Orange II prépare son approche musclée au Cap Horn

Bruno Peyron - Orange II
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Bruno Peyron à la vacation radio du 23 février à 15h00 :

Les deux tiers du parcours : « Aujourd’hui c’est un peu plus violent que ces derniers jours, on est entre 29 et 33 nœuds. On a empanné il y a une heure. On a une mer de travers un peu pourrie et cela ne va pas arrêter d’ici le cap Horn. A chaque fois, ces manoeuvres sont des prises de risque et on va éviter d’en faire de trop. mais c’était prévu et on va assumer…. Le jour s´est levé au moment où on faisait un empannage. On a commencé la manœuvre en fin de nuit et quand on l’a finie, il faisait jour.

Fatigue : On a un niveau de fatigue contrôlé depuis les Kerguelen. Ca se voit sur les visages, la fatigue globale est bien équilibrée. La vitesse du bateau est dosée en fonction du niveau de fatigue du groupe.

Changement de quart : A chaque changement de quart, il y a un petit quart d’heure d’inquiétude. Régulièrement, il y a une connerie de prise en main. La dernière fois, on a fait un petit planté de la coque au vent et la coque est allée un peu trop haut. En monocoque, on sent mieux les vagues, mais là, on a deux trucs qui bougent à 20 mètres l’un de l’autre et c’est dur de sentir venir la vague.

Les albatros : Ils sont toujours derrière nous, mais quand ils le veulent, ils passent devant. Ce sont les seules machines à créer du vent qui soient parfaites. Ils peuvent rester des heures sans battre des ailes. Quand on arrive, ils trouvent que l’on est un terrain de jeu intéressant. Ils font 3,80 mètres d’envergure. On a fait la course avec cette bande de fous ! Maintenant il n’y a plus que des oiseaux plus petits. Les albatros, c’était une menace pour les clippers car si quelqu’un tombe à l’eau ce sont des charognards.