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Eliès et Generali officialisent enfin !

Eliès Yessssss
DR

Voici la sobre communication officielle diffusée suite à la conférence de presse tenue ce jour à
Paris :

"(…) Generali déclinera le thème environnemental sur un vecteur de communication historique au sein du Groupe, la voile, en engageant la construction  d’un nouveau voilier de 60 pieds (18,28 m) pour s’engager dans le Vendée Globe de 2008. Le groupe a renouvelé sa confiance à Yann Eliès, Champion de France solitaire en 2004 et co-détenteur, aux côtés de Bruno Peyron, du record du tour du monde du monde en 50 Jours. Dès la conception du voilier, confiée aux architectes Jean-Marie Finot et Pascal Conq, l’intégration d’énergies renouvelables à bord a été prévue afin de construire un bateau d’un type nouveau, qui allie performance et respect de l’environnement. Pour les besoins en alimentation électrique à bord, le nouveau « Generali » fonctionnera avec un moteur au diester, des éoliennes  et un nombre maximal de capteurs solaires.

Le bateau, qui sera construit par le chantier naval Multiplast (Vannes) et  achevé au printemps 2007, aura pour parrain Zinédine Zidane."

Car en effet…

" Zinédine Zidane sera l’ambassadeur du Groupe dans une campagne télévisée et Internet
 ainsi que le parrain du nouveau voilier construit pour le Vendée Globe de 2008,
 qui sera confié à Yann Eliès, skipper Generali depuis 9 ans.  Dans  le but d’accroître sa notoriété auprès du grand public et de positionner le Groupe comme l’assureur de référence en matière de défense de l’environnement, GENERALI donne le coup d’envoi d’une campagne de communication institutionnelle d’envergure. Cette campagne à destination du grand public, qui se déroulera du 11 avril à fin mai 2006, sera déclinée autour de médias diversifiés.

(…)

Ce dispositif sera amplifié par une campagne de publicité à la télévision, sur toutes les chaînes nationales et des chaînes du câble  et du satellite ainsi que sur Internet.
 Au-delà du parti pris informatif et interactif qui constitue le fondement de sa démarche, Generali a souhaité donner une forte résonance à cette campagne en s’appuyant sur l’une des personnalités préférées des français  : Zinedine Zidane.  (…) « Nous pouvons tous agir pour notre avenir » : la nouvelle  signature institutionnelle de Generali, omniprésente dans la campagne de communication, souligne la volonté de Generali d’accompagner chacun dans une dynamique d’action efficace dans le cadre individuel et dans le cadre collectif, ce dernier rejoignant les questions de sauvegarde de la planète.  (…) Poursuivant la même logique, Generali a rejoint le Club « Planète Gagnante » de l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) pour la mise en oeuvre d’actions de sensibilisation du grand public à l’environnement et aux économies d’énergie.
 Des actions seront dédiées aux clients de Generali dans le cadre de la campagne de communication 2006 avec la création d’un guide de conseils pratiques pour mieux prévenir des risques au domicile et préserver l’environnement, édité à plus  de 100.000 exemplaires.

Source Generali

 

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Josse et ses Kids de nouveau en route

ABN AMRO 2 Etape 2
DR

Si ABN AMRO One creuse l’écart en tête de flotte, reléguant son plus coriace adversaire Movistar à 38 milles ce matin, Sébastien Josse affiche depuis près de 18 heures les meilleurs vitesses. Peut-être est-ce enfin l’opportunité que l’équipage d’ABN AMRO TWO attend depuis plusieurs jours pour revenir dans la partie.
 
 
Sébastien Josse ce matin
 « Le Pot au Noir est désormais derrière nous et nous n’en avons pas beaucoup senti les effets. Nous venons de passer l’embouchure du fleuve Amazone hier et sommes actuellement à la hauteur du Venezuela, à 700 milles nautiques de l’embouchure du fleuve Orinoco. Devant nous, encore trois jours  de navigation un peu à la queue leu leu  avant de changer de système météo. Nous ne sommes pas bien placés depuis plusieurs jours mais je pense que les conditions météo qui s’annoncent vont faire évoluer la donne. Pour expliquer notre retard, qui a rarement été aussi important sur aucune des étapes déjà disputées, deux raisons. Nous sommes tombés dans un premier piège peu après le départ, quand la flotte a démarré grâce à un nuage et que nous sommes restés scotchés. Cela s’est joué à 4 milles près, mais ensuite cela a été difficile de revenir. Après, pendant la remontée le long des côtes du Brésil, nous avons fait une route plus Est que les autres, pensant que le vent serait plus favorable au large. Cela n’a pas été le cas.
 
Nous avons maintenant 160 milles de retard sur ABN AMRO ONE, mais ce n’est pas un drame. Cette étape est loin d’être jouée et il y a encore quelques embûches sur la route, la dernière, la plus dangereuse, étant l’arrivée sur Baltimore, qui passe obligatoirement par la très risquée Baie de Chesapeake. Le moral de l’équipage d’ABN AMRO TWO est donc bon et l’esprit toujours aussi combatif. Mais il faut reconnaître que l’expérience de nos adversaires fait de plus en plus la différence. Ce que nous avons pour y pallier, c’est un esprit d’équipe très fort et une vraie hargne sur l’eau. La beauté de notre sport est que la météo reste un paramètre insaisissable. Nous avons quelques cartes dans notre main pour jouer  avec elle, mais c’est elle qui a souvent le dernier mot. Cela apprend l’humilité et la combativité extrême. Il ne faut jamais se laisser déstabiliser tant que la ligne d’arrivée n’est pas passée. »

Source ABN AMRO
 

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Damien Seguin et Karen Lebovici sortent leur Krysalid

Krysalid 42
DR

Engagés dans la catégorie des multicoques Classe 3 Damien et le Krysalid’42 n’avaient pour l’heure qu’un seul concurrent déclaré, mais c’était sans compter sur la motivation extrême du chantier ligérien Auriga Yachts et d’investisseurs comme Fininfor & Associés qui, particulièrement séduits par le projet, ont décidé de financer la construction d’un deuxième trimaran. Restait alors à choisir le marin au profil idéal pour relever le « défi » lancé ainsi au sport et à l’Atlantique. Après un tour d’horizon très rapide des talents en recherche de monture pour la Route du Rhum, c’est finalement la navigatrice Karen Leibovici qui a été choisie pour skipper le sistership du Krysalid’42 de Damien Seguin. Après un Vendée Globe resté dans les esprits à la barre du célèbre Cigare Rouge de Jean-Luc Van Den Heede, la jeune femme retrouve donc un projet à la hauteur de ses ambitions, elle qui a soif de large depuis la fin de l’aventure autour du monde.

A quelques mois du départ de la Route du Rhum 2006, Damien et Karen se voient donc confier deux superbes unités dont la première sera mise à l’eau fin mai et la deuxième dans le courant de l’été. Pour leur première participation à cette célèbre transat, l’un comme l’autre mesurent la chance qui leur est donnée :
 Damien Seguin : « Le fait que nous soyons tous les deux engagés sur des bateaux identiques représente pour moi une saine émulation. Karen est quelqu’un que j’apprécie beaucoup. Elle est honnête et je sais qu’en partageant l’aventure avec elle nous aurons de quoi échanger et apprendre au mieux."
 Karen Leibovici : «Pour moi cette nouvelle est excellente à plusieurs titres, d’abord parce qu’il y a longtemps que j’avais envie de faire la Route du Rhum. Ensuite, parce que Jean-Luc Van Den Heede, qui était le parrain et le premier skipper de mon bateau sur le Vendée Globe est impliqué dans l’histoire (ndlr : Jean-Luc Van Den Heede a en effet apporté son soutien au projet Krysalid’42 dès les prémices de l’aventure). Enfin, ce projet est une histoire de rencontres et de défis. Tout n’est pas facile et c’est ce qui rend l’aventure passionnante. Je ne serai pas partie sur un trimaran 60 pieds sur cette transat, ce Krysalid’42 est idéal pour moi parce que c’est un bateau raisonnable dans la construction et dans la navigation ».

Avant de pouvoir se confronter et naviguer à bord de leurs Krysalid’42, Damien Seguin et Karen Leibovici vont continuer à naviguer sur leurs projets en cours ; la Transat AG2R qui a mis les voiles  dimanche pour Damien et le circuit Mini 6.50 à bord du TamTam pour Karen. Il leur faudra également à l’un comme à l’autre trouver des partenaires financiers pour leur permettre de courir dans les meilleures conditions. Le chantier Auriga Yacht quant à lui mettra les bouchées doubles pour relever le défi de sortir deux bêtes de course identiques pour deux marins avides de large…

Source Auriga Yachts

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Parlier repart en campagne

Médiatis Région Aquitaine / Yves Parlier
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Médiatis Région Aquitaine a terminé la phase 3 de sa démarche Step by Step.
Pour rappel, cette procédure mise en place à la mise à l’eau du bateau en janvier dernier, permet une mise au point précise du catamaran.

La phase 1 consistait à valider les travaux réalisés depuis Juin 2005 et à contrôler les appareils de mesure. La phase 2 a permis à l’équipe de se concentrer sur les repérages et les validations des différentes vitesses et allures du bateau. La phase 3, tout juste achevée, s’est attachée à formaliser et quantifier l’exécution des manœuvres, ainsi qu’à orchestrer au mieux l’organisation à bord de l’équipage.

Médiatis Région Aquitaine a ainsi été éprouvé sur le Bassin d’Arcachon, le Golfe de Gascogne, l’estuaire de la Gironde et même sur la Garonne à Bordeaux et ce avec différentes météos.
Après une vingtaine de sorties, l’hydraplaneur était ainsi prêt à quitter le Port d’Arcachon pour rallier sa base d’entraînements à Las Palmas de Gran Canaria, aux Canaries.
 
Les conditions météo étant favorables, Yves Parlier et son équipage ont décidé de lancer une première tentative de record de distance sur 24 heures en équipage. Record à battre : 540 milles (NB : chiffre de référence dans la catégorie 60 pieds)

A suivre…

Source Mediatis Région  Aquitaine
 

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Une deuxième nuit musclée …

Brit Air / Armel Le Cleac´h
DR

On prend les mêmes et on recommence… Grosse vague. Surf entre 15 et 20 nœuds. Et une belle lune pour éclairer ce tableau surréaliste de 28 Figaro lancés à pleine vitesse. Cette deuxième nuit de course de la Transat AG2R ressemble à la première, en un peu plus musclée. Le vent est une nouvelle fois monté d’un cran à l’approche du fameux cap Finisterre où souffle des rafales jusqu’à 38 nœuds sur une mer particulièrement difficile. Dans ces conditions, il faut savoir aller vite tout en ménageant le matériel car la route est encore très longue jusqu’à Saint-Barth. Griller toutes ses cartouches dès les premières nuits, en déchirant des spis qui seront indispensables par la suite, est une erreur que certains équipages apprennent à leurs dépens. C’est le cas d’Objectifs Océans, le dernier de la flotte pointé à plus de 90 milles du leader. Pierre-Emmanuel Pavageau et Nicolas Bertho ont "explosé" leur spi médium et leur spi lourd et ne semblent pas certains de pouvoir les réparer eux-mêmes. Bien d’autres équipages comme les tandems Pavant/d’Ali (Groupe Bel), actuellement 8e, Le Cleac’h/Troussel (Brit Air), 21e, Treussard/Rouxel (Groupe Céléos), 23e, et même le duo leader Vittet/Lemonchois (Atao Audio System) se sont lancés dans des ateliers coutures pour réparer les dégâts occasionnés par le vent de nord-est, qui souffle tout de même à force 8 ! Dans ces conditions, les compteurs s’affolent et les premiers ont parcouru près de 400 milles en 36 heures ! Le vent devrait continuer à les pousser encore pendant 48 heures jusqu’à l’approche de Madère où une dépression mourante brouille des schémas tactiques jusque-là assez simples.
 
Ils ont dit à la vacation de 5h00 ce matin…
Dominic Vittet (Atao Audio System), leader : « C’est très venté et la mer est assez forte. On se relaie à la barre et on fait un peu de couture. On aurait préféré ne pas péter de spi. Pour l’instant, on fait notre route, on ne cherche pas à contrôler la flotte. On essaye juste de faire au mieux. Grâce à la lune, c’est agréable car on voit assez bien dehors. »
 
Gildas Morvan (Cercle Vert), 5e ce matin : « On a toujours eu du vent depuis le début. C’est la première fois qu’on va aussi vite en Figaro 2. C’est impressionnant ! On fait des supers moyennes depuis le départ. Il faut aller vite en faisant une bonne gestion du matériel. La course ne fait que démarrer. Comme on savait que le vent allait se renforcer à l’approche du Cap Finisterre, nous sommes passés sous spi lourd en début de nuit. Le vent souffle à 35 nœuds, il y a des creux de 4 mètres et des cargos dans les parages… On dort parterre à l’intérieur, tout habillé, prêt à intervenir si besoin. Sinon, on arrive à bien manger et bien dormir. Côté météo, il n’y a pas trop à se creuser la tête pour le moment. La situation est assez claire. »

Les leaders à 4h00
1 – Dominic Vittet – Lionel Lemonchois (Atao Audio System)  à 3346,7 milles de l’arrivée
2 – Yannick Bestaven et Ronan Guerin, à 2,8 milles du leader
3 – Charles Caudrelier – Nicolas Bérenger (Bostik), à 4,1 milles du leader
 
 
Jérémie Beyou (Delta Dore), 4e ce matin : « Nous sommes dans l’accélération du Cap Finisterre. Le vent souffle jusqu’à 38 nœuds. On vit sur le pont, sous spi à fond la caisse, à plus de 15 nœuds en permanence. C’est brûlant ! Euh, faut que je vous laisse là… Au revoir ! »

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Les femmes à l’honneur chez Dubarry.

Dubarry
Dubarry

Pour les femmes qui aiment naviguer, il est souvent difficile de trouver des chaussures confortables en mer et sur terre et dont l’esthétique n’ait pas été mise de côté. Pour l’été 2006, Dubarry propose une sélection de modèles particulièrement destinées aux femmes. Gardant pour objectif la performance, toutes les chaussures Dubarry disposent de la semelle anti dérapante, mise au point par la marque, et qui assure une bonne adhérence quel que soit le temps.

Si le look classique est aussi important que le confort et la stabilité, alors les modèles Maldives et Barbados offrent le choix de chaussures avec ou sans lacets dans le style classique des chaussures de ponts. Résistantes à l’eau de mer, légères et souples, ces chaussures sont fabriquées avec des cuirs spécialement traités qui sèchent rapidement tout en conservant leur souplesse. Contrairement aux modèles qui disposent d’une semelle fine de mauvaise qualité, la semelle Dubarry en EVA injectée moulée apporte souplesse et douceur tout en absorbant les chocs. Ces deux modèles réservés aux femmes disposent d’un renfort talon qui améliore le confort.

Les modèles Maldives et Barbados complètent la large gamme de chaussures/bottes techniques et performantes de Dubarry. Cette gamme haute qualité bénéficie des dernières innovations technologiques dans l’injection et le moulage, qui sont associées à des cuirs résistants à l’eau, peu absorbants et à séchage rapide (performance Dry-Fast Dry-Soft). Conçu pour les femmes et pour les hommes, la plupart des modèles sont proposés du 35 au 48 (avec demi-pointures anglaises).

Plus d’infos : www.interdist.fr

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Catana signe son premier maxi-catamaran.

Poncin
Poncin

Le groupe Poncin Yachts a vendu son premier maxi-catamaran de croisière de 26,50 mètres (87 pieds) pour un montant de 4 M€.

La construction de ce  maxi catamaran de croisière s´inscrit dans la stratégie de développement très haut de gamme du chantier Catana au sein du groupe Poncin Yachts qui doit faire face à une demande mondiale croissante de produits d´exception.

Ce succès confirme le bon positionnement du chantier Catana basé en Méditerranée à Canet en Roussillon, leader mondial des catamarans de croisière de luxe, et sa capacité à construire des catamarans aux dimensions spectaculaires.
Il démontre aussi la pertinence du lancement de sa nouvelle gamme comprise entre 50´ et 98´, dont six unités au total ont déjà été commandées depuis son annonce au dernier Salon Nautique de Paris.

Reconnaissance internationale :
La revue britanique professionnelle « European Boatbuilder », a consacré 17 pages dans son numéro de Février-Mars 2006 à l´usine B.I.S, Boat Industry System, et au concept Harmony développé par Olivier PONCIN et son équipe.
Cet article plébiscite la cohérence du projet et met en évidence cette stratégie nouvelle dans le nautisme consistant à investir fortement (17 M€) dès le départ dans un outil de production novateur.

Cet article rédigé par une presse reconnue dans le secteur et diffusé sur le marché international, est un soutien de taille pour Harmony dans sa conquête actuelle du marché européen.

Plus d´infos : www.poncinyachts.fr

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Pas de rodage !

Dominic Vittet - Atao Audio System
DR

« On peut dire que ça a bombardé très fort ! » Leader de la course avec Lionel Lemonchois sur ATAO Audio System, Dominic Vittet résumait assez bien le sentiment général à la première vacation officielle organisée depuis la FFVoile, ce midi à Paris. « Le bateau enfournait jusqu’au mât, on faisait des longs surfs à 17-18 nœuds, c’était assez spectaculaire et il semble qu’à cette allure on soit un peu plus rapides que tout le monde », se félicitait le Trinitain, alors à la lutte avec le Bostik de Charles Caudrelier et Nicolas Bérenger. Mais au classement de 16h, Cercle Vert (Gildas Morvan-Erwan Tabarly) et Les Mousquetaires (Bertrand de Broc-Benoît Petit) complétaient le podium provisoire, ces trois bateaux étant à égalité pour la deuxième place, tous à 1,8 mille des leaders

 Petits écarts et petites avaries
 
« Ils sont allés vite, à plus de 11 nœuds de moyenne sur les 24 premières heures mais les écarts sont encore infimes », résume le directeur de course, Jean Maurel, « il faut prendre les classements avec précaution, car les bateaux sont étalés en longitude : 22 concurrents tiennent en dix milles. Ce n’est rien. C’est comme s’ils étaient sur une ligne. Ils font des micro positionnements est-ouest pour anticiper le passage du Cap Finisterre, voilà tout, mais il n’y a aucun avantage ou retard décisif ».
 
Et le Cap Finisterre c’est pour cette nuit, avec sans doute jusqu’à 40 nœuds de vent… De quoi « s’amuser » tout en tentant de ménager la monture. Pas toujours simple, comme le note Jean Maurel : « ce qui me parait le plus notable, c’est qu’on a déjà quelques petites avaries, des spis déchirés par exemple ou des drisses qui ont souffert et cela explique que quelques ténors ont pu prendre un peu de retard .».
Armel Le Cléac’h et Nicolas Troussel (Brit Air), les vainqueurs de la dernière édition, sont de ceux-là. Sans dévoiler la nature de son problème, Armel a raconté qu’ils avaient eu « un souci» leur interdisant pendant quelques heures l’envoi du spi, ce qui explique leur 23e position et leurs 15,5 milles de retard. « Mais tout est réparé maintenant et le bateau est à 100% de son potentiel». Liz Wardley (Donneurs de Vie-All Mer) déplore, elle, d’avoir déchiré les deux grands spis et dû faire de la couture une partie de la nuit. Le spi de Groupe Celeos n’a pas résisté non plus, une écoute a souffert sur Objectif Océans… Rien de bien grave heureusement, juste assez pour illustrer que la relative accalmie de la journée est bienvenue pour réparer tout ce qui peut l’être avant ce fameux passage du Cap Finisterre.
 
Restent de grands moments de vitesse et de plaisir. Car dans ce vent fort, la nuit dernière il y a eu du grand spectacle à bord des bateaux et de jolies sensations pour les marins, comme le raconte Roland Jourdain :   « La nuit a été belle : on allait vite, il y avait de la lune, des dauphins avec sauts périlleux, c’était vraiment super chouette. Franchement, on ne pouvait pas rêver beaucoup mieux même si c’était un peu humide. Mais dans 30 nœuds de vent au portant c’est un vrai plaisir ce bateau ! » Et le skipper de Veolia d’ajouter :  « les choses tactiques plus compliquées sont pour dans deux ou trois jours, à l’approche de Madère ». Une zone d’incertitude météo barre la route et il y aura un vrai choix à faire pour la négocier.  « Demain ou après-demain, ils vont forcément ralentir », prédit Jean Maurel.
 
Ils ont dit :
 
Christophe Lebas (Armor Lux-Salaün Holidays): « C’était assez tonique comme histoire. On a eu jusqu’à 35 nœuds, des surfs sauvages et humides au largue.. des super conditions. C’était juste un peu frais cette nuit, l’eau est froide et le pont était inondé en permanence, ça caillait cette nuit mais à part ça c’était bien. On a un peu abîmé un spi, c’est réparable, mais ça nous handicape un peu. Je ne pense pas que la dorsale sera si compliquée à négocier. Je vois d’autres bateaux pas loin de nous : Roxy, Siemens et quelques autres. Ce midi il n’y a plus que 20 nœuds de vent en moyenne, c’est largement plus raisonnable. »

Armel Le Cléac’h (Brit Air) : « On a eu un petit souci technique cette nuit et on n’a pas pu faire de spi pendant un bon moment, ce qui fait que sous génois on a perdu pas mal de terrain… Mais c’est réparé : maintenant, on a un bateau à 100% de son potentiel et ça va mieux. Le vent va tourner un peu à droite d’ici quelques heures, il faudra trouver le bon moment pour empanner puis bien gérer le passage du Cap Finisterre. La mer est assez chaotique, pas question de mettre le pilote pour le moment… »
 
Marine Chombart de Lauwe (Esprit 93) : « Tout se passe très bien, on a passé une nuit sportive mais fort sympathique à alterner grand et petit spi avec 30-35 nœuds de vent, c’était parfait ! C’était un peu plus animé que prévu mais les bateaux tiennent bien la mer, on s’est fait plaisir à glisser entre 15 et 20 nœuds. C’est rigolo parce que c’est un peu la même configuration que le départ de la dernière Transat 6.50. La différence c’est que là j’ai pu lâcher la barre de temps à autre. Avec Julien, on se répartit les tâches de manière assez naturelle à bord. Je suis très fière de mon bateau, j’ai sous les yeux trois mots de la Seine-St Denis c’est un vrai plaisir de partir dans ce projet là. J’ai les filles de Roxy juste derrière moi, tout va bien ! »
 
Liz Wardley (Donneurs de Vie All Mer) : « On a eu une nuit vraiment excitante, mais on a déchiré nos deux grands spis et nous avons été obligés de faire de longues réparations pour pouvoir les renvoyer, maintenant c’est fait, ça va mieux et on va pouvoir se reposer un peu. Le vent remonte maintenant et on va pouvoir naviguer de nouveau sous petit spi, ce ne sera pas plus mal.»
 
Erik Nigon (Axa Atout Cœur pour Aides) : « Pour l’instant, la course se passe humidement et tranquillement ! On a décidé d’assurer à notre rythme de ne pas déchirer de spi pendant les deux premiers jours. Les premiers je les ai déjà vus à l’œuvre, ils attaquent à fond mais nous on n’a pas le niveau de confiance qu’ils ont et on ne veut pas déchirer nos spis maxi. On aurait préféré un départ plus en douceur mais on est dans le rythme, ce n’est pas si mal. On a une houle assez haute, une visibilité pas énorme. La nuit a été un peu difficile, mais nous on gère à deux la nuit dehors et on se repose la journée. On a à peine 15-20 nœuds mais on va reprendre 30 ou 35 en passant au Cap Finisterre ».
 
Jean-François Pellet (Lubexcel) : « Pas mal cette nuit ! Les petits copains ne sont pas très loin, faut qu’on s’accroche. Cette nuit c’était sportif, on est partis en vrac tranquillement une petite dizaine de fois, on a enfourné deux fois jusqu’au mât mais pas de bobo, on a juste abîmé une écoute de spi et un cagnard AG2R. Là, on a 20 nœuds, ça glisse bien sous spi, le ciel est bleu, tout baigne… »

Source Pen Duick

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“Le double, c’est deux solitaires à 100% chacun”

Transat AG2R 2006 départ Concarneau
DR

Quelle doit être la qualité première d’un duo ?
Christian Le Pape : "La complémentarité dans tous les compartiments du jeu. Il y a deux solutions : des marins interchangeables ou des marins très typés. Prenons l’exemple du duo gagnant Gautier-Pahun en 1996 : ils étaient complémentaires dans leurs différences. L’un (Pahun) était là pour faire avancer le bateau vite, l’autre pour le faire aller au bon endroit. Il y a aussi des gens qui ont des profils très proches, comme Vincent Riou et Jérémie Beyou. Difficile de ne pas les classer parmi les favoris. Eux, ils ont l’expérience, l’entraînement et le rythme, c’est-à-dire la capacité à ne jamais être dépassé par une situation".
 
Sur quels critères un skipper choisit-il son équipier ?
C.L.P. : "Beaucoup sur l’affectif, l’émotion, jamais sur un choix clinique. Après, c’est aussi une question de disponibilité, voire d’opportunité, mais également de budget. En fonction du budget, on peut choisir de s’offrir tel ou tel équipier. Je pense qu’il y a autant de critères que d’équipage inscrit. N’oublions pas que ce sont des rapports humains et que c’est toujours complexe. Ceci dit, l’important, à mes yeux, c’est que les gens aient une histoire commune".
 
On dit souvent que le double, c’est du solo à deux : partagez-vous cette analyse ?
C.L.P. : "Le double, c’est 100 % + 100 % d’efficacité, sinon ça ne marche pas bien. Dès le commencement du projet, il faut bien définir les attentes, se dire qu’on est là pour gagner et que l’on va se préparer pour atteindre cet objectif-là. Si l’un est déficient, seulement à 80 %, l’autre aura du mal à compenser".
 
Vu le niveau de préparation des ténors de la classe Figaro, ou se fait la différence sur une Transat ?
C.L.P. : "Certainement pas sur le fond de jeu, c’est-à-dire les réglages, les manœuvres, les choix de voilure, etc : ils sont dix équipages à avoir le même fond de jeu. La différence se fait d’abord dans les choix des trajectoires et dans la capacité à tenir un rythme élevé le plus longtemps possible. Lorsqu’on est en tête, il faut être capable de prendre des décisions non pas en fonction des adversaires mas en fonction des conditions météos. Et ils sont moins nombreux à avoir ces capacités-là".
 
Quels sont justement les équipages qui possèdent ces capacités ?
C.L.P. : "Caudrelier-Bérenger, Riou-Beyou, Morvan-Tabarly, Le Cléac’h-Troussel, Jourdain-Nélias ont tout le temps été dans le coup : ça fait trois mois qu’ils s’entraînent, ils sont dans le match. Ils ont le rythme. Ensuite, je dirais qu’il y a plusieurs outsiders comme Grégoire-Veniard, Tripon-Drouglazet, Douguet-Chabagny, Dick-Jourdren et Vitte-Lemonchois. Mais sur une transat, il peut s’en passer des choses…"
 
Propos recueillis par Philippe Eliès

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De Broc – Petit, les deux Mousquetaires

De Broc Benoît Petit Figaro AG2R Mousquetaires
DR

Complémentaires
Bertrand a connu des hauts  et des bas et, faute de voilier compétitif, son palmarès n’est peut être pas si riche que celui de quelques camarades du vivier finistérien avec lesquels il a partagé ses premières aventures au large. Mais ce Breton têtu, qui sait se faire mal en mer, est une valeur sûre. Et , à 45 ans, il a  toujours autant envie d’en découdre. Son partenaire ayant fait défaut, il a failli rester sur le quai mais, heureusement, les Mousquetaires sont arrivés à la rescousse pour le relancer dans la bataille. Il y fait équipe avec Benoît Petit, un Brestois qui a aussi de belles références. " Je pense que c’est un bon : il suffit de regarder son CV. Il a tout de même été champion du monde", souligne Bertrand. 
Venu de la filière olympique, Benoit Petit champion du monde de 470 en 1999, n’est pas un néophyte du Figaro. Il apportera à Bertrand sa finesse de barre, sa maîtrise du support  : "Bertrand a plus l’habitude de gérer la longue distance, il maîtrise bien le rythme en mer et c’est un compétiteur." La complémentarité de leurs qualités est réelle.
 
Sans complexes
Associés de dernière minute, ils n’ont pas eu le temps d’accumuler les milles : " On a fait une centaine de milles en tout et pour tout.  Nous avons moins navigué que certains de nos adversaires. Il y a de sacrés clients mais il ne faut pas faire de complexe.  Il  ne faudra rien lâcher pendant 20 jours. J’aime bien la bagarre", dit  Bertrand déterminé.
Son coéquipier, qui a également un tempérament de gagneur, est au diapason.  Après des années passées entre trois bouées, Benoît Petit  est ravi d’agrandir le terrain de jeu. " Ce qui me passionne, c’est la régate, à plus forte raison à armes égales.  Mais sur 1 heure ou sur 20 jours , il y a le jeu, la prise de risque. Tout cela est passionnant ."   Ces deux Mousquetaires sont bien armés pour aborder ces 3710 milles qu’ils ont attaqué le fleuret moucheté.
 
Gilbert Dréan
 

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