Le parcours entre l’Aber-Wrac’h et la côte sud de l’Angleterre, aller-retour sans escale, est revenu à celui des premières éditions : le point de contournement sera le brise-lames de Plymouth. Cela facilitera le pointage sur place car ces dernières années, l’équipage de la vedette à proximité du phare d’Eddystone devait parfois attendre sur une mer formée les concurrents. Cette course en double sur 200 milles amène à passer une première nuit sur l’eau, voire une seconde bien entamée.
VDH, Chabaud
Fidèle à la course, l’Ecole Navale sera une fois de plus représentée par trois Sun Fast 32 GTE. Jean-François Caraës (Calypso III), créateur de la Transmanche en 1985, sera présent cette année encore. Tangi Mahé, vainqueur l’an dernier en "Course", viendra remettre son titre en jeu. Quelques habitués, comme François Meunier ("Ouanalao Blues"), Nicolas Le Trocquer ("Aquarius 2"), viendront se faire plaisir. Jean-Luc Van den Heede ("Célérant"), après un Tresco Trophée écourté pour cause de barre cassée, s’offrira lui aussi un aller-retour. Quant à Catherine Chabaud, elle signera son grand retour dans les Abers : il y a une douzaine d’années, elle y avait pris le départ du Mini-Fastnet.
Troussel, Morvan, de Broc
Cette année, Jacques Caraës, directeur sportif de la Solitaire Afflelou – Le Figaro, a inscrit la course comme épreuve de qualification pour les nouveaux participants. Sur les quatorze Figaro Bénéteau 2 attendus à ce jour, plusieurs sont dans ce cas, et embarqueront en solitaire afin de se mettre dans la même configuration. Des skippers confirmés se joindront à la flotte comme Gildas Morvan ("Cercle Vert"), Nicolas Troussel (Financo"), Bertrand de Broc ("Les Mousquetaires"). Le Britannique James Bird, apportera la couleur internationale à l’épreuve.
Daniel Dagorn
A l’assaut du “Channel”
La rentrée des monos 60′
La confrontation de quatre nouveaux monocoques Open face à une armada éprouvée et optimisée à souhait est très attendue. Jérémie Beyou (Delta Dore) et Vincent Riou (PRB) pourront apprécier de visu le potentiel de leurs nouveaux plans Farr qui n´avaient pu s´exprimer lors de la dernière Route du Rhum. Dominique Wavre (Temenos) , cinquième de cette transat en solitaire, a eu tout l´hiver pour prendre en main son dessin de Owen Clarke. Quant à Yann Eliès (Generali) , son bateau conçu par le Groupe Finot marque le retour sur l´avant scène du cabinet architectural qui a remporté les quatre dernières éditions du Vendée Globe. Face à ces nouveautés, Jean Le Cam (VM Matériaux) fait figure de référent surtout que l´équipe technique du skipper a profondément revu sa copie cet hiver pour optimiser encore ce plan Lombard, second du Vendée Globe et de la Route du Rhum. Fort de sa victoire éclatante lors de la Velux 5 Oceans, Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) change de monture avec l´ex-Virbac Paperc de Jean-Pierre Dick, le premier plan Farr conçu en 2003. De leurs côtés, Arnaud Boissière (Akena Vérandas) , Dee Caffari (Aviva), Samantha Davies (Roxy) , Jonny Malbon (Artemis) et Alexandre Toulorge (Maisonneuve) prendront en main leur monocoque de 60 pieds pour leur première course en tant que skipper sur le circuit Imoca. Tous les bateaux sont attendus dans le port de Calais par les organisateurs (CCI de Calais / Royale) pour le mardi 29 mai.
La Chronique quotidienne de Roland Jourdain
Quatre nouveaux bateaux n´ont pu être prêts à temps pour le départ de la Calais Round Britain Race pour cause de chantier hivernal, de délai de fabrication ou de convoyage : Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac) est encore en mer de retour de Nouvelle Zélande avec son plan Farr, Michel Desjoyeaux (Foncia) met la dernière main à son dessin Farr chez CDK Technologies, Marc Guillemot (Safran) peaufine la construction du nouveau VPLP & Verdier à Arcachon chez Thierry Eluère et Roland Jourdain (Veolia) achève les travaux de remise à niveau de son monocoque à Concarneau. Mais le vainqueur de la dernière édition de ce tour des îles britanniques (2005) sera présent au départ et à l´arrivée à Calais et surtout, apportera son éclairage sur ce parcours et sur les forces en présence à l´occasion d´une chronique quotidienne, tous les matins sur le site Internet de la course Roland Jourdain revient sur cette course, devenue une classique du circuit Imoca, qui ouvre cette saison axée sur les épreuves en équipage (Calais Round Britain Race, Record SNSM) et en double (Rolex Fastnet Race, Barcelona World Race, Transat Jacques Vabre).
« Au vu du plateau de cette troisième édition de la Calais Round Britain Race, il va y avoir une belle bagarre ! Avec cinq équipiers à bord, le format est parfaitement adapté à ces bateaux et à ce tour des îles britanniques avec deux hommes sur le pont et un navigateur hors quart. C´est un rythme assez soutenu parce qu´il y a beaucoup de manœuvres et de changements de voile. Et avec quatre nouveaux monocoques Imoca, il sera très intéressant de suivre ces bateaux qui sont désormais au point face à des valeurs sûres du circuit. Le parcours est très particulier et original au sein du circuit Imoca : c´est le mariage de la course au large et de la régate côtière, un peu comme une Solitaire du Figaro. Avec des passages névralgiques aux pointes et aux caps. Il y a aussi cette nouveauté intéressante de pouvoir choisir le sens du tour des îles britanniques avant le départ… Jusqu´à présent, c´était dans le sens des aiguilles d´une montre avec donc un « démanchage » capital qui prend en compte les courants de marée, le trafic maritime, les spécificités climatiques des côtes anglaises. Puis une mer d´Irlande à traverser qui a provoqué la dernière fois, un regroupement général au large de l´Eire alors que la fois précédente, il y a eu un nouveau départ au large de l´île de Saint Kilda. Monter jusqu´à 61° Nord est aussi un moment particulier puisque même au Vendée Globe, les bateaux ne vont pas aussi haut en latitude. Enfin, la dernière partie en mer du Nord se déroule sur un plan d´eau plus aplati mais tout aussi technique avec les plateformes de forage et les cargos, sans compter le final dans le Pas de Calais qui peut encore redistribuer les cartes. C´est d´ailleurs l´une des spécificités de cette course : il y a tellement de passages à niveau que la flotte se regroupe plusieurs fois à différents stades du parcours, ce qui relance la compétition jusqu´à l´arrivée à Calais. Il y a aussi une grande satisfaction à admirer des paysages superbes, le long des côtes irlandaises, au milieu des îles des Shetlands, des coins où les équipages n´ont pas souvent l´occasion d´aller naviguer. Et personne n´est à l´abri d´encaisser un gros coup de vent comme la dernière fois avec 50 nœuds de brise au Nord de l´Ecosse ! Le temps change très rapidement sur ces 1 850 milles ce qui permet d´aborder toutes les variétés de la course au large… »
Le plateau au 25 mai 2007
Jérémie Beyou – DELTA DORE (plan Farr 2006)
Arnaud Boissières – AKENA VERANDAS (plan Groupe Finot 1998)
Dee Caffari – AVIVA (plan Groupe Finot 1998)
Samatha Davies – ROXY (plan Groupe Finot 2000)
Yann Eliès – GENERALI (plan Groupe Finot 2006)
Jean Le Cam – VM MATERIAUX (plan Lombard 2004)
Jonny Malbon – ARTEMIS OCEAN RACING (plan Owen Clarke 2002)
Vincent Riou – PRB (plan Farr 2006)
Bernard Stamm – CHEMINEES POUJOULAT (plan Farr 2003)
Alexandre Toulorge – MAISONNEUVE (plan Lavranos 2005)
Dominique Wavre – TEMENOS II (plan Owen Clarke 2006)
Source Calais Round Britain Race
Jean Stalaven, le retour
On connaissait l’histoire de "A Capella", petit trimaran jaune qui ne voulait pas mourir, que son skipper, Charlie Capelle, a sauvé à maintes reprises d’une fin certaine. Voici maintenant la saga du "Jean Stalaven", trimaran de 50 pieds perdu lors du Rhum 2006, le jour des 41 ans de son skipper. Un crève-cœur pour le Costarmoricain Pascal Quintin qui avait consacré quelque 7.000 heures de travail à sa construction. "Ce bateau fait partie de moi-même".
Le 2 mai le téléphone sonne…
Récupéré par un cargo ukrainien, Quintin avait dû abondonner son "bébé" dans l’Atlantique. Et l’Atlantique, c’est grand. Très grand pour un petit multicoque de 15,24 mètres retourné. Les chances de le retrouver étaient minces. Quintin, qui vivait mal la perte de son bateau, le savait mais il voulait encore y croire. Puis voilà qu’un beau matin, le 2 mai, son téléphone sonne : le skipper apprend que son "Jean Stalaven" a été repéré non loin des Açores. Neuf jours, plus tard, la confirmation tombe : Quintin et son équipe se rendent alors illico preso aux Açores. "Le 17, on a commencé à quadriller une zone de recherche équivalente à la distance entre Bréhat et Saint-Malo", raconte-t-il.
Les remorques cassent
Le vendredi 18 mai, à 13 h 58, Pascal Quintin prend son téléphone Iridium et annonce la bonne nouvelle aux copains restés à Plérin : " Le Stalaven a été retrouvé par 42° nord – 24.29° ouest". Autre bonne nouvelle : la plate-forme n’a pas trop souffert : "Il n’y a plus de mât, ni de bôme, ni de voiles, mais la coque est en bon état". Le remorquage en direction de Horta, île de Faïal, par un bateau de pêche, peut commencer. Lentement, à 1, voire 2 nœuds, car le multicoqe est toujours à l’envers. Dans une mer formée, un vent de 20-25 nœuds, les remorques cassent à deux reprises. Il a même fallu cinq longues heures pour en repasser une. "Cela a dû casser 4 ou 5 fois car la mer est très mauvaise. Actuellement (ndlr : hier à 15 h), nous sommes à 40 milles et on avance à 2 nœuds. Je ne sais pas quand nous serons à l’abri aux Açores mais le plus vite sera le mieux. C’est fantastique de l’avoir retrouvé".
Pascal Quintin revit.
P.E
RETOUR EN BRETAGNE. Joint hier sur son téléphone Iridium, Pascal Quintin n’a pas encore pris de décision pour le retour de son trimaran en Bretagne : "Une fois aux Açores, on mettre le bateau dans un coin sûr. Il faudra trouver une grue pour le remettre à l’endroit. Ensuite, il convient d’étudier toutes les solutions : soit on le met sur le pont d’un cargo, soit on tente d’acheminer un nouveau mât, une nouvelle bôme et des voiles aux Açores. Cela dépendra aussi des finances".
Groupama 3 poursuit sa quête
Vainqueur de l’AS Lease Challenge le week-end dernier à la barre de Groupama 2 – le petit frère de 60 pieds-, le skipper aixois enchaîne brillamment les navigations à un rythme soutenu qui semble parfaitement lui convenir. Dès aujourd’hui – mercredi 23 mai – et ce jusqu’au 8 juin, Franck et ses neuf équipiers sont en stand by en Floride, prêts à s’attaquer au chrono de Steve Fossett entre Miami et New York. Un sprint de près de 1 000 milles détenu par l’américain, à bord de son maxi catamaran Playstation, depuis 2001. Temps à battre : 2 jours 5 heures 54 minutes et 42 secondes.
Un peu de météo
La « bonne fenêtre météo» expliquée par Jean-Yves Bernot, routeur de Groupama 3
« Dans ce record entre Miami et New York, la partie la plus délicate reste le départ de Floride. En effet, Miami se situe en bordure d’alizés et c’est donc un flux de Nord-Est (du vent de face) qui souffle le plus souvent au large de la ville. Lorsque ce flux rencontre le Gulf Stream, cela génère une mer peu agréable. Du coup, pour partir dans des conditions optimales, nous cherchons un vent plus favorable qui viendrait du Sud-Ouest. Une situation qui peut se produire temporairement avec l’arrivée d’une petite dépression venant du Sud. Et c’est précisément ce que nous attendons pour l’instant ! De plus, une dorsale anticyclonique s’étend au niveau des Bahamas. Nous cherchons à ce qu’elle soit la plus petite possible, de façon à ne pas subir trop de calmes durant les premières heures de course. Hors, en ce moment, cette dorsale est assez grosse… Ce qui justifie pour l’heure notre code rouge.»
Un peu d’histoire
Créé par Bruno Peyron à l’occasion de sa tournée promotionnelle en vue de la course The Race 2000, ce parcours le long de la côte Est des Etats-Unis bénéficie du courant porteur du Gulf Stream. Il est détenu depuis 2001 par l’américain Steve Fossett.
A l’époque de la navigation commerciale en Atlantique, la Vuelta des Portugais et des Espagnols qui venaient piller les richesses de l’Amérique du Sud, traçait une route par les Canaries puis les alizés pour l’aller, par les Bermudes et les Açores pour le retour. Au 18ème siècle, les trafiquants de « bois d’ébène » pratiquaient la Triangulaire entre les ports de France, les côtes occidentales de l’Afrique et les Antilles. Ce parcours historique permettait d’optimiser les routes pour bénéficier au maximum des vents portants pour joindre Europe et Amérique. Avec au programme sur l’Atlantique, le record de la Route de la Découverte de Christophe Colomb et celui de la transatlantique Nord entre New York et le cap Lizard, il s’avérait logique d’établir un parcours faisant la jonction entre le port des Bahamas et les tours de Manhattan. Bruno Peyron est ainsi à l’origine de ce sprint de 947 milles entre Miami et New York lorsqu’il enchaîna les records dans le Pacifique et en Atlantique, en vue de promouvoir la course du Millénaire, The Race 2000. Avec l’Américain Cam Lewis comme co-skipper, le Baulois incita le WSSRC à reconnaître ce nouveau parcours qui a en sus, l’avantage de se dérouler entre 20 et 200 milles des côtes américaines.
Le premier temps de référence établi le fut donc par Explorer en mai 1999, puis il fut amélioré en 2001 par Steve Fossett sur PlayStation à une vitesse moyenne de 17,57 nœuds. Aucune tentative en équipage n’a été effectuée depuis cette date.
Source Groupama
Choc Luna Rossa – Team New Zealand en finale !
Au passage, cet ultime match a offert des images inédites des bateaux ferraillant dans la baie de Valencia : cockpits transformés en baignoire à chaque coup de gite, régleurs sous le vent barbotant dans leur baquet, équipiers espagnols armés de seaux pour écoper les paquets de mer.. A l’avant, les soutes se sont transformées en cavernes ruisselantes, tandis qu’un équipier néo-zélandais se blessait au doigt.
L’aptitude des équipages à bien manouvrer dans la brise mais aussi la fiabilité du matériel auraient pu influencer le dénouement de ce match. Mais il n’en fut rien. La supériorité de Barker au départ, l’aisance du Class America néo-zélandais dans ces conditions, associés à une bonne tactique de Terry Hutchinson, Ray Davies et Kevin Hall, ont été le juge de paix.
Match 7 -Emirates Team New Zealand bat le Desafío Español 2007 Delta 1:18
C’est un leitmotiv dans ces demi-finales : les victoires se jouent dans le pré-départ grâce à la capacité des barreurs à neutraliser très tôt leur adversaire. Aujourd’hui, c’est Dean Barker qui a contrôlé cette phase du jeu. A une minute du coup de canon, le barreur de NZL 92 réussit à pousser ESP 97 hors du cadre, puis se place tranquillement devant son étrave pour couper la ligne avec plus de deux longueurs de marge. A l’aise dans les conditions ventées rencontrées cet hiver lors de leurs entraînements à Auckland, les Néo-zélandais se contentent de faire fructifier leur avance et de couvrir le moindre mouvement de leur rival, au moins dans le premier louvoyage. Les deux longueurs de bonu s se transforment vite en centaines de mètres et les 38 secondes à la bouée au vent vont passer à 1:38 sur la ligne d’arrivée. La victoire d’Emirates Team New Zealand est sans appel. Les hommes de Grant Dalton ont rempli une partie de leur contrat. Dès le 1er juin, ils seront opposés aux excellents Italiens de Luna Rossa dans la finale de la Louis Vuitton Cup.
Au moment de franchir la ligne d’arrivée, les équipiers du Desafío vont se féliciter malgré la déception. Karol Jablonski, Luis Doreste, John Cutler et consorts réalisent une performance jamais égalée par un syndicat espagnol en quatre tentatives : atteindre les demi-finales de la Louis Vuitton Cup. Ils quittent la compétition la tête haute après avoir infligé deux défaites au favori kiwi. Leur excellente prestation crée un précédent dans l’histoire de la Coupe et tout porte à croire qu’ils seront de retour dès la 33e édition.
Source ACM
Pas de régate aujourd’hui…
Depuis hier soir, un vent de nord-est supérieur à 20 nœuds s’est levé sur la région de Valencia. Ce mardi matin, vers 10h30, le Comité de Course a dans un premier temps envoyé le pavillon ‘aperçu’ pour retarder la sortie des bateaux, alors que les bouées météo relevaient des rafales à plus de 27 nœuds et des creux de deux mètres sur le plan d’eau. Deux heures plus tard, le pavillon ‘alpha’ était à son tour hissé, indiquant le report du match à une date ultérieure.
Emirates Team New Zealand devrait donc rencontrer le Desafío Español 2007 demain, dans des conditions météo plus clémentes pour tenter de se qualifier en finale. Les Kiwis mènent actuellement 4-2 et n’ont besoin que d’une seule victoire pour accéder à la dernière étape des éliminatoires. Face à eux, les Espagnols doivent remporter les trois prochains matches pour rester en course dans la Louis Vuitton Cup.
D’après les prévisions météo pour mercredi, le vent devrait se calmer, mais la mer restera assez formée.
Luna Rossa Challenge attend toujours de connaître le nom de son adversaire pour la finale. Rappelons que le challenger italien s’est qualifié dimanche après une cinquième et dernière victoire face à BMW ORACLE Racing, sur un score de 5-1.
La finale de la Louis Vuitton Cup débutera le 1er juin prochain.
La prochaine ambition de China Team…
Lors de la conférence de presse donnée à Pékin la semaine dernière, Wang Chao Yong a annoncé que votre objectif était de monter une équipe plus forte de milieu de tableau avec un budget de l’ordre de 50 à 80 millions d’euros pour la 33ème édition et capable d’atteindre les demi-finales pour la 34ème édition. Comment allez-vous procéder maintenant ?
Xavier de Lesquen : C’est effectivement l’objectif que l’on se fixe. La participation de China Team à l’AC32 est une aventure extraordinaire, avec le but maintenant atteint de créer l’équipe chinoise et de la médiatiser à travers le monde et surtout en Chine. Aujourd’hui, vient le temps des ambitions sportives, ce qui passe par un budget plus important mais aussi par une organisation différente, le renforcement de l’équipe grâce à des recrutements, le développement d’un important programme d’activités en Chine avec l’établissement d’une base pour faire naviguer les Class America et le renforcement des partenariats médiatiques.
Quelles échéances vous donnez-vous pour réunir ce budget ?
Elle dépend en partie de la date et du format de la prochaine Coupe. Mais également de notre propre calendrier. Une étape importante sera l’événement que nous organisons à Qingdao en octobre 2007, avec Longtze et le Class America d’une seconde équipe invitée. Ce sera la première navigation de Class America en Chine, sur le site de la Marina Olympique. Cela va être une fête énorme, avec un show télévisuel relayé dans toute la Chine et une compétition de Match Racing sur les Longtze Premier, des quillards sportifs produits en Chine. On veut annoncer à cette occasion l’organisation de la prochaine campagne, avec les partenaires actuels du China Team et de nouveaux sponsors pour la prochaine édition.
Et si vous ne le réunissez pas, êtes-vous prêt à vous lancer pour la quatrième fois dans la Coupe avec le plus petit budget et des résultats sportifs minimums ?
On va réussir. C’est le sens de l’histoire. La Chine sera forte dans l’America’s Cup et plus rapidement qu’on le pense.
Avez-vous pour idée de continuer sur un modèle d’équipe sino-occidentale, pour ne pas dire franco-chinoise, ou allez vous devenir une équipe essentiellement chinoise avec une minorité occidentale ?
Nous sommes China Team, une équipe d’hommes et de femmes qui représentent la Chine dans l’America’s Cup. Il n’y a pas une ou deux ou trois composantes dans l’équipe mais un groupe uni dans l’effort. Nous aurons de plus en plus d’équipiers chinois parce que la voile chinoise monte en puissance et qu’elle va constituer un vivier important. C’est déjà extraordinaire d’avoir eu au total 7 marins chinois qui ont navigué en régate. Rarement un groupe aussi important de jeunes navigateurs sans expérience de la Coupe a eu cette opportunité. Cela semblait un pari impossible il y a 3 ans. Aujourd’hui, nous sommes admiratifs des progrès accomplis par les individus. Pour revenir aux fondamentaux, créer une équipe plus forte impose de recruter les individus pour leurs qualités techniques et humaines. C’est une exigence qui va peser sur tous, quelle que soit leur nationalité, française, chinoise ou autres.
Allez-vous baser dorénavant vos activités en Chine ? ACM semble avoir annoncé que si la Chine participait à la prochaine Coupe, un Act y serait organisé. Confirmez-vous cette information ?
C’est un objectif majeur de développer nos activités en Chine. L’un des enseignements de cette première participation est l’intérêt du public, des sponsors et des medias pour nos activités et en particulier lorsqu’elles se déroulent en Chine. Dès lors, nous allons développer une pratique régulière de la voile de compétition en Chine sur Class America ou d’autres bateaux. Par ailleurs, nous allons faire en sorte qu’il y ait un événement majeur sur Class America par an en Chine. Le premier est l’événement de Qingdao en octobre prochain.
La 32ème Coupe est sportivement finie pour vous. Mais la compétition continue. Que pensez-vous de cette édition ? Etes-vous d’accord avec ceux qui demandent dorénavant une limitation des coûts ?
Je pense que cette édition marquera l’histoire de l’America’s Cup. Je ne reviens pas sur la première participation chinoise mais l’arrivée de la Coupe en Europe, le nouveau format annuel, le site de Valencia, l’ampleur de l’organisation, la qualité des régates… et aussi le déroulement de la compétition car nous ne sommes pas au bout de nos surprises, tout cela va participer au caractère historique de cette édition ! La limitation des coûts est un enjeu majeur. Nous sommes totalement en faveur d’une politique drastique.
Cap sur Medemblick
En 470 hommes, la pression est sensiblement retombée depuis la Semaine Olympique Française, sélective pour Qingdao, mais ce n’est pas pour autant que les Français arrivent en sifflotant. Ainsi, Nicolas Charbonnier et Olivier Bausset sont remontés comme des horloges après une SOF qui leur a échappé d’un cheveu suite à une décision de jury contestée. Les sudistes ont depuis survolé la Cascais International Regatta, épreuve d’entraînement de haut niveau, et prennent la deuxième place du classement ISAF. Les champions d’Europe en titre Benjamin et Romain Bonnaud sont eux aussi de la partie. Medemblick sera également l’occasion pour Guillaume Florent de renouer avec la régate en Finn après de longs mois passés à Valence auprès du China Team. Il est vice champion d’Europe en titre de la discipline. Enfin, pour la première fois depuis la préolympique de 2006, les deux français médaillés à Athènes régateront de concert. La championne olympique Faustine Merret en planche à voile remet le couvert après un retour remarqué à Hyères alors que Xavier Rohart et Pascal Rambeau, médaillés de bronze, inscrivent cette semaine hollandaise dans leur cycle d’entraînement. Comme toutes les eurolymps, la « Breitling » s’achèvera dimanche par les intenses medal races.
Interview de Xavier Rohart
« Nous allons vérifier tous les nouveaux paramètres sur lesquels nous avons travaillé, et essentiellement sur le vent fort ; ça va être technique, très physique, nous devrons surtout maîtriser le bateau. Il y aura donc une grosse prise de risque à gérer, entre attaquer et défendre, dans des conditions météo assez dures. Et comme on pense qu’à Cascais, le vent sera fort, on va tester notre capacité de réactions dans ce type de conditions ! »
Source FFVoile – AM Vola
Un blog unique traitant de la mer.
"Chaque jour apporte son lot de surprises. C’est donc chose faite avec la naissance de vivrelamer, le blog qui s’adresse à tous les amoureux de la mer et du bord de mer.
Nous vous invitons à vous y exprimer sur tout (ou presque !) ce qui à trait à la mer en général mais aussi sur des sujets en prise directe avec les catégories sur lesquelles vous pouvez commenter ou réagir.
Lecteurs, rédacteurs de vivrelamer, soyez les bienvenus et vivez pleinement cette aventure qui est aussi la vôtre !!"
Voici le message de l’équipe TBS qui voit aujourd’hui avec enthousiasme s’ouvrir ce nouveau blog collaboratif destiné à entretenir encore un peu plus la passion commune qu’elle partage avec tous les amoureux de l’élément liquide, quelles que soient les pratiques.
Les thèmes proposés témoignent de cette ouverture à toutes les passions maritimes puisque l’on découvre des rubriques aussi diverses que "Histoire", "Environnement", "Gastronomie", "Compétition" bien sûr, "Art", "Balades & Loisirs", "Images & Sons" ainsi que des vidéos et bien entendu "Mode & Vêtements".
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