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Mondial de course au large en double mixte : Claudia Rossi et Pietro D’Ali s’imposent en Italie

Hempel Double Mixed Offshore World Championship Marina Militare Nastro Rosa Tour 2021 Marina di Ravenna, 24 settembre 2021 © MMNRT/Zerogradinord

La première épreuve du championnat du monde de course au large en double mixte s’est tenue en Italie sur des Figaro Bénéteau 3. Des Figaros parfaitement monotypes mais équipés du minimum en électronique. C’est l’équipage italien Claudia Rossi et Pietro D’Ali qui s’impose devant Giovanna Valsecchi/Andrea Pendibene et les Belges Jonas Gerckens et Sophie Faguet.

L’équipe italienne Claudia Rossi et Pietro D’Alì ont été couronnés vainqueurs du championnat du monde de l’offshore mixte en double après une dernière étape âprement disputée à Venise. Lorsque la dernière étape a commencé à l’heure du déjeuner vendredi, Rossi et D’Ali étaient lents à sortir des blocs de départ de la course nocturne de 100 milles de Marina di Ravenna, mais le duo italien a lancé son Figaro 3, ITA1 Team ENIT, en marche et a pris la tête à la mi-course.

Le soleil levant avait du mal à percer la brume matinale vénitienne, mais émergeant de la morosité en tête était ITA1 Team ENIT, franchissant la ligne en premier et remportant le titre de champion. Quatre minutes plus tard, l’équipe ESP espagnole franchissait la deuxième place, suivie par l’équipe belge qui prenait la troisième place à seulement quatre secondes du vainqueur de l’étape précédente, ITA2 Marina Militare.

Lorsque les bateaux sont arrivés dans le bassin militaire au cœur de Venise, l’Arsenale di Venezia, il y avait peu de visages souriants. L’approche finale de Venise impliquait de naviguer autour d’une myriade de zones restreintes en raison de plates-formes pétrolières, et certaines équipes ont protesté contre d’autres pour demander des éclaircissements sur la question de savoir si d’autres avaient enfreint les restrictions. Il n’y avait pas encore de gagnant clair.

Après quelques heures de délibération intense mais amicale avec le jury international, plusieurs équipes ont reçu des points de pénalité pour des erreurs de navigation. Pour Rossi et D’Ali, le champagne est resté glacé jusqu’à la fin des protestations. Finalement, cependant, les Italiens ont réussi à faire sauter le bouchon, une libération d’émotion car ils ont enfin pu célébrer le fait d’être les premiers champions du monde de la compétition offshore mixte à deux.

Rossi a partagé ses sentiments après avoir entendu le résultat. “C’est un sentiment incroyable, c’est comme un rêve qui s’est réalisé. Nous nous sommes battus jusqu’à la fin, mais nous avons ensuite eu des protestations à discuter, donc ce n’était pas vraiment facile. Mais maintenant, nous pouvons simplement nous sentir bien et faire la fête ensemble parce que nous fait une belle course et un excellent travail d’équipe ensemble.”

Agé de 29 ans, Rossi a exactement la moitié de l’âge de Pietro D’Ali, l’un des concurrents de course au large les plus expérimentés et respectés d’Italie. D’Ali a commenté : « Pour revenir à la course au large dans cette épreuve, après la Solitaire du Figaro et la Transat, c’est un plaisir de naviguer à nouveau. J’espère que ce format continuera à l’avenir. C’est un format parfait pour les Jeux olympiques.

L’autre équipe italienne a terminé deuxième, ITA2 Marina Militare pilotée par Giovanna Valsecchi et Andrea Pendibene. Deux équipes italiennes gagnantes à domicile ne racontent pas à quel point ce championnat était serré entre les 10 équipes représentant huit nations. L’équipe belge (Sophia Faguet & Jonas Gerckens) a couru les vainqueurs de très près pour la victoire au classement général mais a dû se contenter de la troisième place au classement général.

L’équipe d’Afrique du Sud, composée de Michaela Robinson (21 ans) et Siyanda Vato (28 ans), arrivait à la quatrième place et surpassait son manque d’expérience en mer. “Nous avons passé 11 ans à courir les uns contre les autres”, a déclaré Vato, “mais c’était la première fois que nous courions ensemble. Nous avons très bien travaillé ensemble en équipe, nous avons accompli bien plus que nous n’aurions pu rêver. , beaucoup de points positifs!”

Deux des frères et sœurs de Michaela, Brennan et Catherine, ont quitté le Royaume-Uni tôt le matin pour créer une surprise familiale sur leur jeune sœur avant qu’elle ne rentre en Afrique du Sud. Idem pour Lennea Floser de Team Sweden, qui était ravie de voir un certain nombre de sa famille attendre sur le quai de Venise pour l’accueillir à terre. Sa sœur cadette Josefin débordait de fierté pour Lennea. “Tellement incroyable. Je suis si fière d’elle. Elle atteint toujours de nouveaux objectifs et elle avance toujours, jamais en arrière. C’est très impressionnant ce qu’elle a fait.”

Ce soir, devant le secrétaire d’État italien à la défense, la remise des prix s’est déroulée à l’Arsenale di Venezia, conclusion brillante d’un tout nouveau format de championnat du monde.

Dix équipes de huit nations ont participé à ce championnat du monde inaugural. Dans le cadre de la tournée Marina Militare Nastro Rosa 2021 autour de l’Italie, le championnat du monde d’offshore mixte à deux personnes Hempel 2021 était une course de 816 nm sur des quillards semi-foiling Figaro 3. L’événement s’est déroulé sur trois superbes étapes le long de la côte adriatique :

Étape 1 : Brindisi à Bari
Étape 2 : Bari à Marina di Ravenna
Étape 3 : Marina di Ravenna à Venise

Il y avait des équipes représentant l’Italie, la Belgique, les États-Unis, l’Afrique du Sud, la Grande Grande-Bretagne, Espagne, Suède et Pologne.

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Défi Azimut en Ultim. 24 heures chrono à 4

L’histoire est un éternel recommencement. Eté 2010, François Gabart et Armel Le Cléac’h cherchent des opportunités de s’entraîner en course pour finir de préparer leur Vendée Globe. Ils croisent sur les pontons de Lorient le président d’Azimut Jean-Marie Corteville, le courant passe et la société de solutions informatique s’invente un nouveau métier le temps d’un week-end. Le premier Défi Azimut est né, ils sont cinq à répondre à l’appel et un an passé, François Gabart et Armel Le Cléac’h terminent premier et deuxième du Vendée Globe. « Cette année, Armel nous a de nouveau sollicité pour organiser un événement simple et spontané pour les Ultimes raconte Jean-Marie Corteville.  Ce sont des bateaux fantastiques, avec des teams de très haut niveau mais pour être au point, il faut qu’ils naviguent en conditions de course. Quand nous avons su que quatre autres Ultims étaient d’accord pour un 24 heures dans le golfe de Gascogne, j’ai dit Banco ! »

Un plateau exceptionnel et inédit

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que les trimarans géants et le Défi Azimut se rencontrent puisqu’en 2014, IMOCA et Ultims avaient chacun leur classement. C’est d’ailleurs Sébastien Josse qui courait la semaine passée le Défi Azimut sur l’IMOCA Corum L’Epargne qui l’avait emporté. Son Groupe Edmond de Rothschild d’alors, était un ancien Mod70 équipé de plans porteurs, défricheur des engins volants d’aujourd’hui.

Retour à l’actualité, c’est donc à 14 heures samedi que s’élanceront Actual Ultim 3 (Yves Le Blévec-Anthony Marchand), Banque Populaire XI (Armel Le Cléac’h-Kevin Escoffier), Sodebo Ultim 3 (Thomas Coville-Thomas Rouxel) et SVR Lazartigue (François Gabart-Tom Laperche).

La fête sera donc belle et le match de haut niveau sur un parcours d’environ 460 milles concocté par Sylvie Viant, directrice de course, épaulée par Gildas Morvan qui nous expliquait ce midi : « Nous avons positionné deux way points dans le golfe de Gascogne. Le premier, plein Ouest de Lorient pourra bouger jusqu’à ce soir en fonction des conditions météo. Le second est positionné au large des Sables d’Olonne. Il permettra aux trimarans d’aller saluer les Minis qui partent pour leur Transat. C’est Armel qui a eu cette idée et c’est vrai que la rencontre des plus grands et les plus petits bateaux de course au large, c’est un joli clin d’œil ! » Un clin d’œil symbolique puisque depuis, la direction de course de la Mini Transat a décidé de reporter le départ de 24 heures pour cause de météo.

Petits et grands, au superlatif

Douces au début avec pas plus de 10 nœuds de vent, les conditions devraient en effet se muscler tout au long des 24 heures, avec l’arrivée d’un front sur le proche Atlantique. Les Ultims devraient rester dans son Est (sur l’avant) ce qui signifie une mer assez plate et donc de très hautes vitesses ! Retour prévu à Lorient dimanche en début d’après-midi.

Chacun pourra s’étalonner sur ce parcours équilibré, avec du près, du portant et du reaching. Banque Populaire XI pourrait faire figure de référence. Depuis sa mise à l’eau au printemps 2021, une longue campagne de tests l’a en effet conduit jusqu’en méditerranée. Sodeb’O Ultim a nettement plus de milles au compteur mais étrenne de nouveaux safrans relevables qu’il faudra valider. On sait qu’Actual Ultim 3 est une excellente base (ex Macif 100) qu’a bien fait évoluer Yves Le Blévec, associé pour l’occasion au  figariste Anthony Marchand. Quant à SVR Lazartigue, tout le monde est impatient de voir le potentiel réel de l’impressionnante et futuriste machine de François Gabart, même si celui participera en tant qu’observateur à bord pour une reprise en douceur après un repos forcé de quelques jours. Moins de deux mois après sa mise à l’eau, Le trimaran SVR Lazartigue et son équipage relèvent le double défi d’être présent à Lorient pour cette régate inédite.

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Mini-Transat Départ reporté de 24h

Mini Transat

Le départ de la 23e édition de la Mini Transat Eurochef été repoussé de 24 heures compte tenue de la situation météorologique. Les 90 concurrents s’élanceront lundi 27 septembre à 14 heures pour la première étape de l’épreuve (1 350 milles entre Les Sables d’Olonne et Santa Cruz de La Palma). Les explications de Denis Hugues, Directeur de course.

Pour quelles raisons avez-vous fait le choix de ce report ?
« Notre but reste qu’un maximum de concurrents arrivent de l’autre côté et, en ce sens, la situation météorologique nous pousse à la prudence. Un front très actif est prévu de passer au large des côtes vendéennes dans la nuit de dimanche à lundi. Celui-ci va générer des vents moyens de 30-35 nœuds, avec des rafales supérieures à 40 nœuds, mais aussi une mer dure et croisée, avec une période de vagues assez courte. Mettre les coureurs dans ces conditions dès la première nuit ne nous parait clairement pas raisonnable. La décision de ce report a été grandement réfléchie car le fait de reporter un départ implique naturellement énormément de choses. Elle a été discutée avec Christian Dumard, le météorologue de la course. D’autres spécialistes ont également été consultés pour corroborer notre choix. Un choix qui s’est aussi imposé dans la mesure où, derrière, la situation était parfaitement claire, avec des fichiers parfaitement accordés »

Du fait de ce changement, dans quelles conditions vont finalement s’élancer les solitaires ?
« En partant lundi à 14 heures, les marins vont partir avec un flux de secteur nord-ouest pour 15 à 17 nœuds. La situation sera relativement idéale d’autant qu’une fois le front passé, un anticyclone devrait se positionner dans le golfe de Gascogne et perdurer pendant quatre jours. Cela laissera le temps à l’ensemble de la flotte de « dégolfer » dans de bonnes conditions avant de récupérer les alizés portugais. Ces derniers s’annoncent assez musclés, mais les skippers seront alors déjà bien amarinés. »
Quelles sont les modifications apportées pour la phase du départ précisément ?
« Le départ sera donné dans la zone initialement prévue, mais le parcours de dégagement en baie des Sables d’Olonne n’aura pas lieu. Les coureurs n’auront ainsi qu’une bouée de dégagement à virer avant de prendre le large et de rejoindre les Canaries où les premiers pourraient arriver assez rapidement.»

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Transat Jacques Vabre. Nouveau format et record de participants

Photo Jean Marie Liot

La 15e édition de la Transat Jacques Vabre prendra la direction de la Martinique avec des parcours différents pour les 4 classes de bateaux Ultimes, IMOCA, Ocean Fifty, Class40. Une édition qui s’annonce record avec 81 bateaux qui prendront le départ.

A l’occasion de la traditionnelle conférence de presse de septembre, les 162 skippers de la Transat Jacques Vabre 2021 se sont donnés rendez-vous. Dans un peu plus d’un mois, ils auront le plaisir de tous se retrouver sur les quais du bassin Paul-Vatine, au Havre. Et dans deux, sur les pontons de la marina de Fort-de-France. C’est dire si l’excitation grandit chez tous les marins, désormais dans la toute dernière ligne droite de leur préparation.

Cette 15ème édition de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre établit d’ores et déjà un nouveau record : il y aura 81 bateaux sur la ligne de départ ! En 2019, ils étaient 59. Ce sont quatre classes différentes qui sont engagées. Dans le détail, il y aura 46 Class40, 23 Imoca, 7 Ocean Fifty et 5 Ultime, une catégorie qui fait son retour cette année. Autre nouveauté : la course compte désormais 3 parcours différents, en fonction des classes.

Ce changement a été souhaité pour grouper les arrivées de la course transatlantique en quelques jours, puisque les bateaux les plus rapides auront davantage de distance à parcourir que les bateaux les plus lents. Ce qui promet une fête d’autant plus belle en Martinique, la nouvelle terre d’accueil de la course, particulièrement impatiente à l’idée de célébrer ces arrivées fin novembre.

Premier temps fort, la conférence de présentation a aussi été l’occasion d’en rappeler les prochains : d’abord l’ouverture du village départ, au Havre, le vendredi 29 octobre, qui accueillera des visiteurs tous les jours jusqu’au dimanche 7 novembre, jour du grand départ (qui sera donné par l’ancien basketteur Boris Diaw) ; puis c’est de l’autre côté de l’Atlantique que le village arrivée s’installera, à Fort-de-France, du 19 au 30 novembre.

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Mini-Transat, Mini podcast 2e partie « Les Voix du Large »!

Mini Transat podcast

Au cœur de la Mini transat Eurochef, Edwige Richard arpente les pontons du Vendée globe aux Sables d’Olonne avec les 90 bateaux amarrés. Un record. A l’occasion de cette Mini Transat 2021, le podcast du magazine Course Au Large “Les voix du large” vous propose un magazine composé de mini numéros, avec des mini interviews mais avec de grands skippers. Présenté par Edwige Richard.

Pour ce 2e numéro on va s’intéresser aux séries avec Léo Debiesse, après une belle saison 2020 il est l’un des favoris en série. Anne-Claire Leberre, l’une des femmes engagée sur cette Mini, directrice technique sur initiatives Coeur, Basile Bourgnon, le plus jeune de la flotte.

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Ultim. L’actrice Mélanie Laurent baptise le trimaran de François Gabart

Le trimaran « SVR- Lazartigue » du skipper charentais a été baptisé ce lundi à Concarneau par l’actrice et réalisatrice Mélanie Laurent devant un public nombreux.

Mélanie Laurent marraine du bateau a brisé la traditionnelle bouteille de champagne sur l’étrave du flotteur central de SVR-Lazartigue. « Je suis très heureuse d’être la marraine de cette belle filleule, car c’est une fille, on l’a décidé avec François, suivant les Anglo-Saxons qui appellent leurs bateaux she (Ndlr : elle). Je lui souhaite d’être émerveillée, et de voyager longtemps autour du monde. »

Baptême trimaran SVRLAZARTIGUE ©MerConcept_Guillaume Gatefait
Baptême trimaran SVRLAZARTIGUE ©MerConcept_Guillaume Gatefait

Mis à l’eau le 22 juillet dernier présentant toutes ses innovations, le bateau reprendra sa préparation à la Transat Jacques-Vabre, pour dix jours mais sans François Gabart qui s’est blessé légèrement au dos sans gravité. Cela ne l’empêchera pas de faire la Transat avec Tom Laperche tout juste sorti de la Solitaire où il a brillé en terminant 3e.

Mélanie Laurent naviguera à bord du trimaran mardi. « On m’a dit que je vais voler, tant mieux, je n’ai pas le vertige » a dit l’actrice. “C’est merveilleux de me pencher au-dessus de ce berceau. Je suis impressionnée par les 150 000 heures de travail qui ont été effectuées pour construire ce bateau et je suis fière des valeurs qu’il porte. Je souhaite à ma filleule de voyager le plus possible, de nous émerveiller et de transporter nos convictions.”

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Jean Le Cam, un projet d’IMOCA à moindre coût avec Éric Bellion

#EN# LES SABLES D’OLONNE, FRANCE - JANUARY 29: Yes We Cam!, skipper Jean Le Cam, is pictured coming to the press conference during finish of the Vendee Globe sailing race, on January 29, 2021. (Photo by Jean-Louis Carli/Alea) #FR# LES SABLES D’OLONNE, FRANCE - 29 JANVIER: Yes We Cam!, skipper Jean Le Cam, est photographié sur le chemin de la conférence de presse lors de son arrivée dans la course du Vendee Globe, le 29 Janvier 2021. (Photo Jean-Louis Carli/Alea)

Jean Le Cam travaille actuellement avec sa structure Mervent et Éric Bellion sur un projet de bateau pour le Vendée Globe accessible à tous, simple techniquement mais performant, auquel il puisse associer des plus jeunes. Il en parle dans son dernier livre “conversations” avec Jean-Louis Touzet. Un livre drôle et touchant à l’image du marin écrit par l’une des belles plumes de la voile.

En mutualisant les moyens et les entrainements, on peut être très performant et bien se préparer pour se familiariser avec le fonctionnement du bateau. C’est accessible aux jeunes et aux PME qui étaient les principaux acteurs du Vendée Globe il y a 15 ans.” Jean est encore en phase de réflexion. Le budget moyen de construction se situerait aux alentours de 4 M€ ht, la moitié du prix d’un bateau à foils.

“Ma satisfaction, c’est que des jeunes, pour qui le Vendée Globe était devenu tellement inaccessible, se disent maintenant que c’est possible de faire différemment. J’ai donné aux jeunes générations l’idée qu’ils puissent faire le Vendée Globe avec des moyens limités.” Aujourd’hui, la ligne de conduite de Jean Le Cam reste intacte.


Dans “Yes We Cam, conversations” avec Jean-Louis Le Touzet, Jean s’exprime avec sa sincérité, son humour, son bon sens et parfois ses silences. Il aborde les amitiés fondatrices, se livre sur l’importance de la famille qui l’entoure, sur son père Louis. Il traverse toutes les grandes périodes de sa vie et évoque aussi ses opinions et sa vision de l’avenir en course au large.
Un livre dont on aimerait citer la moitié des pages tant il est drôle, direct et sans faux-semblant malgré quelques redondances. A lire absolument.


Philippe Joubin a écrit l’autobiographie de Jean Le Cam : “Toutes voiles dehors, mes 40 ans de course au large“. Il revient sur le parcours de Jean depuis son enfance, les événements incroyables qu’il a vécus, ses rencontres, ses navigations sur des engins qui ont chacun marqué leurs époques.

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Mini-Transat, Mini podcast “Les Voix du Large”!

Mini Transat Podcast avec Tanguy Bouroullec, Camille Bertel et Benjamin Doyen

Au cœur de la Mini transat Eurochef, Edwige Richard arpente les pontons du Vendée globe aux Sables d’Olonne avec les 90 bateaux amarrés. Un record. A l’occasion de cette Mini Transat 2021, le podcast du magazine Course Au Large “Les voix du large” vous propose un magazine composé de mini numéros, avec des mini interviews mais avec de grands skippers.

Ils sont favoris, aventuriers, foilers, il y a les connus, d’autres un peu moins mais ils ont tous et toutes une histoire à raconter. Ces journées ensoleillées aux Sables d’Olonne sont donc parfaites pour les rencontrer.

Pour ce 1er numéro on va s’intéresser aux protos avec le grand favori Tanguy BOUROULLEC, invaincu depuis août 2020 il a remporté toutes les courses auxquelles il a participé : Les Sables-Les Açores, Pornichet Select, Mini en Mai et la Mini Fastnet;
-Camille BERTEL sera également l’une de nos invités. Elle qui nous a confié n’être pas très à l’aise devant un micro, l’est beaucoup plus à la barre de son 6.50 remodelé. A 27 ans, cette jeune femme persévérante et touchante fait partie de l’écurie Lalou Multi. Lalou Roucayrol dont elle est si reconnaissante.
Enfin, on y ira à la rencontre de Benjamin DOYEN, lui qui a découvert la passion de la voile à la télé, avant de la vivre réellement aujourd’hui en participant à sa 1er mini transat.

https://podcast.ausha.co/les-voix-du-large/06-mini-transat-1-tanguy-camille-et-benjami

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Mini-Transat. Un tremplin vers l’aventure !

mini-transat Photo V. Olivaud

90 solitaires partiront vivre une grande aventure le 26 septembre prochain. Dire oui à l’inconnu, relever un défi, faire des découvertes, tester ses limites et les repousser, se donner des sensations fortes sont autant de motivations pour les 90 solitaires qui s’élanceront à travers l’Atlantique, dans le cadre de la Mini Transat EuroChef, le 26 septembre prochain. S’ils ont en commun un esprit d’aventure, tous ne s’apprêtent toutefois pas à vivre ce moment d’action intense de la même manière. Pour certains, la course restera l’aventure d’une vie tandis que pour d’autres, elle sera un épisode dans une vie d’aventures.

Depuis sa création en 1977 par Bob Salmon dans le but de renouer avec l’esprit aventureux des premières transatlantiques, la Mini Transat a permis à plus d’un millier de marins de traverser l’Atlantique sur des bateaux de seulement 6,50 mètres. Pour la majorité d’entre eux, la course a été une parenthèse improbable dans leur vie, un espace ouvert sur un rêve réalisé. Pour les 90 skippers qui se préparent à faire le grand saut cette année, elle est une aventure à achever pour se sentir vivant. « On carbure tous à l’adrénaline », assure Anne-Gaël Gourdin qui n’aime rien de plus que de se fixer de nouveaux défis. Pour preuve, par le passé, elle a déjà participé à la fameuse Transjurassienne ou encore au redoutable Ironman d’Embrun. « Je suis, comme beaucoup, là avant tout pour me prouver de quoi je suis capable », détaille la skipper de Cassini dont les prochains challenges seront de traverser le Népal d’ouest en est (ou l’inverse) puis de faire le tour de l’Amérique du sud, à pied. « Pour moi la vie ne se définit pas par le travail, mais plutôt par les aventures et les rencontres que l’on fait. Dans la Mini Transat, il y a à la fois un côté aventure et un côté social. C’est un microcosme. C’est aussi et surtout une belle bande de copains qui traverse l’Atlantique. Bien sûr, il y a une quinzaine de concurrents qui sont là pour se batailler devant, mais moi, j’espère avant tout qu’on sera tous à l’arrivée pour faire une grosse fête en Guadeloupe », relate l’ingénieur calculs, largement inspirée par Sam Davies lors de ses Vendée Globe 2008 puis 2012. « Au départ, mon défi, c’était seulement d’apprendre la voile. J’ai commencé par le dériveur et j’ai tout de suite accroché. C’est ainsi que j’ai mis le doigt dans l’engrenage ! », précise Anne-Gaël.

Le Vendée Globe en toile de fond

Même histoire ou presque pour Djemila Tassin. Pour elle, le déclic a été une expérience en bateau-stop à bord d’un First 345, l’année de ses 18 ans. « Traverser l’Atlantique avait toujours été un rêve pour moi, et cette première expérience n’a été que du bonheur. Dès lors, je n’ai eu plus qu’une envie : repartir. J’ai attendu pendant huit ans, mais aujourd’hui cela se concrétise enfin ! », s’enthousiasme la Canarienne qui ambitionne, d’ores et déjà, de revenir dans deux ans, sur un bateau plus performant, mais aussi de s’aligner un jour au départ du mythique Vendée Globe. « Je rêve de faire le tour du monde et de le faire en course. En ce sens, pour ce qui me concerne, la Mini Transat est davantage un rite de passage qu’une fin en soi », avance la skipper de Kaïros. Car oui, l’épreuve est à la fois une école de vie et une école de navigation, mais elle est également un beau tremplin vers une carrière océanique professionnelle. Nombreux sont ceux à qui elle a permis de faire leurs premières armes. Yannick Bestaven mais aussi Daniel Gilard, Jean-Luc Van Den Heede, Bruno et Loïck Peyron, Yves Parlier, Isabelle Autissier, Laurent et Yvan Bourgnon, Roland Jourdain, Catherine Chabaud, Lionel Lemonchois, Michel Desjoyeaux, Thierry Dubois, Ellen Mac Arthur, Thomas Coville, Tanguy de Lamotte tout comme Thomas Ruyant, Sam Davies ou encore Clarisse Crémer, pour ne citer qu’eux, font partie de ceux qui ont participé à cette course à nulle autre pareille, qui se joue avant tout contre soi-même. « C’est une expérience à la dimension humaine unique », confirme Tim Darni, bien conscient, lui aussi, que les expériences telles que la Mini Transat transforment et régénèrent. Qu’elles permettent de vibrer et de sortir de ses rails. En somme, de vivre pleinement. « En 2008, j’ai assisté au départ du Vendée Globe. D’emblée, ça m’a passionné, et j’ai commencé à rêver de faire la course un jour moi aussi, car je trouve incroyable le fait de faire le tour de la planète à la voile. La Mini Transat sera assurément un bon tremplin pour me rapprocher de mon objectif », explique le skipper de So’Kanaa Jus 100% naturel, qui affiche d’ores et déjà quatre traversées de l’Atlantique au compteur (en équipage), et dont le prochain projet devrait être la Route du Rhum – Destination Guadeloupe en 2022.

Programme du lundi 20 septembre :
10h – 19h : Ouverture du village et stands exposants
10h – 24h : Ouverture du bar/ restauration
11h : – Ateliers culinaires en présence d’un Chef sur le stand Pays de la Loire
9h -17h30 : Animations Water Family et Trivalis pour les enfants (visites des scolaires)

Texte Perrine Vangilve

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Vendée Arctique – Les Sables d’Olonne, départ le 12 juin 2022 pour 3 500 milles !

La SAEM Vendée, société organisatrice du Vendée Globe, organisera la « Vendée Arctique – Les Sables d’Olonne », 1ère étape qualificative pour le Vendée Globe 2024. La course partira de port Olona le 12 juin 2022.

Course inaugurée en juillet 2020 par la Classe IMOCA, la « Vendée Arctique – Les Sables d’Olonne », première mouture, a permis d’offrir une dernière course de fiabilisation des IMOCA qui s’est révélée fort utile pour la flotte avant le Vendée Globe.
Bien qu’ayant dû se dérouler à huis clos, cette course en solitaire et sans escale, traversant les systèmes météo dans les mers houleuses du grand Nord, a séduit les marins du Vendée Globe.

En accord avec la Classe IMOCA et avec le soutien du Département de la Vendée et de la ville des Sables d’Olonne, la SAEM Vendée, société organisatrice du Vendée Globe, a repris à son compte l’organisation de cette course qui partira de port Olona le 12 juin 2022 ; elle sera la première étape qualificative pour le Vendée Globe 2024.

Les skippers s’élanceront depuis le ponton du Vendée Globe, traverseront le mythique Chenal pour prendre le Départ au large des Sables d’Olonne. Ils s’élanceront en direction du Cercle Polaire-Arctique, contourneront l’Islande, avant de revenir aux Sables d’Olonne, et boucler les quelques 3 500 milles nautiques d’une aventure extrême au parcours à la fois innovant et exigeant.
Un nouveau format de course innovant, plus extrême et engagé sportivement, mais également l’occasion pour l’organisation de créer un véritable rendez-vous festif et populaire.

Un village sera installé sur l’esplanade du Vendée Globe avec des animations pendant les 2 semaines de course, jusqu’aux arrivées.
L’événement débutera le vendredi 10 juin 2022 avec une parade des skippers du Vendée Globe, initialement prévue le 25 septembre prochain.

Ils ont dit :
« Nous sommes ravis d’organiser la Vendée Arctique – Les Sables d’Olonne, une course au large en solitaire, sans escale et sans assistance à destination du Cercle Polaire-Arctique. Une épreuve qui n’est pas sans rappeler le Vendée Globe, dont elle sera la première étape qualificative. Nous aurons à cœur d’offrir un événement festif et convivial à tous les amoureux d’aventure qui n’ont pas eu la chance de communier avec les skippers lors de la précédente édition ».
Alain Leboeuf, Président de la SAEM Vendée et Président du Département de la Vendée

« Avec cette 2ème édition de la Vendée Arctique, le Département pérennise une grande aventure maritime internationale aux Sables d’Olonne. Course qualificative pour le Vendée Globe 2024, nous serons nombreux à travers le monde à suivre avec passion cette épreuve technique et exigeante, plébiscitée par les skippers. Le Département et la Ville travaillent main dans la main pour affirmer Les Sables d’Olonne comme Capitale mondiale de la course au large en solitaire ».
Yannick Moreau, Maire des Sables d’Olonne et Président de la Communauté d’Agglomération des Sables d’Olonne

« La qualité du partenariat de la Classe IMOCA avec la SAEM Vendée, le Département de Vendée et la ville des Sables d’Olonne est centrale dans la réussite sportive et événementielle de notre programme. Nous sommes très heureux de proposer dès l’année prochaine une nouvelle édition de la Vendée Arctique – Les Sables d’Olonne avec ce parcours original et exigeant vers le Nord, aux abords de l’Islande. Un voyage magnifique qui offre cette part d’aventure si chère aux marins IMOCA et au public qui se passionne pour nos courses ».
Antoine Mermod, Président de la Classe IMOCA

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