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Le calme avant la tempête

18´ Australiens / Sydney
DR

Ainsi du jeune équipage local Club Marine détenteur du trophée, composé d’Euan Mc Nicol à la barre, Tim Austin à la grand voile et Seve Jarvin à l’avant. Coutumiers des très bons départs, ils ont réussi à prendre l’ascendant sur Howie Hamelin (Pegasus Racing, USA) dès le deuxième bord de spi, pour finir de belle manière avec 1 min 51 d’avance sur leurs poursuivants américains, eux-mêmes suivis de très près par l’équipage de Rag and Famish, autre tenant assidu des avants postes.

A leurs trousses, l’étonnant équipage néo-zélandais de Fisher Fine Arts Helly Hansen réalisait la performance de rester aux contacts des meilleurs pendant toute la course, après avoir franchit la première marque en deuxième position. Preuve que les efforts fait par les kiwis depuis plusieurs années – notamment sur le plan du développement matériel, avec la production de mâts et de voiles très légers – leurs permettent aujourd’hui d’accrocher régulièrement leurs voisins australiens.
Les hommes d’Asko Appliances conservaient leur première place au classement général provisoire en coupant la ligne en 6ème position, juste derrière appliancesonline.com.au, barré par le prometteur John Winning Junior – fils de John Winning, compétiteur assidu, vainqueur du trophée en 2000, et riche bienfaiteur de la classe australienne.

L’équipage français, s’il ne peut encore prétendre au haut du classement, réalisait un beau parcours après un départ bien négocié. Au contact des meilleurs équipages, les sablais de Groupe Sefico ont su se maintenir dans le rythme d’une course très exigeante. Vitesse, manœuvres, choix tactiques leurs ont permis de laisser dans leur sillage neuf skiffs et d’accrocher une satisfaisante 22ème place.
Au terme de cinq manches, sur sept, les écarts de points restent donc très faibles, avec un leader, Asko Appliances à 16 pts, suivi de Club Marine (18 pts) et Casio Pathfinder (21 pts). Un final au couteau est d’ors et déjà assuré, d’autant que la suppression d’une manche, si les sept sont courues, rattraperait les contre performances de Pegasus Racing, visiblement bien revenu dans la course après une inhabituelle 23ème place dans la troisième manche.

Si l’on ajoute à toutes ces considérations mathématiques des prévisions météorologiques très enthousiasmantes ce WE – une bonne brise…enfin ! -, les deux dernières courses devrait offrir un spectacle digne de ce que le 18 pieds suscite dans nos imaginaires véliques.

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Figaro côté sud, l’Odyssée Cannes – Istanbul

Figaro Bel Kito de Pavant
DR

Coincée entre la Solo Méditerrannée (1er au 17 juin) et la Solitaire Afflelou Le Figaro, l’Odyssée Cannes-Istanbul a été difficile à mettre en place, notamment en raison du rapatriement des Figaro de Turquie vers le port de la Manche. Afin de régler ce problème, les organisateurs ont décidé d’offrir le rapatriement des monotypes par cargo, à destination de Cherbourg (arrivée le 22 juillet) afin que la flotte puisse prendre le départ l’épreuve-reine du circuit, la Solitaire, le 31 juillet.
 
Escale à Bozcaada
 Après un départ de Cannes, les figaristes franchiront les Bouches de Bonifacio, contourneront l’île Stromboli, puis le détroit de Messine, Syracuse, Ithaque et le sud de la Grèce. Les coureurs remonteront ensuite les Cyclades, traverseront la mer Egée avec escale à Bozcaada avant de franchir le passage des Dardanelles sous l’escorte de la marine nationale turque. Ils s’engageront enfin dans un sprint final et une traversée de la mer de Marmara, en direction d’Istanbul, terme du voyage.
 
200.000 euros de dotation
L’organisation de la course distribuera, en outre, 200.000 euros de dotation aux skippers, dont 100.000 euros pour les lauréats au classement général, 40.000 euros pour les premiers skippers à franchir les différentes portes de la course, enfin 30.000 euros pour le prologue à Cannes et 30.000 pour le post-logue à Istanbul.
 
Un duo Arthaud-Poupon
Pour cette première édition, le plateau ne sera pas aussi relevé que celui de la prochaine Transat AG2R. Néanmoins, l’équipage phare de cette Odyssée d’Ulysse sera constitué par le Languedocien Kito de Pavant (vainqueur de la Solitaire 2002) et l’Italien Alberto Spina.
Outre Kito de Pavant, on retrouvera sur la ligne de départ Marc Thiercelin, Lionel Péan, Armel Tripon, Rodolphe Jacq, Christophe Lebas, Didier Bouillard, Christophe Bouvet. A noter également le retour à la compétition de Florence Arthaud qui fera équipe avec Luc Poupon.

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Le clash des stratèges

ABN AMRO VOR Etape 4
DR

A 14h cet après-midi, la flotte se divise toujours en deux groupes pour négocier les effets d’une dépression tropicale inattendue dans cette région désolée de notre planète. Celui des Nordistes, constitué d’ABN AMRO TWO et de Brasil 1, qui vient de passer le front et celui des Sudistes où l’on ne compte que des gros bras avec ABN AMRO ONE, Ericsson, Pirates et Movistar.
 
Dans moins de 24heures, alors que les températures frôlent 0° et que les classements intermédiaires s’acharnent à jouer aux chaises musicales, les concurrents vont toucher cette première Ice Gate, petite ligne virtuelle de près de 300 milles, située sur le 48° Sud, entre les 143° et 148° Ouest.
 
Trois possibilités s’offrent aux concurrents pour gérer la première figure imposée de cette étape de 6 800 milles entre Wellington et Rio. Soit arriver par son nord et y rester jusqu’à la marque suivante, soit arriver toujours par son nord, la couper pour redescendre sous le 48° Sud en fonction des données météo locales, soit, troisième possibilité, arriver par le Sud, comme s’apprêtent à le faire ABN AMRO ONE, Pirates, Ericsson et Movistar, couper cette ligne virtuelle au moins une fois, quitte à la retraverser pour replonger au Sud, avant de négocier la seconde porte, située par le 48°s entre le 125°et le 130° ouest.
 
Bref, pour l’heure, les pointages et les fichiers météo de cet après midi, donneraient raison « SUR LE PAPIER », aux nordistes qui avancent pourtant en ce moment moitié moins vite que les quatre autres concurrents.
 
Il est en effet possible que ABN AMRO TWO et Brasil 1 accrochent rapidement des vents relativement forts venant par l’arrière mais également devant leurs étraves et qui les feraient progresser au reaching serré vers la première ice gate, avec près de 150 milles de route à faire en moins que le groupe du sud.
 
Pour l’instant les classements intermédiaires sont à prendre avec beaucoup de précaution puisqu’ils reflètent une position calculée par rapport à l’arrivée à Rio. Le premier vrai juge de paix sur cette première partie de manche sera le Horn que la flotte devrait passer mardi ou mercredi au mieux.
 
En attendant un premier bilan devrait donc pourvoir être fait demain matin pour savoir qui de ces 6 équipages a été le champion de la lecture de fichiers météo. A moins que le ou les heureux élus soient des champions de la lecture dans le marc de café (et à l’heure du tout lyophilysé, ce n’est pas gagné – ndlr)….

Source ABN AMRO

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Les Australiens maîtres chez eux

18' Australiens Sydney JJ Giltinan 2006
DR

Le départ, très disputé, s’est effectué aux pieds de l’Opéra avec une remontée au près vers Rose Bay, sur la droite de Shark Island. Quelques soit l’option choisie, il y avait pour chaque équipage de nombreuses variations de vent à exploiter avec une difficulté majeure, saisir la risée qui permettait de traverser rapidement le plan d’eau pour rejoindre la première marque au vent.

Les Australiens d’Asko Appliances (Hugh Stodart, Niall Kinch, Paul Schulz) visiblement très à l’aise dans les vents légers, ont rapidement pris la tête de la flotte pour ne plus la lâcher, malgré la remontée tonitruante de Pegasus Racing, skippé par l’Américain Howie Hamelin. Mais les leaders ont parfaitement réussi à maintenir le retour de leur poursuivant, augmentant même leur avance dans le dernier bord.

Huit équipages australiens complètent respectivement le top ten de cette quatrième manche (AAPT, Fisher and Paykel, Club Marine, SX Projects, Casio Seapthfinder, Ssangyong Yandoo, Active Air, Rag & Famish Hotel). Les premiers européens, les Anglais de Radii, accrochent la 11ème place. Une belle performance qui compense l’infortune de leurs compatriotes/concurrents habituels. Hermes/SELS fini 28ème et Barron & Smithers 30ème…

Les Français de Groupe Sefico s’intercalent en 29ème position, après un départ laborieux. Pénalisés par un manque manifeste de puissance dans la Grand Voile, ils payent également l’élévation très rapide du niveau au fur et à mesure qu’avance la compétition. « Notre classement recul mais les temps d’écarts avec les premiers diminuent, sans compter que nous battons pour la deuxième fois Barton – skipper de Barron and Smithers, ndlr -. Cela montre la réelle difficulté du plan d’eau et l’excellent niveau d’une flotte qui compte de nombreux champions du monde…et pas seulement de 18 pieds ! », confiait le barreur Christophe Orion.

Au terme de quatre régates, sur sept, Asko Appliances est donc actuellement en tête du classement provisoire, avec 10 points seulement. Suivent Casio Seapathfinder (14 pts), Club Marine (17 pts), Rag and Famish Hotel (22 pts), Pegasus Racing (32 pts) et Fisher and Paykel (39 pts). Si la régate de ce jeudi devrait une fois de plus se courir dans des conditions légères, celle de samedi –pas de course vendredi – s’annonce beaucoup plus musclée. Gageons que cette promesse de grand spectacle vienne à se réaliser !

Source C.Favreau

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Pierre Mas, confiant

Pierre Mas
DR


Où en êtes vous aujourd’hui ?
Début mars, une dizaine de membres de l’équipe technique et sportive du China Team partent à Shenzen puis Hong Kong pour une opération de détection des jeunes talents chinois. L’objectif est clairement de sélectionner des régatiers en collaboration avec la fédération chinoise de voile qui courront ultérieurement les « Act » à venir de la Coupe de l’America…

Sur quel bateau ?
CHN 79, c’est-à-dire l’ancien FRA 79 – le second bateau de l’équipe Areva – modifié en fonction de la nouvelle jauge. Il sera prêt pour l’Act 10 qui ouvre la saison à Valence au mois de mai.

Vous courrez donc avec un ancien bateau cette année ?
Oui, mais on ne sera pas les seuls et puis on en profitera pour observer comment sont les premiers bateaux de la nouvelle génération. Cela dit, il n’est pas certain que des syndicats en possession d’un nouveau bateau les mettent en compétition dès le printemps.

Quand votre nouveau bateau sera-t-il construit ?
Sa construction doit démarrer en Chine au mois de juillet.

Vous n’avez toujours pas de partenaire principal ?
Effectivement, mais nous sommes confiants. Ca ne peut aller que de l’avant. Déjà avec Tag Heuer et Lladro (un industriel ibérique, ndlr), nos deux premiers sponsors, on fait progresser les choses. Pour 2007, il faudra clairement plus d’argent…

Quels sont les effectifs du China Team à ce jour ?
Actuellement 12 personnes sont employées à plein temps et nos effectifs vont grimper à plus de 40 au printemps. CHN 79 doit être mis à l’eau à Valence début avril et les premiers entraînements sont programmés dans la foulée, avec la volonté de constituer une équipe franco/chinoise homogène et performante. Sous la responsabilité de Philippe Mourniac, l’équipe sportive de China Team a été la première de l’histoire de l’America’s Cup à avoir intégré l’an dernier des navigants chinois, lors des régates des Act 4 et 5 à Valence. En phase de construction, l’équipe sera  amenée à évoluer et devrait compter à l’horizon 2007 un tiers de navigants chinois à son bord.


Mais vous n’avez pas de base à Valence
Pas encore. Fin janvier, à l’occasion du nouvel an chinois, le Team a présenté son projet de base à Valencia. Sa construction démarre et devrait s’achever au printemps.

Tout va bien alors !
N’exagérons pas. On va de l’avant avec les moyens du bord. Il va sans dire que ce projet chinois est porteur et nous gardons bon espoir de trouver avant longtemps les moyens de nos ambitions. La priorité est de monter un équipage mixte au meilleur niveau. On s’y attelle. Ensuite ce sera la mise en chantier du nouveau bateau de China Team.

A quel niveau vous situez ces ambitions ?
Il est sûr que face aux plus grosses écuries, on ne peut prétendre gagner la Cup, mais on se battra dans chaque régate avec enthousiasme et sans complexe.

Vous visez l’après 2007 ?
On a toujours dit depuis notre rapprochement avec les chinois qu’il s’agissait d’un projet à long terme. La finalité est de faire du China Team un défi gagnant pour l’après 2007.

Propos recueillis par Patrice Carpentier

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Bee 6,50 : un sportboat de week-end.

Bee 6
Bee 6

Le Bee 6.50, élégant sport boat de week-end, est un nouveau concept qui apporte :
– finesse de barre, vitesse et sécurité (Rating I.R.C. 1.027)
– un très grand cockpit avec un roof et trois couchettes (4 personnes)
– la facilité d’utilisation et de mise en oeuvre d’un bateau léger à quille rétractable
– transport et mise à l’eau aisés grâce au gabarit routier et au faible poids
– une qualité de fabrication et de finition de premier plan pour un voilier personnalisé et durable : pont teck, construction sandwich, mât carbone orientable, voiles LE BIHAN, accastillage HARKEN, motorisation électrique in-board.

Construit en sandwich par infusion, doté d’une carène moderne et d’un gréement carbone rotatif, les performances du Bee 650 sont au rendez-vous dans la plus légère brise (58m2/t au près et 152m2/t au portant).
Un accastillage performant associé au profil de mât spécifique permet de maîtriser aisément la voilure dans la brise pour profiter sereinement de la puissance de la carène : bi-safrans, G.V. avec un ris pris du cockpit et foc sur emmagasineur.
Quille relevable et toujours cachée afin de ne pas encombrer l’espace de vie. Elle se manoeuvre facilement grâce à un winch. Le bateau peut ainsi échouer dans moins de 40 cm d’eau, naviguer en rivière ou lac avec un tirant d’eau réduit à 1.4 m ou à plein tirant d’eau (1,70 m) pour la performance.
Cabine double descente : avec 1.25 m sous barrot, elle offre un abri assis à quatre équipiers et permet également d’y passer la nuit. Au mouillage ou lors du transport, tout le matériel (voiles, bôme..) trouve sa place sous clé.
Propulsion électrique in-board à forte poussée: pour naviguer en silence dans les petits airs, manoeuvrer au port, ou prendre un coffre contre un fort courant.
Léger (480 Kg) et au gabarit routier, le Bee 650 est aisément mis à l’eau sur une cale et remorquable par une voiture de catégorie moyenne (sans permis spécial).

Principales caractéristiques :
Longueur coque : 6.57 m
Largeur coque : 2.47 m
Tirant d’eau : 1.7m, 1.4m et 0.3m
Déplacement lège : 480 Kg
Catégorie CE : C (insubmersible)
Hauteur sous barrots : 1.25 m
Grand Voile : 19 m2 (1 ris)
Foc : 10 m2 (emmagasineur)
Spi asymétrique : 45 m2 (bout dehors rétractable)
Gennaker : 25 m2 (emmagasineur)
Rating I.R.C. : 1.027
Conception : Rougier/Bougrat

Plus d’infos : www.beeboat.com

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De l´influence du plan d´eau…

shosholoza
DR

Les syndicats investissent beaucoup de temps et d’argent dans l’analyse du plan d’eau afin de pouvoir prédire dans quels types de vent et de mer ils vont régater la plupart du temps. Ces informations sont très précieuses pour comprendre le site de navigation et pour choisir le design adéquat, permettant au bateau d’évoluer de manière optimum dans des conditions données.


“La météo à Valencia n’est pas aussi simple qu’elle peut paraître” note Ian Burns, le coordinateur du design team de BMW ORACLE Racing. “Au début, les gens disaient : ce sont juste des brises thermiques régulières entre 13 et 18 nœuds. Et bien en réalité, ce n’est pas aussi simple. C’est un environnement architectural difficile et compliqué à appréhender.”

Lors des précédentes America’s Cup, chaque syndicat devait dépenser de l’argent (souvent plus d’un million d’euros) pour compiler des informations et pour les interpréter. Parmi les évolutions positives de la 32e America’s Cup, le Meteorological Data Service (MDS) est un programme commun permettant de collecter des données provenant des deux zones de course de Valencia et de les transmettre aux équipes.

Le programme MDS a été créé par le Protocol de la 32e America’s Cup à l’initiative du Defender  (la Société Nautique de Genève) et du Challenger of Record (Golden Gate Yacht Club). Pour les équipes, il permet de faire des économies significatives, en évitant de multiplier les mêmes programmes de récupération de données, comme lors de précédentes éditons de la Coupe, où les syndicats les mieux lotis pouvaient aligner jusqu’à 7 bateaux météo sur le plan d’eau.

“Il y a de gros avantages à partager les informations comme le propose le MDS ” explique Glyn Davies, le responsable du programme. “Cela offre aux douze équipes une plateforme commune en terme d’information et leur permet d’économiser à la fois temps du temps et de l’argent.”  Le MDS fournit des informations brutes (direction et vitesse du vent, pression barométrique, humidité) provenant de 21 bouées météo spécifiques mouillées sur les zones de course nord et sud. Un programme informatique développé par l’équipe MDS transmet toutes les données collectées et affiche les champs de vent relatifs au plan d’eau. Comme chacune des 12 équipes accède aux mêmes données brutes, c’est ensuite leur capacité à interpréter ces informations qui fait la différence en compétition.

Les équipements du MDS

Les bouées ont été dessinées et fabriquées “maison”, conçues pour les besoins spécifiques du programme. Elles ont été construites en Nouvelle-Zélande et assemblées dans l’atelier du MDS au Club Nautico de Valencia. La première bouée a été mise en place en février 2005. Actuellement, 10 bouées sont réparties sur le plan d’eau. Les 21 bouées au total ainsi que six stations à terre seront installées et opérationnelles à la fin du mois de mars. “En construisant tout nous-mêmes, nous avons économisé une somme significative et le résultat est une bouée parfaitement adaptée à nos besoins, ni plus, ni moins” explique Davies. “ Cette fabrication maison rend également la mise en service des bouées plus facile, vu que nous sommes les seuls à tout mettre en place.“

Ces bouées récupèrent et transmettent des données en temps réel au serveur central MDS auquel les équipes peuvent se connecter pour récupérer les informations. Puis, chaque syndicat les analyse de son côté. La météo est utilisée dans deux domaines principaux : aider les architectes mais aussi les cellules arrières dans leurs choix stratégiques sur le plan d’eau.

Source Peter Rusch/C.El – ACM

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Petit Bateau : nouvelle épreuve en solo autour de l´île de Wight

Tour de l'île de Wight
DR

Le parcours sera naturellement familier pour ceux qui ont déjà eu l’occasion de participer à la classique du Island Sailing Club en équipage, mais pouvoir désormais s’affronter en solitaire sur ce tour de 50 milles devrait s’avérer enthousiasmant. Cet événement est le dernier-né d’une série d’épreuves en solo originales, qui ont vu le jour au cours des 3 dernières années sous l’impulsion du « réseau » Petit Bateau. Il s’agit d’un groupe de marins solitaires (réunis à l’origine via internet) qui s’est formé suite à l’Ostar 2000, et qui compte aujourd’hui 260 membres de par le monde. Les courses organisées par Petit Bateau constituent un tremplin pour les nouveaux venus au solo, qui ont dans ce cadre l’occasion de se confronter à des navigateurs rompus à cette pratique.

Paul Peggs, Directeur de course et solitaire accompli (Mini Transat, Tour des îles Britanniques) estime que 30 à 40 bateaux devraient être au départ de ce nouveau défi. Tous les événements Petit Bateau sont des épreuves Open, qui encouragent le développement de la navigation en solo, tant sur le plan de la pratique que sur celui de l’architecture et de la technologie. Aucun certificat IRC ou MOCRA n’est requis, mais des temps compensés pourront être calculés pour les participants qui en disposent.

25 bateaux sont d’ores et déjà inscrits à la « Solo Week » Petit Bateau, qui part de Weymouth le 17 août et passe par Aurigny, Guernsey, Tréguier, Fowey, avec un final à Mylor.

Pour une inscription ou un premier contact : Paul Peggs, racing@petitbateau.org.uk

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Exclusif : le carnet de bord de Sébastien Josse

ABN AMRO 2 Etape 2
DR

Petit retour sur le départ… à peine partis, nous voila déjà avec une réclamation sur le dos de la part de Movistar, pour avoir changé notre équipier d’avant Gerd Jan Poortman ! Coccyx fêlé et deux point de suture à l’arcade gauche  (suite a violent enfournement, Gerd c’est arrêt net sur la dérive malgré son harnais) – et un embarquement pour Lucas Brun, notre Brésilien pendant le stop de Wellington.  La réclamation sera jugée à Rio : wait and see ! Pas très sportif, mais au pays des règles on ne rigole pas. Il ne faudrait pas pour autant en oublier la beauté de l’étape qui nous attend : 6500 miles le Pacifique, avec le passage du Horn à la clef.

Evidemment suite au petit accident dont a été victime Gerd,  il a fallu faire un briefing collectif pour rappeler les règles de sécurité de base du bord qui sont :

• Le barreur est responsable de toute personne sur la plage avant, c’est-à-dire qu’ il doit ralentir immédiatement le bateau si la vitesse dépasse 20 nds – autant dire 90% du temps.

• Gilet, harnais, flash light obligatoire par n’importe quelles conditions de vent, en quart ou hors quart.

Et pour l’occasion après le départ, j’ai fait une petite démonstration avec une flash light de nuit : après environ 60 secondes à 19 nœuds avec 2,50m de vagues, plus de lumière à l’horizon !!!! En parcours in shore à 11 équipiers sur le pont il nous faut environ 4min 30 sec pour affaler un spi, en configuration off shore à 4 sur le pont, le temps que tout le monde trouve sa place il faudrait environ 5 bonnes minutes de plus. Ce qui nous amène a 10 min, soit déjà un peu plus de 3 milles parcourus – eh oui ça va vite !!!

Bref maintenant, je pense que tout le monde à bord a compris ce que voulais dire.
Pour ma part, je stresse parfois plus avec 9 équipiers que lorsque je navigue en solitaire.

Revenons à la course : conditions de départ idylliques, au portant avec du soleil dans le sud d’un anticyclone, pour le moment c’est un joli chassé – croisé d’empannages par 51° S. Les prévisions pour les 2 prochains jours ne sont vraiment pas fiables, ceci est dû à une ex-dépression tropicale qui n’a pas encore trouvé sa place dans l’autoroute du grand sud, ce qui nous laisse pas mal d’options : rester nord avec moins vent et moins de distance à parcourir pour couper « l’ice gate », ou piquer au sud pour trouver plus de pression, mais faire plus de milles… Le problème ne s arrête pas là, une dorsale nous barre la route environ 100 milles avant notre « ice gate » que l’on soit nord ou sud. Même les logiciels de routage en perdent leur latin et nous proposent des routes complètement différentes d’un fichier à un autre .

Suite a prochain numéro !

Seb, sur ABN AMRO 2

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Josse mène… mais la situation est complexe !

ABN AMRO 2
DR

L’idée fixe pour la flotte qui progresse par vent arrière à des vitesses de 17 à 19 nœuds est de ne pas hypothéquer, dès les six premiers jours de mer, la plus belle manche de cette course autour du monde, qui mène la flotte sur 6 800 milles entre Wellington et Rio en virant le Horn. Ce rocher mythique, frontière entre les océans Pacifique et Atlantique, a aussi sur cette étape une valeur mercantile puisque c’est la porte « à points » de cette étape.
 
Après un départ idyllique de Wellington, au portant, par 20 nœuds de vent, sur une mer plate, les concurrents sont tombés sur un « os ». Une dépression tropicale qui se dirige elle aussi vers la première « Ice gate » cause de nombreuses turbulences sur l’eau et dans les esprits. Deux options : soit passer en son nord, la version la plus risquée, soit passer dans son sud, une décision qui semble faire l’unanimité parmi les six VO 70. Mais naviguer au sud de cette dépression, par 52° Sud, possède aussi sa part d’inconvénients, car il est toujours possible que les vents évoluent différemment que ce qui prévu et que la flotte se retrouve avec 40 nœuds dans le nez pour remonter plein nord sur la porte située sur le 48° Sud entre les 143° et le 148° Ouest.
 
S’il ne fait aucun doute que ces deux Ice Gates constituent un élément indéniable de sécurité sur cette longue étape dans les mers du Sud où les glaces se baladent de plus en plus haut, elles compliquent les décisions des navigateurs.
 
Les tracés de route témoignent de cette complexité. Les hésitations sont manifestes et certains, comme ABN AMRO ONE, n’ont pas hésité cette nuit à empanner au sud quitte à abandonner (ils espèrent pour quelques heures seulement) le leadership de la flotte. Ils sont actuellement les plus au sud et progressent à une vitesse supérieure à celles des autres. Mais cette supériorité de vélocité tiendra-t-elle pendant ces deux jours d’incertitude ?
 
A bord de ABN AMRO ONE, Mike Sanderson analyse : «Ces Ice gates nous compliquent la vie et cela risque de tourner au cauchemar si la tempête tropicale nous donne rendez-vous au premier point de passage, comme cela semble se dessiner. On pourrait se poser la question de la passer au nord, mais cela semble trop risquer. Il semblerait que nous ayons tous choisi de rester au sud, avec le risque que la situation évolue différemment que prévu et que nous progressions vers les marques avec 40 nœuds dans le nez…Pas très confortable tout cela. »
 
Au dernier pointage, les nordistes sont mathématiquement les plus proches de la ligne d’arrivée à Rio et se retrouvent donc en tête. ABN AMRO TWO le plus au nord est donc logiquement en tête de la flotte mais avec la menace de se retrouver bientôt au centre d’une dépression, donc avec des vents faibles et l’obligation possible de devoir empanner pour se dégager.
 
Mais Sébastien Josse, en parfait accord avec son navigateur Simon Fisher, refuse de céder au mode « Panique » et à la tentation de  commencer à sillonner le plan d’eau du nord au sud. « La réponse viendra dans deux jours. Pour l’heure il faut surtout garder son sang froid, souligne le skipper français d’ABN AMRO TWO. Pour l’instant, la situation n’est pas vraiment claire et s’est pour cela que cela « tricote » un peu. Par exemple Brasil 1 qui était au sud hier est remonté au nord et ABN AMRO ONE qui était au nord a plongé au sud après avoir empanné. Pour l’instant, nous sommes globalement encore au sud de l’anticyclone. Mais que l’on soit positionné au  nord ou au sud de la flotte, il va falloir que nous coupions la dorsale, pour passer la première « Ice gate». Quand on aura coupé cette dorsale, le vent va rentrer 25-30 noeuds par derrière. Cela va aller vite après le petit passage cafouilleux que nous traversons actuellement. Pour l’instant nous avons de bonnes conditions de navigation. Nous n’avons pas encore enfourné et notre balcon avant bricolé à Wellington est toujours en place…. Lucas (Brun), le remplaçant de Gerd Jan (Poortman), a bien pris sa place à bord. Il s’occupe du pied de mât. Quand Scott (Beavis), il assure parfaitement son double rôle de n°1 et de chef de quart. A Wellington, j’ai été obligé de recadrer un peu les choses pour que l’équipage soit plus concentré, et évite les erreurs que nous avons faites lors de la dernière étape et qui nous ont coûté un équipier hors quart pour blessure pour deux étapes et une grand voile déchirée. Là, c’est super. L’ambiance est toujours aussi bonne, mais je sens que c’est plus studieux que les étapes d’avant. Le bateau est un peu plus silencieux ! Nous ne sommes pas encore dans le grand Sud. Nous avons vu quelques baleines au départ de Wellington et les seuls êtres vivants que nous croisons sont des pétrels et des albatros.  Nous avons de très belles nuits sur une mer encore relativement plate. Dans la journée, il fait encore assez bon et comme nous naviguons par 15-20 nœuds de vent arrière sur une mer plate, nous pouvons enlever nos hauts de cirés. La nuit, il fait par contre vraiment froid, peut-être 6° à 8 ° et l’eau doit être à 10-12 °. Alors nous gardons nos cirés, capuche haute. Normal, nous sommes tout de même par 51° sud. Pour cette étape, nous avons chargé une nourriture plus grasse, plus calorique avec plein de cacahuètes, des noix de cajou, des barres de chocolat, des soupes au vermicelle etc…. Pour l’eau, c’est toujours de l’eau dessalinisée. Comme nous en consommons plus de 70 litres par jour, en bouteille ce n’était pas possible. Sinon, côté moral, c’est super… mais je note quand même que cette étape est celle « qui rentre à la maison ».
 
Source ABN AMRO

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