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Fabien Henry creuse l’écart

Tour de France
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Partant avec 20 nœuds de vent ce matin, le Comité de Course avait déjà envisagé un plan de rechange dans l’éventualité où les conditions se seraient révélées trop difficiles pour envoyer un parcours banane. Les bateaux auraient ainsi effectué un parcours côtier long de 24 milles, en contournant l’ensemble des Iles « Mèdes » avant de rentrer au port.

Le vent, mollissant entre 15 et 18 nœuds dans la phase de départ, s’est fortement renforcé vers la fin de la manche. Christine Briand, directrice de course, raconte : « Les conditions étaient assez fortes, on a eu des rafales à 33 nœuds sur le dernier bord de spi. Même si les bateaux peuvent naviguer dans force 8, ça devenait trop dangereux pour les concurrents et leur matériel ». Faisant le choix de la sécurité, le Comité de Course a donc envoyé l’Aperçu sur A à la fin de la première manche, renvoyant ainsi les Mumm 30 à bon port.

Toulon Provence Méditerranée – COYCHyères termine en tête du classement de cette journée. Fabien Henry, le skipper, raconte comment son équipage est parvenu à couper la ligne d’arrivée plus d’une minute avant le second, Perpignan Méditerranée (Paul McKenzie) : « Nous avons pris un bon départ au deux tiers de la ligne, pour aller ensuite nous caller à gauche et chercher des appels d’air. Nous avons aussi fait un choix profitable à la porte sous le vent en prenant la bouée de droite, contrairement à Elcimaï – Ville de Marseille qui est passé à gauche, ce qui nous a permis de garder la première place tandis qu’ils passaient de la deuxième à la septième position ». Une victoire symbolique pour les Hyèrois, qui remportent leur premier parcours banane de la régate. « C’est bon pour le moral : ça montre aux autres concurrents qu’on n’a rien lâché et qu’on compte bien garder ce Spi Rouge Tetra Pak jusqu’au bout ! » L’équipage amateur de Saint-Malo Purflo Team SNBSM (François Lebourdais, Pierre Hingant) fait une belle opération en terminant troisième à l’arrivée de la manche.

Au classement général, Nouvelle-Calédonie (Vincent Portugal) repasse en sixième position devant Courrier Dunkerque (Daniel Souben), qui a été forcé d’abandonner après une collision sous spi avec T. Service Intérim – Région de Bruxelles – Capitale (Laurent Declercq, Cyril Michel). Les deux bateaux, endommagés au niveau des chandeliers, vont devoir réparer cette nuit pour pouvoir prendre le départ du ralliement Roses – Port Barcarès demain matin si les conditions le permettent.

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Franck Cammas nouveau recordman de l

Cammas
DR

Depuis 102 ans, ce temps de référence a été battu neuf fois par des multicoques mais la progression des vitesses a quasiment été multipliée par trois ! Groupama 3 a en effet tenu une moyenne assourdissante de plus de 28,6 nœuds  pendant plus de quatre jours… Un niveau inimaginable il y a seulement dix ans puisque supérieur aux paquebots qui traversent encore l’Atlantique à ce jour.

Une barre de plus en plus haute
Comme pour les perchistes, la barre est devenue de plus en plus difficile à franchir et pourtant, Franck Cammas et son équipage savent déjà qu’ils peuvent descendre en dessous des fatidiques quatre jours pour traverser l’océan ! Charlie Barr avait marqué son temps en maintenant une moyenne de plus de dix nœuds en 1905 : Groupama 3 a déjà frisé les trente nœuds sur un peu plus de quatre jours de mer… Et pourtant, le trimaran géant a quitté New York en dernier recours puisque le programme du maxi multicoque imposait de rentrer en Europe avant le 25 juillet après un stand-by dès le 11 juin.

Ainsi la situation météorologique au départ le jeudi 19 juillet à 20h 02m 55s devant le phare d’Ambrose Light (New York) ne proposait qu’une fenêtre très étroite pour espérer être dans les temps et surtout laissait entendre que l’évolution sur l’Atlantique n’était pas totalement clarifiée : une dépression pour partir, un anticyclone à longer sur sa bordure Nord qui obligeait à se détourner de la route directe, une perturbation à suivre avec un flux de Nord incertain quant à sa force pour terminer le parcours… Mais si Groupama 3 a dû rallonger sa trajectoire par rapport au précédent record de Bruno Peyron, la configuration s’est finalement enchaînée de façon favorable pour Franck Cammas et son équipage qui se sont vus contraints de mener en permanence à son maximum le trimaran géant. Ainsi, les dix hommes ont terminé les derniers milles en Manche à plus de 29 nœuds pour grappiller encore des minutes sur leur temps de parcours…

Départ : Fenêtre étroite…
Jeudi 19 juillet à 20h 02m 55s (heure française)
Position : 40° 26,9 Nord – 73° 47,9 Ouest
Distance restant à parcourir : 2 865 milles
Groupama 3 s’élance en milieu d’après-midi (heure USA) dans un flux de Sud-Ouest d’une vingtaine de nœuds forcissant progressivement. Le brouillard est au rendez-vous, imposant une veille permanente pour surveiller le trafic maritime mais la mer plate sur les bancs de Terre-Neuve permet à l’équipage d’allonger la foulée à plus de trente nœuds de moyenne.

Jour 1 : 794 milles en 24 heures !
Vendredi 20 juillet à 20h 06m 00s (heure française)
Position : 45° 08,28 Nord – 57° 05,12 Ouest
Distance restant à parcourir : 2 079 milles
Distance parcourue en 24h : 784,4 milles
Vitesse moyenne sur 24h : 32,7 nœuds
Ecart par rapport au temps de référence : avance de 54,8 milles
Cette première journée de mer est excellente puisque Groupama 3 explose le record de distance en 24 heures détenu précédemment par Orange II : 794 milles qui ont malheureusement raison du foil bâbord, obligeant l’équipage à lever un peu le pied pour préserver le trimaran géant dans une mer qui se forme et une brise qui bascule doucement au secteur Ouest.

Jour 2 : Gérer l’empannage…
Samedi 21 juillet à 20h 02m 00s (heure française)
Position : 45° 29,76 Nord – 41° 08,4 Ouest
Distance restant à parcourir : 1 460 milles
Distance parcourue en 24h : 672 milles
Vitesse moyenne sur 24h : 28,0 nœuds
Ecart par rapport au temps de référence : retard de 54,6 milles
En glissant le long de la bordure septentrionale de l’anticyclone des Açores, Groupama 3 doit incurver sa route vers le Sud-Est, ce qui rallonge sensiblement sa trajectoire. Le moment de l’empannage est capital pour accrocher la bascule de secteur Nord Ouest mais l’avance acquise la veille fond comme neige au soleil au point que Franck Cammas et son équipage ont perdu plus de cent milles… 

Jour 3 : Maintenir le rythme
Dimanche 22 juillet à 20h 04m 00s (heure française)
Position : 49° 05,56 Nord – 24° 25,36 Ouest
Distance restant à parcourir : 748 milles
Distance parcourue en 24h : 707,1 milles
Vitesse moyenne sur 24h : 29,5 nœuds
Ecart par rapport au temps de référence : retard de 49,4 milles
Le vent est passé au secteur Nord Ouest et Groupama 3 peut retrouver son rythme de « croisière » à près de trente nœuds de moyenne… Les conditions de vie à bord sont toujours aussi dures au point que les bannettes ne résistent pas aux vibrations du bateau dans la mer. L’écart par rapport au temps de référence se maintient, ce qui laisse augurer d’une amélioration du record parce que Bruno Peyron avait connu quelques difficultés en 2006, à terminer le parcours avant d’entrer en Manche.

Jour 4 : Avantage service
Lundi 21 juillet à 20h 04m 00s (heure française)
Position : 49° 51,28 Nord – 8° 05,44 Ouest
Distance restant à parcourir : 112 milles
Distance parcourue en 24h : 637,1 milles
Vitesse moyenne sur 24h : 26,5 nœuds
Ecart par rapport au temps de référence : avance de 21,7 milles
Les hommes de Groupama 3 ne lâchent rien et continuent à mener le trimaran à son maximum malgré une mer qui devient très dure et très chaotique. Dans un vent qui tourne au Nord à plus de 25 nœuds, le trimaran comble son retard et retrouve même son avance qui lui permet d’envisager de battre le record. Mais l’objectif de l’équipage est avant tout de préserver le matériel qui souffre durement à plus de vingt-cinq nœuds de moyenne.

Arrivée : Moins de cent heures !
Lundi 22 juillet à 00h 00m 54s
Position : 49° 54,8 Nord – 5° 11 Ouest
Distance à parcourir : 0 mille
Ecart par rapport au temps de référence : avance de 70,1 milles
La fin de parcours reste favorable avec enfin une mer qui se calme et la possibilité de retrouver les vitesses « normales » de Groupama 3 : près de trente nœuds pour avaler cette entrée en Manche !

Franck Cammas et ses neuf équipiers claquent ainsi le quatrième record de leur périple Atlantique après la Route de la Découverte, Miami-New York et la distance parcourue en 24 heures… Bravo.

Les hommes de l’exploit
Franck Cammas – Skipper / Chef de quart / Barreur
Franck Proffit  – Chef de quart / Barreur / Responsable opérationnel et voiles
Steve Ravussin -Chef de quart / Barreur / Responsable vidéo, nourriture et stratification
Frédéric Le Peutrec – Deuxième Barreur
Bruno Jeanjean – N°1
Sébastien Audigane – Deuxième Barreur / Responsable médical, prise de vue
Yann Guichard – Deuxième Barreur
Ronan Le Goff – N°1 / Responsable vidéo et cordages
Loïc Le Mignon – N°1 / Responsable accastillage et mât, prise de vue
Pascal Blouin (hors quart)
A terre : Jean-Yves Bernot  / Routeur
*: TU le temps universel correspond à l’heure française – 2 heures

Les chiffres à retenir
Groupama 3, nouveau détenteur de la Traversée de l’Atlantique Nord (New York – Cap Lizard)
Nouveau temps de référence : 4 jours 3 heures 57 minutes et 54 secondes
(Temps de course sous réserve d’homologation du WSSRC – en cours)
Départ de New York – jeudi 19 juillet à 18h02′ 55”TU (20h02’55” / heure française)
Arrivée à San Salvador – lundi 23 juillet à 22h00’49”TU (mardi 24/07 00h00’49”/ heure française)
Distance parcourue : 2 925 milles – Vitesse moyenne : 28,65nœuds

Rappel du précédent record (Bruno Peyron à bord du maxi-catamaran Orange 2) :4  jours 8  heures 23 minutes et 54  secondes, à la vitesse moyenne de 28  nœuds.

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Transgascogne 6.50 : Premières arrivées ce soir à Santander

Yves Le Blevec Mini Pavois 2007
DR

En s’élançant dimanche midi de Port Bourgenay vers le port espagnol de Santander, les 73 Minis savaient qu’ils allaient devoir négocier une situation météorologique musclée. Le petit temps du départ avec un vent de secteur Sud douze nouds, a fait place à une forte brise d’Ouest qui a finalement dépassé les vingt-cinq nouds programmés. Car ce lundi après-midi, le vent avait encore forci en atteignant trente à trente-cinq nouds, levant une mer dure pour un voilier de 6,50 mètres. Un ciel de traîne qui devrait sensiblement se calmer au fil des heures la nuit prochaine, surtout en vue des côtes ibériques.

Les leaders ont tout de même bien progressé à plus de six nouds de moyenne et le premier prototype attendu à Santander devrait en finir vers 20h00 (heure française) : qui de Yves Le Blévec (Actual Intérim), Fabien Després (Soitec), Peter Laureyssens (Ecover) ou Isabelle Joschke (Degrémont Synergie) sera le vainqueur ? Au vu des écarts entre ce groupe de quatre bateaux, difficile de faire un pronostic. De même pour les voiliers de série menés en solitaire qui sont finalement restés au contact des prototypes depuis le coup de canon libérateur, la victoire semble devoir se jouer entre le Portugais Francisco Lobato (BPI), Nicolas Bunoust (Défi pour la Terre), Vincent Barnaud (STGS.fr) ou Laurence Château (Okofen France).

Démâtages et avaries
Mer forte et vent en rafale ont eu raison de deux gréements : le premier à signaler son démâtage est l’un des grands favoris de la prochaine Transat 6.50. Adrien Hardy (Brossard) a cassé son espar ce lundi en milieu de matinée et faisait route vers les côtes françaises sous gréement de fortune. Dans l’après-midi, le Croate Sime Stipenicev (Marina Tribunj) signalait lui aussi avoir démâté : contacté par un avion de la sécurité maritime, il indiquait qu’il pouvait régler son avarie sans assistance afin de rallier un port de Vendée. De même, Frédéric Hansen (Ostrogo) déclarait son abandon pour cause de problème technique et confirmait son retour vers les côtes françaises. Mais si plusieurs concurrents ont subi des avaries plus ou moins conséquentes, Benjamin Delage (G2LOQ) a dû être hélitreuillé puis rapatrié à l’hôpital de La Rochelle où il s’est avéré choqué mais en bonne santé. Deux autres Minis ont demandé assistance : David Allouch (Sabre 2) suite au bris de ses deux safrans va être remorqué par un bateau accompagnateur tandis que Fabienne Robin (Petite Louve) était sous le contrôle des services de sécurité maritime. La flotte étant étalée sur plus de quatre-vingt milles, les derniers Minis devraient atteindre Santander avant midi mardi.

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Groupama 3 en route directe sur le Cap Lizard

A bord de Groupama 3
DR

C’est reparti à plus de 30 noeuds … Après les 24 premières heures menées à un train d’enfer et la journée d’hier marquée  par une légère baisse de régime, Groupama 3, qui navigue enfin bâbord amure, a retrouvé tout son potentiel. L’Anticyclone  dans leur sillage, les hommes de Franck Cammas sont désormais calés sur un long bord, à la poursuite de la traîne de la dépression  qui les ramène à la maison. « Actuellement, nous avons 25-26 noeuds de vent et une petite mer qui nous ralentit légèrement.  Nous ne sommes pas encore complètement rentré dans cette traîne, donc le vent n’est pas tout à fait stable. Mais d’ici 2-3  heures il le sera plus et nous pourrons avancer à une cadence plus soutenue et plus homogène » augurait Franck Proffit.

A 878 milles de l’arrivée, les chances de Groupama 3 de battre le record de Bruno Peyron occupent tous les esprits.  Selon Franck Proffit, joint ce midi lors de la liaison quotidienne de la mi-journée : « C’est jouable ! Nous avons toujours  été très positifs sur le finish, même avec la casse du foil … nous n’avons pas baissé les bras ! Le passage de l’Anticyclone  n’a pas été simple à gérer car c’était la partie où on pouvait perdre pas mal de temps mais aussi en gagner. Je trouve que  nous nous en sommes bien sortis. Aujourd’hui, nos chances de battre le record ? Je les sens à 80 %» lâchait le chef de  quart avant de poursuivre : « On est relativement confiants, même si comme je le disais on est toujours tributaires des  pannes mécaniques, techniques … »

A 16 h, Groupama 3 comptait 65 milles de retard sur le tableau de marche  d’Orange 2. Un différentiel que nous expliquait Franck Proffit : « Lors de sa tentative, Orange a eu une météo tout  à fait exceptionnelle qui leur a donné une route vraiment sur l’orthodromie, donc la route la plus courte, ce qui n’a pas  été le cas pour nous. On est pénalisé par le nombre de milles parcourus mais maintenant on va se rapprocher de l’ortho et  tous les milles que l’on fait sont désormais sur la route directe. Je pense que c’est là-dessus qu’on va combler notre retard voire plus …»

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Top départ de la Transgascogne

trophée Marie Agnes Peron2007
DR

La situation météorologique n’était pas très favorable pour le parcours

initialement prévu entre Port Bourgenay et Santander, via Belle-Île en

raison du passage d’une dépression véloce sur la Bretagne ce dimanche

soir. Le vent de secteur Sud-Est d’une douzaine de nouds à midi devait

se renforcer à 25 nouds de Sud puis virer brutalement à l’Ouest trente

nouds vers minuit le long des côtes bretonnes. En choisissant de

shunter cette remontée vers le Morbihan, le parcours de la

Transgascogne est raccourci de 330 milles à 200 milles mais les

concurrents vont bénéficier d’une brise moins musclée et surtout d’une

mer moins dure. La Direction de Course pourrait proposer un retour par

Belle-Île au départ de Santander samedi 28 juillet.

Ce n’est pas pour autant que les conditions de navigation seront aisées

ce dimanche soir car le vent annoncé entre la Vendée et l’Espagne va

tout de même flirter les 25 nouds avec des rafales mais dans cette

brise de secteur Ouest, les Minis seront vent de travers et auront à

l’approche des falaises ibériques, une brise mollissante.

Détour par les Sables

Après une minute de silence observée par les concurrents de la onzième

édition de la Transgacogne pour rendre un dernier hommage à Michel

Bussy, arbitre et Président du comité de course de la Transgascogne

depuis cinq éditions, décédé seulement trois semaines avant le départ,

les 73 Minis s’élançaient dans une petite brise de Sud-Est douze nouds

tournant lentement au Sud. Adrien Hardy (Brossard) prenait rapidement

la tête de la flotte et virait le premier la bouée de dégagement, puis

après un bon bord de spinnaker, enroulait la marque de parcours

mouillée devant la plage des Sables d’Olonne avec deux minutes d’avance

sur Yves Le Blévec (Actual) au coude à coude avec le Britannique

Nicholas Brennan (Rafiki) alors que le premier voilier de série

s’immisçait à la quatrième place.

Le Portugais Francisco Lobato (BPI) confirmait ainsi sa domination sur

le circuit Mini en devançant Isabelle Joschke (Degrement Synergie) et

Ronan Deshayes (PCO Technologies). La flotte s’étalait déjà sur plus de

cinq milles puisque la Brésilienne Izabel Pimentel (Petit Bateau)

fermait la marche avec près d’une heure de retard sur le leader. Dans

ces conditions, les premiers Minis sont attendus à Santander dès lundi

en milieu d’après-midi.. A noter que le Britannique David Rawlinson

(Spot) était rentré à Port Bourgenay suite à une avarie de ballast et

d’électronique : il a déclaré son abandon à la Direction de Course.

Classement à la bouée des Sables d’Olonne

1-Adrien Hardy (Brossard)

2-Yves Le Blévec (Actual)

3-Nicholas Brennan (Rafiki)

4-Francisco Lobato (BPI) 1er voilier de série

5-Isabelle Joschke (Degrement Synergie)

6-Ronan Deshayes (PCO Technologies)

7-Yann Sassy (Guyader, l’esprit de la mer)

8-François Duguet (Crédit Agricole skipper challenge)

9-Yann Riou (Caméléon)

10-Peter Laureyssens (Ecover)

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Mondial 40 : Victoire de Dominic Vittet

Dominic Vittet / Atao Audio System
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Les 16 concurrents auront bénéficié de conditions idéales durant les trois jours de régates : 15 à 20 nouds sous un soleil de plomb. L’esprit convivial et la qualité du programme ont été soulignés par tous les coureurs venus avant tout pour se rencontrer, mais aussi pour comparer les performances de leurs bateaux.

Dominic Vittet et son équipage ont survolé le championnat en s’adjugeant quatre des cinq manches. « Mais il était temps que ça se finisse. Chacun commençait à affiner ses réglages. » affirmait le skipper. Et pour cause. Après une chasse à l’Atao, entreprise par le 40 degrees de Miranda Merron hier, la britannique aura finalement conclu au final dans la dernière manche, ce matin.

Elle monte sur la seconde marche du podium au général.
L’équipage franco-belge mené par Yvon Berrehar sur En avant les enfants, complète le tiercé en affichant une bonne régularité dans chacune des manches.
Une mention spéciale pour St Glin Glin de Pascal Doin qui faisait vendredi dernier sa première navigation sous voiles et qui termine 6eme au général sur un nouveau plan Lucas.
Enfin, chacun a souligné la bonne humeur des Calédoniens qui ont su rester dans la course malgrè un bateau moins performant.

Devant l’enthousiasme général,le rendez-vous est pris à La Trinité-sur-Mer l’année prochaine. « Dans de telles conditions, on serait bien restés un peu plus longtemps », assurait Miranda Merron à l’issue de la dernière manche. « Mais on reviendra l’année prochaine ! »

Classement Général :
1-Atao Audio System (D.Vittet) ; 2-40 Degrees (M.Merron) ; 3-En avant les enfants (Y.Berrehar) ; 4-Palanad II (Jm.Viant) ; 5-Courrier de nuit (G.Trenteseaux) ; 6-St Glin Glin (P.Doin) ; 7-Groupe 5 (P.Carpentier) ; 8-IX Fun (O.Rabine) ; 9-Appart City (Y.Noblet) ; 10-Dimension Spas (F.Scheeck) ; 11-IMX (P.Cadoux) ; 12-Fermiers de Loué-Sarthe (F.Angoulvant) ;13-Monbana (D.Grimon) ; 14-Techneau (G.Dutoit) ; 15-Shere Khan 3 (T.Derville) ; 16-Nouvelle Calédonie (Y.Ecarlat)

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Record des 24 heures pour Groupama 3

Groupama remporte le record de la Route de la Découverte
DR

Partis de New York jeudi soir à 20h02 (heure fr), Franck et ses neuf équipiers ont mené le maxi trimaran Groupama 3 à un rythme  d’enfer, alignant d’heure en heure des moyennes toujours plus élevées.

A bord, les barreurs se relayent toutes les  heures. La concentration nécessaire à la bonne marche du bateau s’apparente à celle d’un pilote de chasse. Sur une mer encore  plate, le trimaran dessiné par le cabinet Van Peteghem – Lauriot Prévost va vite. Tout ce qui n’est pas fixe à bord a été  déplacé au vent et sur l’arrière tribord pour augmenter encore la puissance de Groupama 3 : « Aller vite, ça signifie beaucoup  de pression pour tout l’équipage et notamment pour les barreurs. Groupama 3 est un bateau sûr à ces hautes vitesses et c’est  pour cela que l’on peut tirer dessus » précisait Franck lors d’une vacation téléphonique à l’issue de ce record.

Exploiter  au mieux le vent et la mer, ils n’ont que ça en tête. Navigateurs professionnels, ils se donnent sans compter. En chef de  file, Cammas donne l’exemple. Compétiteur dans l’âme, il sait que ce record des 24 heures est prenable. Qu’il ne tient qu’à  lui et à ses hommes de tirer le meilleur de cet univers qui leur est si familier. Un meilleur qui devra se faire sans le foil  bâbord : « Je quittais la table à cartes pour aller annoncer aux équipiers que le record de Peyron était battu quand j’ai  entendu un craquement bizarre. C’était le foil bâbord qui venait de céder, à priori en charge ».

Si le skipper  de Groupama 3 est évidemment attristé par cette avarie, il n’en garde pas moins le moral : « La barre des 800 milles parcourus  en 24 heures était à notre portée. Maintenant, nous nous concentrons sur la traversée de l’Atlantique Nord. Le record est  encore jouable car, à partir de samedi après-midi, nous naviguerons sur l’autre bord et nous retrouverons 100% du potentiel  de Groupama 3».

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Mondial 40 : Miranda Merron chasse, Dominic Vittet contrôle

Depart
DR

40 Degrees, un Jaz’40, a été mis à l’eau le mois dernier et ne compte pas plus de 500 milles au compteur. Face à un Atao Audio System hyper rôdé depuis un an, il était difficile de prétendre à un résultat dès le premier round. Ce matin, dans la troisième manche de l’épreuve, entre Houat et La Trinité, 40 Degrees a été capable d’inquiéter Atao Audio System dans un vent d’une quinzaine de nœuds. Le Jaz’40 n’a concédé que 2’30’’ à l’Akilaria de Dominic Vittet.
 
Dans la quatrième manche, lancée à 14 h 30, Miranda Merron a même pris les commandes rapidement et semblait partie pour ne rien lâcher. La britannique qui navigue notamment avec Peter Harding, Sam Davies et Giovanni Soldini, parviendra-t-elle a transformer l’essai dans ce grand tour de Belle-île ? Les premiers sont attendus vers 20 h sur la ligne.
 
Gery Trentesaux (Courrier de nuit), Pascal Doin (Saint-Glin-Glin) et Yvon Berrehar (En avant les enfants) sont toujours dans le match et se partagent depuis hier les avant-postes de chaque manche.
 
Nouvelle Calédonie : Yves Ecarlat et son équipage, dont le bateau est beaucoup moins rapide que les autres, a jeté l’éponge avant la quatrième manche, la plus longue de l’épreuve. Nouvelle Calédonie sera néanmoins au départ de la cinquième manche demain matin.
 
Chocolats Monbana : décidément, le bateau de Damien Grimont est irrésistiblement attiré par les objets flottants. Après avoir tutoyé la bouée de dégagement dans la manche d’hier, Chocolats Monbana s’est pris dans un casier au départ de la quatrième manche, vers 15 h. L’équipage a dû batailler longtemps pour repartir libre et a donc décidé de rejoindre le port de La Trinité-sur-Mer.
 
Techneau : un nouveau venu a rejoint la flotte des Class’40 à La Trinité hier soir. Gilles Dutoit est arrivé de Bénodet avec son Pogo 40, mis à l’eau il y a deux jours, pour disputer des deux dernières journées du Morbihan Mondial 40. Gilles Dutoit s’est offert d’emblée une septième place dans la manche de ce matin.
 
Dimension One Spas : le spi de l’Akilaria de François Scheek a explosé hier dans la dernière manche. Dans l’impossibilité de réparer rapidement, le bateau a été lourdement handicapé dans la manche de ce matin. Il devrait récupérer son spi ce soir.
 
Classement général provisoire :
1-Atao Audio System (D.Vittet) ; 2-Courrier de nuit (G.Trenteseaux) ; 3-Saint Glin Glin (P.Doin) ; 4-En avant les enfants (Y.Berrehar) ; 5-Palanad II (Jm.Viant) ; 6-40 Degrees (M.Merron) ; 7-Groupe 5 (P.Carpentier) ; 8-Dimension One Spas (F.Scheeck) ; 9-IX Fun (O.Rabine) ; 10-Appart City (Y.Noblet) ; 11-Monbana (G.Grimon) ; 12-IMX (P.Cadoux) ; 13-Fermiers de Loué-Sarthe (F.Angoulvant) ; 14-Techneau (G.Dutoit) ; 15-Shere Khan 3 (T.Derville) ; 16-Nouvelle Calédonie (Y.Ecarlat)

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Alinghi assigné devant la cours suprême de New York

conference de presse America s cup
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Le GGYC demande au tribunal d’annuler la désignation par Alinghi comme "challenger of record" (challengeur privilégié) du Desafio Espanol, représenté par le "Club Nautico Espanol de Vela" (CNEV), l’estimant contraire au "deed of gift". Il réclame par ailleurs l’annulation du nouveau "Protocole" (règlement) fixé pour la prochaine édition de la Coupe par les Suisses en liaison avec les Espagnols, estimant notamment qu’il "élimine les droits des challengeurs".
Le yacht club américain précise avoir été "forcé" d’aller en justice en raison de "l’absence de réponse" du défenseur suisse aux critiques qu’il avait émises ces derniers jours sur la nouvelle organisation de la Cup annoncée par Alinghi.
Il veut également que son défi présenté le 11 juillet dernier auprès de le SNG soit accepté par cette dernière (ce qui n’est pas encore le cas), ainsi que l’établissement d’un nouveau "protocole adéquat dans le cadre d’un processus consensuel".
Après avoir vivement critiqué depuis deux semaines les nouvelles règles jugées "inéquitables" pour les challengeurs fixées par Alinghi, le défi américain a donc décidé de déclencher les hostilités sur le plan judiciaire.
Le défenseur suisse a refusé jusqu’à présent de répondre aux attaques virulentes du GGYC, dont les arguments ont toutefois été contestés par le Desafio.
La plainte déposée vendredi stigmatise les "violations" du "deed of gift" par la SNG, qui aurait transformé avec le nouveau Protocole la Coupe de l’America en "Coupe du défenseur", au détriment des challengeurs.
Alinghi a conservé début juillet la Coupe de l’America contre les Neo-Zélandais de Team New Zealand, sortis vainqueur des épreuves éliminatoires entre 11 challengeurs, dont les Américains de BMW Oracle.
Le GGYC estime globalement, au nom d’Oracle, que le défenseur suisse, après avoir accepté le défi espagnol "non valide" du CNEV (un club crée à cet effet), a conçu un "Protocole dans lequel tous les droits des challengeurs sont virtuellement éliminés et un contrôle total de l’épreuve est accordé à la SNG".
Le défi américain veut à nouveau être accepté comme "challenger of record", rôle qui était le sien lors de la dernière édition.
Le GGYC précise dans son communiqué que sa décision d’aller en justice résulte aussi du fait que la SNG ait accepté cette semaine un deuxième défi (les Sud-Africains de Team Shosholoza), après les Espagnols, sans avoir répondu à
celui des Américains.
La Coupe de l’America, en ses quelque 150 ans d’existence, a connu de nombreux épidodes judiciaires similaires à celui déclenché vendredi.
Il intervient alors que des négociations se poursuivent cette semaine pour déterminer si Valence accueillera la prochaine édition de la Coupe en 2009, une décision étant attendue d’ici la fin du mois.

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Groupama à l’approche de Terre-Neuve

Groupama remporte le record de la Route de la Découverte
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Après seulement quelques sonneries Franck Proffit, de quart « météo » à la table à cartes, décroche. Rapidement, le chef de quart nous relate leur premières heures de mer et les conditions météo qui règnent au large ce vendredi matin : « Nous faisons cap sur les Bancs de Terre-Neuve avec un ris dans la Grand Voile et la trinquette pour voile d’avant. Le vent a eu un petit coup de mou cette nuit vers 0hTU, mais qui était prévu. Heureusement depuis 2-3 heures maintenant, le vent est bien revenu. Ce flux, du Sud Sud Ouest est entrain d’adonner tout en forcissant un peu. Et nous attendons cette rotation pour envoyer plus de toile dans les prochaines heures. La mer est très belle et plutôt plate pour le moment, ce qui permet au bateau d’aller vraiment bien. »

Depuis leur départ d’Ambrose Light, les hommes de Groupama 3 mènent, en effet, leur monture à une allure soutenue … et ce malgré la mauvaise visibilité caractéristique de l’approche de Terre-Neuve : « Depuis le début de nuit, il y a en permanence un équipier en veille au radar. Car à l’approche des bancs de Terre-Neuve, les nappes de brouillard se font nombreuses avec un trafic maritime assez dense. Parfois, la visibilité est quasiment nulle et on ne voit pas plus loin que les étraves de Groupama 3 … on n’aperçoit même pas la tête de mât ! Mais ce sont des zones, ce n’est heureusement pas en continu.» A cette épaisse brume s’ajoute le froid et sur le pont de Groupama 3 la mode est aux cirés, polaires et bonnets …

A 7h30, Groupama 3 pointait à 2 512 milles du Cap Lizard, soit plus de 353 milles parcoururs depuis « Ambrose light », en moins de 12h.

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