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Open 5.70 : la petit bête qui monte, qui monte…

Open 5
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Bord’Elic, Bitnic, Cepanoukontrafic, Barbuturic, Zyg’Omatic, voire Trésor Public… Chaque Open 5.70 porte un nom qui se termine par la même terminaison en ‘ic" (1). Bienvenu dans le monde des 5.70, ces petits bateaux dessinés par l’architecte Jean-Marie Finot, élus "sportboat de l’année" aux USA.
 
240 exemplaires
A ses débuts pourtant, l’Open 5.70 faisait sourire les aficionados de la glisse. Sur les pontons, on se gloussait de "ce petit engin qui voulait ressembler au grand". A l’Open 7.50 bien sûr. Sauf qu’aujourd’hui, 240 exemplaires du 5.70 ont été vendus. En France et à l’étranger.
Mieux, depuis 2006, la Fédération Française de Voile l’a pris comme support du championnat de France Espoirs Glisse. Une vraie reconnaissance.
"Avec ce type de bateau-là, plus personne ne peut dire que c’est la faute des voiles ou la faute de ceci : l’Open 5.70 est un monotype, y compris pour la garde-robe, ce qui assure une équité totale", explique Bruno Hervouet, directeur du chantier Philéas basé près de La Rochelle.
 
260 kg maxi
En clair, il est imposible de jouer avec la jauge ou de bidouiller ici et là. "Ce bateau est simple, pas trop technique et vivant : il réagit vite, surfe au portant, procure des sensations". Professeur de Lettres à l’Ecole Navale, Marie-Christine Cabanes se disait ravie, hier, de sa première régate sur Open 5.70.
Quatrième de la Route du Rhum en Class 40, Guillaume Voizard a lui aussi apprécié ses débuts sur ce petit joujou ludique : "On aurait aimé avoir plus de vent parce qu’on est à la limite du poids autorisé (ndlr : 260 kg maxi, à trois ou quatre équipiers). Mais c’est très sympa : il règne dans cette classe un super esprit".
 
"Tous le même bateau"
Et si l’on en juge par la performance de l’équipage "YC Dinard" emmené par Endelvy Varrin, 2e de la première manche, on comprend aisément que la prise en main de l’Open 5.70 est facile : "C’est vraiment agréable comme engin : on s’amuse bien sous spi. Mais le plus important, c’est que l’on a tous exactement le même bateau entre les mains", précise l’un de ses équipiers, le Malouin Quentin Le Nabour (18 ans) qui espère être l’été prochain le benjamin de la Solitaire Afflelou – Le Figaro. "Avec Endelvy, on navigue ensemble depuis l’Optimist : là, il a acheté un Open 5.70 : c’était notre première régate ensemble et c’est intéressant".
Comme les 26 équipages engagés, il en redemande.
 
Philippe Eliès
 
(1) : chez Phileas, les bateaux se nomment Ludic, Déclic, Velic : pour rester dans le "ic", chaque client doit donner un nom en "ic" à son Open 5.70.

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Un Trophée pour 4 multicoques…

AS Lease Challenge depart
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Près de trente nœuds de moyenne entre le phare du Fastnet et l’île de Sein : la course offshore de l’AS Lease Challenge a offert aux six équipiers de Groupama 2 et de Gitana 11 des sensations fortes, en début de nuit mercredi dernier ! Il en sera probablement de même ce week-end avec une jolie brise de secteur Ouest samedi de dix à quinze nœuds, tournant au secteur Nord dimanche en se renforçant douze à seize nœuds. Le tout sous un grand soleil, peut-être légèrement voilé en fin de week-end. Une mer plate donc et des courants de marée encore importants puisque c’est la période de la nouvelle lune. De quoi rendrent les cinq parcours côtiers au programme du Trophée de Multicoques particulièrement intéressants au niveau tactique.

Le Comité de Course s’est réservé le choix de plusieurs types de parcours mais tous se situent devant Groix avec des bouées mouillées au large de Gâvres, sous le phare de Pen Men, devant la pointe des Châteaux et dans le Sud-Est de la pointe des Chats. En fonction de la direction du vent, les quatre trimarans tourneront dans un sens ou dans l’autre sur ce circuit en « huit », voire devront effectuer un tour de l’île de Groix. Un terrain de jeu extrêmement visuel pour les spectateurs mais aussi assez complexe pour les stratèges qui devront prendre en compte les effets de côtes, les heures de marée, la rotation de la brise vers la droite au cours du week-end. Certains skippers s’y sont préparés en embarquant un expert de choix : Franck Cammas (Groupama 2) sera ainsi épaulé par Tanguy Cariou, tacticien du Class America français Areva Challenge, Lionel Lemonchois (Gitana 11)  aura à ses côtés le Tornadiste en préparation olympique Yann Guichard, Pascal Bidégorry (Banque Populaire IV) s’appuiera sur futur tour-du-mondiste Jérémie Beyou et Antoine Koch (Sopra Group) pourra compter sur le Figariste Gildas Mahé.

A huit sur un huit
Alors que sur le parcours offshore les équipages étaient constitués de six hommes, ils seront ce week-end composés de huit membres. Un nombre réduit par rapport aux années précédentes lors des Grand Prix Orma puisque les skippers embarquaient alors neuf à dix équipiers. Le prologue de samedi dernier l’a d’ailleurs montré : pour réaliser des manœuvres fluides, les équipages doivent encore plus anticiper les situations pour ne pas se retrouver dans le « rouge » ou tout simplement faire un « tout droit » à la bouée sous le vent, une marche arrière lors d’un virement, déchirer une voile ou provoquer une avarie… Le départ du parcours offshore l’a aussi montré : il faut « starter » au coup de canon et au bon endroit même s’il n’y a que quatre multicoques sur la ligne, ce qui rend aussi le choix du premier bord capital pour le positionnement et l’enroulement de la première marque au vent.

Les quatre trimarans ont donc eu quasiment deux jours pour réparer les blessures du parcours offshore de l’AS Lease Challenge et seront donc parfaitement opérationnels. Sopra Group a ainsi pu remplacer sa dérive cassée, Gitana 11 dispose d’une nouvelle grand voile, d’une dérive et d’un safran de « spare », Banque Populaire IV a circoncis la fissure du bras de liaison arrière. Bref, avec trois régates d’une quarantaine de milles chacune samedi, et deux autres dimanche, le Trophée des Multicoques de Lorient clôturera cette première épreuve de la saison Orma de belle manière car les conditions météorologiques s’annoncent idéales, et pour le spectacle, et pour la compétition.

Programme du Trophée des Multicoques

Samedi 19 mai :
10h30 : trois courses à suivre au large de Groix

Dimanche 20 mai :
10h30 : deux courses à suivre au large de Groix
16h00 : remise des prix

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Batailles et trouvailles à l´Ecole navale !

Grand Prix de Ecole Navale
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Le Mumm 30 « HEC – Ecole navale » skippé par Hervé Gautier, grâce à une belle régularité, prend la tête du classement général. Il est suivi de Daniel Souben sur « Courrier Dunkerque ». Les basques de l’open 5.70 « Petit Moustic » avec 4 manches sur le podium ont déjà pris une belle avance (9 points sur leurs premiers poursuivants). Chez les Open 7.50, la Basse-Normandie est à l’honneur avec un bon démarrage de l’équipe de Fabien Delahaye qui devance la Brestoise Florence Raillard. Enfin, en J80, l’Equipe de France Militaire (Nicolas Pauchet) mène les débats.

Convivialité à terre, rivalité entre deux bouées !
Hier matin, la centaine d’équipages inscrits à l’épreuve navale s’étaient d’abord donnés rendez-vous au petit déjeuner. Une affluence inhabituelle dans la grande salle « l’étourdi » qui provoquait un sympathique embouteillage. Le site de l’Ecole navale et le groupe écoles du Poulmic offrent en effet la possibilité rare de loger et nourrir sur un même lieu plus de 600 régatiers. Soirée Paëlla hier, cochon grillé ce soir à Lanvéoc, soirée des équipages samedi soir…les heureux participants du plus grand rassemblement européen de sportboats n’ont plus qu’à s’adonner à leur passion : la course entre deux bouées !

Et c’est ce qu’ils ont fait de bon cœur ce vendredi, dans des conditions de vent instable mais qui atteignait parfois les 18 nœuds, permettant aux 110 petits voiliers d’offrir un beau spectacle nautique au public embarqué sur des navettes. Un premier bord de louvoyage face au vent, zig zag, voiles tirées au maximum, la course est lancée, enroulement de la première bouée dite « au vent », bord de vent arrière, les équipiers d’avant s’affairent pour hisser les spinnakers asymétriques, ces grandes voiles « ballon » qui se déploient le long de bout dehors imposant, le speedomètre annonce des vitesses beaucoup plus élevées, les voiles s’ouvrent et les marins goûtent le plaisir intense de la glisse. Deux tours de ce parcours et la ligne d’arrivée se profile. 4 courses ont été lancées aujourd’hui sur les rond A et B, 3 pour les Mumm 30. Demain, pour le plus grand plaisir des organisateurs et des coureurs, tout est à recommencer !

La « girouette sensorielle »
Le Grand Prix de l’Ecole navale est également l’occasion de découvrir d’étonnantes trouvailles. Dans l’effervescence des pontons, on remarquait par exemple ce matin un équipier muni d’un casque de vélo sur lequel était fixé une girouette. C’est l’ingénieux système inventé par Nicolas Vimont – Vicary, non voyant, pour sentir le vent avec précision. Au bout de deux renvois soudés dans l’axe de la girouette sont fixés deux pointes de pinceaux qui viennent glisser, l’un sur l’arrière de la tête et l’autre entre les deux sourcils. « Ce système, unique pour l’instant, me permet de bien me repérer par rapport au vent, pour barrer, régler la voilure ou, quand je suis équipier comme ici, avoir plus d’autonomie dans les manœuvres », expliquait Nicolas, a bord de l’un des deux J 80 handisport du Grand Prix de l’Ecole Navale, venus s’entraîner en vue des Jeux paralympiques de Pékin (2008). Les réglages sont simples mais efficaces. « Si le vent monte, j’accentue, par déformation manuelle des renvois métalliques, la pression des pinceaux sur le visage » précise encore Nicolas. La sensibilité et la réactivité du dispositif permettent d’optimiser de façon vraiment bénéfique les trajectoires en fonction des variations fines du vent. Une compétence qui sera précieuse pour atteindre les objectifs de sélection paralympique que s’est fixé l’équipage après l’été. En septembre, ils tenteront de finir entre la 5ème et la 10ème place du championnat du monde voile handisport, qui se dérouleront à Rochester, sur les rivages des grands lacs du nord/est des Etats-Unis.

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Nouvelle défaite de Oracle BMW…

BMW Oracle Luna Rossa demi finale Louis Vuitton Cup jour 3
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A 20 secondes du coup de canon, les deux rivaux se retrouvent en bout de ligne, avec l’obligation de tuer du temps. Spithill, en pleine spirale vertueuse, domine totalement son sujet : il contrôle alors son adversaire et l’oblige à faire le tour de la bouée. Les deux équipages se retrouvent au portant sous la ligne. Les Américains, bâbord, ne cèdent pas la priorité à ITA 94 et se voient aussitôt sanctionnés. Ils ne sont pas au bout de leur peine, ni de leurs déconvenues. Quelques secondes plus tard, alors que les deux Class America remontent en bâbord pour prendre le départ, Dickson, sous le vent des Italiens, abat franchement pour se lancer : la jupe d’USA 98 heurte la coque d’ITA 98. Cette fois, les ‘umpires’ jugent le manœuvre assez dangereuse pour brandir leur pavillon rouge à l’encontre des Américains qui doivent effectuer leur deuxième pénalité sur le champ.
Au coup de canon, le match est totalement ‘bâché’ : Luna Rossa prend immédiatement 100 mètres d’avance, BMW ORACLE Racing, plombé par ses deux pénalités, n’a dès lors aucune chance de s’en sortir.
 
C’est une très grosse contrariété pour Dickson et son groupe, désormais menés 4-1 par l’excellent team transalpin. BMW ORACLE Racing n’a plus qu’un seul joker – le match de demain – pour échapper à l’élimination.
La sanction devrait être la même pour le team Espagnol, largement dominé dans le 5e match par le challenger kiwi.  Dimanche sera une journée décisive et pourrait bien sceller l’issue de ces demi-finales.

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Patience et longueur du temps

South Australia
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Le sourire de Péan
Hilare et pas le moins du monde rancunier vis à vis de leur infortuné navigateur auteur de quelques choix malheureux, l’équipage du 12 mètre JI « Challenge Twelve » reconnaissait volontiers avoir tout au long de la journée « naviguer à l’envers ». « Mauvais sur les départs, mauvais à la tactique, nous n’avons jamais été en mesure de faire parler notre vitesse dans le petit temps » reconnaissait beau joueur William Borel. Et pourtant, un dernier bord de portant négocié à toute allure pouvait laisser quelques regrets aux marins du bateau argenté si efficace sous spi de capelage. Lionel Péan, en revanche, arborait le large sourire des hommes à qui tout réussit ; « Nous sommes surtout satisfait ce soir de voir combien nos travaux de l’hiver s’avèrent judicieux. Le petit temps et la mer  plate nous permettent de valider valablement nos performances du jour qui sont bien imputables à notre nouvelle quille et à notre nouveau gréement. Nous redoutions Challenge Twelve dans le petit temps mais leurs choix tactiques un peu trop extrêmes les ont rapidement condamné… »

Celinou maître chez lui
Le sociétaire du YC de Hyères Hervé Peduzzi reste maître en ses eaux ; « Celinou », son First 40.7 domine outrageusement son groupe des ORC 2. Aujourd’hui comme hier, entre Mèdes et Port Cros ou face au port de Porquerolles, il est à chaque manche venu à bout des IMX 40 ou autre A 40 lancés à ses basques. Laurent Lavaysse et l’équipage de son Magic Simca (IMX 40) sont pourtant loin d’abdiquer. Agressifs sur les départs, ils joue crânement leur chance au gré des bords et ne s’inclinent à chaque fois que de quelques secondes devant l’insolente maîtrise de Peduzzi. Chez les ORC 3, Philippe Oddou et son IMX 38 « Glen Ellen » n’ont qu’un faux pas à se reprocher, cet OCS (départ volé et non réparé) reçu hier et qui ternit légèrement un tableau de marche émaillé de premières et de secondes places. Sa bagarre avec l’A 35 « William B » de Cesare Bassani et son navigateur « local » Alain Fédensieu a toute la journée conservé son intensité. Le duo franco-italien terminant la journée par une victoire avec 1 minute et 40 secondes d’avance….

Les hommes rares
Ils sont les hommes de l’ombre, aussi discrets qu’indispensables à la vie et aux performances des voiliers de tous types et de tout acabit à bord desquels ils officient, silencieux et modestes dans le sillage de skippers souvent prestigieux. Ils, ce sont les préparateurs de bateaux. Navigateurs souvent expérimentés, ils conjuguent leur passion à la mode extrême, dans l’amour du détail bien anticipé et de la vigilance exacerbée au service de la bonne marche du navire. Hugues « Bill » Leclerc est à 34 ans de cette race des hommes à tout savoir bien faire sur un bateau, du matelotage, au ferlage et à la réparation des voiles, mécanique, électronique… et que l’on retrouve dans l’excitation des départs au cœur de l’action, arc bouté sur un winch ou appliqué au piano. Natif de Rouen, Bill est  depuis de nombreuses années une silhouette connue et reconnue du tour de France à la voile où ses multiples talents servent les équipages de Mumm de « Nouvelle Calédonie », « Ile Maurice », « Bred Polynésie ». Par goût, il écume le circuit Classique à bord de Moonbeam III ou Tuiga. La semaine de Porquerolles lui offre l’opportunité de vivre un rêve éveillé : « Challenge Twelve était en poster dans ma chambre d’enfant » avoue t’il. « Nous débutons ici une année exceptionnelle pour les 12, avec Valence et la Coupe de l’America et un championnat du monde. » D’aucun pourrait trouver ingrat le poste qui lui est attribué.  Reclus à fond de soute, Bill y rayonne pourtant de bonheur , affalant et renvoyant spis et gennakers au rythme des allures, et intervenant en un temps re  cord sur la moindre déchirure et accroc dans la toile.

 Classement Jour 2 – Samedi 19 mai 2007

Course 4
Classement provisoire 12 m JI
 1 – SOUTH AUSTRALIA / Péan Lionel
 2 – SOVEREIGN / Fauroux Jacques
 3  – IKRA / De Rosny Olivier
 4 – CHALLENGE TWELVE / Borel William
 DNC – EMILIA / Gastaldi Riccardo

Classement provisoire ORC 1
 1 – ADRENALINE 4 / Engel Gilles / Sydney 46
 2 – FOLLOW ME / Korniloff Alexandre / IMX 45
 3 – LADY FIRST 2 / Dreau Jean-Pierre / Grand Soleil 50
 4 – NEUF DE PAQUES / Saint André Philippe / First 44.4
 5 – SHAMBHALA / Dupeyron Frederic / X 43

Classement provisoire ORC 2
 1 – CELINOU / Peduzzi Hervé / First 40.7
 2 – MAGIC SIMCA / Lavaysse Laurent / IMX 40
 3 – LOVIN’IT / Ginoux Yves / First 40.7
 4 – REVELATION 3 / Giorgino Rocco / X 40
 5 – SAYANN 2 / Baillie Cyril / First 40.7

Classement provisoire ORC 3
 1 – GLEN ELLEN / Oddou Philippe / IMX 38
 5 – ALTHINIMAX / De Passemar Xavier / J 109
 2 – WILLIAM B / Bassani Cesare / A 35
 3 – GALANGA / De Saignes Philippe / J 109
 4 – ALCIDIA / Nicolas Guy / First 36.7

Course 5
Classement provisoire 12 m JI
 1 – SOUTH AUSTRALIA / Péan Lionel
 2 – CHALLENGE TWELVE / Borel William
 3 – SOVEREIGN / Fauroux Jacques
 4  – IKRA / De Rosny Olivier
 DNC – EMILIA / Gastaldi Riccardo

Classement provisoire ORC 1
 1 – ADRENALINE 4 / Engel Gilles / Sydney 46
 2 – FOLLOW ME / Korniloff Alexandre / IMX 45
 3 – LADY FIRST 2 / Dreau Jean-Pierre / Grand Soleil 50
 4 – FAUVE / Nicolai Paul / Dufour 44
 5 – NEUF DE PAQUES / Saint André Philippe / First 44.4

Classement provisoire ORC 2
 1 – FAST WAVE 3 / Charmy Laurent / IMX 40
 2 – MAGIC SIMCA / Lavaysse Laurent / IMX 40
 3 – CELINOU / Peduzzi Hervé / First 40.7
 4 – GERANIUM KILLER / Metenier Charles / A 40
 4 – REVELATION 3 / Giorgino Rocco / X 40

Classement provisoire ORC 3
 1 – WILLIAM B / Bassani Cesare / A 35
 2 – GLEN ELLEN / Oddou Philippe / IMX 38
 3 – IGUANA SUN / Massot Dominique / First 36.7
 4 – ALTHINIMAX / De Passemar Xavier / J 109
 5 – HAPPY / Ettore Gérard / A 35

Classement général provisoire 12 mJI : SOUTH AUSTRALIA / Péan Lionel
Classement général provisoire ORC 1 : FAUVE / Nicolai Paul / Dufour 44
Classement général provisoire ORC 2 : CELINOU / Peduzzi Hervé / First 40.7
Classement général provisoire ORC 3 : GLEN ELLEN / Oddou Philippe / IMX 38

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Emirates Team New Zealand et Luna Rossa Challenge à un point de la finale

Luna Rossa Challenge
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Dans un vent de nord-est faiblissant, les demi-finalistes courraient aujourd’hui leur cinquième match, avec un enjeu très clair pour les deux équipes menées 1-3 : éviter une quatrième défaite qui les placerait dans une situation délicate où plus aucune erreur ne serait permise. Pari perdu pour le Desafío Español et BMW Oracle Racing qui ratent le coche face à des adversaires dominant parfaitement leur sujet.
 
Match 5 – Luna Rossa Challenge bat BMW ORACLE Racing. Delta 1:57
James Spithill impressionne de jour en jour. Pour la quatrième fois consécutive, le jeune surdoué australien, à la barre de Luna Rossa, survole les phases de pré-départ. Au point de mettre en doute son homologue néo-zélandais à bord de BMW Oracle. Chris Dickson est ainsi poussé à l’erreur par un Spithill survolté qui ne lui laisse aucune chance. Alors que les deux Class America sont sous la ligne à la bouée, BMW Oracle écope d’une première pénalité pour un refus de tribord sur Luna Rossa et d’une deuxième dans la foulée, pour avoir abattu trop rapidement sans laisser la place suffisante à l’autre bateau. La jupe de USA 98 vient même toucher ITA 94. C’est le pavillon rouge. Les Italiens en profitent alors pour s’élancer en tête sur la gauche, pendant q ue leur adversaire doit effectuer sa première pénalité.
 
Le reste du match est presque joué d’avance. Luna Rossa contrôle et creuse l’écart à chaque passage de marque pour franchir la ligne d’arrivée avec un delta de 1 minute et 57 secondes. Cette défaite laisse un goût amer dans le camp américain. Pour accéder aux finales de la Louis Vuitton Cup, les hommes de Chris Dickson doivent maintenant remporter les quatre prochains matches.
 
Dès demain, BMW Oracle pourrait voir la course à la 32e America’s Cup s’arrêter net sur un 5-1, comme en 2003 face à Alinghi. A la différence près que les Américains ne seraient pas éliminés en finale, mais dès les demi-finales ! Du jamais vu dans l’histoire de l’America’s Cup.
 
Match 5 – Emirates Team New Zealand bat Desafío Español 2007. Delta 1:49
Le contrôle, toujours le contrôle. Dans un style kiwi décidément très efficace, l’équipage de Dean Barker s’impose assez facilement devant le challenger espagnol. Le meilleur départ revient pourtant à Karol Jablonski, qui emmène NZL 92 côté bateau comité et l’oblige à effectuer un virement supplémentaire avant de rejoindre la ligne de départ. Le Desafío Español prend l’avantage du côté gauche du parcours, mais après un long bord tribord amures, Emirates Team New Zealand réduit l’écart et provoque un duel de virements dont il sort vainqueur.
 
De 35 secondes à la première bouée au vent, le retard de l’équipe espagnole passe à 1:15 à la dernière marque. L’équipe ibérique reste impuissante face à la suprématie néo-zélandaise. Elle encaisse une sévère défaite de 1 minute et 49 secondes sur la ligne d’arrivée. Une grosse déception pour le public espagnol venu nombreux ce samedi assister aux régates. Demain, le Desafío Español aura une dernière chance de poursuivre un peu plus loin cette belle aventure dans la 32e America’s Cup.

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Deux bateaux espagnols engagés dans la Volvo Ocean Race

VO70 schéma infographie coupe
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Quant aux deux sponsors, leurs noms seront révélés dans les semaines à venir. Campos a exprimé sa joie de voir deux concurrents espagnols dans la Volvo et estime que cela renforcera l’image d’Alicante. Après Sanxenxo et Vigo (Galice) la dernière fois, il croit qu’être la ville hôte profitera à Alicante de la même manière. Réaction de Glenn Bourke: "On est vraiment contents que l’Espagne soit aussi représentée en 2008-09 avec Alicante comme port de départ et deux bateaux battant pavillon espagnol en course. Les Espagnols ont un fort lien historique avec la Whitbread/Volvo et je suis heureux que la tradition se maintienne. Je suis convaincu que Pedro Campos mènera avec son équipe une campagne très compétitive. »

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Tuiga a fait escale à Valencia….

Tuiga à Valence
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Une soirée « La Belle Classe »
Aux côtés de Tuiga, deux autres yachts classiques étaient également amarrés au T-dock de Valencia Superyacht Marina, à l’intérieur de Port America’s Cup : Ivanhoe (1938) et Eleonora (réplique de 1910), dont les armateurs respectifs sont également membres de « La Belle Classe ». Ce club de propriétaires de voiliers de tradition, initié par le Yacht Club de Monaco, a pour objectif de promouvoir et de perpétuer les valeurs du yachting classique, dans le respect de la préservation du patrimoine, de l’étiquette navale et de l’environnement.
Aussi, SAS le Prince Albert II, Président du Yacht  Club de Monaco, a-t il tenu à assister à la réception organisée le lundi 14 en l’honneur de « La Belle Classe » avec la collaboration de la Valencia Superyacht Marina. Plus d’une centaine d’invités étaient venus découvrir et visiter les trois yachts classiques. Parmi eux, de nombreuses personnalités de l’America’s Cup : Mr et Mme Ernesto Bertarelli (Président d’Alinghi), Patrizio Bertelli (CEO de Prada), Stephan Kandler (CEO d’Areva Challenge), Peter Harrison (président de GBR Challenge 2002), Sir Keith Mills, la Princesse Beatriz de Orleans-Borbon, Mariano Garcia, président de la Valencia Superyacht Marina et armateur d’Ivanhoe, Michel Hodara (Directeur Général d’ACM), Bruno Troublé (Représentant de Louis Vuitton) et Christine Bélanger (Directeur de la Louis Vuitton Cup), mais aussi de nombreux navigateurs tels que Paul Cayard, Vasco Vascotto, Ray Davies…
 
32ème America’s Cup : début des demi-finales de la Louis Vuitton Cup
A l’occasion de son séjour à Valencia, S.A.S. le Prince Albert II a pu s’immerger totalement dans l’action de l’America’s Cup en suivant sur l’eau les deux premières régates de la demi-finale de la Louis Vuitton Cup, et en adressant ses encouragements à Juan Carlos, Roi d’Espagne et au Prince Felipe, Prince des Asturies, successivement 18ème homme à bord de Desafio Espaol. A terre également le programme s’est révélé intense avec la présentation des nouvelles infrastructures de la marina de Valencia, mais aussi l’organisation de visites privées dans la base du Defender Alinghi,  puis dans celle des challengers : le défi espagnol – avec une rencontre avec SAR Juan Carlo, Roi d’Espagne en fin de régate – mais aussi Luna Rossa, BMW ORACLE Racing, et enfin Emirates Team New Zealand, siège de l’équipe menée par Grant Dalton, membre du Yacht Club de Monaco et ancien Skipper de Merit Cup, qui avait terminé 2ème de la Whitbread Round the World Race 1997/1998, sous les couleurs monégasques.
 
Rendez-vous du 12 au 16 septembre à la Monaco Classic Week – La Belle Classe
Tuiga a largué les amarres ce matin, Jeudi 17 Mai, et a mis le cap sur la Principauté de Monaco, avec au programme 420 milles nautiques de navigation. Le prochain rendez-vous de « la Belle Classe » est fixé à Monaco du 12 au 16 Septembre 2007, lors de la 8ème édition de la Monaco Classic Week, pour une semaine de festivités autour de l’art de vivre la mer.

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Luna Rossa et Team New Zealand prennent l’avantage…

Luna Rossa Challenge Vs BMW Oracle Racing
DR

Dans le pré-départ, Chris Dickson et James Spithill semblent tous deux vouloir la droite. USA 98 l’obtient mais ITA 94 part mieux lancé sur la ligne avec une demi-longueur d’avance. Après un beau duel de virements, les Italiens emmènent les Américains au-delà de la layline tribord et passent la première marque en tête 13 secondes devant leur adversaire. En quatre manches, Luna Rossa a toujours mené à la bouée au vent. La suite de la rencontre prouvera une fois de plus l’importance de ce premier avantage. Dans le bord de portant, Spithill et ses hommes se contentent de garder le contrôle. Mais ça paye. Ils sont toujours en tête à la porte sous le vent. Le deuxième près est alors critique.
 
La cellule arrière italienne se retrouve confrontée au fameux dilemme : couvrir l’adversaire ou jouer le vent. A la tactique, Torben Grael choisit la droite du plan d’eau, pendant que BMW Oracle part à gauche. Les deux équipes persistent dans leur option et l’écart latéral atteint plus de 2600 mètres. USA 98 reprend un temps les commandes. La bascule à droite se fait attendre et c’est le doute dans le camp italien. Mais le delta à la dernière marque donne raison au tacticien brésilien : 29 secondes pour Luna Rossa. L’équipe de Dickson tente le tout pour le tout mais il est trop tard. Luna Rossa contrôle et signe une troisième victoire. 3-1 pour les Italiens.
 
Le match NZL 92 – ESP 97 est plus conventionnel. L’équipe de Dean Barker gagne le départ et couvre son adversaire. Malgré les nombreuses tentatives de Karol Jablonski – plus de 20 virements dans le premier près et de nombreux empannages – les Kiwis creusent l’écart à chaque marque et s’imposent de 47 secondes sur la ligne d’arrivée.

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Une première journée intense …

Challenge Twelve
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Duels au soleil
 C’est au prix de convoyages longs et fastidieux dans des vents soufflant à plus de 35 nœuds que les vénérables et pourtant toujours aussi contemporains voiliers de la classe des 12 mètre ont pu rejoindre hier, et parfois même ce matin seulement, Porquerolles et la rade de Hyères. Mais le grand soleil et le ciel d’azur qui les attendaient ce matin ne faisaient qu’exacerber davantage encore l’envie des marins d’en découdre. Championnat du Monde à Cannes en septembre, célébrations de Valence en juin…2007 est une année qui relève du sacré pour ces voiliers historiques merveilleusement rénovés de la Coupe de l’America, et de Challenge 12 de Willian Borel à South Australia skippé par Lionel Péan, sans oublier Ikra et son skipper Oliver de Rosny, ou Sovereign à Jacques Fauroux… tous trépigna  ient à l’idée de comparer et de jauger sur l’eau la justesse des optimisations entreprises cet hiver. Le départ donné en milieu de journée donnait la tonalité  et la coloration des joutes à venir ; William Borel et Lionel Péan se disputaient dès l’avant départ la gauche donnée gagnante du plan d’eau. Tout au long du bord de près vers Port Cros, le superbe Challenge Twelve argenté tentait de se dégager pour trouver du vent frais en limite de cadre. La descente au portant, dans un vent légèrement faiblissant mettait à l’épreuve l’expertise des régleurs à donner aux spis de capelage toute leur puissance. Les cellules arrière cogitaient ferme entre désir de garder, qui la pression sur le voilier rattrapé, qui l’avantage du vent frais en préservant systématiquement le  bord rapprochant…A l’évidence, un charmant parfum de la Coupe de l’America planait entre Hyères et Porquerolles. Avec trois manches validées à leur actif, les skippers rayonnaient ce soir de satisfaction. Les hommes de William Borel, heureux de leurs trois bons départs, se déclaraient heureux d’un bilan très régulier avec trois secondes places. « Malgré nos voiles de 2005, nous n’avons rien lâché à South Australia » explique Louis Heckly, N°1 du bord. « Nos départs ont été excellents et pour notre première sortie en course, la coordination du bord est allée en s’améliorant au fil des bords. En dessous de 10 nœuds, notre vitesse sous spi est très intéressante. » Même tonalité chez Lionel Péan. A la barre d’un South Australia quasiment remis à neuf, il a toute la journée cherché le contact avec Challenge Twelve et a pris énormément de plaisir à régater bord à bord dans du vent établi. « Nous déplorons juste quelques petits soucis mécaniques dus à la jeunesse de certaines pièces du bateau » raconte Péan. « Notre cure hivernale a porté ses fruits et nous avons très bien entamé aujourd’hui notre montée en puissance dans la perspective des championnats du monde de Cannes. Notre nouvelle quille va demander beaucoup de tests et de prise en main. Mais nos performances du jour face à Challenge Twelve laissent augurer de belles choses, dès demain peut-être. »

La surprise Ikra
Tout juste sortie d’une lourde réhabilitation hivernale, l’historique (fondateur de la Nioulargue) Ikra est arrivé aujourd’hui à Porquerolles, à temps pour s’essayer sur les deux dernières manches du jour. La liste de ses rénovations serait fastidieuse mais la beauté épurée de son nouveau pont fait l’unanimité sur les pontons Porquerollais. Son nouveau cockpit, plus spacieux, accueille désormais deux moulins à café tout carbone. Quant à sa mâture et à son gréement, ils sont tout simplement flambant neufs. Cette importante refonte a aussi permis une nouvelle répartition des poids plus en rapport avec ce nouveau gréement. L’ensemble de ces impressionnants travaux est à mettre au crédit du chantier Tréhart d’Antibes, d’où sort également South Australia.

Aller vite ne suffit pas…
La vitesse n’est évidemment pas le critère déterminant pour virer ce soir en tête des classements de la première journée de Porquerolles. Les grands ORC 1 en ont fait la démonstration cet après-midi. Adrenaline 4, le Sydney 46 de Gilles Engel a, tout l’après-midi, tenu la dragée haute à un autre habitué de la semaine de Porquerolles, Follow Me (IMX 45 d’Alexandre Korniloff. Mais le comptage subtil des points en intégrant les handicaps propres à chaque voilier relègue ce soir le voilier Toulonnais à la 5ème place du général, alors que le régulier Paul Nicolai place son Dufour 44 « Fauve » sur la plus haute marche du podium. En ORC 2, Magic Simca signe une victoire de manche et une seconde place, en alternance avec le Celinou de Hervé Peduzzi. Domination sans partage en ORC 3 des First 36,7 dans la second  e manche du jour, qui ne laissent à l’armada des A 35 que la troisième place de Tchin Tchin  de Jean Claude Bertrand. « Feeling Good » (First 36,7) de Daniel Lévy avec une victoire de manche et deux accessits pointe ce soir en haut du classement.

Course 1
Classement provisoire 12 m JI
 1 – SOUTH AUSTRALIA / Péan Lionel
 2 – CHALLENGE TWELVE / Borel William
 3 – SOVEREIGN / Fauroux Jacques
 DNC  – IKRA / De Rosny Olivier
 DNC – EMILIA / Gastaldi Riccardo

Classement provisoire ORC 1
 1 – FAUVE / Nicolai Paul / Dufour 44
 2 – SHAMBHALA / Dupeyron Frederic / X 43
 3 – FOLLOW ME / Korniloff Alexandre / IMX 45
 4 – LADY FIRST 2 / Dreau Jean-Pierre / Grand Soleil 50
 5 – ADRENALINE 4 / Engel Gilles / Sydney 46M

Classement provisoire ORC 2
 1 – MAGIC SIMCA / Lavaysse Laurent / IMX 40
 2 – CELINOU / Peduzzi Hervé / First 40.7
 3 – GERANIUM KILLER / Metenier Charles / A 40
 4 – LOVIN’IT / Ginoux Yves / First 40.7
 5 – SAYANN 2 / Baillie Cyril / First 40.7

Classement provisoire ORC 3
 1 – GLEN ELLEN / Oddou Philippe / IMX 38
 2 – WILLIAM B / Bassani Cesare / A 35
 3 – TCHIN TCHIN / Bertrand Jean-Claude / A 35
 4 – FEELING GOOD / Levy Daniel / First 36.7
 5 – ALTHINIMAX / De Passemar Xavier / J 109
 
Course 2
Classement provisoire 12 m JI
 1 – SOUTH AUSTRALIA / Péan Lionel
 2 – CHALLENGE TWELVE / Borel William
 3 – SOVEREIGN / Fauroux Jacques
 4  – IKRA / De Rosny Olivier
 DNC – EMILIA / Gastaldi Riccardo

Classement provisoire ORC 1
 1 – FAUVE / Nicolai Paul / Dufour 44
 2 – FOLLOW ME / Korniloff Alexandre / IMX 45
 3 – LADY FIRST 2 / Dreau Jean-Pierre / Grand Soleil 50
 4 – SHAMBHALA / Dupeyron Frederic / X 43
 5 – ADRENALINE 4 / Engel Gilles / Sydney 46M

Classement provisoire ORC 2
 1 – CELINOU / Peduzzi Hervé / First 40.7
 2 – MAGIC SIMCA / Lavaysse Laurent / IMX 40
 3 – GERANIUM KILLER / Metenier Charles / A 40
 4 – CACHOU III / Curnillon Guy / Grand Soleil 40
 5 – TUAMATA / Lovy Robert / Grand Soleil 40

Classement provisoire ORC 3
 1 – FEELING GOOD / Levy Daniel / First 36.7
 2 – IGUANA SUN / Massot Dominique / First 36.7
 3 – TCHIN TCHIN / Bertrand Jean-Claude / A 35
 4 – VITAMINE / Naulin Vincent / First 36.7
 5 – ALCIDIA / Nicolas Guy / Firts 36.7

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