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Stamm repart pour un tour

victoire de stamm
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C’est la troisième fois que Bernard prend le départ du tour des îles Britanniques. Sur le papier, la Calais Round Britain Race ressemble à une petite promenade de santé en comparaison des 103 jours que le marin suisse vient de passer en mer, mais comme le souligne Bernard Stamm, cette course est bien plus piégeuse qu’il n’y paraît : « Il est vrai qu’après un tour du monde, le parcours peut paraître anodin mais il ne faut pas oublier qu’en terme de milles c’est l’équivalent d’une transatlantique. De plus, c’est une navigation truffée d’obstacles : les courants, le trafic maritime…»

Sur près de 1850 milles, le skipper de Cheminées Poujoulat sera opposé à de très sérieux concurrents. En effet, le plateau de cette 3e édition est particulièrement relevé avec, en autres, Vincent Riou, Jean Le Cam et Jérémie Beyou. Une épreuve musclée pour les concurrents qui devront naviguer le long des côtes britanniques, remonter jusqu’au 61e parallèle pour contourner les Iles Shetland au nord de l’Ecosse avant de faire route vers le sud, retour sur Calais. De plus, cette année, l’organisation a décidé de pimenter l’épreuve en choisissant d’annoncer le choix du sens de rotation autour des Iles au dernier moment.

Cela laisse présager quelques belles joutes bord à bord, un exercice auquel Bernard Stamm est impatient de se livrer après ses longues et récentes chevauchées en solitaire. A bord de sa nouvelle monture, Stamm embarquera pour le seconder, Jacques Caraës, Xavier Briault, Bruno Jourdren et le Britannique Conrad Humphrey.

Source Cheminées Poujoulat

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Le Rogers 46 gagne à Antigua.

Rogers 46
Rogers 46

204 bateaux, un grand nombre de nationalités et un parcours combinant offshore et côtiers permettant ainsi de tester les équipages dans toutes les conditions.
Rogers Yacht Design était représenté par le nouveau Rogers 46 Yeoman XXXII. Commentaire de Neil « Jaffa » Harrison, tacticien durant la semaine de régate :

« Nous avions spécialement sélectionné le Rogers 46 comme étant capable de gagner dans sa classe à Antigua, tout ce que nous avons eu à faire fut de le pointer dans la bonne direction et de faire le moins d’erreurs possible, ceci avec seulement 4 membres de l’équipage ayant l’expérience de bateaux de course de haut niveau sur des Farr45.

Après la période prise en main, nous avons dès la première course gagné en vitesse sur nos principaux rivaux. Nous étions ravis, nous attendant à faire la différence au portant et à rester au contact au près, mais nous avons fait la différence dans les deux allures.

Notre vitesse maxi pour cette semaine de régate a été de 20,68 nœuds, avec beaucoup de surfs à 18 nœuds dans 16-18 nœuds de vent.
Avec 5 premières places, une troisième et une quatrième et une équipe vainqueur au scratch ayant juste une journée de préparation, le potentiel du Rogers 46 parle de lui-même. C’est un excellent bateau qui se montrera d’autant plus intéressant que vous tirerez dessus. Le Rogers 46 est une véritable bombe en IRC et ferait une superbe classe one design. »

Yeoman est de retour vers les USA où il prendra part à la Newport Race Week et à la Block Island Regatta. Puis retournera dans les eaux anglaises pour participer à la Cowes Week et au Fastnet.

Source Rogers Yacht Design
Pour en savoir plus :
www.rogersyachtdesign.com

Pour tout renseignement  sur les possibilités de navigation :
info@rogersyachtdesign.com

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Nouveau départ pour le Sormiou 28.

Sormiou 28.
Sormiou 28.

Dessiné par Olivier Philippot et Nicolas Algrave sous la direction de Jean-Pierre Gallinaro, le Sormiou 28 est né en 2002. Dès son lancement, il fut salué comme une nouveauté pleine d’avenir : sa légèreté et sa grande rigidité de coque se traduisaient par des performances exceptionnelles pour un bateau de sa taille, qualités obtenues grâce à la technique de l’infusion retenue pour sa fabrication. 

Les premiers exemplaires construits ont beaucoup navigué et fait la preuve de leurs qualités et de leur fiabilité, parcourant pour deux d’entre eux plus de 40 000 milles.

Aujourd’hui, une équipe complète et des moyens nouveaux
Surtout une organisation et des moyens financiers qui vont permettre, en tenant compte des enseignements des premiers modèles, de parfaire le concept et de lancer une production industrielle avec un chantier performant, MC Tec, maîtrisant les techniques de fabrication les plus innovantes.

Un programme sportif
Sémaphores, entreprise marseillaise, parraine un bateau pour l’ensemble de l’année 2007 avec pour skipper un ex champion du monde, Richard Sautieux. Le Sormiou 28 va ainsi participer à 8 régates du championnat de Méditerranée, à commencer par la Massilia, puis la SNIM en avril dernier, où il a pris une encourageante 4ème place derrière trois bateaux beaucoup plus grands que lui.

Une équipe qui travaille sur deux projets :
démontrer par cette saison de compétition la qualité du voilier mais surtout s’en servir pour mettre au point en 2008 un grand frère de 36 pieds, bateau de croisière particulièrement performant, héritant des qualités de régatier du 28 pieds.
La commercialisation est aussi à l’ordre du jour :
dès aujourd’hui deux points de vente existent dans l’héxagone, l’un en méditerranée, l’autre en atlantique.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site dédié au bateau : www.sormiou28.com

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Gill présente ses nouvelles Decktechs.

Gill
Gill

Les nouvelles chaussures de pont Decktechs offrent la meilleure adhérence jamais proposée par les produits Gill et sont destinées aux marins qui ont besoin d’une parfaite stabilité sur le pont.

Cette adhérence renforcée, dans des conditions sèches comme humides, est garantie par une semelle spécifique dotée de canaux d’évacuation d’eau. La maille synthétique sur la partie supérieure de la chaussure offre de grandes qualités respirantes, sèche rapidement et reste souple et douce quelles que soient les conditions. Avec les chaussures Decktechs, pas de traces sur le pont. La semelle très résistante est conçue spécialement pour ne laisser aucune marque. Le chaussant interne, amovible pour une plus grande facilité de nettoyage et de séchage, est également pourvu d’un traitement antibactérien.

Les chaussures de pont Decktechs sont non seulement pratiques, mais elles ont également un design très sympa à terre comme sur l’eau. Elles se déclinent en deux choix de couleurs, gris argent ou noir.

Source Gill
www.interdist.fr
www.gillmarine.com

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Possible balle de match !

Emirates team New Zealand vs Desafio espanol
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Emirates Team New Zealand et Luna Rossa Challenge sont non seulement près du but, mais disposent en prime de quatre balles de match. Si les Kiwis et les Italiens échouent aujourd’hui, ils auront une nouvelle chance demain, puis mardi, puis mercredi, jusqu’à ce que leur adversaire revienne au score. Du pain béni pour ces challengers qui voient leur baromètre de confiance remonter au beau fixe.
 
Face à eux, le Desafío Español 2007 et BMW ORACLE Racing auront pendant trois jours une épée de Damoclès suspendue au dessus de leur Class America. Plus le droit à l’erreur, il faut gagner tous les matches. D’après Peter Isler, navigateur de l’équipe américaine, la tâche est lourde mais pas insurmontable : "c’est difficile d’être mené 4-1 mais nous ne sommes pas encore finis. Nous n’avons pas dit notre dernier mot".
 
D’autres équipes sont déjà revenues de loin dans l’histoire de la Coupe. En 1983, avant de remporter le fameux trophée, l’équipe australienne de John Bertrand était ainsi menée 1-3 dans la finale de l’America’s Cup qui se jouait alors au meilleur de sept manches.
 
Le héros australien, actuellement en visite à Valencia pour assister aux épreuves, confiait hier la façon dont il avait abordé le problème à l’époque : "j’avais inscrit à l’intérieur du bateau, Australia II, l’expression "as loose as a goose" (restons zen). C’était une manière de me rappeler qu’il faut savoir prendre du recul et laisser son intuition s’exprimer. C’est une histoire de mental, de confiance. Ce à quoi nous assistons en ce moment est un problème de confiance dans la prise de décision à des moments cruciaux du match. Mais cela peut très vite se retrouver. La journée de demain sera très intéressante"

Source ACM

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Deux étoiles sur le rond A !

GPEN jour 2
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Il l’avait dit au salon nautique de Paris ! Le contre-amiral Pierre Soudan, nouveau commandant de l’Ecole navale et du groupe des écoles du Poulmic voulait absolument naviguer pendant l’épreuve. Il faut dire que cet ancien élève de l’institution Lanvéocienne a été le premier à amener une planche à voile à l’Ecole navale. Le contre-amiral a donc pris la mer aujourd’hui, à 15h00, sur un Open 5.70, en tant qu’équipier.  « La course à laquelle j’ai participé a été passionnante. » déclarait Pierre Soudan. « Nous avons  passé la première bouée en tête dans un vent médium. L’Open 5.70 est un petit voilier très sympa à naviguer. Au portant, ça va vite ! Le tout était rythmé d’un défilé aérien de qualité, ce qui a donné un beau spectacle. Le Grand Prix de l’Ecole navale est devenu une épreuve très importante du circuit français. Il a vraiment sa place dans le nautisme hexagonale. »
Pendant ce temps, Bertrand de Broc, parrain de l’épreuve et Joe Seeten, naviguaient en J80, voilier qu’ils commencent à bien apprivoiser. Les deux amis au palmarès océanique très fourni pointent en effet en troisième position, à un point de Nicolas Pauchet, actuel champion d’Europe de la discipline. « J’avoue que cette première participation m’enchante.  On ne peut rêver mieux. Les conditions météorologiques sont idéales, les parcours bien mouillés et le niveau des équipages très élevé. Après 8 manches, en deux jours seulement, les premiers bateaux se tiennent dans une poignée de points. Une quinzaine de bateaux peuvent prétendre à une victoire de manche », précisait Bertrand pendant que son coéquipier, Joe Seeten, ajoutait que « cette épreuve s’inscrivait comme une régate décisive pour la préparation des équipages au Mondial des J 80 – qui se déroulera du 1er au 7 juillet à la Trinité sur Mer, ndlr -. La moindre erreur se paye au prix fort. Nous allons sans doute devoir inciter nos concurrents directs à boire à la soirée des équipages (rires). ».

Ils ont dit :
Hervé Gautier, skipper du Mumm 30 « HEC – Ecole navale », troisième au général : «  Le vent n’a pas arrêté de changer de direction, ce qui a rendu cette journée difficile. Nous avons réalisé de bonnes manches et deux moyennes. Avec notre nouveau jeu de voiles, nous sommes beaucoup plus à l’aise ce qui nous permet de jouer avec les meilleurs. Nous avons à cour de faire une bonne journée demain sur le plan d’eau de l’un de nos partenaires ».

Edouard Russo, skipper de Westerly, premier en 747 OD : « C’est à mon avis la meilleure épreuve d’OD 747 de l’année. Franchement, nous n’aurions pas pu avoir meilleures conditions météorologiques, surtout aujourd’hui. Sur le rond B, le vent était très stable et le parcours parfaitement mouillé. Le niveau s’est élevé par rapport à l’année dernière et l’on sent bien que les propriétaires de 747 continuent à progresser, ce qui me satisfait vraiment en tant que président de Classe ».

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Dernières empoignades sous le soleil

flotte des 12m JI sous spi
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Alain Fédensieu : la tête et les bras
C’est peu après 11 heures que les 4 flottes en présence, ORC 1, 2 , 3 et 12 m JI se sont élancées à tour de rôle vers la pointe Est de l’île de Porquerolles pour le dernier parcours banane de ce long week-end sportif en rade de Hyères. 5 à 7 noeuds de vent de Sud Est suffisaient au bonheur des 350 régatiers, tous décidés à briller et à grappiller les précieux points vers un meilleur classement final. Le marseillais Alain Fédensieu, chargé de la tactique à bord du tout nouveau A 35 « William B. » skippé par Philippe Ettore, a fait aujourd’hui étalage d’un sens stratégique particulièrement aiguisé pour mener à l’issue de la seule régate du jour son équipage à la victoire finale. Son adversaire du jour, l’IMX 38 « Glen Ellen » de Dominique Tian s’alignait au départ de la dernière manche, fort d’un avantage conséquent de 4 points au général. L’astucieux Fédensieu s’étant livré à un petit calcul arithmétique proposait à son équipage de jouer à qui perd gagne et se lançait dans la course du jour avec l’objectif avoué de marquer tout au long du parcours son adversaire afin de le ralentir et de le pousser le plus loin possible dans les profondeurs du classement. Un mauvais classement du jour pour les deux voiliers permettait cependant à « William B », à la faveur de l’annulation réglementaire de la plus mauvaise manche de la semaine*, de s’emparer de la victoire finale. Restait à mettre l’ambitieux plan à exécution ; ce qui fut fait avec maestria tant cet exercice de marquage et de « couverture » exige de maîtrise et de contrôle de soi pour conserver à cet étrange ballet toutes les marques du fair play. « Nous avons tenté le diable » explique, rayonnant Alain Fédensieu. « Il y avait une petite chance pour que cela réussisse et cela a fonctionné ! » Alain Chourgnoz et son « Ville de Toulon » (First 36.7) complètent le podium d’un groupe décidément très disputé.

*Au-delà d’un certain nombre de courses validées lors d’une régate, le calcul des points au classement général autorise l’annulation pure et simple de la plus mauvaise manche de chaque équipage, permettant ainsi de « gommer » les éventuels « accidents de parcours. »

ORC 2 ; les mêmes et on recommence…
La palme de la régularité et du mimétisme va sans aucun doute à la catégorie des ORC 2 puisque le classement général est un « copier-coller » du classement de l’an dernier, du vainqueur Hervé Peduzzi (First 40.7 Celinou), jusqu’au 4ème Charles Metenier et son A40 « Geranium Killer ». Ni Laurent Lavaysse (IMX 40 Magic Simca), ni Yves Ginoux (First 40.7 lovin’it) n’auront donc réussi à inverser en 2007 l’ordre établi en 2006, tant Peduzzi avec 4 victoires de manche se sera montré impérial tout au long de la semaine. Le Hyérois s’impose pour la troisième année consécutive en ses eaux et poursuit le long bail engagé avec le sommet du tableau Porquerollais. « Troisième victoire en trois participations » exulte Hervé Peduzzi ; « Notre petit projet familial (Hervé navigue avec sa femme et ses deux fils parmi les 9 membres d’équipage ndlr) fonctionne merveilleusement. Cette Classe des 40.7 que je préside était présente en force et la concurrence était sévère cette année avec notamment la présence de Bernard Mallaret (A 40 Géranium Killer). Une nouvelle fois, le travail de préparation de mon fils yannick a payé. »

Fauve vient à bout de Follow Me.
La lutte en ORC 1 se sera tout au long du week-end circonscrite à trois bateaux. Les Marseillais de Paul Nicolai (Faure, Dufour 44) s’inclinent aujourd’hui dans la seule régate du jour devant l’agressivité et la hargne des sociétaires de la SN Saint Tropez emmenés par Alexandre Korniloff (Follow Me IMX 40). Ils partagent les podiums de la semaine avec Jean Pierre Dreau bien épaulé à la barre de Lady First 2 (Grand Soleil 50) par le Figariste Jean Paul Mouren.

Ils ont dit :
Lionel Péan, South Australia, vainqueur 12 m JI
« Nous sommes heureux de cette semaine qui nous a permis de jauger et d’évaluer la justesse de nos lourds travaux de l’hiver. Nous sommes en avance sur notre tableau de marche vers les championnats du monde de cannes en septembre. Le bateau a une bonne vitesse dans ce range de vent et nous avons hâte de nous comparer à CHALLENGE TWELVE quand le bateau de William Borel aura ses nouvelles voiles. Ce fut un grand plaisir de régater au contact d’un IKRA et d’un SOVEREIGN merveilleusement rénovés…. »

Alain Fédensieu (William B, vainqueur en ORC 3) :
« Ce fut une journée surréaliste. C’est un cas de figure relativement rare en régate mais bien entendu parfaitement régulier, d’autant que nous nous sommes efforcés de jouer notre coup avec un esprit parfaitement fair play. Il nous fallait laisser un maximum de concurrents s’imposer devant « Glen Ellen » à Dominique Tian. Nous nous sommes appliqué à nous placer en permanence sur la route de son IMX 38 afin de le ralentir et de le pousser à effectuer un maximum de manœuvres pénalisantes. Cela a marché et nous en sommes ravis. Nous gagnons avec un bateau flambant neuf dont c’était la première sortie. Cette semaine aura été pour nous en tous points somptueuses, avec des parcours superbes parfaitement maîtrisés par le Comité de course… »

Philippe Ettore, skipper de William B
« Malgré note manque de préparation, nous sommes venus à Porquerolles pour faire un résultat. Nous avons progressé en terme de travail  d’équipe et de performance tout au long de la semaine. Le plan d’eau  demande beaucoup de vigilance car il y a quelques phénomènes de courants très localisés. Notre coup tactique final était tout simplement…. Enorme !! »

Hervé Peduzzi (Celinou First 40.7), vainqueur en ORC 2
«  Nous avons eu toute cette semaine beaucoup de facilité et une très bonne vitesse. La météo ne nous a pas spécialement avantagé car le bateau est surtout à l’aise dans le temps medium. Nous avons très bien navigué, surtout face à l’opposition des IMX 40. Cela fait 10 ans que je navigue avec le même équipage. Le First 40.7 aussi a 10 ans. C’est le bateau le plus titré internationalement. 650 unités naviguent de par le monde, dont une belle flotte de 17 voiliers ici en Méditerranée. Nous avons pris énormément de plaisirs à naviguer à Porquerolles. Le comité de course est été tout simplement impeccable, et les soirées Porquerollaises sont inoubliables… »

Sébastien Le Ber, Président du Yacht Club de Porquerolles, organisateur de la semaine de Porquerolles :
«  La première journée, avec ce grand coup de vent à plus de 35 noeuds nous a fait un peu peur, mais les trois journées écoulées nous ont permis de valider 6 manches dans des conditions proches de l’idéal. Les régatiers arborent ce soir les sourires des marins comblés et c’est pour nous un premier motif de satisfaction. Notre direction de course a fait, comme à l’accoutumé, un super boulot, là encore à la grande satisfaction des équipages. J’aurai pour ma part aimé que l’on puisse disputer un parcours côtier mais le président du comité de course a jugé plus sage de ne pas envoyer la flotte de l’autre côté de l’île. »

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Un spectacle de haut niveau …

GPEN jour 3
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En Mumm 30, l’entraînement grandeur nature en vue d’un nouveau passage à l’Ecole navale du 9 au 11 juillet pour le Tour de France à la voile, a permis à l’équipage de « HEC – Ecole navale» de décrocher une belle victoire devant le Bas-Normand Cédric Château (« Manche Basse Normandie») et « Nantes- Saint-Nazaire ». Ces trois bateaux sont ex-aequo au général.
Même si les Open 750 n’étaient pas très nombreux cette année. La lutte pour la première position a été très serrée. « Coïncidence », l’ancien bateau de l’Ecole navale gagne le Grand Prix avec Morgan Riou à la barre et Christian Saumard en chef de bord. Seconde la Brestoise Florence Raillard.
Du côté des J80, se sont les deux Equipe de France militaire qui prennent les deux premières places au classement général. Deux équipages composés de talentueux jeunes régatiers, Nicolas Pauchet, Sophie De Turckheim, Julie Gerecht, Benjamin Diouris, Thomas Lebreton, Anne-Claire Le Berre., qui font certainement partie des meilleurs jeunes régatiers français. A noter, la bonne performance de Bertrand de Broc qui clôt le Grand Prix en troisième position et qui montre qu’il n’a rien perdu de son talent lors de course au contact.

Les open 5.70 se sont aussi offert une belle joute nautique. L’équipage Basque a dominé la compétition en devançant le vainqueur espagnol 2005 du GPEN Mikel Vasquez.

Chez les Open 650, Erwan Gourdon « Joli grillon » l’emporte de justesse (2 points) devant le team de Michel Sauget.

En Mach 650, le petit frère de l’Open 7.50, Pascal Ponroy réalise un très beau parcours avec 5 manches gagnées sur 10 courues !

En 747 OD et First 7.5, Edward Russo et Antoine Mace s’imposent.

Enfin, notons la belle performance de Rémi Bruneau en speed feet 18, un habitué de la série.

Ils ont dit :
Hervé Gautier, vainqueur du Grand Prix en Mumm 30 : « Nous sommes particulièrement heureux de gagner à l’Ecole navale, l’un de nos partenaires. Ce championnat a été difficile car nous terminons à trois voiliers ex-aequo ! Nous avons effectué un gros travail avec nos nouvelles voiles, ce dernier a payé ». Isabelle Iturbide, victorieuse en Open 5.70 : « C’était une très belle régate, bien organisée avec des conditions superbes. Nous avons navigué à 4 dont 3 filles comme quoi les femmes peuvent être aux avants postes ! En espérant que nous allons attirer la gente féminine en Open 5.70.
La régularité a payé. Nous avons toujours terminé dans les 4 premiers »

. Jean-Baptiste Théard, piano à bord du Mumm 30 « Nantes-Saint-Nazaire », vainqueur de l’épreuve : « Malgré une mauvaise manche aujourd’hui, nous avons réalisé un bon Grand Prix. Nous avons réussi à bien lire les orientations du vent et notre vitesse était au rendez-vous ».

Mikel Vazquez (Azzurro Mekanik) second en Open 5.70 : « Nos quatre victoires de manches ne nous ont pas permis de compenser deux très mauvais résultats. Mais nous reviendrons ! Nous sommes vraiment tombés amoureux de cet endroit quand nous sommes venus pour la première fois en 2005. Nous avions d’ailleurs gagné. Notre satisfaction pour cette édition est, outre cette belle deuxième place, d’avoir eu l’idée de descendre au largue avec le spi asymétrique en ciseaux, pour filer directement vers la bouée. C’est très efficace dans le vent médium.d’ailleurs, cela a été repris par de nombreux équipages au fur et à mesure des manches ».

Erwan Gourdon (Joli Grillon), vainqueur en Open 6.50 : « C’est resté très serré tout au long des 10 manches. C’est un plan d’eau peu lisible, compliqué, qu’aucun des 6 équipages ne connaissait. Le côté favorable du plan d’eau changeait sans cesse. Mais ce qu’il faut noter, ce sont les très bonnes conditions météorologiques, soit un vent le plus souvent compris entre 10 et 15 nouds, qui nous ont permis de naviguer, sur ces bateaux puissants et très légers, constamment au planning. Et puis nous avons la satisfaction d’avoir laissé quelques Open 7.50 dans notre sillage. ».

Sophie de Turckheim (Equipe de France militaire N°2), vainqueur en J80 : « Pour ma première participation au Grand Prix de l’Ecole navale, j’ai vraiment été gâtée. Super organisation, beaucoup de manches, un vent raisonnable.et un super équipage ! C’est la première fois que nous naviguions ensemble, même si nous avons chacun de notre côté fait un peu de J 80. Je crois que nous devons notre victoire à la bonne combinaison de compétences cumulées. De mon côté, en tant que tacticienne, il a fallu que je prenne en compte la puissance des courants, ce qui n’était pas évident pour moi qui vient d’Antibes »

Franck Gutherlé, commissaire général du Grand Prix de l’Ecole navale, capitaine de corvette, directeur de l’Equipe de France Militaire : « C’était mon premier Grand Prix. J’ai été impressionné par le côté très sportif de l’épreuve. Je me suis même découvert l’envie de faire de la régate moi-même. Nous accueillons toujours plus de voiliers et sommes de plus en plus au point dans l’organisation de l’événement. Je suis aussi heureux de la performance des deux J80 de l’Equipe de France militaire. C’est une bonne solution pour eux de s’aérer l’esprit dans cette période de pré-sélection aux Jeux Olympiques sur un support qu’il n’utilise au jour le jour ».

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Luna Rossa élimine Oracle et se qualifie pour la finale !

Victoire Prada
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Match 6 – Desafío Español 2007 bat Emirates Team New Zealand Delta  0:15
Non, le challenger local n’était pas disposé aujourd’hui à accepter un dépeçage en bonne et due forme devant ses aficionados. Karol Jablonski et ses hommes ont eu les bons réflexes, un instinct de survie qui leur permet de repousser leur mise à mort de quelques jours. A moins qu’ils n’arrivent plus haut. D’abord auteurs d’un excellent départ bâbord, au bateau comité, les Espagnols, collés sous le vent de NZL 92 obligent Dean Barker à virer.  Sur la droite du parcours, dans le dernier tiers du bord de près, Jablonski et ses hommes prennent les commandes et enroulent la bouée 12 secondes devant leur poursuivant. Ils vont mener dès lors un match d’une rare intensité en résistant jusqu’au bout à la press ion néo-zélandaise. Ces derniers reviennent pourtant frôler le tableau arrière du bateau vert (8 secondes) avant la descente sous spi vers l’arrivée. Mais ils ne parviendront pas à inverser la tendance. Au moment de couper la ligne, l’équipage d’ESP 97 est littéralement ovationné par une foule de supporters. A bord, les équipiers s’embrassent et se félicitent tandis que Karol Jablonski, d’habitude si peu démonstratif, lève le poing en l’air. Le Desafío a sauvé sa peau mais reste en sursis. Il sera de retour mardi pour une septième confrontation avec les Néo-zélandais, après un jour de repos programmé lundi.
 
Match 6 – Luna Rossa Challenge bat BMW ORACLE Racing Delta 0:33
Ce midi, Luna Rossa Challenge quittait le quai dans un concert de klaxons et de cornes de brume, comme une prémonition de victoire. « Ce qui fait la force de Luna Rossa, c’est cette combinaison particulière entre Spithill et Torben Grael.  Torben est un phénomène, sa culture est celle de l’olympisme, en tactique, il joue avec le vent. Et c’est ce pourquoi ils sont si difficile à battre : ils ne jouent pas le même jeu que les autres » déclarait hier John Bertrand, le vainqueur de la Coupe en 1983.
 
Aujourd’hui encore, ils ont été imbattables. La volte face de dernière minute opérée chez BMW ORACLE Racing qui annonçait ce matin un changement de barreur, a été sans effet. Sten Mohr, l’homme de la dernière chance, prenait la place de Chris Dickson, débarqué suite à ses piètres prestations dans ces demi-finales. Mais le Danois, ancien N°1 mondial de match racing, est resté impuissant face à la machine à gagner italienne. Une fois de plus, Spithill se fait le maître incontesté du pré-départ, emmenant son adversaire à sa guise, avant de s’élancer à la bouée, avec quelques mètres d’avance, sur la gauche du plan d’eau. L’option paye instantanément. Petit à petit, les Américains voient défiler les longueurs qui les séparent du tableau arrièr e italien. Ils ne reviendront jamais au contact.
 
Après six jours de régate, voilà les Italiens qualifiés en finale de la Louis Vuitton Cup (5-1). Ce soir, au moment d’entrer dans le Port America’s Cup, les hommes de Francesco De Angelis étaient acclamés par des dizaines de milliers de supporters venus saluer les héros latins du jour.
L’équipage de Luna Rossa va désormais pouvoir se reposer et se préparer à rencontrer en finale (dès le 1er juin) un adversaire pour l’instant inconnu.
 
Cette élimination précoce d’un challenger Américain dans la course à l’Aiguière d’argent est un fait historique. En 2000 et 2003, les meilleurs représentants US s’étaient inclinés en finale de la Louis Vuitton Cup. Depuis leur malheureuse défense en 1995, ils n’ont jamais été aussi éloignés du trophée qu’ils ont créé il y a 156 ans.

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Nouveau sans faute pour Franck Cammas

Victoire de Cammas à Portimao
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Vainqueurs entre Lorient – La Corogne – Le Fastnet – Lorient en début de semaine, Franck Cammas et l’équipage de Groupama 2 réitèrent ce week-end en ajoutant le Trophée des Multicoques à leur tableau de chasse. Deux victoires successives qui offrent naturellement pleine satisfaction au skipper des trimarans Groupama : « C’était une très belle semaine ! Je suis tout d’abord heureux du travail d’équipe accompli, car derrière toute victoire il y a une équipe. Bruno Laurent et les préparateurs du bateau tout d’abord, puis, lors des régates, les navigants. Pour cette première course de la saison, tout était à refaire … Il y a eu beaucoup de changements dans l’équipage, que ce soit au large ou, ce week-end, sur le Trophée, et nous naviguions à huit pour la première fois. Il a fallu retrouver ses marques, des automatismes pour enchaîner les manœuvres … Mais tout c’est vraiment bien passé ! »

Concernant sa monture, les mots prononcés par Franck, jeudi, à son retour à terre sont, une nouvelle fois, renouvelés : « Depuis sa mise à l’eau en 2004, l’équipe a fait un super boulot durant les chantiers successifs. Groupama 2 est un bateau sain, abouti. Nous le savions polyvalent et cette victoire dans l’As Lease le confirme. Mais il ne faut pas croire que tout est acquis, c’est un travail perpétuel, une mise au point constante … Je trouve notamment que, par rapport à l’année dernière, nous avons bien progressé dans la brise ! ».

Heureux de retrouver l’ambiance des plans d’eau animés, Franck nous parlait de son meilleur « adversaire » de ce début de saison, Pascal Bidégorry : « Ils ont dû abandonner sur l’offshore suite à une avarie de carénage de bras, mais étaient bien présents ce week-end. Ils profitent de notre départ volé lors de la dernière manche courue ce dimanche pour s’échapper et gagner cette ultime régate … Banque Populaire s’est avéré un très sérieux concurrent. Mais ce n’est vraiment pas une surprise ! Ils n’étaient pas sur le circuit l’année dernière, suite à leur chavirage dans le Trophée de Nice, et c’est évidement un plaisir de les revoir sur l’eau »  concluait le « compétiteur » Cammas

A l’issue de ces deux premières épreuves, Groupama 2 prend logiquement la tête du Championnat des Multicoques Orma 2007 devant Gitana 11 et Banque Populaire.

Dès la semaine prochaine, Franck Cammas s’envolera pour les Etats-Unis, où l’attend l’équipage de Groupama 3 en stand by pour son prochain record : Miami – New York. Quant à Groupama 2, le skipper aixois le retrouvera d’ici un mois, le 24 juin, à l’occasion du départ du Trophée SNSM, une course de 300 milles entre Saint-Nazaire et Saint-Malo au profit des sauveteurs en mer.

Classement de l’AS Lease Challenge
1. Groupama 2 – Franck Cammas (1er de l’offshore, 1er du Trophée)
2. Gitana 11 – Lionel Lemonchois (2ème de l’offshore, 3ème du Trophée)
3. Banque Populaire – Pascal Bidégorry (Abd, 2ème du Trophée)
4. Sopra Group – Antoine Koch (Adb, 4ème du Trophée)

Classement du Championnat des multicoques Orma 2007 à l’issue de deux épreuves *
1. Groupama 2 – 24 points (18+6)
2. Gitana 11 – 19 points (15+4)
3. Banque Populaire IV (3+5)
4. Sopra Group (3+ 3)
5. Brossard (0 + 0)

L’équipage de Groupama 2 (offshore et Trophée des Multicoques)
Franck Cammas – skipper / barreur ; Romain Attanasio ; Tanguy Cariou ; Hugues Destremau , Thierry Fouchier ; Damian Foxall ; Bruno Jeanjean ; Bruno Laurent ; Nicolas Pichelin ; Stève Ravussin

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