Accueil Blog Page 1798

Deux tentatives de records en vue pour Joyon

IDEC
DR

Premier test à Douarnenez
 C’est donc à un rythme soutenu que Francis Joyon poursuit la prise en main de son prototype géant. IDEC faisait le week-end dernier à Douarnenez sa première sortie dans un cadre dédié à la compétition. La journée du vendredi, ventée à souhait, était l’occasion pour Francis et ses quatre hommes d’équipage de tester, sous pression, la manoeuvrabilité et la réactivité du trimaran. Empannages et virements de bord se sont ainsi multipliés sans anicroche aucune et le cockpit du maxi-trimaran, bien que pensé pour un homme seul, s’est révélé parfaitement convivial pour les Billy Besson, Christophe Houdet, Romuald Favreau et autre Christophe Cudennec. « Le bateau, et ce n’est pas une surprise, reste difficile à manœuvrer pour un homme seul » témoigne Francis, « L’envoi de la grand voile met déjà 4 hommes fortement à contribution. Le contexte de Douarnenez était cependant particulier car il nous fallait multiplier les manoeuvres et IDEC n’a pas été conçu dans cet esprit là. » Le plan Irens-Cabaret est avant tout un dévoreur d’espace et les premières sensations offertes à son skipper le confirment ; « IDEC est bien équilibré, raide certes mais qui ne « lève pas la patte » de manière intempestive » poursuit Francis en faisant ainsi allusion à la propension des trimarans modernes à monter très tôt sur un flotteur, situation délicate à gérer sur le long terme pour un solitaire. S’il est un peu tôt pour parler de performances, tout l’équipage présent à Douarnenez s’est déclaré impressionné par la facilité du géant à accélérer et à trouver de la vitesse, y compris dans le petit temps rencontré lors du convoyage retour vers la Trinité, « où dans 7 à 8 noeuds de vent, nous doublions sans problème la vitesse du vent ».

Deux nouveaux safrans pour IDEC
 Une phase importante débute cette semaine pour IDEC qui se verra doté de deux petits safrans de flotteurs : « Tout fonctionne à bord pour le solo mais nous poursuivons la validation de chaque poste » explique Francis. « Nous attendons de ces petits safrans qu’ils nous aident à reculer le moment du décrochage du safran principal à haute vitesse. Ces petits safrans sont pour nous une base de réflexion quant au profil et à la taille définitive dont nous aurons besoin. »

 A l’issue d’une grosse semaine de travaux, Joyon se verrait bien partir immédiatement en solitaire. Direction l’île de Wight et le Solent, « Un endroit mythique que j’aime bien et qui m’avait réussi il y a près de 20 ans à l’époque de mon trimaran « Paragon ». Une tentative contre le record de la traversée de la Manche pourrait ensuite venir conclure un été décidément bien rempli.

- Publicité -

En route vers la Méditerranée …

Tour de France à la Voile 2006
DR

Après 20 jours de course, 700 milles parcourus et 7 étapes sur les littoraux français, les Mumm 30 prendront demain la route vers Saint-Cyprien. Le tenant du titre Ile de France (Victor Lanier, Nicolas Pauchet) s’offre la pôle position pour son départ en Méditerranée, avant la dernière ligne droite. Jimmy Pahun, manager de l’équipe, perçoit toute la « symbolique de ce spi rouge sur le Tour de France à la Voile ». C’est en effet la première fois que l’équipage francilien quitte l’Atlantique en leader du classement général…

Rien n’est joué pourtant : lors de la précédente édition, les favoris ont dû se battre jusqu’à la dernière manche pour déterminer le classement. Les cinq premiers se tenaient alors à moins de 20 points (sur 1146 pour le premier). On retrouve actuellement la même situation avec les quatre leaders du classement général, Ile de France, Toulon Provence Méditerranée COYCHyères (Fabien Henry), Tahiti et ses Iles (Teva Plichart) et Elcimaï – Ville de Marseille (Dimitri Deruelle). Le cinquième, Côtes d’Armor (Michaël Aveline), suit de loin la bataille avec 59 points de retard sur les Marseillais. On remarque certaines tendances parmi les favoris, comme une bonne maîtrise des étapes de ralliement pour les Hyèrois, ou encore une grande aisance des Marseillais dans les vents médiums. Quant aux équipages franciliens et tahitiens, s’ils ne multiplient pas les victoires, c’est leur régularité qui leur a valu de se placer en tête de course.

Au classement amateur, Val Thorens (Lucas Millieret) tient toujours tête à Saint-Malo Purflo Team SNBSM (François Lebourdais, Pierre Hingant) depuis Talmont Saint Hilaire – Port Bourgenay en Vendée, tandis que Sylvain Chtounder (Bred) confirme sa troisième place en remportant la manche d’hier sur parcours banane.
Les trois premiers du classement étudiant sont moins groupés : ainsi Caisse d’Epargne – HEC – Ecole Navale (Hervé Gautier) garde-t-il la tête avec plus de 30 points d’avance sur Les Saisies – INSA (Sylvain Leboeuf), et près de 120 points sur Brest Grandes Ecoles ENSIETA ESC (Loïc Le Garrec).

Plus de 200 milles séparent les Mumm 30 de la ligne d’arrivée, et le Spi Rouge Tetra Pak est déjà passé par trois équipages différents ; celui du leader en amateur, le Spi Bleu Honda Civic Hybrid par cinq, tandis que le Spi Blanc 3 amis du premier en étudiant n’a été porté que par un seul bateau… combien de nouveaux prétendants se démarqueront encore avant d’arriver à Marseille ?

- Publicité -

Elodie Riou au départ de la Transgascogne

Elodie Riou
DR

Elodie Riou n’est pas encore au pied du mur de l’Atlantique, mais c’est une étape importante dans la saison qui se profile devant l’étrave de son KPMG : La Transgascogne, la course la plus importante de la saison, la dernière « répétition générale » avant la Transat 6.50. Une double traversée du golfe éponyme entre Port Bourgenay et Santander, avec escale dans le grand port Espagnol. « Ce sera ma première participation à la Transgascogne » commente la navigatrice « j’ai vraiment hâte d’y aller et de me livrer à fond sur l’eau !»
 
Sur les 80 engagés, une dizaine de bateaux de série peuvent prétendre réellement jouer les premiers rôles. KPMG est de ceux-là, même si Elodie Riou se sent « surtout outsider ». Pas d’appréhension particulière, même si cette zone de l’Atlantique n’est pas toujours accueillante pour les marins. « La course aux Açores l’an dernier était tout de même bien plus longue, donc non je n’ai pas de pression particulière sur le parcours. Mais disons que ce sera une belle occasion de valider encore mes choix sur le bateau préparé en configuration Transat » explique-t-elle. En outre, « le fait qu’il y ait une étape à Santander est une bonne chose, cela peut éventuellement permettre de rectifier des choses si ça ne se passe pas comme souhaité à l’aller ».
 
Le niveau sera très relevé. « Tous les meilleurs seront là », assure Elodie. Pour preuve les quatre derniers vainqueurs sont Corentin Douguet, Armel Tripon, Yves Le Blevec et Lionel Lemonchois. Autrement dit les deux derniers vainqueurs de la Transat 6.50 et deux détenteurs du Trophée Jules Verne autour du monde, doublé du recordman de la dernière Route du Rhum pour Lionel Lemonchois…
 
Ce sera donc aussi l’occasion de jauger les adversaires, tout en mettant à profit le travail commencé avec son coach Ronan Lafaix. « En tous cas je me sens d’attaque !» sourie Elodie, « j’ai repris confiance en moi et j’ai envie de naviguer le mieux possible avec pour ambition principale d’être dans le match.»
 
Le programme de la Transgascogne
Prologue devant Port-Bourgenay : samedi 21 juillet
Départ première étape Port-Bourgenay/Santander : dimanche 22 juillet
Départ deuxième étape Santander/Port Bourgenay : samedi 28 juillet
Premières arrivées : à partir du 30 juillet – Remise des prix : mercredi 1er août

- Publicité -

Franck Cammas s’attaque au record de l’Atlantique de Bruno Peyron

Groupama 3 pulvérise le record Miami-New York
DR

– C’est votre deuxième stand-by à New York : est-ce le bon ?
"Il va bien falloir, car c’est le dernier. Cette fois, on y va ! Les fenêtres météos ne sont pas excellentes mais on n’a pas vraiment le choix. Cette fenêtre-là, il y a un mois, on ne l’aurait pas prise car elle n’est pas très bonne : elle est juste jouable mais il est clair que ce ne sont pas les mêmes conditions que "Orange 2" en 2006".
 
– Justement, que vous annonce votre routeur côté météo ?
"Un vent de sud-ouest 20-25 nœuds pour le départ, jeudi à 0 h TU. Ensuite, on va se faire une journée ou deux en tribord amûres avec un vent de 25-28 nœuds. On touchera un anticyclone avant d’empanner pour trouver une nouvelle dépression qui, elle, va générer des vents forts : on se prépare à avoir 40-45 nœuds pendant une dizaine d’heures. Normalement, on devrait finir avec du vent soutenu jusqu’à l’arrivée. En fait, tout dépendra de l’état de la mer".
 
– Bruno Peyron a toujours qu’il était possible de descendre sous la barre des quatre jours. Qu’il y avait une marge d’une dizaine d’heures. Qu’en pensez-vous ?
"A conditions égales, oui. Lui, il avait presque tout fait sur un seul bord, sur l’orthodromie. Nous, on sait déjà qu’on n’aura pas un vent bien orienté, que l’on va devoir tirer des bords dans l’Atlantique : cela va rallonger notre route de 500, voire 600 milles. Ce qui implique d’être en permanence 2-3 nœuds plus rapide que "Orange 2" ".
 
– Lors de son record, "Orange 2" avait avalé 766 milles en 24 heures : allez-vous tenter de battre ce record-là ? Les 800 milles par exemple ?
"Oui, il n’est pas impossible qu’on pousse un bord plus longtemps pour battre ce record des 24 heures. D’ailleurs, si on veut avoir une chance de tomber le record de Bruno Peyron, il faut presque qu’on batte tous les jours ce record des 24 heures, c’est-à-dire avaler 800 milles par jour".
 
– On sait l’importance des barreurs sur ce type de record : qui avez-vous embarqué sur votre maxi-trimaran "Groupama 3" ?
"On est très bien fourni avec six barreurs attitrés sur les dix hommes d’équipage : il y a Fred Le Peutrec, Steve Ravussin, Franck Proffit, Yann Guichard, Sébastien Audigane et moi. Les autres équipiers sont Ronan Le Goff, Bruno Jeanjean, Loïc Le Mignon, Pascal Blouin".
 
Philippe Eliès
 

(1) : la Route de la Découverte entre Cadix et San Salvador (Bahamas) et Miami – New York.

- Publicité -

F18 European Championship : Citeau-Mourniac sur le podium

Citeau Mourniac
DR

5 points seulement départageaient jeudi soir les trois premiers équipages au classement général, avant l’ultime journée de vendredi. Les dernières manches de la journée ont été âprement disputées et c’est finalement la paire Heemskerk/Tentij (Nacra Pro Team) qui remporte la victoire en terminant 4ème, 3ème, 2ème et 3ème  des quatre manches disputées dans l’après-midi.

L’équipage Hollandais profite de la mauvaise journée de Styles et Crawford (Downs Sailing Club) pour empocher un nouveau résultat cette saison. De leur côté, les français du NISSAN Hobie Cat Pro Team Mourniac et Citeau montent une fois de plus sur le podium d’un grand championnat, clôturant leur épreuve par une victoire lors de la dernière manche. Constamment au contact des leaders et toujours bien placés dans le trio de tête, Franck et Jean-Christophe confirment leur rang au niveau européen.

Après 1 victoire à Texel, et 2 podiums (Eurocat et F18 European) le NISSAN Hobie Cat Pro Team poursuit sa bonne saison. Le dernier événement prévu au calendrier vous donne rendez-vous dans 15 jours pour le départ de la 7ème édition de l’Archipelago Raid du 30 juillet au 3 août 2007.

1- Misha Heemskerk and Bastiaan Tentij (Nacra Pro Team) 27 pts
2- Hugh Styles and Ryan Crawford (Downs Sailing Club) 49 pts
3- Jean-Christophe Mourniac and Franck citeau (Nissan Hobie Cat Pro Team) 53 pts

22- Arne and Joerg Gosche (Nissan Hobie Cat Pro Team) 203 pts

- Publicité -

Ile de France, premier au général

tour de France a la voile
DR

Deux nœuds de vent pour deux nœuds de courant : telle était la situation à 11 heures ce matin, alors que les Mumm 30 rejoignaient leur zone de parcours. Impossible de lancer une manche dans ces conditions, le Comité de Course attend donc jusqu’à 12h22 pour donner le départ dans sept à huit nœuds de vent. Mais déjà la difficulté se fait sentir : pour compenser le courant, le parcours est mouillé dans le 300°, alors que le vent souffle dans le 285°. Un petit parcours (1,2 mille), puisque les premiers arrivent à la bouée au vent seulement sept minutes après le départ… un peloton de tête inhabituel, composé de quatre équipages amateurs, et de deux étudiants. Ainsi voit-on Saint Malo Purflo Team SNBSM (Pierre Hingant, François Lebourdais) passer en tête devant Bred, Etamine Centrale Paris (Pierre Pennec), Ville du Port – Région Réunion (Gabriel Jean-Albert, Marc Guessard), Team Centrale Nantes EPA – SOPRA (François Lourdais) et Val Thorens (Lucas Millieret).
Le vent, déjà instable, commence alors à mollir sensiblement : ainsi les bateaux – pourtant sous spi – n’enroulent-ils la bouée sous le vent que trente minutes après la bouée au vent. Le courant, très fort dans l’estuaire de la Gironde, participe grandement à cet écart entre le temps du bord de près et de la descente sous spi. Jusque là, les bateaux régatent dans des vents toujours très légers mais gérables. Les conditions se gâtent radicalement par la suite, et de conséquentes zones de molle commencent à apparaître sur l’ensemble du plan d’eau. Bred, qui termine en tête de la manche, coupe ainsi la ligne 1h05 après avoir passé pour la seconde fois la bouée au vent ! Il finit aussi plus de neuf minutes devant le second, EIGSI – Charente Maritime (Frédéric Gauthier, Baptiste Balzeau), lui-même à seulement trois seconde de Les Saisies – INSA (Sylvain Leboeuf).

Ce dernier bord de spi a donc vu l’ascension de certains équipages, ce qui n’a pu se faire évidemment qu’au détriment d’autres… Ainsi voit-on l’équipage étudiant de VanUden VanOord finir en dixième position à l’arrivée, après avoir été pointé dans les trois derniers à chaque passage de bouée. Chez les favoris, Ile de France ne finit qu’en quinzième position, ce qui lui suffit néanmoins à prendre la première place du classement général à Toulon Provence Méditerranée – COYCHyères, qui termine la manche cinq places derrière lui. Tahiti et ses Iles (Teva Plichart) se place en huitième position, et reprend ainsi la troisième place à Elcimaï – Ville de Marseille (Dimitri Deruelle) qui termine dix-huitième. Les « pros », bien malmenés durant cette course, ont pâtit d’un excès de logique dans des conditions qui devaient beaucoup au hasard.
Dès six heures demain matin, les grues du port de Royan se mettront en branle pour porter sur leurs remorques les trente bateaux, qui rallieront Saint-Cyprien par la route mercredi.

- Publicité -

Lemonchois en multi, Le Cam en mono

Defi Douarnenez
DR

Le retour du vent
Doucement, le vent s’est levé en baie de Douarnenez et après la course du championnat multis Orma ce matin, remportée sans surprise par Groupama II, les 26 concurrents inscrits au Défi ont pu s’élancer sur les runs cet après midi. Après les conditions peu propices à la navigation d’hier, les coureurs étaient vraiment ravis de pouvoir faire de la vitesse, poussés par 15 nœuds de Sud. Ainsi, Faustine Merret, médaille d’Or en planche aux jeux d’Athènes, qui s’impatientait hier a retrouvé le sourire en consultant la météo ce matin. « Il faut que je m’occupe, je désespérais hier de ne pas pouvoir naviguer faute de vent. Avec 15 nœuds, je pense qu’on va pouvoir se faire plaisir. » Objectif atteint pour la talentueuse véliplanchiste qui en regagnant le port confiait : « à partir du moment où on plane, on est heureux. En plus il y avait du monde sur l’eau et du vent, donc, que du bonheur ! ». Les runs se sont ainsi enchaînés, Gitana 11 défendant son titre tandis que les trois autres multis en course s’efforçaient de mettre ce leader en difficulté – en vain. Gitana 11 remporte la 6e édition du Défi avec le meilleur run des 3 journées à 31,86 noeuds devant Groupama II et Banque Populaire.

En monocoque 60 pieds,VM Matériaux et Foncia ont continué leur coude à coude tout au long de la journée et c’est Jean Le Cam qui a réalisé la meilleure moyenne, tout comme l’an passé. Du côté des engins de vitesse,  le nouveau trimaran IDEC de Francis Joyon a logiquement conservé la tête du classement, ainsi que Izicat-Le Comptoir Immobilier dans la série des engins de moins de 35 pieds. Les conditions de cette année n’auront pas permis aux planches d’exprimer leur potentiel réél face aux multicoques. Dans cette catégorie, le français Gérald Pelleau l’emporte avec un run à plus de 24 noeuds devant Thierry Postec (2e). Bruno André et Jean Baptiste Daniel se partagent la troisième marche du podium, ex-aequo.


Classement final après 4 manches
1 – Groupama II – Franck Cammas – 4 pts
2 – Banque Populaire / Pascal Bidegorry – 8 pts
3 – Gitana 11 / Lionel Lemonchois – 12 pts
4 – Sopra Group / Antoine Koch – 17 pts

Les résultats du Défi Douarnenez – record Penn Ar Bed 2007 après 86 runs disputés.

Classement général du Défi :

1 – Gitana 11  (Lionel Lemonchois) en 7min 32s  (31,86 nœuds)
2 – Groupama II (Franck Cammas) en 7m 46s  (30,90 nœuds)
3 – Banque Populaire (Pascal Bidegorry) en 7m 51s  (30,57 nœuds)

Les podiums par catégorie

Multicoque 60 pieds
1 – Gitana 11  (Lionel Lemonchois) en 7min 32s  (31,86 nœuds)
2 – Groupama II (Franck Cammas) en 7m 46s  (30,90 nœuds)
3 – Banque Populaire (Pascal Bidegorry) en 7m 51s  (30,57 nœuds)

Monocoque 60 pieds
1- VM Matériaux (Jean Le Cam) en 13’02” (18,41 nœuds)
2 – Foncia (Michel Desjoyaux) en 13’54” (17,27 nds)

Engins de vitesse + 35 pieds
1 – IDEC (Francis Joyon) en 9’08” (26,28 nds)
2- OSMORE II (Guillaume Martin) en 14’36” (16,44 nds)

Engins de vitesse – 35 pieds
1 – IZICAT –Le Comptoir Immobilier (Guillaume Voizard) 14’40” (16,36 nœuds)
2 – Navi Ouest – (Hervé Duprez) en 14’41” (16,35 nds)
3 – Loisirs 3000 (maurice Gahagnon) en 14’57 (16,05 nds)

Windsurf
1 – Gérald Pelleau en 9’51” (24,37 nœuds)
2 – Thierry Postec en 10’02” (23,92 nds)
3 – Bruno ANDRE en 10’05” (23,80 nds)
3 – Jean Baptiste DANIEL en 10’05” (23,80 nds)

Kitesurf
1 – Tom Hebert en 14’57” (16,05 nœuds)

Les cinq meilleurs temps du Défi Douarnenez 2007
1 – Gitana 11 / Lionel Lemonchois (multicoque 60 pieds) 7m 32s  (31,86 nœuds)
2 – Gitana 11 / Lionel Lemonchois (multicoque 60 pieds) 7m 39s  (31,37 nœuds)
3 – Gitana 11 / Lionel Lemonchois (multicoque 60 pieds) 7m 45s  (30,97 nœuds)
4 – Groupama II – Franck Cammas (multicoque 60 pieds) 7m 46s  (30,90 nœuds)
5 – Groupama II – Franck Cammas (multicoque 60 pieds) 7m 47s  (30,84 nœuds

- Publicité -

Benoit Parnaudeau s’impose aux Sables

Parnaudeau - Caso
DR

Jolie brise de Sud-Est, mer belle, lever de soleil, trois Class’40 au coude à coude ! Quel meilleur scénario imaginer pour cette arrivée de la deuxième étape entre Madère et Les Sables d’Olonne… Cécile Poujol et Rémi Beauvais étaient encore en tête à quelques encablures de la ligne mais à l’occasion d’un petit contre-bord, ils laissaient filer Benoît Parnaudeau et Jean-Christophe Caso (Jardin Bio-Prévoir) qui étaient au final, les premiers à franchir la ligne mouillée à la bouée Nouch à 7h33, suivi à une minute et seize secondes par Merci les amis ! Et avec vingt minutes d’écart, Jean-Pierre Amblard et Louis Duc (Azawakh III) coupaient eux aussi la ligne ! Après 1 110 milles dont plus de cinq jours de louvoyage le long des côtes portugaises, après des options qui ont créé des décalages latéraux importants, c’est donc groupés et à vue que ces trois équipages en ont fini !
 
Un général très incertain
Et si Benoît Parnaudeau est assuré de conserver sa deuxième place au classement général, il peut espérer monter encore une marche sur le podium : Yvan Noblet (Appart City) était pointé à plus de soixante milles de Port Olonna ce qui ne lui laisse pas beaucoup de marge par rapport à son matelas d’avance de dix heures acquis lors de la première étape. De même Pierre-Yves Chatelin (Destination Calais) qui devrait prendre la quatrième place aux Sables d’Olonne vers midi, sait déjà que la troisième place au classement général est définitivement perdue au profit de Jean-Pierre Amblard et même la quatrième… à cause de Cécile Poujol ! Enfin, Lionel Regnier (Groupe Séfico) réalise aussi un très beau parcours retour avec une très probable cinquième place aux Sables d’Olonne, avec quelques minutes d’écart seulement devant Yvan Noblet… attendu en milieu d’après-midi.
 
Classement du vendredi 13 juillet à 9h00
1- Benoît Parnaudeau (Jardin Bio-Prévoir) arrivé vendredi 13 juillet à 7h 33’ 26’’ en 7j 18h 31’ 26’’
2- Cécile Poujol (Merci les amis !) arrivé vendredi 13 juillet à 7h 34’ 42’’ en 7j 18h 32’ 42’’ à 1’ 16 du premier
3- Jean-Pierre Amblard (Azawakh III) arrivé vendredi 13 juillet à 7h 53’ 28’’en 7j 18h 51’ 28’’ à 20’02’’ du premier
4- Pierre-Yves Chatelin (Destination Calais) à 30 milles de l’arrivée
5- Lionel Regnier (Groupe Séfico) à 50 milles de l’arrivée
6- Yvan Noblet (Appart City) à 54 milles de l’arrivée
7- Jean-Edouard Criquioche (Choice Hôtels) à 104 milles de l’arrivée
8- Alexis Guillaume (Méréna) à 104 milles de l’arrivée
9- Stephen Card (Cariberia) à 552 milles de l’arrivée

Benoît Parnaudeau (Jardin Bio-Prévoir)
« On a eu un peu de chance parce qu’on ne faisait pas la ligne d’arrivée sur un seul bord ! On a pu virer 300 mètres derrière Cécile et Rémi mais légèrement à leur vent, et cela nous a permis de nous décaler pour lofer et la coiffer sur le poteau à cause du courant. On avait pourtant navigué ensemble depuis douze milles ce vendredi depuis le lever du soleil et il n’y avait aucun avantage pour l’un ou l’autre… J’ai essayé cinquante réglages, mais rien n’y faisait !
Je crois qu’on peut être content de notre option de navigation à la sortie de Madère. On était devant les vainqueurs de la première étape et on les a laissé partir à l’Est sans les contrôler. On est allé chercher une bascule dont on n’était pas sûr qu’elle vienne… A priori, nous allions plus vite que  Appart City au près, mais on aurait gagné peut-être deux milles par jour : après six jours, cela ne permettait pas de combler notre retard de dix heures de la première étape. Alors avec Jean-Christophe Caso, nous avons choisi de prendre des risques en partant vers le Nord-Ouest, en bordure d’anticyclone… Les premiers jours, c’était dur : on a pris 70 milles de retard au classement par rapport au but ! Mais on a persévéré malgré les conditions météorologiques qui n’étaient pas aussi favorables que prévues après le passage d’un petit front. On s’est finalement retrouvé dans la dorsale avec Cécile et Rémi et on a bien fait marcher le bateau pour passer le cap Finisterre : nous avons choisi de nous caler au milieu du golfe de Gascogne et tout s’est passé dans la dernière nuit…
Au final, je suis très content d’avoir navigué avec Jean-Christophe parce que nous avons joué ensemble toute la navigation et les options. C’était une très jolie étape ! »
 
Cécile Poujol (Merci les amis !)
« Je suis la spécialiste des arrivées au cordeau ! Déjà lors de la Route du Rhum, je perds une place à 47 secondes et là, aux Sables d’Olonne, Benoît et Jean-Christophe nous passent de 76 secondes… Je suis très contente de cette course car j’ai appris beaucoup de choses et c’est une belle victoire pour le projet, pour le bateau, pour Rémi.
Le près, on s’y attendait pour revenir de Madère, mais il y a eu des options à prendre et ça, c’était très intéressant ! Jusqu’au cap Finisterre, il y avait de l’incertitude quant à qui allait s’en sortir le mieux… Mais l’option Nord dans le golfe de Gascogne, nous en étions convaincus depuis le début : nous l’avions anticipé deux jours avant en acceptant de perdre du terrain pour passer au large. Avec Rémi, nous avons beaucoup travaillé sur la navigation à Madère pour aborder ce passage. Au final, on fait une grande partie du parcours derrière et on tactique à l’endroit !
Quatrième place au général, on sauve les meubles ! La première étape, à partir du moment où nous n’avions plus de spinnaker, on ne jouait plus dans la même cour… On a remis les compteurs à zéro pour cette deuxième étape. Après, la ligne d’arrivée était peut-être mouillée dix minutes trop tard… Bravo pour Benoît et Jean-Christophe ! »

- Publicité -

Louis Vuitton se fait la malle…

final Louis Vuitton cup
DR

"Les nouvelles règles de l’America’s Cup impliquent une approche plus commerciale et le protocole signé est déjà contesté par certains équipages. Il y a d’ailleurs un risque de diminution significative du nombre d’équipes participantes ", a expliqué le groupe. Louis Vuitton avait donné en 1983 son nom à la sélection des bateaux challengeurs de la Coupe de l’America. Depuis lors, la marque de luxe avait accompagné et organisé chaque éliminatoire dont le vainqueur rencontre ensuite le détenteur de la Coupe de l’America.

Mais les relations entre Louis Vuitton et ACM, la société chargée d’organiser la dernière édition à Valence (Espagne) et la prochaine, probablement en 2009, étaient devenues difficiles. ACM, émanation de l’équipe suisse Alinghi, vainqueur de la Coupe de l’America en 2003 à Auckland et qui a conservé son titre à Valence cette année, a largement augmenté le chiffre d’affaires et les revenus de l’épreuve, en augmentant sensiblement le droit d’entrée des partenaires. Louis Vuitton n’écarte cependant pas l’idée d’organiser sa propre épreuve. La marque de luxe a ainsi "mis fin à un quart de siècle de partenariat sans s’interdire de faire revivre la Louis Vuitton Cup sous une autre forme", a-t-elle ajouté.

Source AFP

- Publicité -

Premiers runs à Douarnenez

IDEC
DR

Beau temps, belle mer pour ce premier jour de la 6ème édition du Défi de Douarnenez. Douze nœuds de Sud le matin, forcissant doucement au fil des heures jusqu’à 25 nœuds, ont permis aux concurrents de se faire plaisir et d’offrir un spectacle impressionnant au public.
Les 60 pieds en compétition dans le cadre du Championnat Orma 2007 ont, dans la matinée, effectué deux parcours côtiers avec des départs « à l’anglaise » devant le port. Groupama II n’a laissé aucune chance à ses petits camarades en remportant les deux courses. «C’est un beau parcours et ce matin, c’était vraiment serré, racontait Steve Ravussin, l’équipier de Franck Cammas. Sur la première course, c’est un premier différent qui passait les bouées. D’abord Banque Populaire, Gitana XI à la deuxième et nous (Groupama) à la dernière. Pour la deuxième course, nous avons pris le meilleur départ et ensuite mené tout du long, que demander de mieux ? ». Pascal Bidégorry (Banque Populaire) est également satisfait de ses évolutions en baie de Douarnenez. « Finir 40 secondes derrière la fusée verte (Groupama) c’est plutôt flatteur pour notre bateau. Quant à faire des runs de quatre milles, pleine balle, sans tactique ni rien, juste de la vitesse, c’est vraiment sympa et qui plus est, c’est un exercice auquel nous ne sommes pas habitués, sur lequel on apprend plein de choses, donc tout va bien à bord de Banque Populaire».

L’après midi, dès 13 heures, c’est IDEC, le maxi trimaran de Francis Joyon, tout juste mis à l’eau, qui a inauguré le couloir de vitesse qu’il a parcouru en 26 minutes et 28 secondes. Groupama II et Gitana XI ont suivi de près IDEC et c’est Franck Cammas qui a obtenu le premier meilleur temps de la journée (30’90”), confirmant ainsi l’ascendant pris sur les deux courses du matin. Mais, run après run, le vent montant, sur une mer toujours plate, la plupart des concurrents ont amélioré leurs temps. Ainsi, Gitana XI s’est considérablement rapproché de son record de 2005 (32,26 nœuds) et a remporté le meilleur temps de la journée toutes séries confondues. Après avoir été le premier a courir les runs de vitesse, grand seigneur, Francis Joyon sur IDEC a aussi été celui qui clôturait le spectacle.

Resultats du vendredi 13 juillet :
Classement Général :
1 – Gitana 11 / Lionel Lemonchois – 07m32s00 (31.86 nds)
2 – Groupama / Franck Cammas – 07m46s00    (30.90)
3 – Banque Populaire / Pascal Bidegorry – 07m51s00    (30.57)
4 – IDEC / Francis Joyon :  09m08s00  (26.28 nds)
5 – SOPRA / KOCH Antoine – 09m13s00    (26.04) –
6 – PELLEAU Gérald – 09m51s00    (24.37) – windsurf
7 – POSTEC Thierry  – 10m02s00    (23.92 ) – windsurf
8 – DANIEL Jean Baptiste – 10m05s00  (23.80)- windsurf

Classement par catégories :
Multicoque 60 pieds
1 : Gitana 11 / Lionel Lemonchois – 07m32s00 (31.86 nds)
 2 – Groupama / Franck Cammas – 07m46s00    (30.90)
 3 – Banque Populaire / Pascal Bidegorry – 07m51s00    (30.57)
4 – SOPRA / KOCH Antoine – 09m13s00    (26.04)

Monocoque 60 pieds
1- VM MATERIAUX / LE CAM Jean –  13m02s00    (18.41)
 2 – FONCIA / DESJOYAUX Michel  –   13m54s00   (17.27)

Engins de vitesse + 35 pieds
IDEC / Francis Joyon :  09m08s00  (26.28 nds)

Engins de vitesse – 35 pieds
1- Navi Ouest / DUPREZ Hervé – 14m41s00    (16.35)
2- IZICAT- LE COMPTOIR IMMOBILIER / VOIZARD GUILLAUME  – 15m14s00    (15.75)
3 – COGNIX SYSTEMS / DANJON Frédéric – 16m12s00    (14.81)

Kitesurf
1 – HEBERT Tom – 14m57s00    (16.05)

Windsurf
1 – PELLEAU Gérald – 09m51s00    (24.37)
2 – POSTEC Thierry  – 10m02s00    (23.92 )
3 – DANIEL Jean Baptiste – 10m05s00  (23.80)

- Publicité -
- Publicité -