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Expo Bernard Rubinstein, itinéraire d’un marin, journaliste et collectionneur

Le Musée maritime de La Rochelle rend hommage à une figure du nautisme et accueille l’exposition RUBI, Bernard Rubinstein, Itinéraire d’un marin, journaliste, collectionneur du 26 novembre 2022 au 26 février 2023.

Consacrée à une figure du nautisme, de la course au large, de la presse et de la culture de la mer, acteur éminent du monde maritime, cette exposition est le fruit d’une volonté commune du Musée national de la Marine et de la Ville de La Rochelle, sur une initiative de l’Association Amis de Bernard Rubinstein.

Avec des photos, vidéos, textes et documents éclairant la vie d’un homme original et attachant, aussi aventurier que cultivé, avec les maquettes et objets d’une collection unique principalement consacrée aux phares et rassemblés avec passion et patience durant toute une vie, l’exposition RUBI montre au public l’œuvre d’un témoin et acteur de la révolution de la plaisance des cinquante dernières années.

Cet événement a vu le jour grâce au soutien de partenaires engagés : Fondation Bénéteau, Groupe Bénéteau, Agence Effets Mer, Chantier Fountaine-Pajot, Cerealog Sap, Crédit Mutuel, Musée maritime de La Rochelle, Musée de la Marine, Ville de La Rochelle, Fondation Sodebo, Soromap et TBS.

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Route du Rhum. Ambrogio Beccaria crée la surprise en Class40

Corentin Douguet, skipper du Class40 Queguiner-Innoveo, 3eme de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe 2022 - Pointe à Pitre le 23/11/2022

Le podium en Class40 est connu depuis ce mercredi avec l’arrivée de Yoann Richomme, d’Ambrogio Beccaria puis de Corentin Douguet. Si les deux figaristes étaient attendus, l’italien créé véritablement la surprise avec sa deuxième place sur un nouveau bateau que personne n’avait vu.

Yoann Richomme aura été de nouveau magistral sur cette Route du Rhum. On l’attendait à cette place tout comme Corentin Douguet. Hélas, pour ce dernier s’il a toujours été aux avant-postes, il a du faire face à des problèmes de moteur qui l’ont bien perturbé durant la course. La surprise en revanche est venu de l’italien Ambroggio Beccaria que personne n’attendait à ce niveau. On connaissait le talent de l’italien après sa Mini-Transat remarquable mais personne ne l’avait vu venir sur son nouveau Class40 que l’on a découvert en septembre quelques semaines à peine avant le départ du Rhum. Lui-même n’avait jamais empanné à bord.
Tous les regards vont désormais se tourner sur son bateau Alla Grande-Pirelli dessiné par les italiens Gianluca Guelfi en collaboration avec Fabio D’Angeli qui a rivalisé avec le Lift40 et damné le pion au tout récent Mach 40.5 et Max40. Le bateau est allé vite et il a été mené magnifiquement par Ambrogio qui a su s’imposer devant un Corentin Douguet expérimenté en Figaro. Il faudra compter sur l’italien dans les années à venir à n’en pas douter.

Ambrogio Beccaria a franchi en deuxième position la ligne d’arrivée à Pointe-à-Pitre de la 12e édition de La Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Son temps de course est de 14 jours 7 heures 23 minutes 48 secondes. Le skipper d’Allagrande – Pirelli a effectué les 3 542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre à la vitesse de 10.31 nœuds sur l’orthodromie (la route directe). Il a en réalité parcouru 4 041.06 milles à la vitesse moyenne de 11.77 nœuds. Il s’offre une magnifique deuxième place décrochée de haute lutte face à Corentin Douguet (Queguiner-Innoveo) au terme d’un duel qui s’est intensifié au fil des milles en approche de la Guadeloupe. Au final, l’Italien monte sur la deuxième place du podium et affiche 4 heures 15 minutes 8 secondes de retard face au grand vainqueur en Class40, Yoann Richomme (Paprec Arkea).

Quelle course ! À 31 ans, l’Italien Ambrogio Beccaria a marqué de son empreinte cette Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Et pour cause, le skipper d’Allagrande-Pirelli, déjà connu pour sa victoire sur la Mini-Transat 2019, a vite trouvé dans la Class40 un circuit à la mesure de son talent, où l’art de régater au meilleur niveau se mêle à celui de prendre en main un bateau innovant. Après avoir goûté à ce support à bord du tout premier scow de 40 pieds, ce type de bateaux révolutionnaires reconnaissables à leur étrave arrondie, Ambrogio, amateur des sensations fortes et de vitesse, est conquis. Aux côtés de Ian Lipinski, il établit en 2021 le record de vitesse sur 24 heures en Class40 avec le joli score de 421 milles parcourus à 17,4 nœuds de moyenne. Le Milanais, qui n’a pas encore de sponsor, se lance alors dans la conception et la construction du premier bateau de course au large 100% italien ! Un défi de taille qu’il relève à travers sa participation à cette Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Son Class40, né des planches à dessin de son ami architecte naval Gianluca Guelfi, ne passe pas inaperçu parmi la cohorte des 30 nouveaux bateaux présents sur la ligne de départ à Saint-Malo. Des longs safrans et un bout-dehors orientable sont quelques-uns des nouveaux artifices qui distinguent Alllagrande-Pirelli, parmi la trentaine de scows réunie cette année. Mais le bateau est tout neuf. Mis à l’eau à la fin du mois d’août dernier, ce n’est que début octobre qu’Ambrogio, qui vit et s’entraîne à Lorient, s’acquitte de sa qualification pour gagner sa place sur la ligne de départ. Moins une ! Et les quelques jours de délai gagnés au ponton à Saint-Malo en raison du départ différé ne sont pas de trop pour finir de préparer et d’apprêter son tout nouveau bateau en vue de cette transat réputée pour son niveau d’exigence.

Sur l’eau, le fougueux Italien va s’imposer dès le début comme l’un des plus fidèles animateurs de la course aux avant-postes. 15è au passage du cap Fréhel, il va vite se propulser dans les premières lignes du classement pour ne plus jamais les quitter. Après le passage des Açores, alors que d’autres solides solitaires connaissent de sérieux soucis, à l’image de Xavier Macaire (Groupe SNEF) contraint de lever le pied pour réparer des problèmes structurels, la course va prendre tous les atours d’un duel océanique avec Corentin Douguet (Queguiner-Innoveo). Seule une poignée de milles sépare ces deux marins qui s’échangent la place de dauphin dans le sillage du leader au gré des relevés de positions. Ambrogio, qui connaît des problèmes d’aérien, n’en tire pas moins le meilleur de son bateau. « Les sensations sont magiques. C’est un avion. Il est rapide sous toutes les allures, » confiait-il hier alors que la bataille avec son concurrent direct se corsait dans la dernière ligne droite vers la Tête-à-l’Anglais. Depuis, Ambrogio n’a rien cédé. Mieux, il a conforté son avance sur le 3e et surtout réalisé le joli tour de force de réduire drastiquement l’écart avec Yoann Richomme (Paprec Arkéa), grand vainqueur en en Class40, l’une des flottes les plus malmenées par la violence des passages de fronts. Le skipper d’Allagrande-Pirelli, avec son bateau tout neuf, a réussi l’exploit de passer entre les gouttes d’une sérieuse avarie pour mériter cette place d’honneur sur le podium à Pointe-à-Pitre.


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Route du Rhum. Le doublé incroyable en Class40 de Yoann Richomme !

Yoann Richomme (Paprec Arkea), vainqueur en Class40 de La Route du Rhum-Destination Guadeloupe 2022 PILPRE ARNAUD / RDR2022

Yoann Richomme aura réalisé à nouveau une course exceptionnelle en Class40. Le skipper de Paprec Arkéa conserve son titre acquis en 2018 à l’issue d’une remontada incroyable !

Yoann Richomme a franchi la ligne d’arrivée ce mercredi 23 novembre à 12 heures 23 minutes et 49 secondes (heure locale), soit 17 heures 23 minutes et 49 secondes (heure de Métropole). Son temps de course est de 14 jours, 3 heures et 8 minutes et 40 secondes.

Yoann réussit un pari qui n’avait jamais été réalisé en Class40 : conserver son titre, quatre ans après une première victoire à la Route du Rhum – Destination Guadeloupe tout en établissant un nouveau temps de référence en Class40 (en 2018 : 16 jours, 3 heures, 22 minutes et 44 secondes), soit 2 jours de mieux !

Yoann réalise ce doublé à l’issue d’une course au scénario improbable. Après avoir écopé d’une pénalité au départ de 4 heures, le reléguant à la 51ème place au premier soir de la course, il s’est battu pour revenir sur le wagon de tête. Dimanche 13 novembre, entre le Cap Finisterre et les Açores, le skipper de Paprec Arkéa a pris les commandes et ne les a plus jamais quittées. En plus d’avoir creusé l’écart sur ses rivaux, il a devancé une partie conséquente de la flotte IMOCA. Un symbole particulièrement fort et un concentré d’enthousiasme avant d’aborder une nouvelle aventure : la mise à l’eau de l’IMOCA Paprec Arkéa, justement, au début de l’année prochaine.

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Marin de l’année. C’est le moment de voter !

Photo Jean Marie Liot/ FFVoile

Ils sont 6 à avoir été retenu par le jury pour l’élection du Marin de l’année. Vous pouvez voter avant le 1e décembre. Réponse le vendredi 2 décembre à l’Olympia à Paris.

Les nommés pour le titre du Marin de l’Année 2022 :
1 – Jean-Baptiste Bernaz. Champion du monde et médaillé d’Or aux Jeux Méditerranéens de dériveur solitaire (ILCA 7, nouveau nom du Laser).
Vice-champion du monde en 2016, Jean-Baptiste Bernaz a décroché l’or au mondial d’ILCA 7 (ex-Laser) au Mexique. C’est le premier champion du monde tricolore dans cette série olympique très exigeante. Jean-Baptiste inscrit son nom au palmarès d’une série où l’on retrouve des stars comme le Brésilien Robert Scheidt et l’Anglais Ben Aisnlie. Quelques semaines plus tard, le champion du monde décroche l’Or lors des Jeux Mediterranéens en Israël.
2- Marion Mortefon. Championne du monde de windsurf sur le circuit PWA en Slalom.
Victorieuse de World Cup au Japon, la Française Marion Mortefon remporte par la même occasion le titre mondial féminin dans la discipline du slalom, le 2e de sa carrière. Une très belle performance pour double championne du monde qui en parallèle de sa saison PWA, participe au circuit olympique iQFOiL, et espère se qualifier pour les Jeux de 2024.
3- Adrien Bosson. Champion du monde de windsurf sur le circuit PWA en Freestyle.
Consécration pour le freestyle français, où la bataille pour le titre mondial a été particulièrement intense. Adrien Bosson, 31 ans, remporte le titre pour la première fois de sa carrière, avec 0,1 point d’avance sur l’Italien. Une consécration pour le Varois qui flirte avec le titre depuis 2018.
4 – Pauline Courtois. Championne d’Europe et championne du monde et médaillée d’or de la coupe du monde en Match Racing.
Pour la deuxième année consécutive, Pauline Courtois, 33 ans, et ses équipières de Match in Pink (Maelenn Lemaitre, Louise Acker, Thea Khelif et Clara Bayou) ont été sacrées championnes du monde de match racing à Auckland, remportant du même coup le World Match Racing Tour féminin 2022. Quelques semaines plus tôt, l’équipage tricolore remportait le Championnat d’Europe de match-racing.
5- Charles Caudrelier. Vainqueur de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe catégorie Ultim.
Mercredi 16 novembre, Charles Caudrelier, le skipper de l’équipe Gitana, a remporté sa première grande course en solitaire après 6 jours, 19 heures et 47 minutes en mer. Pour sa première participation, Charles Caudrelier, déjà vainqueur du tour du monde en équipage, pulvérise le record de l’épreuve en moins de 7 jours.
6 – Thomas Ruyant. Vainqueur de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe catégorie IMOCA
Un an après avoir remporté la Transat Jacques Vabre accompagné de Morgan Lagravière, Thomas Ruyant remporte la Route du Rhum et s’offre le doublé sur les mythiques transatlantiques. Le skipper de LinkedOut a traversé l’Atlantique en 11 jours, 17 heures, 36 minutes et 25 secondes, mettant fin à un suspense haletant avec Charlie Dalin.
À vos votes !
Cette année, Antoine Albeau préside le jury composé de médias, sportifs et acteurs de la pratique sportive. Tout un symbole pour le sportif français le plus titré de l’histoire qui vient de tirer sa révérence après 3 décennies et 25 titres de champion du monde de windsurf.
Réuni quelques heures avant la soirée du Marin de l’Année, nul doute que ce jury s’attardera à débattre avec passion avant de délibérer pour élire le prestigieux titre de Marin de l’Année. Le comité prendra également en compte le choix du public grâce à un vote en ligne qui débute dès aujourd’hui. Le choix du public compte pour 2 voies. À vos votes ! www.marin.ffvoile.fr

Une soirée exceptionnelle ouverte au public
Cette année, pour la première fois, l’événement incontournable des passionnés de voile de cette fin d’année est ouvert au public. Gratuit pour les licenciés FFVoile, la révélation du Marin de l’Année s’annonce comme l’un des plus événements nautiques le plus festif de cette fin d’année !
Réservation, dans la limite des places disponibles : bit.ly/BilletsMdA

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Route du Rhum. Gilles Buekenhout sauvé après son chavirage en Rhum Multi

A 19h20 TU (20h20 heure française) mercredi 23 novembre Gilles Buekenhout (JESS) a déclenché sa balise de détresse. Ce dernier a ensuite contacté la direction de course aux alentours de 19h27 TU (20h27 heure française) pour confirmer qu’il avait chaviré à bord de son Multi à 225 milles nautiques de la Tête à l’Anglais. Le skipper belge est à bord et n’est pas blessé.
L’équipe technique de JESS, qui a échangé avec Gilles Buekenhout au téléphone, a confirmé à la direction de course à 19h50 TU (20h50) que le skipper, qui menait la course depuis la sortie du golfe de Gascogne, va bien. Son Iridium de secours fonctionne. Deux cargos ont été déroutés par le CROSS Antilles Guyane, ainsi que Loïc Escoffier (Lodigroup) et Roland Jourdain (We Explore) par la direction de course.

Il a pu être par la suite récupéré par un cargo, le Chem Patriot, alors que les skippers Roland Jourdain et Loïc Escoffier s’étaient également détournés sur la zone du chavirage de Jess.

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Route du Rhum. Les arrivées s’enchainent en Imoca, le premier Class40 attendu aujourd’hui

De Benjamin Dutreux à Arnaud Boissières les arrivées en Imoca se sont enchaînées à Pointe-à-Pitre. Yoann Richomme, premier en Class40 est attendue en fin de journée ce mercredi.

Benjamin Dutreux sur son Imoca GUYOT environnement – Water Family a franchi la ligne d’arrivée ce mardi à 14h heure de Paris), 1j 6h 14mn après le vainqueur de la Classe IMOCA, Thomas Ruyant (LinkedOut). Détaché du groupe de tête, il a conservé son avance sur le reste du peloton d’Imoca qui est arrivé groupé quelques heures plus tard.

” La course a été incroyable, j’ai eu une super belle phase où j’ai réussi à aller au contact des premiers. En descendant vers le Sud, la porte s’est fermée pour moi au niveau de la dorsale anticyclonique. Justine (Mettraux) a pu s’en sortir et je suis resté bloqué. Ça m’a foutu un coup au moral mais derrière je n’ai rien lâché, j’ai cravaché, je voulais saisir la moindre opportunité. J’allais vite vers le Sud avec mon décalage dans l’Ouest. Je suis content car j’ai pu distancer le groupe qui était avec moi.La Route du Rhum – Destination Guadeloupe n’a rien avoir avec le Vendée Globe et les précédentes Route du Rhum. On a eu beaucoup de près, un rythme très intense. Je n’ai pas beaucoup dormi et poussé à fond le bateau. Je me demandais comment tenir le rythme plus de 10 jours. C’était une Route du Rhum assez dure. Il faut mettre des gaz tout le temps. C’est ma première transat à bord de ce bateau, on se cherche toujours, mais je suis content de la deuxième partie de course. Ça glissait tout seul, j’arrivais à tenir des moyennes proches des premiers. Pour un bateau qui a quasiment 8 ans, c’est pas mal. Dès qu’il y a de la brise, j’ai confiance en lui. De pouvoir enchaîner sur The Ocean Race, c’est un peu le rush, car le bateau reste ici trois jours et ensuite il part à Barcelone. Ça va être un gros morceau, cela permet de continuer à naviguer. Le plateau va être chouette aussi ; j’espère après cette course connaître mon bateau sur le bout des doigts. Quand je vois Charlie (Dalin) et Thomas (Ruyant) qui connaissent par cœur leur Apivia et LinkedOut, cela fait envie ! ».

Derrière Isabelle Joschke sur MACSF réalise une belle 9e place alors que Romain Attanasio décroche le top 10. Le premier Imoca à dérive est Sébastien Marsset qui signe également une très belle performance avec un budget dérisoire. Il devance Pip Hare et Tanguy Le Turquais qui a rencontré des problèmes de ballast juste avant l’arrivée.

Yoann Richomme sur son Class40 Arkéa Paprec en approche de la Guadeloupe devrait signer un doublé historique en Class40. Il devance Corentin Douguet mais aussi une dizaine d’IMOCA.

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Le boot de Düsseldorf du 21 au 29 janvier 2023

Véritable vitrine des tendances, boot Düsseldorf présente, chaque année, une vision à 360° unique au monde du marché international de la plaisance et des sports nautiques : Bateaux à moteur, voiliers, yachts, superyachts, plongée, surf et autres sports tendances, canoë-kayak, pêche et tourisme.
Premier rendez-vous de l’année pour les décideurs du marché de l’industrie mondiale des sports nautiques, boot Düsseldorf est devenu, en 50 ans d’histoire, la première plateforme de réseautage pour l’industrie des sports nautiques.
Dans ce cadre dynamique où la passion est reine, les exposants viennent présenter en Première Mondiale leurs nouveaux bateaux et yachts, ainsi qu’accastillage et produits divers.
La prochaine édition de boot se tiendra du samedi 21 au dimanche 29 janvier 2023 sur le parc des expositions de Düsseldorf en Allemagne.
Plus d’informations sont disponibles sur www.boot.com/Tradevisitors

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Route du Rhum. Sébastien Marsset : ” Une course intense depuis le début !”

Sébastien Marsset - Mon Courtier Energie - Cap Agir

Le skipper Sébastien Marsset à bord de son Imoca Mon courtier énergie – Cap agir ensemble réalise une très belle couse et approche de l’arrivée après avoir été longtemps dans le top 10. Avec son expérience, il faudra clairement compter sur lui sur le circuit Imoca. Nous l’avons joint avant son arrivée.

Sébastien Marset à bord : « On se rapproche de la fin. Je suis hyper content de ma course, du niveau que j’ai mis sur le bateau, de ma trajectoire et de mes choix stratégiques. La météo a été dure. A chaque fois, il a fallu aller prendre le front et on en a eu trois. Le deuxième était moins fort mais beaucoup plus long avec une mer très formée. Le troisième, je n’ai pas eu le choix d’y aller. Cela a tapé vraiment fort. J’étais fatigué. A bord, tout va bien à part des micros détails, rien d’important à déclarer. C’est aussi un gros motif de satisfaction pour l’équipe technique. Je ne suis pas loin de Romain Attanasio. D’habitude on s’envoie des petits messages marrants, mais là c’est le silence absolu. C’est marrant de se retrouver bord à bord. J’ai assez peu regardé ce qui se passait devant dans le groupe de tête étant concentré sur ma course qui est intense depuis le début. On ne s’ennuie pas. Comme je suis compétiteur, le classement compte mais il est à mettre en perspective avec l’objectif de se qualifier et des améliorations que je pourrai apporter au bateau. La semaine à Saint-Malo a été d’une richesse inouïe en rencontre avec le public mais aussi avec des partenaires potentiels pour enrichir le groupe que nous avons créé pour assumer ce projet de Vendée Globe et le faire monter en gamme en 2023 et 2024.

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Route du Rhum. Arrivées en nombre d’Imoca

Maxime Sorel (V and B - Monbana - Mayenne), cinquième IMOCA de La Route du Rhum-Destination Guadeloupe 2022 Arnaud Pilpré / #RDR2022

Maxime Sorel, Paul Meilhat, Justine Mettraux sont arrivés dans la nuit de lundi à Pointe-à-Pitre. Tous ont soulignés la dureté de la course jouée aux avant-postes mais heureux d’avoir atteint leur objectif d’arriver et de se qualifier pour le Vendée Globe.

Maxime Sorel sur V and B-Monbana-Mayenne termine 5e.Il est arrivé à Pointe-à-Pitre 15 heures 23 minutes et 17 secondes après le vainqueur Thomas Ruyant (LinkedOut).
« Je venais avant tout pour me faire une première expérience à bord de ce magnifique bateau. Je voulais finir, me qualifier pour le Vendée Globe. Je savais que cet IMOCA avait des capacités. Je me demandais si j’allais arriver à placer le curseur au bon endroit avec tous les fronts qu’on a passé. J’avais plein de questions. C’est juste incroyable, dès la première journée, autour de la Bretagne je me suis battu avec le paquet de devant, jusqu’à aujourd’hui, ça ne s’est jamais arrêté ! Même dans les alizés j’ai tiré très fort sur la machine, il a fallu faire gaffe. Quatre jours avant l’arrivée, j’ai pris la 5e place puis j’ai eu des problèmes de pilote, j’ai dû m’arrêter. Paul Meilhat m’a dépassé. J’ai remis du charbon dans la machine et ça l’a fait, je suis repassé devant ! J’étais tellement fatigué que je n’arrivais plus à dormir, j’étais dans un état second. Le seul moment où j’arrivais à m’endormir c’est quand je faisais de la météo, c’est un peu dommage (rires). Dès que je prenais la souris, je tombais. Je n’ai jamais été aussi loin dans l’effort, je n’ai jamais mis autant d’intensité sur une course en solitaire. La Route du Rhum est un sprint incroyable. Je suis content d’avoir pu tenir les cadors de devant. Thomas Ruyant a été hors-pair, je suis content de ne pas être très loin. Au portant j’ai fait plein d’essais sur le bateau, j’ai travaillé énormément. J’ai beaucoup appris. Maintenant il faut encore bosser, bien tout analyser. Clairement on a un fait un bond en avant. Ces bateaux sont vraiment difficiles, stressants. Je n’ai pas mangé 50 % de la nourriture embarquée, je me suis très peu changé. Tout est difficile à faire à bord. C’est une vie étonnante à bord, je n’arrive pas encore à vraiment me projeter sur un tour du monde. »

Paul Meilhat sur Biotherm 6e est arrivé à Pointe-à-Pitre 16 heures 42 minutes et 8 secondes après le vainqueur Thomas Ruyant (LinkedOut).
« Je suis très content, tous mes objectifs sont atteints. Je ne pensais pas faire aussi bien, c’est génial. J’ai eu beaucoup de galères sur le bateau pendant toute la course mais j’ai toujours réussi à trouver des solutions. Les deux derniers jours je n’étais plus en mode course. J’allais en moyenne 5 nœuds moins vite qu’avant. J’ai eu un problème de soute à voile, le bateau s’est rempli d’eau une dizaine de fois. C’était très galère à vider. Après j’ai eu un problème de safran tribord, j’ai cassé une pièce, il se relevait tout le temps. J’ai dû faire une vingtaine de vracs, même autour de l’île. Mon niveau de préparation était faible, j’avais seulement navigué 15 jours sur le bateau avant de prendre le départ de cette Route du Rhum. Biotherm a un potentiel énorme, il va super vite. L’équipe a fait un boulot incroyable. Ce résultat est au-delà de mes espérances. Dans un coin de ma tête, j’espérais ça. Comme je n’avais pas navigué en solitaire depuis quatre ans, je manquais clairement de préparation donc je n’ai pas pu me mettre dans des états de fatigue avancée, ce qui n’était pas plus mal. Ce n’était pas comme il y a quatre ans où je pouvais pousser à fond. Mais à la fin au niveau fatigue, le résultat est à peu près le même. Ces bateaux sont exigeants. Quand on fait du près on se dit que ce sera mieux au portant mais en fait c’est pire ! Il n’y a aucun moment où on peut dormir tranquille. Pour moi, les limites seront toujours matérielles, pas humaines. Nous, on peut aller au-delà de la fatigue, on va chercher des limites mentales. Cela demande un engagement énorme. »

Justine Mettraux sur Teamwork.net 7e est arrivée à Pointe-à-Pitre 19 heures 50 minutes et 10 secondes après le vainqueur Thomas Ruyant (LinkedOut).
« Cette transat a été à la hauteur de mes espérances, voire mieux ! Je suis vraiment contente, il y a eu du beau match avec les concurrents, une belle arrivée ici en Guadeloupe, ça fait chaud au cœur. Je suis fatiguée car on a eu beaucoup de grains ces derniers jours, des conditions vraiment instables, des changements de voiles à faire. Tout ça avec l’enchaînement du tour de la Guadeloupe, c’est bien usant. Les bateaux sont difficiles, ça peut vite paraître hors de contrôle. Je n’ai pas eu de gros soucis techniques à bord, juste des choses mineures ou sur lesquelles on avait du “spare” donc pas de souci. Ces derniers jours c’était un peu frustrant avec le temps à grains, j’avais du mal à prendre du plaisir car je commençais à être fatiguée. Mais bien sûr il y a eu des beaux moments de plaisir sur cette transat, quand les conditions devenaient un peu plus faciles. Je suis très satisfaite de mon résultat. Je n’ai pas beaucoup d’expérience seule en IMOCA. Je finis à une belle place. Je suis un peu frustrée de la fin de la course où j’ai eu l’impression de moins bien naviguer sur la partie de portant. Mais c’est cool d’avoir réussi à être dans le coup dès le début, d’avoir navigué comme je voulais, pris soin du bateau. Les quatre qui se sont tirés la bourre devant ont navigué à haute intensité, ils ont poussé les bateaux assez loin. Cette course est très intense, ce n’est pas vraiment des vacances ! C’était intéressant, il y avait des choses à jouer tout du long. Le bilan est très positif et je vois qu’il y a encore des choses à travailler pour progresser et jouer encore plus avec les gars qui sont devant, c’est hyper encourageant. »

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Route du Rhum. Philippe Poupon pense à sa banquière

Philippe Poupon poursuit sa route à bord de Flo, le trimaran de Florence Arthaud. Il nous livre ses états d’âmes. A 27 nœuds, il sert les fesses et pense aussi à l’arrivée à terre et à sa banquière.

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