Première constatation : les leaders n’ont eu à encaisser aucune avarie importante sur cette deuxième étape, certes marquée par les petits airs, mais aussi tout de même par une sortie des Açores plutôt musclée et un final extrêmement rapide dans le golfe de Gascogne. Avec vingt à vingt-cinq nœuds au près dans une mer très courte, très hachée, les corps étaient sollicités mais aussi le matériel : trois concurrents revenaient d’ailleurs au port de Faïal, Fabien Despres (Soitec) pour réparer la déchirure de son génois, Hugo Ramon (Emotion) suite à la rupture de sa fixation d’étai, Pierre Brasseur (Peinture Ripolin) pour des problèmes électriques et de pilote.
Ensuite, les hautes pressions ont surtout fatigué les nerfs quand les vitesses culminaient à un nœud pendant des heures… La sanction a été immédiate : ceux qui ont réussi à mettre du charbon dès l’île de Graciosa dans leur tableau arrière, ont toujours bénéficié d’un petit flux de secteur Nord-Est à Nord qui leur permettait de devancer l’anticyclone des Açores. Mais le gros de la flotte, et en particulier les voiliers de série qui ne pouvaient pas suivre le rythme des prototypes, se sont faits coiffer : plus au moins au Nord ou au Sud de la route directe, ils n’ont pu éviter les calmes. Il n’y avait donc rien à faire, si ce n’est prendre son mal en patience ou tenter un coup clairement au Nord, mais changer de stratégie en milieu de parcours n’est jamais une mince affaire !
Petits bobos et avaries résolues
Les premiers soucis sont venus essentiellement des pilotes automatiques et des circuits électriques. Une panne d’alimentation devient extrêmement dure à gérer sur ces voiliers de 6,50 mètres qui sont très sensibles aux réglages et peuvent difficilement tenir leur route sans barreur ou sans pilote. Le pire a été vécu par Sébastien Picault (Groupe Royer) sans électricité trois jours après le départ de Horta, puis Grégory Magne (20 minutes) à 800 milles de l’arrivée et Adrien Monsempes (SAS) : tous les trois terminent à petite vitesse. Peter Laureyssens (Ecover) a aussi eu du mal à se recaler à l’atterrissage sur la Vendée sans énergie, sans GPS, sans pilote… D’autres ont connu des problèmes plus délicats comme Dominique Barthel (Yamm) qui a cassé son safran bâbord quatre jours après le coup de canon, tel Andrew Wood (domosofa.com) qui a rompu une barre de flèche depuis six jours…
Et du côté des arrivants, les petits bobos touchent essentiellement les bouts dehors, les pilotes, les safrans à cause d’objets flottants, les voiles déchirées lors des rafales brusques du golfe de Gascogne. Mais au final, sur les 69 partants le 30 juillet des Sables d’Olonne, 59 arrivaient à Horta dont Clay Burkhalter (Acadia) sous gréement de fortune. Comme l’Américain ne pouvait pas réparer avant le départ, ce sont donc 58 solitaires qui prenaient le chemin du retour le 16 août. Et normalement, tous devraient franchir la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne avant le temps limite (96 heures après le premier arrivé de chaque catégorie).
Cette première édition a donc démontré tout son intérêt dans le calendrier Mini et surtout confirmé que ce parcours allie diversité stratégique et météorologique, rythme intense, bouleversements de classement et retournements de situation…
Les étrangers en force
Sur la ligne de départ, le dimanche 30 juillet à 12h30, ils étaient vingt-quatre étrangers représentants quatorze nations : deux Australiens, trois Espagnols, deux Britanniques, un Polonais, deux Slovènes, trois Allemands, deux Américains, deux Belges, deux Néerlandais, deux Tchèques, une Singapourienne, un Portugais, un Suisse… et une armada de Français venus de nombre de épartements de l’Hexagone. Et au final, les étrangers font une entrée en force dans le circuit Mini avec la victoire du Portugais Francisco Lobato (BPI) et celle de l’Espagnol Gerard Marin (Escar l’escala-CN Llanca) en voilier de série pour la première et la deuxième étape, la troisième place au classement général du Slovène Andraz Mihelin (Adria Mobil Too) chez les prototypes. La venue aussi de nombre de jeunes coureurs issus de la filière du dériveur comme Adrien Hardy (Brossard), de Gerard Marin, de Francisco Lobato, de Jean-François Quélen (Galanz)… a rehaussé le niveau technique.
Enfin, cette course a aussi montré que les Minis sont menés de plus en plus loin et vite, même pour les voiliers de série, puisque le record de distance en 24 heures a été établi lors de la deuxième étape par Hervé Piveteau (Jules) sur un Pogo-2, avec 259,4 milles à la moyenne de 10,80 nœuds sur un voilier de 6,50 mètres de long !
Bilan de la course Les Sables – Les Açores
Epilogue de la Solitaire lundi matin…
Le blues des calmes blancs
Plouf plouf, amstram gram, qui va gagner cette quatrième étape ? Les vieilles comptines de l’enfance doivent revenir, dissonantes, aux oreilles de nos 44 solitaires, scotchés dans le calme blanc et dans l’expectative depuis le milieu de matinée au large de Sein. Après 24 heures de navigation spécialement concoctées pour les durs à cuire, les voilà stoppés dans leur élan. La résistance nerveuse a pris le pas sur les capacités physiques. Mais ce cocktail contrasté puise dans les ressources et plombe le moral des troupes. Les voix fatiguées et lasses entendues à la vacation de 13h30 en témoignent. Sous le soleil qui inonde désormais le plan d’eau, certains font contre mauvaise fortune bon cœur… Trois grandes questions les taraudent. Quand et où le vent va t-il revenir ? Faudra t-il jeter l’ancre pour ne pas reculer ? Ai-je pris la bonne option ?
Patience et longueur de temps
A 14h00, en effet, Éole avait de nouveau déserté les côtes bretonnes et le courant contraire s’était invité. « Je suis quasiment arrêté. Le courant s’inverse dans la baie, je suis en train de repérer une bouée de pêcheur pour m’y accrocher au cas où » commentait Gérald Veniard. Les maigres risées qui striaient le plan d’eau restaient aléatoires en direction. Kito de Pavant (Groupe Bel) : « Je suis bâbord amures et à 100 m de moi, il y a un bateau qui avance dans la même direction, mais tribord. Ca part un peu dans tous les sens… »
La flotte attend avec impatience le flux de sud-ouest annoncé… mais qui tarde toujours à faire porter les voiles. Frédéric Duthil (Brossard) : « Il y a une heure, je me suis dit génial, ça rentre du sud-ouest et ben non ! C’est pas comme ça que ça se passe. A la limite, la pétole de cette nuit, on s’y attendait. Ce matin, j’étais assez optimiste… mais apparemment, ça veut pas. C’est un Figaro bizarre. C’est agaçant de voir que comme sur la 3e étape, tout le travail réalisé pendant les premiers jours est réduit à néant. C’est démoralisant. Mais bon, je ne suis pas le plus à plaindre »
Gérald Veniard, toujours du bon côté
Il n’a pas tort. Les plus à plaindre s’appellent Armel Le Cléac’h (Brit Air) et Yann Eliès (Groupe Generali assurances), partis de concert chercher fortune près des côtes… à leur grand désarroi. Cet après-midi, le skipper de Brit Air ne pouvait que constater son erreur. Leaders hier soir, les voilà 21e et 22e à 7,4 milles de la tête de course. Le Cléac’h lorgne désormais sur celui qui peut lui prendre sa troisième place au classement général, l’éternel Gérald Veniard. Sur les conseils (avant départ) du spécialiste météo et navigateur Marcel Van Triest, et pour contrecarrer ses adversaires, le Rochelais a décidé de prendre le large aux côtés de Marc Emig et d’Oliver Krauss (Espoir Crédit Agricole). Les voilà récompensés. Ce trio devance de 2,6 milles un groupe qui navigue plus proche de la route directe, composé de Kito de Pavant, 4e, Erwan Tabarly (Iceberg Finance), 5e, Charles Caudrelier (Bostik), Eric Drouglazet (PIXmania.com), Frédéric Duthil et le leader du classement général Nicolas Troussel (Financo).
Ce dernier ne peut s’empêcher de surveiller son rival Thierry Chabagny (Littoral), certes relégué 5 milles plus loin, mais qui avançait un nœud plus vite au dernier pointage…
La voie du large
La morale de cette histoire est probablement qu’une fois de plus, quand le vent est absent, c’est la voie du large qu’il faut suivre. On l’a vu lors des deux précédentes étapes. Le plus extrême dans cette stratégie est actuellement Christophe Lebas (Armor Lux) qui remonte le classement au fil des heures.
Mais avant de tirer des conclusions hâtives, encore faudrait-il que le vent revienne et permette d’y voir plus clair dans la hiérarchie. Peut-être dans quelques heures. Les concurrents sont toujours attendus à Concarneau entre 8h00 et 11h00 lundi matin.
Excès de vitesse sur la Manche !
Comme prévu ça va vite. Très vite. Les six leaders du pointage de 4h sont flashés par la patrouille en excès de vitesse, à plus de 11 nœuds de moyenne. Le vent de nord-ouest qui monte à plus de 30 nœuds dans les rafales permet d’allonger la foulée et autorise en prime de longs surfs grisants… mais pas sans risques. Eric Peron (Cigo) en a déjà fait les frais : dans un empannage il a déchiré son grand spi et est contraint de faire route avec le petit, beaucoup moins performant dans ces conditions. Christopher Pratt (Espoir Crédit Agricole) n’a pas de pilote automatique depuis le départ et a déjà commencé son chemin de Groix : il est obligé de coucher volontairement le bateau pour pouvoir empanner !
En tête, abonné aux bons débuts de course au départ de l’Irlande – voir l’an dernier à Cork – Armel Le Cléac’h (Brit Air) mène la danse des 44 solitaires en route pour l’ultime combat vers Concarneau. Le bizuth Erwan Israël, décidément formidable sur Delta Dore, lui mène la chasse à 0,2 mille. Nicolas Bérenger, qui s’amuse comme un fou dans le vent fort et la longue houle, est en troisième position à 0,4 mille. Il est à égalité avec le leader du classement général Nicolas Troussel qui galope lui aussi à onze nœuds de moyenne en la saine compagnie d’un Yann Elies (Groupe Generali assurances) remonté à bloc. Les gros bras sont là. Alors que le leader Le Cléac’h est pointé à 371 milles de l’arrivée (déjà 85 milles d’avalés depuis le départ d’hier à 15h !) les écarts sont encore limités, puisque pas moins de 37 bateaux tiennent en moins de 5 milles d’écart au but. Le deuxième au général Thierry Chabagny (Littoral) est lui aussi parfaitement dans le match, à moins de deux milles de la tête de course.
A fond dans la nuit noire, les 44 solitaires progressent comme prévu à des vitesses plus que respectables. Avec la hantise de déchirer une voile, casser du matériel… ou rencontrer un mammifère marin, mésaventure qui vient d’arriver à Eric Dourglazet, le navigateur de PIXmania.com. Rien n’est joué.
Les échos du large
Eric Drouglazet (PIXmania.com) : « Je me suis pris une bestiole d’une douzaine de mètres ! »
« C’est sympa, ça va vite au but. Il faut être dessus, on prend 30 nœuds, donc il faut être vigilant quand même. C’est un peu chaud. On exploite les bascules de vent. Je me suis pris une bestiole d’en gros douze mètres de long, ça a cogné très fort, bel arrêt buffet ! Charles (Caudrelier) a vu l’aileron de la bestiole derrière, c’est assez impressionnant, je suis tombé sur le winch avec l’arrêt mais ça va… J’ai fait un départ à l’abattée, j’ai eu peur pour le spi mais j’ai réussi à récupérer le bazar, je ne sais pas trop comment. On se reposera demain.»
Nicolas Bérenger (Koné Ascenseurs) : « la grande éclate ! »
« C’est la grande éclate ! Une nuit géniale… Le vent est monté, l’empannage était un peu chaud avec 25 nœuds. J’ai mis un coup la bôme dans l’eau, un coup le tangon dans l’eau, c’était chaud mais c’est passé. J’ai vu 17 nœuds de vitesse du bateau au speedo… J’ai le leader devant moi dans l’axe, je pense que c’est Armel Le Cléac’h. Je pense être dans le groupe de tête. Je n’ai pas lâché la barre, il n’est pas question de dormir. »
Christopher Pratt (Espoir Crédit Agricole) : « sans pilote ! »
« J’ai pas de pilote depuis le départ, j’apprends à empanner sans pilote dans 25 nœuds et c’est pas simple. J’ai tout de même réussi à attraper le sac de nourriture qui était à portée de mains. Pour empanner, je me mets au tas volontairement et puis je me remets ensuite sur la route. C’est un peu chaud mais pour l’instant ça marche. Je vais me battre, en restant vissé à la barre. On a eu une petite histoire sur la VHF des gars dans la montagne qui ont survécu longtemps à plus de 6000 m dans la montagne, c’était impressionnant et ça m’a boosté, je me suis dit que par rapport à ça, ne pas avoir de pilote sur une étape de La Solitaire ce n’était pas si grave. »
Eric Peron (Cigo) : « j’ai éclaté mon grand spi »
« Sur le premier empannage, j’ai merdé un peu et j’ai éclaté mon grand spi.. Donc là je suis sous petit spi. Et j’ai les boules ! Du coup, je vais moins vite que les autres. Alors, je m’accroche. »
Robert Nagy : « des bouffes à 33, 34 nœuds »
« Ça gigote pas mal, des bouffes, à 33, 34 nœuds, c’est un peu rock’n’roll. Pas de souci pour l’instant. Le groupe de tête est juste devant, je pense que je suis encore dans les 10 premiers, donc ça va. C’est plus rigolo que ce qu’on a fait dans l’autre sens ! Y en a pour un bout de temps comme ça encore. Trois empannages sans souci pour l’instant ça va … »
Gérard Marin gagne en Mini de série
Ce solitaire est un roc ! Cet Ibère est inoxydable… Ce Catalan a de l’élan. Gerard Marin est la grande révélation de cette première édition de la course Les Sables-Les Açores-Les Sables. Déjà quatrième à Horta, ce discret solitaire n’a jamais douté de sa stratégie et a dès le départ des Açores, décidé de partir au Nord chercher les vents d’Ouest, plutôt que de suivre la meute qui virait de bord rapidement pour suivre la route directe vers les Sables d’Olonne. Et l’option a été plus que payante ! Elle a même failli lui permettre de remporter au scratch ce retour vers la Vendée…
Pourtant ce jeune Espagnol de 24 ans n’avait jamais pratiqué la course océanique et n’avait à son actif en solitaire et sur un Mini, que deux courses d’avant saison : la Mini Max et la Mini Solo… Formé à l’école du dériveur, il est incontestablement un excellent barreur et sa course démontre, progressions à l’appui, qu’il a toujours tiré le maximum de son voilier de série, un Pogo-2. A preuve, des moyennes de plus de dix nœuds pendant des heures, des pointes à plus de treize nœuds !
Seul au monde
Privé de contact radio longue et courte portée (BLU et VHF), le skipper de Escar l’escala-CN Llanca n’a donc jamais su avant d’arriver aux Sables d’Olonne qu’il était bien placé, et même en tête de la flotte des voiliers de série. En partant à 90° de la route directe, l’Espagnol a perdu énormément de terrain les premiers jours de course au point d’être classé 54ème sur 58 partants deux jours après le départ de Horta. Il a même concédé plus de 200 milles au premier prototype ! Et pourtant, dès qu’il a touché les vents portants d’Ouest, Gerard Marin a pris le train en route et n’a fait qu’accélérer au point d’avoir plus de 120 milles d’avance sur le second voilier de série, celui d’Hervé Piveteau (Jules)… Et il n’était alors qu’à une vingtaine de milles du premier prototype, une journée avant l’arrivée !
Bref, ce Catalan a du talent au point de terminer largement devant son dauphin au classement général, le Portugais Francisco Lobato (BPI) plus d’une demie journée derrière et devant le troisième voilier de série, celui de Hervé Piveteau (Jules) qui a fait un finish éblouissant à plus de dix nœuds de moyenne sur la dernière journée de mer… Ce samedi soir, la moitié de la flotte des 58 partants de Horta (Açores) sera dans le port des Sables d’Olonne. Le dernier de la flotte, Grégory Magne (20 minutes) qui connaît des problèmes électriques depuis deux jours, était à l’entrée du golfe de Gascogne ce samedi après-midi, soit à une journée et demi des Sables d’Olonne : tous les solitaires seront donc présents pour la remise des prix de mardi 29 juillet.
Interview de Gerard Marin, premier au classement général voiliers de série sur le Pogo-2, Escar l’escala-CN Llanca.
Que penses-tu de ta course ?
A la base, la route Nord me plaisait plus, elle m’allait bien en fait. Et comme les autres se sont retrouvés sans vent, j’ai eu beaucoup de chance. Je voulais faire une belle course, sans pour autant faire la différence, mais comme les autres n’ont pas eu de vent…
Tu as décidé dès le départ que tu irais au Nord ?
Oui, avant le départ et même avant. Cela fait des mois que j’étudie les cartes, et l’option Nord me paraissait meilleure que le Sud.
Tu t’es vite retrouvé tout seul.
Oui, je n’avais pas de contact VHF, et je ne captais pas la BLU, je ne savais rien avant d’arriver. En ici, j’ai entendu les bateaux qui arrivaient et tous ceux qui restaient. Là, j’ai su que j’étais plus ou moins bien, mais je n’avais pas idée du résultat réel.
Tu savais ce qui se passait un peu quand même ?
Non, je savais seulement que j’étais plus au Nord, mais je pensais qu’il y avait trente milles de différence : quand je suis arrivé et que j’ai vu qu’il y a eu jusqu’à cent milles, j’ai été très surpris !
Mais ta place n’est pas si surprenante, tu étais arrivé 4ème de la première étape !
Oui, déjà la quatrième place m’allait super bien. Je signais tout de suite pour finir quatrième. Je suis très content, car je n’ai pas beaucoup d’expérience sur ce type de course.
Tu sais que tu étais presque dernier et que tu as failli gagner le classement scratch ?
Non, je ne recevais rien, je ne savais pas plus que j’étais dernier que troisième. Je n’avais vraiment aucune idée de ce qui se passait et quand je me suis retrouvé scotché dans le Nord, là je me suis dit que j’allais rester là une semaine et qu’à mon arrivée, tout le monde serait déjà rentré à la maison. Ensuite, quand le vent a commencé à souffler, j’ai atteint le cap Finisterre en quatre jours, et ce fut un des meilleurs moments parce que ce passage a été très rapide, ensuite, il y a l’arrivée…
Seul, sans aucune information, tu allais quand même très vite.
En fait, ça a été très rapide samedi et cela a duré quatre jours. Je me suis éclaté et j’espérais que cela dure.
Mais tu termines 6ème de l’étape !
J’ai eu beaucoup de chance que les autres se retrouvent sans vent. Ca a bien marché pour moi. Je ne vais pas me plaindre…
Arrivées de la deuxième étape des Sables-Les Açores-Les Sables (1 270 milles) :
1-David Sineau (Bretagne Lapins) en 8 jours 19 heures 58 minutes 14 secondes, à six nœuds de moyenne
2-Adrien Hardy (Brossard) en 8j 20h 35’ 18’’, à 37’ 04’’ du vainqueur
3-Andraz Mihelin (Adria Mobil Too) en 8j 22h 15’ 54’’, à 2h 17’ 40’’ du vainqueur
4-Isabelle Joschke (Degrémont) en 8j 22h 32’ 20’’, à 2h 34’ 06’’ du vainqueur
5-François Salabert (Aréas Assurances) en 8j 23h 23’ 09’’, à 3h 24’ 55’ du vainqueur
6-Fabien Despres (Soitec) en 9j 01h 15’ 18’’, à 5h 17’ 04’’ du vainqueur
7-Gerard Marin (Escar l’escala-CN Llanca) en 9j 01h 13’ 04’’, premier voilier de série
8-Nicholas Brennan (Rafiki) en 9j 06h 58’ 01’’, à 10h 59’ 47’’ du vainqueur
9-Peter Laureyssens (Ecover) en 9j 07h 02’ 25’’, à 11h 04’ 11’’ du vainqueur
10-Kristian Hajnsek* (Adria Mobil) en 9j 08h 54’ 12’’, à 12h 55’ 58’’ du vainqueur
11-Hervé Piveteau (Jules) en 9j 10h 19’ 12’’, à 9h 06’ 10’’ du vainqueur voilier de série
12-Olivier Cusin (NégaWatt) en 9j 13h 29’ 39’’, à 17h 31’ 25’’ du vainqueur
13-Ronan Deshayes (PCO Technologies) en 9j 14h 25’ 10’’, à 18h 26’ 56’’ du vainqueur
14-Francisco Lobato (BPI) en 9j 16h 03’ 57’’, à 14h 50’ 53’’ du vainqueur voilier de série
15-Xavier Haize (Carben Composites) en 9j 16h 32’ 03’’, à 20h 33’ 49’’ du vainqueur
16-Thomas Ruyant (Faber France) en 9j 20h 24’ 59’’, à 1j 00h 26’ 45’’ du vainqueur
17-Yoann Vadeleau (Owl) en 9j 21h 59’ 28’’, à 1j 02h 01’ 14’’ du vainqueur
18-Mathieu Girolet (Le roi du matelas) en 9j 22h 14’ 31’’, à 21h 01’ 27’’ du vainqueur voilier de série
19-Elodie Riou (KPMG) en 9j 22h 21’ 36’’, à 21h 08’ 32’’ du vainqueur voilier de série
20-Fabrice Lucat (Hakuna Matata) en 9j 22h 31’ 30’’, à 1j 02h 33’ 16’’ du vainqueur
21-Jean-Marie Vidal (Jason) en 9j 22h 32’ 16’’, à 1j 02h 34’ 02’’ du vainqueur
Temps cumulé sur deux étapes de la course les Sables-Les Açores-Les Sables :
Adrien Hardy (Brossard) en 16j 18h 16’ 58’’
David Sineau (Bretagne Lapins) en 16j 20h 15’ 56’’, à 1h 58’ 58’’ du vainqueur
Andraz Mihelin (Adria Mobil Too) en 16j 21h 21’ 09’’, à 3h 04’ 11’’ du vainqueur
Isabelle Joschke (Degrémont) en 16j 23h 37’ 05’’, à 5h 20’ 07’’ du vainqueur
François Salabert** (Aréas Assurances) en 17j 00h 54’ 25’’, à 6h 37’ 27’’ du vainqueur
Fabien Despres (Soitec) en 17j 00h 57’ 53’’, à 6h 40’ 55’’ du vainqueur
Gerard Marin (Escar l’escala-CN Llanca) en 17j 06h 08’ 40’’, premier voilier de série
Nicholas Brennan (Rafiki) en 17j 10h 20’ 03’’, à 16h 03’ 05’’ du vainqueur
Kristian Hajnsek* (Adria Mobil) en 17j 13h 33’ 37’’, à 19h 16’ 39’’ du vainqueur
Olivier Cusin (NégaWatt) en 17j 18h 29’ 46’’, à 1j 00h 12’ 48’’ du vainqueur
Francisco Lobato (BPI) en 17j 19h 38’ 22’’, à 13h 29’ 42’’ du vainqueur voilier de série
Hervé Piveteau (Jules) en 17j 21h 0’ 40’’, à 14h 52’ 00’’ du vainqueur voilier de série
Peter Laureyssens* (Ecover) en 18j 03h 09’ 35’’, à 1j 08h 52’ 37’’ du vainqueur
Ronan Deshayes (PCO Technologies) en 18j 03h 19’ 35’’, à 1j 09h 02’ 37’’ du vainqueur
Jean-Marie Vidal (Jason) en 18j 04h 10’ 29’’, à 1j 09h 53’ 31’’ du vainqueur
Elodie Riou (KPMG) en 18j 09h 11’ 24’’, à 1j 03h 02’ 44’’ du vainqueur voilier de série
Xavier Haize (Carben Composites) en 18j 11h 30’ 41’’, à 1j 17h 13’ 43’’ du vainqueur
Yoann Vadeleau (Owl) en 18j 12h 45’ 13’’, à 1j 18h 28’ 15’’ du vainqueur
Thomas Ruyant (Faber France) en 18j 15h 16’ 47’’, à 1j 20h 59’ 49’’ du vainqueur
Fabrice Lucat (Hakuna Matata) en 18j 23h 58’ 45’’, à 2j 05h 41’ 47’’ du vainqueur
Mathieu Girolet (Le roi du matelas) en 19j 00h 30’ 23’’, à 1j 18h 21’ 43’’ du vainqueur voilier de série
*Avec pénalité lors de la première étape
** Avant jury
Le Cléac’h a repris ce soir la tête de La Solitaire…
230 milles, soit la moitié de l’étape, avalés en 24 heures. Les 44 concurrents de La Solitaire Afflelou Le Figaro ont fait chauffer les speedomètres, et ont laissé l’Irlande puis l’Angleterre dans leur sillage en à peine une journée de course. Fastnet, Scilly et ce soir Ouessant, les moyennes sous spi ont avoisiné les 12 nœuds, au prix de quelques montées d’adrénaline et de grosses fatigues. Les vitesses ont légèrement chuté en même temps que le vent de nord-ouest qui a perdu un peu de ferveur au moment d’attaquer la traversée de la Manche.
Plaisirs et petites frayeurs solitaires
Pendant ces 230 milles de sensations fortes, les skippers, grisés mais concentrés, sont restés accrochés à leur barre – ce qui n’est pas une simple image pour le bizuth Christopher Pratt (Espoir Crédit Agricole) privé de pilote automatique depuis le départ-. Ils racontent aujourd’hui les surfs dans l’écume à plus de 16 nœuds, les sueurs froides à l’empannage et quelques sorties de route comme le relatait Yann Eliès (Groupe Generali assurance,11e à Seven Stones) : « Je me suis un peu gâché le plaisir à l’empannage cette nuit, je suis parti au tas et j’ai perdu pas mal de terrain ». De son côté, Jeanne Grégoire (Banque Populaire, 15e), accusait le coup : « Je suis complètement décalquée, je suis morte, j’ai beaucoup de mal à rester concentrée. Cette nuit, j’ai appelé au secours et je me suis mise à pleurer quand c’est monté à 35 nœuds, sous grand spi, cramponnée à la barre, je me demandais quand ça allait s’arrêter. Je me disais, si ça part au tas, je pète tout. J’ai préféré affaler pour empanner. » Gérald Veniard, leader au dernier pointage, avait fait preuve de sagesse en limitant cette manœuvre scabreuse pour « éviter de faire des bêtises ».
Cette nuit, la VHF n’a cessé de grésiller au son des récits de mauvaises fortunes : spis emmêlés dans l’étai (Grégoire Le Mière, Man of All Seasons), voire déchirés (Eric Peron sur Cigo), drisses récalcitrantes, rencontre impromptue avec une baleine (Eric Drouglazet, PIXmania.com), quelques plaies et bosses aussi, « mais rien de grave » d’après le bilan de Jean-Yves Chauve à bord du bateau médical.
Veniard toujours en vedette
A cet exercice de gros bras, Gérald Veniard est toujours le meilleur. A 13h28, il passait en tête le bateau phare de Seven Stones, s’adjugeant au passage le Grand Prix Suzuki. Le Rochelais confirme qu’il est un des grands animateurs de cette 37e Solitaire par sa capacité à s’extirper du groupe des leaders pour en prendre rapidement les commandes. Armel Le Cléac’h, avec qui il bataillait pour le passage à la marque, n’est pas parvenu à lui voler la vedette. Le navigateur de Brit Air, pointé moins de quatre minutes plus tard, est pour l’instant idéalement placé pour conserver sa troisième place au classement général. A deux minutes de Le Cléac’h, Nicolas Bérenger complétait le tiercé, suivi de Pietro D’Ali (Nanni Diesel) qui a retrouvé de sa superbe dans la brise, de Charles Caudrelier (Bostik), et d’Erwan Israël (Delta Dore) véritable révélation de cette édition… au grand dam de l’autre bizuth Corentin Douguet (E.Leclerc-Bouygues Telecom), qui aimerait bien en « claquer » une lui aussi.
Nouveau départ à Ouessant ?
Mais la course est encore longue et les premiers solitaires sont au contact. Le tandem Veniard/Le Cléac’h navigue à vue, tout comme le groupe situé 0,6 mille plus loin, composé des skippers cités plus haut auxquels il faut ajouter le très régulier Frédéric Duthil (Brossard). Les 20 concurrents de tête, dont font partie les leaders du classement général Nicolas Troussel (Financo) et Thierry Chabagny (Littoral) se tiennent en 5 milles. En revanche, la flotte s’étire à mesure que l’on descend dans le classement car les problèmes techniques ont surtout frappé la queue de peloton. Les derniers concurrents pointés (Jérôme Aubert, La Normandise, et Jimmy Le Baut, Port-Olona) accusent déjà plus de 50 milles de retard. Mais cette situation pourrait évoluer.
Les conditions musclées de la nuit et de la matinée seront bientôt un souvenir. Le vent de nord-ouest s’est stabilisé autour de 15-20 nœuds, le soleil est au rendez-vous et les marins descendent au largue sur un seul bord (tribord) en direction des côtes françaises. Ils en profitent déjà pour prendre leurs premières heures de sommeil afin d’arriver en forme sur la Bretagne. Là, ils craignent tous de vivre un remake de la troisième étape… version française. Une zone de transition avec un vent très faible pourrait les piéger du côté d’Ouessant, et donner un nouveau départ à 100 milles de l’arrivée, comme ce fut le cas dans le sud de l’Irlande. Sur l’autoroute atlantique qu’ils empruntent à 9 nœuds de moyenne, il y a risque de bouchon à Groix…
Le lapin porte bonheur !!
Sous la bruine, dans une brise de secteur Sud-Ouest 5-8 nœuds, vent qui avait sérieusement molli en atterrissant sur les côtes vendéennes, le plan Magnen-Nivelt de 2001 s’approchait sous solent et grand voile vers l’arrivée devant la digue des Sables d’Olonne. David Sineau à la barre, encapuchonné sous son ciré en raison d’une pluie fine mais tenace, franchissait la ligne à 11 heures 38 minutes 14 secondes (heure française) : Bretagne Lapins s’imposait après une rude bataille la nuit dernière où sept solitaires étaient encore dans le match pour la victoire de cette deuxième étape! Le solitaire a ainsi mis 8 jours 19 heures 58 minutes 14 secondes pour parcourir les 1 270 milles entre Horta et la Vendée.
Une route très rectiligne
Cette seconde étape a été caractérisée par un bord de près musclé pour sortir des îles açoriennes il y a huit jours, puis par du petit temps, voire des calmes prolongés pendant six jours. Il a fallu attendre l’entrée du golfe de Gascogne pour que la météo s’anime avec d’abord le passage d’un front froid jeudi matin, puis l’arrivée d’une perturbation la nuit dernière qui a propulsé le vainqueur jusqu’aux Sables d’Olonne. David Sineau avait choisi de virer parmi les premiers dans l’archipel en passant entre les îles de Sao Jorge et de Graciosa dans une brise de Nord-Est 20 nœuds. Puis cette brise contraire s’est progressivement essoufflée à moins de dix nœuds en passant parfois au secteur Nord : le solitaire avait opté pour la route directe vers les Sables sur une trajectoire très rectiligne vers l’Espagne. Il arrivait à décrocher les autres leaders il y a cinq jours et à grappiller des milles jusqu’à en posséder une vingtaine d’avance sur un groupe constitué par Adrien Hardy, Isabelle Joschke, François Salabert, Andraz Mihelin.
Alors que le skipper de Brossard choisissait à la mi-parcours, de rompre le contact pour aller chercher du vent au Nord, David Sineau persévérait sur la route directe et arrivait à déborder, toujours sur le même bord, la pointe espagnole. Rentrant dans le golfe de Gascogne avec un petit cousin d’avance, le solitaire voyait poindre le danger par le Nord et incurvait sa route pour contrôler ses poursuivants. Poursuivants qui profitaient du passage d’un front pour refaire entièrement leur retard ! Bretagne Lapins perdait même son leadership à la veille de l’arrivée au profit de la navigatrice Isabelle Joschke… Mais David avait conservé suffisamment d’énergie pour refaire le trou lors de l’ultime nuit et pour arriver avec une petite heure d’avance sur Adrien Hardy aux Sables d’Olonne. Bravo !
Un podium quasiment acquis
David Sineau a ainsi fait le break lors de cette dernière nuit et possédait une dizaine de milles d’avance sur Adrien Hardy vendredi matin : un écart insuffisant pour déboulonner de la victoire finale, le jeune vainqueur de la première étape, Adrien Hardy attendu une heure plus tard. Le skipper de Bretagne Lapins était en effet arrivé quatrième aux Açores, 2h 36’ 02’’ plus tard que Brossard. Mais la seconde place au classement général se jouait toujours entre David Sineau et Andraz Mihelin (Adria Mobil Too) qui concédait vingt milles au leader de l’étape. Cette fois, le différentiel semblait suffisant pour que le skipper de Bretagne Lapins vise la seconde marche du podium au classement général puisqu’il n’avait qu’une heure et 23 minutes de retard sur le Slovène.
Enfin, si ce dernier a peu de chances d’être inquiété plus au général en s’octroyant la troisième marche du podium final, il n’était pas encore sûr de s’adjuger la troisième place de l’étape : Isabelle Joschke (Degrémont) et François Salabert (Aréas Assurances) étaient très proches de lui par rapport au but et rien n’était joué pour ce sprint final.
source: Les sables-les Açores-les Sables
Adrien Hardy remporte la première Les Sables-Les Açores
Adrien Hardy est arrivé à 12h 15’ 18’’ (heure française) avec seulement trente-sept minutes de retard sur le vainqueur de la seconde étape, David Sineau (Bretagne Lapins) aux Sables d’Olonne. Cette belle performance permet au skipper de Brossard de s’adjuger la victoire au classement général car Adrien Hardy avait plus de deux heures et demie de marge aux Açores. Le jeune solitaire (22 ans) qui s’alignait au départ le 30 juillet dernier parmi les favoris, a impressionné tous les concurrents par sa détermination et sa capacité à tirer le maximum de son prototype. Il avait ainsi parcouru 256,84 milles en 24 heures à 10,70 nœuds de moyenne lors de la première étape ! Il a été pointé la nuit dernière à plus de treize nœuds sur quelques flots Argos…
C’est dire si ce Nantais est l’une des grandes révélations du circuit Mini. Et à l’étude de sa trajectoire, Adrien Hardy démontre une grande maturité dans son analyse météorologique du plan d’eau et de la stratégie : il avait ainsi à mi-parcours de cette deuxième étape entre Horta et la Vendée, choisit délibérément de rompre le contact avec la tête de la flotte qui persévérait sur la route directe. Parti plein Nord pour traverser la dorsale anticyclonique et retrouver la brise d’Ouest avant d’entrer dans le golfe de Gascogne, il avait non seulement rétrograder sérieusement au classement mais surtout concédait plus de cent milles au leader d’alors, David Sineau…
Le coup a payé même s’il a dû laisser passer un solitaire devant lui sur cette seconde étape… Adrien Hardy avait déjà fini cinquième de la Mini Transat 2005 sur le même prototype, pour sa première course océanique en solitaire. Il confirme ce jour, sur ce parcours finalement très technique voire plus sollicitant et plus difficile que la Transat 6.50, qu’il se positionne parmi les jeunes espoirs de la voile océanique en solo.
A suivre, la troisième place de cette étape se joue entre Isabelle Joschke (Degrémont), Andraz Mihelin (Adria Mobil Too) et François Salabert (Aréas Assurances), attendus vers 13-14 heures ce vendredi.
Arrivée de la deuxième étape des Sables-Les Açores-Les Sables (1 270 milles) :
1-David Sineau (Bretagne Lapins) en 8 jours 19 heures 58 minutes 14 secondes, à six nœuds de moyenne
2-Adrien Hardy (Brossard) en 8j 20h 35’ 18’’, à 37’ 04’’ du vainqueur
Temps cumulé sur deux étapes de la course les Sables-Les Açores-Les Sables :
1- Adrien Hardy (Brossard) en 16j 18h 16’ 58’’
2-David Sineau (Bretagne Lapins) 16j 20h 15’ 56’’, à 1h 58’ 58’’ du vainqueur
Areva Challenge recrute
C’est après un processus de recherche et de sélection intensif impliquant tous les membres d’AREVA Challenge, que Tom McLaughlin (Etats-Unis) et Fabrice Levet (France) ont été choisis pour renforcer les rangs de l’équipe, respectivement comme Sailing Team Coordinator et Coach du Sailing Team AREVA Challenge.
Le palmarès de Tom McLaughlin (dit « Tomac ») est très riche et varié. Il a notamment fait partie de l’équipe America II qui représentait le New York Yacht Club dans l’America’s Cup en 1985-1986 à Fremantle (Australie). Il travaille depuis 1987 pour North Sails, où il s’est spécialisé dans les projets de compétition, en particulier sur le choix et l’utilisation de voiles. Il accompagne ses clients dans la gestion, le travail d’équipe et la technologie pour les amener au meilleur niveau. Il aura pour mission d’assurer la gestion globale du Sailing Team d’AREVA Challenge, le planning sportif et la coordination avec le Design Team et le Shore Team. Tom est réputé pour ses qualités humaines et sa capacité à motiver un groupe.
Tom McLaughlin : “AREVA Challenge se trouve dans une position parfaite pour progresser rapidement et être une vraie surprise dans l’America’s Cup. Je rejoins l’équipe parce qu’avant tout, je crois en l’approche de Stephane Kandler pour cette 32e America’s Cup : créer une équipe multiculturelle, avec un effectif réduit, mais avec un talent énorme. Contrairement à certaines grosses équipes, cette structure est plus flexible, elle permet un apprentissage rapide, et la mise en place de solutions créatives à l’approche de la Louis Vuitton Cup (et sans perdre le plaisir de régater !).
C’est sur le plan d’eau que l’on gagne la course, donc au printemps prochain, ce sera à qui a le plus envie de gagner, et quels sont les équipages qui sont vraiment prêts. AREVA Challenge a la structure pour s’améliorer vite, l’équipe technique pour produire la vitesse, et l’ingrédient le plus important, le talent en navigation pour gagner. Je vois mon rôle comme celui d’un Chef dans une cuisine qui aide à marier tous ces ingrédients dans un délai raisonnable pour célébrer l’America’s Cup ! »
Fabrice Levet vient quant à lui de l’Ecole Nationale de Voile qui dépend du Ministère de la Jeunesse et des Sports, qui a permis son détachement auprès de l’Equipe de France. Il a une très grande expérience du match racing, en tant que navigant, mais aussi en tant qu’entraîneur. Il a notamment remporté de nombreux succès, dont 2 titres de Champion du Monde aux côtés de Bertrand Pacé. Il a participé aux 3 derniers Challenges Français dans l’America’s Cup, que ce soit à des postes de navigant ou d’encadrement. Il devient le coach du Sailing team avec lequel il travaillera en particulier sur la tactique, la communication, la coordination des 17 postes à bord et plus généralement l’encadrement du Team AREVA Challenge sur le plan d’eau.
Fabrice Levet : « je suis d’abord très fier et très honoré de la confiance placée en moi par la direction et le team AREVA Challenge. Mon rôle sera d’organiser les entraînements sur l’eau, de coordonner le planning avec les impératifs techniques, d’être à l’écoute de tout l’équipage et plus particulièrement de la cellule arrière, de façon à progresser vers le niveau d’exigence requit pour rentrer dans le dernier carré de la Louis Vuitton Cup 2007. J’ai bien conscience du fait que cet objectif est très élevé, mais je connais aussi la plupart des acteurs de l’équipe : la somme de talent présents rend ce challenge réaliste. Les huit mois qui nous attendent devront être faits de travail bien sûr, mais aussi de solidarité et d’esprit d’équipe indispensables à la construction de la confiance. Un moment clé sera sans doute la réception de notre bateau en novembre, son apprentissage. Sa fiabilisation et son amélioration seront alors notre quotidien.
A nous d’affûter cette arme et de la confronter à la concurrence dès que possible. »
Ensemble, Tom et Fabrice vont évaluer, conseiller et améliorer le Sailing Team AREVA Challenge.
La configuration de la cellule arrière prévue pour la reprise des entraînements d’AREVA Challenge sur le plan d’eau de Valence en septembre sera la suivante : Sébastien Col à la barre, Thierry Peponnet à la tactique, Tanguy Cariou à la stratégie, Nicolas Charbonnier dans le mât (wind watcher) et Jean-François Cuzon au poste de navigateur.
Après avoir été nommé au poste de barreur, Sébastien Col est parti s’entraîner sur le circuit de match racing, où il a obtenu de très bons résultats, notamment en remportant deux événements de Grade 1 : les Internationaux de France de Match Racing et le Danish Open. « Sebastien sera prêt à prendre la barre du Class America, et avec l’aide de Thierry au poste de tacticien, nous travaillons pour continuer à améliorer nos performances », ajoute Dawn Riley.
Source Areva Challenge
Palerme – Monaco, Amer Sports One domine la seconde édition
Véritable carton plein pour le VOR 60, Amer Sport One, emmené par Agostino Randazzo qui remporte l’édition 2006, en temps compensé IMS. Victorieux également en temps réel (2 jours 7 heures 25 minutes et 15 secondes, avec une moyenne de 8,5 noeuds), il bat de plus de 17 heures le record établi l’an dernier. En IRC, Dharma à Giovanni Pitruzella, avec à la tactique Mauro Pelaschier arrive en tête et remporte ainsi le « Trofeo Giuseppe Tasca d’Almerita ».
“Nous sommes très heureux du résultat obtenu en temps réel et pour la belle performance réalisée tout au long de la régate”, commente le skipper et barreur d’Amer Sport One, qui a tenu à être présent à bord malgré une jambe dans le plâtre. “Nous avons pu maintenir une vitesse de croisière très élevée grâce au libeccio (NDLR : vent dominant de direction sud-ouest, sur la partie nord de la Corse) soutenu. Le bateau a été à la hauteur de nos espérances, naviguant à 18-20 noeuds au cours des deux dernières heures de la course avec des pointes à 29 noeuds. Nous avons établi un nouveau record à 55 heures mais nous espérons bien le battre à nouveau l’année prochaine !”.
Un résultat sans appel pour l’équipage du Circolo della Vela Sicilia, qui n’était pourtant pas si prévisible. Le suspense aura duré jusque dans les dernières 12 heures de la course ; Amer Sport One et Amer Sport Too, les deux VOR 60, aux coudes à coudes en-tête de la course, se sont livrés un véritable bras de fer dans les 420 premiers milles du parcours. La fin de course aura été fatale au jeune équipage d’Amer Sport Too du Yacht Club de Monaco, qui en raison d’un choix tactique courageux mais risqué, s’est retrouvé dans la pétole, au nord-est du Cap Corse, se faisant ainsi dépasser par les concurrents qui avaient opté pour une route plus à l’ouest. L’équipage monégasque qui arrive quatrième en temps réel (8 heures après son sister-ship), s’octroie la quatrième place en temps compensé. « Naviguer sur une telle bête de course est une expérience inoubliable qui nous ouvre de nouveaux horizons !, explique Emmanuel Sanchez, jeune équipier du YCM. Actuellement, 6ème au Classement national des coureurs laser, Emmanuel est un « pur produit » de la section sportive du YCM, où il tira ses premiers bords en Optimist à l’age de 7 ans. « C’était la première fois que je participais à une régate hauturière, le travail de groupe est si différent de celui du Laser ! Un premier essai que j’espère bien pouvoir transformer l’année prochaine ».
C’est The Meter Rule, le deuxième bateau du YCM, récent vainqueur de la Bénéteau Cup à Porqueroles et de la Route du Jasmin, skippé par Luc Van Keirsbilck, associé à Fredy Niggeler, Philip Edwards et Grégory Anger qui ferme la marche. Pour l’Oceanis 52.3, cette course constituait avant-tout un véritable test : « Cette régate nous a permis de tester le matériel et les hommes. C’était une régate dans la régate, car notre prochain grand objectif est une traversée de l’Atlantique ».
La remise des prix est programmée, le vendredi 25 Août à 18h30, dans les salons du Yacht Club de Monaco.
Source YC Monaco
Qualif en poche pour Bidégorry
Premières impressions ?
PB : La qualification est faite et c’est une bonne chose. J’étais très concentré sur tout ce qui se passe à bord, en solo il faut comprendre qu’il faut être plus vigilant. Il faut se gérer physiquement car c’est une débauche d’énergie très importante.
La navigation en solitaire ?
PB : J’ai découvert les difficultés de la navigation en solitaire, il y a plus de dix ans, en Figaro et j’ai essayé d’adapter l’exercice du solitaire au multicoque. C’est certes ma première navigation seul à bord d’un 60 pieds mais ça ne l’est pas sur un bateau de course, j’ai de l’expérience en solitaire et j’ai même réussi à gagner* ! J’essaye d’être très cartésien et de mettre mon expérience du solo au service de cette course. C’est la première fois que la qualification arrive à un moment donné où il y a eu une préparation spécifique en aval. Pour moi, c’est un aboutissement des entraînements effectués ces derniers temps. Je l’ai faite sous la forme d’une répétition grandeur nature : bateau en configuration et assistance météo… La différence entre le double et le solitaire, c’est la gestion du sommeil : il faut pouvoir dormir et faire confiance au pilote automatique. Pour le sommeil justement, cela s’est bien passé. Je m’y prépare particulièrement depuis le début de l’année avec rigueur. J’ai effectué des tranches de sommeil de 15 à 30 minutes en fonction de la vitesse du bateau et de la visibilité radar : je suis quelqu’un de responsable et je sais que la navigation en solitaire sur ces bateaux est très délicate…
L’homme avant tout …
PB : J’ai vraiment pris du plaisir à naviguer seul à la barre de BANQUE POPULAIRE IV. On s’est attaché à soigner particulièrement des petits détails concernant le confort à bord, très éphémère certes mais à mon sens primordial. Alors pour être à 100% 24 heures sur 24, il s’agit de trouver le point d’équilibre entre la gestion du bonhomme et le niveau de performance du bateau souhaité. Le petit confort sur un trimaran comme BANQUE POPULAIRE, très humide car bas sur l’eau, c’est de pouvoir faire la sieste, bien manger et trouver la bonne ergonomie. Aujourd’hui, j’ai une connaissance du multicoque, de la course au large, du solitaire alors à moi d’être clairvoyant et de trouver le bon niveau où mettre le curseur selon la météo, l’état de la mer, la gestion du bonhomme et du bateau. La priorité sera d’optimiser les qualités du skipper afin d’être dans un état de lucidité indispensable pour parvenir à mener au bout cette course. Quelque soit la marque, l’architecte, la conception du support, le fond du débat c’est la gestion de l’homme.
J-66 avant le coup de canon de départ, comment parviens-tu à concilier la préparation de la Route du Rhum et ton nouveau projet ?
PB : On a un planning arrêté depuis le Trophée du Conseil Général des Alpes Maritimes. On est dans le respect de ce timing avec une liste de travaux à faire d’ici le 29 octobre. Mais dès aujourd’hui, ce sont des tâches de l’ordre du réglage car on n’a jamais été aussi prêts et affûtés. Je suis plus préparé que l’an dernier, j’ai bien fait attention à ma préparation physique et à mon hygiène de vie. J’ai fait beaucoup de cardio-training et je suis en grande forme, je me sens très bien. Après les 4 jours de qualification, j’ai fait du sport pour me « décrasser » et récupérer, ensuite je vais alterner les séances de navigation et celles de préparation physique avec, en parallèle, le travail au chantier. Le projet Maxi BANQUE POPULAIRE V avance et je ne mélange pas tout, je parviens à faire abstraction du reste pour m’y consacrer. On a un team constructif, consciencieux et compétent sur lequel je me repose et c’est une vraie satisfaction. Il est certain que ce nouveau challenge est un moteur important pour mon équipe et moi.
Source Banque Populaire


















