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Océan tire ses premiers bords

Océan G.Leblanc première sortie sous voiles
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Première véritable journée de navigation pour ne pas dire de libération pour  Georges et son équipe qui ont enfin pu donner libre cours à leur envie brulante de naviguer réprouvée par un interminable hiver et  meublé par des milliers d’heures de travail à préparer le bateau en rêvant de cette première sortie.

Et pour cette grande occasion, le MacGregor-Smith de 65 pieds de Georges Leblanc s’est fort bien comporté. Il fût étonnement stable et a tout de même atteint 12 nœuds au près sous voilure réduite.

Mais la vitesse et la performance du voilier n’était pas le but de l’exercice. Cette sortie avait plutôt comme objectif de tester le comportement du bateau et de permettre à l’équipe qui effectuera le convoyage de ce dernier vers l’Europe de se familiariser avec les nouveaux équipements du coursier.

Somme toute, Georges Leblanc s’est déclaré fort satisfait de cette première journée. Pour ce baptême du feu, l’équipe bénéficiait de conditions de vents tournant autour de 15 nœuds de provenance nord-est, ce qui est une bonne brise dans ce coin ci de la vallée du St-Laurent situé juste en face de Québec. Quant au fleuve, il agrémentait la balade de sont clapot habituel. Malgré une pluie intermittente et le froid, le plaisir de naviguer était au rendez-vous.  

Daniel Lévesque

La chronique de Capian : Sur le chemin de l’école

Matthieu Girolet Capian
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Si l’on considère souvent que la Transat 6.50 est le bac de la course au large, alors on peut dire que la première course 2006 est la rentrée des classes pour ce qui sera la promo 2007.

Et cette école là on y va plutôt avec envie. C’est vrai qu’à force de lire en temps réel sur le net les exploits des pros au large et leurs pointes à mach2, l’aventure se rapproche tellement de nous qu’elle semble accessible, qu’on la pense presque facile. Et la Classe Mini, à la fois porte d’accès et déjà mythique, bénéficie à fond de cet engouement. « Puisque je les vois tous les jours le faire devant mon ordi, moi aussi j’en suis capable, et même j’y vais ! »

Et cette année en Méditerranée, la rentrée s’est opérée en deux temps :

20 mai : Triangle du soleil 2006. Et comme c’est le premier jour, un copain pouvait vous tenir la main. Ce seront donc 500 milles en double.

Et la maîtresse a été vache ! 25 bateaux au départ et 11 à l’arrivée, soit 14 abandons, dont trois démâtages et surtout beaucoup pour cause de gros coup de moins bien. Qui ont existé aussi sur les bateaux qui ont fini. Les copains ont  cafté ? ! Pleins de bateaux neufs au départ, peu à l’arrivée et beaucoup des nouveaux en ont bavé. La qualité des canotes n’est pas en cause, ni forcément celle des hommes.

Je crois simplement que le « large », même 4 jours, c’est déjà bien autre chose que 3 manches en baie. C’est déjà une autre discipline, qui peut déjà être une aventure. Et en mode à donf’ c’est bien souvent déjà chercher profond en soi. Il faut déjà vraiment se gérer : se protéger, se nourrir, dormir. Oh, bien sûr, c’est le métier qui rentre quand le casse-croûte sort. Et sur les pontons biens stables, il n’en paraît plus rien.

J’ai déjà une saison sur mon bout de bois, mais à force de sorties hivernales ne dépassant pas le week-end, j’avais un peu oublié ces fondamentaux. Il y a  quand même eu quelques séances amusantes avec du vent forcissant progressivement. Du genre : Tapis puis retapis sous grand spi. Bon, le médium alors, même résultat. Avec le ris ? Non plus ! OK, gennak, et zou 14 nœuds à bloc GV haute dans la nuit noire. Sauf qu’à un moment le bout-dehors a dit que c’était tard et que, lui, il préférait rentrer. Cela s’est terminé, à la scie à métaux et la frontale, par un manchonnage sauvage avec l’aviron par Rémi Bricol’tout et une deuxième moitié de course sur la pointe des pieds dès que la bulle était en l’air. Mais au moins je sais à quoi sert l’aviron maintenant.

La semaine dernière c’était le premier contrôle, seul devant sa feuille. Mini Solo, donc. Cette fois-ci, on s’est méfié et on a réussi à se faufiler entre deux questions surprise sur les BMS et le tourmentin. Il y a quand même eu quelques jolies figures dans la flotte quand le mistral s’est établi par l’avant à 20-25 nœuds d’un coup alors que la minute d’avant c’était la grosse molle quasi au portant. Gennaker et bout-dehors repliés en urgence et spis dans la figure au programme.

Un multi-récidiviste de la Mini m’avouait récemment qu’au début il avait tendance à pousser les gens à se lancer et qu’aujourd’hui, réflexion faite, il pense plus sage de laisser chacun se décider. Il ne s’agit pas de rebuter. Juste de livrer aussi cet aspect de la réalité. Alors, sincèrement, oui, je trouve que le Mini ça peut être dur. Et comme dans la très grande majorité, nous ne sommes pas des pros ni par le niveau, ni par le reste, les qualifs sont précieuses pour s’en rendre compte.

Peu après leur retour de la dernière transat, évoquant un autre coureur arrivé à Bahia, un ami disait  « il fait partie de la famille ! ». Et il faut bien quelques péripéties pour créer une famille !

Bientôt le 12 !

Act 10 à Valence : Challenge
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 De fait, les conditions météo ont bien changé par rapport à celles vécues lors des Louis Vuitton Acts 10 et 11 il y a quelques semaines. Avec l’augmentation des températures dans la journée, le régime de brise thermique est désormais bien établi et les équipages qui s’entraînent quotidiennement au large du Port America’s Cup profitent d’un vent de sud-est qui souffle entre 10 et 16 nœuds.

 Le rythme ne s’est pas ralenti depuis la fin des régates en mai dernier. Une grande majorité des 12 équipes se prépare intensément sur le plan d’eau de Valencia, à bord de leur Class America ou sur de plus petits bateaux, afin de peaufiner leur pratique du match racing.

De nouveaux arrivants dans la flotte ?
 Pour trois de ces syndicats, ce laps de temps entre les compétitions a été l’occasion de travailler sur les nouveaux Class America. Ainsi, depuis le baptême de son bateau -le dernier dimanche de l’Acte 11- l’équipe suisse a régulièrement navigué à bord de SUI 91. En tant que Defender, Alinghi continue sur la lancée de ses performances passées. A priori, les Suisses ont moins de raisons que leurs concurrents de dévoiler leur nouvelle monture pendant l’Acte 12. Il sera intéressant de voir quelle sera leur décision à ce sujet.

 L’équipe locale du Desafío Español 2007 a également profité de cet intermède pour mettre au point ESP 88. Le bateau a subi ses premiers tests et Agustin Zulueta, directeur technique du syndicat Espagnol, a annoncé qu’il espérait pouvoir utiliser ESP 88 dans l’Acte 12.

 "Nous projetons de régater avec ESP 88 (dans le Louis Vuitton Act 12) si le résultats de nos navigations sont assez bons et jusqu’à présent, tout va très bien" a-t-il déclaré il y a quelques jours.

 Même combat pour les Italiens de Mascalzone Latino-Capitalia Team qui travaillent actuellement sur leur nouveau ITA 90.

 Equiper et préparer un Class America fraîchement sorti de chantier et le rendre opérationnel pour les compétitions exige des équipes beaucoup de temps et d’attention. Il s’agit de tester et de ‘tirer’ sur chaque système mis au point sur le bateau, mais aussi d’être capable d’exploiter toutes ses capacités en terme de performance. Les gains en vitesse prédits sur les planches à dessin des architectes doivent être mis en évidence sur l’eau et cela peut prendre plusieurs semaines d’essais, voire plusieurs mois. La preuve, tous les bateaux ayant participé à la dernière Coupe – et utilisés actuellement – sont bien plus rapides aujourd’hui qu’ils ne l’étaient en 2003.

 Source ACM – P.R./Ceb

Phases finales aujourd´hui

Mondial 49er 2006 lac du Bourget
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Les surprenants grecs Athanasios PACHOUMAS et Athanasios SIOUZIOS continuent dans la régularité (1 fois 1er, 3 fois 2ème, 2 fois 3ème !) Derrière eux, les allemands Marcus BAUR et Max GROY se sont fait remarquer avec 4 premières places, une place de 3ème et malheureusement une 7ème place qui les pénalise lourdement.

Enfin les champions du monde en titre Rodion Luka / George Leonchuk se placent idéalement en 3ème position. C’est la déception du coté des équipages français qui ne compteront aucu représentant dans le rond or malgré de belles manches de Manu Dyen et Yann Rocherieux (2ème et 5ème ) ainsi que de de Julien D’Ortoli et Ulysse Hoffman (une fois 3ème et deux fois 5ème).

Aujourd’hui les phases finales commenceront avec une flotte de 25 bateaux dans le rond or, 33 bateaux dans le rond argent et 34 dans le rond bronze.

Les épreuves du rond or se dérouleront face aux tribunes au plus proche des spectateurs. A ne pas oublier « Sport spectacle et sensations » ! le rendez vous des « World Games 49er » samedi soir de 20h 30 à 22h30  Les meilleurs 49er en démonstration sur des matchs très courts (10mn avec 10 participants par groupe : les 5 meilleurs étant qualifiés pour le tour suivant)

Visibilité maximum depuis les tribunes et commentaires en direct ! Rendez vous aujourd’hui vendredi, pour le début des phases finales de ce Championnat du Monde qui promet une lutte extrêmement serrée !

Source Mondial 49er

Vers la ligne d’arrivée

Mini Fastnet bato 422
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Au dernier pointage, c’est Vecteur plus (265) qui prend la tête de la flotte. À une dizaine de milles à l’est du peloton de tête, le prototype de Didier Le Vourch et Aloys Claquin pourrait avoir fait le bon choix si le vent, annoncé mollissant, bascule comme prévu au Sud-Est dans la nuit. Derrière lui, plus à l’ouest, PCO Technologies – Set – Environnement (424), Mini-Minx (196), Brossard (198), Ecover (618) et Déphémérides (291) suivent dans un mouchoir de poche. Entre ces 6 concurrents, qui semblent désormais inaccessibles du reste de la flotte, tout va se jouer dans les prochaines heures.
Derrière eux, un deuxième groupe de prototypes se détache : Adria Mobil (510),  Crédit Agricole – Skipper Challenge (417), Adrénaline (346), Areas assurances (454), Micromegas (159). Puis viennent les série, avec en tête DIJS Net-1 (422), talonné par French Kiss (522).
À ce rythme, les premiers devraient franchir la ligne aujourd’hui en milieu de journée.
 
Dans la flotte
La première fille : Marine Chombart de Lauwe, Esprit 93 (481) – 9e en série
Sur le pogo Esprit 93, les Chombart naviguent en famille. Marine s’est embarquée avec son père Pascal pour courir le mini-Fastnet. Cette jeune journaliste a déjà à son palmarès une 10e place dans la Transat 6,50 2005 (1ère féminine).
 
In extremis : Laurent Bourgues, Adrénaline (346) – 9e en proto
Laurent Bourgues a fait ses armes en laser avant de succomber à l’appel du large. Le jeune marseillais a auto-financé l’achat de son plan Manuard et pu embarquer in extremis dans la dernière Pornichet Sélect ; il a terminé 14e pour sa première épreuve en solo, dans le trophée Marie-Agnès Peron, et se classe actuellement 9e au classement général.
 
Auto-construction : Sébastien Picault et Aymeric Garrant, Groupe Royer (573) – 44e au général
Ces deux copains d’enfance, pas vraiment des enfants de la mer (l’un est Lorrain, l’autre du centre-Bretagne), ont dessiné et construit eux-mêmes leur prototype, avec l’aide des amis et de la famille… engagés malgré eux dans une aventure où les maîtres-mots sont débrouille et ingéniosité.
 
Un potentiel vainqueur : Tanguy De Lamotte et Ronan Deshayes, PCO Technologies Set environnement (424) – 2e au général
Après une 3e place en série dans la Transat 6,50 2005, Ronan Deshayes renouvelle l’expérience Mini mais cette fois en proto, sur un plan Tanguy De Lamotte… embarquant dans l’aventure le concepteur lui-même, qui s’était fait remarquer l’an passé en terminant toutes ses courses sur le podium et en coupant la ligne à Salvador de Bahia en 7e position.
 
 

2ème Edition du Festival des Petits Bateaux de Courances.

minisailing02
minisailing02

Les 10 et 11 Juin 2006 : comment naviguer en Open 60´ sur un plan d´eau classé monument historique !

Courances, un des plus beaux parcs de France, invente en 2005 la première édition de “Courances, Les Petits Bateaux””, un festival sur l´eau inédit en Europe.

A 50 km de Paris, Courances, le plus bel exemple conservé du jardin d´eau de la Renaissance en France, et son château Louis XIII, classés Monuments Historiques, reste à découvrir. 14 sources et 17 pièces d´eau monumentales forment dans ce parc de 75 hectares un cadre exceptionnel pour la mise en scène d´un événement nautique et artistique sur le thème de l´eau.

Modèles réduits radiocommandés – Voile grandeur nature ou mini – Embarcations insolites et engins prototypes d´architectes-inventeurs – Concerts de musique hydrophonique et effets sonores – Projections de films d´artistes…

Cette année, pour sa deuxième édition, la flotte insolite de minisailing, le karting à voile®, s´associe à ce festival unique en son genre et vous attend nombreux pour naviguer, en solitaire et en monotype, sur ce magnifique plan d´eau.

Courances Pratique :
Ouvert de 10 h à 18 h
Château de Courances, 91490 Courances
www.courances.net
Source Courances et minisailing

North Sails France sur toutes les mers du monde.

North
North

Printemps chargé pour l´équipe North Sails France qui ne cesse de répondre présente quel que soit le défi. Et nous propose ce retour sur quelques semaines bien chargées qui ont vu leurs voiles animer de nombreux plans d´eau :

“Honneur à l´Atlantique et aux duos de la Transat Ag2r qui ont mené leurs Figaro II à un train d´enfer entre Concarneau et St Barth. Une traversée de l´Atlantique disputée quasiment intégralement sous spi et au cours de laquelle notre nouveau dessin AP6 a connu son baptême du feu. A l´arrivée et même si certaines voiles n´ont pas résisté aux conditions extrêmes de la navigation en double dans la forte brise le bilan est plus que satisfaisant : 9 des 12 premiers – qui se tiennent en moins de 9 h après quasiment 20 jours de mer – avaient au moins un spi North Sails à bord y compris les vainqueurs Kito de Pavant et Pietro d´Ali (Groupe Bel) pour qui nous avions fait un spi en 0.5oz.

Place ensuite à deux projets d´envergure qui confirme la polyvalence de notre équipe et notre capacité de réaction. En à peine un mois nous avons en effet livrés les jeux de voiles de monocoques de 100 pieds et plus.

Avec d´un côté un Swan 100 dont nous avons réalisé le jeu de voiles complet en début d´année : grand-voile, foc sur enrouleur et trinquette en 3DL Carbone / Kevlar avec taffetas, code 0 3DL sur emmagasineur et spi asymétrique de 780 m²… Philippe Oulhen s´est rendu en Finlande mi-mai pour livrer ces voiles en compagnie de Thomas Jungblut de North Sails Germany avec lequel nous étions associés sur ce projet.

Plus au Sud et à Palma exactement nous avons livré des voiles à un autre bateau nordique : le Wally 105´ norvégien Nariida (ex-Wallygator) qui dispute en Méditerranée le circuit des Maxis. Les voiles 2006 du bateau en 3DL 100% carbone ont été dessinées par le danois Henrik Soderlund, également dessinateur du Team ABN AMRO et de Prada pour la Coupe de l´America.

On retrouve d´ailleurs toute l´influence de la Coupe dans les superbes voiles à corne (GV et artimon) conçues par Henrik et qui donne au bateau un air de “”ketch IACC””. A noter que nous avons également fabriqué un code 0 et une trinquette d´artimon.

Toujours en Espagne mais à Valence, les régates de la 32ème de la Coupe de l´America ont repris (Actes X et XI) et comme l´année passée nous avons produit des voiles pour 2 des challengers à savoir l´équipe suédoise de Victory Challenge pour laquelle travaille notre dessinateur Laurent Delage et Areva Challenge qui représente la France et dont Bruno Dubois coordonne le programme voiles.

Enfin impossible de terminer ce tour d´horizon sans évoquer une belle histoire qui nous a vu réaliser une voile insolite pour un bateau des Emirats Arabes Unis. Il nous a en effet été demandé de fabriquer en quelques jours une voile de 150 m² pour un bateau traditionnel de Dubai. Ces “”felouques”” qui ont une voile unique gréée sur mât et livarde – en carbone tout de même – sont menées par 15 membres d´équipage et enchaînent les bords à 20 noeuds de moyenne. Les grandes régates rassemblent plus de 150 bateaux et la dernière a donc été remportée par Humaid Al Rumaithy avec notre voile réalisée en Mylar NorLam 1.7. L´esprit de ses courses n´est d´ailleurs pas sans rappeler les régates de saintoises en Guadeloupe ou de pinasses à voile sur le bassin d´Arcachon.

A suivre dans les semaines à venir : record de la traversée du Pacifique de Géronimo, Solo Méditerranée, Européen Mumm 30 et Deauville Week, Tour de France à la Voile… “”

www.northsails.fr”

🔒 Multiplast et Groupama 3.

Groupama III
Groupama III

Avec ce maxi trimaran de 31,50 mètres pour le skipper français Franck Cammas, Multiplast met à l´eau à Vannes son 6ème maxi multicoque depuis l´an 2000, dans un parfait respect du planning de construction. Il confirme ainsi son statut de leader mondial dans la fabrication de maxi multicoques de courses transocéaniques.

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Pegasus survole le Grand Prix du Lac de Garde

18' Australiens lac de Garde 2006
DR

Au terme de 8 manches courues dans des conditions très variables, très instables lundi et mardi, un leader incontestable se dégage d’une flotte dense et très affûtée. Howie Hamelin, skipper de Pegasus Racing impose depuis le début son exceptionnelle maîtrise à tous ses concurrents. A l’aise dans tous les schémas de vent, ne commettant quasiment pas d’erreur, l’Américain cumule déjà 6 victoires, souvent remportées haut la main, une place de second et une troisième place qui vient de lui être retirée (le plus mauvais classement étant annulé après 7 manches disputées), portant le total de ses points à 8 seulement, devant le vétéran australien John Winning (29,4 pts), tout juste reclassé second du provisoire après avoir gagné sa réclamation. Le tangon de De Longhi, barré par son compatriote Grant Rollerson chatouille cependant son tableau arrière puisque que celui-ci totalise pour l’instant 30 pts.

Le premier européen échoue au pied de ce  podium virtuel malgré une belle régularité aux avant postes. Le Danois Flemming Clausen et ses solides coéquipiers résistent bien à la pression qu’exerce sur le reste de la flotte les meilleurs mondiaux. Ils commentent pourtant quelques erreurs comme dans la septième manche hier où, alors qu’ils étaient en première position, un dessalage les privait de la seconde place du classement provisoire.

Vient ensuite un trio d’équipages anglais, en tête desquels Rob Dulson (Base 1) et ses hommes oscillent entre la 5ème et la 8ème places (42 pts). Avec 47 pts, Ed Brown (Sels) est un peu moins régulier mais peu se targuer d’une très belle victoire dans la 7ème manche, qui lui permet de se positionner à quelques longueurs (2 pts seulement) de son compatriote Peter Barton (Barron & Smithers), visiblement plus à l’aise dès que le vent monte en puissance.

Jusqu’à la 15ème place, les concurrents suivants parviennent à se maintenir dans un total provisoire inférieur à 100 pts. En 8ème position, le Danois Jesper Broendum (Ler Ole), assez irrégulier, compte tout de même deux places de 3ème et une de 4ème, pendant que Fat Face, après un bon départ et une victoire dans la 4ème manche semble moins a l’aise dès que le vent forcit. Le premier équipage Suisse, emmené par Stephan Rueger, excellent barreur mais parfois un peu trop agressif sur l’eau, se classe 10ème malgré une disqualification. Autre premier représentant de sa nation, l’équipage italien d’Elcotec, skippé par Stefano Lagi, accroche la 11ème position avec 65 pts et un beau final dans la journée d’hier, avec des places de 2nd et de 3ème dans les dernières manches, malgré la fatigue.

A noter que les Anglais de Pica, nouveaux venus dans la classe des 18 pieds, se sont montrés très prometteurs une fois de plus. Leur barreur Jamie Mears, récent vice champion du monde de I 14 n’aura pourtant pas l’occasion de continuer à défendre ses chances dans ce Grand Prix du Lac de Garde puisqu’il a été victime hier d’un démâtage spectaculaire. Il repart cependant avec une belle 3ème place dans la troisième manche.

Côté français, il faut attendre la 18ème place pour retrouver l’équipage de Christophe Orion dont les têtes n’ont cessé de changer tout au long de la compétition puisque Philippe Vallée s’est fait une vilaine déchirure musculaire dès le premier jour en soulevant le bateau. Arrivés avec Jean-François Sire, nouvel équipier, venu remplacer Eric Caiveau, souffrant du dos, ils ont dû finalement refaire appel à ce dernier, arrivé hier matin pour reprendre sa place à la GV. Oscillant entre la 22ème et la 14ème places, les Français ont cependant montré une belle capacité à finir les manches quelques soient les conditions et réalisés de beaux débuts de manche plombés par quelques dessalages. Ils sont suivis de très près par le deuxième équipage suisse, emmené par le président de la Classe Européenne Patrick Chanez, en constante progression. Il est notamment auteur avec ses équipiers d’une belle 13ème place.

Malgré la fatigue qui commence à se faire sentir chez la majorité des concurrents, les organisateurs ont décidé de lancer aujourd’hui un parcours longue distance qui devrait emmener les concurrents pendant près de deux heures le long des magnifiques roches abruptes qui caractérisent le Lac de Garde et génèrent le vent si précieux que sont venus chercher les compétiteurs. Cette virée sportive sera suivie de deux courtes régates…Une belle mise en jambe pour l’équipage italien (Water Dingo) qui vient de rejoindre la régate et de porter à 29 le nombre d’équipages, tout en ajoutant une touche de féminité italienne bienvenue en la personne de la brune Georgia Tulli.

Sept séries en vue à Deauville

Mondial Melges 24 Key Largo 2005
DR

Le Mumm 30 dessiné par l’architecte Bruce Farr est un pur voilier de compétition. Mât en carbone, coque effilée, le bateau officiel du Tour de France à la voile est aussi à l’aise au large qu’entre deux bouées, au contact contre plusieurs adversaires, bord à bord. 25 Mumm 30 débuteront dès demain leur Championnat d’Europe.
 
Le Melges 24 est plus petit : 24 pieds comme son nom l’indique. Imaginé par Harry « Buddy » Melges en 1992 suite à sa victoire dans la coupe de l’América en tant que barreur du fameux América3, le Melges 24 est très rapidement devenu le petit monotype de vitesse le plus usité dans le monde. Dérive, mât, safran et bout-dehors sont en fibre de carbone ; le spi est asymétrique et en tête de mât pour plus de vitesse et faciliter l’empannage ; le plan de pont est volontairement simplifié ; un coupe-algues a été ajouté ; le travail sur la structure et la carène apportent vitesse et stabilité ; enfin la dérive relevable permet un transport sur remorque et une mise à l’eau extrêmement simple. Malgré ces éléments technologiques, le Melges 24 est un bateau facile, simple et sûr. Ces 3 particularités font que seuls le niveau de l’équipage et sa cohésion contribuent à la performance globale.

Les voiliers du chantier Américain JBoats sont au nombre de 3 : les J80, J109 et J105. Tout comme le Melges 24, le J80 est un petit monocoque rapide et très marin. Sa longueur est de 8 mètres. Sa monotypie est très stricte et il connaît en France un engouement croissant. Les J109 courront leur première coupe Européenne à Deauville et font parler d’eux sur le marché des 35 pieds. Long de 10m85, large de 3m51 et bénéficiant d’une surface de voilure atteignant 61m2, le J109 est présent  dans le Monde entier notamment en Grande-Bretagne où plus de 50 unités se retrouvent sur les lignes de départ. Il navigue aussi aux Etats-Unis, pays d’origine du chantier J Boats dont la filiale en France se situe à Olonne sur Mer.   Apparu en 2001, on compte aujourd’hui 280 unités dans le Monde.  Le J109 est désormais une référence sur le marché. Les passionnés de croisière rapide en raffolent. 
 
Son petit frère, le 105 est très utilisé des Anglos-Saxons. Long de 10m50, large de 3m34, le J105 connaît un vif succès dans le monde (600 unités).
 
Les 747 OD sont plus proche de grand dériveur. Ils disputeront, sans aucun doute une belle régate sur un plan d’eau qu’ils connaissent parfaitement.
 
Enfin, les plus grands bateaux de la semaine International de la voile de Deauville sont des 40 pieds. Sun Fast 36, First 40.7, Bavaria 42 tenteront de se faire une place dans cette belle flotte de monotype.
 
Point météo : Un vent situé au Nord Est soufflera jeudi et vendredi sur le plan d’eau de la Baie de Seine. Il devrait être plus fort vendredi. 7 à 10 nœuds le matin et une brise thermique viendra certainement se mettre en place aux alentours de 15h00 ce qui permettra à la flotte d’évoluer dans de belles conditions (15 nœuds…). Les prévisions annoncent ensuite un passage d’Éole à l’Est, un vent chaud à Deauville et perturbé par les effets des côtes de Trouville et Honfleur.
 
Ils ont dit :
 
Louis Brown, skipper du Mumm 30 « Astérix » : « Le Mumm 30 est un bateau vif, rapide et à sensations fortes. On retrouve les sensations du dériveur mais aussi l’esprit d’équipe à bord des yachts. Ce qui est intéressant avec ce bateau, c’est aussi sa monotypie. Se sont vraiment les équipages qui font la différence sur l’eau. Le niveau du Championnat d’Europe à Deauville va être très élevé. Nous nous sommes pas beaucoup entraînés car il y a pas de nombreux Mumm 30 en Angleterre. On verra bien ».
 
Chris Richardson, régleur à bord du J105 « Slingshot » : « Le J105 est très polyvalent et costaud. C’est un voilier excellent dans le gros temps (plus de 20 nœuds).   Nous sommes venus ici car on a l’impression que c’est une régate Internationale dans l’esprit de Cowes ou Key West. De plus, nous aimons les parcours « banane » entre deux bouées.  L’intérêt principal de cette course est la monotypie, il y a pas beaucoup de régates de ce type en J105. »

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