milles
Distance parcourue sur le fond depuis le départ : 692,10 milles
Classement du 8 novembre à 15h (HF)
1. Alex Thomson (Hugo Boss) à 23 774,2 de l’arrivée
2. Jean-Pierre Dick (St Michel – Virbac) à 7,1 milles du leader
3. Armel Le Cleac’h (Banque Populaire VIII) à 7,2 milles
4. Vincent Riou (PRB) à 19,6 milles
5. Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) à 20,4 milles
6. Jérémie Beyou (Maître CoQ) à 24,9 milles
7.Yann Eliès (Gueguiner – Leucémie Espoir) à 30 milles
8.Paul Meilhat (SMA) à 31,2 milles
9.Morgan Lagravière (Safran) à 37 milles
10. Tanguy de Lamotte (Initiatives-Cœur) à 42,9 milles

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Yann Eliès satisfait de son début de course

Yann Elies, skipper de l Imoca Queguiner-Leucemie Espoir lors du depart du Vendee Globe 2016 - Les Sables d'Olonne le 06/11/2016 @Alexis Courcoux

Yann Eliès est dans le rythme et dans le match. Après le flot d’émotions du départ, l’instabilité de la première nuit causée par les grains et le petit coup d’accélérateur au cap Finisterre, à présent Yann Eliès et les autres leaders du Vendée Globe évoluent avec une petite dizaine de nœuds de secteur nord-ouest à la latitude de Lisbonne et le moins que l’on puisse dire c’est que leurs trajectoires divergent depuis hier soir. De fait, certains, à l’image d’Alex Thomson et Jean-Pierre Dick, ont choisi de se rapprocher des côtes portugaises afin de bénéficier plus longtemps du vent soutenu et c’est à eux que reviennent les honneurs aux derniers pointages, tandis que les autres, parmi lesquels le skipper de Quéguiner – Leucémie Espoir ont poursuivi leur route vers l’ouest sur une route plus directe. Toute la question est de savoir qui s’en sortira le mieux après le passage de la dorsale qui prolonge l’anticyclone des Açores d’ici à demain soir. En attendant, il faut cravacher et à ce petit jeu, Yann, qui a réussi à tenir la cadence des « foilers » depuis le départ – il pointe en 6eposition ce mardi à 14 h – espère profiter de conditions plus favorables à son type de bateau (dérive droite), ces prochaines heures, pour grappiller quelques milles sur le trio de tête, légèrement détaché.
« Ça a été dur de quitter Les Sables d’Olonne et ça a été un vrai déchirement de quitter la famille. Un départ de tour du monde, c’est toujours beaucoup d’émotions et on en ressort un peu vidé mais je me suis forcé à dormir et j’ai réussi à me reposer. A présent, la course est lancée ! C’est parti pour trois mois ! », a expliqué Yann Eliès, joint ce matin à la vacation officielle, avec un moral au beau fixe. Et le fait est qu’il a de quoi être satisfait de son début de course puisque qu’il a réussi à tenir le rythme avec les bateaux équipés de foils. « Je suis content de les voir encore à l’AIS », s’est amusé le navigateur qui pointe en 6e position ce mardi après-midi, et se permet de devancer Morgan Lagravière mais aussi Jérémie Beyou avec qui il a bien failli rentrer en collision cette nuit.

« Moyen de se prendre une volée »

« On n’est pas passé loin l’un de l’autre ! Quoi qu’il en soit, je suis content d’être là où je suis car avec les conditions que nous avons eues lors de la première nuit, il y avait vraiment moyen de se prendre une belle volée. Finalement, le jeu des grains et des effets de site au niveau du cap Finisterre nous a permis de rester au contact des « foilers », exception faite d’Alex Thomson, Jean-Pierre Dick et Armel Le Cleac’h qui ont bien tartiné et qui ont été meilleurs », a détaillé Yann, avouant par ailleurs avoir été tenté, lui aussi, de longer les côtes portugaises.

La carte de la sécurité

« J’ai hésité à y aller mais j’ai finalement préféré rester avec le paquet, jouer la carte de la sécurité. On va voir ce que ça donne. Pour l’instant, on peine tous un peu à avancer. La dorsale est en train de se coucher sur nous. Il semble que nous allons avancer avec elle jusqu’à ce qu’elle s’arrête. Ça risque d’être un peu longuet », a d’ores et déjà annoncé le Costarmoricain qui sait que jusqu’à demain soir au moins, il va devoir composer avec du vent faible. « Pour l’instant, on avance à 10 nœuds de moyenne. Le premier point positif, c’est que ce sont, a priori, des conditions favorables aux bateaux « classiques » comme le mien, le second c’est que l’on sent qu’on attaque le sud car je ne suis désormais plus qu’en polaire et bas de ciré », a conclu le skipper de Quéguiner – Leucémie Espoir.

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StMichel-Virbac en tête du Vendée Globe

Dimanche 6 novembre 2016, les Sables d'Olonne (FR), jour de départ du Vendée Globe 2016. ©Y.Zedda/StMichel-Virbac Sailing Team

Jean-Pierre Dick mène sa course de la plus belle des manières. Dans le match dès le départ, il est en tête pour le moment et sa position médiane lui ouvre le jeu alors que l’incertitude météo devant demeure encore.

Au classement de 9h, Jean-Pierre navigue en tête du Vendée Globe grâce à son option à l’Est de la flotte au large des côtes portugaises. StMichel-Virbac va devoir négocier le passage d’une dorsale anticyclonique* qui barre la route pour toucher les alizées de Nord-Est jusqu’au Pot au Noir.

JP au téléphone à 10h ce matin : « Ah je suis premier ! C’est une bonne nouvelle !… J’ai trouvé le sommeil cette nuit, c’est une bonne chose, je n’avais pas vraiment dormi la première nuit. Le vent est très irrégulier depuis le début, j’enchaine les manœuvres pour bien me positionner pour la suite. Mon placement semble intéressant aujourd’hui, ce sera plus rapide en début de journée après en fin de journée il faudra voir. »

En 3ème position à 10h, Armel Le Cléac’h navigue ce matin au large du Portugal, plus éloigné des côtes que ses concurrents directs, Jean-Pierre Dick et Alex Thomson en 1ère et 2ème position. Les vitesses impressionnantes des premières 24 heures ont chuté et le skipper du Monocoque Banque Populaire VIII est le premier à entrer dans la dorsale anticyclonique, ce qui explique son ralentissement.
Armel Le Cléac’h a joint son équipe à terre hier soir :
« La deuxième partie de la nuit de dimanche à lundi n’était pas facile, elle a nécessité beaucoup d’engagement avec des vents oscillants entre 10 et 35 nœuds. J’ai même fait une pointe à 32 nœuds ! Pas facile de dormir, j’ai juste pu somnoler un peu. Je suis assez éprouvé par l’intensité du départ, jusque-là il a fallu être aux aguets sans arrêt. Et de nombreux bateaux de pêches espagnols n’allument pas leur AIS*, il faut donc redoubler de vigilance… Mais tout s’est passé sans encombre donc je suis content. Les conditions vont être plus maniables cette nuit donc je vais pouvoir dormir et manger pour récupérer, car physiquement, là, c’était dur ! »

La dorsale anticyclonique est plus active que prévu et l’ensemble de la flotte va ralentir.

Pour le reste de la flotte, la vie à bord s’organise passé les émotions du départ. Ainsi pour Stéphane Le Diraison : “Tout va bien, je récupère après 2 premières journées compliquées. En raison de l’air froid et instable j’ai été très conservateur la première nuit dans mes choix de voiles et ca m’a coûté cher… A ma décharge, il faut dire que j’étais complètement chamboulé par l’émotion du départ. Le chenal des Sables d’Olonne c’était magique, cet instant restera gravé à jamais dans ma mémoire. Et puis il y a eu ce dernier regard avec mes filles et ma femme postées sur le bateau accompagnateur… Il m’a fallu 24 heures pour retrouver des sensations avec mon bateau.Ensuite j’ai eu un problème avec mon gennaker, j’ai dû utiliser une voile de vent fort, beaucoup trop petite , le temps de trouver une solution. Au niveau sportif, je ne suis pas satisfait de mon départ de course mais désormais je suis sous spi dans des conditions très agréables, la route est longue et j’ai bien l’intention de me rapprocher de mes petits camarades ! La vie du bord s’organise, encore quelques jours et je serai parfaitement en phase avec le bateau ! Bonne journée. »

 

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Ralentissement devant

Photo rainbow sent from the boat Le Souffle du Nord, on November 7th, 2016 at 15:28 - Photo Thomas Ruyant Photo arc-en-ciel envoyée depuis le bateau Le Souffle du Nord le 7 Novembre 2016 à 15:28 - Photo Thomas Ruyant

C’est Jean-Pierre Dick (StMichel Virbac) qui menait la flotte ce matin à 8h00 suivi par Alex Thomson (Hugo Boss) et Armel Le Cleac’h (Banque Populaire). Les deux premiers ont choisi d’investir à l’est en empannant hier les premiers. Ils ont ce matin un peu plus d’air alors qu’Armel voit devant lui s’étendre une dorsale anticyclonique.
Derrière le skipper de Banque Populaire, la meute en profite pour revenir. Vincent Riou (PRB), Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) et Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) peuvent recoller, tout comme Jérémie Beyou (Maitre Coq) et Paul Meilhat (SMA). Ce groupe de 6 coureurs se connaît par coeur et ne se lâche pas d’une semelle pour l’instant.
Quelques miles derrière les leaders, Morgan Lagravière sur son foiler Safran tente des choses. Il est proche de Tanguy de Lamotte (Initiatives Coeur) et de Jean Le Cam (Finistère) qui sont tous les deux bien dans leur course. A noter également Thomas Ruyant (Souffle du Nord) qui suit bien le rythme du groupe des 6.
A 80 miles, Kito de Pavant (Bastide Otio) et Bertrand de Broc (Mascf) en profitent pour revenir.
Enda O’Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland)
“Nous y sommes, deuxième jour en mer. J’ai le temps de contempler le monde et de repenser au départ, magique. J’ai même eu une conversation avec le Prince Albert de Monaco au sujet de sa mère, la Princesse Grace, pendant que ma fille faisait une danse irlandaise sur le pont devant les cameras de télévision… et puis là je me retrouve seul en mer, à proximité du DST du cap Finisterre. C’est un coup de magie cette transformation subite ! Je me trouve devant ma table à cartes, un peu comme dans le cockpit d’une navette spatiale. Et c’est ici que je vais passer une centaine de jours… Je suis content d’avoir pris la décision de participer à cette incroyable course, être sur la ligne de départ était déjà une victoire. Mais en même temps, je me demande : mais bon sang! Qu’est-ce que j’ai fait? Je n’ai aucune idée de ce qui m’attend. On verra bien…”

Kito de Pavant (Bastide Otio)
“Bonjour à tous, ça glisse… Le ciel est clair et les grains se font plus rares, même si le vent reste très instable. Je rentre dans la course, je prends mes marques. Je suis prudent, peut-être trop, dans mes choix de configurations de voiles. Il y a de la tactique dans l’air à l’approche d’une dorsale anticyclonique qui va nous ralentir quelque peu. Il fait déjà moins froid que pendant la première nuit glaciale. J’ai pu dormir cette nuit et c’était nécessaire. Je profite de ce message pour remercier tous les amis qui m’ont envoyé des messages d’encouragements par centaines avant le départ et auxquels je n’ai pu répondre….”

Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) :
« Je vois Jérémie (Beyou) à l’AIS. Cette nuit je suis passé si près que j’ai failli lui rentrer dedans ! (rires) Seb Josse est un peu devant. Tout va bien, même si on peine à avancer dans des vents devenus un peu erratiques. La dorsale se couche sur nous, on n’a plus qu’une dizaine de nœuds de vent de Nord-Ouest. J’ai été tenté d’empanner moi aussi pour jouer le couloir de vent de Lisbonne, comme font Alex Thomson et Jean-Pierre Dick, mais j’ai préféré finalement miser sur la sécurité en restant dans le paquet. Je suis plutôt content d’être là et la situation de la journée va être plus favorable pour nous que pour les foilers, normalement. C’est bien, car on savait qu’il y avait moyen de se prendre une belle raclée. Là, mis à part les trois premiers qui ont été un peu meilleurs, on est dans le match. Et puis la mer s’est beaucoup calmée, et il fait bien meilleur que la première nuit.»

Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut)
“J’ai fait une bonne première nuit et du coup je me suis mis un peu dans le rouge donc je suis un peu fatigué mais ça ne se passe pas trop mal, je suis assez content. Pas de souci, à part un vrac en fin de nuit hier qui m’a un peu refroidi : j’avais envoyé mon petit gennaker car le vent mollissait mais un grain à 30 noeuds est rentré ! J’ai du abattre pour essayer de le rouler mais il s’est mal enroulé, ça a fait une poche… bref c’était le bazar ! Ceci dit, je suis content car aucun souci technique sur le bateau alors que la première nuit ça a envoyé du lourd avec de la grêle, des phases de molles alternant avec des grains à 35 nœuds… bref le bateau a été bien sollicité ! Ce matin j’ai 15 noeuds de vent et je suis au reaching, c’est assez cool. Je vais essayer de dormir maintenant que l’axe du DST avec tous les cargos est derrière moi. C’était d’ailleurs super galère de négocier les empannages entre le DST et la côte car il y avait des grains, des bascules de vent, des pêcheurs… J’en suis sorti depuis quelques heures et je suis vraiment soulagé car c’est enfin le large et j’ai de l’eau à courir. Avant, on était en semi-côtier et sur les IMOCA ce n’est vraiment pas simple. Côté météo, les fichiers sont relativement optimistes. Je devrais revenir avec un peu d’air, pour ceux de devant ce sera plus compliqué. Sous J1 et GV haute je devrais avoir jusqu’à 15 noeuds de vent en fin de journée. Tout le monde devrait reprendre un peu de milles sur ceux de devant, mais n’exagérons rien : il y a plusieurs matchs dans le match et les foilers sont dans une autre dimension ! C’était écrit qu’ils allaient nous exploser dès la première nuit. Le passage de la dorsale sera peut-être un petit peu moins douloureux pour nous que pour eux, c’est tout. On va jouer la bordure de l’anticyclone puis commencer déjà à penser au Pot au Noir, je pense que les leaders y seront dès dimanche et moi lundi. Je suis en train de rentrer en mode océanique, mais en revanche je ne me projette pas trop, je ne vais pas cocher la case : “jour 2 sur 90” !

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Port la forêt contre Jean Pierre Dick et Alex Thomson

Photo sent from the boat SMA, on November 7th, 2016 - Photo Paul Meilhat / SMA Photo envoyée depuis bateau SMA - Photo Paul Meilhat / SMA Sacrée première nuit... Une bonne dizaine de grains sur notre route avec grêle, rafales à 30 nds et petit temps ensuite. Déjà deux changements de voile et deux prises de ris. Nous sommes maintenant au portant devant la Corogne, on navigue à vue avec maître coq et prb. Pas beaucoup dormi ni mangé. On en profite pour se sécher entre les grains quand le vent est faible (photo). Pas encore eu le temps de réaliser qu'on part sur un Vendée Globe.

Ils étaient trois à sortir du lot au passage du Cap Finistère. Arme Le Cleac’h (Banque Populaire), Jean-Pierre Dick (St Michel Virbac) et Alex Thomson (Hugo Boss). Le britannique a été le premier à empanner cette après-midi. Habitué des trajectoires peu orthodoxes, il a décidé de longer les côtes portugaises. Jean-Pierre Dick a suivi quelques heures plus tard en optant pour un recentrage. Armel a poursuivi son bord. Trois options différentes dont on saura celle qui paiera au passage de Gibraltar. Si celle d’Alex semble séduisante, surtout avec son bateau, elle est risquée compte tenu du trafic maritime forcément plus présent mais elle a au moins le mérite de se démarquer.

carte

S’il y a un coup de chapeau à tirer c’est bien à Jean-Pierre Dick qui fait un très beau début de course et tient le rythme. Celui pour qui « le Vendée Globe c’est sa vie » montre qu’il est bien présent et dans les trois premiers.

Derrière, on est surpris par Sébastien Josse qui reste un peu en retrait au contraire de Vincent Riou dont le PRB tient tête aux foilers de belle manière tout comme Yann Eliès dans le match. Dans ce groupe, on retrouve Paul Meilhat (SMA) et Jérémie Beyou (Maitre Coq) . Une bonne partie d’entre eux s’entraînent à Port La Forêt et ils ont tous choisis pour l’instant de ne pas empanner par esprit suiveur ou par leur maîtrise de la météo. A suivre…
A noter les bobos du jour : une dent cassée pour Jérémie Beyou et un doigt entaillé pour Sébastien Destremeau (FaceOcean-TechnoFirst).

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Didac Costa bientôt prêt pour partir

L’IMOCA One Planet One Ocean est sorti une dernière fois en mer mardi 1er novembre, pour une navigation qui confirme le bon fonctionnement de tous les appareils du bord.
La mobilisation du public a été déterminante pour financer le matériel électronique endommagé par la foudre.

Plus que quatre jours avant le départ du Vendée Globe, le bateau de Didac Costa One Planet One Ocean est quasiment prêt pour entreprendre le tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance. Après deux semaines de travail intense, l’électronique du bord est rétabli. La dernière sortie en mer lui a permis de valider les réparations et de répéter les manoeuvres à effectuer le jour du départ.

Il ne reste plus qu’à charger l’avitaillement pour la centaine de jours estimés pour réaliser ce tour du monde. Didac avait bouclé son premier tour du monde sur One Planet One Ocean en compagnie d’Aleix Gelabert en 98 jours au départ et à l’arrivée de Barcelone.
Le pompier de Barcelone est “très reconnaissant” de la mobilisation du public suite à son appel aux dons sous la forme d’un crowdfunding. En un peu moins de deux semaines, ils ont permis de couvrir les frais de réparation du matériel électronique endommagé par la foudre ainsi que l’achat d’appareils de réception des informations météorologiques. En outre, des entreprises ont répondu positivement à l’appel lancé et sont devenues partenaires d’un projet de plus en plus collectif, une expérience inédite en Espagne.
Même si Didac a aujourd’hui recueilli plus de 25 000 euros sous la forme de dons allant de 10 à 2 000 euros, le crowdfunding continue. Il manque aujourd’hui au skipper 11 000 euros pour financer les transmissions satellites (vidéos, photos etc.) qui lui permettront de partager son aventure avec des milliers de supporters.

Didac Costa : “Les messages de soutien que j’ai reçu sont aussi précieux que l’argent que nous avons récolté” Ces messages ne font que motiver encore plus le skipper pour honorer son public en devenant le deuxième espagnol à boucler le Vendée Globe.

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Thomas Coville rejoint les Imoca du Vendée

7 avril 2016, large Belle-Ile, entrainement en solo de Thomas Coville sur le Maxi Trimaran SODEBO ULTIM' @ Yvan Zedda
24 heures après son passage de ligne au large de Brest, Thomas avoisinera les 600 milles parcourus. La belle opportunité météo respecte ses promesses, amenant le skipper solitaire au large du Portugal en un seul bord. Le Golfe de Gascogne a été fidèle à sa réputation : une mer formée (2 à 2,5m de creux), des grains et un vent irrégulier passant de 10 à 35 nœuds en rafale. Les prochaines heures s’annoncent néanmoins plus stables et propices au repos.

Thomas Coville a passé le Cap Finisterre cette nuit vers 5h TU, soit seulement une dizaine d’heures après son passage de la ligne de départ. Avec des pointes à 39 nœuds et une trajectoire relativement rectiligne, il pourrait atteindre les premières portes clés de ce Tour du Monde dans des temps proches de ceux réalisés en équipage sur de précédents Trophées Jules Verne. Sodebo Ultim’, bien que rapide n’en est pas moins exigeant, et requiert toute l’attention de son pilote surtout dans des zones de trafic dense comme celles traversées au large du Portugal cette nuit.

Désormais dégagé des côtes, le trimaran poursuit sa route dans des conditions de vent et de mer plus clémentes. Thomas, qui a quitté Brest serein et confiant de son choix météo, pourra profiter de quelques moments de repos avant Madère.

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Charles Caudrelier et Dongfeng Race Team de retour sur la Volvo Ocean Race

May 5, 2015. Leg 7 to Lisbon onboard Dongfeng Race Team. Day 16. Wet. Charles Caudrelier. Wolf © Volvo Ocean Race

A Wuhan, dans la province chinoise de Hubei, le géant de la construction de véhicules Dongfeng Motor Corporation, a annoncé aux médias la participation de Dongfeng Race Team à la Volvo Ocean Race 2017-18. L’équipe inaugure ainsi sa deuxième campagne consécutive dans la légendaire course autour du monde. Durant l’édition 2014-15, l’équipage international avait sélectionné et formé des marins chinois qui découvraient la course au large.

Après neuf mois d’une épopée qui avait conquis le public, notamment en Chine, Dongfeng Race Team avait pris la troisième place, devant des concurrents plus expérimentés. Le skipper français, Charles Caudrelier, reprend cette fois-ci la barre avec l’objectif de s’aligner parmi les favoris.
La 13e édition de la Volvo Ocean Race s’élancera d’Alicante (Espagne) le 22 octobre 2017 et visitera 11 villes sur cinq continents au cours des huit mois d’une régate planétaire intense durant laquelle les concurrents parcourront 45 000 milles (83 400 km), souvent dans les mers les plus inhospitalières du globe.

Dongfeng Race Team défend les couleurs de la Chine sur cette épreuve suivie et reconnue internationalement. Aux côtés de Charles Caudrelier, Bruno Dubois, de nationalités belge et canadienne, est de retour en tant que team manager. L’équipage sera présenté prochainement et comptera certains des marins chinois et internationaux ayant déjà partagé l’édition précédente. Le groupe réunira aussi de nouveaux régatiers, actuellement en sélection.
Ce lundi, lors de la conférence de presse d’annonce à Wuhan, le skipper n’a pas caché sa volonté. « Nous sommes déterminés à faire encore mieux que lors de notre première campagne. Nous nous sommes classés troisièmes et notre objectif n’est pas la seconde place, » a-t-il confié. « Lors de la Volvo Ocean Race 2014-15, nous n’étions pas favoris parce que nous étions une équipe jeune, avec moins d’expérience que les autres. Cette fois-ci, nous sommes l’un des premiers projets à démarrer et nous le faisons dans de bonnes conditions. »
Le Français a aussi rappelé que le démâtage de Dongfeng, peu avant le Cap Horn en mars 2015, avait démontré à tous qu’il ne fallait jamais rien considérer comme acquis sur cette épreuve hors normes. « Nous savons parfaitement à quel point cette course est longue et peut s’avérer cruelle. Je n’ai aucun doute non plus sur la résistance de nos adversaires. Nous allons nous attacher à faire de notre mieux et travailler aussi dur que possible pour aller chercher la meilleure place. »

Yang Qing, vice-président de Dongfeng Motor Corporation, a souligné la fierté de son entreprise d’être de retour dans la Volvo Ocean Race après une première participation il y a trois ans, dont les résultats sont allés bien au-delà des espérances. « La Volvo Ocean Race est la référence des courses autour du monde en équipage et a reçu beaucoup d’intérêt en Chine. Le public et les médias connaissent désormais la course grâce à la participation de Dongfeng Race Team. Notre équipe a marqué l’histoire et plusieurs marins chinois y ont contribué. »
« Dongfeng Race Team a non seulement réussi à promouvoir notre marque en lui permettant d’accroître son audience auprès d’une clientèle mondiale grandissante mais l’équipe s’est aussi attachée à être un écho exceptionnel de la culture chinoise au travers de la Volvo Ocean Race. Dongfeng Motor Corporation soutient avec enthousiasme cet équipage mené une nouvelle fois par Charles Caudrelier. Notre groupe va pouvoir valoriser de nouveau la fraternité qui anime la course au large et contribuer à créer un pont merveilleux entre la voile en Chine et dans le reste du monde, » a-t-il ajouté.

Bruno Dubois a lui salué le retour d’un partenaire chinois de premier rang. « L’engagement de Dongfeng Motor Corporation témoigne du succès de notre première campagne dans la Volvo Ocean Race. En 2014-15, le parrainage provenait de Dongfeng Trucks uniquement alors que nous avons désormais un soutien global de Dongfeng Motor Corporation, une étape significative pour le projet. En 2014-15, Dongfeng était un nouvel acteur du sponsoring sportif. Nos succès aussi bien en mer que à terre, ainsi qu’une valorisation médiatique supérieure à celle de nos concurrents, ont démontré la portée mondiale de ce partenariat. »
Tout en visant la performance sur l’eau, Dongfeng Race Team garde l’ambition de présenter et promouvoir la course au large en Chine. Dongfeng renouvèle aussi sa confiance à l’agence événementielle et de marketing OC Sport, spécialisée en voile et dans les disciplines outdoor afin d’assurer la gestion de cette seconde campagne.

Le projet Dongfeng Race Team a notamment été plébiscité en 2014-15 pour la franchise de sa communication aussi bien dans les médias classiques que numériques. Ce second chapitre s’inscrit sur la même ligne, avec l’envie de partager avec nos fans, en Chine et ailleurs, une aventure humaine d’une intensité rare dans le monde du sport.
L’équipe démarre ainsi plus tôt que la fois précédente. Ces dernières semaines, Charles Caudrelier a déjà convoyé le VO65 Dongfeng de Göteborg à la base de l’équipe à Lorient (France) puis ensuite jusqu’à Lisbonne où le bateau est désormais en préparation dans le Volvo Ocean Race Boatyard (chantier commun à toutes les équipes, géré par l’organisateur), situé sur les rives du Tage dans la capitale portugaise.
Les équipiers chinois et internationaux ont aussi participé aux Championnats du Monde de SB20 à Cascais (Portugal) en septembre. Charles Caudrelier vient également de se classer second du National J80, un circuit auquel il participe avec d’autres équipiers de Dongfeng dans l’objectif de s’entraîner à la régate au contact. La sélection de l’équipage qui disputera la Volvo Ocean Race se poursuit avec un prochain rendez-vous passionnant : la participation de Charles et certains marins du team à la célèbre Sydney-Hobart, fin décembre.
Autre grand changement annoncé, l’équipage devrait aussi compter au moins une femme suite aux nouvelles règles de la Volvo Ocean Race imaginées afin d’encourager la participation de navigatrices. « De mon point de vue, je suis plutôt pour cette mixité au sein des équipages. Cela va donner la chance aux meilleures navigatrices qui régatent à travers le monde de pouvoir disputer la Volvo Ocean Race, » a ainsi conclu le skipper.

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Jean-Pierre Dick dans le trio de tête

Y.Zedda/StMichel-Virbac

Jean-Pierre n’est pas très loquace moins de 24h après le départ du Vendée Globe. Mais il fait un début de course remarquable et StMichel-Virbac pointe en deuxième position à 2,3 milles du leader Alex Thomson. Le trio de tête formé avec Armel Le Cleac’h est dans un mouchoir de poche à l’approche du Cap Finisterre (pointe nord-ouest de l’Espagne). La nuit a été intense pour Jean-Pierre qui n’a cessé de manœuvrer sur le pont pour négocier les différents passages de grains.

Comment as-tu vécu le départ du Vendée Globe ?
« Je suis content du départ que j’ai pris à bord de StMichel-Virbac. J’ai regardé à nouveau la trace hier, j’ai franchi la ligne 4 secondes après le top départ, cela donne le ton de la compétition ! J’imagine que le spectacle était superbe pour tout le monde ! »

Comment s’est passée cette première journée ?

« La nuit a été agitée, il y avait beaucoup de grains, un vent très instable. J’ai réduit la toile en milieu de nuit. J’ai passé du temps sur le pont à manœuvrer. En observant le réglage de ma grand-voile, un paquet de mer a emporté ma lampe. Heureusement que j’en ai prévu en spare. La vitesse du bateau avec les foils est satisfaisante. Cela fait plaisir d’être dans le top 3 dès les premières 24 heures. »

Quelles sont les conditions à venir ?
« Je suis content de ma position même si Hugo Boss m’est passé devant ce matin sous un grain. Nous sommes proches avec Armel. Avant de passer le cap Finisterre, je vais me reposer un peu pour négocier ce passage délicat. Il y a toujours beaucoup de vent et de cargos. »

Classement de 10h
1 – Alex Thomson- Hugo Boss à 24 133,3 milles de l’arrivée
2- Jean-Pierre Dick- StMichel-Virbac à 2,3 milles du leader
3 – Armel Le Cleac’h -Banque Populaire VIII à 2,4 milles du leader


Impressions de JP 48H avant départ par jeanpierredick

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Le Vendée Globe Virtuel réparé

Le Vendée Globe virtuel est reparti après plusieurs heures où il était impossible de se connecter. 258 000 personnes étaient inscrites au moment du départ. Le nombre devrait augmenter dans les prochains jours mais quelle déception pour tous ceux qui souhaitaient vivre leur Vendée Globe virtuellement.

Un message sur la page Facebook de VR indiquait hier dans la soirée que le problème était réparé et venait d’Amazon. Ce qui n’a pas empêché quelques 1000 commentaires négatifs d’être publié à l’annonce du site en maintenance.

Chers Navigateurs,

Nous venons tous de vivre un départ difficile.
Les sessions mysql, n’étaient pas fermées correctement par Amazon Web Services, provoquant un empilement des connections aux bases.

Notre équipe à mis toute son énergie pour venir à bout de l’avarie que le jeu à rencontré, mais d’abord, nous tenons à tous vous remercier pour votre patience et pour le soutien que vous nous avez témoigné durant ces longues heures.

Chacune des demandes reçues sur notre support client fera l’objet d’un traitement personnalisé au plus vite. Nous vous donnerons également plus d’informations sur les détails de cette “fortune de mer”.

Nous vous souhaitons de bons surfs à travers le Golfe de Gascogne, il reste encore de long milles à parcourir ensemble jusqu’à la ligne d’arrivée.

Merci encore.

 

La surcharge du départ sur VR est bien connu des amateurs du jeu depuis deux éditions et les plus prudents avaient anticipés comme le créateur du jeu qui a fait partir tous les bateaux.

La course virtuelle elle, a bien été lancée. Si hier soir, les bateaux virtuels étaient encore devant les bateaux réels, ils ont été rattrapés ce matin par Armel, Jean-Pierre Dick et Alex Thomson. Comme pour les vrais, l’enjeu ava être le passage du Cap Finistère et le choix de la bonne trajectoire cette après-midi et dans la soirée. Un passage qui va donner le premier vrai classement.

Le bateau Course Au Large Magcourseaularge, parti au cap 250 en ligne droite vers le Cap Finistère classé dans les premières heures 97 000è, puis dans la soirée dans les 25 000è est 1069e ce matin. Ni trop haut, ni trop bas, notre bateau va pouvoir passer le Cap Finistère à 14-15nds. Les bateaux plus sud qui dominaient la course depuis le départ cèdent la place progressivement à ceux qui visaient la ligne droite et sont obligés de modifier leur Cap à une allure moins rapide.

 

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