La Finistère Atlantique partira vendredi à 13h de Concarneau pour une grand boucle Atlantique de 3500 milles. Les 4 Ultimes au départ ont présenté leurs équipages. Une bonne occasion de comparer les performances de chaque bateau qui continuent d’évoluer.
Naviguer en équipages permet de pousser au maximum les curseurs de la performance et de partager la charge mentale importante que représente la navigation à bord de ces géants. Les skippers Yves Le Blevec (Actual Ultim 3), Armel Le Cléac’h (Banque Populaire), Charles Caudrelier (Maxi Edmond de Rothschild) et Thomas Coville (Sodebo Ultim 3), chacun accompagné de cinq ou six équipiers prendront le départ vendredi prochain avec sans doute l’envie d’en découdre mais surtout d’en apprendre un maximum sur la conduite de leur bateau en constante évolution.
On attendra de voir – en l’absence de SVR-Lazartigue – comment se situe Sodebo Ultim’3 doté de nouveaux foils face au maxi Edmond de Rothschild référent actuellement de la classe et de Banque Populaire de retour de transat et qui a du également progresser dans la découverte du bateau alors qu’Actual jouera sur la fiabilité et pas loin du maximum de ses polaires.
Pour naviguer sur ces bateaux, chaque équipe a sélectionné des marins aguerris aux conditions extrêmes et à la haute vitesse en multi. A noter le nouveau binôme formé entre Armel Le Cleac’h et Sébastien Josse qui a rejoint l’équipe pour apporter toute son expérience acquise chez Gitana.
Les équipages du Finistère Atlantique – challenge ACTION ENFANCE Actual Ultim 3 Yves Le Blevec, skipper Anthony Marchand Ronan Gladu Amélie Grassi Jean-Baptiste Le Vaillant Alex Pella
Banque Populaire XI Armel Le Cléac’h, skipper Sébastien Josse Thierry Chabagny Pierre-Emmanuel Hérissé Ronan Lucas Quentin Ponroy
Maxi Edmond de Rothschild Charles Caudrelier, skipper Morgan Lagravière David Boileau Franck Cammas Erwan Israël Yann Riou
Sodebo Ultim 3 Thomas Coville, skipper Thomas Rouxel Thierry Douillard François Duguet Corentin Horeau Philippe Legros Nicolas Troussel
Programme de la course
29 juin 2022 : Ouverture du village-départ
1er juillet 2022 : Départ de la course à 13h00
7 juillet 2022 : Arrivée possible des bateaux à Concarneau
The Transat partira de Lorient en 2024 et 2028. Après un report en 2020, l’ex-transat anglaise sera l’un des rendez-vous important en 2024 et notamment en Imoca avant le Vendée Globe. Le port d’arrivée sur le continent nord-américain sera annoncé prochainement.
Multi-classes, ouverte à plusieurs catégories de bateaux, monocoques et multicoques, la liste des catégories admises sera confirmée dans l’avis de course.
Ils ont dit :
Loïg Chesnais-Girard, Président de la Région Bretagne : « Après l’annulation contrainte de l’édition de 2020, je suis ravi de retrouver en 2024 un des plus grands rendez-vous de la course océanique en solitaire, The Transat CIC, avec son parcours exigeant de plus de 3000 miles en Atlantique Nord sur lequel Eric Tabarly s’était très tôt illustré. Nous aurons le plaisir de voir s’élancer ses successeurs depuis le port de Lorient, terre d’accueil résolument tournée vers le large et ouverte sur l’innovation, avec le soutien de la Région Bretagne comme Partenaire Principal. Cette course, ouverte à toutes les catégories de bateaux, sera aussi un évènement populaire, à la fois sportif et festif, pour toutes les Bretonnes et les Bretons et les amoureux de la transat anglaise. Avec fidélité, la Région Bretagne s’engage à nouveau aux côtés des organisateurs pour faire vivre un nouveau chapitre de cette course historique ».
Fabrice Loher, Président de Lorient Agglomération et Maire de la ville de Lorient : « Ce point presse est un moment très important pour nous, après deux années de travail entre Lorient Agglomération et Lorient Grand Large afin de mettre en place un programme de courses qui se veut complet et qui concerne l’ensemble des acteurs de La Base, que ce soit en compétition ou en loisir, sur quatre ans. Cet investissement assez important nous permettra de conforter le caractère mondial de notre pôle course au large, en termes d’image et d’attractivité. Lorsque nous investissons dans le secteur maritime, on le fait par passion. Il est également question de retombées économiques pour les entreprises lorientaises, avec plus de 650 emplois à Lorient dont 480 sur La Base, ainsi que de potentielles retombées de développement avec d’autres territoires. Mais on le fait avant tout pour le goût de la mer. Nous avons vécu de nombreux départs et arrivées de courses à Lorient La Base qui donnent toujours lieu à de magnifiques événements pour le grand public. Nous avons désormais envie d’aller plus loin dans l’animation du site et dans l’échange entre terre et mer, afin d‘encourager nos habitants à venir sur les pontons, à la rencontre des skippers car une telle proximité n’est pas donnée dans tous les sports. La cerise sur le gâteau est l’arrivée sur le territoire d’une course particulièrement prestigieuse. J’ai en effet le plaisir de vous annoncer que Lorient sera ville de départ des deux prochaines éditions de The Transat CIC. Nous sommes très heureux de prendre la suite de la ville de Brest et d’accueillir cet événement, qui nous permettra également de fêter les 60 ans de la victoire d’Eric Tabarly sur la Transat anglaise (ancien nom de la course, ndlr) ».
Jean-Philippe Cau, Président de Lorient Grand Large : « Lorient La Base est un site emblématique où tout est adapté à la pratique de la course au large : les acteurs y sont présents, la rade représente un plan d’eau exceptionnel avec l’île de Groix juste en face et la porte ouverte sur l’Atlantique, de nombreux teams y sont installés, tout comme les entreprises spécialisées du secteur… Tout ce monde participe activement à l’attractivité du lieu et partage une fierté certaine d’être à Lorient, que l’on retrouve chez les habitants. Et c’est ce lien entre terre et mer que nous désirons renforcer. Lorient étant un port de départ ou d’arrivée évident, situé au coeur de la Bretagne, berceau de la course à la voile, la création de nouveaux rendez-vous va nous permettre de nous adresser au plus grand nombre et de proposer de la variété dans les événements organisés sur site. Car notre idée de la course au large n’est pas de se cantonner à une seule épreuve ou à une seule classe de bateaux, mais de s’ouvrir à l’ensemble de ses acteurs, de proposer un programme qui touche pratiquement tout le monde et d’accueillir des évènements de toutes envergures. Et permettre ainsi de repositionner Lorient comme lieu incontournable de la discipline.. Nous dévoilons donc aujourd’hui un programme sportif sur 4 ans, avec notamment The Transat CIC, consistant et varié, qui va permettre à La Base de vivre toute l’année et d’attirer un public en nombre. C’est vraiment cela que l’on souhaite : que le site soit ouvert sur l’extérieur, afin que le public lorientais, morbihannais et breton puisse y accéder, comme nouveau symbole du bien-être et du bien vivre ensemble si caractéristiques de Lorient ».
Le tout beau tout neuf Imoca de 60 pieds V and B – Monbana – Mayenne skippé par Maxime Sorel a été mis à l’eau à Concarneau ce lundi. Le bateau arbore un fier dragon, symbole de l’engagement du skipper et de son équipe pour vaincre la mucoviscidose.
L’Imoca est un sistership améliorée d’Apivia le bateau de Charlie Dalin dessiné par Guillaume Verdier. Il a été construit chez Multiplast à Vannes et chez MerConcept, la société de François Gabart, à Concarneau où une équipe de 120 personnes s’est relayée autour de la conception pendant 30 000 heures.
Le nouveau Dragon des Océans dispose de la même carène qu’Apivia, mais d’une étrave modifiée pour mieux passer la mer notamment dans le grand sud et également de nombreuses astuces techniques qui font sa particularité. Maxime a d’ailleurs souhaité innover sur certaines pièces du bateau, conçues en lin.
La décoration de V and B – Monbana – Mayenne a été imaginée par Julian et Yann Legendre et Jean-Baptiste Epron. Yann Legendre qui a dessiné le dragon, est un célèbre graphiste mondialement reconnu. Cette décoration a demandé un travail d’orfèvre afin d’être positionnée sur la coque du bateau et les voiles…Les prestataires “Ecritures” et Les Ateliers d’Olivier” ont appliqué des pochoirs et la peinture. Une œuvre d’art ? Banksy sort de ce corps !!
Dans quelques jours, après quelques derniers préparatifs, V and B – Monbana – Mayenne prendra la mer pour une première navigation. Par la suite et tout l’été, Maxime et son équipe vont enchaîner les sorties en mer afin d’apprivoiser la bête. La première compétition du monocoque aura lieu, mi-septembre, à Lorient lors du Défi Azimut.
L’Ocean Fifty Leyton barré sur cet épisode par Morgan Lagravière qui remplissait Sam Goodchild sur cet épisode s’est nettement imposé avec 4 victoires sur les 6 courses inshore en rade de Brest. Il a remporté également le « Défi 24h en Finistère ».
300 milles en moins de 18h : les chiffres valent mieux qu’un long discours. Comprenez que les Ocean Fifty ont « tartiné » souvent à des vitesses hallucinantes sur ce grand tour de la Bretagne : entre 30 et 35 nœuds au max, 25 le plus souvent. Le vent de sud-ouest tonique et la grosse mer leur ont demandé une certaine prudence notamment aux abords d’Ouessant, mais n’ont pas empêché les cadors de la voile d’attaquer et de faire marcher leur monture à 100% de leur potentiel. Leyton a donné le ton d’emblée : voilure maximum, qui m’aime me suive ! Une cadence infernale que Primonial et Arkema acceptaient de bonne grâce. Mais ce « Défi 24h en Finistère » a connu quelques péripéties notoires : Solidaires En Peloton-ARSEP cassait son grand gennaker avant la nuit, et terrible coup du sort, Koesio tombait en panne sèche d’électricité quelques minutes après le départ de Brest… Groupe GCA-1001 Sourires, jouant la prudence au maximum et la navigation « en bon marin », se retirait de la course dans la matinée, probablement hors temps dans tous les cas, s’il avait rejoint la ligne d’arrivée. N’empêche, le constat est clair : malgré les pépins du bord, les écarts sont incroyablement minimes, comme les 6 mn qui séparent Solidaires En Peloton-ARSEP de Koesio. Vous avez dit régate au contact ?
Et dire que dans trois jours, les équipages remettent ça en baie de Saint-Brieuc… Le circuit du Pro Sailing Tour demande beaucoup d’exigence et d’endurance pour régater sur des petits parcours et partir au large, 24h durant. A Brest, il fallait les voir batailler avec la même intensité sur chacune des courses ! N’est pas athlète de voile qui veut… Tout avait commencé sous un soleil estival et des tous petits airs. Il planait une sérieuse envie de revanche sur le premier épisode de Bonifacio, les équipages avait une grosse envie de régate au contact. Les joutes dans la sublime rade brestoise ont vu des chamboulements de podium, des passages de bouée ultra serrés, et un Leyton en grande forme, barré par un p’tit nouveau dans la classe, mais néanmoins talentueux, Morgan Lagravière. Arkema prouvait d’emblée qu’il était dans le match et Solidaires En Peloton-ARESP, avec Vincent Riou à bord, qu’il peuvait jouer aux meilleures places. La brise du deuxième jour changeait alors la donne, mais Komilfo, dans son jardin, et toujours en apprentissage, a fait montre d’un fort potentiel, tandis que Koesio n’était jamais loin pour bousculer les meilleurs. Groupe GCA-1001 Sourires, quant à lui, dernier arrivé à Brest après la casse de son étrave à Bonifacio, n’a fait que de la figuration sur ce deuxième épisode. Leyton en tête au classement général certes, mais il reste encore du chemin avant le final à Roscoff, le 10 juillet prochain !
ILS ONT DIT Morgan Lagravière (Leyton) : « C’est une belle satisfaction ! On a terminé en beauté avec cette course offshore que nous avions à cœur de gagner. C’étaient des conditions assez engagées avec des périodes de vagues assez violentes pour le bateau. Le comportement volage du bateau m’a impressionné. Il y un niveau d’engagement très important, il faut être dessus en permanence, c’est de la vigilance de tous les instants. J’appréhendais presque la nuit et finalement on a attaqué plus la nuit que le jour sous pilote automatique. Le bateau est safe, on avait une super ambiance à bord. J’ai adoré les Ocean Fifty, le circuit, le format, il y a tout ce que j’aime. Il y a de l’humain, de la sensation, de la vitesse, du large, de la régate au contact. »
Sébastien Rogues (Primonial) : « On a pris un super départ ! Il a fallu enquiller des virements dans le goulet au plus près des cailloux. Nous restons devant un bout de temps jusqu’à un changement de voile de Leyton, et nous hésitons. Arkema nous dégomme sous trinquette, nous n’étions pas très rapides. Dans le bouillon à Ouessant, nous envoyons en premier le gennaker et nous doublons à tout jamais Arkema. On a eu un problème de pilote cette nuit ce qui nous a fait perdre un petit peu de temps par rapport à Leyton. Nous avons ensuite fait un bord de « bourrin » avec des pointes à 34-35 nœuds jusqu’au phare de la Jument. Tout a été plaisir, jamais nous n’avions longé la Bretagne aussi rapidement ! »
QuentinVlamynck (Arkema) : « C’était intense, c’était top cette régate au contact ! Nous avons encore appris beaucoup de choses. Ceux de devant ont peut-être mieux réussi leurs manœuvres. Nous nous sommes faits vraiment plaisir avec Cesar (Dohy) et Etienne (Carra). Nous avons peut-être été trop prudents, mais sur la fin nous avons poussé le bateau. Il y avait parfois des zones de molle, des grains, il a fallu se battre parce que Thibaut (Vauchel-Camus) revenait fort derrière nous. Dès le départ nous allions vite, mais il y avait moyen de se mettre sur le toit, de casser, il fallait faire attention. »
Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires En Peloton-ARSEP) : « Un départ génial, du beau spectacle ! Après, nous n’avons pas osé à changer de voile d’avant alors que Leyton nous a fait une démonstration qu’il fallait le faire. Arrivé à Ouessant, le grand gennaker a cassé. Nous avons donc mis peu de temps en soi pour réinstaller le petit gennaker, mais ça va tellement vite que nous nous sommes faits distancer. Ceci dit, nous avons cravaché pour remonter les petits copains qui se sont retrouvés à portée de fusil. Nous avons assuré notre matelas sur les deux copains derrière. Ce qui est dur, c’est quand tu n’es plus dans la phase de contact, tu as moins le couteau entre les dents. Nous sommes contents de cette 4e place sur le Défi 24h en Finistère. »
Erwan Le Roux (Koesio) : « Nous avons rapidement été obligés de revoir nos objectifs à la baisse, car dès la bouée de dégagement nous n’avions plus d’électricité. Pour sortir de la rade j’avais la tête dans le moteur. Nous avons navigué en mode furtif ! les gars voulaient continuer pour ne pas prendre de plomb au classement général. C’est un peu tendu quand même de naviguer sans électronique, même si on connait le coin. Par 25 nœuds de vent, c’est chaud ! On a navigué au feeling. Nous avons mis nos flash-light sur nous pour être visibles, mais personne ne nous voyait à l’AIS. Heureusement, qu’il n’y avait pas trop de trafic. On ne sait pas à quelle vitesse nous avons navigué. Nous avons fait les choses de manière plus cartésienne, plus safe, on a été à tâtons. »
Eric Péron (Komilfo) : « Super départ avec 20 nœuds de vent sous le soleil, le rêve ! Nous nous sentions bien, allions vite au près. C’est sur la remontée entre la chaussée de Sein et Ouessant que nous avons vu que la dernière génération de bateaux allait vite dans ces conditions. Nous avons perdu du terrain à ce moment-là. Dans un objectif de travail, nous sommes restés conservateurs sur un choix de voile. Les concurrents se sont barrés et nous avons faits quelques petites erreurs. Cela fait partie de l’apprentissage du bateau, on n’a pas encore nos repères, il y a encore beaucoup de choses à construire et cela prend du temps. Cela nous laisse beaucoup de marge de progression, donc je suis confiant. Nous n’avons presque rien cassé, globalement nous sommes très contents car nous progressons tous les jours. »
Gilles Lamiré (Groupe GCA-1001 Sourires) : « Le bilan du Défi 24h est ce qu’il est pour nous. Pour être honnête, nous sommes arrivés à Brest après la casse de Bonifacio, et nous n’avions pas d’ambition sportive mais plutôt l’envie d’engranger de l’expérience. Les autres équipages avaient le couteau entre les dents et nous avons été trop prudents, donc l’écart s’est creusé. On a eu quelques problèmes techniques, nous avons préféré ne pas penser à la compétition mais se concentrer sur la progression, engranger de l’expérience pour être dans le match pour les prochains épisodes. Nous sommes tournés vers l’avenir, le bateau va bien, on a pris du plaisir, c’était beau. On est tourné vers la baie de St-Brieuc, on a hâte de se retrouver sur la ligne de départ avec nos copains ! »
Le départ de la Globe40 a été donné à 15h00 par Christophe Gaumont ce dimanche à Tanger pour la première étape direction Le Cap Vert. Les 7 concurrents ont effectué un parcours côtier avant de partir au large. L’équipage français a du rentrer pour port réparer son bout-dehors après une collision avec l’un des concurrents.
Les conditions étaient parfaites pour le départ de cette course autour du monde en Class40 avec du soleil, un vent de 16-18 nds bien établis, une mer un peu formée et un public marocain venu encourager l’équipe locale. Les 7 équipages ont quittés les pontons l’un après l’autre sous les vivas et les encouragements de leurs proches. La palme revenant à l’équipe marocaine entourée d’enfants du club de voile de Tanger venus encourager les héros sous les caméras des télévisions nationales. L’équipe japonaise n’était pas en reste et le duo semblait déjà concentré pour la course. C’est à 15h00 que les bateaux se sont élancés pour un petit parcours côtier offrant un joli spectacle. L’équipe marocaine n’a pas manqué l’occasion de le passer en tête avant de partir au large suivi de l’équipe américaine et des japonais. Le niveau des équipes n’est pas homogène sur le papier mais devrait se niveler au fil des étapes. Seul ombre au tableau, la collision du bateau du seul équipage français qui a cassé net son bout-dehors au cours d’une collision avec l’équipe américaines. Le bateau est rentré au port et va chercher à réparer rapidement pour repartir.
Ils seront 7 duos en Class40 ce dimanche 26 juin à prendre le départ de la Globe40. Une première édition au départ de Tanger au Maroc et qui comprendra 8 escales sur un parcours inédit.
L’équipe de Sirius Event est à pied d’œuvre depuis 3 semaines pour le grand départ de la première édition de ce tour du monde en Class40. Un travail préparatoire qui aura duré 3 ans, compliqué au beau milieu de la crise sanitaire mondiale comme nous l’explique Manfred Ramspacher, directeur de l’évènement. ” Cela n’a pas été facile. Certains pays ont fermé leurs frontières. Il a fallu sans arrêt nous adapter à l’évolution de la crise sanitaire dans chaque pays mais nous y sommes arrivés. Tanger avec les autorités marocaines ont toujours été présentes à nos côtés.“ Le départ sera donné de la Marina Bay au cœur de Tanger. Construite il y a 4 ans, elle a réouverte le 24 avril dernier et accueille déjà de nombreux bateaux, quelques yachts et vise une capacité de 1600 places. Très moderne, avec de nombreux restaurants, le village de l’évènement est posé en son centre devant le Royal Yacht Club de Tanger avec des animations où plus de 5000 personnes sont venus chaque jour. On y retrouve également un stand Plastimo dont l’équipage Marocain engagé est partenaire.
Le départ sera donné à 15h30 dimanche après-midi pour les 7 bateaux direction le Cap-Vert – 1894 milles nautiques. Les équipages ont pu suivre le briefing météo de l’étape conduit par Christian Dumard qui s’annonce comme une bonne mise en jambe et des conditions plutôt faciles en contournant quelques pièges sur la route notamment autour des îles pour en éviter les effets. Avec le prologue parti de Lorient, les équipages sont désormais prêts pour la longue route qui s’effectuera sous la direction de Christophe Gaumont.
14 marins amateurs et semi pro La flotte est constituée d’équipages internationaux révélatrice d’une classe 40 très internationalisée. Plus de 110 équipages s’étaient montrés intéressés par la course mais la situation sanitaire a eu raison de leur enthousiasme. Ils seront plus nombreux la prochaine fois et suivront sans aucun doute les 7 équipages engagés, 14 marins amateurs et semi-pro qui seront relayés par d’autres à chacune des 8 étapes. Tous ont participé à la Normandy Channel Race pour rassurer la direction de course quant à leur capacité en course au large.
Parmi ces équipes, on retrouve un équipage français skippé par Eric Grosclaude sur le Class40 n°61 qui embarquera pour la première étape Nicolas Boidevézi qui pourra lui transmettre son expérience du class40. ” Cette première étape s’annonce comme une bonne mise en jambe, plutôt facile. On connaît bien la route. Les étapes suivantes seront sans doute plus compliquées. “ Les médias locaux suivront de près l’équipage marocains IBN Battouta du nom du premier explorateur marocain sur le class40 n°133. Le bateau est skippé par Simon Boussikouk et Omar Bensenddik, tous deux champions en dériveurs et qui ont trouvé un soutien des autorités et de Kamal Sabri, sénateur en charge de la mer au Maroc, féru de voile et qui souhaite la promouvoir dans son pays.
L’équipage Hollandais est skippé par Fans Budel qui a participé à l’Ocean Globe Race et Ysband Endt. Leurs envies : repousser leurs limites. L’équipage canadien est skippé par la pétillante Mélodie Schaffer agé de 53 ans, mère de 3 enfants et qui a décidé de se lancer dans une nouvelle vie d’aventure. Elle est accompagnée par Jéronimo Santos-Gonzalès. L’équipage américain Micah Davis et Brian Harris est un peu plus expérimenté. L’un a déjà participé à de nombreuses courses en Class40 aux États-Unis et l’autre a été préparateur de plusieurs Imoca dont ceux de Rich Wilson ou Alex Thomson. ” Ce sera notre plus grande course au large. Nous sommes prêts, au début d’une grande aventure.” Enfin, l’équipage japonais avec Masa Susuki et Koji Nakagawa dont l’un a fait la Mini-transat et qui naviguent presque en professionnels seront prêts pour le grand départ
L’équipe avec le nom K-Challenge – Team France fait son retour à l’occasion du GC32 Racing Tour qui se déroule à Lagos au Portugal. Un nouveau signe que les choses se mettent en place pour un défi français sur la prochaine édition de l’America’s Cup qui se déroulera à Barcelone en 2024 sans que rien ne soit officiel pour le moment.
Stéphane Kandler et Bruno Dubois ne s’en cachent pas. Ils veulent aller sur la prochaine America’s Cup et les bruits de pontons confirment que l’équipe serait déjà au travail notamment à Lorient avec un design Team et une équipe navigante autour de celle de SailGP France avec Quentin Delapierre mais également Franck Cammas.
Le GC32 Racing Tour redevient l’anti-chambre de la Coupe et du circuit SaiGP avec 2 bateaux de l’équipe Suisse Alinghi Red Bull Racing, Phil Robertson de Sailg GP Canada et dorénavant l’équipe française K-Challenge Team France avec Quentin Delapierre et son équipage de SailGP France.
Delapierre a une certaine expérience du GC32, remplaçant Erik Maris sur Zoulou à l’entraînement. “Je pense que c’est un très bon bateau”, dit-il. « Il est vraiment fiable, ce qui est un point très fort pour un bateau à foils. C’est l’une des premières classes de bateaux à foils et il est toujours là, ce qui est plutôt bien. Je suis très heureux de rejoindre le GC32 Racing Tour. C’est agréable de découvrir une nouvelle classe. Comme pour les autres nouvelles équipes, Delapierre reconnaît que leur temps sur le bateau a été limité. L’entraînement qu’ils ont fait s’est déroulé à Lagos, un lieu qu’il aime : « Nous avons eu de très bonnes conditions. Il peut y avoir du vent, ce que j’aime. S’il y a de l’eau plate et du vent fort, ce sera très amusant. Nous verrons ce que c’est si nous obtenons un vent de terre.”
Le GC32 Lagos Cup se déroule actuellement du 22 au 26 juin et sert d’échauffement pour l’événement principal de la saison, le Championnat du Monde GC32 du 13 au 17 juillet. De manière significative, le GC32 Racing Tour revient également à sa taille de flotte pré-pandémique avec 10 équipes de catamarans volants participantes, dont deux de pays nouveaux sur le circuit.
20 nœuds de vent établis, violentes bourrasques pluvieuses, la piste brestoise légèrement cabossée a vu des accélérations phénoménales à bord des 7 bolides des mers sur les 3 courses du jour. Flotteurs hors de l’eau, sillages fumants, couloirs d’écume sous les coques centrales, les images ont été spectaculaires et les régates âprement disputées. Les « guests » furent invités à débarquer sitôt la première course terminée pour des questions de sécurité… Primonial et Leyton ont parfaitement géré ces conditions, très à l’aise dans les surventes et toujours à l’attaque malgré le manque d’adhérence.
Dans les paddocks installés devant la digue La Pérouse où sont amarrés les 7 trimarans de 15,24 m de long, les équipages se préparaient mentalement à une journée tonique. « Les muscles vont chauffer pour les équipiers aux winches. Il va y avoir beaucoup de bruits à bord, la pression va monter vite, il va falloir anticiper la surtension, les charges mécaniques très fortes, ce sera engagé et à la fois très excitant ! » soulignait Thibaut Vauchel-Camus, skipper de Solidaires En Peloton – ARSEP. Sous un ciel menaçant, le vent prenait de la vigueur rapidement pour avoisiner les 18 nœuds de sud-ouest à 11h au top départ de la course 1 (parcours construit), puis montait progressivement tout au long de la journée. Pas de quoi perturber les pilotes et leurs équipages, marins de haute voltige habitués aux grosses conditions, même en solitaire. La seule différence sur ce Pro Sailing Tour réside dans le format des régates : des parcours courts et au contact, des passages de chicanes « chaud patate », des accélérations en ligne droite… Sur ces bolides, la peur de harponner est forcément dans toutes les têtes au contournement des bouées ! Primonial skippé par Sébastien Rogue s’octroie la première manche, tandis que Leyton signe deux victoires consécutives sur les parcours côtiers. Les jeux ont été très serrés entre tous les concurrents et la journée redistribue quelque peu les points au classement général. Seul Groupe GCA-1001 Sourires, après un abandon sur la première course du jour et des difficultés à maintenir le rythme persiste dans la position de Lanterne Rouge.
ILS ONT DIT
Morgan Lagravière (Leyton) : « Ces conditions toniques ont donné lieu à des manches bien engagées, à des situations un peu chaudes parfois. Sur les départs, la flotte est restée prudente, mais nous l’avons été peut-être un peu moins que les autres. Nous avons haussé notre niveau de jeu au fur et à mesure de la journée. On a réussi à progresser sur les manœuvres et la conduite du bateau tout au long de la journée. Dans ces conditions de vent, c’est un peu la course à celui qui fait le moins de bêtises. Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. La tactique et la stratégie étaient importantes pour se simplifier la vie, pour minimiser les manœuvres et préserver notre énergie. Nous avons une belle émulation à bord, nous avons monté notre niveau d’engagement. Aujourd’hui, on s’est mis dedans et c’est vraiment génial de remporter deux manches ce jour. »
Gilles Lamiré (Groupe GCA – 1001 Sourires) : « C’est la première fois que nous naviguons avec cet équipage dans la brise. La priorité était de ne pas casser le bateau. Nous avons quand même bien navigué, nous sommes contents de ce que l’on a fait. C’était rafaleux avec ce vent de sud-ouest et je n’aime pas naviguer surtoilé. Nous avons fait le choix de ne prendre aucun risque. Il y avait peu de visibilité, peu d’eau à courir et nous avons joué la prudence. C’est un autre style de navigation, c’est sûr, mais nous avons navigué en bons marins. L’équipage est du même avis, nous avons eu raison de nos choix ! »
L’audience de François Gabart accompagné du patron du Groupe Kresk Didier Tabary face à la Classe Ultim 32/23 avait lieu ce jeudi au tribunal de Paris. Celle-ci a duré moins d’une heure. L’enjeu : la participation de François Gabart à la Route du Rhum. La décision a été mise en délibérée et sera rendue le 21 juillet prochain.
La situation est inédite dans la course au large qu’un marin doive saisir le tribunal pour pouvoir participer à une course, en l’occurrence l’une des plus importantes en France après le Vendée Globe, celle de la Route du Rhum. Derrière des points techniques de non conformité, d’équité sportive ou de sécurité, voir nos précédents articles, les deux parties – François Gabart face aux 4 autres armateurs Banque Populaire, Gitana, Sodebo et Actual – ne sont jamais parvenus à s’entendre et le différend rendu publique par François Gabart n’a fait qu’aggraver les choses et durcir les positions jusqu’à aboutir au stade juridique.
Alors même que l’audience avait lieu, la Classe Ultim organisait une conférence de presse en visio pour défendre sa position. Samuel Tual patron du Groupe Actual et vice président de la Classe déplorait l’image donnée par la classe et appelait de ses vœux à trouver une solution. Il revenait longuement sur les problèmes posés et la position de la classe – voir nos précédents articles – avant de répondre aux questions. Ronan Lucas, patron de l’écurie de Banque Populaire était également présent pour répondre précisément sur des points techniques.
Il en ressort toujours le même point, celle tournant autour de la question de l’interprétation des règles et des concessions que peuvent faire les deux parties. La situation exige qu’elles se mettent d’accord et trouve un compromis. La décision du 21 juillet pourrait être favorable à François Gabart mais la classe se réserve le droit de faire appel. Et quand bien même, le trimaran SVR obtiendrait le droit de participer à la Route du Rhum – ce que tout le monde souhaite, le contentieux subsisterait avec la classe.
Ronan Lucas comme Samuel Tual souhaitent trouver un compromis. Ils attendent des propositions de l’équipe de François Gabart. Il n’est pas interdit de croire que les deux parties puissent trouver une solution à condition que chacun sorte de sa posture pour tourner la page. Et comme la presse est prise à témoin, que les propositions soient rendues publiques et qu’on nous explique si celles-ci peuvent être acceptables ou non.
L’épisode 2 du Pro Sailing Tour a démarré ce jeudi à Brest avec 7 Ocean Fifty en course inshore dans la rade. Leyton et Arkema ont remportés les courses du jour.
Les retrouvailles ont eu lieu entre les 7 multicoques de 50 pieds au coup de canon de la première régate du jour donné à 13h35, après deux bonnes heures d’attente faute de vent. Le comité de course lançait un parcours côtier de 9 milles entre la pointe des Espagnols et le port du Moulin Blanc, depuis lequel une ribambelle de bambins a pu observer un passage de bouée spectaculaire. Collés-serrés, les Ocean Fifty ne se sont pas lâchés d’une semelle, excepté Groupe GCA-1001 Sourires légèrement en retrait. Au final, Leyton barré par Morgan Lagravière l’emporte devant Solidaires En Peloton – ARSEP très inspiré sur ce parcours et Komilfo qui avait prévenu avant de quitter le quai : « Nous sommes très attendus sur cet épisode à Brest, nous allons faire ce qu’il faut ! ».
Dans du vent de sud-ouest encore bien mou, le deuxième parcours du jour démarrait à 16h05 très exactement : 5 milles au programme côté Est de la rade dont Arkema, vainqueur de l’épisode 1 à Bonifacio, n’a fait qu’une bouchée devant Leyton et Koesio. Jamais rassasiés et toujours avides d’en découdre, les Ocean Fifty retournaient au charbon cette fois sur un parcours construit mais dans un vent très capricieux. 40 minutes de batailles de virements de bord et d’empannages dans un décor magique sous un soleil enfin de retour ! Leyton s’adjuge une deuxième victoire sur cette première journée brestoise. Demain, la météo (entre et 10 et 15 nœuds de vent de sud-ouest) devrait offrir du grand spectacle et des joutes endiablées…
ILS ONT DIT Eric Péron (Komilfo) : « Je suis à la maison, dans mon jardin, il y a beaucoup de personnes qui sont là pour nous soutenir. On est attendu ! Le niveau de la compétition est élevé, le groupe des Ocean Fifty est homogène, les bateaux vont tous vite. L’équipage est un peu nouveau, mais cela se passe super bien, on se connaît tous depuis longtemps. Je ne suis pas inquiet ! Le temps est couvert, c’est du sud-ouest léger mais assez stable. Nous avons notre carte à jouer, car sur ces petits parcours, ce ne sont pas les bateaux qui font la différence, mais plutôt le bon enchaînement des manœuvres. »
Mathieu Souben (Primonial) : « On est super contents d’être à Brest. Nous ne savions pas en quittant la Corse avec un bateau abîmé si on serait dans les temps. Nous sommes là dans de bonnes conditions avec le même équipage qu’à Bonifacio, nous avons pas mal de jour d’entraînement ensemble. On a les crocs, on a envie de bien faire ! C’est sympa de naviguer dans cette rade et les régates vont se dérouler à couteau tirés, car tout le monde progresse vite. C’est parti pour un bon week-end de régate ! »