Solitaire. Tassement de la flotte et rase-cailloux au près, Pierre Quiroga en tête

Les Figaros au passage de la pointe du Raz lors de la 2eme etape de la Solitaire du Figaro 2021 entre Lorient et Fecamps - En mer le 30/08/2021 Alexis COurcoux

Depuis le départ de la deuxième étape, cela bataille fort en tête avec un beau duel entre Tom Laperche et Pierre Quiroga. En embuscade juste derrière le duo, les skippers plus expérimentés semblent attendre leur heure. Gildas Mahé, Xavier Macaire, Fabien Delahaye ou Eric Péron sont à 1 milles. Autant dire que tout le monde a encore ses chances.

Après une descente express sous spi très engagée jusqu’au plateau de Rochebonne que les premiers ont enroulé juste avant une heure du matin, les 34 skippers de La Solitaire du Figaro ont entamé leur remontée vers le Raz de Sein sur un rythme tout aussi élevé avant que le vent ne commence à faiblir en milieu de matinée. Là, aux alentours de 10h, Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) a pris les commandes de la course, devant Tom Laperche (Bretagne – CMB Performance), qui dominait depuis le départ de Lorient.

« La nuit a été rapide, notamment le retour du plateau de Rochebonne qui s’est fait sous gennaker (grande voile d’avant, NDR). Il y a eu de belles moyennes de vitesse, aux alentours des 14, 15 nœuds par moment. Ce n’est pas tous les jours que l’on voit ça en Figaro Beneteau 3. Du coup il y a eu un peu de casse matériel sur certains bateaux ; il y a sans doute eu quelques petits bobos sur les bateaux », expliquait Pierre Hays, adjoint à la Direction de Course.

Tassement de la flotte et rase-cailloux au près
Après un passage du Raz de Sein qui s’est fait dans des conditions relativement faciles du fait des très faibles coefficients de marée (40), la flotte attaque maintenant le passage de la pointe de Bretagne. Pierre Quiroga toujours en tête, devant Tom Laperche, Gildas Mahé (Breizh Cola), Eric Peron (French Touch) et Fabien Delahaye (Groupe Gilbert).

Les 5 premiers se tiennent en un peu plus d’un mille. Xavier Macaire (Groupe SNEF), 6e – et vainqueur de la première étape- , reste en embuscade à moins d’un mille et demi du leader. Les écarts devraient se resserrer encore un peu entre l’avant et l’arrière, du fait du courant qui bénéficie mieux aux retardataires. A l’avant, les concurrents doivent composer avec un courant de face jusqu’à 18h30, raison pour laquelle ils naviguent près des côtes, où l’influence du courant est moins forte. Ça joue avec les cailloux ! Et cela va se faire au près, jusqu’à Fécamp où les premiers sont attendus mercredi en fin de matinée selon les dernières estimations.