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The Ocean Race Europe. Thomas Ruyant et son équipage LinkedOut victorieux de la 2e étape

The finish of Leg Two of The Ocean Race Europe, from Cascais, Portugal, to Alicante, Spain.

Thomas Ruyant et son équipage ont dominé en IMOCA cette deuxième étape de Cascais à Alicante du début à la fin. Trois équipes IMOCA sont désormais à égalité au classement.

Avant le départ de la troisième étape vers Gênes Dimanche – il n’y aura pas de parcours côtier à Alicante – LinkedOut se place premier au classement, devant Offshore Team Germany et 11th Hour Racing Team grâce à son meilleur classement sur cette étape. CORUM L’Épargne se trouve désormais à la quatrème place, devant Bureau Vallée 3.

Thomas Ruyant était ravi d’enfin monter sur la plus haute marche du podium, après sa sixième place sur le Vendée Globe et sa troisième à la première étape de cette course entre Lorient et Cascais. “C’est la première fois que je franchis la ligne d’arrivée en premier sur le circuit IMOCA », a-t-il déclaré sur le ponton d’Alicante. “C’est génial. Je suis vraiment fier et cela récompense le travail de toute l’équipe derrière ce projet. Dès le départ, nous étions en tête et nous n’avons rien lâché jusqu’à l’arrivée.»

Le skipper savoure le défi que représente la course en équipage sur un IMOCA et n’a pas caché son désir de gagner The Ocean Race Europe, première épreuve du nouveau championnat IMOCA Globe Series. ” C’est un petit bout de victoire car c’est une course avec plusieurs étapes et ce n’est pas encore fini, » a-t-il déclaré. “Nous allons essayer de garder la bonne énergie que nous avons eue sur l’eau pour le reste de la compétition. Nous faisons tout cela pour avoir ces moments de victoire », a-t-il ajouté. “Je navigue sur ce bateau depuis deux ans et c’est un bateau conçu pour gagner. Je le sais, mais nous n’avions pas encore réussi. »

LinkedOut a été rapide au portant au début de l’étape, puis a mené la flotte dans le détroit, se heurtant à des vents contraires soufflant en rafales à 35 nœuds. Ruyant et son équipage, qui comprend en partie Morgan Lagravière et Clarisse Crémer, se sont ensuite frayés un chemin dans les vents légers en longeant la côte espagnole vers Alicante.

Une fois de plus les IMOCA ont terminé à quelques minutes d’intervalles, les quatre premiers franchissant la ligne en un peu plus d’une heure, après trois jours de mer. Lors de la dernière nuit, l’équipe de LinkedOut surveillait de près CORUM L’Epargne, qui a pris la décision d’aller chercher plus de vent en s’éloignant du DST (dispositif de séparation du trafic) au large de Carthagène. Malheureusemet, la manœuvre n’a pas porté ses fruits, faisant passer Nicolas Troussel et son équipage de la deuxième à la dernière place.

“Quand CORUM L’Épargne est passé à l’intérieur de nous, nous étions un peu inquiets parce qu’à ce moment-là, les prévisions météo n’étaient pas en accord avec la réalité. », se souvient Crémer. “Nous avions peur que le schéma de la première étape se répète. Finalement, c’était assez tendu et très serré avec Offshore Team Germany et 11th Hour Racing Team – ils auraient pu revenir, donc nous avions un peu la pression à bord. », a-t-elle ajouté.

Mis à part le retour de 11th Hour Racing Team, l’autre performance remarquable de cette étape fut celle de l’équipage de Robert Stanjek sur Offshore Team Germany. Ils ont réussi à tirer le meilleur parti des conditions pour s’emparer de la deuxième place et peu de gens auraient pu prédire qu’ils seraient maintenant à égalité avec deux autres équipes en tête du classement de The Ocean Race Europe.

L’équipage à bien navigué dès le début de la course et menaçait LinkedOut lorsque la flotte à la sortie du détroit de Gibraltar. Mais il est ensuite tombé dans une bulle sans vent, à quelques centaines de mètres seulement des bateaux aux alentours qui ont, eux, pu continuer à avancer. « Après avoir traversé le détroit, nous avons dû beaucoup travailler pour avancer dans le petit temps, et nous nous en sommes bien sortis », explique Annie Lush, de l’équipe Offshore Team Germany.

« Je pense que nous étions probablement les premiers sur le tracker à ce moment-là, mais nous sommes restés coincés sous la flotte – nous devions être à 100 mètres du vent que tout le monde avait, et nous nous sommes retrouvés dans un trou énorme. C’était assez fou parce que nous étions à côté de beaucoup d’autres bateaux – je suppose que nous nous sommes retrouvés coincés entre deux brises. »

L’arrêt a vu Offshore Team Germany passer de la tête à la dernière place et la probabilité de rattraper la tête de flotte semblait s’éloigner. Le parti pris de se rapprocher de Cabo de Gata a été fructueux car cela les a à nouveau propulsés dans la course. « C’était une très grande victoire pour nous”, a expliqué Lush. « C’était incroyable – nous avons choisi de faire en nous disant que c’était le coup de la dernière chance, et nous nous sommes à nouveau retrouvés dans le match. »

L’IMOCA allemand s’en est bien sorti malgré la perte des données de ses instruments de mesure du vent pendant la traversée du détroit, ce qui a empêché l’équipage d’utiliser le pilote automatique, forçant les marins à barrer constamment jusqu’à l’arrivée. Pour Annie, cette course a été bien plus éprouvante qu’elle ne l’aurait imaginé. « C’était une étape tellement longue, il y avait tellement de choses à faire. Je ne peux même pas me souvenir de tout. Nous sommes très heureux de pouvoir régater avec les autres. Forcément ils décollent à certains moments, mais nous avons aussi parfois l’avantage, donc c’est cool. »

Les performances des foilers auront donné à tous les membres de la Classe IMOCA de nouvelles pistes de réflexion sur la navigation au près et dans le petit temps. Pour Clarisse Crémer, cette course est surtout un entrainement rêvé, « Chaque fois que vous naviguez, vous apprenez de nouvelles choses, vous avez de nouvelles conclusions et vous essayez d’aller de l’avant. Cette course va peut-être nous aider, en tant que marins IMOCA, à faire évoluer nos bateaux. Naviguer comme ça est le meilleur entraînement dont on puisse rêver, c’est pourquoi nous sommes ici. »

Ed Gorman.

The Ocean Race Europe. Victoire du VO65 Racing For The Planet de Yoan Richomme sur la 2e étape

Yoann Richomme et son équipage du VO65 Racing For The Planet ont remporté la deuxième étape en arrivant les premiers à Alicante. Une petite revanche sur la première étape.

L’étape entre Cascais et Alicante aura vu la flotte naviguer dans des conditions variées : au près dans des vents soutenus lors du passage du détroit de Gibraltar, avant de rencontrer les petits airs de la Méditerranée. Au matin du deuxième jour, un morceau de plastique de 30 mètres s’est pris dans la quille, ralentissant l’équipage, qui a ensuite dû se battre avec la tête de la flotte, avant de reprendre la première place, qu’ils ont conservée jusqu’à Alicante.

La victoire d’étape d’aujourd’hui remet la victoire de The Ocean Race Europe sur la table, après une première étape décevante, lors de laquelle l’équipe avait mené avant de tout perdre sur les derniers milles du parcours. Le week-end dernier, les marins entamaient leur comeback en remportant la régate côtière du Mirpuri Foundation Sailing Trophy comptant au classement général.

Yoann Richomme, le skipper de Mirpuri Foundation déclare : « C’est une belle victoire pour toute l’équipe et une belle revanche après la première étape qui avait malheureusement mal tourné alors que nous étions en tête. On a commencé à montrer que nous avions une bonne forme, un équipage avec pas mal de capacités et ce matin nous avons confirmé. On a très bien commencé la manche puisque sous spi nous allons très vite. Au sud du Portugal nous avions une bonne avance de 7-8 milles. Hélas, nous avons tout perdu avant le passage du détroit de Gibraltar. Il y a eu une grosse détermination de l’équipage qui s’est battu pendant presque 3 jours pour remonter petit à petit le déficit et réussir à passer AkzoNobel hier après-midi. C’est une très belle victoire et je suis très fier de l’équipage de la Mirpuri Foundation Racing Team. C’est pas mal pour la suite… »

Paulo Mirpuri, le Fondateur de la Mirpuri Foundation ajoute : « Je suis très fier de toute l’équipe et de cette victoire aujourd’hui. Depuis le départ de The Ocean Race Europe, nous avons montré notre potentiel, et que nous sommes en mesure de mener la flotte. Le résultat d’aujourd’hui et notre position au classement le montrent, ce qui est un vrai boost pour l’équipe, avant le départ de la dernière étape dimanche prochain. Pour le moment, nous allons profiter de la journée et de cette victoire. »

ETF26. Youth Foiling Team remporte le Raid Quiberon

L’équipage, mené par Charles Dorange, avec Solune Robert et Thibault Julien, a remporté le Raid Quiberon disputé le weekend du 5 et 6 juin 2021. Alors que les ETF26 sont des bateaux imaginés et conçus pour voler au-dessus de l’eau, c’est l’absence de vent qui aura marqué le weekend ensoleillé en baie de Quiberon. En effet, seul le raid du samedi a été disputé après l’annulation de celui de dimanche. Un raid autour de l’île de Houat que Youth Foiling Team a solidement dominé en prenant de bonnes options stratégiques. Ils terminent devant Bourgnon’s Foily et ABC Arbitrage – Entreprises du Morbihan.

« On est super content d’avoir repris la compétition » déclare Charles Dorange. « On n’était pas venu avec l’objectif de gagner donc c’est une belle surprise. Je suis très content de notre cohésion d’équipe à bord, il y avait une bonne communication à bord et chacun savait parfaitement ce qu’il devait faire. C’est top de naviguer avec Solune et Thibault ! »

Dans le petit temps, les choix tactiques pèsent encore plus dans la balance car la moindre erreur peut se payer lourdement. Aucun équipage n’avait de réel avantage du terrain sur les autres car il y avait toujours au moins une personne à bord qui connaissait parfaitement le plan d’eau. « On a fait un gros travail de préparation de navigation » explique Charles. « Il fallait être sûr de ses options ». Yvan Bourgnon et les siens ont été les premiers à arriver sur Houat, mais Youth Foiling Team a su prendre la tête de la flotte avant de basculer au sud de l’île. Une position qu’ils réussirent à maintenir jusqu’à la ligne d’arrivée, suivi de Bourgnon’s Foily puis d’ABC Arbitrage – Entreprises du Morbihan.
« Le parcours était vraiment super. Il y avait plein de passages intéressants » raconte Charles Dorange. « On a rasé une balise sur la pointe nord, c’était assez chaud… En tout cas on a de la chance de naviguer autour de Houat, avec les plages de sable blanc et l’eau turquoise, c’était vraiment magnifique ».
La prochaine régate aura lieu dans un peu moins d’un mois en Italie : la mythique Garda Foiling Week sur le lac de Garde. Le temple du vent et du foil en Europe sera l’occasion pour les deux équipages basés au Royaume-Uni de se joindre aux bateaux français. Ça sera la première apparition sur le circuit de Mark Rijkse sur Toroa Racing Team, alors que Thorkild Juncker sur Cool Runnings Racing Team fera lui son grand retour à la compétition près d’un an et demi après sa dernière course. Les deux équipages auraient dû participer au circuit l’année dernière mais n’ont pas pu venir en France à cause de la situation sanitaire.

Classement du Raid Quiberon 2021 :

  1. Youth Foiling Team, Charles Dorange
  2. Bourgnon’s Foily, Yvan Bourgnon
  3. ABC Arbitrage – Entreprises du Morbihan, Moana Vaireaux

Alan Roura en quête d’un nouveau partenaire

La Fabrique ne repartira pas pour de nouvelles aventures au large avec Alan Roura. La marque du groupe Cornu, maître boulanger vaudois, s’était engagée auprès du navigateur en 2016, afin de lui permettre de réaliser son plus grand rêve, avant de doubler la mise jusqu’en 2021. Retour sur une collaboration qui aura permis au jeune Suisse de se révéler au public et de marquer l’histoire du sport helvétique.


Le contrat qui liait La Fabrique à Alan Roura courait jusqu’à la fin du Vendée Globe 2020-2021, apogée de quatre années de sponsoring qui faisaient suite à un premier « coup d’essai » en 2016. Après la rencontre providentielle du Genevois, 23 ans à l’époque, avec Cyril Cornu, directeur de la marque, et l’incroyable premier Vendée Globe qui avait suivi, skipper et sponsor titre décidaient en effet de repartir pour un tour en 2020. Avec cette fois, quatre pleines saisons de préparation et des ambitions à la hausse. Si la pandémie de Covid-19 aura quelque peu gâché la fête, la saison 2020 n’ayant pu tenir ses promesses d’année-apothéose, que l’aventure fut belle malgré tout !

Une nouvelle marque de biscuits, un nouveau bateau, une nouvelle paire de foils, une superbe Route du Rhum 2018, un magnifique record de l’Atlantique Nord en 2019 et un second tour du monde en solitaire : cinq ans après ce qui ne devait être qu’un « one shot », le bilan est indiscutablement positif. « Une magnifique aventure humaine et sportive s’est achevée à l’instant où Alan a franchi la ligne d’arrivée de ce Vendée Globe 2020-2021, résume Cyril Cornu. Et même si le résultat sportif n’est pas à la hauteur de ce qui était espéré, un projet comme celui-ci ne se résume pas à un classement. Les marins d’un Vendée Globe sont perçus de trois manières différentes : On respecte ceux qui prennent le départ, qui ont le courage d’affronter leurs peurs et qui acceptent de se retrouver seuls face aux éléments. On admire ceux qui le terminent, pour leur capacité à avoir su se faire accepter des océans, pour leur abnégation et leur talent indéniable. On se souvient de ceux qui le gagnent, simplement parce qu’ils entrent dans l’Histoire de la voile et du sport en général. Alan a déjà gagné notre respect et notre admiration par deux fois. À 27 ans. J’en suis convaincu, un jour, il entrera lui aussi dans l’Histoire. C’est un honneur et une fierté de faire partie de la sienne. » Honneur et fierté partagés par le jeune skipper, profondément marqué par cette belle rencontre : « Je remercie La Fabrique et l’ensemble de mes partenaires pour la confiance qu’ils ont su accorder à ce petit jeune de 23 ans qui rêvait de faire le tour du monde. Je ne peux que leur être infiniment reconnaissant, avec un sacré pincement au coeur de ne pouvoir continuer l’aventure avec des personnes aussi formidables. Ils ont cru en moi quand personne d’autre ne l’a fait et m’ont permis de prouver qu’il fallait compter sur moi. J’ai été le sportif le plus chanceux au monde de croiser leur route, j’espère qu’il continueront à être fiers de moi. »

En recherche de nouveaux partenaires
Si des projets communs entre Alan et La Fabrique sont encore possibles, la société ne pourra continuer de financer les ambitions grandissantes de celui qui souhaite, un jour, gagner le Vendée Globe : « Nous avons annoncé à Alan dès la fin d’année 2019 que ça devenait trop gros pour nous. L’aspect financier est certes important pour une PME comme la nôtre, mais il faut aussi savoir être pragmatique. Nous sommes un magasin de fabrique à Champagne et une petite marque de produits boulangers. Nous n’avons pas la possibilité de profiter de cette visibilité autant que nous le devrions et il est temps de laisser la place à une marque qui pourra capitaliser dessus, bien plus que nous ne le pourrons jamais ». La place est donc à prendre, sur le prochain bateau du navigateur comme dans le coeur de ses nombreux supporters. Et le compte à rebours est lancé si Alan Roura souhaite participer, de façon compétitive, à la saison 2022. « Je suis dans une bonne dynamique, assure le Genevois. Je suis confiant dans ma capacité à convaincre d’anciens et nouveaux sponsors d’embarquer avec moi, d’autant que le Vendée Globe et la course au large ont marqué des points cet hiver, s’imposant même comme le sport disposant d’un des meilleurs rapports prix-visibilité actuellement. J’espère simplement avoir la chance de trouver des partenaires aussi fabuleux que ceux de ces dernières années… Et que le timing sera le bon pour me permettre d’exprimer pleinement mon potentiel ! » À toute entreprise désireuse de voguer autour du monde, en véhiculant des valeurs positives et en adéquation avec leur philosophie, Cyril Cornu n’a qu’un mot à adresser : « Foncez ! »

Ils ont dit… 💬

Cyril Cornu, directeur de La Fabrique :
« Une magnifique aventure humaine et sportive s’est achevée à l’instant où Alan a franchi la ligne d’arrivée de ce Vendée Globe 2020-2021. Et même si le résultat sportif n’est pas à la hauteur de ce qui était espéré, un projet comme celui-ci ne se résume pas à un classement. Les marins d’un Vendée Globe sont perçus de trois manières différentes : On respecte ceux qui prennent le départ, qui ont le courage d’affronter leurs peurs et qui acceptent de se retrouver seuls face aux éléments. On admire ceux qui le terminent, pour leur capacité à avoir su se faire accepter des océans, pour leur abnégation et leur talent indéniable. On se souvient de ceux qui le gagnent, simplement parce qu’ils entrent dans l’histoire de la voile et du sport en général. Alan a déjà gagné notre respect et notre admiration par deux fois. À 27 ans. J’en suis convaincu, un jour, il entrera lui aussi dans l’Histoire. C’est un honneur et une fierté de faire partie de la sienne.
Nous avons annoncé à Alan dès la fin d’année 2019 que ça devenait trop gros pour nous. L’aspect financier est certes important pour une PME comme la nôtre, mais il faut aussi savoir être pragmatique. Nous sommes un magasin de fabrique à Champagne et une petite marque de produits boulangers. Nous n’avons pas la possibilité de profiter de cette visibilité autant que nous le devrions et il est temps de laisser la place à une marque qui pourra capitaliser dessus, bien plus que nous ne le pourrons jamais. Foncez ! »

Alan Roura, navigateur :
« Je remercie La Fabrique et l’ensemble de mes partenaires pour la confiance qu’ils ont accordé à ce petit jeune de 23 ans qui rêvait de faire le tour du monde. Je ne peux que les remercier du fond du coeur, avec un grand pincement au coeur de ne pouvoir continuer l’aventure avec des personnes aussi formidables. Ils ont cru en moi quand personne d’autre ne l’a fait et m’ont permis de prouver qu’il fallait compter sur moi.
Je suis dans une bonne dynamique, je suis confiant dans ma capacité à convaincre d’anciens et nouveaux sponsors d’embarquer avec moi, d’autant que le Vendée Globe et la course au large ont marqué des points cet hiver, s’imposant même comme le sport disposant d’un des meilleurs rapports prix-visibilité actuellement. J’espère simplement avoir la chance de trouver des partenaires aussi fabuleux que ceux de ces dernières années… Et que le timing sera le bon pour me permettre d’exprimer pleinement mon potentiel ! »

Class40. Mise à l’eau du Class40 Crosscall d’Aurélien Ducroz

Class40 Crosscall. Aurélien Ducroz. Photo C. Nivelet

L’ancien “freerider” et son nouveau pur-sang Class 40 Crosscall. Il a accompli son rêve : Après six années de voile de compétition, Aurélien Ducroz champion du monde de freeride a mis à l’eau ce lundi 7 juin 2021 son nouveau bateau Class 40. Aux nouvelles couleurs de Crosscall son partenaire depuis 2015 qui l’avait notamment accompagné lors de sa superbe 5e place lors de la transat Jacques-Vabres 2019. Retour sur cette journée mémorable pour un prétendant affirmé à la victoire de la route du Rhum 2022.

Le projet technique

Conçue par Marc Lombard, la carène de type « scow » est la deuxième version du cabinet d’architecte dite Lift V2 de ces classs40 à étrave aplatie après celle conçue pour Louis Duc (Carac). L’objectif est d’éviter l’enfournement et de rentrer le mieux possible dans l’eau notamment à la gite. La sortie d’eau à l’arrière a été également travaillée pour garder une assiette cabrée lorsque le bateau accélère sans pénalité de trainée avec un tableau arrière très peu immergé. Un sistership qui serait destiné à Corentin Douguet est d’ores et déjà en construction avec les mêmes moules. Entre les études et la sortie du chantier un gain de poids significatif a pu être réalisé et l’équipe ne cachait pas sa satisfaction après la pesée réalisée pendant le grutage du bateau. Enfin, coté électronique et software, le bateau intègre les tablettes et smartphones Crosscall dernière génération et une technologie de pilotage automatique intelligent déjà éprouvée par Gitana en Ultim et certains IMOCA. Après la mise à l’eau, au vu de la surface mouillée, Aurélien Ducroz affichait des espérances très fortes en termes de performance.

Une nouvelle identité visuelle pour Crosscall :

Le class40 Crosscall, avec son design agressif bouscule les codes de sa catégorie au niveau esthétique. Cet effet est souligné par ses couleurs inédites issues de la nouvelle charte Crosscall que la marque a dévoilé pour la première fois ce jour avec la mise à l’eau du bateau. L’entreprise française qui conçoit des smartphones et tablettes durables depuis 2009 fait ainsi évoluer son image pour refléter au mieux son positionnement et son évolution stratégique. Ainsi Le logo Crosscall se scinde en deux pour évoquer un cercle vertueux et sa nouvelle signature « This is how we live » affirme la volonté de la marque de cibler des utilisateurs qui ont un style de vie différent.

Le mot du skipper :

Course au large : Tu étais très ému au moment de ta prise de parole. Quel est ton état d’esprit ?

Aurélien Ducroz : « C’est une aventure incroyable, c’est tellement fou, ultra prenant. Ce projet prend beaucoup de temps et d’un seul coup, le bateau est à l’eau ! Cela ouvre le chapitre de la course, je regarde cela encore avec des yeux d’enfant. Être au départ de la prochaine route du Rhum me semble encore inimaginable »

Course au large : Quel est ton modèle économique ?

Aurélien Ducroz : « Je suis propriétaire du bateau qui coûte, moule compris, environ 840000 euros. Crosscall qui est mon partenaire titre apporte la majeure partie du budget de fonctionnement de 400000 euros pour lequel il me manque encore 20% aujourd’hui pour être au top. Je suis donc à la recherche d’un autre partenaire pour le finaliser. Enfin, au-delà de l’aspect financier, Crosscall est très impliqué et m’apporte un support humain très important. « 

Texte : Christophe Nivelet

Ocean Race Europe. Départ de la deuxième étape.

La flotte de The Ocean Race Europe a quitté Cascais à 13h00 ce dimanche pour quatre jours et 700 milles (1296 kilomètres) de course au large.

Après être arrivés à Cascais le 2 juin en provenance de Lorient, les marins ont eu quelques jours pour récupérer avant de reprendre la compétition hier à l’occasion du Mirpuri Foundation Sailing Trophy, une régate côtière comptant au classement, qui était organisée par le Clube Naval de Cascais. Une nuit de sommeil aura suffi pour que les équipages changent d’état d’esprit. Après la régate côtière, place au large, avec des conditions annoncées musclées et ventées dans cette étape entre le sud-ouest du Portugal et Alicante, en Espagne.

Le parcours de cette seconde étape fait passer les concurrents au large de la capital portugaise avant de franchir le fameux cap Saint-Vincent, point le plus sud-ouest du Portugal et de l’Europe.

Là, les bateaux mettront le cap au sud-est, direction le détroit de Gibraltar – cet étroit et très encombré passage qui sépare la péninsule ibérique du Maroc, en Afrique – qui marquera l’entrée en mer Méditerranée.

Les conditions au passage du détroit devraient être compliquées, avec des vents de face atteignant les 40 nœuds ce lundi, au moment où les bateaux de The Ocean Race Europe s’y engouffreront.

Une fois en Méditerranée, la route la plus directe vers la ligne d’arrivée à Alicante sera le long de la côte. En fonction des conditions sur place, les équipages pourraient privilégier une trajectoire plus au large et donc plus longue, afin de toucher des vents plus favorables, qui les feront arriver plus tôt.

« Le vent va monter très fort au niveau du détroit de Gibraltar, » confiait le renommé marin français Sébastien Josse, qui navigue à bord de l’IMOCA CORUM L’Épargne, vainqueur de la première étape.

« Nous avons deux options au passage du détroit : la première est de rester au nord, le long de la côte espagnole. Cela peut représenter de nombreux virements dans une zone relativement étroite, mais avec un peu moins de vent. La seconde est de passer plus au sud, le long du Maroc, là où les vents devraient atteindre les 40 nœuds et nous contraindre à moins de manœuvres. »

« Cela ne durera que quelques heures, après quoi, le vent tombe complètement, et nous commencerons une nouvelle course au près, dans des vents faibles jusqu’à Alicante – on ne sait pas encore exactement quelle météo nous aurons. »

Après avoir illustré de la plus belle des manières l’adage de ne jamais rien lâcher, en remportant la première étape en catégorie VO65, le skipper de The Austrian Ocean Race Project, Gerwin Jansen, affirme que son jeune équipage donnera tout sur cette étape vers Alicante.

« Nous avons bien profité de notre victoire, » déclare le skipper. « Mais nous devons également être réalistes sur nos ambitions. Ce n’est pas si normal que la jeune équipe s’offre une telle victoire sur la première étape. Nous sommes prêts pour la seconde, et allons donner le meilleur. »

« Nous allons naviguer au portant jusqu’à la pointe sud du Portugal. Ensuite, nous passerons le détroit de Gibraltar dans des vents soutenus, au près, avec une mer formée. Donc cela va être compliqué pour l’équipage, pour le bateau et nous devrons résister au combat. »

Après un court retard pour permettre l’arrivée d’un vent plus établi, les IMOCA ont été les premiers à prendre le départ de cette deuxième étape. 5 bateaux lâchés sur la ligne pour un court bord de reaching jusqu’à une bouée de dégagement pour sortir de Cascais, que le français Thomas Ruyant passait en tête, à bord de LinkedOut.

Environ 2 milles après le départ, 11th Hour Racing Team a été impliquée dans une collision avec un petit bateau à moteur qui était ancré. Il n’y a pas eu de blessé sur aucun des bateaux, et le bateau à moteur a regagné le port sans assistance. 11th Hour Racing Team est également rentrée au port et a mis sa course entre parenthèses pour évaluer les dégâts sur son foil bâbord.

« Nous avons pu confirmer grâce à la direction de course que tout le monde sur le bateau à moteur est OK, et nous avons envoyé une partie de notre équipe technique pour les accompagner à la marina. Ils ont finalement été en mesure de le faire sans notre assistance, par leurs propres moyens. Je peux également confirmer que tout le monde au sein de notre équipage est OK, » a déclaré Charlie Enright, le skipper de 11th Hour Racing Team.

« Nous prenons l’entière responsabilité de ce qui s’est passé sur l’eau aujourd’hui. Nous sommes de retour à la marina pour évaluer les dégâts sur notre bateau. Notre foil bâbord à certainement pris un coup. Nous travaillons avec l’équipe technique afin de voir ce que cela implique pour notre participation. »

Après environ deux heures à terre, l’équipe a pris la décision de repartir dans son foil bâbord ce dimanche soir.

Par ailleurs, les sept VO65 nous ont offert un superbe spectacle, tous alignés sur ce premier bord de reaching. Pour prouver que sa victoire de la première étape n’était pas volée, l’équipage de The Austrian Ocean Race Project menait la flotte au passage de la bouée de dégagement.

Avant de quitter le ponton à Cascais, un bâton de Relay4Nature a été passé par Yoann Richaomme à Chris Nicholson, le skipper du bateau néerlandais AkzoNobel Ocean Racing.

Relay4Nature est un bâton relais en faveur de l’océan, qui encourage les leaders mondiaux à drastiquement faire croitre leurs ambitions pour la nature, l’être humain et les océans, via des politiques et actions, en plus de s’unir pour une gouvernance renforcée des océans.

Lors de la première étape entre Lorient et Cascais, le bâton Relay4Nature était à bord de l’IMOCA 11th Hour Racing, avant d’être passé à la Mirpuri Foundation Racing Team par Justine Mettraux.

Selon les derniers modèles, les équipes devraient boucler la deuxième étape en quatre jours, et devraient donc arriver à Alicante jeudi 9 juin.

SailGP. Team Japan s’impose en Italie, les Français 7e

Great Britain SailGP Team, France SailGP Team, USA SailGP Team and Spain SailGP Team warming up ahead of the first race on Race Day 2 at the Italy SailGP, Event 2, Season 2 in Taranto, Italy. 06 June 2021. Photo: Bob Martin for SailGP. Handout image supplied by SailGP

La deuxième étape du circuit SailGP s’est courue en Italie à Tarente dans du vent très léger obligeant les équipages à courir à 3 pour maximiser les phases de vol. L’acte a été remporté par les Japonais de Nathan Outteridge qui auront été très bon dans le tout petit temps, à la limite du vol. Les Français, 7e, n’ont pas brillé.

Ce Grand Prix d’Italie a inauguré quelques nouveautés et a été le théâtre de nombreuses surprises, bonnes ou mauvaises selon les équipes. De nouvelles règles ont été édictées, notamment pour sanctionner plus durement les équipages impliqués dans des collisions, et éviter que l’incident des Bermudes ne se reproduise. Autre nouveauté imaginée par SailGP pour naviguer dans les petits airs (moins de 8 nœuds) : un équipage réduit à 3 personnes à bord (au lieu de 5), configuration testée pour la première fois à l’entraînement, puis lors des 3 manches de samedi et dans la finale dimanche. Une difficulté supplémentaire pour les athlètes du bord, qui oblige le contrôleur de vol à s’improviser wincheur et le barreur à régler les foils…

Les mots d’ordre de ce week-end italien étaient sans nul doute l’adaptation et la réactivité : à cette nouvelle configuration d’équipage d’abord, mais aussi à un vent faible (moins de 10 nœuds) et extrêmement instable, à des navigations de funambule, entre vol et mode archimédien, rendant chaque manœuvre particulièrement délicate et les vitesses très aléatoires en ligne droite.

Quant aux régates, elles ont été à l’image de ces conditions incertaines : pleines de rebondissements. Malheureux aux Bermudes lors d’un Grand Prix qui a tourné court suite à une collision les opposant, les Japonais et les Américains ont pris leur revanche en Italie. Réguliers aux avant-postes pendant tout le week-end, ils se sélectionnent assez logiquement en finale. Mais derrière Nathan Outteridge et James Spithill, il a fallu attendre la dernière régate en flotte pour départager cinq équipages qui pouvaient encore prétendre à entrer dans le dernier trio : les Néo-zélandais, auteurs d’une magnifique 4e manche, les Français, les Britanniques et les Danois à égalité de point, mais aussi les Espagnols, solides en milieu de tableau. Ce sont finalement ces derniers qui décrochent leur ticket pour la finale ‘podium’.

Lors de l’ultime course à trois – où les compteurs sont remis à zéro- l’équipe japonaise SailGP de Nathan Outteridge décroche la victoire devant l’équipe espagnole SailGP de Phil Robertson, laissant des Américains malchanceux abandonner la course suite à un choc avec un objet flottant ayant endommagé un de leur safran.

Si Japonais et Américains retrouvent des couleurs après leur déconvenue aux Bermudes et que les Espagnols, nouveaux venus dans le circuit, confirment leur superbe potentiel, c’est un scénario inverse que vivent les Australiens de Tom Slingsby. Victimes d’un problème électronique samedi, ils ne s’en sont jamais remis et terminent derniers, une place qu’ils n’avaient jamais occupée jusque-là, très loin de refléter leur titre de champion de la saison 1.

Avec des manches de 5e, 7e, 2e, 8e et 6e, les Français se classent 7e du Grand Prix d’Italie. Billy Besson ne cache pas sa déception et explique : « on fait 4 mauvais départs sur 5, ça n’aide pas à réaliser de belles courses. Et puis on a certainement manqué d’opportunisme. Il fallait être alerte à la moindre risée, ne pas hésiter à faire des manœuvres, au lieu d’aller chercher les cadres. Mais il n’y a pas de mystère, gagner les départs, c’est très très important et c’est à chaque fois le gage d’un bon résultat. La preuve avec les Américains ou les Japonais qui ont dominé ou encore avec les Kiwis lorsqu’ils gagnent la manche 4 à nos dépens (les Français se font sortir sur la ligne, ndr) ». C’est d’ailleurs grâce à un très joli « start » que les tricolores s’offrent une place de 2e pour terminer la journée de samedi en beauté… Une consolation qui a été de courte durée, au grand dam de Billy et son équipe.

Les régates italiennes ont montré qu’il y avait de la place pour tout le monde au tableau d’honneur. « Personne n’est en dehors du match, surtout dans ces conditions de navigation. Tout est très serré et ça se joue à rien » confirme Billy Besson.
Surprenant, le classement général après deux Grand Prix reflète ce constat : les Espagnols sont en tête devant les Anglais et les Japonais. Les Français sont 5e devant les Australiens mais 5 points seulement séparent les premiers des derniers. Preuve que le jeu est très ouvert et promesse d’une saison passionnante entre les 8 protagonistes de SailGP.

Prochain rendez-vous les 17 et 18 juillet à Plymouth pour le Great Britain Sail Grand Prix.

Victoire d’Arnaud Vuillemin JUBILATIONS en solo et d’Adrien et Robin Follin THE SURFRIDER GM5 en duo

Après une plus ou moins longue trêve des compétitions, les navigateurs ont répondu à l’appel du large : et quelle édition !
Trente-deux voiliers répartis en deux groupes, solos et doubles, ont participé à la 11ème édition de la course Au Large de Saint-Tropez. Les concurrents ont effectué un parcours de 400 nautiques de Saint-Tropez- tour de Corse par le sud Est et retour à Saint-Tropez avec des conditions très variables. De la pétole (pas de vent) au reaching en passant par des louvoyages. Une très bonne mise en jambe pour les marins mais également pour le bateau et tous les gréements utilisés.
Au cours de la traversée Saint-Tropez- Corse Sud, la première nuit fut la plus difficile avec quelques abandons dans le cadre d’une course très disputée avec des yoyos en raison d’une météo capricieuse. La remontée par le versant Est puis le retour du Cap Corse jusqu’à Saint-Tropez fut moins fastidieuse mais très combative.
Le suspens était à son comble tout au long de la course avec une flotte homogène jusqu’au bout et la majorité des voiliers se sont succédés à l’arrivée le soir et la nuit du samedi 5 au dimanche 6 juin 2021.
Premier en temps réel, en 2 jours 21h 58min et 9 sec, c’est naturellement le très véloce Class 40 HBF REFOREST ACTION de Kito et Gwen Gbick qui s’impose en double s’inclinant en temps compensé pour laisser la victoire au Sun Fast 3300 SURFRIDER GM5 d’Adrien et Robin Follin (3j07h9min43sec) devant les équipages EPSILON avec Jean Rameil et Christophe Olgiati et TELEMAQUE 2 avec Sébastien Henri et Victor Bordes-Laridan.

Chez les solitaires, c’est Ludovic Gérard sur son JKP 1080 SOLENN FOR PURE OCEAN qui arrive en tête au réel (3j 10h26min53sec) mais c’est le JPK 10,10 JUBILATIONS d’Arnaud Vuillemin qui gagne en temps compensé devant TELEMAQUE 3 avec Eric Merlier et FURTIF avec Gérard Guilluy. Lors de la remise des prix, en présence de Laurent Petit, Conseiller municipal de Saint-Tropez dans la politique événementiel, du Président et de la Directrice de la Société Nautique de Saint-Tropez, Pierre Roinson, Sabrina Coccia, du directeur de Course, Georges Korhel, les participants ont tous été remerciés. En retour, les concurrents ont redit leur immense bonheur d’avoir tous réussi à boucler cette première épreuve de la saison et chacun ont apprécié le travail du comité de course qui a œuvré pour l’organisation et le suivi de la course jour et nuit. Le Trophée Perpétuel Lionel Péan a été remis au plus jeune équipier de la flotte, Victor Bordes-Laridan (19 ans) du bateau TELEMAQUE 2.
Prochaine épreuve pour la Société Nautique de Saint-Tropez comme la plupart des concurrents, la Rolex Giraglia qui, pour les raisons sanitaires, aura exceptionnellement lieu cette année en Italie avec tout de même le départ d’une course de liaison de Saint-Tropez à San Rémo le 13 juin 2021 prochain.

Ils ont dit :

Kito de Pavant et Gwen Gbick sur HBF REFOREST ACTION (SN Grau du Roi)
« Avant le départ, sur les pontons, on savourait le bonheur d’être là, de disputer enfin une compétition. Et dès le départ, nous avons retrouvé nos sensations et nos automatismes. On a eu de nombreuses conditions très variées, typiques de la Méditerranée. Du reaching, du vent fort au près, du vent fort au portant pour passer le Cap Corse et des zones de transition de pétole à attendre le vent… On ne s’est pas ennuyé ! C’est vrai qu’on n’a pas compté nos efforts et on s’est un peu mis dans le rouge niveau fatigue mais progressivement, nous avons quand même réussi à avoir de bons moments de récupération. Nous avons trouvé de nombreuses choses intéressantes, de nouveaux réglages et cette étrave est particulièrement efficiente. Au large du Cap Corse, on a eu 17-18 nœuds de vent sous grand spi avant d’accélérer et d’atteindre les 30 nœuds sans encombre.
Même si on était focalisé sur la course, nous avons été fascinés par les côtes de la Corse, qui mérite bien son surnom d’île de Beauté.
Au final, il aurait fallu mettre huit heures de plus pour battre l’équipe de Robin et Adrien Follin mais nous avons beaucoup appris sur le bateau et c’est très positif pour la suite de la saison. ».
Engagés dans une course contre la montre jusqu’au départ de la Transat Jacques Vabre, en novembre prochain, les deux marins vont prendre le temps de bien récupérer et de s’affairer sur les « quelques bricoles à faire » sur le Class40. Et dès la semaine prochaine, ils se présenteront à nouveau sur une ligne de départ, cette fois-ci celle de la Rolex Giraglia. De quoi continuer à emmagasiner une expérience précieuse pour la suite de la saison.
Adrien et Robin Follin sur THE SURFRIDER GM5 (CN Ste Maxime)
Robin : « C’est une très belle course, je suis content de cette première épreuve qui l’est aussi avec notre nouveau Sun Fast 3300. Nous n’avions fait qu’une navigation avec ce bateau avant cette épreuve et il y avait donc plein de choses à découvrir. C’est également notre première course en double avec mon frère Adrien et nous nous sommes bien débrouillés ! Avec des conditions météo difficiles car très variables, nous avons été audacieux dans nos choix tactiques et cela s’est avéré payant ! Que du positif ! Pour la suite, je me consacre au Tour de France que je ferai avec une équipe de copains pour avant tout naviguer et se faire plaisir !
Adrien : pour ma part, je vais participer à la Corsica Med avec ce Fast 3300
Ludovic Gérard sur SOLENN FOR PURE OCEAN (CNTL Marseille)
« Un grand bravo et merci du fond du cœur pour avoir réussi à organiser cette édition. Les conditions ont été parfaites pour une reprise et quel plaisir de retrouver nos concurrents et amis. Je suis très heureux car habitué de faire les courses en double, je me suis testé pour la première fois en solitaire et ça m’a conforté en vue de futures épreuves (NDRL : Transat Cap Martinique). Autre bonheur, celui de courir pour la Fondation Pure Océan pour promouvoir la préservation des océans avec pour ce mois la distribution de sacs « la goutte bleue » qui permet de ramasser les déchets dans la nature, la plage et en mer. »
Arnaud Vuillemin sur JUBILATIONS (YC Campoloro)
400 Nautiques, c’est une sacrée aventure, je suis heureux de finir premier au classement compensé ! Ce qui est dur, c’est le sommeil qu’il faut gérer, on ne sait pas comment on dort mais on dort quand même car il le faut et on laisse un peu partir le bateau même si c’est toujours un peu dangereux. Juste après Bonifacio, j’ai dû me coucher, c’était génial car j’étais au près pas beaucoup de vent et après une mer démontée dans le bouches au sud Corse, je vais m’assoir et je me suis assoupi pendant je sais pas deux heures, je n’entendais pas l’alarme qui sonnait et le bateau est parti en marche arrière. Je me suis réveillé en sursaut et j’ai fait demi-tour et repris la course »

Antoine et Romain Lacombe sur BIDIBULLE POWERED BY COR2ED
« On a fait une super course, on est très content et ensuite on est très fier car maintenant on est qualifié pour faire la Transquadra car cette course était qualificative pour nous pour la course qui part en aout prochain de Marseille vers la Martinique avec une escale à Mader. Merci à toute l’organisation !

Lien du tracking de la course à revoir : http://yb.tl/les400_2021

Classement temps réel :
Doubles : HBF REFOREST ACTION ( Kito de Pavant – Gwen Gbick) SN GRAU DU ROI
Solos : SOLENN FOR PURE OCEAN (Ludovic Gérard) CNTL

Classement final en temps compensé :
Groupe DOUBLES :
SURFRIDER GM5 (FOLLIN Adrien et FOLLIN Robin) CN SAINTE MAXIME
EPSILON (RAMEIL Jean – OLGIATI Christophe) CN Marine TOULON
TELEMAQUE 2 (HENRI Sébastien – BORDES-LARIDAN Victor) SNM

Groupe SOLOS :
JUBILATIONS (VUILLEMIN Arnaud) YC CAMPOLORO
TELEMAQUE 3 (MERLIER Eric) YC EMBIEZ
FURTIF (GUILLUY Gérard) SR ANTIBES

Ultime. Blessure à la cheville pour Yves Le Blévec sur son trimaran Actual

Photo Actual

Le skipper Yves Le Blévec s’est blessé à la cheville sur son trimaran Ultim Actual alors qu’il s’entraînait en baie de Quiberon. C’est en glissant sur le trampoline qu’il s’est brisé la cheville. Il sera contraint au repos forcé lors des 6 prochaines semaines. Il suivra les navigations et entrainements sous un autre angle, en tant qu’analyste des performances. Le programme d’entrainement du Team sera donc inchangé et respecté. L’objectif reste la Transat Jacques Vabre en novembre et la Route du Rhum l’année prochaine.

Photo Actual

La Trinité-Cowes by Actual – Changement de Parcours : Destination Cherbourg en Cotentin…

Drheam Cup
Drheam Cup @ Jakez


Les conditions sanitaires en vigueur au Royaume Uni compliquent considérablement les escales outre-manche, notamment à Cowes. La SNT se voit contrainte de modifier la destination de cette classique de la course au large et d’organiser l’arrivée à à Cherbourg en Cotentin (Port Chantereyne) avec le soutien opérationnel du YCC.

Parcours technique de 320 miles ouvert aux bateaux : Imoca, Multi 2000, Class 40 et Figaro 3 et aux bateaux IRC en double ou en équipage d’un coefficient minimum de 0.950. S’agissant d’une course au large, l’armement de sécurité des participants doit être conforme à la réglementation (vérification impérative). Précisions et inscriptions sur snt-regates.fr
Ce parcours offre des paysages à couper le souffle, des pièges de courants et autres sautes de vents… Ce qui en fait une régate haletante et passionnante très appréciée des coureurs.
La Trinité – Cherbourg reste cependant un préambule possible à Cowes -Dinard – Baie de St Malo- SNBSM. Les équipages pourront quitter en Cherbourg en convoi pour rejoindre la ligne de départ à Cowes sans y débarquer.

Les équipages qui ne restent pas en Manche pour la Fasnet Race peuvent faire coïncider le retour vers La Trinité avec une participation au 35ème Tour du Finistère au départ de Morlaix (25/07) suivi de quelques joyeuses escales jusqu’à Port-La Forêt.
Une course au large nécessitant l’armement hauturier à vérifier impérativement avant le départ.

Inscriptions sur : https://www.snt-voile.org/
Source SNT

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