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Transat Jacques Vabre. Charal, 3e en IMOCA heureux d’être sur le podium

CHARAL a franchi la ligne d’arrivée de la 15ème édition de la Transat Jacques Vabre en troisième position en IMOCA. Le duo Jérémie Beyou – Christopher Pratt aura mis 19 jours 14 heures 59 minutes. Dans cette course marquée par des conditions météo très particulières, Charal a toujours été aux avant-postes, à la bagarre dans le trio de tête.

Quel sentiment prédomine depuis que vous avez franchi la ligne d’arrivée ?
Jérémie Beyou : « On est heureux d’être sur le podium ! Ça reste l’objectif. On a été à la bagarre tout le temps. On a été leaders, deuxièmes, troisièmes. On a montré qu’on était là, engagés, qu’on naviguait bien, qu’on assumait nos choix tactiques. L’écart à l’arrivée ne traduit pas forcément l’intensité. Cela se joue sur des petits riens. On a eu des déficits de vitesse à certains moments et cela nous a coûté face à une équipe – LinkedOut – qui a fait très peu d’erreurs. On a rapidement compris qu’ils allaient être dangereux et que celle-là allait être pour eux. C’est un super beau vainqueur ! Nous, on n’a pas démérité. On a fait du bon boulot. Et ça fait du bien après une avant-saison pas simple avec de la casse. Ce résultat, on le doit aussi à l’équipe technique qui travaille dans l’ombre ».

Christopher Pratt : « On a fait le job. On n’a pas à rougir de ce qu’on a produit comme perf sur l’eau ni de ce que l’équipe a produit comme travail sur le bateau. La job list est inexistante, le bateau est nickel. Tout le monde a bien bossé. Il y a forcément un peu de déception parce que nous étions encore au contact il y a 4 jours. Mais jusque-là, c’est resté ouvert, on était dans le match. On avait réussi à compenser des déficits de vitesse par des placements stratégiques (comme le long de la Mauritanie). On s’est creusé les méninges pendant trois semaines pour essayer de trouver des trajectoires, des décalages. Nous étions dans cette positon de chasseur où il fallait tenter des choses pour pouvoir espérer passer devant. Le jeu s’est fait à 4 jours de l’arrivée. Nous étions dans l’axe du Pot-au-noir avec des nuages partout qui gonflent d’un coup. Difficile de se placer, de savoir comment ça allait tourner ».

Comment décririez-vous cette transat ?

Jérémie : « Ce n’était pas une transat classique : on n’a pas pris un ris de toute la course ! On est sortis grand-voile haute du Havre… et là, elle est toujours en l’air. C’est assez dingue. C’est une transat pas très engagée en termes de conditions. Mais dès le début, ça a été tactiquement hyper complexe : la sortie de Manche, les forts courants, c’était à s’arracher les cheveux. Ça a été comme ça tout le temps avec des phénomènes aléatoires, il fallait être dessus et ne jamais faire d’erreurs malgré tout ».

Christopher : « A la fois hyper dure parce que longue, épuisante pour les nerfs en termes de stratégie, mais aussi beaucoup de plaisir à naviguer. D’habitude, on est enfermés dans le cockpit. Là, on a passé de nombreuses journées à l’extérieur, sur le pont, à barrer. En contact avec les éléments. On s’est retrouvés à refaire du bateau à voile. On a eu des moments assez dingues, comme ce lever de soleil le long de la Mauritanie, des moments de contemplation qu’on n’a pas trop l’habitude d’avoir sur ces bateaux-là. Il y a deux ans, on n’était pas sortis du cockpit ! ».

De quoi avez-vous envie, là, à l’instant ?

Christopher : « L’équipe technique est montée à bord avec des victuailles. De quoi manger, boire, reprendre quelques bonnes habitudes. Et j’ai surtout du gel douche ! Je vais pouvoir me laver d’ici demain et sentir bon en arrivant à terre ! »

Jérémie : « J’aimerai retrouver le reste de l’équipe, à terre, mais les circonstances font que nous devons patienter sur l’eau… et puis je pense aux fêtes de Noël. Cela fait très longtemps que je n’ai pas passé un Noël « normal », tranquille, à terre, en famille ».

C’est une belle troisième place que le duo de l’Imoca Charal empoche pour la troisième fois sur trois participations ensemble à la Transat Jacques Vabre. En effet, les deux marins terminent troisièmes en 2013, idem en 2019 et réitère en 2021.

Tout du long du parcours, Charal se sera amusé au jeu de la régate avec leur concurrent Apivia. En effet, les deux 60 pieds ont avalé les milles, parfois à vue, permettant alors de faire monter le challenge à bord. Jérémie Beyou et Christopher Pratt n’ont rien lâché et c’est seulement à quelques 1200 milles de l’arrivée, dans la bataille d’empannages que les équipages menaient le long des côtés bord brésiliennes, que la distance entre les deux duos s’est agrandie, laissant l’avantage à Charlie Dalin et Paul Meilhat. Le tandem Jérémie – Christopher signe cependant une très belle course, rythmée par de belles stratégies, une dynamique à bord exemplaire grâce à une connaissance parfaite entre les deux coéquipiers.

Les chiffres de la course de Charal :

  • Arrivée à 23 heures 26 minutes et 36 secondes en Martinique (samedi 27, 4 heures 26 minutes et 36 secondes, heure métropolitaine)
  • Charal a parcouru les 5800 milles du parcours théorique à la vitesse moyenne de 12,21 nœuds.
  • Jérémie Beyou et Christopher Pratt auront en réalité parcouru sur l’eau 6574,22 milles à la vitesse moyenne réelle de 13,96 nœuds.
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Transat Jacques Vabre. Arrivée de Sodebo Ultim 3

Thomas Coville et Thomas Rouxel sur Sodebo Ultim 3 ont franchi la ligne d’arrivée de la Transat Jacques Vabre dans la nuit de vendredi à samedi. Ils terminent 5e en Ultime après une casse de foil.

Ils n’auront pas ménagé leur peine ! Depuis qu’ils ont franchi l’archipel brésilien de Sao Pedro et Sao Paulo dimanche dernier, Thomas Coville et Thomas Rouxel auront eu droit à des conditions météo très particulières qui, jamais, ne leur auront permis de faire route directe dans des conditions stables vers la Martinique, terme de la 15e édition de la Route du Café. Résultat : ils auront empanné une vingtaine de fois en cinq jours, adaptant sans cesse la trajectoire de Sodebo Ultim 3 aux caprices d’un alizé soit évanescent, soit aux abonnés absents.

Ce vendredi 26 novembre, à 22 heures 59 minutes et 41 secondes en Martinique (Samedi 27, 2 heures 59 minutes et 41 secondes, heure métropolitaine), Sodebo Ultim 3 a franchi la ligne d’arrivée de la 15ème édition de la Transat Jacques Vabre en cinquième position de la catégorie Ultime. Le duo Thomas Coville – Thomas Rouxel aura mis 19 jours 14 heures 32 minutes et 41 secondes pour parcourir les 7900 milles théoriques depuis Le Havre à la vitesse moyenne de 16,81 nœuds, mais il a réellement parcouru 9 573.33 milles à 20,35 nœuds.

Les chiffres de la course de Sodebo Ultim 3 :

  • Arrivée à 22 heures 59 minutes et 41 secondes en Martinique (Samedi 27, 2 heures 59 minutes et 41 secondes, heure métropolitaine)
  • Transat Jacques Vabre bouclée en 19 jours 14 heures 32 minutes et 41 secondes
  • Sodebo Ultim 3 a parcouru les 7900 milles du parcours théorique à la vitesse moyenne de 16,81 nœuds.
  • Thomas Coville et Thomas Rouxel en réalité parcouru sur l’eau 9 573.33 milles à la vitesse moyenne réelle de 20,35 nœuds.

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Transat Jacques Vabre. Apivia, deuxième en IMOCA, Charlie Dalin : ” Une course intense”

Jean-Louis Carli / Alea

Apivia a franchi la ligne d’arrivée en deuxième position de la 15ème édition de la Transat Jacques Vabre 20 heures 12 minutes et 21 secondes après LInkedOut.

Charlie Dalin : “Les dernières heures ont été un peu à l’image de toute la course, des conditions anormales, atypiques, très peu de vent, sans alizés. Il a fallu s’adapter avec des fichiers météo un peu faux, un peu décalés. Nous sommes heureux d’être là, c’est toujours symbolique une transat, on part de l’hiver en France et on arrive au chaud de l’autre côté de l’Atlantique. C’est vrai que nous partions pour tenter un doublé, il a manqué peut-être deux ou trois ingrédients, un soupçon de réussite, un soupçon de vitesse dans certaines conditions. Mais nous sommes très heureux de cette deuxième place. Il s’est avéré que sur la fin de parcours c’était impossible de revenir. C’était vraiment très intense cette régate à trois bateaux. Une régate au contact avec des bateaux aussi performants et technologiques, c’est génial.

Paul Meilhat ” La course a été très intéressante, hyper intense, beaucoup de manœuvres, beaucoup de contact avec LinkedOut et Charal. Apivia est un bateau très polyvalent, et nous étions dans des conditions très typées. C’était difficile mais nous sommes assez contents de nous. A bord c’était super, nous nous sommes bien entendus, nous avons donné le meilleur de nous-mêmes tout le temps. Thomas et Morgan étaient inspirés, ils ont bien navigué, ils avaient peut-être un bateau plus typé pour ces conditions-là. J’ai l’impression qu’ils étaient en réussite, tout ce qu’ils faisaient marchait. Chacun son tour. Ils méritent leur première place.

Le résumé de la course d’Apivia :
Ils étaient les plus attendus de cette course automnale et ils ont su jouer aux avant-postes tout du long du parcours de la Transat Jacques Vabre. Le duo, fort de deux victoires sur le début de saison Imoca, n’aura pu atteindre la première place du podium cette fois-ci face à une concurrence toujours plus rude. Cependant, ils ont bataillé tout au long des 5800 milles théoriques, montrant à nouveau le potentiel du bateau Apivia, pour se glisser à la deuxième place.

Dès les premières minutes de course, l’Imoca Apivia s’est emparé de la première place du classement. Les premiers jours sont, comme pour tous, synonymes de bataille dans les petits airs. Aussi, le duo Charlie Dalin – Paul Meilhat a tenté de s’extirper, mais a perdu du terrain face à LinkedOut sur un décalage plus à l’ouest que son concurrent. Toute la course, les deux marins ont continué à se battre, sur les talons de Thomas Ruyant et Morgan Lagravière, pour reprendre leur place de leaders qu’ils étaient venus chercher. Charle Dalin et Paul Meilhat auront su tenir la chandelle à leurs concurrents et su, grâce à leur grande compétence de régatiers, animer la course, face à un autre concurrent redoutable, Charal, attendu troisième.

C’est au petit jour martiniquais, à 6h du matin (11h 0mn 31sec, heure métropolitaine), que Charlie Dalin et Paul Meilhat ont coupé la ligne d’arrivée de la 15è édition de la Transat Jacques Vabre. A bord d’APIVIA, ils terminent deuxièmes dans la catégorie IMOCA. Ce résultat porte l’éclat de la régate au meilleur niveau de performance livrée par les deux complices au coude-à-coude avec les tandems de LinkedOut et de Charal, qui les ont poussés à donner le meilleur d’eux-mêmes tout au long de presque 19 jours de course (18j 21h 33mn et 31 sec). Au bout du compte, après 6 642 milles parcourus entre Le Havre et Fort-de-France, le plaisir l’emporte d’avoir disputé cette bataille d’une intensité rare, à 14,64 nœuds de moyenne dans des conditions de petit temps sur pratiquement l’ensemble du parcours, à l’image de celles rencontrées sur la fin de course. La satisfaction est là aussi avec cette deuxième place qui s’accompagne d’une jolie victoire, celle sur le championnat IMOCA 2021 sous le signe du double, marqué par les deux succès consécutifs sur la Rolex Fastnet Race et le Défi Azimut. Bravo aux deux champions d’APIVIA, toujours présents aux avant-postes et sur les podiums ! Leurs impressions et réactions juste après leur arrivée.

Impressions et sentiments à l’arrivée

Charlie : « Nous sommes contents d’être là, c’est toujours symbolique une transat, on part de l’hiver en France et on arrive au chaud de l’autre côté de l’Atlantique. C’est vrai que nous partions pour tenter un doublé (après la première victoire d’APIVIA en 2019, ndlr). Mais une victoire reste quelque chose d’exceptionnel qui demande que tout soit réuni, que les planètes soient alignées. Il nous a manqué quelques ingrédients de cette recette : un soupçon de réussite, un soupçon de vitesse aussi dans certaines conditions. Mais nous sommes très heureux de cette deuxième place. Sur la fin de parcours, c’est parti par devant. LinkedOut s’est bien échappé, comme on a pu le faire avec Charal au même moment. Il s’est avéré que c’était impossible de revenir avant l’arrivée. Mais on reste très contents de cette course. On n’a eu très peu de soucis techniques, on n’a presque jamais sorti la caisse à outils. Le bateau est vraiment très fiable, je suis vraiment très satisfait de cette régularité. »

La bataille pour le podium

Charlie : « C’est vrai qu’une course au contact avec des bateaux aussi performants et technologiques, c’est génial. On a eu une très belle bagarre. On s’est retrouvé bord à bord un paquet de fois, le plus souvent à portée d’AIS (Automatic Identification System), avec une actualisation toutes les trois minutes nous permettant de sans cesse comparer nos vitesses et d’ajuster les réglages. On a fait un peu le break à un moment donné avec le reste de la flotte… C’est parti par devant assez vite et on s’est bien accroché pour rester dans le match. Une transat se joue souvent dès la Manche ou le golfe de Gascogne. Sur cette édition, on n’a vraiment pas eu de tour de chauffe, il fallait être en forme dès le début pour partir dans le bon paquet. »

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Transat Jacques Vabre. Yves Le Blévec – Anthony Marchand 4e en ultime

Yves Le Blévec – Anthony Marchand sont arrivés en Martinique contents de boucler leur première course transatlantique à la barre de leur nouvel Ultim “volant”, Actual Ultim 3 ; une première synonyme de satisfactions sur un bateau qui tient toutes ses promesses. Ils terminent 4e après une première partie de course au contact avec Banque Populaire et SVR-Lazartigue.

Yves Le Blévec : “Le premier objectif est de finir la course. Nos machines sont extraordinaires, mais toujours avec un potentiel de panne donc après autant de milles en course, c’est un succès que nous soyons tous à l’arrivée. Nous sommes sur des bateaux exceptionnels en termes de performances. Nous affrontons le mauvais temps de manière plus agréable. Mais ce sont des bateaux extrêmement rapides et la vitesse est un facteur de tension très haute donc 18 jours de course à bord d’un Ultime engendre une charge mentale importante. Il faut veiller à toujours garder un coup d’avance sur la machine.

Anthony Marchand : “Après la sortie du Pot-au-Noir, c’est parti toujours par devant et derrière, nous avancions dans des conditions plus compliquées. Nous n’avons quand même rien lâché et avons tout faire pour faire marcher notre bateau le plus vite possible car sans une course il peut toujours se passer des choses. Nous savions que Sodebo Ultim 3 allait prendre la route opposée à la nôtre après São Paulo e São Pedro. Nous avons préféré le sud. Nous avons eu un petit coup de stress quand nous avons vu qu’ils passaient devant au classement, mais nous avons bien travaillé notre trajectoire et ça a fini par payer. Nous sommes vraiment contents des trajectoires que nous avons fait. Nous faisons tous des erreurs et le premier est toujours celui qui en fait le moins. Nous avons fait une belle course, de belles manœuvres, nous n’avons eu aucun souci à bord.”

8 JOURS DE COURSE TRES TACTIQUE

Après une belle première semaine de course et deux jours au contact avec Banque Populaire, Actual Ultim 3 est rentré dans le pot au noir avec lui et en est ressorti avec SVR Lazartigue. Anthony Marchand : ” Mais c’est parti par devant. Derrière, c’était orageux et plus compliqué. On subissait un peu la situation mais nous n’avons rien lâché. Nous avons fait une belle route, une belle course, de belles manœuvres.” S’en suivent quatre jours difficiles sur une longue boucle le long des côtes brésiliennes, Actual Ultim 3 est distancé par les trois premiers concurrents, mais maintient toutefois une distance avec son poursuivant Sodebo Ultim 3 .

C’est après la remontée de cette grande boucle qu’Yves Le Blevec et Anthony Marchand font la différence : “On voyait Sodebo revenir derrière nous, à 160 milles. Au moment de passer la marque Saint-Pierre et Saint-Paul, on était partis pour aller plutôt au nord et finalement les critères de décision que nous nous étions mis, nous ont amenés à faire du sud. Ça a remis du match, de l’enjeu, de l’intérêt. C’était bien de retrouver de la régate sur la fin de parcours !”

ACTUAL ULTIM 3 – Septembre 2021 ©Th.Martinez : ACTUAL ULTIM 3 – Septembre 2021 ©Th.Martinez © Th.MartinezUNE DÉCOUVERTE DU BATEAU SI ENRICHISSANTE !

La satisfaction d’Yves est à la hauteur des performances de son bateau, sur lequel il navigue depuis le mois d’avril : ” On est sur des bateaux exceptionnels en matière de performance. Ce sont des bateaux assez agréables, on affronte le mauvais temps plus facilement parce que ls vagues sont proportionnellement plus petites. Mais à la fois ce sont des bateaux extrêmement rapides. La vitesse du bateau génère une tension permanente à bord qui est très élevée, tout le temps. 18 jours de navigation à bord d’un Ultim, c’est très sportif, physiquement on est en forme, mais la charge mentale associée à la navigation du bateau est vraiment importante. Il va y avoir une belle décompression dans quelques jours… Notre objectif était de ne pas faire de bêtises. Dès qu’on perd le coup d’avance, dans la manœuvre par exemple, on s’expose et c’est irrécupérable. Dans le meilleur des cas tu casses du matériel, on a toujours veillé à ne pas se laisser dépasser par la machine. Sur la job liste, plein de choses sont à faire, on n’arrête pas de progresser, heureusement. Dans des conditions stables, nous étions à 100%”.

UN DUO EN TOTALE HARMONIE

Eux qui se connaissaient peu, ont admirablement fonctionné ensemble. Anthony : “En double on se croise pas mal. On a parlé beaucoup régate, impossible de parler de la vie de tous les jours quand on file à 40 nœuds avec des grains ! En tout cas, j’ai envie d’y retourner en solitaire, en double, en équipage ! Nous n’avions fait que des petites navigations ensemble. Cette transat nous a permis de nous découvrir. Je m’attendais à une bonne entente comme nous l’avons eue !”
Yves : ” Chacun s’est emparé des dossiers qu’il maitrise bien de façon naturelle. Antho dans la gestion des trajectoires, de la météo, il a d’ailleurs découvert la navigation avec un routeur extérieur, et a pris en charge les échanges stratégiques et météo avec Christian Dumard. Pour ma part, j’ai plutôt géré la partie plus technique du bateau.”

TOUT POUR LA ROUTE DU RHUM

Dans un an, Yves Le Blevec prendra le départ de la transat, en solitaire. Et le travail d’optimisation de son Ultim a déjà été entamé avec tout le Team Actual : « On a fait une réunion avec les ingénieurs et les architectes du bateau avant de partir, pour se dire « sur ce bateau là que peut-on faire pour aller plus vite ? » Ensuite, il faut bien sûr identifier ce que ça coûte, le temps que ça prend, est-ce que c’est intéressant ? Le plus important sera la capacité pour l’équipage à exploiter le potentiel. Il y a des choses qui ne servent à rien si tu ne sais pas les exploiter. Le bateau est en parfait état, pas une usure. L’équipe de François Gabart, Mer Concept, a fait un super boulot et chez nous toute l’équipe du Team Actual a super bien bossé. Si nous n’avons rien cassé à bord c’est aussi grâce à tout ce travail d’équipe depuis un an. C’est un vrai travail de fourmi. »

En guise de conclusion, Yves Le Blevec affiche une grande satisfaction, celle de voir arriver la totalité de la flotte des Ultims : “On a des bateaux qui sont des machines extraordinaires, très technologiques, avec un potentiel de pannes important, sur plus de 7000 milles de course. Nous devrions être 5 sur 5 à l’arrivée, c’est un succès ! (Sodebo étant attendu dans quelques heures, ndlr.)

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Transat Jacques Vabre. Thomas Ruyant et Morgan Lagravière vainqueurs en IMOCA

Le premier IMOCA est enfin arrivé ! LinkedOut à coupé la ligne d’arrivée de la Transat Jacques Vabre en baie de Fort-de-France. Thomas Ruyant et Morgan Lagravière signent une première belle victoire en course à l’issue d’un parcours superbement mené.

Ce jeudi 25 novembre, à 9 heures 48 minutes et 10 secondes en Martinique (14 heures 48 minutes et 10 secondes, heure métropolitaine), LinkedOut a franchi la ligne d’arrivée de la 15ème édition de la Transat Jacques Vabre en première position de la catégorie Imoca. Le duo Thomas Ruyant – Morgan Lagravière aura mis 18 jours 1 heure 21 minutes et 10 secondes pour parcourir les 5 800 milles théoriques depuis Le Havre à la vitesse moyenne de 13,27 nœuds, mais il a réellement parcouru 6691,30 milles à 15,44 nœuds.

Thomas Ruyant : “Beaucoup de bonheur partagé, nous avons pris beaucoup de plaisir sur l’eau avec Morgan. C’est une sacrée expérience sportive, ce sont des moments rares. Cette victoire s’est jouée depuis plusieurs mois, depuis plusieurs années, grâce à l’équipe géniale qui travaille sur ce projet. Il y a beaucoup de choses qui se sont faites avant le départ. Nous avons eu la chance d’avoir un bateau qui était ultra prêt, en lequel nous avions confiance, sur lequel nous avons pu tirer, que nous n’avons pas ménagé. Nous non plus d’ailleurs, même sur les derniers jours où nous avions un peu d’avance, nous n’avons pas lâché un mètre, nous avons mis de l’énergie du départ jusqu’au bout. Nous sommes bien cuits, la dernière session entre Fernando et l’arrivée a été longue. C’est la première fois que nous régatons sur une Transat et que nous restons aussi longtemps dans des endroits où il fait chaud, où c’est éprouvant de manoeuvrer.”

Morgan Lagravière
“C’est un bon moment, gagner une course forcément ça fait toujours plaisir. Ce sont des moments de bonheur, il faut être capable d’en profiter, de savourer. Ce n’est pas seulement le résultat sportif, c’est aussi les valeurs et la dimension humaine. Nous avons bien l’intention de capitaliser sur tout ça et d’en profiter dans les prochains jours. Nous étions vraiment soudés, bienveillants l’un envers l’autre, avec une motivation commune, une grosse complémentarité, nous avons tout donné. Nous avons eu des super conditions en passant le Rocher du Diamant, c’était vraiment idéal, pour se faire plaisir, pour faire plaisir à ceux qui étaient là. De voir la terre, de voir les îles, de récupérer nos fruits, nos noix de coco, ça fait plaisir.”

Le résumé de la course de LinkedOut :
Thomas Ruyant et Morgan Lagravière étaient attendus sur cette Transat Jacques Vabre. Cités parmi les favoris de la course automnale de l’année, les deux marins avaient toutes les cartes en main pour atteindre leur objectif. A bord de leur plan Verdier dernière génération, les deux marins ont pris une première fois la tête de la course dans les premières minutes de la course, début d’une bataille enragée avec leurs concurrents aux bateaux et palmarès tout aussi impressionnants. Et c’est après une descente du golfe de Gascogne en formation groupée, avec un classement oscillant à chaque pointage, que la lutte à trois avec Apivia et Charal a commencé. LinkedOut ne lâcha rien et parvint à prendre, de manière durable, la tête de la flotte le 16 novembre, alors que l’équipage dépassait le Cap Vert. Ses deux concurrents sur ses talons, l’Imoca bleu et orange ne quitta plus sa première place et a même réussi à assurer une avance, parfois confortable, sur eux. Sur cette Transat, le tandem LinkedOut aura su montrer une superbe maîtrise de son foiler, fort d’un premier Vendée Globe et mis au point depuis trois années. Leur talent de régatiers, couplé à une parfaite entente entre les deux skippers à bord, aura permis de pousser leur Imoca à la victoire.

Les chiffres de la course de LinkedOut :

  • Arrivée à 9 heures 48 minutes et 10 secondes en Martinique (14 heures 48 minutes et 10 secondes, heure métropolitaine)
  • Transat Jacques Vabre bouclée en 18 jours 1 heure 21 minutes et 10 secondes
  • LinkedOut a parcouru les 5800 milles du parcours théorique à la vitesse moyenne de 13,27 nœuds.
  • Thomas Ruyant et Morgan Lagravière auront en réalité parcouru sur l’eau 6691,30 milles à la vitesse moyenne réelle de 15,44 nœuds.
  • Passage de Fernando de Noronha en première position, le 19 novembre à 22 heures 20 minutes UTC
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Election du Marin de l’Année. Et les nommés sont…

Après une année 2020 particulière n’ayant pas permis la révélation d’un marin de l’année, mais celle d’un marin de la décennie (Franck Cammas), la Fédération Française de Voile met de nouveau à l’honneur les meilleurs athlètes de l’année. Qui succèdera à Camille Lecointre et Aloïse Retornaz, récompensées en 2019 ? C’est le lundi 6 décembre lors de la « Révélation du Marin de l’Année », qui se déroulera cette année à l’Olympia à Paris, que seront annoncés les lauréats.
L’année 2021 a été marquée par de magnifiques performances françaises tant sur les épreuves olympiques que lors des courses au large ou sur les régates côtières. En France ou à l’international, les athlètes français ont su porter haut les couleurs du drapeau tricolore et sont régulièrement montés sur la plus haute marche du podium.

Guirec Soudée, Président du Jury
Comme chaque année, depuis 20 ans, la Fédération Française de Voile réunira un jury composé de médias, sportifs et acteurs de la pratique sportive pour élire le Marin de l’Année. Le public, dont le vote en ligne débute aujourd’hui et jusqu’au 05 décembre, (https://www.ffvoile.fr/ffv/web/communaute/Marin_annee_2021/vote/index.asp) aura aussi son mot à dire. En effet, son choix comptera pour 2 voix lors du jury final.

C’est Guirec Soudée qui présidera ce jury. Ce navigateur, aventurier français est notamment connu pour son périple autour du monde à la voile, du pôle nord au pôle sud. 45 000 milles nautiques parcourus en solitaire avec pour seule compagnie, sa poule Monique. Depuis Guirec a réalisé une double transatlantique à la rame en solitaire. D’Est en Ouest puis d’Ouest en Est en 2021. Il envisage désormais sa participation à la Route du Rhum 2022 puis au Vendée Globe 2024.

Les 12 nommés pour le titre du Marin de l’Année 2021 :
• Charline Picon : Médaille d’argent aux Jeux Olympiques en RS:X – championne d’Europe et 3ème au championnat du Monde
• Camille Lecointre et Aloïse Retornaz : Médaille de bronze aux Jeux Olympique en 470 et championnes d’Europe.
• Thomas Goyard : Médaille d’argent aux Jeux Olympiques en RS:X
• Yannick Bestaven : Vainqueur du Vendée Globe
• Nicolas Goyard : Champion du Monde et d’Europe en iQFOiL, également Champion du Monde PWA
• Hélène Noesmen : Championne du Monde et d’Europe en iQFOiL
• Théo de Ramecourt : Champion du Monde et d’Europe (décembre 2020) en Kitefoil
• Axel Mazella : Champion d’Europe et vice-champion du Monde Kitefoil
• Arthur Guillebert : Champion du Monde Kite Freestyle
• Pauline Courtois et son équipage : Championne du Monde de Match-Racing
• Franck Cammas et Charles Caudrelier, vainqueur en Ultime de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre
• Thomas Ruyant et Morgan Lagravière vainqueur en IMOCA de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre

La cérémonie de « Révélation du Marin de l’Année » sera également l’occasion de revivre les plus grands moments de l’année 2021 et de récompenser les meilleures performances de la saison en présence des grands Champions de la voile Française.

Jean Luc Denéchau, Président de la Fédération Française de Voile
« Le Conseil d’Administration de la Fédération Française de Voile a souhaité donner un nouveau souffle à la Révélation du Marin de l’Année. Depuis 4 ans, l’événement avait été réduit à sa plus simple expression à savoir la nomination du Marin de l’Année et celle de l’Espoir de l’Année.
Notre volonté est de valoriser de nouveau l’ensemble de la voile Française. Nous connaissons la pluralité de notre sport et il est important de mettre en avant tous ces sportifs qui défendent nos couleurs. Ce sera le cas le 6 décembre prochain à l’Olympia.
Les performances Françaises ont été nombreuses cette année et c’est une très bonne nouvelle. La liste des nommés est donc conséquente et le jury, présidé par Guirec Soudée, va avoir une tâche bien compliquée. »

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Trophée Jules Verne. Départ réporté pour Sails of Change

Pierre Bouras / Sails of Change

Après avoir analysé les fichiers météorologiques, le team Spindrift a décidé de reporter son départ pour une quatrième tentative sur le Trophée Jules Verne. En effet, les conditions météorologiques dans l’Atlantique Sud s’annoncent moins intéressantes ce jeudi matin que celles analysées mercredi soir.

« C’est le propre des records et le Trophée Jules Verne est devenu très difficile à battre ! Surtout que les fichiers météorologiques américains et européens convergent : il faudrait faire le grand tour de l’anticyclone de Sainte-Hélène, éviter les glaces qui sont proches de la Géorgie du Sud et finalement atteindre la longitude de Bonne-Espérance en treize jours… Sails of Change pourrait franchir l’équateur en moins de quatre jours et demi, mais si la configuration dans l’Atlantique Sud était encore favorable hier, elle ne l’est plus aujourd’hui. Surtout que les dépressions dans les mers du Sud ont en sus une trajectoire très basse au lieu d’aller vers l’Est : la traversée de l’océan Indien s’annonçait laborieuse. » précisait Yann Guichard jeudi matin après avoir consulté les derniers fichiers météorologiques avec son routeur à terre (Jean-Yves Bernot) et son navigateur à bord (Benjamin Schwartz).

Le rendez-vous est pris pour une nouvelle tentative ces prochains jours …

Yann Guichard – Skipper
Dona Bertarelli – Reporter embarquée
Benjamin Schwartz – Navigateur
Jacques Guichard – Chef de quart
Xavier Revil – Chef de quart
Duncan Späth – Barreur / Régleur
Gregory Gendron – Barreur / Régleur
Julien Villion – Barreur / Régleur
Thierry Chabagny – Barreur / Régleur
Jackson Bouttell – Chef de quart, numéro 1
Yann Jauvin – Navigant, numéro 1

Jean-Yves Bernot – Routeur à terre

LE TROPHÉE JULES VERNE EN BREF : 

Départ et arrivée : ligne entre le Phare de Créac’h (Ile d’Ouessant) et le Cap Lizard (Angleterre)
Tour du monde du monde en équipage par les trois caps (Bonne Espérance, Leeuwin, Horn)
Distance la plus courte à parcourir : 21 600 milles (environ 40 000 kilomètres)
Ratification : World Sailing Speed Record Council, www.sailspeedrecords.com
Temps actuel à battre : 40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes
Vitesse moyenne : 21,96 nœuds
Date du dernier record : Janvier 2017
Détenteur : IDEC Sport, Francis Joyon et ses 5 hommes d’équipage

RÉFÉRENCES DES TEMPS INTERMÉDIAIRES EN ÉQUIPAGE :

Ouessant-équateur : 4j 20h 07’ (Spindrift 2 en 2019)
Équateur-Cap des Aiguilles : 6j 08h 55’ (Banque Populaire V en 2012)
Cap des Aiguilles-Cap Leeuwin : 4j 09h 32’ (IDEC Sport en 2017)
Cap Leuuwin-Cap Horn : 9j 08h 46’ (IDEC Sport en 2017)
Cap Horn-Équateur : 7j 04h 27’ (Banque Populaire V en 2012)
Équateur-Ouessant : 5j 19h 21’ (IDEC Sport en 2017)

RECORDS WSSRC EN ÉQUIPAGE :

Traversée de l’Atlantique Nord (Ouessant-équateur) : 4j 20h 07’ (Spindrift 2 en 2019)
Traversée de l’océan Indien (Cap des Aiguilles-Sud Tasmanie) : 5j 21h 07’ 45’’ (IDEC Sport en 2017)
Traversée de l’océan Pacifique (Sud Tasmanie-cap Horn) : 7j 21h 13’ 31’’ (IDEC Sport en 2017)
Équateur-Équateur : 29j 09h 10’ 55’’ (IDEC Sport en 2017)
Tour du monde (Trophée Jules Verne) : 40j 23h 30’ 30’’ (IDEC Sport en 2017)

Retrouvez des photos, vidéos et visuels du projet en cliquant sur le lien ci-dessous ou en contactant Sara Alonso ou Grégoire Chéron : https://spindriftracing.tandemvault.com/login

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Transat Jacques Vabre. Le Class40 Crédit Mutuel a percuté un Ofni, quille endommagée

UNSPECIFIED - AUGUST 9: French skippers Ian Lipinski and Adrien Hardy are sailing on the Class 40 Credit Mutuel, prior to the Transat Jacques Vabre, on September 5, 2019. (Photo by Christophe Breschi)

Le Class40 Crédit Mutuel de Ian LIpinksi et Julien Pulvé a percuté un Ofni à 23h15 heure française mercredi. La quille est endommagée. Les deux hommes vont bien mais vont être obligés de rallier la Martinique à vitesse réduite. Ils étaient dans le peloton de tête avant cet accident.

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Transat Jacques Vabre. Les premiers IMOCA attendus aujourd’hui à Fort-de-France

Thomas Ruyant, LinkedOut, s'entraine pour le Vendee Globe au large de Groix, France, le 5 Juin 2020. (Photo Pierre Bouras / TR Racing)

Thomas Ruyant et Morgan Lagravière sur LinkedOut devraient arriver en Martinique en fin de journée remportant leur première grande victoire en IMOCA.

Avec encore 250 milles à parcourir pour boucler cette 15ème édition de la Transat Jacques Vabre, l’IMOCA bleu et blanc devrait franchir la ligne d’arrivée jeudi matin (heure locale) après 18 jours de mer et une course dominée par des conditions de navigation légères à medium.
Ces derniers 2 000 milles depuis Fernando de Noronha ont été menés de façon impressionnante par le duo de LinkedOut qui a régulièrement creusé son avance sur APIVIA et Charal. Avec Morgan se concentrant sur les réglages et Thomas sur la tactique, le tandem a gardé le rythme tout au long de cette dernière portion du parcours, démontrant la vitesse de leur plan Verdier, au portant puis sur des angles plus serrés.
Ils ont vraiment bien travaillé et le bateau est vraiment très rapide au reaching,” commente Marcus Hutchinson, leur Team Manager. “Ils ont eu un peu de chance avec le vent mais Thomas et Morgan se complètent parfaitement et le bateau est tellement plus rapide qu’il y a quatre mois.
Derrière eux, Charlie Dalin et Paul Meilhat sur APIVIA, les grands favoris de la course, se sont battus pour rester au contact et aussi garder l’ascendant sur Jérémie Beyou et Christopher Pratt qui poussent fort derrière, aux commandes de leur Charal. A l’heure actuelle, APIVIA est à 135 milles dans le sillage de LinkedOut et 35 milles devant Charal.
Aucun des bateaux de tête n’a signalé de problème technique majeur mais il est évident que tous les concurrents d’une course de cette longueur ont dû faire face à une série d’avaries au fil du voyage. Le principal problème de Charlie Dalin et Paul Meilhat est plutôt l’alizé de nord-est, très irrégulier en force comme en direction, ce qui a nécessité un travail continu sur les réglages et la trajectoire.
La météo nous pose le même problème que celui que nous avons eu pour rejoindre l’équateur, avec une sorte de panne d’alizé“, explique Charlie. “Cela nous oblige à avancer avec un vent mal établi. Ce n’est pas très compliqué en termes de stratégie, mais les trous dans le vent nous mettent beaucoup de pression pour mener le bateau.

Jérémie Beyou confie que Charal manque de performance avec certaines voiles mais Christopher et lui ne lâcheront rien à APIVIA tant que la ligne ne sera pas franchie. “Nous sommes toujours en mode attaque”, lance Jérémie. “Nous ne sommes pas loin d’APIVIA, mais ils creusent un peu leur avance… nous n’abandonnerons pas.”
Derrière le trio de tête, cette Transat Jacques Vabre offre d’autres batailles passionnantes. Sébastien Simon et Yann Eliès sur ARKEA PAPREC se disputent la quatrième place avec Sam Davies et Nicolas Lunven sur Initiatives-Cœur. Ces deux-là ont 700 milles de retard sur LinkedOut mais seulement 15 milles d’écart avec Seb et Yann.

Derrière eux, CORUM L’Épargne pointe désormais en sixième position, après avoir dépassé 11th Hour Racing Team-Mālama. Le co-skipper, Sébastien Josse, explique que Nicolas Troussel et lui ont travaillé dur pour empanner à plusieurs reprises le long de la limite de la zone d’exclusion sud-américaine et qu’ils sont maintenant dans le système d’alizés de nord-est, même si celui-ci reste très instable.
“Nous avons encore plus ou moins quatre jours de course – nous sommes dans les alizés mais ils ne sont pas réguliers et nous devons gérer la zone d’exclusion où il y a aussi beaucoup de courants”, relate-t-il. Évoquant leurs débuts de course difficiles, Seb explique que malgré leur mauvaise option au large de la Bretagne, ils pourraient réaliser leur objectif principal, qui était de se classer dans les cinq premiers.
“C’était un moment difficile parce que nous sommes des compétiteurs mais nous n’avons pas eu besoin de nous étaler sur le sujet,” confie-t-il. “Nous savions exactement ce qu’il s’était passé et que nous étions mal placés mais aussi que cela fait partie de la vie et de la course. Nous nous sommes donc efforcés à aller aussi vite que possible.”

Seb affirme qu’ils n’ont pas eu de casses majeures sur le plan Juan Kouyoumdjian même s’ils ont dû faire face à de petites choses la plupart du temps. “Nous pensions que notre premier objectif, à savoir être dans le top 5, n’était plus d’actualité, mais nous avons continué à naviguer pour apprendre sur le bateau et pour l’améliorer pour Nico l’année prochaine, en prévision de la Route du Rhum puis, ensuite, pour le Vendée Globe,” poursuit-il.
Le marin français de 46 ans dit qu’il attend avec impatience le planteur et les fruits frais à l’arrivée. Il plaisante aussi en confiant avoir particulièrement apprécié de doubler 11th Hour Racing Team-Mālama, co-skippé par un vieil adversaire, Pascal Bidégorry. Ce dernier navigue avec l’Américain Charlie Enright et tous les deux font face à la perte du carénage arrière du voile de quille du dernier né des IMOCA. “Bien sûr, c’est Pascal Bidégorry et tout le monde veut battre Pascal”, s’amuse Seb Josse.
L’équipage de 11th Hour Racing Team est maintenant en prise à une lutte acharnée pour la septième place avec trois autres bateaux – Fortinet-Best Western, Maître-CoQ IV et Prysmian Group – chacun cherchant à saisir la moindre occasion de passer devant l’autre. Soixante milles plus loin, un deuxième groupe de trois bateaux se dispute la onzième place, à seulement 50 milles d’intervalle…
Ce groupe est mené par Nexans-Art & Fenêtres, skippé par Fabrice Amedeo et Loïs Berrehar. Ils devancent de peu le premier non-foiler de la course, Groupe APICIL, de Damien Seguin et Benjamin Dutreux, puis MACSF, piloté par Isabelle Joschke et Fabien Delahaye. Fabrice est soulagé de faire maintenant route vers le nord-ouest, en direction des Caraïbes.
“Nous empannons et zigzaguons le long de la zone d’exclusion, ce qui nous protège des côtes brésiliennes et des bateaux de pêche mais nous bloque aussi pour aller chercher l’accélération du courant et une rotation du vent intéressante”, détaille-t-il. “Après la longue descente vers le Brésil, un peu de calme au portant est le bienvenu, même si les conditions restent délicates et piégeuses”.
Ed Gorman (traduit de l’Anglais).

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Trophée Jules Verne : Départ confirmé pour jeudi pour Sails of Change

© Pierre Bouras / Sails of Change

La fenêtre est prometteuse. Dona Bertarelli, Yann Guichard et leurs neufs équipiers débuteront jeudi une nouvelle tentative de record sur le Trophée Jules Verne. Tôt le matin, le maxi-trimaran Sails of Change larguera ses amarres depuis son port d’attache de la Trinité-Sur-Mer (Morbihan) pour rejoindre la ligne de départ au large de Ouessant.

Leur objectif : réaliser le tour du monde, sans escale et sans assistance, en laissant à bâbord les trois caps (Bonne-Espérance, Leeuwin, Horn), dans un temps inférieur à celui établi par Francis Joyon et ses hommes en 2017 en 40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes. L’occasion aussi pour l’équipage du maxi-trimaran Sails of Change de porter la campagne #30×30 qui vise à protéger 30% de la planète d’ici 2030 et sensibiliser ainsi le grand public à cette cause.

UNE 4ÈME TENTATIVE DE RECORD
Jeudi, tôt dans la matinée, le maxi-trimaran Sails of Change quittera son port d’attache de la Trinité-Sur-Mer (Morbihan). À son bord, les 11 marins du plus grand trimaran de course au large au monde mettront le cap vers l’île de Ouessant au large du Finistère. Plus tard dans la journée, ils franchiront la ligne de départ du Trophée Jules Verne, située entre le phare du Créac’h et le phare du cap Lizard, avec comme objectifs de battre le record du tour du monde à la voile de 40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes et de porter hauts les couleurs de Sails of Change et la campagne « 30×30 » qui vise à protéger 30% de la planète en 2030.

Pour cette quatrième tentative de record, l’équipe menée par le skipper Yann Guichard a tout mis en œuvre pour optimiser le trimaran. La coque du bateau a notamment été raccourcie de trois mètres pour offrir un meilleur équilibre à la barre et diminuer les vibrations ; le cockpit a été entièrement redessiné pour offrir plus de confort aux marins et moins d’expositions aux embruns ; le plan de voile du maxi-trimaran a été redessiné ; l’aérodynamisme du navire a été amélioré ; et le bateau allégé.

En mer, Dona Bertarelli et Yann Guichard seront entourés d’un équipage alliant l’expérience de navigateurs aguerris au grand large et de jeunes marins pleins d’énergie.

Par le passé, l’équipe a réalisé le 3ème meilleur temps sur le Trophée Jules Verne (en 2015 – 2016 en 47 jours 10 heures et 59 minutes), faisant en 2015 de Dona Bertarelli la femme la plus rapide autour du monde, et le record sur le tronçon Ouessant – Équateur (en 2019 en 4 jours 20 heures et 7 minutes). Tous partiront en ayant en tête ces temps de référence et avec l’envie de relever l’un des plus grands défis de la course au large.

UNE FENÊTRE MÉTÉO FAVORABLE
Des descentes très rapides vers l’équateur et le Cap de Bonne-Espérance sont des conditions sine qua non à la réussite du record. Pour la première fois depuis le début du stand-by le 1er novembre, une fenêtre météorologique offre une belle opportunité de descendre vers le sud. En effet, comme l’explique Benjamin Schwartz le navigateur du maxi-trimaran Sails of Change :
« Actuellement, l’anticyclone des Açores, très puissant, est en train de redescendre vers les îles éponymes et la dépression située dans l’ouest du Cap-Vert se comble. La conjugaison de ces deux phénomènes renforce ainsi les Alizés à partir de jeudi, ce qui va nous permettre de descendre très rapidement vers l’équateur. En parallèle, une dépression située sur le Nord de l’Angleterre va descendre vendredi vers la Bretagne apportant beaucoup de mer et de vent. L’objectif est donc d’éviter cela en partant jeudi en début de soirée. Sur les routages, cette situation météorologique nous permettrait d’arriver à l’équateur dans les temps de notre propre record de 2019, en un peu moins de 5 jours. Ce qui est idéal pour un début de tentative ! Par la suite, nous avons encore des incertitudes concernant le Pot au noir qui peut nous bloquer plus de temps que prévu. Enfin, sur l’atlantique sud, nous surveillons une dépression au niveau du Brésil devant laquelle nous pourrions nous positionner afin de rejoindre le Cap de Bonne-Espérance dans des temps inférieurs à ceux de Francis Joyon en 2017. Aujourd’hui les temps a Bonne Espérance sont très bon, mais cela peut encore évoluer, la position de l’anticyclone de saint Hélène et le déplacement de la dépression ne sont pas bien calés: c’est encore loin dans le temps (J+10) ».
L’enchaînement dans l’Atlantique sud sera donc déterminant pour la poursuite du record afin de glisser dans l’océan indien le plus rapidement possible.

SAILS OF CHANGE, UN TOUR DU MONDE POUR LA CAMPAGNE « 30×30 »
En 2021, le maxi-trimaran a été décoré aux couleurs de “Sails of Change”. Sails of Change est en train de créer une communauté de passionnés de sports et de nature, qui souhaitent un avenir durable pour notre planète. Les fondateurs Yann Guichard, Dona Bertarelli et ses enfants sont engagés dans le partage d’idées et d’informations, la création de partenariats pour protéger et restaurer l’environnement, et travaillent pour susciter des changements significatifs pour un avenir durable pour tous.

La première campagne soutenue par Sails of Change est « 30×30 » un appel mondial à l’action pour protéger au moins 30% de l’océan et de la terre d’ici 2030. Le maxi-trimaran portera ce message autour du monde, avec le #30×30 inscrit dans ses voiles et sur ses coques, associé au bleu de l’océan et au vert la terre qui composent le nouveau design du bateau amiral de l’écurie.

« À travers le sport que nous aimons, j’invite chacun à embarquer avec nous dans cette aventure humaine, à découvrir la beauté de la nature et à nous accompagner autour du monde, » confie Dona Bertarelli, reporter embarquée pour cette prochaine tentative.

Dans le cadre de cette quatrième tentative, tout l’équipage souhaite montrer ce qui est possible en réalisant le défi en visant l’autonomie énergétique. Pour la première fois, la totalité du périple sera effectuée sans moteur auxiliaire.

« Nous allons relever un défi supplémentaire, puisque nous tenterons de battre le record du tour du monde sans utiliser d’énergie provenant de combustibles fossiles. Nos principales sources seront l’énergie solaire et éolienne, ainsi qu’un générateur à vélo embarqué. Nous voulons démontrer que c’est possible, » précise le skipper Yann Guichard.

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