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Tandem Bidégorry – Lemonchois sur la Jacques Vabre

Trimaran Banque Populaire IV
DR

Depuis la mise à l´eau de leur nouveau trimaran en mars dernier, le Team Banque Populaire ne chôme pas. Toujours en tête du Championnat du Monde 2005 des Multicoques 60´ Open (Classe ORMA), Pascal Bidégorry et ses équipiers enchaînent entraînements et courses. Après avoir remporté l´IB Group Challenge en mai, ils sont montés sur la troisième marche du podium du Grand Prix de Calvi il y a 15 jours, pris la quatrième place de la Giraglia il y a une semaine et celle du Grand Prix de Marseille Métropole ce week-end. L´équipe technique est également « au taquet », toujours prompte à remplacer ou réparer les pièces endommagées. Le convoyage entre La Ciotat et Vigo en Espagne cette semaine permettra au duo Bidégorry et Lemonchois de prendre leurs marques. L´expérience de Lionel est établie. Les faits parlent d´eux-mêmes, c´est un grand monsieur de la course au large. Le choix de Pascal ne s´est pas fait par hasard. Tout comme pour la composition de son équipage lors des autres courses de l´année, il sait parfaitement s´entourer afin de pouvoir mener au mieux le bateau.

Interview de Pascal Bidégorry :

Pourquoi avoir choisi Lionel Lemonchois comme complice pour cette Transat ?
Cela fait longtemps que je le vois naviguer. Son parcours et sa personnalité me plaisent. Son expérience de course au large, sa maturité et sa dextérité avérée en font un grand marin. Depuis que nous naviguons ensemble cette année, je l´observe et cela ne fait que confirmer mon choix.

Que vous apporte cette épreuve de qualification ?
Depuis le début de la saison, nous avons eu à gérer plusieurs courses, régler tous les problèmes techniques inhérents à la mise à l´eau d´un nouveau bateau. Nous allons enfin pouvoir naviguer ensemble sans aucune contrainte de résultats, de temps ou matériel. On va se faire plaisir et apprendre à nous connaître sur le plan humain.

Allez-vous en profiter pour tester du matériel nouveau ?
Oui, on va surtout tester tout ce qui concerne l´électronique et qui demande du temps et de la patience comme le GPS ou le pilote.

Sur la Transat, la place de chacun est elle dors et déjà attribuée ?
Nos postes seront bien évidemment interchangeables. Il n´y a pas de chef à bord, seulement deux personnes qui naviguent ensemble sur un même bateau. Je m´occuperai peut-être un peu plus la météo et ferai le relais avec les personnes à terre. Lionel, quant à lui suivra plus particulièrement les éventuels problèmes techniques du bateau. Nous partagerons tout le reste.

Quels sont vos objectifs ?
Le niveau de la flotte est réellement très élevé. Nous allons surtout nous concentrer sur notre course et veiller à bien naviguer, à choisir les bonnes options et à ne pas aller trop vite afin de rien casser et d´arriver à Bahia sans encombre. Il faut savoir rester humble sur ce genre d´épreuve. La moindre erreur peut être lourde de conséquence. Nous devons respecter le bateau, nos adversaires et la tâche qui nous incombe.

L´Hydroptère stoppé en plein vol…

L´Hydroptère - Alain Thébault
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“L´incident s´est produit hier soir vers 20 heures, à 50 milles dans le nord de Lanzarote, alors que l´Hydroptère naviguait sous GV haute et gennaker, à une vitesse oscillant entre 20 et 25 nœuds””, nous a-t-on précisé ce matin. “”Il y avait alors entre 10 et 15 nœuds de vent, et l´impact initial a eu lieu sur le foil bâbord, induisant une torsion sur le bras de liaison””. Plus de peur que de mal à bord, mais on imagine la déception de l´équipage (nous devrions obtenir la réaction du skipper sous peu).

Du côté de Sodebo, Thomas Coville filait ce matin (9h30 HF) à 20 nœuds dans un flux de 20 nœuds, et avait parcouru 893 milles depuis son départ, à la moyenne flatteuse de 19,3 nœuds. Les prévisions météo de Richard Silvani font état d´une situation prometteuse : “”Le trimaran Sodebo de Thomas Coville est désormais sur l´autoroute des alizés de nord-est qui souffle actuellement entre 15 et 20 nds. C´est donc parti pour un long bord en tribord amure où la vitesse devrait être la reine.””

JB

Tour de France à la Voile : Embarquement pour « un jamais deux sans trois » ?

Mumm 30 Bouygues Telecom
DR

Pierre-Lo, cette 7ème participation annonce-t-elle le Tour de France à la Voile de la raison ?Pierre-Loïc Berthet : « Non, je ne crois pas (rires)… C’est le 7ème et c’est comme ça. A bord de Bouygues Telecom, pas de superstition qui tienne ! Plus sérieusement, cela confirme simplement que le projet est bien calé maintenant pour tout le monde : pour l’équipe navigante comme pour l’équipe à terre. Il n’y a plus de perte de temps inutile et nous sommes tous beaucoup plus sereins… » Qu’est-ce qui te plaît, à toi et aux tiens, dans cette épreuve, au point que le Team Bouygues Telecom soit devenu un inconditionnel du Tour ?PLB : « Le Tour de France à la Voile, c’est une régate unique en son genre. C’est la seule qui nous offre cette opportunité de naviguer un mois en continu sur un support qu’on aime bien. Pendant 30 jours, à bord du Mumm 30 – ce petit bateau aux sensations fortes garanties – on alterne la course au large et les parcours banane, et ce sur les trois bassins : la Manche, l’Atlantique et la Méditerranée. Que demander de mieux ? Au-delà, le Tour de France à la Voile, c’est toute une ambiance, c’est tout un village et ses habitants qui se baladent ensemble pendant un mois. Cela commence tranquille jusqu’en fin de Manche, puis cela chauffe petit à petit sous le soleil… Croyez moi, la caravane du Tour, cela vaut le détour !» Quels vont être les moments forts de cette 28ème édition pour le Team Bouygues Telecom ?PLB : « Il y aura la grosse, grosse étape entre Honfleur et Saint-Malo, avec le passage des deux pointes du Cotentin et le passage des Anglo-Normandes. Si le vent fait défaut, cette étape peut se révéler très périlleuse. Puis forcément, le tour de la Bretagne reste un grand moment de l’épreuve le long de côtes toujours aussi superbes, quelle que soit la météo. J’espère par ailleurs que l’arrivée à Menton sera pour nous un autre moment très fort ! » Qui verra-t-on à bord de Bouygues Telecom ?PLB : « Les mêmes. Chez nous, on prend presque les mêmes personnes depuis le début et on recommence ! Nous nous connaissons tous bien et c’est sans doute une de nos recettes pour être performants. Nous serons par ailleurs ravis d’accueillir à bord un navigateur de choix et de choc – Loïck Peyron – entre Douarnenez et Vannes. Loïck avait déjà navigué avec nous en 2003 et s’il revient – on peut lui faire confiance – c’est pour être à fond ! » Double vainqueur du Tour (en 2002 et 2004) et champion du monde en titre (décroché en juin 2005 à la Trinité-sur-Mer), cela ne favorise pas un peu la pression à bord ?PLB : « Non, non, non… c’est aux autres que cela donne un peu plus de pression ! Bouygues Telecom fait figure de bateau à battre. De notre côté, nous avons pleinement confiance quant aux capacités de l’équipage et quant aux performances du bateau. Nous pourrons nous appuyer sur ce résultat les jours sans pour remonter la pente. Et les jours avec, pour enfoncer le clou ! » « Un jamais deux sans trois », c’est donc tout ce qu’on peut vous souhaiter de mieux ?PLB : « Voilà, c’est ça ! J’espère sincèrement que nous n’aurons aucun regret à Menton… »  Equipage : Pierre-Loïc Berthet (skipper), Mathieu Richard (tactique), Greg Evrard (régleur grand-voile), Thierry Briend et Pierre-Alexis Ponsot (régleurs voiles d’avant), Pierre-Yves Collet (navigation) et Mathieu Renault (n°1).Source Bouygues Telecom

🔒 Krysalid 42´ : racer pur ou course – croisière…

Krysalid 42'
Krysalid 42\'

La rencontre du chantier Auriga Yacht et du cabinet d´architecture Bat´karé à Nantes, après avoir donné naissance à la gamme des catamarans à moteur – Auriga Transat, Auriga 1400 et Auriga 900 dont les premiers essais sont en cours – a permis l´émergence du projet Krysalid 42´ : un trimaran salon de pont de 42 pieds repliable conciliant performances, sécurité en haute mer et confort en mer et au mouillage.

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Record Cadix – San Salvador : déjà Les Canaries !

Thomas Coville - Sodebo
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Parti de Cadix (Espagne) hier (mardi matin à 10H00 heure française), le Trimaran SODEBO approche déjà des Iles Canaries qu’il atteindra dans la soirée. Thomas qui a choisi de longer les côtes africaines descend rapidement vers le sud poussé par un vent de Nord-Est d’environ 20 nœuds. En 24 heures, il a parcouru 482 milles (867,6 kms) à une vitesse moyenne de 20,1 nœuds (36,18 km/h). Sur la même route, Francis Joyon avait un avantage d’une quinzaine de milles sur Thomas Coville à l’issue de cette première journée. Monopolisé par la gestion du bateau qui avale les milles à grande vitesse, le skipper de SODEBO n’a pas réussi à dormir depuis le départ et prépare déjà son « atterrissage » sur les îles espagnoles. Il doit laisser Gran Canaria à tribord, dernière marque de parcours avant les Bahamas. Le vent actuel ne permettant pas d’y arriver d’un seul bord, il devra empanner dans l’après-midi, soit une manœuvre d’équilibriste à bord d’un trimaran de 18 mètres lancé sous gennaker à plus de 20 nœuds.

L’empannage est cette manœuvre délicate qui consiste à faire passer un bateau d’un bord sur l’autre avec le vent dans le dos. Si la manœuvre paraît facile sur un dériveur, imaginez lorsque la grand voile mesure 195 m² et que l´on est seul à bord pour manœuvrer. « La difficulté de l’empannage consiste à faire passer la grand voile sans casser les lattes. Sinon, c’est 8 heures de travail sur le pont. Comme en planche à voile, il faut empanner avec de la vitesse. Le bateau doit être au maximum de son potentiel, on choisit sa vague et on envoie. A ce moment, il faut être parfaitement synchro entre la barre et l’écoute de grand voile », un moment que tout skipper de multicoque en solitaire appréhende et que Thomas se répète régulièrement en utilisant l’imagerie mentale.

Source : Trimaran Sodebo

Francis Joyon, jeudi matin sur la ligne de départ…

Trimaran IDEC au départ de New York
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« J’ai quelques petits problèmes à régler aujourd’hui » raconte avec placidité Francis Joyon. « Le départ est imminent. Je me donne 90% de chance d’être demain matin jeudi sur la ligne de départ. » Pour respecter ce timing, Francis attend les dernières recommandations de Jean Yves Bernot. Le célèbre « routeur » Rochelais » peaufine les prévisions sur la zone européenne, « là où se gagnent ou se perdent tous les records ». Mais Joyon devra aussi effectuer le lent et périlleux convoyage cette nuit du géant IDEC le long de l’Hudson, au nez de la statue de la Liberté, sous le pont du Verezziano, le long du Jersey Coast Line, avant de rallier le phare d’Ambrose, près de 13 milles au large de New York City. Les chronométreurs du World Speed Record Council seront à poste pour enregistrer à la seconde près le démarrage d’une tentative que Francis lui-même qualifie d’Herculéenne ; « C’est le record le plus inaccessible en solitaire ! pensez ! près de 18 nœuds de moyenne… ». Mais la « fenêtre » météo si longtemps attendue (IDEC est à New York depuis le 10 avril dernier) est en voie d’établissement. L’anticyclone des Açores paresse au beau milieu de l’Atlantique, rejetant un fort couloir de vent de Sud Ouest le long des côtes orientales des Etats-Unis. « J’attends dès le départ 20 à 25 nœuds » confirme Joyon, « des conditions idéales qui pourraient aller forcissant vendredi jusqu’à 35 nœuds. » Pas ému outre mesure le Morbihanais, soucieux de s’éloigner le plus rapidement possible de cette côte américaine que perturbe trop souvent de petits systèmes météos indécelables. Viendra très vite le temps des grands déboulés sous gennaker, sous terre-neuve et dans le fort clapot du Gulf Stream, le marin en veille permanente aux nombreux bateaux de pêche, alternant navigation à la table à carte, réglages sur le pont et longues heures de barre. Point de rêveries sous les étoiles en perspective pour Francis bien décidé à frapper une fois de plus un grand coup ; « Je suis en forme. J’ai passé hier 4 heures dans l’eau à caréner le bateau… la plongée, ça réveille. »

Source Mer & Media

Océane lance le “Run de la Vieille”””

La classe Open 6.50 au Grand Prix du Crouesty
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Depuis quelques mois, l’équipe d’Océane souhaitait remettre au goût du jour la recette alléchante de runs de vitesse dans ce magnifique terrain de jeu qu’est la baie de Quiberon. Fort du soutien des nombreux et talentueux navigateurs installés du coté de Saint-Philibert, le club décide donc cette année de donner la possibilité à tous les supports de venir se mesurer sur un parcours aller retour de 10 milles .
 
Des balises pour le spectacle et la sécurité
 
Si l’envie était présente du côté d’Océane, la volonté était également de développer une véritable lisibilité des différentes tentatives sur le Run de la Vielle, et d’en garantir une totale sécurité. La magie de la réalisation est venu de la société D3E qui, séduite par le format de l’épreuve, a décidé d’y apporter son expertise et ses innovations. C’est ainsi qu’à l’occasion de chacun des runs, une balise sera installée à bord des bateaux, offrant ainsi un positionnement à distance et une transmission en temps réel des progressions. En mer, les concurrents auront une garantie d’intervention en cas de problème, et à terre chacun pourra suivre l’évolution des tentatives via internet et les animations mises en place sur le site d’Océane. Inutile de préciser que ce procédé inédit sur un tel type de manifestation permettra aux plus fins stratèges en lice pour le record d’étudier en détail les fenêtres à prendre pour un départ gagnant !

Rêves de transat : la chronique de Capian

Capian - Matthieu Girolet
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Premier Acte : la "profession de foi" !

Le « Mini » et son cortège de rêves transatlantiques et de course au large, à fond les manettes, me titillait depuis longtemps (voire toujours ?).

C’est en quelque sorte la synthèse de la vision de la mer que j’avais enfant, (les chansons de marin, les déguisements de pirate qui nourrissent l’imaginaire et les premiers dessalages qui donnent le goût de l´iode), et de ma pratique adolescente – les premières régates qui font mal aux mains, la découverte des poissons volants sur le pont le matin, et la boulimie de récits de mer pour s’imaginer vainqueur à Newport.

Laissez mijoter plusieurs années, et faites passer un Mini sous le nez… Si l’envoûtement a fonctionné, vous courez vous racheter un ciré !

En ce qui me concerne, j’ai alors ressenti cela comme une évidence. C’était exactement la même envie de large, le même désir de voir si j’en étais capable que dix ans auparavant.

A la nuance près qu’aujourd’hui, adulte salarié, j’ai à peu près les moyens financiers pour passer du rêve à la réalité.

Ma décision était prise.

Après, les choses vont finalement assez vite : choix, essai et achat du bateau, premières sorties, premières courses … (nous y reviendrons).

C’est parti, je prépare la Mini 2007 !

Je ne sais pas aujourd’hui si je pourrai être au départ de la Transat, encore moins si je la finirai ou si je saurai y faire bonne figure.
Je sais juste que je tiens FORT à ce projet, comme à quelque chose d’essentiel, et que j’y consacre une grande partie de mes forces.

Ce que je vous propose dans ce rendez-vous périodique est de vous faire vivre de l’intérieur la réalité d’un projet Mini Transat.
De vous en montrer la « face cachée », tout ce que j’aurais aimé savoir, et de partager avec vous les doutes, joies, difficultés et j’espère succès de cette entreprise.

Je vous dis à bientôt !

Matthieu Girolet

NDLR : Matthieu, qui menait le classement Série lors de l´Odyssée d´Ulysse en compagnie de Patrick Malet, a subi un démâtage et a été hélitreuillé (bien que les deux navigateurs n´aient requis qu´un simple remorquage…). Il relate cet épisode dans le numéro 14 du magazine Course Au Large, actuellement en kiosque.

Transat 6,50 Charente Maritime/Bahia 2005 : RDV le 17 septembre à 17h17

Mini-Pavois
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Un même esprit…
Depuis sa création en 1977, la Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia (ex-Mini Transat) a vu se succéder tous les plus grands noms de la course au large. Si Daniel Gilard sur son Petit Dauphin a été le premier vainqueur de l’épreuve, Yves Parlier, Gilles Chiorri, Thierry Dubois ou encore Yvan Bourgnon l’ont succédé. Mais parmi les marins qui peuvent accrocher une participation -voir plusieurs !- à cette course mythique, il faut citer Loïck et Bruno Peyron, Laurent Bourgnon, Jean-Luc Van Den Heede, Thomas Coville, Isabelle Autissier, Ellen MacArthur, Catherine Chabaud, Bernard Stamm, Michel Desjoyeaux, Lionel Lemonchois, Halvard Mabire, Marc Guillemot, Lionel Péan, Dominic Vittet, Anne Liardet, Lalou Roucayrol, Benoit Parnaudeau, Karen Leibovici, Marc Thiercelin… Mais ce qui prédomine avant tout c’est l’état d’esprit de cette Transatlantique. Laurent Bourgnon, 2e en 1987 déclarait : « c’est la vraie voile, celle que j’aime. Elle est accessible à tous. Avec un petit budget et une grosse volonté tu peux la disputer. Et puis surtout, l’ambiance est exceptionnelle. Entre les concurrents il existe une réelle amitié. On se parle, on se donne des conseils. Après, la voile perd cette fraîcheur …. ».  Pour la plupart marins amateurs, la Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia est aussi cette fameuse porte d’entrée dans le monde professionnel de la course au large. Un premier barreau de l’échelle mais qui reste gravé dans toutes les mémoires. « C’est elle qui m’a donné le goût du large. Je n’oublierai jamais » se remémore Ellen MacArthur, 15e en 1997.

Route de l´Equateur : Josse et son équipage fêtés comme des rois

Arrivée de Sébastien Josse et de son équipage ABN Amro
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Un accueil inoubliable

Sébastien Josse et ses onze équipiers n´oublieront pas de sitôt l´accueil qui leur a été réservé sur la plage du Cercle Nautique de Pointe Noire. Une foule en liesse de plus 10 000 personnes était présente pour fêter douze marins qui n’en croyaient pas leurs yeux. " C’est incroyable ! Certes, je m’attendais à un accueil chaleureux comme savent le faire les Congolais mais pas à un tel engouement, autant de personnes et le Chef de l’Etat qui vient en personne. C’était vraiment impressionnant de vivre un tel bain de foule. C’est la première fois que ça m’arrive et puis surtout ce sourire sur le visage des gens présents. Cette haie d’honneur aux sons des tambours, des différentes ethnies c´est magique…"

La différence au Pot au Noir

A peine remis de ces émotions, Sébastien Josse a livré un premier bilan d’une course qu’il a mené de bout en bout depuis le départ de Marseille le 5 juin. "La victoire s’est jouée sur quelques passages météo qu’il ne fallait pas rater. Tout d’abord dans la traversée de la Méditerranée quand nous étions au niveau des Baléares où nous avons plongé vers la Tunisie et puis à la sortie du détroit de Gibraltar où il ne fallait pas tourner trop vite à gauche le long des côtes marocaines. La grosse incertitude a été bien sûr le passage dans le Pot au noir. On sait quand on y rentre mais rarement quand on y sort. On a réussi à s’en sortir plus tôt que les autres concurrents. C’est là qu’on a fait la différence en creusant les écarts. Heureusement car dans le fond du golfe de Guinée, il n’y avait plus de vent et des courants contraires qui nous ont éloigné parfois du but ! Les quatre derniers jours, nous n’avons parcouru que six cents kilomètres, ce qui n’est vraiment pas grand-chose pour un monocoque aussi puissant que le nôtre. Une véritable vitesse d’escargot ».

De Broc attendu mercredi

Un rythme lent qui a permis à Bertrand de Broc (Tokio) de gommer une grande partie du retard accumulée dans la première partie de la descente de l’Atlantique. Phénomène classique d’accordéon climatique qui permet aujourd’hui au skipper quimpérois d’espérer rejoindre la terre ferme africaine dans la matinée ce mercredi. Philippe Monnet distancé après son arrêt à Gibraltar semblait voué à une cinquième et dernière place au Congo, c’était bien mal connaître le compétiteur qui sommeille toujours en lui. Mille après mille, Monnet grappille du terrain aux deux duettistes Jean-François Durand (Le défi Vendéen) et Rodolphe Jacq (Brest Nautic). A tel point que le cannois qui porte les couleurs du Congo espère bien brûler la politesse à l’un des 50 pieds IMOCA, voire les deux, d’ici Pointe Noire.

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