Le Lüderitz Speed Challenge 2025 (Namibie) bat son plein tout au long du mois de novembre. C’est sur ce canal mythique, où s’écrivent les records du monde de vitesse en planche à voile, qu’Antoine Albeau, sportif français le plus titré – 27 fois champion du monde – et cofondateur de Zephir Project va tenter de franchir une nouvelle frontière : les 100 km/h sur 500 m. Son record officiel actuel est de 53,49 nœuds, soit 99,06 km/h.
Aux côtés d’Antoine, Marc Amerigo, cofondateur de Zephir Project, pilote depuis la France, durant ce mois de compétition, la coordination des équipes et l’analyse des données en temps réel. Ensemble, ils ont fédéré un collectif d’ingénieurs, de scientifiques et de partenaires — au premier plan desquels le groupe ALTEN, BPCE Solutions informatiques et le groupe BECHTLE — pour concevoir les outils et les technologies de cette tentative hors norme. Antoine bénéficie d’un matériel entièrement repensé : ailerons issus de calculs aéronautiques qui repoussent les phénomènes de cavitation, plusieurs modèles de planches et de voiles de vitesse développés pour optimiser chaque configuration, combinaisons aérodynamiques testées en conditions extrêmes, capteurs embarqués de haute précision pour analyser les performances et comprendre les phénomènes à très haute vitesse.
Ces dispositifs permettent de collecter une quantité inédite de données sur les interactions complexes entre air, eau et matériel, notamment le phénomène de cavitation, encore peu exploré dans la pratique du windsurf. Au-delà du record : dessiner le futur de la haute performance durable L’ambition de Zephir Project dépasse le seul exploit sportif. Cette tentative de record vise à repousser les limites de la performance tout en ouvrant la voie à une approche plus durable et écoresponsable. Les données collectées serviront à concevoir les futurs systèmes de glisse et de propulsion en mer, en s’inspirant du biomimétisme, de solutions matérielles durables et de la frugalité technologique. Une aventure humaine et technologique à suivre Période : novembre 2025, Lüderitz (Namibie) Objectif : dépasser les 100 km/h sur 500 m
Au 15e jour de course, le rythme des Class40 pourrait être qualifié de lent voire de nonchalant. Mais les duos sont aux manœuvres et réglages pour arriver le plus vite possible de l’autre côté ! L’écart entre le nord et le sud se resserre. Corentin Douguet et Axel Tréhin profitent pleinement de leur option plus à l’ouest pour avancer à 11,4nds alors que Seafrigo-Sogestran et les Invincibles au sud doivent composer avec des alizés instables à 1000 nm de l’arrivée.
L’hémorragie se poursuit pour les Nordistes qui continuent de voir fondre leur avance comme neige sous l’alizé. SNSM Faites un don ! a réussi à se dépêtrer des hautes pressions qui l’accompagnent sur la route de Fort-de-France. Il n’a plus que 40 milles d’avance sur Seafrigo-Sogestran et sur Les Invincibles leaders au Sud, une avance qui a culminé à 378 milles le week-end dernier. La situation devrait évoluer ce mercredi où il restera encore 1000 milles pour s’expliquer. 1000 milles où l’alizé pourrait disparaitre des radars, ce qui laisse le match Nordistes-Sudistes très ouvert. Ces conditions incertaines vont devenir franchement problématiques pour les retardataires. Si les premiers sont attendus entre lundi et mardi prochain à Fort-de-France, la TRANSAT CAFÉ L’OR Le Havre Normandie pourrait durer une semaine de plus pour certains qui n’auront d’autre choix que de se rationner…
Nord ou Sud, toujours une histoire de pari Ce n’est pas si vieux, c’était il y a deux ans. Souvenez-vous de cette Route du Café où dans la classe IMOCA, Team Snef – TeamWork partait sur la route Nord, abandonnant le troupeau avant Madère et créant la sensation. Culottée et engagée, l’option ne se révéla pas payante au final mais Justine Mettraux, associée à l’époque à Julien Villion signait une belle sixième place et gagnait le respect de tous
Ce n’est pas si vieux, c’était samedi dernier. Pendant que Fort de France fêtait les héros des trois autres catégories engagées, SNSM Faites un don détenait plus de 378 milles d’avance à 1800 milles de l’arrivée sur le leader du peloton parti au Sud. Mais on savait déjà que le tandem composé de Corentin Douguet et Axel Tréhin, emmenant avec lui sept autres bateaux ne resterait pas dans une situation aussi confortable, façon de parler pour ceux qui sortaient alors d’une semaine particulièrement rude dans le Nord avec trois passages de front. « Il va falloir sortir le pied de biche pour passer les hautes pressions » prévenait alors Axel Tréhin. Mais imaginait-il que l’effort à fournir pour récupérer l’alizé serait aussi soutenu et que la progression, directe certes, serait aussi lente. « Sur les modèles ensemblistes, 25% des routages donnaient quand même le Sud gagnant avant le départ, ce qui signifie que certains modèles prévoyaient bien le risque d’une route qui se referme en haut » explique Yann Château à la Direction de course. De leur côté, les leaders du Sud ont joué leur option à fond : « Quand ils ont plongé, ils n’y sont pas allés à moitié dit Francis Le Goff. Il fallait profiter de la queue du front, c’est là que les écarts se sont creusés au sein du peloton, pas tellement dans l’alizé où les vitesses sont très proches entre les bateaux »
Au pointage de dimanche dernier à 13 heures, William Mathelin-Moreaux et Pietro Luciani (Les Invincibles) venaient d’abattre 307 milles en 24 heures, plus de 100 de mieux que SNSM Faites un don. Au final, le plus prompt sur la route des Alizés a été Seafrigo-Sogestran des normands Guillaume Pirouelle et Cédric Château. À l’heure où nous bouclons ces lignes, il n’est plus qu’à 35 milles de SNSM Faites un don et pourrait s’emparer de la tête du classement dans les douze prochaines heures…
Les premiers ne seront pas les derniers ! Si tout ne se passe pas comme dans les livres pour les Nordistes et que les modèles ne sont pas parole d’évangile, les 1000 derniers milles de course devrait cependant nettement rebattre les cartes. Une dépression assez creuse va se former le week-end prochain au Sud des Bermudes et entraîner une rupture nette de l’alizé, envoyant même des vents de Nord-Ouest sur l’arc antillais. A ce jeu, la position « à droite du parcours » de SNSM Faites un don, sera favorable puisqu’ il n’aura pas de bord à tirer contrairement aux Sudistes : « Dans tous les routages qu’on lance, les leaders du Nord finissent sur le podium ou tout proche, avec une part d’incertitude importante puisqu’on n’est qu’à 6 jours au mieux de l’arrivée» confirme Yann Château. Le dernier chapitre de cette TRANSAT CAFÉ L’OR s’annonce donc aussi éprouvante que passionnante, avec un match Nord-Sud ouvert qui pourrait durer jusqu’au bout.
Un café allongé, limite americano pour certains… Vu de son ordinateur, on pourrait croire à une Route du Café spécialement longue. C’est un peu vrai à cause de l’escale à La Corogne des Class40. Mais chiffres en main, elle devrait se terminer dans un timing pas si éloigné des dernières éditions. Les leaders avaient mis plus de 18 jours en 2021 sur une distance quasi équivalente et 21 jours en 2021 sur un parcours faisant doubler le Cap Vert. « Les autres classes sont allés très vite et c’est ça qui laisse penser à une course lente des Class40 » fait observer Francis Le Goff.
Reste que la direction de course surveille de près les retardataires qui ne pourront malheureusement pas arriver dans le temps de course, même si la fermeture de ligne a été repoussée pour la deuxième fois, fixée désormais au 24 novembre. A date, sur les 35 concurrents en course chez les Class40, huit doivent encore parcourir plus de 2000 milles pour rallier Fort-de-France. Si le rationnement de la nourriture est sans danger, la question de l’eau ne prête pas à sourire, car tous les Class40 ne sont pas équipés de dessalinisateurs. Chaque bateau avait droit à 160 litres de contenant maximum au départ. À cela s’ajoute les 20 litres du bidon de survie ou encore les réserves contenues dans les radeaux en cas d’extrême limite. Le recours à ces réserves est évidemment soumis à pénalité, de 2 à 24 heures pour rupture volontaire d’un plomb…
Sam Davies et Violette Dorange ont signé une belle 6ᵉ place sur la Transat Café L’Or à bord d’Initiatives-Cœur. À son arrivée, Sam Davies a confirmé qu’elle allait passer la barre de son bateau à un nouveau skipper. Violette Dorange est pressentie pour lui succéder, mais rien n’a encore été officialisé. Sam Davies, de son côté, poursuivra la course au large, mais désormais en double ou en équipage.
Longtemps positionnées dans le groupe de tête, au contact des équipages les plus rapides lors du passage aux Canaries, les deux navigatrices signent une belle 6ᵉ place. Cette performance vient couronner une année riche en collaboration, en cohabitation et en transmission entre Sam Davies et Violette Dorange, qui disputait ici sa première transatlantique à bord d’un foiler. Ensemble, elles ont mené la course solidaire avec brio : 24 enfants ont été sauvés grâce à l’opération « 1 clic = 1 cœur », soutenue par les sponsors-mécènes du projet (Les Chocolats du Cœur, K-LINE et VINCI Énergies).
” C’est juste incroyable de passer la ligne d’arrivée sur ce bateau incroyable! Je suis trop fière de cette sixième place et surtout qu’on a sauvé 24 enfants grâce aux dons, au soutien du public et aux partenaires pendant la course. Merci aussi à notre super équipe pour avoir préparé ce bateau au top pour encore réussir à pousser le bateau à fond avec confiance et sans soucis techniques.”
” Vous vous inquiétez pas – je n’arrête pas la course au large!!! Je vais passer la barre de mon beau bateau à un nouveau skipper pour la suite de ce projet (avec plaisir car j’ai eu de la chance d’être skipper Initiatives Cœur pendant 8 ans, 2 Vendée Globes et c’est bien aussi de laisser la place aux autres et chercher des nouveaux défis!!) De mon côté je veux justement continuer à naviguer sur ces IMOCA incroyable mais avec les autres, pour aussi profiter de la parti navigation sans tout le poids d’être skipper donc je vais chercher à embarquer quand j’ai une opportunité en double ou en équipage. J’ADORE ça!! Mais aussi, c’est bien de se lancer des nouveaux défis dans la vie et changer ses objectifs – je veux aussi m’appliquer à terre dans les projets de Vendée Globe pour appliquer mon expérience et expertise pour aider un futur skipper du Vendée Globe mieux préparer sa course!! Et entre temps – dans une semaine – encore une transat pour ramener le beau Initiatives Cœur à la maison avec Violette, Joseph et Milo de notre équipe technique! Les navigations continuent…”
Après l’arrivée des 3 Class40 scow, les 5 pointus sont tous arrivés à bon port à la Réunion dont l’équipage Free Dom, Thibaut Lefevere – Navigateur – François Martin, local de l’étape qui a été fêté dignement à son arrivée, terminant 6e de l’étape après une bataille au coude à coude avec les autres concurrents. L’équipage brésilien Barco Brasil qui termine premier pointu.
La Havraise Corinne Migraine a été élue nouvelle Vice-présidente de World Sailing lors des élections qui se sont tenues pendant l’Assemblée générale, ce samedi, en Irlande. Corinne Migraine a été élue Vice-Présidente de World Sailing aux côtés de la Chypriote, le Dr Papamichalopoulos lors du premier et unique tour de scrutin. Ces nominations garantissent une nouvelle parité hommes-femmes au sein du conseil d’administration de World Sailing, conformément à la constitution. A 56 ans, Corinne Migraine est désormais engagée pour un mandat de trois ans.
Corinne Migraine, de bénévole de club à vice-présidente de World Sailing Corinne Migraine est une navigatrice expérimentée investie depuis plus de 20 ans dans la voile française et internationale. Co-skippeuse du J133 PINTA, elle a remporté plusieurs épreuves majeures, dont la Fastnet Race en 2017 et 2023. Très engagée dans la gouvernance du sport, elle a présidé le SRH Le Havre (2011–2018) puis a été Vice-Présidente de la Fédération Française de Voile (2017–2024), en charge de la voile habitable et de la course au large. Depuis 2021, elle est Vice-Chair du Oceanic & Offshore Committee de World Sailing et représente le Groupe D au Council. Havraise, elle est également fondatrice de la Normandy Elite Team, qui accompagne de jeunes talents dont ont notamment fait partie les talentueux Charlie Dalin, Jérémie Mion ou Pauline Courtois. En dehors de ses engagements nautiques, Corinne est mère de quatre enfants, tous engagés en compétition, mais aussi une artiste peintre reconnue qui revisite des cartes marines anciennes en œuvres d’art. Elle dirige également une entreprise industrielle de 100 salariés au Havre.. Corinne Migraine, Vice-président de World Saling : « C’est un immense plaisir d’être élue Vice-présidente de World Sailing et de représenter la France, l’une des grandes nations de notre sport. Il était important que notre pays soit représenté au sein du Board. Si j’ai été élue, c’est sans doute parce que je connais la voile dans toutes ses dimensions, du terrain jusqu’à l’international. Tout a commencé il y a 20 ans, lorsque j’ai poussé la porte du club SRH Le Havre qui n’avait pas d’école de voile. Je l’ai créée, avec quatre enfants, dont trois étaient les miens. Quelques années plus tard, le club est devenu l’un des plus grands en France et preuve que la voile n’est pas seulement un sport, c’est une véritable école de vie. J’ai accompagné des jeunes vers leurs rêves, qu’ils soient olympiques ou de course au large. Mon constat est que World Sailing consacre une majorité de son énergie à l’Olympisme. Les Jeux Olympiques sont essentiels pour la visibilité de notre sport, mais la voile ne peut pas se résumer à sa seule dimension olympique. Match racing, flotte, team racing, offshore… ces disciplines sont celles que pratiquent la majorité des marins dans le monde. Elles sont indispensables pour former, faire rêver et renouveler notre sport. Mon objectif au sein de World Sailing est de rééquilibrer cela pour que toutes les formes de voile évoluent ensemble. Le mouvement est déjà lancé : nous avons créé le premier championnat du monde d’offshore mixte, et pour la première fois, les “Sailors of the Year” sont issus de la course au large grâce à Charlie Dalin et Justine Mettraux. Un symbole fort ! »
Yann Dollo, Directeur Général Adjoint de CDK Technologies est décédé à 58 ans. Il était également impliqué dans le cluster Bretagne Pole naval (BPN) et membre de l’interprofession du port de Lorient (IPL). Message de CDK Yann laisse un grand vide, dans nos équipes comme dans le monde industriel et maritime qu’il a tant contribué à faire grandir. Ingénieur de formation, il a toujours eu une passion sincère : accompagner les femmes et les hommes, faire grandir les projets, encourager les idées et valoriser les talents. De Lorient Technopole Innovations à Eurolarge Innovation, puis au sein de CDK Technologies depuis 2014, Yann a su inspirer par son écoute attentive, sa bienveillance et son énergie tournée vers l’avenir. Il portait haut les valeurs d’innovation, de précision et de passion, convaincu que la réussite collective repose avant tout sur la force d’une équipe unie. Toujours positif, même face aux défis, il savait insuffler la confiance, reconnaître le travail accompli et célébrer chaque progrès. Son optimisme, sa curiosité et son humilité resteront pour nous une source d’inspiration durable. Aujourd’hui, au-delà du professionnel remarquable, nous perdons un collègue estimé, un compagnon de route et un ami sincère. Un dernier hommage lui sera rendu le mercredi 12 novembre 2025 à 15h15, au crématorium de Kerlétu à Lorient. Nos pensées les plus sincères accompagnent sa famille, ses proches et tous ceux qui ont eu la chance de croiser sa route. Merci Yann, pour ton regard positif, ta fidélité et la trace lumineuse que tu laisses dans l’histoire de CDK Technologies.
Arrivée de la 2e étape de La Boulangère Mini Transat 2025 à Saint-François (Guadeloupe / FR) - 986 MOCUDET QUENTIN
Les arrivées se succèdent à St François en Guadeloupe. Quentin Mocudet et Amaury Gérin ont pris la 2e et 3e place en série après une belle bataille à 4 à l’approche de l’arrivée avec Antonin Chapot et Joshua Schopfer.
À 26 ans, Quentin Mocudet (986) (Saveurs et Delices ) termine deuxième dans la catégorie série, au terme d’une lutte acharnée avec Amaury Guérin jusqu’aux derniers instants. « Depuis trois jours, nous nous croisons sans cesse, parfois on se perd de vue, puis on se retrouve », raconte Quentin, exténué mais radieux sur le ponton de Saint-François. « Jusqu’à cette nuit, alors que je sortais d’une sieste, j’ai revu mes concurrents à l’AIS et il a fallu continuer à contrôler. Cela ne s’arrêtait jamais. Des grains sont arrivés et tout est devenu incertain : un coup Amaury Guérin reprenait l’avantage, un coup je revenais. Il fallait rester patient et surtout ne pas commettre d’erreur. J’étais soulagé que ça se termine sur une deuxième place plutôt qu’une quatrième. »
La route vers ce podium a été semée d’embûches. En 2022, une blessure à l’épaule avait compromis sa saison. Quelques mois plus tard, c’est un incendie sur son bateau qui a mis un terme définitif à sa participation à la dernière édition. Et comme la fatalité s’acharne parfois, il a cette année heurté un bateau de pêche et manqué plusieurs courses capitales, ajoutant un nouveau chapitre à une série de mésaventures qui aurait découragé beaucoup d’autres. « Ça fait cinq ans que je prépare ce projet et j’en ai ch… J’y pensais tout le temps sur l’eau et je me disais que je n’avais pas le droit de lâcher. Je voulais finir sur le podium, en ayant tout donné, au meilleur de moi-même », confie-t-il.”
” On a longtemps cherché Paul Cousin, sans jamais le trouver, et on a vite compris que ça allait être compliqué. On se croisait souvent à l’AIS avec les autres concurrents, et pendant cinq jours, c’était toujours la même dynamique : on ne se voit pas pendant une journée et demie, puis on se retrouve. À chaque fois, c’est hyper stressant. Pendant une journée et demie, tu te demandes si tu vas gagner ou perdre des places. Je suis vraiment content d’arriver, je n’en pouvais plus. C’était trop de stress de ne pas savoir… Et à la fin, avec les grains, tu ne sais jamais à quelle sauce tu vas être mangé. Tu peux très bien avoir dix milles d’avance et tout perdre. »
« Nous étions souvent en petit groupe, avec au moins une personne par jour à l’AIS. C’était bien, mais parfois ça parlait un peu trop ! Le meilleur moment, c’est quand on a commencé à toucher les alizés après le waypoint… Les surfs étaient juste magiques. Sur les derniers bords, la houle était plus difficile à gérer. Ça tapait, ce n’était pas toujours agréable. Cette Mini Transat, c’est avant tout pour traverser l’Atlantique en solitaire, et peut-être le début d’une carrière. Depuis le début, le projet ne s’est jamais déroulé comme prévu. Ça fait cinq ans que je me bats pour cette transat. Je suis super heureux de finir deuxième, je n’aurais pas pu rêver mieux ! Tous les jours sur l’eau, je pensais aux difficultés que j’ai traversées pour être là. Je me disais que je n’avais pas le droit de lâcher. À un moment, j’ai même cru que je pouvais gagner. Quand j’ai compris que ce n’était pas possible, je me suis accroché pour finir deuxième, avec la conviction que je ne pouvais pas finir ailleurs que sur le podium et que je devais tout donner. J’étais heureux en mer, mais sur la fin, un peu triste de terminer ce projet de cinq ans avec ce bateau. En 2022, j’avais un super bateau, je me suis blessé en mai et le bateau a brûlé en fin d’année, ce qui m’avait fait perdre toutes mes chances de participer à la Mini Transat. Cette année, alors que j’étais deuxième derrière Amaury, j’ai percuté un bateau de pêche et je n’ai pas pu disputer toutes les courses d’avant-saison face à lui et Paul Cousin. C’est toujours très disputé entre nous trois. Aujourd’hui, après cette belle Mini Transat, j’ai envie de continuer sur un autre circuit, Figaro ou Class40. J’espère que c’est le début d’une carrière qui durera longtemps. »
Les chiffres de la course de Quentin Mocudet, 2è série (avant jury) Temps de course : 15j 05h 12min 52s Écart au premier : 05h 33min 28s
Arrivée de la 2e étape de La Boulangère Mini Transat 2025 à Saint-François (Guadeloupe / FR) – 996 GUERIN AMAURY
Amaury Guérin a reçu lui aussi un accueil aussi joyeux que chaleureux, de la part du public venu nombreux et de ses amis Ministes au rendez-vous. Le skipper de 23 ans n’a pas ménagé ses efforts après un début de course en demi-teinte au départ des Canaries. Mais le skipper du Maxi Groupe Satov s’est accroché, en dépit de la perte de son spi max, pour remonter la flotte et décrocher la troisième marche d’un podium très convoité. Un bel accomplissement pour celui qui n’a découvert la course au large qu’il y a trois ans à peine, et qui compte désormais parmi les valeurs sûres du circuit Mini. « C’était une arrivée magique, le long des îles vertes, le bateau sous spi à 15 nœuds, avec le coucher du soleil… Tout était parfait. Je promets que je n’avais pas calculé le timing, mais c’était idéal. J’ai eu du mal sur la première moitié de la course : je me suis fait piéger dans la molle de l’anticyclone. Je suis parti trop vite vers l’ouest, et ça m’a coûté cher pour la suite. À mi-parcours, mon objectif était de remonter dans le top 3, mais ça a été compliqué… Quatre jours avant l’arrivée, j’ai déchiré mon spi max. Je l’ai retrouvé enroulé dans les safrans, dans 25 nœuds d’alizé. J’ai dû faire marche arrière pour essayer de le dégager. J’étais accroché à mon harnais, la tête dans l’eau, le couteau à la main pour le découper. Après ça, j’ai dû finir la course avec le spi médium. J’ai tout donné pendant quatre jours pour essayer de recoller, mais j’avais un déficit de vitesse. Je n’ai pas réussi à rattraper Quentin (Mocudet), mais j’avais Antonin (Chapot) et Joschua (Schopfer) à portée — on s’est bien battus. Depuis 24 heures, j’étais à la barre non-stop pour garder la meilleure vitesse possible, mais avec la fatigue et les sargasses, c’était vraiment dur. Ce que je venais chercher en participant à cette Mini Transat, c’était de progresser en course au large. Et ça, je l’ai vraiment trouvé en trois ans de projet. J’ai l’impression d’avoir énormément progressé. Quand je suis arrivé, quand j’ai débarqué en Mini, je ne savais même pas prendre un ris en mer, j’étais un peu à l’arrache. Aujourd’hui, j’ai l’impression d’être à l’aise en mer. Si la course avait continué encore quinze jours, ça ne m’aurait pas dérangé. Et j’ai aussi trouvé plein de copains ! Avant la suite du programme — ramener le bateau à la voile jusqu’en Vendée en juin prochain —, on peut dire que la partie sportive de mon projet est terminée. Et c’est un vrai bonheur d’arriver ici ! »
Antonin Chapot termine 4ᵉ de La Boulangère Mini Transat 2025. À quelques milles seulement des autres leaders. “ Je suis arrivé avec les dernières lumières du jour, c’était assez fou. Le plus dingue, c’est que j’étais tout le temps en train de grappiller les deux, trois, quatre premières places. J’ai enfin réussi à m’immiscer dedans et à doubler Joschua au dernier moment. C’est un peu un finish de rêve. Je savais que Paul était inatteignable, mais avec Amaury (Guérin), Quentin (Mocudet), Joschua (Schoppfer) et moi, on se tenait tous dans un rayon de dix milles. C’était un truc de ouf ! On se disait : « Ouah, ça va être dur jusqu’au bout. J’ai pris les choses au jour le jour. Je ne comptais pas les jours, je faisais ce que j’avais à faire et, quand le travail était fini, je recommençais. C’est passé assez vite au final, même si, à certains moments, je me demandais ce que je foutais là. Mon cas est particulier, car j’ai toujours eu quelqu’un à l’AIS avec Blaise Ribon. Ça nous a tirés vers le haut et c’est sans doute pour ça qu’il va faire sixième. Sportivement, je voulais faire un top 5 et je termine 4e, donc la case est cochée. Émotionnellement, j’ai bien fait le plein : d’énervement contre moi-même, de rage, mais aussi d’émerveillement. C’est l’accomplissement de deux années de travail. »
Joshua Schopfer, 5e, souvent pointé dans le premier wagon de cette étape entre les Canaries et la Guadeloupe, a su tirer son épingle du jeu dans les rangs compacts de la flotte des bateaux de série. « À l’arrivée, c’était vraiment sympa de revoir le spi bleu d’Antonin (Chapot) de plus en plus proche, mais pas assez proche, malheureusement ! J’ai eu une super belle approche de la Guadeloupe avec les îles… et le ti punch à l’arrivée ! Le bateau va bien, il a quelques petits bobos, mais ce n’est pas trop grave. De cette transat, je retiens beaucoup de mer et de ciel… et beaucoup de poissons volants ! Je ne pensais pas en voir autant. Plus sérieusement, il faudrait un livre pour décrire la Mini Transat. Il y a tellement d’émotions, de vécu, d’expériences magnifiques… Et les copains, la famille qui sont là à l’arrivée, cela fait trop plaisir. Apparemment, il y a un Suisse qui a gagné la Mini Transat… Bravo Mathis ! Deuxième Bourgnon qui gagne, cela montre que la Suisse est bien présente dans la course au large, cela fait bien plaisir. Dans l’immédiat, je ne sais pas trop ce que je souhaite : une bière, les résultats du foot (rires)… »
Arrivée de Paul Cousin (FR), vainqueur (série) de la 2e étape et du général de La Boulangère Mini Transat 2025 (avant jury) à Saint-François (Guadeloupe / FR)
Paul Cousin (981 – AFP Biocombustibles) s’est imposé dans les bateaux à série arrivant à la 8e place en temps réel. Ses premiers mots à l’arrivée.
Il aura dominé la saison 2025 du circuit Mini 6.50 de la tête et des épaules. Sans tout gagner, Paul Cousin a confirmé course après course son statut de favori chez les bateaux de série, la catégorie la plus disputée de La Boulangère Mini Transat avec 57 concurrents engagés. Spécialiste de la voile légère et de la régate au contact, le skipper normand, originaire de Ouistreham, a démontré qu’il savait aussi briller sur les grands espaces océaniques. À 26 ans, celui qui rêvait plus jeune de ronds olympiques s’offre une victoire éclatante sur un parcours de plus de 3 300 milles (6 100 km) entre Les Canaries et la Guadeloupe, en tête de la quasi-totalité des pointages.
Ce dimanche matin, à Saint-François, le skipper du Maxi 981 AFP – Groupe Biocombustibles a coupé la ligne d’arrivée avec 70 milles d’avance sur son plus proche poursuivant. Une marge considérable dans cette flotte dense des bateaux de série, où chaque minute compte d’ordinaire. Issu du CVSAE – le Club de Voile de Saint-Aubin Elbeuf, véritable vivier de talents normands – Paul Cousin confirme tout le potentiel entrevu depuis ses débuts. Une victoire nette, maîtrisée, qui consacre un compétiteur complet, déterminé et qui rêve déjà de disputer La Solitaire du Figaro.
Quelles sont tes premières impressions ?
« Ce sont plein d’émotions auxquelles tu ne t’attends pas. Je suis très content d’avoir franchi la ligne en premier. Avec le classement, ça faisait quelques jours que je m’y attendais, mais on imagine toujours le pire scénario pour assurer le coup. Je pense avoir fait une belle course, je suis content de moi. Je n’ai jamais aussi bien navigué sur une course océanique. C’était serré, il fallait gagner quel qu’en soit le prix à payer : ne pas dormir, ne pas manger, mettre le même rythme que sur une régate en contact. »
Comment as-tu vécu cette expérience, seul sur ton bateau à travers l’océan ?
« J’avais déjà fait une qualification de 12 jours, donc j’étais acclimaté. Je savais ce que c’était d’avoir faim à l’arrivée. Ce qui m’a le plus manqué, c’était la vision du jeu — savoir qui fait quoi — et là, c’est solo jusqu’au bout.
Il ne faut pas se monter le chou, il y a un gros travail mental à faire. Moi, je n’étais pas prêt à vivre ça, sans communication. Sur les courses de saison, on a toujours l’AIS, on voit les concurrents… là, on ne voit personne.
Il ne faut pas lâcher le morceau. On est sur une transat assez particulière, avec l’annulation de la première étape. La première s’est passée correctement, mais je n’étais pas hyper content de moi. J’ai fait des vraies boulettes — notamment au portant — que j’ai pu corriger sur la deuxième étape. »
Dans quel état est ton bateau ?
« J’ai un sac à spi déchiré, c’est tout. Franchement, il est nickel : le bateau n’a pas de problème. Pourtant, hier, j’ai tiré dessus, mais je me suis dit qu’il fallait que je calme le jeu, sinon ça allait finir sous gréement de fortune à 300 milles de l’arrivée. Maintenant, il faut aller voir en dessous du bateau, vérifier s’il n’y a rien. »
Quels bons moments de mer gardes-tu en tête ?
« La lune. Il faisait jour la nuit, c’était super. Mes frontales sont chargées, je n’en ai utilisé qu’une. C’était cool, les levers de lune, les couchers de lune. »
Que représente cette victoire pour toi ?
« C’est l’aboutissement de trois ans de travail acharné… Mes proches sont là, toute ma famille, ma copine, mes amis… Après j’aimerais bien poursuivre en Figaro, mais chaque chose en son temps…»
Sa course en chiffres
1 – Série (981) AFP – Biocombustibles – Paul Cousin Arrivée : 09/11/2025 14:39:24 UTC Temps de course : 14j 23h 39min 24s Sur l’ortho : 2606.38 nm / 7.2 nds Sur le fond : 3304.74 nm / 9.2 nds
Près de soixante équipages repartis en cinq groupes ont régaté dans des conditions légères au niveau du vent mais avec un climat doux et ensoleillé à Saint-Tropez en ce week-end automnale du 8 et 9 novembre 2025.
Le comité de course présidé par Alice Coquant n’a rien lâché pour permettre de lancer au moins une course par jour. En petit temps, la tactique et la concentration ont donc été très un enjeu primordial pour la gagne. Lors de la remise des prix ce dimanche 9 novembre, en présence de Michel Perrault, adjoint à la culture, au Port et espaces maritimes de la Ville de Saint-Tropez, le Président de la Société Nautique de Saint-Tropez, Pierre Roinson a tenu à remercier tous les concurrents venus parfois de loin, le comité de course, l’équipe ainsi que les bénévoles en mer et à terre de la Société Nautique de Saint-Tropez qui se sont démenés pour accueillir au mieux les participants. Une édition qui a fait encore l’unanimité au niveau de l’accueil chaleureux pour plus de 300 équipiers.
Après les deux courses comptabilisées, dans le groupe IRC, l’équipe BIM 3 avec Jérémy Combe de la Société Nautique de Saint-Tropez l’emporte devant PRETEXTE² de Jérémie Lagarrigue de Sainte Maxime et MIDI VOILES de Michel Delsemme de la SN Saint-Tropez. Dans les groupes Osiris, MAJOLAN de Christian Le Floch en OSA, TEAM CAPTAIN NASON S avec Christelle Renaud en OSB et FALABRAC avec Frédéric Peroche en OSR remportent la victoire dans leur groupe. Quatrième édition à cette course pour les First 31.7 de Méditerranée et son association dirigée par Jérôme Vandewalle avec cette année dix unités en lice pour leur dernière course de leur calendrier. C’est ELEA de Danielle Vanhove qui l’emporte en First 31,7 devant PROCYON VILLE DE ST MANDRIER de Guy Gorzerino qui lui remporte la 1ere place finale du championnat First 31,7 de Méditerranée remis par le vice-président de la Classe : Martin Raynaud. Les concurrents ont été ravis de l’organisation et de la convivialité hors pair de la Société Nautique de Saint-Tropez.
Prochain rendez-vous imminent pour la Société Nautique de Saint-Tropez, la Marblehead Trophy avec la classe des Dragon, ex-série olympique en voile, qui se disputera du 14 au 17 novembre 2025.
Podium après deux courses validées : Groupe IRC : 1- BIM3 – Jérémie Combe (SN Saint-Tropez) 2- PRETEXTE² – Jérémie Lagarrigue (CN Sainte Maxime) 3- MIDI VOILE – Michel Delsemme (SN Saint-Tropez)
Groupe OSA : 1- MAJOLAN – Christian Le Floch (SN Saint-Tropez) 2- L’AUTRE FEMME de Lionel Michon (SN Saint-Tropez) 3- LA MICHE de Maggie Kolodiege (CN Sainte Maxime)
Groupe OSB : 1- TEAM CAPTAIN NASON’S de Christelle Renaud (CN Sainte Maxime) 2- MIKALA – Serge EHRHARDT (Sn Saint-Tropez) 3- LA BELUGUE- Fabien Badouric (SN de Bandol)
Groupe OSR : 1- FALABRAC- Frédéric Peroche (CN La Napoule) 2- BOOMERANG- Lorenzo cappelo (CN St Raphael) 3- OLD BROTHERS – Erik Lehmann (CN Marine de Toulon)
Classe First 31,7 : 1- ELEA- Danielle Vanhove – SR Antibes 2- PROCYON VILLE DE ST MANDRIER – Guy Gorzerino 3- EDEN -Pierre Henri Gannac (CNTL)
Les 36 binômes encore en lice en Class40 ont encore plus de 1 500 milles à parcourir. La flotte des Class40 aura connu une course très différente de celle des trois autres classes engagées (ULTIM, Ocean Fifty et IMOCA). Elle a d’abord dû faire escale à La Corogne pour éviter le cœur de la dépression, avant de reprendre la mer et d’entrer dans une phase de choix stratégiques déterminants. Il s’agit d’ailleurs de la seule catégorie où une option tactique majeure a scindé la flotte en deux : l’une au nord, l’autre au sud, de part et d’autre d’une dorsale anticyclonique.
Edgard Vincens (Phare 40 – Ha Plus PME) rappelle les enjeux de cette séparation stratégique, désormais en place depuis quatre jours : « La route nord est plus courte, mais plus risquée car elle impose de traverser une dorsale anticyclonique. La route sud permet d’aller chercher les alizés, sauf qu’ils ne sont pas bien établis. Cela rallonge la distance, mais c’est moins casse-bateau, on navigue au portant, et c’est plus rapide. » Au nord, Corentin Douguet et Axel Tréhin (SNSM – Faites un don) mènent la flotte et tentent de se frayer un passage de plus en plus sinueux à travers la dorsale, avançant à une dizaine de nœuds pour franchir 200 milles. Ils entraînent dans leur sillage six autres bateaux, dont celui de Michel Desjoyeaux à bord de TrimControl. Au sud, Guillaume Pirouelle et Cédric Château (Seafrigo-Sogestran), accompagnés d’une dizaine d’équipages, n’ont plus de questions à se poser : cap droit devant, tout schuss dans les alizés vers la Martinique. Ils accusent 290 milles de retard sur les nordistes, mais cet écart devrait rapidement se résorber dans les prochains jours. Reste à savoir qui aura fait le bon choix.
Lomano Takasi et Jean Marre (Réauté Chocolat) ont eux aussi opté pour le sud. « Nous avons lancé le projet tardivement, on n’a eu que deux mois de préparation et là, c’est la première journée où je ne sors pas la caisse à outils », confie Lomano. Dans de telles circonstances, hors de question de prendre des risques et de filer au nord. « On savait bien un moment qu’on allait payer notre manque de préparation mais l’essentiel, c’est de continuer la course et de ne pas prendre trop de risques ».
Tous poursuivent donc leur route avec les petites joies qui vont avec. Les sudistes peuvent ainsi profiter d’un mercure de plus en plus élevé et ça fait du bien. « On peut enlever nos bottes, nos pantalons de ciré et sortir les tee-shirts et la crème solaire, sourit Edgard Vincent. C’est comme si c’était une nouvelle course qui débute ». Désormais, place au portant avec la volonté de toujours « préserver le matériel » et « prendre le maximum de plaisir ».
« On sent qu’on se déconnecte vraiment de la terre » Chez les amateurs comme les professionnels revient en effet l’idée que cette aventure se doit d’être vécu à fond et qu’il est important de l’accepter comme telle, avec ses péripéties et ses incertitudes. « Même si la route sud est technique, la vie à bord est plus agréable, ça cogne moins et il fait moins froid, sourit Jean-Yves Aglae. On ne va pas se plaindre de là où on est, on a signé pour ça ! »
Au large, malgré la rudesse des conditions et la répétition des efforts, le plaisir est partout. Il est dans les messages de soutiens reçus quotidiennement à bord de Martinique Horizon, le banc de thons aperçu depuis le pont de Réauté Chocolat, les « conditions magiques » ressenties sur #Empower. Les marins de Phare 4 – Ha Plus PME, eux, s’offrent des « petites célébrations » (chocolat, saucisson) à chaque petite victoire. « Ce qui est génial, c’est qu’on sent qu’on se déconnecte vraiment de la terre » complète Pierre Brasseur (Inland Roots Ocean Soul)
Lomano Takasi va dans son sens. « Il faut relativiser, ne pas être focalisé sur le calendrier et nos jours d’arrivée, assure-t-il. Nous sommes au milieu de l’Atlantique, au soleil, on fait du sport, du bateau à voile. Il est important de réussir à s’émerveiller, d’apprécier que les couleurs sont différentes de la terre, d’apprécier qu’ici le bleu de la mer paraît encore plus bleu ». Ils ont encore neuf jours pour profiter pleinement de ce qui est bien plus qu’une course mais une aventure, une expérience qui restera gravée à jamais dans leurs mémoires.