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Circuit Européen 18 pieds Australien 2007 : Pindar – Radii creuse encore l’écart

Grand Prix Allemagne
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Et c’est une fois encore Andrew Fairley et les deux frères Richards (Andrew et Dave), sur Pindar – Radii qui ont le mieux tiré leur épingle d’un jeu à géométrie très variable. Favorable au côté droit du plan d’eau un instant, Eole encourageait le côté gauche dans les secondes suivantes, parsemait le parcours de soufflettes éparses qui propulsaient les 18 pieds, très réactifs, dans un planning aussi bref que soudain. Un système de distribution qui imposait à chaque équipage de ne manquer aucune occasion de grappiller quelques précieux mètres sur ses adversaires.

Extrêmement attentifs, équilibrés, parfaitement coordonnés, les hommes de Pindar – Radii parvenait dans ces conditions tordues a emporter la quatrième manche, ajoutant un seul point à un total déjà minimal, juste devant leurs plus féroces adversaires de la veille, leurs compatriotes de Wet & Wild (Ed Brown, Mark Tait Et Olivier Graeme) et l’équipage suisse de Uti (Stefan Rueger, Ueli Marti et Res Schürch), visiblement très motivé depuis la réception de ses nouvelles voiles.

Seul Mason Woodworth, David Brown et Simon Hamilton (GE Commercial Finance) parvenait à stopper la suprématie de Pindar – Radii dans la 5ème manche. Une satisfaction toute relative puisque Andy Richards et son fidèle équipage (le même depuis 5 ans) enlevait la 6ème, sûrement la plus tordue. La plus mauvaise manche ôtée, il ne reste plus qu’un total de victoires aux champions d’Angleterre qui, sauf très mauvaises manches demain, devraient logiquement remporter le troisième Grand Prix de la saison 2007.

Et le podium risque fort d’être tout entier anglais si l’on s’en remet au classement provisoire. Loin devant avec 5 points seulement, Pindar – Radii est suivi de Wet & Wild (13 pts) qui a vu son adversaire direct, GE Commercial Finance, remonter droit dans son tableau arrière lors de ce deuxième jour de régate, à un point seulement (14 pts donc). Suivent les Suisses d’Uti (22 pts) qui maintiennent leur percée aux avants postes avec notamment une place de 3èmes dans la 4ème manche.

A noter également les deux équipages Danois qui se suivent en 5ème et 6ème position, malgré leurs forts gabarits. Jesper Broendum, Jesper Holst et Martin Friderichsen ont en plus joué de malchance plusieurs fois, malgré de très bons départs et des passages de première bouée en tête. Les premiers Allemands (Philipp Nocke, Urs Wilfahrt et Leif Bärh), présents en force avec 6 bateaux, se classent pour l’instant 8èmes avec 36 pts. A noter l’explosion du 18 pieds chez les teutons qui ont vu 4 nouveaux skiffs s’inscrirent au circuit européen cette année.

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CAIXA GALICIA remporte la Breitling Regatta

Breitling MedCup
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Le voilier Espagnol  CAIXA GALICIA a donc remporté la 2éme étape du circuit Breitling Medcup 2007 et prend ainsi la tête du classement général du circuit.
L’événement réunissait le chiffre record pour le circuit de 24 unités TP 52 (52 pieds ou 15,85m) et a offert un spectacle grandiose d’une lutte sans aucune concession entre les meilleurs professionnels mondiaux avec départs, passages de bouée et combats tactiques spectaculaires.
 
CAIXA GALICIA est un plan 2007 du célèbre cabinet Botin et Carkeek avec Roberto Bermudez de Castro à la barre et John Kostecki à la tactique ; il a tenu la dragée haute à l’équipage suédois ARTEMIS de Torbjorn Tornquist avec Russels Coutts, triple vainqueur de l’America’ s Cup à la tactique. SIEMENS, voilier argentin – espagnol, avec Guillermo Parada – ex-membre de l’équipe America’s Cup Oracle Racing- et Murray Jones à la tactique prend la troisième place.
 
L’Irlandais PATCHES d’Eamon Connely, avec Ian Walker – double médaillé olympique en 470 – , et l’Américain WINQUEST de Doug Delos avec Terry Hutchinson la tactique complètent le classement.
 
Tous témoignent de l’intensité de la bataille qui vient de se livrer de la première à la dernière place, pour chaque manche, pour chaque bord, pour chaque bouée à passer :
 
Roberto Bermudez : «  La compétition vient juste de commencer. Nous en sommes seulement au deuxième événement et il y a encore beaucoup de points à distribuer. Le prochain événement est la Copa Del Rey et nous devons continuer à travailler. Toutes les équipes sont au maximum et ce ne fut pas une victoire facile. Nous devons poursuivre nos efforts parce que la flotte est très rapide. »
 
Et Russel Coutts d’ajouter «  Notre bateau va vraiment très bien. Nous sommes raisonnablement contents d’être seconds. C’est certainement mieux qu’à Alicante – la première étape du circuit en juin – et cette fois nous avons bien navigué sur tous les points ».
 
CAIXA GALICIA (82 points) possède maintenant 6 points d’avance au classement général du circuit sur ARTEMIS (88 points), suivi par BRIBON (102 points) le nouveau voilier de SM Juan Carlos – qui avait gagné à Alicante 10 jours à peine après sa mise à l’eau –, l’Irlandais PATCHES (120 points), SIEMENS (121 points), et VALLE ROMANO MEAN MACHINE (124 points) – de Peter de Ridder vainqueur du circuit 2006.
 
Deux nouvelles étapes sont à courir – La Copa Del Rey à Palma du 30 juillet au 5 août et Portimao au Portugal du 20 au 25 août – avant d’accueillir le circuit à Hyères- Les Palmiers pour un final qui s’annonce serré du 10 au 15 septembre prochain.

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Deux nouveaux Challengers pour la 33e America’s Cup

team shosholoza
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"Nous sommes ravis de voir ces équipes lancer leur défi", a déclaré Fred Meyer, Vice-Commodore de la SNG. "Elles apporteront beaucoup à la compétition pour la 33e America’s Cup et contribueront à faire de cette prochaine édition un événement encore plus important que la 32e édition".

Cette bonne nouvelle survient après la réaction décevante du Golden Gate Yacht Club (GGYC), représenté par BMW Oracle Racing et Larry Ellison, qui conteste la validité du CNEV devant la Cour Suprême de New York.

"Après deux échecs consécutifs pour devenir Challenger de façon normale, c’est-à-dire via une compétition, lors des 31e et 32e America’s Cup", poursuit Fred Meyer, "le GGYC semble maintenant consacrer toute son énergie à perturber et à nuire à l’America’s Cup en essayant d’assurer un match exclusif pour le trophée. Le GGYC veut prendre l’événement en otage en demandant un match-race privé sur des catamarans, mais la SNG ne négociera jamais avec le GGYC dans de telles circonstances et en tant qu’administrateur de la Coupe, nous repousserons ardemment les tentatives du GGYC visant à perturber et à nuire à l’America’s Cup".

Le plus surprenant est en effet que le GGYC demande à affronter le Defender dans un match-race exclusif sur catamarans de 90 pieds, le 4 juillet 2008. Il n’y aurait ainsi ni pré-régates, ni séries éliminatoires des challengers. Le Yacht Club suisse soutient la validité du défi du CNEV, Challenger of Record et ne peut prendre en compte aucun autre Challenger of Record sans aller à l’encontre des termes du Deed of Gift. La SNG a donc rejeté le défi du GGYC, BMW Oracle Racing, et espère que ce dernier abandonnera son action irrecevable pour rejoindre les autres challengers qui participeront à la 33e America’s Cup sous les termes du Protocol auquel est soumis l’événement.

Tout le monde, y compris le GGYC, a reconnu le succès de la 32e America’s Cup. En développant l’événement en Europe et en offrant des régates passionnantes et très disputées à un public et à des téléspectateurs toujours plus nombreux, l’America’s Cup s’est clairement imposée comme une épreuve sportive internationale. Contrairement à ce que ses représentants prétendent, l’action du GGYC renvoie l’America’s Cup à l’époque des litiges et du manque de sportivité, qui avait marqué l’événement à la fin des années 80.

Après l’immense succès de la première édition de l’America’s Cup en Europe depuis 1851, la Société Nautique de Genève se réjouit d’une encore plus belle 33e America’s Cup impliquant des challengers de haut niveau venant du monde entier et qui laisse entrevoir la promesse d’un brillant avenir pour la régate sportive.

Communiqué envoyé par ACM au nom de la SNG

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Circuit Européen 18 pieds Australien 2007 : Pindar – Radii jusqu’au bout

Circuit Européen
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Le podium est donc intégralement anglais, confirmant l’aisance de nos amis britishs dès qu’il s’agit de faire glisser des skiffs, quelque soit leur taille et leur puissance comme en atteste leur présence en haut du classement provisoire de chacune des 5 catégories de l’RS Eurocup (800, 700, 600, 400 et 200) qui se courre en ce moment même à la 118ème semaine de Travemünde.

Et il en fallait de l’aisance pour maintenir la vitesse de ces 18 pieds sensibles à la moindre variation de vent. Chacun des 16 équipages engagés sur ce Grand Prix d’Allemagne, troisième étape du circuit européen, se souviendra d’avoir eu toutes les difficultés du monde à trouver la trajectoire optimale et à maintenir l’équilibre précaire qu’impose le roi des skiffs.

L’équipage de Pindar-Radii y est parvenu mieux que les autres, rattrapant systématiquement son retard malgré quelques départs moyens. Il aura eu à batailler ferme malgré tout pour contenir les assauts répétés des « hommes du bateau vert » Wet & Wild (15 pts), visiblement beaucoup plus rapides grâce à leurs nouvelles voiles.

L’équipe de GE Commercial Finance, bien que troisième avec 19 pts, s’est montrée plus à la peine que d’habitude, payant le prix de leurs solides gabarits, si précieux dès que le vent monte. Elle aura été suivie de très près tout au long des manches par l’inusable Suisse Stefan Rueger, sur UTI (25 pts), lui aussi très heureux de son nouveau gréement et bien décidé à user de toute son expérience acquise sur le circuit depuis une quinzaine d’année pour retrouver les podiums qu’il a souvent trusté.

Viennent ensuite les Danois de Bodotex (31 pts), qui, malgré de nombreux très bons départs et quelques passages en tête à la première bouée n’ont pas réussi à conserver leur avance, faute selon eux d’un peu de lenteur dans les manœuvres et d’un léger déficit de vitesse au portant dans les vents légers qui ont sévit tout au long de ces trois jours de compétition.

Ils devancent Pica, le dernier équipage anglais (36 pts) et leurs compatriotes de GP Covers (38 pts), solides gaillards eux aussi handicapés par la faiblesse du vent qui a soufflé sur ce Grand Prix. Viennent ensuite 8 équipages allemands qui attestent du dynamisme et du potentiel de la classe teutonne. Même si certains viennent juste d’acquérir leur 18 pieds et peine encore à en maîtriser les principes fondamentaux, d’autres naviguent déjà depuis plusieurs années à très bon niveau et sauront initier ces nouveaux entrants aux ruses de cette formidable monture.

Reste que pour ces rookies, l’apprentissage va se poursuivre très prochainement, du 26 au 28 juillet lors du Grand Prix du Danemark. Lieu hautement symbolique dans l’histoire du développement du 18 pieds en Europe, Sonderborg a vu évoluer les meilleurs skiffeurs du Vieux Continent, à l’image des actuels champions de GP Covers, de la bande des Jespers (dont il reste deux spécimens intacts au sein de l’équipe Bodotex) ou de façon plus lointaine Michael heastbeack, officiant aujourd’hui à la tactique sur le syndicat allemand de l’America’s Cup.

Quelques sessions « hardcore » sont attendues au « Pays des Vikings », avec une bonne brise estimée aux alentours des 25 nœuds. Sûrs que les solides Danois auront à cœur de briller sur leur mer…et de nous offrir – enfin ! – le grand spectacle de ce fabuleux skiff déboulant au portant.

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Transgascogne 6.50 : Grand frais sur Gascogne

Isabelle Joschke
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Certains concurrents ont été surpris par les conditions rencontrées pour ce parcours direct entre Port Bourgenay et Santander et plusieurs Minis ont fait appel aux services de sécurité maritime en raison des avaries qu’ils ont subies. Ainsi sur les 73 partants dimanche à 12h02, neuf bateaux ont été secourus suite à de légères blessures, de démâtages, de bris de safran, de voies d’eau, de souci de quille. Tous problèmes résolus ce mardi midi. Il faut dire que la situation météorologique s’est dégradée rapidement lundi après-midi alors que le vent basculait franchement au secteur Ouest en forcissant à plus de trente-cinq nouds avec rafales. Et la mer se formait au point de générer des creux de plus de trois mètres avec des vagues courtes qui ont été à l’origine de la majorité des problèmes techniques rencontrés par les concurrents.

En début d’après-midi, Benjamin Delage (G2LOQ) a été hélitreuillé à La Rochelle en bonne santé tandis que Frédéric Hansen (Ostrogo) rentrait par ses propres moyens à Port Bourgenay après des soucis sur sa quille, tout comme Adrien Hardy (Brossard) revenu aux Sables d’Olonne et le Croate Sime Stipenicev (Marina Tribunj) en route vers Arcachon, tous deux ayant démâté. Blackboulés par une vague, Fabienne Robin (Petite Louve), puis Benoît Sineau (Cachaca) et Elodie Riou (KPMG) déploraient une voie d’eau suffisamment importante pour être secourus. Quant à David Allouch (Sabre 2), il avait brisé ses deux safrans mais essayait de résoudre ses problèmes sans assistance. Juste avant la nuit, l’Espagnol Alvaro Lopez Doriga (Arte y Naturaleza) démâtait et son équipier blessé devait être secouru en remorque vers Bilbao. Enfin, le Portugais Francisco Lobato (BPI) grand favori parmi les voiliers de série, démâtait à son tour à quelques milles de l’arrivée à Santander, tout comme Julien Bigot (Brigitte).

Maniable mais musclé
Ces conditions difficiles mais tout de même maniables ont mis à l’épreuve le matériel mais aussi les marins qui ont tenu sous voilure réduite pour progresser vers les côtes espagnoles où la brise faiblissait progressivement : ce mardi matin, ce n’était plus qu’une quinzaine de nouds qui balayait les côtes ibériques alors que plus des trois quarts de la flotte étaient amarrés à Santander. Isabelle Joschke (Degrémont Synergie) s’est finalement imposée sur la ligne d’arrivée après un peu plus de trente-deux heures de course, devant Fabien Després (Soitec) et Peter Laurayssens (Ecover) tandis que parmi les voiliers de série, Nicolas Bunoust (Un défi pour la terre) remportait cette première étape parmi les voiliers de série en solitaire.

« J’ai un peu mal partout mais je suis contente d’être arrivée ! Je n’ai pas eu de problèmes techniques sur mon bateau ce qui m’a permis de tout valider avant la Mini Transat 6.50 mais physiquement, ça a été très dur : il a fallu manouvrer souvent, en prenant des coups partout parce qu’on a été très secoué. Dans le pire du coup de vent, c’est monté à 45 nouds dans un grain, mais on a subi près de quarante nouds pendant plusieurs heures avec trois à quatre mètres de creux. On a même dû encaisser des déferlantes assez violentes. Les conditions météorologiques ont été nettement plus musclées que prévu puisque nous attendions 30-35 nouds au maximum en partant de Port Bourgenay. Le bateau s’est très bien comporté dans ce mauvais temps puisque j’ai pu conserver de la toile avec deux ris dans la grand voile et deux ris dans le foc. Le bateau avançait bien et je ne me sentais pas en danger mais il fallait faire attention en manoeuvrant sur la plage avant.

L’arrivée s’est jouée à la casse : Fabien Després a déchiré son foc et j’ai pu le passer, tandis qu’Yves Le Blévec a déchiré sa grand voile. Une grosse partie de la course s’est jouée sur les avaries puisque de nombreux Minis ont subi des problèmes techniques plus ou moins importants. Je n’avais pas connu de conditions météo aussi difficiles en Mini depuis que je suis sur le circuit : je suis contente de l’avoir fait parce que cela a éprouvé le bateau et confirmé que je pouvais subir cela physiquement et mentalement. Il fallait être très vigilant sur toutes les manouvres pour ne pas casser ou déchirer une voile, » indiquait le vainqueur de cette première étape, Isabelle Joschke (Degrémont Synergie) ce mardi matin.

Arrivées à Santander des prototypes (solo) de la Transgascogne :
1- Isabelle Joschke (Degrémont Synergie) en 1j 08h 31m 30s
2- Fabien Després (Soitec)
3- Peter Laureyssens (Ecover)
4- Yves Le Blévec (Actual Intérim)
5- François Duguet (Crédit Agricole skipper challenge)

Arrivées à Santander des voiliers de série (solo) de la Transgascogne :
1- Nicolas Bunoust (Un défi pour la terre)
2- Vincent Barnaud (STGS.fr)
3- Lucas SCHRÖDER (T-mobile One)

Arrivées à Santander des voiliers de série (double) de la Transgascogne :
1- Davy Beaudart (Port à sec Guy Beaudart) 1j 12h 28m 19s
2- Stéphane LE DIRAISON (Cultisol)
3- Laurence Château (Okofen France)

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Bruno Peyron félicite Franck Cammas et commente le record de Groupama 3

Bruno Peyron
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 – Bruno, votre record de l’Atlantique est tombé la nuit dernière. Quelle est votre première réaction ?
 Bruno Peyron : "Je suis d’abord heureux pour toute l’équipe qui a mené à bien cette performance, car je connais trop bien la somme d’efforts et de talents qu’il faut conjuguer pour atteindre un tel résultat

– Comment analysez-vous cette performance de Groupama 3 ?
 BP : "C’est une performance exceptionnelle et qui ne doit rien au hasard. Nous connaissons maintenant le vrai potentiel de notre concurrent le plus dangereux. Nous avions perdu près de 9 heures en 2006 suite à une avarie de safran qui nous avait imposé une deuxième moitié de parcours à 70% du potentiel du bateau, mais Groupama a effectué une distance plus longue et a aussi rencontré une avarie de foil, certes moins pénalisante mais réelle. Nos deux bateaux semblent avoir à peu près le même potentiel sur ce parcours (un peu moins de 4 jours), ce qui est probablement la meilleure nouvelle que l’on puisse souhaiter pour l’avenir de la G Class ».

– En quoi ce record de Franck Cammas est-il comparable au vôtre ?
 BP : C’est le fruit du même travail rigoureux d’une grande équipe. C’est extrêmement motivant de se dire que cette nouvelle équipe a les mêmes valeurs et poursuit les mêmes objectifs que nous.

– Est-ce désagréable de perdre la propriété d’un tel record ?
 BP : "Cela pourrait être désagréable si cela avait été un coup de chance, ce qui n’est évidemment pas le cas. C’est même une bonne nouvelle pour nous, car depuis l’abandon du programme prévu par Orange et ma décision de prendre un peu de recul, cela me redonne une nouvelle envie…".

– Le nouveau record des 24h à 795 milles. A quand la barre des 800 milles ?
 BP : " Nous l’évoquions déjà en 2006, la barre des 800 milles sera franchie très bientôt. Nous avons ce potentiel, avec un angle un peu plus serré de quelques degrés. Nous savons maintenant que nous ne sommes plus les seuls au monde, et que deux bateaux ont ce potentiel. L’un ou l’autre franchira cette barre dans les 18 mois qui viennent…".

– Pensez-vous vous attaquer à nouveau à ces records ?
 BP : « Le bateau a le potentiel pour récupérer ces records dans la configuration actuelle et nous savons ce qu’il faut faire pour améliorer d’environ 5% son potentiel global. Pour ce qui est de savoir si nous avons le projet de revenir ? Je me laisse encore un peu de temps avant de prendre cette décision car si je reviens, ce sera pour gagner. Je sais que ce sera difficile mais passionnant. Notre actualité est peut-être maintenant d’informer les sponsors potentiels que le catamaran le plus rapide du monde peut repartir en campagne dans les 6 mois à venir… Décision à la rentrée.

– Groupama 3 s’élancera cet hiver sur le Trophée Jules Verne. Peut-il battre votre record autour du monde ?
 BP : « Je pense sincèrement que oui. Je ne pense pas qu’il puisse aller plus vite dans les ranges de vent de 30/35 nœuds, mais il sera probablement plus rapide dans les zones de transition. L’équipage souffrira probablement moins des efforts à faire, car c’est un
 bateau moins physique, mais il risque probablement de souffrir plus dans des conditions de mer formée. Ils ne choisiront de toute façon pas les même ranges de vent et essaieront sans doute de jouer dans des zones de vent un peu moins fort. Reste à savoir si, avec les bons angles dans 25 nœuds de vent, ils iront plus vite que nous dans 30 nœuds. Pour l’instant, personne ne le sait. C’est ce qui fait la magie de notre conquête de Records ".

– Franck Cammas a pris une bonne option pour vous succéder au titre de Champions du Monde des Records 2007 » !
 BP : « Oui et il le mérite bien ! Mais on se retrouvera un jour sur l’eau…»

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Cammas prêt pour s’attaquer au Trophée Jules Verne…

Franck Cammas Groupama 2
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Sans faute ! Le premier record au programme du trimaran géant était une mise en jambes car Groupama 3 n’avait que quelques milliers de milles au compteur et avait dû effectuer un chantier hivernal pour renforcer quelques éléments structurels. Il faut dire que ce multicoque de 32 mètres innove par son concept plus inspiré des trimarans Orma de 60 pieds que des grands multicoques précédents, plutôt lourds et imaginés pour les tempêtes du Grand Sud. Léger, mais modérément toilé, le nouveau bateau de Franck Cammas détonne par rapport au catamaran référence de ces dernières années, Orange 2…

De Colomb à Barr
Premier challenge le 24 avril : le record historique sur les traces de Christophe Colomb, un parcours de 3 884 milles entre Cadix (Espagne) et San Salvador (Bahamas) détenu par Steve Fossett. Groupama 3 ne va pas seulement exploser ce temps de référence : il va surtout confirmer son extraordinaire potentiel dans le vent médium qui sévit sur cette route alizéenne. Deux jours de mieux et un record à 21,7 nœuds de moyenne sur 7j 10h 58m 55s !
A suivre, une petite attente à Miami pour s’adjuger le meilleur temps vers New York, soit 947 milles à avaler, une nouvelle fois afin de détrôner l’Américain Steve Fossett et son catamaran géant PlayStation (2j 05h 54m 42s). De nouveau, Groupama 3 ne fait qu’une bouchée de ce parcours longeant les côtes américaines à 27 nœuds de moyenne… Le rythme est donné : l’équipe de Franck Cammas commence à sérieusement prendre la dimension du potentiel du trimaran vert !

Plus d’un mois et demi de stand-by à New York commencent à échauffer les esprits des dix hommes de Groupama 3 qui ne trouvent pas le bon créneau pour ce record mythique établi pour la première fois par Charlie Barr en 1905 ! Le délai d’attente devient de plus en plus court pour trouver la « fenêtre météo » car le programme du bateau impose un retour à sa base lorientaise avant le 25 juillet… Un « vasistas » s’ouvre le jeudi 19 juillet au soir : une dépression à accrocher, un anticyclone à longer et une perturbation à rattraper. Le scénario n’est pas idéal, mais quitte à rentrer à la maison… Et finalement, le départ est excellent sur une mer plate sous les bancs de Terre-Neuve : 794 milles en 24 heures alors que le foil bâbord se brise sous la charge ! Vingt-sept milles de mieux que la distance parcourue par Bruno Peyron en juillet 2006… Et finalement, l’enchaînement est favorable pour suivre une trajectoire un peu plus longue mais plus rapide pour rallier le cap Lizard au départ d’Ambrose Light : 4j 03h 57m 54s à la vitesse moyenne de 28,65 nœuds, soit 4h 26m de mieux que le catamaran Orange 2 !

Mission accomplie pour Groupama 3 qui achève sa première série de records par un sans faute, terminant ainsi la phase de validation avant le tour du monde en moins de cinquante jours, prochain objectif de Franck Cammas et de ses hommes l’hiver prochain !

Franck Cammas, skipper de Groupama 3 :
« On est super heureux ! C’est top car c’est un peu la surprise dans la mesure où nous ne partions pas avec de grosses ambitions : la météo était incertaine et pas typique d’un record… Il fallait suivre une trajectoire originale, mais ça a fonctionné grâce à une arrivée rapide. Et surtout d’excellentes sensations au point que les 800 milles en 24 heures étaient à portée si nous n’avions pas cassé le foil. Nous ne pensions pas arriver à ce niveau là aussi rapidement : c’étaient nos premiers records… Et celui de la traversée de l’Atlantique était sans conteste, le plus difficile à battre ! Je suis maintenant assez serein pour la suite et particulièrement pour le tour du monde cet hiver : on a tiré sur le bateau comme nous ne le ferons pas lors du Trophée Jules Verne. Il y a moins d’incertitudes et plus de connaissances. Tant pour le bateau que pour les hommes : je partirai en confiance. »

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Circuit Européen 18 pieds Australien 2007 : Grand Prix d’Allemagne

Grand Prix Allemagne
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Débutée sous des trombes d’eau, la journée annoncée orageuse rendait difficile le choix des gréements pour les teams anglais, allemands, danois, suisses et hongrois qui avaient fait le déplacement jusqu’à Travemünde, tout près de Kiel, sur la mer Baltique. Ceux qui voyaient grand ont finalement été les plus inspirés puisque le vent ne devait jamais dépasser une dizaine de nœuds, disparaissant même complètement à certains moments.

Disposant d’un très bon moteur, Andy Richards et ses hommes se sont montrés les plus habiles à négocier les nombreuses variations de vents, en force et en direction, qui n’ont cesser de redistribuer les cartes sur le parcours mouillé à proximité de la plage, pour offrir les impressionnants 18 pieds en spectacle au public qui commençait à affluer à mesure que diminuait l’intensité de la pluie.

Léger, très rapide dans les petits airs, l’équipage de Pindar – Radii montrait également une belle capacité a relancer la machine a chacune des manœuvres effectuée. Un avantage décisif qui, en plus d’une bonne lecture du plan d’eau et des côtés favorables (les plus éloignés des perturbations de la  plage), leur permettait de s’imposer à chacune des 3 manches courues ce premier jour de régate.

Ed Brown et ses coéquipiers (Wet & Wild) accrochaient de belle manière deux places de second et une quatrième pendant que Mason (Woodworth), « Ding » et Simon, sur l’ex GE Commercial Finance (actuellement en recherche de sponsors) complétait ce podium provisoire angais avec une manche de 4, de 5 et de 3.

Stephan Rueger, régulier en milieu de premier tableau (6, 4 et 5) était le premier a défendre les couleurs suisses, devant l’heureux Philipp Nocke, équipier de Water Protect (Werner Gieser) l’année dernière, aujourd’hui skipper de son propre bateau (sans sponsor) qui parvenait a obtenir une
inespérée troisième place dans la seconde manche. Une belle performance qui permet à ce nouvel équipage de se placer provisoirement juste devant les champions d’Europe en titre, les Danois de GP Covers, handicapés dans ces conditions légères par leurs forts gabarits et seulement 7e pour l’instant.

Un classement qu’ils auront peut-être du mal à remonter puisque ces conditions météorologiques légères et erratiques devraient perdurer aujourd’hui…mais le soleil en plus !

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Groupama 3 à moins de 250 milles du record

Groupama 3 pulvérise le record Miami-New York
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« Ce n’est pas idéal en ce moment avec une mer très courte et croisée qui secoue pas mal ! Je ne sais pas si ça va se calmer parce que nous sommes dans un régime dépressionnaire avec un vent qui a tourné au Nord mais sur une houle d’Ouest qui affronte une houle qui vient de l’Est et il y a des vagues de Sud-Ouest qui viennent de Ouessant… Même si ce n’est pas très haut, c’est pyramidal et très chaotique. J’espère qu’en se rapprochant des côtes, la mer va s’organiser.» indiquait Franck Cammas ce lundi midi.

Lizard en milieu de nuit
Progressant encore à plus de vingt-huit noeuds de moyenne, Groupama 3 garde toutefois une bonne marge de manoeuvre pour franchir la ligne du record devant le Cap Lizard avant mardi 04h 27m 49s (heure française). Car si Franck Cammas et ses neuf équipiers ont dû rallonger leur route au milieu de l’Atlantique pour suivre la courbure de l’Anticyclone a contrario de Orange 2 l’an passé, le trimaran va pouvoir finir en ligne droite tandis que Bruno Peyron avait dû enchaîner deux empannages sous l’Irlande, ce qui avait ralenti son rush final. Pour battre le record de la traversée de l’Atlantique, Groupama 3 devrait aligner une moyenne légèrement inférieure à 19 noeuds jusqu’à l’arrivée. Or, malgré la dureté de la mer qui oblige l’équipage à lever un peu le pied sous deux ris dans la grand voile et foil en partie relevé pour limiter les chocs et préserver la structure, le trimaran géant maintenait encore ce lundi midi une moyenne supérieure au minimum requis de près de dix noeuds…

« On a cassé deux bannettes à l’intérieur tellement ça remue… On doit terminer avec du vent de travers donc à ce rythme, on envisage une ETA (heure d’arrivée) entre 23h00 et 2h00 (heure française). Si tout tient le choc et si la mer se calme, ça devrait le faire mais pour l’instant, ce n’est pas gagné ! Par rapport à des conditions de mer régulières, nous avançons à cinq noeuds moins vite… On essaye d’adapter la vitesse en ne chargeant pas trop le bateau pour ne pas risquer un problème de structure. Nous sommes un peu obligés de subir parce que nous ne sommes plus très loin du but et que nous ne pouvons pas infléchir notre trajectoire pour aborder les vagues plus sereinement. Nous avons l’avantage que Bruno Peyron avait dû tirer un bord avant la pointe de l’Angleterre : cela va nous permettre de gagner en distance puisque nous allons finir en ligne droite… Cela nous permet d’espérer battre le record, mais il faut suivre le plan de route et la mer nous contrarie. » concluait Franck Cammas.

Même si rien n’est encore joué à moins d’une demi journée du but, le record de Bruno Peyron (4j 08h 23′ 54”) établi le 6 juillet 2006 pourrait bien être amélioré de plus de cinq heures !

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Fabien Henry creuse l’écart

Tour de France
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Partant avec 20 nœuds de vent ce matin, le Comité de Course avait déjà envisagé un plan de rechange dans l’éventualité où les conditions se seraient révélées trop difficiles pour envoyer un parcours banane. Les bateaux auraient ainsi effectué un parcours côtier long de 24 milles, en contournant l’ensemble des Iles « Mèdes » avant de rentrer au port.

Le vent, mollissant entre 15 et 18 nœuds dans la phase de départ, s’est fortement renforcé vers la fin de la manche. Christine Briand, directrice de course, raconte : « Les conditions étaient assez fortes, on a eu des rafales à 33 nœuds sur le dernier bord de spi. Même si les bateaux peuvent naviguer dans force 8, ça devenait trop dangereux pour les concurrents et leur matériel ». Faisant le choix de la sécurité, le Comité de Course a donc envoyé l’Aperçu sur A à la fin de la première manche, renvoyant ainsi les Mumm 30 à bon port.

Toulon Provence Méditerranée – COYCHyères termine en tête du classement de cette journée. Fabien Henry, le skipper, raconte comment son équipage est parvenu à couper la ligne d’arrivée plus d’une minute avant le second, Perpignan Méditerranée (Paul McKenzie) : « Nous avons pris un bon départ au deux tiers de la ligne, pour aller ensuite nous caller à gauche et chercher des appels d’air. Nous avons aussi fait un choix profitable à la porte sous le vent en prenant la bouée de droite, contrairement à Elcimaï – Ville de Marseille qui est passé à gauche, ce qui nous a permis de garder la première place tandis qu’ils passaient de la deuxième à la septième position ». Une victoire symbolique pour les Hyèrois, qui remportent leur premier parcours banane de la régate. « C’est bon pour le moral : ça montre aux autres concurrents qu’on n’a rien lâché et qu’on compte bien garder ce Spi Rouge Tetra Pak jusqu’au bout ! » L’équipage amateur de Saint-Malo Purflo Team SNBSM (François Lebourdais, Pierre Hingant) fait une belle opération en terminant troisième à l’arrivée de la manche.

Au classement général, Nouvelle-Calédonie (Vincent Portugal) repasse en sixième position devant Courrier Dunkerque (Daniel Souben), qui a été forcé d’abandonner après une collision sous spi avec T. Service Intérim – Région de Bruxelles – Capitale (Laurent Declercq, Cyril Michel). Les deux bateaux, endommagés au niveau des chandeliers, vont devoir réparer cette nuit pour pouvoir prendre le départ du ralliement Roses – Port Barcarès demain matin si les conditions le permettent.

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