Vendée Globe. Servane Escoffier : « Ce qu’il se passe sur l’eau est dingue « 

Louis Burton
Louis Burton s'entrainant sur l'imoca Bureau Vallée 2 pour le Vendée Globe 2020 (Photo Stephane MAILLARD)

Avec Louis Burton aux commandes officiellement du 9e Vendée Globe depuis ce matin, son équipe vit intensément cette fin de course et notamment Servane son épouse mais aussi la team manager de l’équipe.

A plus de 18 nœuds de moyenne ces dernières 24h, Louis Burton engrange les milles dans le sud-est de l’archipel des Açores cap sur les Sables d’Olonne ! Bureau Vallée 2 a repris ce matin les commandes de la course devant Apivia et Seaexplorer-Yacht Club de Monaco. La bagarre est âpre en tête de flotte et les conditions météo instables demandent une attention de tous les instants. Le décalage ouest du Malouin a payé : Bureau Vallée 2 semble en bonne position pour aller chercher le graal. Les 1000 milles restants vont être d’une intensité folle !

Ambiance électrique à Saint-Malo au sein du team BE Racing et des proches de Louis Burton. « C’est formidable ! Je n’ose même pas regarder les classements ni les ETA (Estimated Time Arrival) tellement ce qu’il se passe sur l’eau est dingue. Mais pour moi, quoiqu’il arrive, Louis a déjà gagné son Vendée Globe. Avec toutes les emmerdes qu’il a eues et la façon dont il les a gérées toujours avec le sourire, il fait une course incroyable ! Je suis tellement fière. » confie Servane Escoffier qui gère d’une main de maître sa triple casquette d’épouse, de mère et de team manager du projet. « Enfin, il est quand même temps que ça s’arrête car je n’arrive même plus à faire les courses ni la cuisine pour Lino et Edith, c’est le feu ! » sourit Servane. L’arrivée approche, l’équipe technique, tout en restant disponible H24 en cas de besoin, s’apprête à se rendre aux Sables d’Olonne pour accueillir son skipper et son IMOCA dont l’arrivée est prévue mercredi 27 janvier dans le courant de l’après-midi.

Garder la tête froide

« Depuis le début, Louis fait ce qu’il veut. Nous sommes juste là en cas de besoin. Jamais il ne se plaint, jamais il ne râle. Il est impressionnant, car il est toujours dans les bons coups.» explique Arthur Hubert, directeur technique du team BE Racing. L’équipe vit ce Vendée Globe avec beaucoup de calme et de sérénité, se disant qu’une belle place à l’arrivée ne sera que du bonus. « Louis n’aime pas qu’on lui dise ça. Il ne se contente pas de ce beau parcours, il veut aller chercher plus ! » ajoute Servane Escoffier. Les messages affluent sur les portables de l’équipe, nombre de marins saluent la performance et la résilience d’un marin déterminé qui démontre en ce moment son immense talent de coureur au large. Jusqu’aux Sables d’Olonne, la route est encore semée d’embûches. Beaucoup de manœuvres à venir, de réglages, de changements de voile, de stratégie voire de tactique tant les écarts sont minimes en tête de flotte, et surtout une lucidité à préserver jusqu’au bout pour ne pas faire d’erreur. Un final époustouflant de suspense !