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Les J80 ont rendez-vous à La Trinité

Team MEAMEAMEE vainqueur Finale des Trophées 2005
DR

Après la Rochelle en 2002, ce sera ainsi la seconde fois que la France accueillera à l’occasion d’un championnat du Monde la très dynamique Classe Internationale des J 80. Ce petit (8,50m) monotype connaît en Europe et dans le Monde un engouement spectaculaire depuis son lancement en 1991.  Plus de 800 unités naviguent actuellement sur tous les océans de la planète, dont une grande partie issue du chantier J Europe d’Olonne sur mer en Vendée. Le J 80 est un support reconnu par l’ISAF (International Sailing Federation).

"33 bateaux étaient cette année en lice à Corpus Christi au Texas pour l’attribution du titre mondial" raconte Ludovic Gilet. "Nous avons su attirer 53 J 80 lors du dernier Spi Ouest France à la Trinité sur mer. Nous serons près de 50 fin septembre au Crouesty pour notre national et nous pensons raisonnablement pouvoir compter sur une participation record l’an prochain de 70 bateaux pour le Mondial." Les pays scandinaves, Suède en tête, connaissent à leur tour une véritable frénésie autour du J 80. Frénésie que partagent l’Angleterre, l’Italie et l’Espagne dont les commandes ne cessent d’affluer chez J Europe, constructeur du voilier pour le Vieux continent.

"La SNT, qui a récemment organisée les Championnats du Monde de Mumm 30, est pour nous synonyme de sérieux et de rigueur, sans pour autant négliger l’aspect convivial d’une telle réunion" poursuit Gilet. "Nous tenons à conserver cet esprit fraternel qui règne au sein de la Classe française et à le partager avec nos compétiteurs étrangers."

Ce titre mondial de plus en plus envié sera ainsi convoité par nombre de russes, de belges, d’allemands, anglais ou italiens. Les américains Glenn Darden ou John Kolius, sacrés à Corpus Christi devraient venir défendre leur titre. Un vrai Challenge pour les spécialistes Français, Eric Brezellec ou le récent champion d’Europe  Benjamin Diouris (équipe de France militaire) en tête.

Source mondial J80

Trophée BPE : sur un air connu…

Eric Drouglazet - Crédit Maritime/Zerotwo
DR

Sur le papier, l’histoire est belle et fait écho à la célèbre chanson de Laurent Voulzy. En effet, les marins engagés sur cette épreuve devront parcourir près de 3500 milles, en solitaire, sur un bateau d’un peu plus de 10 mètres ! Un programme long de près de trois semaines, qui réclamera endurance, courage et talent.
 
Alors que cette transat en solitaire et à armes égales ouvre de nouveaux horizons à la course au large, elle contribue également au rapprochement de deux îles qui ont su conserver toute leur authenticité. Quand, en juillet dernier, les autorités de Marie Galante et Belle Ile en Mer se sont rencontrées pour la première fois à l’instigation de Pen Duick, l’idée d’un jumelage entre les deux îles était déjà dans l’air depuis longue date. Le rapprochement, désormais scellé, apporte tout son bien fondé au nouveau parcours du Trophée BPE.
 
Le départ aura lieu de Belle Ile en Mer le 25 mars. Une vingtaine de Figaro Bénéteau 2 est attendue pour participer à cette traversée vers Marie Galante (3436 milles). Le parcours est libre, sans aucune marque. Ainsi, les skippers auront toute latitude pour exprimer leur talent de stratège au fil des trois semaines de course.

Source Trophée BPE

Le Frontline Communicator d’Eclipse SatCom.

EclipseSatCom
EclipseSatCom

Une nouvelle société, , Eclipse SatCom, est née en région parisienne.

Eclipse SatCom commercialise les services et produits de télécommunications par satellite des réseaux INMARSAT, IRIDIUM, THURAYA et GLOBALSTAR.

A la tête d´Eclipse SatCom, on retrouve Grégoire ASSE, bien connu des teams managers et skippers, puisqu´il a été ces cinq dernières années l´interlocuteur privilégié dans les domaines des télécommunications par satellite pour une majorité des multicoques et monocoques IMOCA.

Aujourd´hui, Eclipse SatCom propose, en plus des services et produits de télécommunications par satellite, un équipement de vidéo communication et de Visioconférence portable : le FRONTLINE Communicator. Cet équipement est composé d´un micro-casque caméra, d´un boitier émetteur/récepteur WiFi et d´un soft de lecture PC. Facile d´emploi et surtout très léger, il permet à un équipier où au skipper solitaire de pouvoir communiquer avec son équipe à terre tout en continuant à faire avancer son bateau. Un large choix d´accessoires est proposé, et le FRONTLINE Communicator est compatible avec tous type de caméras et de micros.

Cet équipement est compatible avec les INMARSAT FLEET77, très en vogue sur les bateaux de courses actuels.

Pour joindre Eclipse SatCom et son équipe, un numéro de téléphone 01.56.34.27.10, demander Grégoire ou par mail, gregoire.asse@eclipse-services.com.

Planning d’automne du SeaCart 30.

SeaCart
SeaCart

Le chantier Oceanlake Marine, et son patron Calle Hennix nous on fait part du programme d´automne de leur trimaran monotype de régate signé Marc Lombard : le SeaCart 30.

Le but : faire essayer le bateau à un maximum de personnes et vendre quelques uns des 5 exemplaires aujourd´hui disponibles à la livraison.

– Salon de Cannes du 8 au 13 Septembre
– Salon de Monaco (sous réserve) du 22 au 25 Septembre
– Régates Royales du 24 au 30 Septembre
– Les Voiles de Saint Tropez du 1er au 8 Octobre
– Salon de Gênes : 9 au 15 Octobre

Plus d´infos : www.oceanlakemarine.com

Mascalzone Latino champion du monde !

Rolex Farr 40
DR

Les Français de Twins après un début prometteur ont eu du mal à revenir dans le Top 10. Ils achèvent cette campagne américain en milieu de classement à la 18e place.

Les conditions météorologiques de cette dernière journée de compétition auront été à la hauteur de la lutte entre les équipages pour l’accession aux places d’honneur. Lors de la première manche du jour, Norwegian Steam s’impose pour la seconde fois depuis le début de la semaine. Néanmoins, il ne réussira pas à remonter au classement général et termine 7e de ce mondial. A la troisième place, Opus One, alors troisième, conservait toutes ses chances pour accrocher la seconde place au classement général aux dépens de Barking Mad.

Dans la seconde régate, le champion du monde 2005, Evolution, longtemps leader, redonne de l’espoir à son équipage qui depuis le milieu de la semaine enchaînait les contre-performances. Les Australiens ont finalement dû s’incliner face à un autre concurrent sérieux mais mal classé, Warpath. Auteur d’une très belle pénalité, Mascalzone Latino a écopé d’un 720°, exécuté à la marque au vent. A force de ténacité et d’expérience, Onorato a réussi une très belle remontée (12 participants) sur le bord de portant et arrache une honorable 13e place. Pour la seconde fois en deux manches Opus One (7e) finissait devant Barking Mad (9e) et pouvait entrevoir le tableau arrière de Mascalzone Latino à 3 points au classement général provisoire.

Pénalisé par un 720°, Onorato a refusé de se laisser gagner par l’énervement et a bien insisté auprès de son tacticien Russel Coutts et de ses équipiers pour reprendre leurs esprits . « Après cet incident je ne me suis pas senti offusqué. J’ai alors demandé à Russell si nous pouvions le faire. Il m’a répondu que cela était possible. C’était le moment de l’emporter. Et nous l’avons fait ! »

Après un départ dégagé en milieu de ligne, Mascalzone Latino s’est présenté premier à la marque au vent. La suite de la course n’aura été qu’une formalité. Outre le titre de champion du monde, Vincenzo Onorato et Russell Coutts décrochent leur première victoire de manche sur la dernière régate. Une belle récompense pour cet équipage italien. « Ça n’a pas été facile, avouait Onorato. Le plus pénible est la pression que nous nous mettons mais au final et après de multiples essais nous l’avons enfin remporté. »

Sixième au classement général à une journée de la fin, Ichi Ban grâce à un résultat constant (10e, 5e et 6e) a réussi le fabuleux pari de terminer sur le podium, à la seconde place. Sous la pression d’Opus One, Barking Mad aura finalement cédé sur la fin et termine le championnat du monde sur la dernière marche du podium avec un résultat convenable sur les dernières manches, 13e, 9e et 12e. La dernière régate et selon les propos du tacticien de Barking Mad, Terry Hutchinson, le dernier bord a été à l’image de leur course. « Une mauvaise interprétation du plan d’eau lors du dernier bord de spi nous a coûté 10 places. Nous étions alors 2e lors de la bascule et au final nous nous retrouvons 12e. Nous perdons en partie ici notre seconde place au général. »

A l’entame de la dernière manche, Opus One pouvait entrevoir une victoire dans ce championnat du monde mais une place de 24e a anéanti toutes les chances de Wolfgang Stolz. « Le dernier bord a été très décevant. Nous avons perdu 15 places mais nous sommes vraiment satisfaits de terminer dans le Top 10. » Opus One termine ce championnat du monde à la quatrième place du classement général à 5 points de la troisième marche du podium. Vainqueur à de multiples reprises dans différentes courses et dans ce championnat, Vincenzo Onorato se régale de cette victoire. « J’ai gagné beaucoup de championnats du monde comme barreur en IMS et en Mumm 30 mais celui-ci est le plus beau de tous. J’ai de temps en temps remporté des titres que je ne méritais pas mais celui-ci, si. Le Farr 40 est le meilleur monocoque de course au large au monde. Qu’elle est belle la victoire, c’est le meilleur moment de ma vie », nous commentait le nouveau champion du monde, Vincenzo Onorato.

Impressionnant en début de compétition, l’équipage français de Twins a malheureusement peiné à trouver le rythme et occupait vendredi soir la 20e place au classement provisoire. Les deux premières manches de la journée de samedi étaient tout aussi régulières que le résultat de la semaine, avec deux places de 22e. En revanche, la dernière manche du Rolex Farr 40 World Championship aura permis aux Français de se refaire en décrochant la troisième place. Ce résultat fait grimper de deux petites marches Erik Maris, qui termine ce championnat du monde à la 18e place. A Sydney, les Français occupaient le 15e rang mondial. Une contre-performance pour cet équipage capable de décrocher de belles places.

Le tout récent Corinthian Trophy a été décerné à David Voss et son équipage sur Piranha. Pour figurer dans cette catégorie amateur, l’équipage doit être composé uniquement de deux professionnels ne peut disposer que d’un nombre restreint de nouvelles voiles pour toute la saison. Les Farr, qui courent dans cette catégorie, font également partie du classement général. Infinity, premier amateur, termine ce championnat à la 27e place.

Source Rolex Farr 40 Worlds

Du beau monde au GP Beau Rivage Palace

D35 Okalys
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Réservé aujourd’hui aux catamarans Décision 35 exclusivement, le Grand-Prix Beau-Rivage Palace en est à sa 8ème édition. Fidèle à son concept, l’incontournable rendez-vous se donne les moyens d’attirer les plus grands navigateurs actuels pour venir disputer trois journées de régates à bord des plus puissants bateaux de régate du Léman.
 
Cette année, ce ne sont pas moins que les représentants du defender et de quatre challengers de la 32ème America’s Cup qui ont répondu positivement à l’invitation lausannoise. Certains membres des équipages de EMIRATES TEAM NEW ZEALAND, MASCALZONE LATINO, TEAM SHOSHOLOZA et +39 CHALLENGE viendront défier Ed Baird, le barreur du TEAM ALINGHI – actuel détenteur de l’Aiguière d’argent. Autres spécialistes en la matière, trois figures de la voile océanique seront également de  la partie. Chacune à bord de l’un des huit Décision 35 qui composent actuellement la flotte, les renommés skippers Karine Fauconnier, Franck Cammas et Steve Ravussin nous feront l’honneur de leur présence.
 
L’après-midi du jeudi 14 septembre est réservée aux entraînements. Pour certains des navigateurs pro en la matière de navigation sur monocoque, ces premières heures ne seront pas de trop pour se familiariser à la haute technologique des plus récents multicoques de course.
 
La matinée du vendredi 15 septembre verra les premières manches du Challenge Julius Baer. Navigant en configuration habituelle, les propriétaires et équipages des Décision 35 ouvriront le bal.
 
Les régates du dénommé Trophée Marco Landolt (en souvenir de l’un des initiateurs du Grand Prix Beau-Rivage Palace), quant à elles, ne débuteront que dans l’après-midi du vendredi pour se terminer le samedi 16 septembre. Au pied des montagnes et de l’un des plus beaux palaces helvétiques, les teams et skippers invités à se défier sur les eaux du Léman seront contraints à changer d’équipage et de bateau lors de chacune des manches. Sur un parcours situé entre deux bouées proches du Quai d’Ouchy, les Décision 35 offriront un magnifique spectacle.
 
Ce n’est que dimanche 16 septembre que les multicoques retrouveront leurs équipages habituels pour l’avant dernière étape du Challenge Julius Baer. Sur un parcours de type analogue, plusieurs manches viendront encore réjouir les amateurs et passionnés de compétition vélique.
 
 
Source GP Beau Rivage Palace

Le Maxi à battre

Alfa Romeo 2
DR

Le voilier de l’armateur et skipper Neville Crichton a remporté la Maxi Yacht  Rolex Cup  qui s’est conclue aujourd’hui à Porto Cervo en proclamant Alfa Romeo et son skipper vainqueurs de la compétition la plus prisée de la saison au niveau international et réservée aux racer , les formules 1 de la mer. Durant l’événement organisé par le Yacht Club Costa Smeralda , le maxi yacht a  donné la preuve qu’il est capable de gagner des compétitions où les bateaux s’affrontent sur la base de rating et de handicaps relatifs à ces derniers . Une fois encore , Neville peut affirmer «  Alfa Roméo reste le bateau que tout le monde rêve de battre ».

Derrière Alfa Roméo et Neville Crichton se sont classés Morning Glory et Wild Oats , des adversaires rapides et de grande valeur, étant données les victoires qu’ils ont remportées dans le monde entier .
A la fin de la régate , Neville Crichton a déclaré "Nous sommes enchantés par ce nouveau trophée prestigieux et nous sommes conscients du fait que nous pouvons faire beaucoup plus pour rendre notre bateau  plus rapide et le faire devenir encore plus compétitif ».

Dès le premier jour , Neville Crichton  a amené Alfa Roméo en tète  du classement pour pouvoir ensuite régater le mieux possible, controler  les choix et les stratégies de ses rivaux . Aux cotés de Neville Crichton, la personne qui a eu un rôle fondamental pour la victoire de la  Maxi Yacht Rolex Cup , est le britannique Ben Ainslie, plusieurs fois champion olympique (2 médailles d’or et une d’argent) et champion du monde ( 4 championnats consécutifs en classe Finn), sans parler de ses titres européens et de sa participation actuelle à la Coupe Amérique à bord de Emirates Team New Zealand .

Alfa Roméo a offert à ses nombreux supporters, éparpillés  à travers le monde entier, un autre prestigieux motif d’orgueil .Lors de la manifestation organisée par le Yacht Club Costa Smeralda , à Porto Cervo , Alfa Roméo a remporté la 100ème victoire en temps réel de l’équipe è21 pour Alfa Romeo II, à ajouter aux 79 de son prédécesseur). Après ses succès sur la Costa Smeralda, Alfa Roméo sera de nouveau en régate à la Barcolana de Trieste et courra de nouveau pour les "Line Honours".

Source Team Alfa Romeo

Deruelle devant

Route des îles 2006
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Comme la veille, des régates courues avec une brise de secteur Sud-Est qui se renforçait au fil de la journée.  « depuis vendredi, nous avons mis de l’huile dans les rouages. La cohésion d’un équipage ne tient pas à grand-chose. De bons départs font la différence » se réjouit Deruelle avant de révéler « que l’entente avec le tacticien Fabien Henry est parfaite. Je lui fait entièrement confiance et il prend seul les décisions » . Une confiance totale appréciée à sa juste valeur par le skipper de Toulon-Provence-Méditerranée-COYCH –vainqueur du Tour de France à la Voile 2005 et vice champion du monde l’an dernier de Mumm 30 – invité par le skipper phocéen ;  « c’est un véritable bonheur de naviguer avec eux, c’est vraiment sympa car notre entente est sans faille à bord »
 
Fedensieu sauve l’essentiel
Un sans faute qui permet aux Marseillais de prendre les rênes de cette 14ème édition de la Route des Îles à égalité de points avec Jimmy Pahun (Île de France) grâce aux trois succès obtenus depuis le départ. Si les Franciliens n’ont pas encore dit leur dernier mot, Pahun sait qu’il devra ;  « prendre de meilleurs départs pour espérer s’imposer car pour le moment je n’y arrive pas ». Ancien leader, Alain Fédensieu sauve sa place sur le podium provisoire en finissant troisième dans l’ultime bataille navale et reste par la même occasion au contact des deux leaders.
 
Une traversée déterminante
La flotte des quatorze Mumm 30 quittera mardi matin le continent à 9 heures pour s’élancer dans la grande étape de liaison programmée entre la cité phocéenne et Calvi, via un passage à Porquerolles dans le Var. L’an dernier Dimitri Deruelle qui s’était alors adjoint les services de Loick Peyron en tant que navigateur avait fait la différence dans une traversée qui attribue un coefficient trois au classement général. Une étape où sont prévus des vents bien établis de secteur Est-Nord-Est. Autant dire, une navigation éprouvante pour les concurrents face au vent dans un premier temps puis aux allures plus débridées en atterrissant sur l’île de beauté. Les premiers bateaux sont attendus mercredi dans la matinée à Calvi.       
 
PROGRAMME :
 
Départ mardi 12 septembre à partir de 9 heures de l’étape de liaison Marseille-Calvi. Arrivée des bateaux est prévue mercredi 13 septembre dans la matinée.

Source Route des îles

Mascalzone Latino conforte sa place de leader

rolex Farr 40
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L’analyse des résultats après 7 manches révèle que, pour l’emporter dans ce championnat du monde de plus en plus ouvert, la régularité est bel et bien le maître mot. Un adage que ne cesse de répéter Russell Coutts depuis le début de la compétition.
L’un des plus beaux exemples n’est autre que le résultat des deux premiers au classement général provisoire. Bien que n’ayant remporté aucune manche, Mascalzone Latino et Barking Mad font preuve d’une belle régularité.
 
L’un des grands bénéficiaires de la journée est Cannonball, le Farr italien de Dario Ferrari, auteur d’une journée…
exceptionnelle avec deux places de 5e et une place de 3e. Ce très bon résultat le propulse directement de la 16e place à la 4e, à égalité de points avec Opus One, troisième. Cannonball décroche à cette occasion le titre de meilleur bateau de la journée, décerné par Sentient Jet. « Je viens de prendre la difficile décision d’arrêter la voile car après une journée comme celle-ci, je ne pourrai plus jamais réitérer cet exploit. Je crois que la preuve est faite que cette classe des Farr 40 est fantastique. Cela démontre bien que n’importe quel bateau peut l’emporter », confiait Ferrari, encore excité et ému par sa prestation. Cannonball est le seul monocoque à figurer dans le top 5 dans chaque manche. Les 37 autres Farr ont tous eu une manche au-delà de la dixième place.
 
La première manche a été remportée par le champion du monde 2002, Steve Phillips à bord de son Farr, Le Renard. Avec trois vainqueurs différents lors des 3 régates, cette journée de vendredi aura permis aux équipages de s’exprimer pleinement sans avoir à subir la suprématie d’un ou de plusieurs leaders qui souvent occupent les premières places.
Huitième à l’issue des 4 premières manches, Opus One signe dans la seconde manche sa première victoire et fait du même coup son entrée dans le top 3 du classement général. L’ultime course de la journée a, quant à elle, été remportée par Son Altesse royale le prince Frederik du Danemark à bord de Nanocq.
 
Lors des deux premières manches, Mean Machine avait impressionné par ses résultats et de ce fait avait une fabuleuse opportunité de remonter au classement. Quatrième lors de la première manche puis second à la deuxième, Mean Machine s’est effondré lors du dernier parcours avec une place de 31e. Vingt-septième jeudi soir, Mean Machine fait tout de même une bonne opération et remonte de 8 places au classement.
 
De son côté, Alinghi assure les manches. Avec un total de 23 points (2, 13 et 8) en 3 manches, Bertarelli atteint de nouveau le top 5. « La quatrième journée sera primordiale pour nous. Les manches de jeudi ne nous ont pas beaucoup souri mais il est certain que nous devons faire mieux. Il y a des jours où rien ne fonctionne comme on voudrait. »
 
Excepté peut-être Mascalzone Latino, bien accroché à sa première place, les 9 autres Farr de ce top 10 ont chacun une chance d’accéder au podium. La journée de samedi sera déterminante et chaque équipage s’attend à une concurrence féroce et déterminée.
 
Classement général provisoire après 7 manches
 1. Mascalzone Latino, Vincenzo Onorato, Portoferrio, ITA, 2-26-4-2-3-15-15, 67 points
 2. Barking Mad, Jim Richardson, Boston, Mass/Newport, RI, USA, 10-14-6-8-7-23-6, 74
 3. Opus One, Wolfgang Stolz, Frankfurt, GER, 20-2-3-26-13-1-14, 79
 4. Cannonball, Dario Ferrari, Milan, ITA, 12-31-2-21-5-5-3, 79
 5. Alinghi, Ernesto Bertarelli, Valencia, ESP, 5-3-30-18-2-13-8, 79
 6. Ichi Ban, Matt Allen, Sydney, AUS, 4-22-17-4-6-7-20, 80
 7. Nerone, Mezzaroma/Migliori, Rome, ITA, 3-16-21-5-12-11-16, 84
 8. Le Renard, Steve Phillips, Annapolis,  Md., USA, 6-33-11-3-1-10-25, 89
 9. Warpath, Steve/Fred Howe, San Diego,  Calif., USA, 17-11-10-23-30-4-5, 100
 10. Norwegian Steam, Eivind Astrup, Oslo, NOR, 9-21-19-1-11-17-23, 101

Le Grand Chelem pour Franck Cammas

Franck Cammas Groupama 2
DR

Un week-end superbe ! Le dernier rendez-vous de la saison a sans conteste été le plus beau et le plus animé des Grand Prix de la Multi Cup : du soleil, des marées d’équinoxe, de la bonne brise puis du médium pour terminer avec de petits airs, et surtout des régates serrées, des départs chauds, des retournements de situation et des incertitudes jusqu’à la dernière manche. A l’image du retour gagnant de Michel Desjoyeaux lors de l’ultime parcours banane qu’il remportait pour clore une saison de progression constante.
De fait, le Grand Prix du Port de Fécamp débutait avec une bonne brise de Nord Est à plus de vingt nœuds qui sollicitait les trimarans et les équipages qui ne se bridaient absolument pas alors que le classement du Championnat Multi Cup 2006 était déjà acquis avant même le premier coup de canon ! Comme quoi ces bateaux-là sont tellement prenants et procurent tellement de sensations qu’on ne peut mettre le pied sur le frein simplement pour assurer sa position au classement…

Cammas ultra
La première journée indiquait ainsi que Franck Cammas était prenable puisque Loïck Peyron remplissait sa feuille de match avec trois arrivées victorieuses… Enfin pas tout à fait puisque la première manche donnait lieu à une disqualification de Gitana 11 et de Géant (deuxième sur la ligne) car les deux skippers n’avaient pas effectué correctement le parcours. Un problème de compréhension et de visualisation d’un pavillon de réduction de cette « banane ». A l’issue de la délibération du Jury, trois bateaux étaient donc à égalité de points pour quatre autres manches à courir. Samedi voyait le retour de Groupama-2 aux avants postes avec le parcours côtier dans la poche, devant Loïck Peyron puis une « banane » vivement avalée dans une brise moins soutenue que la veille (Est 15 nœuds). Et ce dimanche était donc important pour le classement du Grand Prix du Port de Fécamp car la première place était encore accessible pour Gitana 11 qui n’avait que deux points de retard sur Groupama-2 tandis que Thierry Duprey du Vorsent était sous la pression de Michel Desjoyeaux pour l’acquisition de la troisième marche du podium.
Avec trois à huit nœuds de secteur Nord et 115 de coefficient de marée (les plus fortes de l’année !), la stratégie sur le plan d’eau imposait de partir vers les falaises de Fécamp à la limite du tirant d’eau (cinq mètres) des trimarans… Un jeu pointu où la moindre manœuvre ralentissait sérieusement la progression vers la bouée. Franck Cammas qui enroulait la première marque en troisième position derrière Michel Desjoyeaux et Loïck Peyron, revenait sous gennaker après une série d’empannage et reprenait le commandement jusqu’à l’arrivée de cette sixième manche. La deuxième place était disputée puisque Gitana 11 partait au large tandis que Géant restait à la côte, et au dernier croisement, Loïck Peyron dépassait Michel Desjoyeaux. Groupama-2 était assuré de la victoire pour ce Grand Prix mais l’ultime manche devait départager Gitana 12 et Géant, pour l’attribution de la troisième place au classement général du Grand Prix du port de Fécamp. Toujours dans une brise très molle, Michel Desjoyeaux réalisait le sans faute en prenant largement la tête sur le bord de près et malgré un arrêt buffet général pour cause d’absence momentanée de vent, réussissait à contrôler Franck Cammas jusqu’à la ligne. Cette ultime victoire lui permettait donc de grimper une marche à Fécamp ! Beau final…

Grand Chelem
Vainqueur incontesté de ce Grand Prix, Franck Cammas confirme son sacre sur cette saison puisqu’il s’adjuge la victoire totale à l’occasion de tous les rendez-vous de l’année : la course au large Londres-Alpes Maritimes en mai, le Trophée de Nice, les Grand Prix de Trapani, de Marseille, de Portimao et aujourd’hui de Fécamp. Ainsi, sur vingt-six manches courues en Grand Prix pour la Multi Cup Cafe Ambassador, Groupama-2 s’en octroie vingt ! Et si on fait le décompte de toutes les régates courues depuis la première participation du trimaran vert au circuit, le résultat est éloquent : sur  83 manches, Groupama-2 remporte 61 victoires en Grand Prix ! Soit 73,5 % de réussite… Dont un Grand Chelem cette année. Incontestablement dominateur depuis qu’il participe au circuit des multicoques (1998), Franck Cammas remporte ainsi son cinquième titre de Champion Orma avec cette victoire lors du Championnat Multi Cup Cafe Ambassador 2006. Rendez-vous la saison prochaine pour une remise en cause de plus en plus affûtée de la flotte des trimarans.

Classement général du Grand Prix du port de Fécamp (sept manches) :
1- Franck Cammas (Groupama-2) 1er+2ème+DNF+1er+1er+1er+2ème = 35 points
2- Loïck Peyron (Gitana 11) DSQ+1er+1er+2ème+2ème+2ème+3ème = 31 points
3- Michel Desjoyeaux (Géant) DSQ+3ème+2ème+3ème+4ème+3ème+1er = 26 points
4- Thierry Duprey du Vorsent (Gitana 12) 2ème+4ème+3ème+4ème+3ème+4ème+4ème = 25 points

Classement final de la Multi Cup Café Ambassador 2006
A l’issue de la course Londres-Alpes Maritimes (coefficient 2), du Trophée du Conseil Général des Alpes Maritimes (coefficient 0,5), du Trapani Grand Prix (coefficient 1), du Grand Prix de Marseille (coefficient 1), du Grand Prix du Portugal-Portimao (coefficient 1) et du Grand Prix du port de Fécamp (coefficient 1) :

1-Groupama 2 (1er+1er+1er+1er+1er+1er) 32,5 points
2-Géant (3ème+2ème+2ème+2ème+3ème+3ème) 22 points
3-Gitana 11 (4ème+3ème+3ème+3ème+2ème+2ème) 19,5 points
4-Banque Populaire IV (2ème+4ème+DNC+DNC+DNC+DNC) 13 points
5-Gitana 12 (5ème+5ème+DNC+4ème+4ème+4ème) 9,5 points

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