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Tour Voile 2021 : Départ ce vendredi

Tour Voile 2021, étape de Dunkerque, le 30 juin 2021. Photo © Morgan BOVE / Tour Voile

Pour la 35e fois de l’histoire de l’épreuve, Dunkerque accueillera le Grand Départ du TourVoile. Jusqu’au 24 juillet, dix équipages s’affronteront en Diam24 OD. Après Dunkerque, les marins mettront le cap sur Le Havre, Saint-Vaast-la-Hougue, Diélette, Erquy, Châtelaillon-Plage, Royan et Serre-Ponçon. Parmi les nouveautés, le retour des ralliements par la mer. Cela n’était pas arrivé depuis 2014.

Les dix équipages engagés dans le Tour Voile 2021 peaufinent leurs préparatifs à Dunkerque, plus précisément sur la plage de Malo-les-Bains. Vendredi matin, ils débuteront une compétition intense, exigeante et sportivement relevée, sur laquelle rien ne doit être laissé au hasard pour espérer briller.

Trois jours à Dunkerque pour lancer l’événement

La compétition débutera par une journée de « Parcours construits », c’est-à-dire un enchaînement de régates courtes et au contact entre des bouées, à quelques mètres des côtes. Les teams mettront à l’épreuve leurs techniques de navigation et le public pourra suivre les courses depuis la plage. Samedi, les dix Diam24 OD partiront pour un « Raid ». Il s’agit d’un parcours de longue distance, au départ et à l’arrivée de Dunkerque, mêlant à la fois vitesse et stratégie pour les navigateurs. Dimanche, les équipages repartiront pour une journée de parcours construits.

Quatre étapes inédites

Dimanche soir, les teams prendront la route pour rejoindre Le Havre, cadre de la deuxième étape. Ils commenceront ainsi à adopter le rythme soutenu qui va les mener de ville en ville, pendant trois semaines. Ce Tour Voile 2021, qui fait la part belle aux nouveautés, propose quatre étapes inédites : Diélette, Erquy, Châtelaillon-Plage et Serre-Ponçon. Les autres villes ont déjà été visitées dans la longue histoire du Tour : Le Havre (9e fois ville-étape), Saint-Vaast-la-Hougue (2e fois) et Royan (17e fois).

Le grand retour des ralliements par la mer

Autre grande nouveauté de cette édition : le retour des « Ralliements », en plus des raids et des parcours construits. Depuis le choix du Diam24 OD comme support du Tour Voile, en 2015, ces parcours qui rallient deux villes-étapes par la mer n’avaient plus été organisés. Cela va donc changer cette année. Quatre ralliements sont au programme, d’une longueur de 52 à 65 milles : Le Havre/Saint-Vaast-la-Hougue, Saint-Vaast-la-Hougue/Diélette, Diélette/Erquy et Châtelaillon-Plage/Royan.

Pro Sailing Tour. Début de l’épisode 3 à Las Palmas de Gran Canaria avec 7 multicoques

Les sept multicoques ont pris leurs quartiers du côté de Las Palmas de Gran Canaria et sont venus s’amarrer aux pontons du Club Maritimo Varadero dans le Nord-Est de l’île. Un petit dernier, The Arch, mené par Armel Tripon et Benoît Marie, a rejoint les six protagonistes des deux précédents épisodes du Pro Sailing Tour.

Le départ du Défi 24 Heures donnera les trois coups de ce rendez-vous canarien dont l’intensité promet de monter crescendo dans les conditions de vent et de mer qui font la réputation de l’archipel espagnol. Au large des côtes africaines, par 27°Nord et 15°0uest, souffle un solide régime d’alizés qui fait des Canaries un petit paradis pour tous les amateurs de sensations fortes sur l’eau.

« Cet épisode canarien est certainement le plus difficile disputé jusqu’ici, tant pour les équipages que pour celles et ceux qui orchestrent les courses au programme. C’est dû aux conditions de vent et de mer de cette destination exotique avec ses effets de site complexes, des accélérations et des dévents, qui mettront les tacticiens à pied d’œuvre. Il faut s’attendre à voir des grands différentiels de vitesse qui peuvent générer de nombreux changements de leader au fil des manches. » détaille Gilles Chiorri, directeur de course.

Un record à battre autour de Gran Canaria

Même son de cloche de la part de Quentin Vlamynck, le skipper d’Arkema 4, qui vient souvent s’entraîner sur ce plan d’eau, et détenteur du record autour de Gran Canaria qu’il avait établi en 2019 aux côtés de Lalou Roucayrol. Cette connaissance des effets de site locaux constitue certainement un atout de taille pour tirer son sillage du jeu tout au long des trois jours de régate au programme. L’équipage d’Arkema 4, qui a déjà démontré que ce nouveau trimaran en a sous le capot, ne fait d’ailleurs pas mystère de ses prétentions. Il vise clairement la première marche du podium pour empocher de précieux points et prendre l’avantage sur Sam Goodchild et les siens qui mènent au classement général provisoire après leurs deux victoires consécutives à Brest et La Rochelle à bord de Leyton. « Il faudra être vigilant mais notre objectif est de terminer devant eux en mettant le maximum de concurrents entre nous ! Nous sommes en confiance, que ce soit dans le bateau ou dans l’équipage, et nous avons toutes les cartes en main pour décrocher un résultat », ajoute sans détour le jeune skipper médocain.

Un Défi 24 Heures en mode course au large

Ce jeudi devant les étraves affutées des Ocean Fifty s’ouvrira le parcours du Défi 24 Heures, l’incontournable course offshore d’ouverture qui donne le « la » à chaque nouvel épisode de ce Pro Sailing Tour. Les sept équipages de trois, tous accompagnés d’un reporter embarqué, commenceront par un tour de Gran Canaria dans le sens anti-horaire au départ de San Cristobal avec des marques de passage à respecter au niveau de Sardina Point au Nord-Ouest, et de Maspalomas tout au Sud de cette île volcanique toute en rondeur. Puis ils seront amenés à doubler la zone de l’aéroport sur la côte Est où un important effet venturi peut générer des vents puissants pouvant souffler jusqu’à 40 nœuds dans les rafales. Un passage forcément périlleux qui nécessitera une extrême vigilance de la part des équipages à bord de ces voiliers très volages. Après ce tour de Gran Canaria avec le record à battre de 10 h 22 mn en ligne de mire, la flotte des sept Ocean Fifty mettra le cap sur Fuerteventura. En fin de journée demain, avant la tombée de la nuit, la direction de course décidera alors, au regard des dernières prévisions de vent, si elle envoie les multicoques faire le tour de cette île voisine pour un parcours de 303 milles au total ; ou si elle l’invite à faire un aller-retour pour un Défi 24 Heures raccourci à 264 milles. Quoi qu’il en soit, c’est une entrée en matière complète et intense qui attend les équipages aux détours de ces îles, qui ont la particularité d’offrir des conditions et sensations de grand large à proximité immédiate des côtes.

The Arch : un apprentissage en accéléré

Armel Tripon, de retour sur le circuit des Ocean Fifty, en sait quelque chose. C’est ici, aux Canaries, qu’il avait tiré ses premiers bords en solitaire à la barre de son Ocean Fifty qu’il avait ensuite hissé sur la plus haute marche du podium de la légendaire Route du Rhum. « Sur le Défi 24 Heures, il faudra composer avec l’alizé assez prononcé qui souffle actuellement et accompagne la grande houle de l’Atlantique pour nous offrir de vraies conditions d’offshore, » détaille celui qui se réjouit de retrouver un plateau qui s’étoffe autant qu’il gagne en compétitivité. « C’est fou, le circuit a clairement gagné en attractivité. Il suffit de regarder la composition des équipages qui rassemblent des rock-stars de la voile olympique et du match race pour s’en rendre compte. Le niveau est impressionnant et on ne peut pas faire beaucoup mieux en termes de compétition, » souligne-t-il. A ses côtés, Benoît Marie, deuxième skipper de The Arch, ne cache pas son impatience de rentrer dans le vif de la compétition face aux six autres équipages. Pour autant, pas question de se laisser impressionner. « Nous misons beaucoup sur la complémentarité de nos expériences, entre celle d’Armel qui a développé une solide expertise de ce support en offshore, et la mienne très tournée vers le vol et le foil », justifie Benoît Marie. « Toutes les conditions sont réunies ici pour prendre nos marques dans les meilleures dispositions. Nous sommes en phase de découverte totale du bateau. Le convoyage jusqu’ici nous a confortés dans la conviction qu’il dispose d’un potentiel de développement très important. Nous sommes ici pour progresser en accéléré et nous n’avons aucun complexe. » Les concurrents de ce nouveau duo de skippers sont prévenus !

Equipages engagés sur le Défi 24 Heures de Las Palmas de Gran Canaria :
Groupe GCA 1001 sourires (Gilles Lamiré, Phil Sharp, Pierre-Antoine Morvan)
Solidaires En Peloton-ARSEP (Thibaut Vauchel-Camus, Corentin Douguet, Antoine Joubert)
Primonial (Sébastien Rogues, Matthieu Souben, Julien Villion)
Arkema 4 (Quentin Vlamynck, Lalou Roucayrol, Raphaël Lutard)
Ciela Village (Erwan Le Roux, Xavier Macaire, Alan Pennaneac’h)
Leyton (Sam Goodchild, Aymeric Chappellier, François Morvan)
The Arch (Armel Tripon, Benoit Marie, Frédéric Moreau)

Classement général provisoire du pro Sailing Tour à l’issue de deux épisodes
1 – Leyton (Sam Goodchild) – 14 pts
2 – Arkema 4 (Quentin Vlamynck) – 11 pts
3 – Ciela Village (Erwan Le Roux) – 9 pts
4 – Primonial (Sébastien Rogues) – 8 pts
5 – Solidaires En Peloton – ARSEP (Thibaut Vauchel-Camus) – 6 pts
6 – Groupe GCA 1001 sourires (Gilles Lamiré) – 6 pts

Les Sables – Horta – Les Sables : Duel entre Redman et Projet Rescue

161 CARPENTIER Antoine - MERGUI Mickael - REDMAN Les Sables - Horta 2021 ©LesSablesHorta_Christophe Breschi

Les deux leaders de la flotte de Class40 Antoine Carpentier et Mikaël Mergui sur Redman et Axel Trehin et Frédéric Denis sur Projet Resue ont toujours 70 milles d’avance sur le reste de la flotte. Mais ils sont à 1788 milles de l’arrivée et il peut encore se passer beaucoup de choses.

Alors qu’elle évolue, ce mercredi, à une centaine de milles au large du cap Finisterre, la flotte de la 8e édition de la Les Sables – Horta – Les Sables a, comme on s’y attendait, de nouveau nettement ralenti la cadence depuis ce matin. En cause, un col barométrique planté pile-poil sur sa route. Cette zone de calmes, qui sépare deux systèmes anticycloniques, ne simplifie évidemment pas la tâche des duos qui tentent de trouver le meilleur passage pour la traverser.

Pour l’heure, à ce petit jeu, Antoine Carpentier et Mikaël Mergui semblent plutôt bien inspirés puisqu’après avoir compté jusqu’à 6,8 milles de retard sur Axel Trehin et Frédéric Denis au lever du jour, ils ont inversé la tendance et caracolent désormais en tête avec un bonus de 4,8 milles. « On avance au gré des nuages », a commenté le skipper de Redman, bien conscient que dans ce type de situation aléatoire, la réussite fait aussi partie du match.

Reste que si lui et son acolyte tirent impeccablement leur épingle du jeu depuis ce matin, ils sont par ailleurs confrontés à une fuite d’eau par le presse-étoupe (endroit par lequel l’arbre d’hélice sort de vers l’extérieur du bateau). « On a dû vider 50 litres d’eau en seulement quelques heures ! On a essayé de limiter la fuite, ce qu’on a réussi à faire, mais dès qu’on allume le moteur pour recharger les batteries, la fuite recommence… », détaille le Trinitain qui, tout comme son concurrent direct Project Rescue Ocean, compte plus de 30 milles d’avance sur le gros du peloton, lui aussi empêtré dans cette zone de mélasse. « On savait que la traversée de cette dorsale aurait un petit effet loterie. On est en plein dedans et on voit que les positions des uns et des autres évoluent pratiquement à chaque pointage. La bande du col n’est pas énorme, mais elle s’étale malgré tout sur une quarantaine de milles. Tous les bateaux vont donc rester bien tanqués une bonne partie de l’après-midi », assure Denis Hugues. « Une fois cette zone délicate derrière eux, les marins y verront un peu plus clair et pourront commencer à envisager la manière dont ils vont aborder l’atterrissage sur les Açores », ajoute le Directeur de course, rappelant qu’à l’arrière de cette fameuse dorsale, les duos vont récupérer un flux de secteur sud relativement soutenu qui va progressivement s’orienter au sud-est.

« La route de Horta n’est décidément pas simple ! », constate Luke Berry qui vient tout juste de terminer la réparation de son spi. « La vie s’annonce penchée dans le bateau lors de ces prochains jours. Une fois cette transition compliquée passée, ça va être reaching puis près, près, près… », détaille le skipper de Lamotte Module Création qui va, de fait, se retrouver avec le vent dans le nez à partir de demain soir et potentiellement affronter des rafales à plus de 30 nœuds. « La météo annonce un temps très perturbé, avec un tas de dépressions secondaires », confirme Ian Lipinski (Crédit Mutuel) « Ça ne va clairement pas ressembler à des vacances ! ». De fait, non. Il va falloir garder les yeux bien ouverts et continuer d’observer avec attention ce que se passe sur l’eau car une dépression actuellement située dans l’ouest des Açores, se déplace et remonte vers le nord tout en prenant de l’ampleur. « La situation en Atlantique nord est perturbée en ce moment. Nous ne sommes pas dans un schéma classique avec un anticyclone des Açores bien en place », détaille Denis Hugues dont les derniers routages laissent envisager un atterrissage sur Horta entre samedi soir et dimanche matin pour les premiers.

Des routages qui ont, par ailleurs, bien évolué depuis hier, laissant désormais entrevoir un écart de près de 24 heures aux abords de l’archipel portugais entre les leaders et le tandem Jonas Gerckens – Benoît Hantzperg (Volvo) décalé à plus de 160 milles au nord par rapport au reste de la meute. La route est toutefois encore longue. C’est d’ailleurs ce que rappelait à juste titre Pierre Casenave – Péré ce matin, après avoir, pour sa part, tenté un coup audacieux à l’intérieur du dispositif de séparation de trafic du cap Finisterre. « On espérait que nos concurrents s’arrêtent au nord-ouest du DST. Bon, ça n’a pas tout à fait été ça puisqu’aujourd’hui on fait un peu de route en travers de la piste », a commenté le jeune skipper de Legallais qui se recale petit à petit dans l’axe du peloton. Un peloton qui ne va donc assurément pas battre des records cette année pour rallier Horta, mais qui pourrait, en revanche, mettre un temps canon pour effectuer la route retour. A suivre.

Classement Les Sables – Horta30 Juin
Pointage de 9h – 30/06

Pointage de 9h – 01/07
1- Antoine CARPENTIER & @Mikael Mergui – Redman
2- Axel Tréhin Skipper & Frédéric Denis Skipper – Project Rescue Ocean
3- Ian Lipinski-Skipper Crédit Mutuel & Ambrogio Beccaria – Navigatore
4- Luke Berry Sailing & Jean-Baptiste Daramy – Lamotte Module Création
5- Roesti Sailing Team – Banque du Léman
6- Hervé Thomas Class 40 & Gérald Veniard – Saint-Yves Services
7- Aurelien Ducroz Skieur / Skipper & David Sineau – Crosscall
8- Team Edenred : Emmanuel Le Roch & Basile Bourgnon & Christophe Cremades
9- Stan Thuret – Cinéaste Navigateur & Roland Jourdain – Everial
10- Experiences pour la Planète



Message d’Antoine Carpentier (Redman)

« Encore une nuit en mer, ce coup-ci avec du vent ! On est super content de notre passage de l’anticyclone. On a réussi à mieux passer qu’Axel (Trehin) et Fred (Denis), du coup on a repris le leadership. Ça fait du bien. L’ambiance à bord avec Mikaël est toujours au top. Le fait d’avoir un sudiste pour la molle a sûrement été un atout ! Sinon, le programme de la journée a été de vérifier l’étanchéité de la fuite au niveau du presse-étoupe. Comme ça fuyait encore un peu, rien de bien méchant : un demi litre d’eau sur plus de 12 heures. On a bloqué un peu le moteur à l’aide de bouts, et remis une couche de graisse puis de scotch électrique cette fois-ci, et ça a l’air d’être bon. Plus une goutte d’eau ! Un vrai désert ! Niveau allure, on est sous grand-voile haute, grand genak et trinquette. Le bateau file sur l’eau. La mer est relativement calme et c’est assez agréable ! Je viens de me réveiller d’une grosse sieste de 3 heures et Mikaël vient d’aller se coucher. Normalement, dans ce laps de temps, on ne devrait pas avoir de manœuvre. On a regardé le dernier pointage. Axel et Fred vont vite, comme d’habitude. Ça nous oblige à être dessus tout le temps. Le pilote barre et on est aux réglages. Niveau carte postale, pas d’étoiles, que des nuages. On a croisé des baleines en fin d’après-midi, à deux reprises. On a eu le droit à un souffle ou deux, puis elles ont disparu. On a une ETA dans une semaine. J’ai un peu de mal à y croire. Quand on regarde les routages Adrena, il y a des sections à plus de 20 nœuds de moyenne, ce que je n’ai encore jamais fait avec le bateau ! »

162 TREHIN Axel – DENIS Frederic – PROJECT RESCUE OCEAN
Message d’Axel Trehin (Project Rescue Ocean)

« Passage du col : check, même si on trouve que notre décalage sud n’a pas eu l’effet escompté. C’est parti en bâbord amure pour aller chercher le front. Ça fait du bien d’aller vite, même si le confort en prend un coup. On n’aura pas changé de voile, juste de bord et d’ambiance (un poil plus humide). »

Message d’Olivier Delrieu (Vicitan II)

« Pas d’avarie à bord. Nous sommes contents d’être sorti de la zone sans vent. Didier est monté dans le mat pour resserrer la girouette. Mon fils a réussi ses concours. Le moral est donc bon ! »

Message de Valentin Gautier (Banque du Léman)

« On est bord à bord avec Luke Berry et Jean-Baptiste Daramy (Lamotte Module Création). On est à une allure où notre bateau marche super bien, donc on est plutôt en train de leur revenir dessus. Le vent est progressivement monté au fil de la nuit. On a 17-18 nœuds établis et on marche régulièrement à 14-15 nœuds, au reaching, sous gennaker. On sort progressivement de la boucaille. On était un peu dans la « peuf » toute la nuit et j’ai l’impression que la visibilité est en train de s’améliorer. Je pense que ça laisse présager l’arrivée du prochain front froid. Dans la journée, le vent va continuer de prendre des tours jusqu’à atteindre, selon les fichiers, entre 25 et 30 nœuds. On va rester au reaching, mais ensuite ça va se resserrer petit à petit et on va se retrouver au près. Le moral est bon. On s’est plutôt bien reposé ces derniers jours. »

Message de Benoît Hantzperg (Volvo)

« ENFIN du vent comme on aime ! On se croirait au pays des Abers avec de la boucaille et entre 15 et 20 nœuds ! Le bateau est super. Aucun dégât à déplorer. On a vécu une journée horrible, hier. Trois fois le vent est rentré et retombé dans la foulée. On était bien tendus tous les deux. C’est déjà 100 miles derrière maintenant. L’objectif, à présent, c’est de remonter le plus possible. D’ailleurs, nos waypoints s’appellent « remontada ».

Message de Franz Bouvet (Yoda)

« On a rangé les maillots de bain. Le vent est revenu. Le temps est idéal, avec une mer plate et 10 nœuds de vent ce matin. Le moral est bon malgré le retard pris dans des vents de 1 à 3 nœuds. On a des provisions. »

Message d’Emmanuel Le Roch (Edenred)

« Hier, le vent est tombé progressivement pour être quasi nul. On en a profité pour faire un check du bateau encore en rodage. Visserie, usure prématurée… On en a aussi profité pour faire une plus grande toilette, avec un rasage en prime ! Un petit goût de terre! Comme la météo le permettait, nous avons également fait un petit repas gastro : pâtes à l’huile d’olive ! Tout propre qu’on était, on se serait cru au resto ! Dans l’après-midi, le vent est rentré comme prévu, et Edenred a accéléré petit à petit. La flotte est partie par devant, comme d’habitude dans ces conditions. Les écarts se sont creusés, mais le rythme à bord est bon. Nous sommes en forme ! Ça cavale entre 12 et 14 nœuds ! »

Ocean Globe Race. Le compte à rebours est lancé !

La conférence de presse de l’Ocean Globe Race ce mercredi 30 juin aux Sables d’Olonne a lancé le compte à rebours du départ, avec des inscriptions presque closes. Marie Tabarly a annoncé l’inscription de Pen Duick VI, et la légende du Vendée Globe Jean Le Cam fournit son Swan 59 à l’équipe Mad Atao/Yes we Cam.

La France, terre d’accueil de grands événements nautiques, fournit le plus gros contingent de l’édition inaugurale de l’OGR, comme elle l’avait fait il y a 50 ans lors de la première Whitbread Round the World Race.

–Dominique Dubois, propriétaire du chantier Multiplast, constructeur d’IMOCA et multicoques de course, fera le tour du monde à bord de son Swan 651 Futuro avec un équipage composé de sa famille et de ses amis.

–Lionel Reignier, skipper Sablais vainqueur de l’OSTAR et Pierre-Yves Cavan, ont ramené L’Esprit d’Équipe, vainqueur de la Whitbread 85-86 depuis Ushuaia pour lancer leur campagne.

–Arnaud Lizop, équipier de Tabarly sur Pen Duick en 1973, courra à bord de son S&S 55 Nakamal contre deux autres Swan 55, le britannique Ariana et le Galiana de Tapio Lehtinen.

–Jean Christophe Petit, double participant à la Transquadra, mène campagne depuis Barcelone, en Espagne, en compagnie d’Armancio Macia et finalise l’achat de leur monture.

La course a également attiré l’attention de navigateurs renommés : Marie Tabarly a annoncé l’inscription du légendaire Pen Duick 6, et la légende du Vendée Globe Jean le Cam, met son Swan 59 à la disposition de l’équipe Mad Atao/Yes We Cam de François Abiven.

Marc Gareton avec François Abiven (Team Mad Atao avec Yes We Cam )
«Pen Duick 6 va avoir 50 ans cette année, j’avais un programme autour du monde avec mon projet Elemen’Terre qui a été annulé par le Covid, et cherchais quoi faire pour marquer l’anniversaire du Bateau » a annoncé Marie, «Pen Duick ne peut pas passer à côté d’une course autour du monde comme celle-ci. Nous avons un équipage de 12 personnes, le bateau porte bien son âge et après un refit gréement sera prêt à partir ! »

Marie Tabarly heureuse d’annoncer sa participation lors de la conférence de presse, en présence de Don McIntyre, l’organisateur de l’OGR et Sébastien Delasnerie, le media Director.
En plus de L’Esprit d’Équipe et de Pen Duick VI, plusieurs gloires de la Whitbread prendront part de la première édition de l’OGR en 2023, notamment le Farr 60 Maiden de Tracy Edwards, le Swan 65 “Translated 9” de Marco Trombetti, ex-ADC Accutrac, le Swan 651 norvégien Second Wind, ex-Fazer Finland, et en guest-star Evrika, l’ancien Swan 65 de Nick Wrights, membre des Pink Floyd.

Plus important encore que les bateaux, l’esprit de la Whitbread est bien vivant dans la famille OGR, composée de propriétaires amenant leur bateau autour du monde avec des équipages composés principalement d’amis, de membres de la famille et de marins en herbe, loin du sport entièrement professionnel qu’il est devenu aujourd’hui,.

“Les histoires de nos participants sont vraiment incroyables, et accueillir Marie Tabarly au sein de l’OGR, sentir sa passion et son attitude vis-à-vis de la course est une véritable inspiration“, a déclaré Don McIntyre, fondateur de l’OGR et organisateur de la course. “C’était une journée passionnante, pour sortir enfin l’OGR du nuage Covid, rencontrer les acteurs de l’OGR en personne, et accueillir Nick Bice dans notre équipe!“.

OGR Race Director, Nick Bice.
Le Directeur de Course Nick Bice, originaire d’Australie, a participé à 5 campagnes de la Volvo Ocean Race, en tant que constructeur de bateaux, navigateur, shore-manager et finalement chef du Boatyard VOR, il sait certainement comment faire tourner une flotte autour du monde.

Nick est également un athlète d’Ironman et apportera encore plus d’énergie à l’équipe composée de Don McIntyre (Fondateur et Président), Melissa Payne (CEO Media), Sébastien Delasnerie (Directeur Media), Aida Valceanu (Relations Publiques et Evénements) et Jane Zhou (Finances et Administration).

Avec 14 nations représentées, la classe Adventure close, la classe Sayula virtuellement complète et deux places restantes en classe Flyer, l’Ocean Globe Race est en passe de devenir la plus grande course autour du monde avec équipage … depuis la Whitbread !

François Gabart avec Tom Laperche à bord du trimaran SVR – LAZARTIGUE pour la Transat Jacques Vabre

François Gabart embarque Tom Laperche à bord du trimaran SVR - LAZARTIGUE Photo MerConcept_G.Gatefait

Le nouveau trimaran SVR-Lazartigue de François Gabart sera mis à l’eau le 22 juillet prochain à Concarneau et s’élancera pour sa première course, la Transat Jacques Vabre, le 7 novembre prochain au Havre. C’est Tom Laperche qui embarquera avec François Gabart. Une reconnaissance du talent du Morbihanais âgé de 24 ans.

Originaire du Morbihan, Tom Laperche est un jeune ingénieur et un marin solide. Il a une culture de la course au large exceptionnelle pour son âge et un palmarès déjà riche sur plusieurs supports : un titre de champion du monde d’Open Bic décroché en 2008, un titre de vice-champion de France de planche à voile Bic Techno 293 en 2011, deux titres nationaux en Open 5.70 en 2013 et 2014, des succès en Flying Phantom au sein du Team France. Il se fait remarquer en Figaro en remportant le Challenge Espoir Bretagne – CMB en 2018, la Solo Maître Coq en 2020 et en terminant 3ème de la Solitaire du Figaro en 2020.

François Gabart et Tom Laperche dompteront ensemble l’Ultim SVR-LAZARTIGUE, leur nouvelle monture de 32 mètres, en conditions de course à l’issue d’une préparation active qui débutera après la mise à l’eau du bateau le 22 juillet prochain. Ils partagent avec leur partenaire, l’objectif commun d’aller de l’autre côté de l’Atlantique le plus vite possible.

À propos du choix de Tom Laperche, François Gabart souligne « Je suis très heureux d’embarquer Tom à bord du Trimaran SVR-LAZARTIGUE. C’est un jeune marin talentueux, qui a un très bon sens de la navigation, une excellente maturité et un état d’esprit très positif. Il a de réels atouts pour naviguer sur ce type de bateau qui vole à haute vitesse. Son dynamisme, ses qualités de marin et ses compétences d’ingénieur font de Tom un vrai partenaire de confiance. Je me réjouis de partager prochainement les entraînements à ses côtés et relever le challenge d’être prêts pour le départ de la Transat Jacques Vabre le 7 novembre prochain. Nous ferons le maximum pour naviguer au meilleur niveau sur cette première course du Trimaran SVR-LAZARTIGUE et porter haut notre engagement environnemental en faveur de la protection de l’Océan en soulignant notamment les premières actions menées par le Fonds de dotation Kresk4oceans.“.

« Le Groupe Kresk, au travers de ses marques SVR, Lazartigue et Fillmed, est fier de partir pour cette aventure maritime avec François Gabart et Tom Laperche, deux marins aux profils complémentaires. Ils porteront les valeurs d’innovation et d’engagement qui nous sont chères, incarnées dans nos marques de clean beauty et dans le fonds de dotation Kresk4Oceans dédié à la protection des océans. Nos 700 collaborateurs au travers le monde vibreront avec eux au rythme de la houle et du vent, » a déclaré Didier Tabary président du Groupe Kresk.

Tom Laperche témoigne « C’est à la fois une fierté et une reconnaissance d’avoir été choisi par François Gabart et Didier Tabary. Savoir qu’ils me font confiance pour cette course au large est très fort pour moi. Le Trimaran SVR-LAZARTIGUE est un véritable défi technologique, celui de toute une équipe. On va devoir maintenant le prendre en mains et bien le connaitre. Je me sens prêt aujourd’hui à relever ce challenge aux côtés de François. J’ai eu la chance de tirer des bords avec lui quand j’étais plus jeune, il se pose toujours les bonnes questions pour être le meilleur et développe une organisation intense à bord pour se dépasser. Je suis impatient de prendre la mer pour démarrer l’aventure. »

Le trimaran SVR-LAZARTIGUE, actuellement en cours de finalisation dans le chantier de MerConcept, sera mis à l’eau jeudi 22 juillet prochain à Concarneau.

Soirée VDH, monsieur longue route

Ne manquez pas ce jeudi 1er juillet à 20h30, les Ecrans de l’Aventure rendent hommage à Jean-Luc Van Den Heede avec la diffusion du film VDH, Monsieur longue route (sélection officielle Ecrans de l’aventure 2020) de l’excellent Nicolas Raynaud suivi d’un échange interactif avec le skipper, en direct depuis Les Sables d’Olonne.

25 juin 2021 : après avoir bouclé six tours du monde, dont un contre vents et courants, et doublé douze fois le Cap Horn, Jean-Luc Van Den Heede envoie un dernier message sur son site officiel : « Bonjour, Je vais cesser mes activités de skipper professionnel et clôturer ma société le 30 juin prochain. L’envoi de message n’aura, par conséquent, plus de raison d’être et celui-ci sera mon dernier (…) Je profite de ma mise à la retraite de coureur pour remercier tous ceux qui me suivent depuis si longtemps et dont vous faites naturellement partie. Pour autant je n’abandonne pas la mer qui est, vous le savez bien, mon autre espace vital. Je continuerai de naviguer à bord de mon “After 8” et nous aurons peut-être l’occasion de nous croiser en escale ici ou là ! »

Souhaitant rendre hommage à un grand coureur aux idées libres, incarnation de l’esprit d’aventure, le festival Écrans de l’aventure propose en exclusivité la diffusion du portrait sélectionné en 2020, VDH, Monsieur longue route.

La soirée est gratuite sur réservation :
https://watch.eventive.org/ecransdelaventure/play/60d9f72609942d003e8d8aca

Cela marque aussi le lancement de la plateforme de films du festival, qui propose une sélection de films primés depuis 30 ans.

Résumé du film : Jean-Luc Van Den Heede est l’un des grands noms de la course au large. Sportif accompli, cet athlète a dédié toute sa vie à la mer, bouclant six tours du monde, dont un contre vents et courants, et doublant douze fois le Cap Horn Ce documentaire est le récit d’un homme, le portrait d’une personne ouverte et attachante, capable de sans cesse réinventer sa vie. De sa première Mini Transat en 1977 à sa victoire sur la Golden Globe Race en 2018, histoire d’un marin qui n’a jamais hésité à naviguer contre les vents dominants.
Réalisation : Nicolas RAYNAUD
Production : Bleu Iroise
52 minutes – 2010

Transat Jacques Vabre. Damien Seguin avec Benjamin Dutreux

Damien Seguin skipper de l’IMOCA Groupe APICIL et son co-skipper Benjamin Dutreux, à l’entrainement au large de Lorient le 24 juin 2021, photo © Jean-Marie Liot / Groupe APICIL

Damien Seguin a choisi d’embarquer Benjamin Dutreux pour disputer la Transat Jacques Vabre. Damien est un habitué de la course avec trois participations à son actif. Chaque fois, il a tracé son sillage sur l’Atlantique en double avec Yoann Richomme. C’était en 2011 (2e) puis en 2013 (7e) à bord d’un Class 40. Lors de la dernière édition, ils avaient terminé 14e à bord de Groupe APICIL. Benjamin a quant à lui participé une fois à la Transat Jacques Vabre, c’était aussi en 2019 en IMOCA avec Thomas Cardrin. Cette traversée constituait un pan important de sa préparation pour le Vendée Globe. Ils avaient terminé 19e.

Damien Seguin et Benjamin Dutreux reviennent cette fois en fins connaisseurs de la catégorie IMOCA. Eux qui s’apprêtent chacun à prendre en mains des 60’ à foils en vue du Vendée Globe 2024 s’offriront comme un dernier tour de piste en bateau à dérives. L’occasion pour les deux hommes de se faire plaisir mais aussi de performer ! Ils ont un objectif en tête : finir premier des bateaux à dérives pour porter toujours plus haut le message en faveur de l’inclusion.

Damien Seguin :
« J’ai jusqu’à présent fait toutes mes transats en double avec Yoann (cf Yoann Richomme) mais il avait d’autres projets et c’est bien aussi de changer. J’ai découvert Benjamin sur le Vendée Globe. Il n’y a pas eu de calcul, c’était juste une question humaine. C’est le cœur qui a parlé quand j’ai fait ce choix. »

Benjamin Dutreux :
« J’ai accepté de partir avec Damien car comme lui, je suis dans l’humain. Notre Vendée Globe s’est bien déroulé. Je vois en Damien un côté compétiteur que j’apprécie particulièrement car je suis aussi comme ça. Nous avons tous les deux la même envie de bien faire et la niaque. J’adore son profil…son parcours olympique. Il bascule les codes et j’aime ça. Son projet m’attirait … et avec nos deux côtés performeurs, humainement ça devrait bien se passer. »

Les Sables – Horta – Les Sables. Début de course compliqué, 2 abandons

C. Breschi

Partis ce dimanche à 13h des Sables d’Olonne avec un bon flux d’ouest entre 13 et 14 nœuds, les 23 duos toujours en lice dans la 8e édition de la Les Sables – Horta – Les Sables ont connu un début de course compliqué alors qu’un premier équipage a du abandonner.

Le duo Charles de Coquet – Thierry Duprey du Vorsent a officiellement abandonné dans la soirée après avoir constaté l’étendue des dégâts sur son Class40 à la suite de sa collision avec Milaï.
Ce lundi, aux alentours de 17 heures, Simon et Yannick Kervarrec ont signifié leur abandon à la Direction de course. Le duo père-fils, qui déplore une voie d’eau dans l’un des caissons arrière de son Class40 aux couleurs de Samsic – E. Leclerc, ne peut, en effet, envisager de parcourir 2 500 milles dans ces conditions. Il fait désormais demi-tour et pourrait rallier Port Olona.

La flotte qui, quelques heures seulement après le départ, a vu les conditions se corser avec tantôt des zones de molles, tantôt des passages de grains. « La nuit a été délicate. On a régulièrement traversé des zones de calmes. Ça a vraiment été compliqué de faire avancer le bateau et de gagner vers le but mais on est resté dessus. On n’a rien lâché. On fera les comptes une fois que l’on sera passé de l’autre côté de ce système », a indiquéValentin Gautier, skipper de Banque du Léman relégué, ce lundi après-midi, en 17e position au classement. Un classement qui donne, pour l’heure, l’avantage aux concurrents faisant route au plus près de la route orthodromique.

La raison ? Depuis ce matin, ils bénéficient de plus de pression que leurs concurrents plus au nord. Ainsi, quand le petit groupe emmené par le tandem Hervé Thomas et Gérald Veniard sur Saint-Yves Services, cavale entre 6 et 7 nœuds, la bande des « nordistes » (dont les plus extrêmes, Jonas Gerckens et Benoît Hantzperg (Volvo), ont passé une grande partie de la nuit à réparer leur spi déchiré sur près de 10 mètres de longueur lors du parcours de dégagement en baie hier) peine à dépasser les 4 nœuds. « On a tricoté un peu comme on pouvait toute la nuit, sous gennaker. On a dû pas mal barrer parce que le pilote n’arrivait pas du tout à gérer dans la pétole. Depuis ce matin, les dauphins sont là et ça glisse gentiment avec 5 nœuds de vent. On fait du sud, on fait de l’ouest… Bref, on essaie de s’en sortir », a commenté pour sa part Stan Thuret, skipper d’Everial.

La bonne nouvelle, c’est que la « délivrance » est proche car si, dans l’immédiat, les duos bataillent toujours dans les petits airs (ils n’ont parcouru que 120 milles depuis le départ !), ils vont récupérer le fameux flux de nord-ouest qu’ils attendent tous impatiemment, en fin d’après-midi. Les vitesses des uns et des autres, en premier lieu celles des plus au sud, vont ainsi s’accélérer avec ce nouveau vent d’une quinzaine de nœuds qui ne va faire que se renforcer sur la route du cap Finisterre. Un cap que, selon les derniers routages, les premiers devraient déborder demain, en fin de journée.

Un nouveau bateau pour Yannick Bestaven pour remporter le Vendée Globe, une 2ème fois de suite

Yannick Bestaven à l’entrainement à bord de l’IMOCA Maître Coq au large de La Rochelle le 24 juin 2020, photo © Jean-Marie LIOT - www.jmliot.com

Un bateau neuf dans les moules du bateau du Team américain de Charlie Enright, 11th Hours 2, selon des plans signés par l’architecte Guillaume Verdier, et construit au sein d’un chantier historique CDK technologies, à Port-La-Forêt.

« Il nous est rapidement apparu qu’un bateau neuf s’imposait afin d’avoir les moyens de nos ambitions et de donner le change à une concurrence qui s’annonce encore une fois très relevée. Nous avons étudié plusieurs pistes et notre choix s’est porté sur un plan Verdier, dans les moules de l’IMOCA 11th Hours 2, » explique Yannick avant de poursuivre, « Tout d’abord, nous avons une relation privilégiée avec Guillaume Verdier depuis des années. Ensuite, 11th Hours 2 est une version améliorée des précédents plan Verdier. Il s’agit d’une évolution d’IMOCA type Apivia et LinkedOut. Et enfin, autre avantage notable, puisqu’il s’agit d’un sistership, non seulement nous bénéficions des études réalisées par le team américain mais aussi, nous gagnons un temps précieux ».

Yannick : « Comme dans la vie d’une entreprise ou la vie de tout un chacun, au cours de ces quatre prochaines années, il y aura des tribulations, des défaites, des réussites, beaucoup d’interrogations, beaucoup de travail et d’engagement humain, le cheminement ne sera pas un long fleuve tranquille. Mais qu’importe, avec humilité, osons repartir d’une page blanche, embarquons ensemble dans cette formidable entreprise, source d’inspiration, afin de tenter d’atteindre nos objectifs ! »

Rentrée des classes en duo avec Roland Jourdain sur la Rolex Fastnet Race en août et sur la Transat Jacques Vabre en novembre.

Yannick s’élancera cette saison sur deux courses en double la Rolex Fastnet Race dont le départ sera donné le 8 août prochain dans les eaux du Solent (Grande-Bretagne) et le 8 novembre sur la transat Jacques Vabre qui partira du Havre pour rallier la Martinique. Qui dit double, dit co-skipper, et pour cela, sans hésitation, Yannick a fait appel à un marin qui l’a épaulé depuis le début du projet Maître CoQ, Roland Jourdain.

Le planning de construction

Construction > Juin 2021 à janvier
Assemblage – Pontage – Finitions > Janvier à juin 2022
Mise à l’eau > Juin 2022

Le programme sportif

2021 à bord de Maître CoQ IV Fastnet Race (août) et Transat Jacques Vabre (novembre)
2022 à bord de Maître CoQ V Route du Rhum
2023 à bord de Maître CoQ V Transat Jacques Vabre
2024 à bord de Maître CoQ V Vendée Globe – départ dimanche 10 novembre

Damien Séguin rachète l’IMOCA Maître CoQ

Photo JL Carli

Damien Seguin et Groupe APICIL repartent pour nouveau Vendée Globe avec l’envie de positionner encore davantage le curseur sur la performance. Ils ont racheté Maître Coq, le monocoque 60’ de Yannick Bestaven, vainqueur du dernier Vendée Globe.

Pour porter cette ambition, ils recherchent un co-partenaire. Si sportivement, le premier Vendée Globe de Damien a été une véritable réussite, le message porté autour du monde pour l’inclusion a aussi résonné très fort. Ce Vendée Globe 2024 agira encore comme porte-voix pour cet engagement mutuel de Damien et du Groupe APICIL qui mèneront donc aussi une course pour l’inclusion autour du monde.

Pour répondre aux nouvelles ambitions sportives, le marin a choisi d’acquérir un bateau doté de foils, capable de jouer aux avant-postes. Après une étude approfondie du marché des IMOCA ces derniers mois, Damien et son Team ont finalement opté pour un bateau qui a largement fait ses preuves sur le dernier Vendée Globe en montrant toute sa quintessence : Maître Coq, le monocoque 60’ de Yannick Bestaven, vainqueur du dernier Vendée Globe. Convaincu du potentiel de ce bateau, le triple médaillé paralympique ne tarit pas d’éloges à son sujet et nous explique les raisons de ce choix : « Si je retourne sur le Vendée Globe, c’est aussi et surtout parce que je veux faire encore mieux. Avec cette deuxième campagne Vendée Globe, avec le Groupe APICIL, nous misons sur des ambitions sportives à la hausse et pour cela il est nécessaire de naviguer rapidement sur un foiler afin d’appréhender au mieux ces nouveaux bateaux. Le Vendée Globe 2024 se joue dès maintenant car il est important d’arriver sur la ligne de départ en étant bien préparé. Nous avons donc choisi de faire l’acquisition d’un foiler pour respecter un budget maitrisé. Il n’était pas question de se lancer dans une construction car c’était trop onéreux. Notre choix s’est porté vers Maître Coq pour plusieurs raisons. D’abord il correspondait à notre capacité à investir sur un nouveau bateau sur le plan budgétaire. D’autre part, il a gagné le Vendée Globe et ça n’est pas rien. Sur le plan technique, il fait partie de la première génération de bateaux à foils qui ont vécu deux Vendée Globe et qui sont déjà fiabilisés. Sur cette deuxième campagne, je veux maximiser le temps de navigation car j’ai vu que c’était une des clés de la réussite. Sa coque est une bonne plateforme, on va pouvoir faire évoluer ce bateau pour gagner en performance sans que cela génère de gros temps d’immobilisation » explique Damien Seguin.

De son côté, le Groupe APICIL se dit pleinement enthousiaste de cet acquisition et impatient d’écrire cette nouvelle histoire, comme l’explique Philippe Barret, Directeur général du Groupe APICIL : « La question de l’objectif sportif est nouvelle pour le Groupe APICIL. Nous nous sommes engagés avec Damien avant tout pour nous faire connaître, raconter une histoire et porter notre message sur l’inclusion. Finalement, nous avons été très agréablement surpris de nous prendre au jeu de la compétition et de voir Damien s’épanouir dans ce contexte. Damien est un compétiteur et nous comprenons qu’il a besoin d’objectifs sportifs pour avancer. Nous avons convenu avec Damien de viser un Top 5 pour le prochain Vendée Globe, nous savons qu’il en est pleinement capable. Nous sommes heureux de l’accompagner pour cela car notre message sera encore plus partagé s’il est associé à une performance. Pour cela, il faut que Damien puisse bénéficier d’un bateau plus récent. C’est lui qui était à la manœuvre sur ce point car nous ne sommes pas des techniciens de la course au large. Le projet grandit, nous continuons de soutenir Damien mais nous souhaitons maitriser nos investissements et pour cela, nous cherchons actuellement le co-partenaire qui pourra nous accompagner dans cette course pour l’inclusion. Nous avons une belle histoire à poursuivre et une nouvelle page à écrire à travers un projet collectif et porteur de sens ».

En attendant c’est bel et bien sur son actuel IMOCA que Damien naviguera cette saison. Le skipper et son co-skipper – dont le nom sera dévoilé prochainement – participeront à plusieurs courses (Rolex Fastnet, Défi Azimut) avant de prendre le 7 novembre prochain le départ de la Transat Jacques Vabre. Ce sera la dernière course de Damien Seguin à bord de son monocoque 60’ désormais basé à Lorient La Base.

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