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Championnat de France de Match Racing : Début des Round Robins

Championnat de France de LMatch Racing au Havre
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Le marseillais Dimitri Deruelle
"Ce fut une journée idéale pour le Matche-Racing" souligne Marc Bouet,  Entraîneur National Match-Racing. "11 "flights" ont pu être courus et  c’est un excellent score pour une première journée" renchérit Francis Le Goff, directeur de la Ligue de voile de Haute-Normandie. L’attribution des points au terme de cette première journée ne dessine qu’un classement très approximatif. Deux concurrents, Claire Leroy et Christian Gout, ont déjà disputé 11 matches, alors que Florent Gaggero et Cédric Château n’ont couru que 4 matches. Ce premier Round Robin se poursuivra demain, dans des conditions annoncées moins souriantes qu’aujourd’hui mais, et c’est le principal, toutes aussi ventées.

Résultats provisoires après 11 flights (séries de duels)
Claire Leroy : 4 points sur 11 matches
Nicolas Heintz : 3,5 points sur 5 matches (0,5 pt retiré pour abordage)
Christian Gout : 4 points sur 11 matches
Florent Gaggero : 2,5 points sur 11 matches (0,5 pt retiré pour abordage)
Yannick Le Clech : 5 points sur 10 matches
Michel Cohen : 4 points sur 5 matches
Jean Queveau : 4 points sur 10 matches
Cédric Château : 1 point sur 4 matches
Dimitri Deruelle :  5 points sur 5 matches
Vincent Biarnes : 4 points sur 5 matches
Victor Lanier : 2 points sur 5 matches
Pierre-Antoine Morvan : 4 points sur 5 matches

En attendant le 3 avril prochain …

FRA93 Valence Areva premiers bords
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Le décor est planté : sur le plan d’eau de Valence, les douze syndicats de la 32ème édition de l’America’s Cup vont se rencontrer une dernière fois tous ensemble à l’occasion du Louis Vuitton Act 13, organisé du 3 au 6 avril. Quatre jours de régates intenses puisque deux manches seront lancées les trois premiers jours (14h15 et 16h30), une seule le vendredi pour conclure (14h15). Et les acteurs ne seront pas là pour faire de la figuration ! Les onze  Challengers et le Defender ont tous mis à l’eau et mis au point leur(s) nouveau(x) Class America depuis un an pour certains, depuis quelques semaines pour d’autres, et tous vont donc se confronter pour la première fois avec le bateau qui défendra leurs couleurs pour les Round Robin suivants.

Car jusqu’à présent, la plupart des équipes naviguaient à bord d’un Class America conçu en 2003, voire en 2000, et optimisé pour la nouvelle jauge version 5. Depuis la mi février, tous les teams ont rejoint leur camp de base à Valencia et profité de conditions météorologiques hivernales très variées pour valider leur(s) nouveau(x) bateau(x), et parfois s’entraîner amicalement avec un concurrent. Mais jamais encore, tous les prototypes version 2007 n’ont eu l’opportunité de se jauger lors d’une régate…

Des points qui comptent triple
Mais avant d’en découdre sur la scène valencienne, les architectes, les équipiers, les médias, le public… vont pouvoir découvrir le vrai visage des dix-huit acteurs de cette 32  ème America’s Cup. En effet le 1er avril, tous les syndicats ouvriront leur base pour dévoiler entièrement leurs nouveaux Class America ! Ainsi les jupes qui cachaient les formes de carène et les appendices à chaque sortie de l’eau, seront retirées pour montrer les réelles caractéristiques architecturales de chaque bateau, ce qui confirmera ou infirmera les premières impressions quant au potentiel de chaque équipe. C’est la cérémonie de l’  unveiling…

Ensuite dès le 3 avril, les régates en flotte du Louis Vuitton Act 13 débuteront après la traditionnelle conférence de presse des skippers le lundi matin. Certes ce type de compétition n’offre pas la même opportunité qu’un match un contre un, de juger des performances réelles d’un Class America, en ce sens que l’équipage peut être enfermé dès le départ, et donc durant toute la course, gêné par ses adversaires.

Et le résultat final n’est pas négligeable puisqu’il octroie des points supplémentaires (bonus) à ceux cumulés lors des six Acts de 2005 et des trois Acts de 2006, points qui comptent triple ! Or le vainqueur au classement général cumulé se voit attribuer quatre points bonus avant même de débuter la première étape des sélections du Challenger final. Or, quatre points bonus correspondent à deux victoires lors des deux Round Robin ! Cela pourrait ainsi faire la différence en cas d’égalité…

Des objectifs raisonnables
Rappelons que si le vainqueur des Louis Vuitton Acts s’adjuge quatre points bonus, les trois suivants prennent trois points, les quatre suivants deux points bonus et les trois derniers, un point. Le classement final a de fortes chances de bouleverser la hiérarchie actuelle ! Pour  AREVA Challenge, l’objectif est de conforter sa position au sein du deuxième groupe et l’Equipe de France peut viser la sixième place, voire même la cinquième, car avec un coefficient « 3 », cet Act 13 rapporte 33 points supplémentaires au vainqueur quand le dernier n’engrange que 3 points… Pour se hisser à la sixième place,  FRA 93 devra devancer les Suédois de Victory Challenge de trois places, et reléguer les Italiens de Mascalzone Latino-Capitalia Team de cinq places derrière pour viser la cinquième place au général. Un objectif tout à fait envisageable.

Stephane Kandler  , CEO d’AREVA Challenge : « cela fait un peu plus de trois mois que nous naviguons quotidiennement avec notre nouveau bateau FRA 93. Le Louis Vuitton Act 13 va être pour nous une occasion de poursuivre son optimisation en situation réelle face à nos concurrents. Toute l’équipe est avide d’en découdre pour démontrer sa progression depuis 2006, avant d’entamer la première phase de la Louis Vuitton Cup   ».

Enfin, si les Challengers auront ainsi l’occasion de se mesurer et de se départager avant les deux Round Robin, ces régates en flotte seront aussi la première et la dernière opposition du  Defender ! Le défi suisse Alinghi devrait aligner l’un ou l’autre de ses deux nouveaux Class America (SUI-91 ou SUI-100), avant de se voir contraint de s’entraîner seul… et de regarder les duels entre Challengers jusqu’à l’America’s Cup proprement dite qui débute le 23 juin !

Rendez-vous donc pour les trois coups levant le voile sur les Class America nouvelle génération : les tribunes du théâtre valencien vont être pleines le 1  er avril pour écrire les premières pages du scénario de cette 32ème édition…

Classement provisoire des Louis Vuitton Acts
1-Emirates Team New Zealand : 125 points (NZL-84  et NZL-92)
2-BMW Oracle Racing : 123 points (USA-87  et USA-98)
3-Luna Rossa Challenge : 118 points (ITA-86  et ITA-94)
4-Desafío Español 2007 : 85 points (ESP-88  et ESP-97)
5-Mascalzone Latino-Capitalia Team : 73 points (  ITA-90 et ITA-99)
6-Victory Challenge : 68 points (SWE-96  )
7ex-AREVA Challenge : 60 points (FRA-93  )
7ex-+39 Challenge : 60 points (  ITA-85)
9-Team Shosholoza : 55 points (RSA-83  )
10-United Internet Team Germany : 33 points (  GER-89)
11-China Team : 15 points (CHN-95)
Defender  : Alinghi (SUI-91 et SUI-100)

Programme de la 32e America’s Cup
1er avril   : tous les syndicats ouvrent leur base aux medias et au public pour montrer entièrement leur nouveaux Class America (unveiling).
3 au 6 avril   : sept régates en flotte du Louis Vuitton Act 13
16-22 avril   : Round Robin 1 de la Louis Vuitton Cup
25 avril au 6 mai   : Round Robin 2 de la Louis Vuitton Cup
14 au 24 mai   : demi-finales de la Louis Vuitton Cup
1er au 11 juin   : finale de la Louis Vuitton Cup
23 juin au 4 juillet   : America’s Cup

🔒 Un 8m par Eric Henseval et le chantier Pichavant.

8m Pichavant
8m Pichavant

Un nouveau projet de construction en petite série se fait connaître : il s’agit d’un voilier de 8m en contre-plaqué époxy, dessiné par Eric Henseval, architecte à Douarnenez, et qui sera produit par les chantiers Pichavant, à Loctudy (29).

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Tournant stratégique

Eric Drouglazet Luisina Trophée BPE 2007
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« C’est chaud, je ne vais sans doute pas pouvoir rester longtemps », lâchait Eric Drouglazet  (« Luisina Design »), à la vacation du petit matin.
Le skipper finistérien, toujours sous grand spi, dans une trentaine de nœuds bien établis, avec un speedo qui flirte en permanence avec les 16 nœuds, emmène le gros de la flotte le long des côtes portugaises. Le rythme est soutenu depuis le début de la course et Eric avoue qu’il commence à ressentir sérieusement la fatigue. « C’est chaud bouillant, la fatigue est là, mais il n’est pas question de lever le pied pour le moment. Il faut continuer à creuser au maximum. Cela va durer encore 24 heures, et après cela devrait mollir. Il est possible qu’un passage à niveau se mette en place au Sud du Portugal. Ceux qui ne seront pas dans le bon wagon regarderont s’échapper ceux qui sont passés. »

Ce matin, les Nordistes qui ont choisi de rester à proximité de la route directe gardaient encore l’avantage. La nuit a aussi été mouvementée pour Armel Tripon (« Gédimat »), le leader, Eric Defert (« Suzuki Automobiles ») et Daniel Dupont (« Art Immobilier Construction »). « Cela va mieux ce matin, mais on s’est bien fait cueillir a froid cette nuit, confie Armel Tripon. Nous avons eu jusqu’à 40 nœuds de vent. Ce matin, cela a déjà molli. Durant les prochaines 36 heures nous allons négocier la traversée d’une dorsale anticyclonique. Il va falloir couper au plus court cette zone de vents faibles. Derrière une nouvelle dépression, plutôt costaud, nous attend. »

Hier soir, Robert Nagy (« Théolia »), jusqu’ici Sudiste affirmé, a décidé de se décaler dans l’Ouest pour rejoindre Franck Le Gal (« Lenze ») et Thierry Duprey du Vorsent (« Domaine du Mont d’Arbois »). « Ici aussi c’est « gros carton », raconte Robert. J’ai eu jusqu’à 44 nœuds à l’anémo. J’ai choisi de me recaler car il me semble que l’anticyclone descend vraiment bas et que ceux qui auront choisi la route Sud ne pourront passer sous l’anticyclone qu’au niveau des Canaries. Pour ma part, je vais sans doute  essayer de couper le fromage. » Verdict dans les prochaines 48 heures…

Source Trophée BPE

Invités de marque à bord de Paprec-Virbac

Paprec Virbac rouf coulissant
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Depuis le 2 février, date de la mise à l’eau de Paprec-Virbac, Tauranga est devenue la nouvelle destination à la mode de la course au large dans l’hémisphère sud ! Jean-Pierre Dick et son nouveau monocoque de 60 pieds ont fait plusieurs essais en mer avec deux skippers bien connus : Loick Peyron (membre du design team de Paprec-Virbac) et Thomas Coville. Depuis le précédent bateau, le Team Paprec-Virbac a une forte volonté de s’ouvrir vers l’extérieur : "On est plus intelligent et performant à plusieurs", explique Jean-Pierre Dick. La semaine dernière, Jean-Pierre Dick et son bateau Paprec-Virbac ont rallié Auckland pour terminer les derniers réglages. Comme tout prototype, Paprec-Virbac nécessite une phase de mise au point. Le départ est prévu fin avril.

Questions à Loïck Peyron

Quelles sont tes premières impressions sur le nouveau Paprec-Virbac ?
"C’est un joli navire et c’est vraiment agréable de faire le Tour du monde, d’arriver à l’autre bout de la terre et de naviguer sur un aussi beau bateau. C’était vraiment sympa ! J’ai eu la chance de faire partie du design team. Paprec-Virbac est l’aboutissement de plus d’an un de réflexion. Tout le monde a très bien travaillé ! Comparé à Virbac-Paprec, il n’y a que des améliorations : le bateau est plus puissant, plus large et l’ergonomie mieux pensée. Le premier monocoque de JP avait marqué son temps en termes de conception, et bien Paprec-Virbac va continuer dans la même lignée surtout qu’il reste quelques petits secrets à l’intérieur. ! "

Sur la Transat Jacques Vabre, tu trouvais que le monocoque était un peu trop humide.tu dois apprécier le rouf coulissant ?
"Je suis un garçon fainéant mais j’aime être efficace. J’ai expliqué à JP que l’efficacité ne passe toujours par la souffrance. Je trouve que l’humidité pour un tour du monde particulièrement n’est vraiment pas agréable. On a toujours des hésitations à devoir se mouiller pour un changement de voiles alors qu’on est en train de dormir. Cela justifier le rouf coulissant et j’en suis ravi ! "

Source Paprec-Virbac

Un jeu très ouvert

Financo BPE
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" Cette nuit, on s’est bien fait secouer. J’ai relevé jusqu’à 46 noeuds dans les rafales C’était bien plus que ce qui était prévu par les fichiers ! " commentait Eric Defert, skipper de "Suzuki", ce midi lors de la vacation. " On a touché une descente de vent de Nord glaciale et assez forte. Ca fumait un peu de partout ! Quand c’était vraiment très chaud, j’affalais devant. Résultat, j’ai pas mal manoeuvré et c’était délicat car il y avait de gros paquets de mer. Je me suis d’ailleurs fait emporter une ou deux fois. Il fallait être vigilant " ajoutait Armel Tripon ("Gedimat"), qui ne cachait par ailleurs pas sa satisfaction d’être en tête au classement ce matin. " Ca fait super plaisir d’être devant ! Mais la route est encore longue… ". Un peu moins de 3 000 milles restent en effet à parcourir mais surtout, il est bien difficile, pour l’heure, de donner l’avantage à l’un des deux camps – les partisants du Nord ou les tenants de la route Sud. " C’est marrant de suivre ces deux options radicalement différentes. De mon côté, je suis vraiment surpris que la grosse majorité de la flotte parte au Sud comme ça. Je pensais qu’il y aurait des avis un peu plus partagés ", s’étonnait Tripon en début d’après-midi. " A mon sens, partir au Sud est un coup de poker. Evidement, ceux qui ont choisi cette option vont avoir des vents portants pendant quelques jours. Reste qu’ils rallongent énormément la route et que je ne vois pas vraiment d’alizés établis. C’est pourquoi j’ai préfèré jouer la route la plus courte, qui est d’ailleurs souvent la plus rapide. De plus, rien n’empêchera de plonger vers le Sud après les Açores, dès que les vents seront plutôt favorables ", analysait l’actuel leader de la flotte. En attendant, lui et le petit groupe du Nord vont devoir traverser l’anticyclone des Açores dans les prochaines 24 heures. Un passage délicat : " on va rester scotché sans vent à regarder les trains passer ou peut-être trouver un petit trou de souris pour traverser cette zone difficile. Après, en revanche, on pourrait s’échapper. Ce qui est sûr, c’est que cette route proche de l’ortho ne va pas être la route "bermuda et crème solaire". Ce sera assez physique avec des changements de vent, en direction et en force, conséquents. Il va falloir gérer " détaillait Armel Tripon.

Aller au bout de son option
Du côté des Sudistes, le vent de Nord Nord-Ouest devrait continuer de souffler entre 15 et 25 noeuds. Un peu moins fort que la veille donc mais avec une mer très formée, favorable aux surfs mais pas forcément évidente à négocier. Ils devraient ainsi poursuivre toute la journée vers le Sud à grande vitesse mais seront vraissemblablement contraints d’aller au bout de leur option pour en profiter. " Dans les prochaines heures, on va encore glisser vite dans le Sud. On va serrer les fesses pour passer à côté de l’anticyclone. Quand il se décalera vers l’Est, on fera de même. Après, on devrait avoir au moins deux ou trois jours tranquilles puis il sera temps de se poser de nouvelles questions ", expliquait Jeanne Grégoire, à bord de "Banque Populaire". Les prochaines 48 heures pourraient donc donner un nouveau tournant à la course. Qui des Nordistes ou des Sudistes tirera bénéfice de son option ? La question reste entière. En attendant, comme disent les financiers de la Banque Privée Européenne : " pas vendu, pas perdu ".

Echos :
James Bird ("GFI Group") fait actuellement route vers le Portugal afin de résoudre un problème de drisse de spi. Idem pour Eric Peron, ("France Soir"), victime d’une avarie de safran. " Ca soufflait beaucoup cette nuit et le bateau a heurté quelque chose, probablement un baril. Heureusement, j’étais attaché car ça m’a bien secoué. Le bateau s’est arrêté net. J’ai vu que le safran babord était touché et qu’il ne restait plus que la mèche métallique. Je me déroute actuellement vers Porto où mon équipe doit me rejoindre. Là-bas, je déciderai de la suite des évènements ", expliquait le Finistérien ce midi.

Trophée AG2R de la performance solidaire du jour :
Eric Defert sur "Suzuki Automobiles" remporte le Trophée  AG2R de la Performance Solidaire de ce mercredi 28 mars en ayant parcouru 188,1 milles en 24h.

Source Trophée BPE

Marinepool et Maud…

Fontenoy-Marinepool
Fontenoy-Marinepool

L’équipementier Marinepool, partenaire de Maud Fontenoy, tenait à exprimer son admiration pour la jeune navigatrice :

"Maud Fontenoy a atteint son but : un tour du Monde à la voile contre vents et courants dominants. Même son dématage dans l’Océan Indien n’a pas arrêté la sympathique sportive: elle a gréé un mat de fortune à l’aide de la bôme en carbone de son bateau et a ainsi pu rejoindre l’île de la Réunion après 150 jours de mer. "Je suis super contente, c’est le plus jour de ma vie!", disait Maud à son arrivée. "J’ai hâte de prendre une douche, de m’habiller de nouveau en fille. De sentir la terre ferme sous mes pieds, de boire de l’eau douce dans un verre propre – ça c’est le vrai bonheur…!"

Toute l’équipe Marinepool est fière d’avoir pu contribuer un peu à cet exploit et attend avec impatience les nouveaux projets de cette sportive d’exception."

Source Marinepool
www.marinepool.de

Vive “l’alizé breton”

Gedimat - Armel Tripon
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« Nous venons de passer une deuxième nuit magique. Tous les éléments étaient réunis, un ciel magnifique  et une superbe lune. Avec la bascule au Nord, le vent est un peu tombé, mais nous sommes toujours sous spi  », confiait Franck Le Gal (« Lenze ») leader au classement général de ce matin. Franck mène un groupe de cinq bateaux qui a choisi de rester a proximité de la route directe.

Armel Tripon (« Gedimat »), second, est actuellement le solitaire le plus au Nord. « Dès le départ, j’avais choisi la route directe. Mon choix continue à me plaire, même si je ne pensais pas me marquer autant. » Les Nordistes ont été les premiers à toucher la bascule du vent au Nord, au milieu de la nuit. Au petit matin, l’ensemble des concurrents bénéficiait  de cette bascule.

La grande majorité de la flotte a choisi de plonger vers le Cap Finisterre. Eric Drouglazet (« Luisina Design »), seizième d’un classement pas encore significatif, a choisi la route la plus Sud. Le Finistérien est sous le charme de cette météo exceptionnelle. « C’est incroyable de descendre le Golfe de Gascogne à cette époque au portant sous spi et au sec. Je crois que maintenant on pourra appeler cela l’« alizé Breton », sans les poissons volants et la température », plaisantait-il à la vacation ce matin.

Un skipper catégorique sur sa stratégie. « Je ne suis pas du tout inquiet sur le choix de l’option Sud. Il est logique pour le moment de retrouver en tête ceux qui ont choisi la route directe, parce qu’ils ont moins de distance à parcourir. Mais je ne vois pas comment cette option pourrait payer dans les jours à venir. Sous 48 heures nous allons avoir du gradient, c’est à dire du vent de Nord assez fort créé par l’anticyclone des Açores. Cela va nous permettre de descendre rapidement dans le Sud avec des vents d’une trentaine de nœuds. C’est pour cela que la route Ouest ne me semble pas la meilleure… »

Une trentaine de milles au Nord d’Eric Drouglazet, le gros de la flotte emmenée par Bertrand de Broc (« Les Mousquetaires »), navigue au contact.

Source Trophée BPE

Groupe Bel, un 60 pieds “à l’italienne”

Kito de Pavant chantier 60 Bel Indiana Yachting
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Déjà tant de chemin parcouru depuis que le chrono a été déclenché en septembre dernier. Première haie à franchir : la construction d’un nouveau monocoque de 60 pieds mis à l’eau en juillet. Premier but à marquer : la Transat Jacques Vabre en novembre (le Havre – Salvador de Bahia au Brésil). Avant la grande ruée sur l’Atlantique, la course se joue à terre. Chaque semaine, de nouvelles décisions à prendre ; il faut avancer vite et bien, traquer l’erreur et savoir jusqu’où se démarquer et innover pour performer. Une équation aussi complexe que passionnante.
 
La Toscane pour berceau
La construction du plan Van Peteghem-Lauriot Prévost & Guillaume Verdier a débuté en décembre chez Indiana Yachting. A quelques encablures de l’Ile d’Elbe, sur la côte de la majestueuse Toscane, Lorenzo Puccini a créé ce chantier il y a quatre ans. Ce francophile est impliqué dans la construction navale depuis les années 80 et a notamment travaillé cinq ans à la construction des quatre Class America du team Prada pour l’America’s Cup 2000 et 2003. Kito explique le choix de ce chantier qui n’est pas dans la « boucle » habituelle des constructeurs de monocoques IMOCA : « Nous avons été séduit par leur méthode et leur capacité à répondre pertinemment à notre problématique. Ils nous permettent également de travailler avec des fournisseurs italiens issus de l’America’s Cup, la Formule 1 et l’aéronautique. Cette approche pragmatique a été renforcée par leur très grande motivation à s’investir pour notre projet. »  Pour Bel : « Le choix d’un chantier italien n’était pas dans le cahier des charges du sponsor ! Et pourtant, le temps venu de l’analyse des forces en présence capables de répondre à notre agenda dans des conditions optimales, Indiana Yachting s’est imposé logiquement. En Italie, en France ou ailleurs, la mobilisation autour du "navire amiral" de Bel et de ses marques a la même force et ce projet rayonne déjà hors de l’hexagone : nos filiales européennes et internationales sont progressivement saisies du même enthousiasme à mesure que l’échéance de la mise à l’eau approche » explique Guillaume Jouët, directeur de la communication du groupe.
 
Du bois au carbone
La coque de Groupe Bel est réalisée en moule « femelle ». L’équipe d’Indiana Yachting a donc construit une préforme en bois sur laquelle a été fabriqué le moule de carbone dans lequel la coque du bateau naît actuellement. A Mauguio, à l’ombre d’un mas camarguais, Kito et deux de ses acolytes ont fabriqué une maquette en bois du cockpit et de l’intérieur du bateau à l’échelle 1. Cette étrange mécanique comme un grand « vaisseau – cabane » ferait rêver plus d’un enfant. De faux winchs en polystyrène, une fausse antenne satellite en aggloméré, des barres et une table à carte en contreplaqué, tout a été reproduit avec les volumes exacts pour effectuer grandeur nature les futures manœuvres et s’imaginer vivre seul à bord pendant près de trois mois. Enchanté de cette expérience, Kito explique : « L’objectif premier de cette maquette est de valider le choix de l’accastillage et l’ergonomie du bateau. Avec la forte concurrence sur le prochain Vendée Gobe, il faudra pousser les bateaux encore plus loin et passer beaucoup de temps sur le pont et à la barre. Nous voulions bien prendre en compte cette nouvelle donne et je suis satisfait du résultat. »
 
La "Tchiiz Team" en ordre de marche
Kito n’est évidemment pas seul au pied de la montagne. Bel a réuni autour du skipper une équipe de managers issus de différentes branches du groupe qui l’épaulent au quotidien dans son entreprise. Kito a également constitué son équipe technique en s’entourant de personnes avec lesquelles il est déjà très lié. A commencer par Françoise Velland, sa compagne, en charge de la comptabilité et de la gestion. Christophe Ramboz, ancien dirigeant de Vivendi Universal Games et premier sponsor de Kito, assure le management général du projet. A la direction technique, Pierre Tissier (America’s Cup : défis français 2000 & 2003, Alinghi – course au large : Voilà.fr, Lorimat, Groupama 2 & 3) suit la construction du futur Groupe Bel en Italie. Hervé Giorsetti, un proche ami de Kito, a en charge le mât, le gréement, la motorisation et l’équipement. Quant à Brice de Crisenoy, rencontré par Kito à Nouméa lors d’un convoyage et depuis préparateur assidu du Figaro Groupe Bel, il assurera l’important rôle de "Boat Cap’tain" du 60 pieds. Emilie Petitbon, étudiante en génie mécanique et matériaux à l’Université de Bretagne Sud, renforce actuellement le bureau d’études.

Source Groupe Bel

Morvan remet son titre en jeu

Championnats de France Espoir Match Racing Le Havre 2006
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Douze équipages représentant les trois bassins (Méditerranée, Atlantique et Manche), mais aussi les invités de la Fédération Française de Voile, ont été retenus pour cette épreuve. Le Morbihanais Pierre-Antoine Morvan, champion de France en titre, est candidat à un nouveau mandat (après son double titre espoir-senior de 2006) en profitant de l’invitation de la FFV.  Il devra cependant compter cette année avec des spécialistes que sont le Méditerranéen Dimitri Deruelle et le Granvillais Christian Ponthieu.
 
Leroy dans l’arène
Le Lorientais Victor Lanier, vainqueur au Havre chez les Espoirs, tentera d’imiter la performance de Pierre-Antoine Morvan en doublant les titres Espoirs et Open. A noter la présence de Claire Leroy, numéro 1 mondiale de match-racing féminin depuis octobre 2005, qui vient disputer aux garçons le titre de champion de France.
 
Les équipages
– Bassin Méditerranée : Florent Caggero (YCPR Marseille), Michel Cohen (YC Antibes), Nicolas Heintz (YC Mèze).
– Bassin Atlantique : Victor Lanier (CN Lorient – Equipe de France militaire), Jean Quéveau (APCC Voile), Christian Gout (Sno Nantes).
– Bassin Manche :  Cédric Château (CVSAE Saint-Aubin-lès-Elbeuf), Vincent Biarnès (SN Saint-Quay-Portrieux), Yannick Le Clech (SR Perros-Guirrec).
– Invités : Claire Leroy (SN Saint-Quay-Portrieux), Dimitri Deruelle, Pierre-Antoine Morvan (SR Vannes).

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