Douze équipages représentant les trois bassins (Méditerranée, Atlantique et Manche), mais aussi les invités de la Fédération Française de Voile, ont été retenus pour cette épreuve. Le Morbihanais Pierre-Antoine Morvan, champion de France en titre, est candidat à un nouveau mandat (après son double titre espoir-senior de 2006) en profitant de l’invitation de la FFV. Il devra cependant compter cette année avec des spécialistes que sont le Méditerranéen Dimitri Deruelle et le Granvillais Christian Ponthieu.
Leroy dans l’arène
Le Lorientais Victor Lanier, vainqueur au Havre chez les Espoirs, tentera d’imiter la performance de Pierre-Antoine Morvan en doublant les titres Espoirs et Open. A noter la présence de Claire Leroy, numéro 1 mondiale de match-racing féminin depuis octobre 2005, qui vient disputer aux garçons le titre de champion de France.
Les équipages
– Bassin Méditerranée : Florent Caggero (YCPR Marseille), Michel Cohen (YC Antibes), Nicolas Heintz (YC Mèze).
– Bassin Atlantique : Victor Lanier (CN Lorient – Equipe de France militaire), Jean Quéveau (APCC Voile), Christian Gout (Sno Nantes).
– Bassin Manche : Cédric Château (CVSAE Saint-Aubin-lès-Elbeuf), Vincent Biarnès (SN Saint-Quay-Portrieux), Yannick Le Clech (SR Perros-Guirrec).
– Invités : Claire Leroy (SN Saint-Quay-Portrieux), Dimitri Deruelle, Pierre-Antoine Morvan (SR Vannes).
Morvan remet son titre en jeu
Où l’on commence à optionner…
" L’anticyclone des Açores va nous obliger à faire le tour par le Sud, il va donc bien falloir descendre à un moment ou un autre " lâchait Eric Drouglazet, ce midi lors de la vacation, s’étonnant du choix des Nordistes. Néanmoins, les tenants de cette trajectoire semblent bien décidés à persister sur l’orthodromie et non à infléchir leur cap vers le Sud. " Le vent souffle entre 2 et 5 noeuds. Ce n’est pas terrible c’est vrai mais la chance qu’on a, c’est qu’il est orienté au Nord Nord-Est et que c’est le bon angle pour avancer. Au final, je ne suis pas trop mécontent de ce qui se passe actuellement ", commentait Eric Defert à bord de "Suzuki". " Le gros de la flotte est effectivement parti pour contourner l’anticyclone par le Sud. De mon côté, j’ai opté pour une route plus directe, peut-être plus dure aussi, parce que j’ai quelques doutes concernant l’établissement ou non des alizés. Ceci dit, pour l’instant, je suis dans la pétole ! Ce n’était pas vraiment prévu. Reste que je n’ai pas trop le choix : je suis contraint d’attendre que le vent de Nord rentre. Malheureusement, ce ne sera pas avant ce soir ", déplorait cependant Armel Tripon ("Gedimat").
" Pas le moment de lâcher le guidon ! "
Dans le Nord, c’est donc une journée " à petite vitesse ". Du côté des Sudistes en revanche, l’anémomètre affiche encore 10-12 noeuds. " Je suis content de ma position ", confirmait Drouglazet. " D’autant plus que dans la soirée, on va logiquement bénéficier d’un vent de Nord Nord-Ouest qui sera plus fort le long des côtes Portugaises ". " C’est très changeant et donc assez pénible. Mais le moral est bon car dans le Sud, on ne semble vraiment pas mal ! ", se satisfaisait Gildas Morvan dont le "Cercle Vert" se trouve quasiment sur la même trajectoire que "Luisina Design". " Je pensais qu’il y aurait eu moins de vent le long de la côte. Drouglazet, Morvan, Nagy et quelques autres en ont profité pour prendre un peu d’avance cette nuit ", regrettait Nicolas Troussel ("Financo"). Plus extrême dans son option le long de la côte, Laurent Pellecuer – qui naviguait en début d’après-midi à 7 milles seulement des falaises Espagnoles – peinait quant à lui à franchir le Cap Finisterre " Au début, mon choix me paraissait bien mais là, force est de constater que ce n’est pas terrible : j’avance à 5 noeuds. Ce n’est pas très brillant ! Heureusement, par la suite, ça devrait s’arranger " expliquait le skipper de "Docteur Valnet – Aromathérapie". Demain en effet, le flux de secteur Nord-Ouest à Nord que les solitaires devraient toucher dans la soirée, devrait souffler entre 15 et 25 noeuds au large du Portugal. Cela permettra aux solitaires de progresser très rapidement vers Madère.
Source Trophée BPE
Une première nuit sous spi
Les concurrents joints ce matin sont unanimes. La course a démarré dans des conditions idéales. Jeanne Grégoire (« Banque Populaire ») troisième au pointage de 6h00, est enchantée de cette entrée en matière. Même si elle avoue être un peu inquiète de son option. « Le bateau se tient super bien, cela glisse tout seul sur une mer plate », confie Jeanne. Je me suis un peu laissée emporter par les sensations, et ce matin je trouve que ma position, à l’Ouest et au Nord, est peut-être un peu osée. »
Jeanne a aussi tenu à passer un petit message de soutien a Servane Escoffier (« Brossard »), blessée dans les premières heures de course et contrainte à l’abandon. « Je comprend que Servane soit très déçue. Mais il faut qu’elle se dise que l’important c’est de prendre soin de soi. De! s courses, on en fait toute l’année, il y en aura d’autres très vite ! »
Charles Caudrelier (« Bostik »), quatrième, et Ronan Treussart (« Groupe Céléos »), septième mais premier « petit jeune », sont eux aussi ravis de cette première nuit en mer. « Pour le moment, je suis dans les schémas que j’avais défini, analyse Charles Caudrelier. Je suis là où j’avais choisi d’être. Les conditions sont parfaites, on en profite pour aller vite. » Dans son sillage, Ronan Treussart tient le rythme imposé par ses aînés. « Je ne suis pas super bien parti. Il a donc fallu que je cravache pour ne pas me faire distancer, surtout que cela devrait partir par devant. Charles est juste devant moi, et j’a! i passé la nuit à essayer de ne pas le perdre. Les conditions ! sont par faites, et je me suis appliqué à bien faire marcher le bateau. » Au Sud Nicolas Troussel (« Financo »), second, garde un œil sur Eric Drouglazet (« Luisina Design »).
SZource Trophée BPE
Temenos II de retour sur le plan d’eau
« Il faut savoir être patient et faire les choses posément, même si je dois le reconnaître on trépignait d’impatience ces derniers jours, mais après les périodes de gros chantier comme celle que nous venons de terminer, il est de règle de ne pas faire la première sortie dans un coup de vent. Il faut que tout se mette en place gentiment, que le réglage du mât soit validé en douceur, et que l’ensemble des travaux effectués soient testés» déclarait Dominique. Et quoi de mieux que le beau soleil d’une journée printanière pour larguer les amarres. Tous attendaient ça avec impatience; Cette reprise des navigations marque la fin d’un chantier d’hiver démarré fin décembre. A l’abri, dans le hangar du chantier Naval Force 3 à La Rochelle, toute l’équipe au grand complet s’est attelée à une minutieuse revue de détails du monocoque pendant près de 3 mois. Un véritable travail de fourmis dont l’enjeu est de taille, il en va de la fiabilité du bateau dont le programme de courses chargé repose avant toute chose, sur une préparation technique irréprochable.
C’est en effet à la fin de cette année que Michèle Paret et Dominique Wavre, premier duo qualifié à ce jour, s’élanceront pour la Barcelona World Race 2007. « Nous pensons déjà à préparer l’ensemble du bateau en vue de ce tour du monde, avec ce que cela demande de minutie et d’anticipation. TEMENOS a été entièrement démonté. La quille a été examinée par ultrasons et magnétoscopie. Les safrans et leurs paliers ont été amenés en usine pour une inspection et un contrôle et rigoureux. Le mât a été complètement "désossé" et les bouts sont partis chez le gréeur pour inspection.»
(…)
Si l’on devine le sourire poindre sur les lèvres de toute l’équipe, on sait aussi que ces premières sorties requièrent prudence et attention accrue de la part des techniciens navigants et des deux skippers qui auront fort à faire. «On s’est surtout concentrés sur la remise en tension du gréement, les réglages et la tenue du mât, puis vérifié tous les systèmes, l’électronique, l’hydraulique et la quille. Aucune mauvaise surprise, tout s’est très bien passé. On a navigué souple sans mettre toute la puissance, il faut procéder par paliers. Je sais déjà que nous allons comme d’habitude noircir les feuilles de nos carnets avec nos remarques et nos observations, c’est toujours comme ça ! » relativisait Michèle avant de poursuivre, « il y avait encore une vingtaine de nœuds, on a commencé a essayer certaines voiles retravaillées. Cela va nous demander encore pas mal de temps, chaque voile doit être essayée avec une force de vent spécifique dans son range. Nous allons continuer ces navigations tests durant un bon mois encore, histoire de pouvoir tester le bateau dans toutes les conditions et de valider les modifications réalisées cet hiver. »
Le Grand Prix Petit Navire marquera la reprise de la saison de courses pour TEMENOS et la flotte Imoca attendue à Douarnenez dès le 26 avril prochain.
Source Temenos
Engranger les milles
« Les conditions sont parfaites, on en profite pour faire avancer le bateau, engranger un maximum de milles qui seront précieux pour la suite. On risque en effet d’avoir un peu d’air au Cap Finisterre et mieux vaudra être dans le paquet de tête à ce moment-là car ça risque de s’échapper par devant. Pas question donc de lever le pied », lâchait Yannnick Bestaven ("Aquarelle.com") ce midi lors de la vacation. Lancés à plus de 10 noeuds – jusqu’à 14 voire 16 noeuds dans les surfs – les Figaristes continuent leur traversée expresse du Golfe de Gascogne, portés par un flux d’Est Nord-Est. " Ca glisse bien ! Depuis ce matin, je suis dessus en permanence et je ne lâche rien " annonçait de son côté Eric Defert, skipper de "Suzuki". « Faire marcher la machine, mettre du charbon » : ils sont tous unanimes, les m! illes amassés aujourd’hui ne seront plus à prendre demain. Reste à trouver le bon compromis afin de ménager la monture et le bonhomme. Car la route est encore longue. « J’ai prévu de faire des siestes dès que possible. Il va falloir être frais dans les heures qui viennent, car il va sans doute y avoir un passage à niveau après le Cap Finisterre " expliquait Eric Peron ("France Soir") en début d’après-midi. « J’essaie de me reposer dès que possible mais pour l’instant on est un peu à des allures d’équilibriste : la mer est formée et c’est délicat de lâcher la barre. Ce matin, deux fois j’ai mis le pilote automatique et deux fois je suis parti au tas ! », poursuivait Bestaven.
" Choisir son camp ".
Pour l’heure, les navigateurs vont devoir négocier une bascule de vent au Nord. Second au! pointage de 15 heures, Marc Emig sur "AST Groupe", qui se s itue actuellement au centre de la flotte, attend « la rotation du vent au nord pour descendre un peu plus dans le Sud ». Plus au Nord, Franck Le Gal ("Lenze") espère « toucher du vent frais plus tôt que les autres et empanner avant certains adversaires ». Dans les prochaines heures, il va y avoir des décisions à prendre. « Il va falloir choisir son camp ! », rappelait le Morbihannais. Il faudra en tous cas tenter de rester dans la veine de vent fort et régulier qui devrait se situer le long des côtes Portugaises. Une grande partie de la flotte pourrait ainsi choisir une route plutôt Sud.
Ils ont dit :
Eric Defert ("Suzuki") : " Il y a des différences entre ce qu’annoncent les fichiers et ce q! u’on a réellement sur l’eau, mais on s’adapte. Je fais partie des bateaux les plus Nord de la flotte. J’avais décidé de ne pas trop m’enfoncer dans le Golfe de Gascogne parce j’avais des doutes quant aux modèles. Je voulais me laisser quelques portes de sorties au cas où, c’est pourquoi je me trouve actuellement quasiment sur l’ortho (route orthodromique, c’est-à-dire la route la plus courte, ndlr). Tout va bien, il n’y a pas trop de mer, ça glisse et nous avons même le droit à quelques trouées de soleil ! "
Daniel Dupont ("Art Immobilier") : " Ca va mieux aujourd’hui. Cette nuit, j’ai eu un soucis avec mes safrans : un écrou était mal serré. Résultat, les deux pelles se sont désolidarisées. J’ai tout remis en place. C’est reparti. J’ai entre 18-20 noeuds de vent, jusqu’à 25 noeuds dans les rafales. Ça glisse bien… "
Liz Wardley ("Sojasun") : " J’avance à 11-12 noeuds sous spi. C’est parfait ! Je suis située assez Sud par rapport à l’ensemble de mes adversaires et ça me va plutôt bien. Je me tiens à la route que j’ai choisie sans m’occuper des autres. Je suis contente parce que j’ai trouvé le bon rythme. La seule petite difficulté actuellement, c’est que la mer est assez formée et que l’angle est difficile à tenir pour le pilote automatique. Il faut donc rester à la barre, mais tout va bien. "
Source Trophée BPE
Navico : “Bravo Maud !”
"Toute l’équipe Navico se réunit pour féliciter Maud pour son exploit.
A 27 ans, Maud Fontenoy réalise son troisième défi après la traversée de l’Atlantique Nord et celle du Pacifique à la rame, alors qu’elle ne dispose d’aucune connaissance particulière en matière de voile.
La jeune femme a réalisé son rêve à bord de l’ancien « Adrien », monocoque plan Gilles Vaton de 26 mètres, compagnon de Jean Luc Van Den Heede lors de son record du tour du monde en solitaire à l’envers, dit Global Chalenge en mars 2004.
Après 150 jours de mer, en passant par le cap de Bonne Espérance, le Cap Horn, les mers du sud, les 40èmes Rugissants, les 50èmes Hurlants, elle arrive à La Réunion le 14 mars 2007.
Nous sommes heureux d’avoir fourni à Maud l’ensemble de son équipement électronique : pilote, instruments, GPS traceur, radar, VHF, compas satellitaire, système complet de communication…
Ces aides à la navigation lui furent précieuses. En effet, après le démâtage de L’Oréal, la navigatrice a pu se reposer sur son pilote, relié à un compas satellitaire ultra précis, le HS52.
Encore bravo pour ta persévérance et merci pour cette belle leçon de courage…
L’équipe Navico."
Source : Navico
www.navico.com
Nouvelle offre haut de gamme : des laminées au prix du Dacron.
Les voiles laminées high-tech ne sont plus réservées aux seuls régatiers. Momentum Sails, qui a introduit en Europe il y a trois ans le concept des spis standards de qualité à petit prix, offre maintenant aux plaisanciers l’accès aux voiles laminées en proposant des grands voiles et des voiles d’avant sur mesure.
Les voiles sont fabriquées en Laminé Custom Axis, un tissu développé par Momentum, qui se décline en fibres Pentex ou Vectran. Ces deux fibres, connues pour leur haut niveau de résistance à l’allongement, s’adaptent parfaitement aux laminés de croisière.
Les deux films Mylar anti-uv entourant les fibres offrent 100 % de protection contre les rayons Ultra Violets. Et les fibres Pentex ou Vectran (combinées à un taffetas de protection sur les deux faces du laminé) assurent à la voile une longévité remarquable par rapport aux autres laminés.
Le tissu laminé présente l’avantage majeur d’offrir une meilleure stabilité à la voile dans la durée. Alors qu’une voile Dacron se déforme très rapidement et va faire gîter le bateau, une voile laminée conserve sa forme plus longtemps malgré les vents forts endurés et les milles parcourus. Moins de déformations et plus de vitesse.
Exemple de prix pour un Dufour 34
Avec un laminé Pentex, Grand Voile 23 m2 et Génois sur enrouleur 39 m2 : environ 4600 € TTC
Ce prix comprend :
Grand Voile Standard : bordure libre, 2 ris, 2 lattes forcées et 2-4 lattes courtes en fonction de la taille, nerfs de chute et de bordure, Cunningham.
Options: 3ème ris, full battens, ris automatique, numéros de voiles.
Génois standard: bande Dacron blanche Anti-UV, rattrapage de creux, nerfs de chute et de bordure
Source Momentum :
info@voilesmomentum.com
www.voilesmomentum.com
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Un départ dans des conditions idéales …
Ce midi, les 27 solitaires avaient le sourire en rejoignant la ligne de départ. Le scénario annoncé est idéal. La météo, tant redoutée par les marins à cette période de l’année, a décidé de venir les courtiser.
Alors qu’elle pouvait s’attendre à une traversée du Golfe de Gascogne musclée, avec vent et mer dans le nez, la flotte du Trophée BPE va bénéficier de conditions météo exceptionnelles. Pour au moins 48 heures, les coureurs devraient naviguer sous grand spi, dans une quinzaine de nœuds de vent à partir de ce soir.
Cette situation météo insolite à cette époque va imposer un rythme soutenu à la flotte. L’expérience de la course au large en solitaire, comme la maîtrise du Figaro, seront des éléments déterminants durant ces premières heures de course.
Alors que l’on parlait de 20 jours de mer pour rejoindre Marie-Galante, les spécialistes météo annoncent maintenant 17 à 18 jours de course… même si à Belle-Ile, après un départ sous le soleil, c’est la pétole qui s’est installée. Mais les fichiers sont catégoriques, la pression sera bien au rendez-vous.
" C’est toujours agréable de savoir que pour notre première nuit en mer on va pouvoir se caler tranquillement, prendre ses marques à son rythme, analyse Charles Caudrelier (« Bostik ») Les conditions de départ sont confortables pour s’amariner. »
Côté course, très rapidement, deux ! options météo vont se dessiner.
La première consiste à contourner l’Anticyclone des Açores par sa bordure Nord. Une option peut-être un peu plus extrême et un peu plus dure car ceux qui la choisiront, rencontreront des vents contraires. Mais cette option sur la route directe est également la plus courte.
Le deuxième cas de figure rallonge le parcours en suivant une route plus Sud, de façon à passer sous l’Anticyclone. Gros avantage, cette option bénéficie de vents portants. « Il faudra rapidement choisir son camp ! ", confirme Charles Caudrelier ("Bostik").
A 13h00, comme annoncé, le départ s’est déroulé dans une dizaine de nœuds de vent d’Est.
Et déjà sur les premiers bords de course la vieille garde des Figaristes a pris les commandes.
Au dernier pointage vers 15h30, devant le port du Palais, Nicolas Troussel (« Financo ») était à la bagarre avec Laurent Pellecuer (« Docteur Valnet – Aromathérapie »)… Les deux échappés devançaient déjà d’un quart d’heure Gildas Morvan (« Cercle Vert »).
Un peu plus loin, Charles Caudrelier (« Bostik ») bataillait ferme avec Eric Drouglazet (« Luisina Design »). Au même moment Marc Emig (« AST Groupe ») était contraint d’effectuer une pénalité ( un « 360° »), après avoir touché la bouée pendant qu’il enroulait la marque.
Seuls Eric Peron (« France-Soir – Eric Peron ») et Gildas Mahé. (« Le Comptoir Immobilier ») ont osé venir taquiner les figures de la classe. Un Gildas Mahé extrêmement rapide et à l’aise sous spi, qui attend avec impatience de pouvoir s’exprimer.
En attendant les anciens n’ont pas l’intention de se laisser déborder facilement, à l’image de Gildas Morvan. " Même si cela va finalement être assez mou les premières 24 heures, le vent devrait forcir au niveau du Cap Finisterre. C’est à ce moment là qu’il faudra être frais pour tenir la cadence infernale que certains ont l’air décidé à imposer d’entrée de jeu. Le routage favorise le Sud. Après, certains vont sans doute essayer de couper le fromage à un moment ou un autre. De mon côté, je vais faire ma trajectoire sans trop m’occuper des autres d’autant que les écarts latéraux risquent d’être importants et l! a chance de croiser un concurrent sur l’eau assez faible. "
A noter, par ailleurs, que lors du passage de la bouée de la « Galère », Servane Escoffier (« Brossard »), – prioritaire en tribord sous spi et sous pilote – est entrée en collision avec Yannig Livory (« Défi Transat 1 »). Servane a été blessée dans le choc, alors qu’ elle était en train d’installer son tangon. La jeune Malouine souffre d’une entorse de l’épaule gauche nécessitant une immobilisation de trois à quatre semaines. Une blessure qui l’oblige à abandonner le Trophée BPE
26ème édition de la Massilia Mono Cup
La Massilia 2007 a bien eu lieu. Le fort Mistral de la veille n’était dimanche matin qu’un vieux mauvais souvenir. Tôt dans la matinée, à l’heure où généralement le petit-déjeuner précède le briefing, les équipages des 120 voiliers engagés ont vidé d’un trait les pontons du CNTL. Chacun trépignant d’impatience à l’idée d’en découdre… enfin. En une poignée de secondes, les pannes ont été désertées. La rade sud a bientôt été prise d’assaut d’un côté, entre La Pointe Rouge et le Frioul par les ORC et de l’autre entre Maïre et le cap Caveau par les monotypes où les Mumm 30 ont donné le top départ.
Les ORC de leur côté ont dû patienter un peu plus, le vent tombant de permettant pas de valider une première manche.
Mais cette longue attente s’est finalement conclue de belle manière, trois manches chez les monotypes, deux chez les ORC, un parcours banane et un côtier. De quoi rassasier tout ce petit monde. Bernard Mallaret, sur Nouvelle-Calédonie a réussi à tirer son épingle du jeu pour se hisser sur la troisième marche du podium (4e, 1er, 3e) après avoir connu la veille une grosse frayeur, le bateau manquant de peu de faire un soleil. «La coque s’est retrouvée à la verticale, nous avons vu la quille. Je n’avais jamais vu ça, un étonnant concours de circonstances, une grosse rafale, des équipiers mal positionnés. C’était impressionnant » raconte Bernard Mallaret « On a failli couler. Le vent a eu du mal à se lever, puis a été très fugace, un vent tournant avec des risées. Cela n’a pas facilité le travail des tacticiens qui ont eu du mal à composer ». L’équipage de Nouvelle-Calédonie rejoindra ensuite l’Atlantique pour disputer le grand Prix de Pornichet, puis le Grand Prix de Deauville. La seule certitude est que Fabien Henry sur Toulon Provence Méditerranée COYCH (vainqueur du Tour de France 2005) a largement dominé la régate. La Massilia est une régate très conviviale et c’est le moment pour chacun de voir où il en est. En ce qui nous concerne, nous pouvons nourrir des ambitions, nous positionner, mais il y a encore du travail. Je pense que Toulon Provence Méditerranée a une bonne longueur d’avance sur tout le monde. »
Ce qu’il faut retenir résume Daniel Mallet, à l’origine de cette belle régate, née il y a 26 ans, et co-organisée à ses débuts par l’UNM et Joseph Romy « c’est que d’un point de vue sportif, le bilan est mitigé puisque la course s’est jouée pratiquement en une seule journée au lieu de trois prévues. Mais le temps fait partie de la régate. Pourtant cette édition est très satisfaisante d’un point de vue de l’évolution de la Massilia. Le nombre des participants a doublé en trois éditions et nous enregistrons plus 30 % cette année, le niveau s’est également renforcé et la convivialité reste le maître mot ».
Dimanche, des vents faibles de secteur sud ouest, force 1 à 3 ont permis de refermer cette 26e édition sur de belles manches qui ont fait oublier la frustration des premiers jours.
Le mot de la fin sera celui des régatiers, comme Jonathan Pacelle, licencié au CNTL, qui nourrit avec son équipage sur Melges 24 des rêves de championnat du Monde. « Cette année, c’est que ce soit en monotypie ou en ORC, ce sont de très bons équipages qui s’engagent et le niveau est très relevé ».
Résultats Massilia Mono Cup
Mumm 30
1. Toulon Provence Méditerranée COYCH (Fabien Henry) 5.00
2. Ile Maurice Naïades Resort (Sylvain Chtounder) 6.00
3. Nouvelle Calédonie (Bernard Mallaret) 8.00
Melges 24
1 Altea (Andrea Rachelli) 5.00
2. Profil ( Bruno Joudren) 7.00
3. Polyexpert O Tomate (Paul Coirre) 9.00
First 31.7
Aquarius (Nicolas Pietra) 3. 00
2. Firsty (Bruno Muller ) 7.0
Sagaï (Dominique Lexa ) 7.00
Groupe Sélection
1. Cic banque privée 2J Impression (Bernard Terrier )
2. Relax ( Michel Guillot)
3. Samba (Fabrice Drago)


















