Avec plus d’un tiers de la flotte équipée par Madintec toutes classes confondues, le pilote de Madintec s’impose de plus en plus. En Imoca, l’année 2021 a débuté par la belle victoire de Yannick Bestaven (Maître Coq) sur le Vendée Globe. Une très belle saison également pour Charlie Dalin (Apivia) qui remporte le Fastnet ainsi que l’Azimut. Ils seront donc sept Imoca sous les couleurs de Madintec (voir la liste ci-dessous). 7 nouveaux class40 dernière génération sont équipés par Madintec. En 2019, Ian Lipinski (Crédit Mutuel) avait gagné cette même transat et battu le record des 24h, 100% du temps sous pilote MADBrain. Cette année, il a partagé ces performances avec deux nouveaux concurrents Madintec : Axel Tréhin et Fred Denis (Project Rescue Ocean) qui gagnent la Normandie Channel en mai, puis Antoine Carpentier et Mikaël Mergui (Redman) qui remporte les Sables-Horta en juin.
En multicoques, la classe Ocean Fifty est majoritairement équipée avec 5 bateaux sur 7 (voir la liste ci-dessous). Ils monopolisent les victoires. Gilles Lamiré (GCA) défendra son titre accompagné d’Yvan Bourgnon. Ils devront batailler avec Sam Goodchild (Leyton) et Quentin Vlamynck(Arkema) qui se sont partagés les victoires sur le Pro Sailing tour. Sur la classe Ultims Thomas Coville (Sodebo) défendra son titre et aura face à lui Yves Le Blevec (Actual, ex Macif100) ainsi que le tout dernier Ultim de François Gabart (SVR-Lazartigue) qui embarque plusieurs innovations réalisées en collaboration avec Madintec.
MADBrain : une solution résiliente aux pannes. L’avantage de la solution MADBrain est sa gestion innovant des incidents qui permet d’assurer un service de pilotage sans danger quels que soient les incidents. Ses algorithmes évolués sont capables de traiter des sources de données multiples, de vérifier leur intégrité et de rejeter celles qui sont erronées. C’est la solution robuste, tolérante aux pannes sans compromis sur la performance. Par exemple, une sélection intelligente est appliquée sur les compas pour détecter les éventuelles fautes des capteurs et garantir la meilleure valeur de cap en toutes circonstances.
Liste des concurrents Madintec
Les Imoca Charlie Dalin et Paul Meilhat, APIVIA Sébastien Simon et Yann Eliès, ARKEA PAPREC Sam Davies et Nicolas Lunven, INITIATIVES-COEUR Thomas Ruyant et Morgan Lagravière, LINKEDOUT, Isabelle Joschke et Fabien Delahaye, MACSF Yannick Bestaven et Jean-Marie Dauris, MAÎTRE COQ IV Giancarlo Pedote et Martin Le Pape, PRYSMIAN GROUP
Les class40 Ian Lipinski et Julien Pulvé, CRÉDIT MUTUEL Emmanuel Le Roch et Pierre Quiroga, EDENRED Amélie Grassi et Marie Riou, LA BOULANGÈRE BIO Axel Trehin et Frédéric Denis, PROJET RESCUE OCEAN Antoine Carpentier et Pablo Santurde Del Arco, REDMAN Cédric Château et Jérémie Mion, SEAFRIGO – SOGESTRAN Jean Galfione et Eric Péron, SERENIS CONSULTING
Les Ocean Fifty Quentin Vlamynck et Lalou Roucayrol, ARKEMA 4 Gilles Lamiré et Yvan Bourgnon, GROUPE GCA – 1001 SOURIRES Erwan Le Roux et Xavier Macaire, KOESIO Armel Tripon et Benoit Marie, LES P’TITS DOUDOUS Sam Goodchild et Aymeric Chappellier, LEYTON
Les Ultims Yves Le Blevec et Anthony Marchand, ACTUAL ULTIM 3 Thomas Coville et Thomas Rouxel, SODEBO ULTIM 3 François Gabart et Tom Laperche, SVR-LAZARTIGUE
Bureau Vallée 3 a démâté après 10h de course. L’IMOCA skippé par Louis Burton et Davy Beaudart était 2e de la course. L’équipage est sain et sauf et devrait se diriger vers St-Malo son port d’attache. Le reste de la flotte est à l’arrêt et se regroupe, englué dans peu de vent et un fort courant de Ouessant à Cherbourg.
Depuis le milieu de nuit, tous les bateaux tamponnent dans une cellule anticyclonique et ne touchent donc plus de vent. En plus de cela, ils doivent faire face à de forts courants de face qui les forcent même à faire marche arrière. Deux stratégies sont en train de se dessiner. D’un côté, Banque Populaire XI, qui essaye de passer à l’intérieur de la mer d’Iroise, au plus près de la pointe Finistère, tandis que les quatre autres optionnent vers le Nord. Joint ce matin à la vacation, Franck Cammas (Maxi Edmond de Rothschild), nous racontait la situation. “Depuis le milieu de la nuit, nous sommes arrêtés face au courant, nous avons même commencé à reculer donc nous avons décidé de faire marche arrière. Nous allons tenter de passer par le nord de Ouessant, mais pour l’instant nous n’arrivons pas à progresser.” La situation devrait s’améliorer dans les prochaines heures ce qui leur permettra de se dégager de cette zone.
Côté Ocean Fifty aussi arrivent sur cette pointe Bretagne au ralenti. Sébastien Rogues et Matthieu Souben ont pris les devants, mais ne comptent que un petit mille d’avance sur leurs premiers concurrents. Les sept multicoques de cinquante pieds sont bien groupés et aucun jeu n’est encore joué sur ce passage stratégique puisque les fichiers météo restent encore incertain. “Une petite heure qu’on tourne en rond et depuis on a attrapé du vent. On ne sait pas si on va pouvoir s’en extirper rapidement, les fichiers météo sont incertains et on est encore en pleine hésitation.” Expliquait Quentin Vlamynck à la vacation ce matin. Il va falloir être dessus !
Encore un bon coup de l’Imoca Apivia. Parti du Havre avec l’étiquette de favoris, le monocoque a réussi à s’extirper de ses chasseurs au passage du Cotentin et compte désormais une avance de 13 milles. Derrière Charlie (Dalin) et Paul (Meilhat), la bataille est rude : 11th Hour Racing Team – Mālama, LinkedOut, Charal, Corum L’Epargne et 11th Hour Racing Team – Alaka’i tricotent bord à bord dans moins de 4 milles, avec leur autres concurrents à leurs troussent. Chacun peine à avancer dans dans cette zone sans vent critique. Une fois le courant inversé, ils devraient tous retrouver de belles vitesses de progression.
La flotte de Class40 s’est dispersée entre les îles Anglo-Normandes au gré des options stratégiques choisies. Amélie Grassi (Le Boulangère Bio) racontait la nuit dernière. “Pour l’instant ce n’est pas très course au large. Nous tricotons dans les cailloux et voyons toutes les lumières des mâts de nos concurrents . Je peux vous dire qu’ici personne ne doit beaucoup dormir car nous voyons les frontales sur les ponts des bateaux en permanence !” Les prochaines heures seront difficiles pour les Class40 qui toucheront à leur tour très peu de vent et des courants forts. L’heure est donc au repos pour garder des forces pour la bataille annoncée en baie de Morlaix !
Les 158 marins de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre ont pris ce dimanche un magnifique départ. En Ultim le Maxi Edmond de Rothschild a pris la tête, en Ocean Fifty, la bataille s’annonce intense, en Imoca Apivia s’envole, en Class40 tout reste ouvert.
C’est bien à 13h27 que les 79 équipages de la Transat Jacques Vabre ont franchi la ligne de départ dans des conditions de vents idéales pour faire voler les machines. Les Ultimes ont pu faire parler la poudre et ont passé la bouée Région Normandie peu de temps après le coup d’envoi, le Maxi Edmond de Rothschild ouvrant la marche devant Banque Populaire et SVR-Lazartigue. Sodebo en retrait, prenait un départ prudent ou jouant la stratégie derrière ses concurrents. Actual tentait de suivre. Le match s’annonce magnifique.
Côté Ocean Fifty, la flotte reste très groupée ce dimanche soir. Primonial en retrait au départ est revenu devant. Sur leurs talons en Imoca, Apivia a très vite accélérer pour passer en tête à Etretat, mais on retiendra la vitesse de Bureau Vallée 3 avec Louis Burton qui compte bien jouer la gagne. Charal, LinkOut ont fait un départ prudent.
En Class40 Antoine Carpentier et Pablo Santurde Del Arco (Redman) ont passé Étretat en tête mais la flotte moins rapide doit gérer un fort courant à l’approche de Cherbourg. Beaucoup de paramètres rentreront donc en compte dans la réussite de cette première partie de la course.
Les 79 bateaux ont quitté les bassins du Havre classe par classe pour attendre de prendre le départ de cette Transat Jaques Vabre à 13h27. Un départ qui s’annonce engagé avec une bonne brise.
Sitôt élancés, les bateaux mettront cap sur Etretat pour rejoindre la bouée Région Normandie que certains n’atteindront qu’en une trentaine de minutes ! Après cette marque de parcours, ils pourront tirer la barre, direction l’Atlantique. Dans ces premières heures de navigation, ils toucheront un vent de nord-ouest oscillant entre 18 et 22 nœuds.
Viendra ensuite l’heure des décisions. Christian Dumard, consultant météorologique officiel de la Transat Jacques Vabre, explique : “Après Cherbourg, le vent va mollir. Ils vont alors devoir faire un choix stratégique entre aller dans l’ouest pour aller chercher des systèmes dépressionnaires prononcés dont on ne connaît pas encore très bien la trajectoire, ou de couper la bulle anticyclonique annoncée dans le Golfe de Gascogne et descendre vers le cap Finisterre”. Deux options encore très incertaines qui donnent aux marins matière à réfléchir.
Le choix de l’ouest reste, selon lui, plus probable, mais ceux qui choisiront cette option devront affronter une houle de 3 à 4 mètres, au près ou au reaching, dans des vents allant à plus de 30 nœuds. Un scénario peu confortable pour un début de course. Le scénario annoncé sur la route sud reste à l’opposé trop risqué du fait de la faiblesse des vents dans le Golfe de Gascogne, mais aussi celle des alizés. Cependant, les fichiers restent encore très incertains. Dans le cas où une option s’améliorerait plus qu’une autre, les équipages auront la possibilité de se rattraper. “Il y aura des passerelles entre les options. En acceptant de perdre un petit peu, ils pourront passer de l’un à l’autre à plusieurs moments de la course” annonce Christian. “Pour l’instant, c’est impossible de choisir. Nous attendrons le dernier moment pour prendre une décision,” expliquait Damien Seguin, sur les pontons du bassin Paul Vatine. “Nous ne dormirons probablement pas beaucoup la première nuit. Nous serons beaucoup sur l’ordinateur pour faire les bons choix !” Il y a donc encore beaucoup d’incertitudes, annonçant une course remplie de jeu. Affaire à suivre…
Le mot du directeur de course “Les conditions de départ de demain vont rendre le départ très excitant et magnifique puisque les bateaux pourront montrer tout leur potentiel. Ça va fumer sous les étraves ! Plus qu’à partir !” Francis Le Goff, directeur de la course
Voile transat Jacques Vabre 2021. Le Havre le 5 novembre 2021. photo Laurent Theillet / Sud Ouest
catégorie ULTIME, Francois Gabart, Tom Laperche, SVR Lazartigue. Photo Theillet
François Gabart et Tom Laperche dans le Podcast Les Voix du Large. Ils prendront le départ de la Transat Jacques à bord du tout nouveau Trimaran SVR-Lazartigue, pour la première fois aligné en compétition.
Le Trimaran SVR-Lazartigue, mis à l’eau seulement le 22 juillet après plusieurs mois de conception et d’assemblage dans les ateliers de MerConcept à Concarneau, prendra son premier départ. À bord, François Gabart et Tom Laperche vivront leur première expérience commune. Avec beaucoup d’enthousiasme, d’excitation, de soulagement et surtout d’impatience.
Ils se sont confiés à Olivia Maincent. Durée 32 mn.
« Nous sommes plutôt excités et impatients, confie François Gabart. Même si on ne serait pas contre l’idée de prendre quelques heures de plus, nous sommes contents de la situation dans laquelle nous sommes à cet instant. Le bateau est prêt. » « On l’attend depuis longtemps, on est là pour ça et on a hâte », insiste Tom Laperche.
De l’excitation mais aussi du soulagement et la satisfaction d’avoir déjà remporté une victoire en étant dimanche au départ. « Ces derniers mois ont été très intenses, beaucoup de choses se sont mises en place, développe le skipper. Si l’on revient six mois en arrière, je n’avais aucune certitude sur le fait d’avoir ce joli bateau au départ. Il y avait beaucoup d’incertitudes. Heureusement, tout s’est super bien enchainé. Il fallait que tout s’imbrique parfaitement. Mais finalement, cela correspond un peu à ma zone de confort puisque depuis que je fais de la course au large, j’ai toujours été un peu à courir après le temps en lançant des projets très ambitieux et très rapidement pour faire quelque chose de beau. »
La Transat Jacques-Vabre pour continuer d’apprendre Avec cinq bateaux de la class Ultime au départ, la Transat Jacques-Vabre promet du très grand sport. « C’est super sympa d’avoir ce plateau au départ avec cinq équipes extrêmement pointues, commente François Gabart. On a ce qui se fait de mieux en course au large. Quand on est compétiteur, c’est ce qu’on aime. Pour nous, avec notre bateau récent, il n’y a rien de mieux que d’être confrontés aux meilleurs. On va tout de suite savoir où on en est, où on doit progresser. » Les navigations effectuées ces dernières semaines ont donné quelques pistes de réponse. « C’est un bateau remarquable avec un potentiel surprenant à chaque navigation, s’enthousiasme François Gabart. Il y a encore beaucoup beaucoup de travail pour exploiter tout ce potentiel. On n’a pas encore toutes les billes pour aller vite tout le temps. Saura-t-on exploiter tout ce potentiel pendant la course ? Probablement pas. On va apprendre, on va découvrir. Est-ce qu’on va en exploiter suffisamment pour pouvoir jouer la victoire ? C’est la grande question qu’on va essayer d’explorer. Est-ce que le bateau est suffisamment solide et fiabilisé ? On a beaucoup travaillé mais on n’a pas tout fiabilisé dans la durée. Aucun système n’a fait 7500 milles. Il y a encore plein d’incertitudes. On va déjà se concentrer sur terminer et on verra ensuite le chemin pour essayer de faire une bonne performance. » Une certitude néanmoins le plaisir à affoler les radars avec des pointes proches des 50 nœuds.
« C’est génial. Allez à ces vitesses sur ces bateaux-là, c’est juste dingue. Je suis émerveillé, je ne serai jamais blasé de ça. »
Un duo déjà complémentaire François Gabart a surpris au moment d’annoncer le choix de son co-skipper. À seulement 24 ans, Tom Laperche sera en effet l’heureux élu. « Ça peut paraitre surprenant, mais c’est un choix naturel, insiste François Gabart. Tom a cette capacité à avoir une constance dans la performance assez remarquable et très rare. Sur ces bateaux, il faut être bon tout le temps, ne pas avoir de trou, de ne pas faire d’erreur. Malgré son jeune âge, Tom a ces caractéristiques. D’un point de vue humain, je trouve très intéressant de faire progresser Tom car il apporte quelque chose de nouveaux et de différents par rapport aux marins avec qui j’ai déjà navigué. Le milieu de la course au large m’a beaucoup apporté grâce à la générosité de tous les marins alors si je peux moi aussi transmettre… » Le jeune co-skipper se retrouve donc plongé dans une autre dimension. « C’est l’exception de pouvoir naviguer sur de tels bateaux qui vont quasi deux fois plus vite que les autres, estime-t-il. Quand je regarde les images de nos navigations, je suis toujours émerveillé. C’est ce qui m’a fait rêver jeune. Mais j’ai aussi beaucoup d’interrogations sur ces grands bateaux au large. Il y a beaucoup d’excitation mais beaucoup de questions aussi auxquelles je n’ai pas encore les réponses. Cette découverte, c’est aussi ce qui est génial. »
Avec une quinzaine de navigations et environ 5000 milles au compteur depuis la mise à l’eau du Trimaran SVR-Lazartigue le 22 juillet, les deux hommes ont déjà trouvé leurs repères. « Nous avons beaucoup d’interrogations sur des domaines mécaniques, météo etc. mais je ne suis absolument pas inquiet sur notre capacité à tirer le meilleur de l’autre et à se faire confiance, souligne François Gabart. Je n’ai aucun doute. On s’est un peu réparti les tâches mais on doit savoir tous les deux, tout faire sur le bateau. »
Le départ, un juste équilibre entre attaque et prudence Dimanche, au moment du départ, Tom Laperche sera à la barre du Trimaran SVR-Lazartigue tandis que François Gabart sera davantage concentré sur le positionnement du bateau et la communication avec la cellule de routage à terre. « Le départ est un moment particulier, explique Tom. Il y a d’abord l’émotion qui accompagne forcément un départ. Il va falloir bien se positionner. Même si on est tous des compétiteurs et qu’on mettra tout en œuvre pour bien partir, la course ne se joue pas au moment du départ ni à la bouée à Etretat. Il faut gérer le risque. La course ne se gagne pas à ce moment-là, mais il ne faut surtout pas qu’elle s’arrête avant d’arriver en Bretagne. » « Ce n’est pas simple, insiste François Gabart. Il ne faut pas non plus rester derrière car sinon on va se retrouver au milieu de tous les bateaux. Il faut trouver le bon réglage de curseur entre attaquer et ne pas prendre trop de risque. »
Les dernières prévisions météorologiques annoncent des conditions relativement clémentes avec des vents très modérés pendant les premières heures de course. « C’est toujours mieux pour nous d’avoir une première nuit dans des conditions faibles, confirme le skipper. Il y aura peut-être pas mal de manœuvres, mais ce sera plus confortable. Ensuite il faudra être bon du départ à l’arrivée. »
Le défi : 7500 milles entre Le Havre et Fort-de-France Avec un parcours de 7500 milles soit environ 13900 km, les bateaux de la classe Ultime, les plus rapides de la flotte, effectuent le plus long trajet. Après être sortis de la Manche, puis avoir traversé le golfe de Gascogne et ses vents parfois forts en novembre, ils tenteront de profiter au mieux des alizés à proximité des Canaries. Un premier passage de l’équateur en tentant de déjouer les pièges du pot-au-noir, pour aller chercher le waypoint autour de l’archipel Trindade et Martim Vaz au large de Rio de Janeiro, et les trimarans pourront enfin remonter l’Atlantique en longeant les côtes brésiliennes pour de nouveau franchir l’équateur avant de filer vers la Martinique. « C’est une course très variée avec plein de conditions différentes ce qui est plutôt bien dans notre approche de beaucoup apprendre et développer le bateau, analyse le skipper. C’est ambitieux et difficile car c’est une course qui est longue mais c’est très excitant. » Temps estimé de parcours entre 14 et 20 jours.
Ce samedi, après huit jours de course, les leaders de la flotte de la 23e Mini Transat EuroChef sont à la mi-parcours de cette deuxième étape entre Santa Cruz de La Palma et Saint-François. Si les 1 350 milles qu’ils leur restent à présent à parcourir s’annoncent, heureusement, un peu plus rapides que ceux qui se trouvent désormais dans leurs sillages, la route des Antilles ne ressemble cependant pas encore à la grande autoroute des alizés. Ces derniers restent poussifs, même à la latitude du Cap Vert, ce qui a pour effet d’inciter les solitaires à poursuivre encore et encore leurs investissements au sud dans l’espoir de profiter de davantage de pression.
Généralement, lorsque l’on évoque les alizés, ces vents réguliers des régions intertropicales, on imagine d’office de longues cavalcades sous spi, des surfs endiablés et les quelques éventuelles sorties de pistes qui vont avec. Le hic, c’est que depuis le départ des Canaries, le 29 octobre, ces derniers demeurent mal établis ou mollassons, et qu’en prime, une vaste zone de calmes s’étend au milieu de l’Atlantique. Si une poignée d’irréductibles – aujourd’hui quelque peu prisonniers de leur option-, parmi lesquels Antoine Bos (825 – Rhino), Anne-Gaël Gourdin (626 – Cassini), Hugo Picard (1014 – SVB Team), Pierre Meilhat (485 – Le Goût de la Vie) ou encore Victor Eonnet (525 – Fondation Arthritis – Amiens Naturellement), persistent au nord, l’ensemble des concurrents a désormais bien compris que le salut passait par le Sud. Tous continuent donc d’investir dans cette direction et, par ricochet, de rallonger considérablement leurs routes. Pour preuve, le gros du peloton évolue aujourd’hui entre 300 et 400 milles sur la route orthodromique. Le plus incroyable c’est qu’aujourd’hui la plupart des solitaires continuent de descendre, et à raison puisque certains routages les font glisser jusqu’à 11° Nord. La latitude de la Guinée-Bissau, rien de moins !
Jusqu’à 11° Nord ? Rarement – et même jamais – dans l’histoire de l’épreuve on a vu un tel scénario se produire, même lorsque l’archipel Cap Verdien était un point de passage obligé, comme lors de l’édition 2017. « On peut malgré tout douter du fait que les Ministes descendent si bas car ils ne bénéficient évidemment pas de données météo aussi précises que celles que nous avons à terre », estime Denis Hugues, Directeur de course. Certes, sans informations autres que celles, succinctes, qui leur sont fournies une fois par jour à la BLU, il n’est pas évident que certains se lancent dans un pari d’une telle ampleur. En attendant, il faut bien admettre que les plus sud sont aussi les plus rapides, en témoigne le parcours de Pierre Le Roy. Décalé d’une cinquantaine de milles plus bas que ses adversaires directs, le skipper de TeamWork, par ailleurs météorologue de profession, est le seul de la flotte à afficher des vitesses moyennes à deux chiffres au dernier pointage. De part son positionnement, il profite d’un poil plus de pression que les autres mais compose malgré tout, lui aussi, avec un flux très irrégulier. Un vent qui souffle entre 18 et 24 nœuds et oscille jusqu’à 30° en direction. Dire qu’il y a de l’instabilité dans l’air est donc un euphémisme, et cela ne va pas s’arranger à l’approche de l’arc Antillais. Les premiers grains sont d’ores et déjà annoncés.
Romain Attanasio et Sébastien Marsset disputeront leur première transatlantique à bord de Fortinet-Best Western. ils n’ont pas ménagé leurs efforts ces derniers mois pour peaufiner leurs automatismes à bord de Fortinet-Best Western, et n’attendent plus que de s’exprimer au large. Les conditions au départ semblent d’ailleurs propices à s’envoler dès les premiers milles, l’occasion de bien se placer d’entrée et se projeter avec enthousiasme sur la descente de l’Atlantique.
Comment te sens-tu à quelques heures de débuter cette Transat Jacques Vabre ? Plutôt bien ! Nous savons que nous avons fait tout ce qu’on pouvait. Le bateau n’a jamais été aussi prêt, on a navigué au maximum ces derniers mois. À chaque départ, le constat est identique : nous sommes très heureux de retrouver les partenaires, le public et de multiplier les échanges pendant quelques jours. Mais à partir d’un moment, on sent qu’il faut y aller. On a simplement hâte de partir !
Il s’agit de ta 4e Transat Jacques Vabre et tu as participé à deux Vendée Globe et une Route du Rhum. Quelles sont tes habitudes avant un grand départ ?
Je n’en ai pas vraiment. La veille du départ, le planning est toujours très chargé. Nous aurons deux briefings météo, des rendez-vous avec les partenaires, un dernier point avec l’équipe technique. Le temps file beaucoup plus vite. Je déteste cette « veillée d’arme », cette dernière nuit avant de se lever à l’aube pour traverser l’Atlantique. Ma hantise, c’est de mal dormir la nuit avant le départ. C’est d’autant plus le cas si je sais que les conditions sont mauvaises. Mais là, la météo devrait être plutôt bonne.
Justement, qu’est-ce qui vous attend en termes de conditions ? Le départ devrait être très photogénique avec du vent de travers à 15 à 20 nœuds qui va nous permettre de faire voler les bateaux. Ça va partir fort mais il y aura moins de vent à la pointe de la Bretagne. Ce ne sera donc pas des conditions difficiles, il n’y aura pas de grosse tempête pour débuter. On s’oriente plutôt vers une course au portant. L’important, ce sera d’être rapidement dans le bon wagon. Par ailleurs, l’alizé ne sera pas très fort : il ne devrait pas y avoir de conditions rugueuses jusqu’au pot-au-noir. Le départ reste néanmoins à aborder avec extrêmement de vigilance… Oui totalement, c’est un moment délicat, d’autant qu’on ne sera pas amariné (habitué à être en mer NDRL) puisque nous aurons passé les dix jours précédents à terre. Il faut gérer la navigation alors qu’il y aura beaucoup de bateaux au départ. Ensuite, dans la Manche, le trafic est toujours très intense, ce qui oblige à être particulièrement concentré.
‘Fortinet-Best Western’ est l’un des ‘foilers’ (bateaux volants), les plus performants de la flotte. Qu’est-ce que cela change dans l’appréhension du danger ? Il est toujours présent, cela fait partie de notre sport. La difficulté, c’est la façon de l’appréhender psychologiquement, d’autant qu’il y en a beaucoup qui ne sont pas prévisibles, comme un problème mécanique ou un choc avec un Ofni. À bord d’un foiler, la vie à bord est plus dure, nous sommes plus secoués, plus mouillés et les risques sont donc conséquents. En étant plus rapide, les impacts potentiels sont également plus violents. Mais j’ai pris le temps, au fil des années, de m’adapter, d’apprendre et cette expérience acquise progressivement est précieuse pour faire face à tout.
La course en Class40 GLOBE40 portera au-delà du défi sportif une ambition sociétale et environnementale. Prévue en en juin 2022 au départ de Tanger, la GLOBE40 et le fonds de dotation PURE OCEAN annoncent le lancement en commun d’un ambitieux programme de protection internationale de l’océan qui portera le nom de GLOBE40 FOR PURE OCEAN.
Le parcours de la GLOBE40 est au cœur de la problématique de protection de l’océan avec 8 étapes parmi les plus grands espaces maritimes comme au Maroc la région Tanger – Tétouan – Al Hoceïma qui fait le lien entre les eaux méditerranéennes et atlantiques, les Iles du Cap Vert, l’Ile Maurice, Ushuaia et la Patagonie et la Polynésie Française, plus grand espace maritime au monde d’un seul tenant sous la responsabilité d’un état.
Dans une démarche inédite, le programme vise un impact positif en communiquant largement autour des problématiques et solutions liées à l’océan avec des conférences lors des escales et un soutien aux programmes de recherche innovants contribuant à la protection des écosystèmes marins portés par PURE OCEAN. Des projets identifiés ou initiés dans les territoires d’accueil pourront ainsi être éligibles dans le cadre des appels à projets lancés par PURE OCEAN.
La volonté des deux acteurs, au-delà des aspects communication et sensibilisation, est de s’inscrire dans une démarche concrète avec un véritable impact positif sur les espaces à protéger des pays concernés et avec un suivi dans le temps des actions entreprises.
PURE OCEAN : une ONG dédiée à la protection de l’océan par le soutien de projets de recherche scientifique innovants Créé en 2017 et basée à Marseille et Lorient, l’ONG PURE OCEAN finance des projets de recherche innovants qui contribuent à la protection de la biodiversité et des écosystèmes marins fragiles partout dans le monde.
Ces projets ont le potentiel d’ouvrir de nouvelles voies d’actions afin de d’observer et mesurer les changements affectant la vie marine, les caractéristiques physico-chimiques et leurs impacts sur la dynamique mondiale, d’utiliser les ressources marines durablement, et d’identifier les techniques permettant de restaurer les écosystèmes et la biodiversité.
PURE OCEAN a ainsi lancé en 2021 un appel à projets international visant à soutenir financièrement des projets scientifiques sur les 5 continents ; la date de remise des dossiers a été close au 1er novembre dernier pour une sélection à réaliser par le comité scientifique du fonds à l’horizon du printemps 2022.
ILS ONT DIT :
Manfred RAMSPACHER : créateur et organisateur de la GLOBE40 « On ne peut plus aujourd’hui faire le tour de la planète dans une course à la voile sans se préoccuper de l’état du « terrain de jeu ». La GLOBE40 qui a l’ambition à la fois d’être une course de haut niveau exigeante et ouverte sur le monde qu’elle traverse ne pouvait pas rester à l’écart des enjeux qui touchent l’océan, poumon de l’humanité. En s’associant avec une ONG spécialisée dans la protection de l’océan, reconnue et active nous apportons notre pierre à l’édifice dans un dialogue étroit avec les acteurs locaux de chaque étape. Et avec un souci majeur du caractère réel et pratique des actions entreprises et de leur suivi dans le temps. Les compétiteurs d’une épreuve internationale telle que la GLOBE40 seront, nous en sommes sur, fiers de participer à cette initiative ».
David SUSSMANN, président-fondateur de PURE OCEAN « Je suis ravi d’associer PURE OCEAN à la GLOBE40, cette course pas comme les autres, véritable aventure humaine, sportive et environnementale, alignée en tous points avec nos valeurs et ambitions. Ce programme innovant de protection internationale de l’océan permettra de dépasser les notions classiques de performance en mettant la science au cœur des échanges à chacune des étapes. N’oublions pas qu’il n’y a qu’un seul océan qui nous relie tous et qui rend la vie possible sur notre planète. A nous tous d’êtres acteurs de sa préservation. ». (traduit de l’Anglais)
L’IMOCA LinkedOut a été optimisé pour cette Transat Jacques Vabre avec de nouveaux foils, nouveau spi, nouveau J2 (génois) et système de ballast modifié. Après un programme d’entraînement intensif, le duo Thomas Ruyant & Morgan Lagravière sera redoutable sur l’eau.
Morgan Lagravière, 34 ans, est originaire de l’île de la Réunion. Il confie à la Classe IMOCA que Thomas et lui sont particulièrement complémentaires à bord. L’un se concentrant plus sur la stratégie tandis que l’autre consacre plus de temps aux performances pures du bateau. “C’est sûr que j’aimerais gagner“, déclare Morgan. Le marin a pris à quatre reprises le départ de la transat en double et a terminé en troisième position en 2017 aux côtés d’Eric Peron sur Des Voiles et Vous ! “Thomas et moi avons exactement le même point de vue, le même état d’esprit et c’est la raison pour laquelle nous sommes si forts ensemble“. L’ancien skipper de l’IMOCA SAFRAN, qui a aussi dû abandonner deux fois la Transat Jacques Vabre, une fois pour des problèmes structurels et une fois après avoir talonné, sait que beaucoup d’éléments doivent être alignés pour atteindre la victoire. “Il faut beaucoup de clés pour performer sur cette course,” poursuit-il. “Il faut être rapide d’un bout à l’autre. Il faut être complémentaires avec son co-équipier et le plus important, ne pas casser son bateau… Je ne suis pas sûr du plus important au final !”, ajoute-t-il en riant, “nous devons surtout nous concentrer sur ce pour quoi nous nous sommes entrainés” Lors de l’entraînement à Port-la-Forêt avec notamment APIVIA, l’équipe de LinkedOut a pu voir que Charlie Dalin et Paul Meilhat sont très rapides au près dans des conditions de vent moyen, mais leur IMOCA tient de belles vitesses au reaching. Ils espèrent pouvoir être à armes égales avec eux au portant VMG.
Après avoir couru à l’international en 420 et en 49er, Morgan s’est construit un solide palmarès en Figaro. Aujourd’hui passionné de Kite Foil, le marin apporte une nouvelle approche à sa première campagne en IMOCA à foils de dernière génération, à tel point qu’avec ce duo à bord, LinkedOut ne cache pas ses ambitions de podium à l’arrivée à Fort-de-France.
Morgan Lagravière lui-même affirme que lui et Thomas ont toujours été dans le match aux entraînements, mais qu’ils peuvent encore faire mieux. “Nous avons toujours été compétitifs face aux autres bateaux. Notre IMOCA est vraiment performant et notre duo à bord fonctionne très bien. Mais par rapport à APIVIA et aux autres top teams, nous continuons à nous améliorer à chaque séance d’entraînement, nous avons progressé ensemble et amélioré les performances du bateau de façon continue,” complète-t-il. Lorsque nous lui demandons avec qui il faudra se battre la semaine prochaine pour entrer dans le trio tant convoité, Morgan mentionne sans grande hésitation APIVIA et Charal, mais aussi ARKEA PAPREC, et CORUM L’Epargne (Nicolas Troussel et Sébastien Josse) qui pourrait être un sérieux concurrent avec sa nouvelle paire de foils. “Louis Burton et Davy Beaudart sur Bureau Vallée, ancien L’Occitane en Provence, pourront aussi être à surveiller,” dit-il. “Il y a beaucoup, beaucoup de bateaux qui peuvent réussir sur ce format de course“.
Une fois cette Transat Jacques Vabre terminée, il sera de retour en France, prêt à rejoindre Charles Caudrelier et Franck Cammas à bord du Maxi Edmond de Rothschild comme barreur, pour une nouvelle tentative au Trophée Jules Verne en janvier avec le Gitana Team.
Le parcours de la 14ème édition de l’événement a été rationalisé en réponse aux réalités logistiques de l’organisation d’une course autour du monde dans un environnement COVID-19. Le départ sera donné à Alicante, en Espagne, fin décembre 2022/début janvier 2023 ; la date finale restant à annoncer.
De là, les flottes IMOCA et VO65 s’élanceront de la Méditerranée vers le Cap-Vert, visitant cette île africaine pour la toute première fois, avant de descendre vers l’une des escales favorites de la course : Le Cap, en Afrique du Sud. Puis, retour aux sources de la course, avec une très grande étape dans les mers du Sud. Longue de 30 jours, celle-ci emmènera les concurrents jusqu’à Itajaí, au Brésil, ville étape lors des trois dernières éditions. Il s’agira de la plus longue étape de l’histoire de The Ocean Race, qui remonte à 1973, année de la première course autour du monde en équipage. Elle verra le passage des trois grands caps – Bonne Espérance, Leeuwin et le Horn – successivement, sans escale, pour la toute première fois.
“Nous pensons que cette étape de 12 750 milles nautiques entre Le Cap et Itajaí est un élément très spécial – unique dans l’histoire – de la prochaine course “, confie Johan Salén, le Directeur Général de The Ocean Race. “Les réalités du COVID ont fait qu’il est impossible, à l’heure actuelle, de garantir le succès des escales en Chine et en Nouvelle-Zélande comme prévu précédemment“. “La Chine et la Nouvelle-Zélande restent des nations importantes pour le présent et l’avenir de The Ocean Race, et nous comptons bien revenir dans ces deux pays, ” déclare Richard Brisius, le Président de la course. “Nous travaillerons assidûment avec eux pour explorer les moyens de leur assurer une présence significative dans cette édition également.“ “La Chine a bien sûr une longue histoire avec la course depuis 2008-09 et a soutenu le dernier vainqueur de la dernière édition de la course en 2017-18, avec l’équipe de Dongfeng Race Team. D’autre part, nous considérons Auckland comme un lieu spirituel de la course, avec des légendes comme Sir Peter Blake, Grant Dalton, Ross Field et Mike Sanderson, pour ne citer qu’eux parmi tant d’autres Kiwis qui ont relevé ce défi.. Leur héritage est gravé dans le patrimoine de The Ocean Race“.
Après l’étape des mers du Sud, et après avoir franchi le fameux Cap Horn, les équipes s’arrêteront à Itajaí, au Brésil, pour recharger les corps et les bateaux. Le parcours emmènera ensuite les équipages vers Newport, Rhode Island, aux États-Unis, avant de traverser l’Atlantique pour faire escale en Europe du Nord, à Aarhus, au Danemark, puis à La Haye, au Pays-Bas avant l’arrivée du Grand Final en Méditerranée, à Gênes, en Italie.
Citations IMOCA / VO65 “Cette mise à jour du parcours de la course rappelle les toutes premières éditions. J’espère que le report du départ après la Route du Rhum 2022 incitera davantage d’équipes à nous rejoindre sur la ligne de départ“, confie Charlie Enright, le skipper de 11th Hour Racing Team. “Non seulement c’est une course plus simple d’un point de vue logistique et organisationnel, mais elle devrait également être moins coûteuse et plus accessible pour les autres équipes IMOCA, en particulier celles qui cherchent à se préparer pour le Vendée Globe 2024. Le nouveau parcours est passionnant : un mois en mer, une étape entière dans les mers du Sud, qui sera l’une des plus longues de l’histoire de la course. Cela nous rappelle que nous devrons être au meilleur niveau et nous permet d’affiner notre préparation, en commençant par la Transat Jacques Vabre ce week-end.“
“Pour Team Malizia, cela est une bonne nouvelle”, affirme Boris Herrmann, qui a annoncé un ambitieux programme de cinq ans, avec un accent mis sur la science et l’éducation océanique. “The Ocean Race est une plateforme fantastique pour ce que nous essayons d’accomplir, à la fois sur et hors de l’eau. La mise à jour du parcours et du calendrier positionne désormais la course comme notre principal objectif pour 2023.”
“La nouvelle version du parcours prévoit une étape épique dans les mers du Sud, encore plus longue que celle de 2008-09, lorsque nous avions navigué depuis la Chine vers Rio”, constate Chris Nicholson, qui compte six participations. L’Australien met actuellement un projet en place avec W-Ocean Racing.
“Cette course offre désormais tous les ingrédients nécessaires à une épreuve idéale aussi bien pour les marins que pour les partenaires. J’ai hâte d’y être, tout en me méfiant d’ores et déjà de cette longue étape. L’un des points forts de la course est d’être en mesure de repousser ses propres limites ainsi que celles du bateau. Nous aurons une montagne encore plus haute à gravir et sommes impatients de relever ce nouveau défi.”
Les dates des escales seront annoncées prochainement, lorsque la logistique du parcours sera entièrement confirmée. “Nous vivons des moments difficiles mais néanmoins très excitants pour des événements internationaux comme The Ocean Race”, déclare Richard Brisius. “Nous avons une mission claire à accomplir : permettre à nos marins de réaliser l’extraordinaire, tout en menant le changement vers une planète plus saine et durable. Après l’édition inaugurale de The Ocean Race Europe au printemps dernier, la 14e édition de la course autour du monde est la phase suivante de notre plan décennal d’événements, qui comprend des courses régionales et mondiales, ainsi que notre série de The Ocean Race Summits, conçus pour explorer des solutions et conduire des changements significatifs vers la restauration de la santé des océans. Nous continuerons à travailler avec toutes nos parties prenantes : les équipes, les villes d’accueil, les partenaires, les fans de la course et les médias pour progresser vers ces objectifs.”
Les inscriptions à la course seront annoncées par les équipes participantes au fil des prochains mois. “Ce parcours s’annonce comme l’un des défis les plus difficiles de la longue histoire de la course pour les marins et les équipes des Classes IMOCA et VO65,” conclut Johan Salén. “Au cours de ses 50 ans d’histoire, The Ocean Race a évolué avec son temps, tout en restant fidèle à ses valeurs. Nous sommes impatients de prendre le prochain départ à Alicante en décembre/janvier pour écrire le prochain chapitre.”